All language subtitles for Les hommes de l ombre - 1x06 - Episode 6.HDTV.fr

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Original subtitles

...

...

...

On frappe � la porte.

(-Elle dort encore ?)

(-Oui.)

(-Elle va se r�veiller, l�.)

(-Elle va bien ?) (-Pas tout � fait encore.)

(Mais �a ira.)

(-Mais...)

(Elle n'aura pas de s�quelles ?) (-Les m�decins disent que non.)

(-Merci.)

-Les sondages sont mauvais, mais que faire ?

Bourrer les urnes ?

Acheter les �lecteurs de Marjorie ?

-Vous auriez pu rallier..

..ceux de Deleuvre. -Va lui dire ! Il reste muet.

Il refuse de tendre le cul � Anne.

-Si je le vois, je ne lui dirai pas �a.

-On s'en doute.

-Que veut Deleuvre ? -Matignon, il n'en d�mord pas.

-Donnez-le-lui.

-Tu peux r�ver sur tes 3 minist�res.

-Je ne vais pas r�ver, vous me les devez.

Et le minist�re des Affaires �trang�res pour moi.

Sir�ne de v�hicule prioritaire.

...

-Que s'est-il pass� ?

Pourquoi elle a fait �a ?

-Par amour.

-Simon...

Tu avais une histoire avec Valentine ?

-J'ai eu.

-Ce n'�tait pas tout � fait fini.

-Quand un proche tente de se suicider,

..tu te demandes si tu n'as pas une part de responsabilit�.

Et toute l'histoire remonte.

Tu cherches le moment du d�clic,

..ce que tu aurais pu faire pour l'�viter,

..o� est la faute, o� est ta faute.

-Ca s'appelle de la culpabilit�.

-Depuis que c'est arriv�,

..je fouille dans ma t�te comme si c'�tait un grenier.

-Simon, tu n'y es pour rien.

Un soir, je ne sais plus dans quelle ville,

..Valentine m'a tout dit.

Elle a craqu�.

J'�tais l�, elle m'a beaucoup parl�.

Ne te reproche rien.

Je crois que tu l'as beaucoup aid�e.

-Avant de...

Avant de...

Valentine..

..m'a envoy� un message. Ecoute.

*-Simon, c'est Valentine.

*En cherchant dans le t�l�phone de ton ancien prot�g�, Ludovic,

*..en cherchant d'autres femmes, je suis tomb�e sur un SMS.

*"On soup�onne Anne d'avoir pos� des �coutes chez Marjorie."

*C'est ce qui est �crit.

*Voil�, Simon. Pardonne-moi.

-Des micros ont �t� trouv�s chez Marjorie.

-Pourquoi moi ?

Je n'y suis pour rien. -Qui aurait eu int�r�t � �a ?

-Nous.

...

Marjorie �tait sur �coute. -Simon me l'a dit.

-Allons droit au but.

Ca vient de chez nous.

Le seul capable de �a, c'est toi.

L�, on ne t'a pas balanc� une pute.

Tu as jet� une grenade.

-Ce sont des zozos ! -Ce n'est pas une raison !

Eux ne se font pas prendre !

-Gendre a fil� Desmeuze.

Il avait pris contact avec Marjorie.

J'ai voulu en savoir plus.

-Et alors ?

-Marjorie re�oit dans un h�tel. Gendre a sonoris� le lieu.

Il avait mis le r�cepteur dans une voiture. On l'a retrouv�.

On ne saura pas ce que Desmeuze avait � dire � Marjorie.

-Je d�teste �a. -Je sais.

C'est pour �a..

..que je te l'ai cach�. -Ils vont en informer la presse !

Comment on s'en sort ?

Ma campagne est fichue !

Mon programme, c'est la transparence,

..et on fait quoi ? Des combines, des saloperies !

Elle soupire.

-Il y a un bug.

Marjorie n'a rien dit � la presse. -Il attend le dernier moment.

Ils ont retrouv� les micros.

Ils vont d�montrer..

..que �a vient de nous. Ils le diront juste avant le d�bat.

Anne...

On en a vu d'autres.

Elle soupire.

-Pas des comme �a.

A 3 jours du d�bat,

..que veux-tu que je fasse ?

-Il faut que tu continues.

J'ai fait pr�parer tous les films sur Marjorie.

On a 3 jours et demi pour pr�parer le d�bat.

Il faut rep�rer ses tics, ses forces, ses faiblesses.

-Palissy n'arr�te pas de m'appeler. -C'est simple, je veux Matignon.

-Il refuse. -Alors, on coupe les ponts.

-Tu ne soutiendrais pas Visage ? -Rien ne m'y oblige.

-Tu ne vas quand m�me pas faire la courte �chelle � la gauche.

-Pourquoi pas ?

-Ce serait une trahison.

Il rit.

-Tu me prends pour qui ?

-Tu dois te prononcer.

Les militants attendent.

-Je le ferai apr�s-demain.

Sonnerie de portable.

...

Oui ?

-Marjorie veut vous voir. *-C'est compliqu�.

Sa gar�onni�re est cram�e.

-Je lui ai propos� chez moi. *-Quand ?

-Maintenant.

-D'accord, j'arrive.

-Si cette histoire d'�coutes sort,

..vous �tes mort pour trahison.

-Et vous pour avoir accept�.

-Mitterrand l'a fait en 81. Il a d�n� en secret avec Chirac.

Ce n'�tait pas une trahison.

-Un coup tordu.

-Moins grave que certaines combines.

-Ce n'est pas le d�bat.

Il n'y a aucun interm�diaire.

On est les seuls � savoir pour les �coutes.

-On peut donc les d�noncer. -Je m'en chargerai.

-Pas vous.

La m�thode doit �tre condamn�e par une autorit� incontestable.

-Vous pensez � qui ?

-Moi.

-Pourquoi vous ?

-Si le Premier ministre fait une d�claration,

..on d�savoue le camp de Visage..

..et on vous donne une l�gitimit�. -Lisez-lui la d�claration.

-"Des �coutes ill�gales ont �t� d�couvertes chez un candidat.

"L'enqu�te apporte la preuve que les responsables..

"..appartiennent � une �quipe de campagne.

"Devant de telles m�thodes qui nuisent � la d�mocratie,

"..une d�mocratie bless�e, violent�e par un acte criminel,

"..je refuse de soutenir la candidate..

"..dont je souhaitais pourtant la victoire."

-C'est pas mal.

-On balance la d�claration le jour du d�bat.

-Une bombe.

-Toutes les news tireront l�-dessus.

Ils prendront ce qu'on leur donnera.

Ca d�stabilisera Visage.

-Mieux que pas mal.

-Il est moins assur� sur l'environnement.

-Tr�s fort..

..sur le social. -C'est la gauche.

-Tu dois le contrer.

-Il ne se d�tend jamais. -Anne peut faire la diff�rence.

-Facile � dire. -Tu ne me trouves pas d�tendue ?

-Ce n'�tait pas contre toi. -Il faut que tu t'entra�nes.

-Les derniers sondages sont mauvais.

Sans le ralliement de Deleuvre, on perd.

-Je dois voir le pr�sident du S�nat.

Ce soir, je re�ois l'ambassadeur du Mexique.

Demain, je dois parler en banlieue.

Et dans une semaine, tout s'arr�te.

Je n'aurai rien � faire de la journ�e.

Ca fait flipper, comme disent les jeunes.

-Vous n'avez aucun projet ? -Rien.

Je serai en r�serve de la R�publique.

Un r�serviste, c'est un type qu'on appelle au dernier moment..

..pour sucrer les fraises.

-Je peux vous proposer plus gratifiant.

-Et mieux pay� ? Ca compte.

Mon train de vie va �tre divis� par 3.

-Ce sera l�gal et simple.

Je vous engagerai comme avocat..

..pour d�fendre les int�r�ts de ma soci�t�.

-J'en serais ravi, mais je ne suis pas avocat.

-Tout parlementaire peut l'�tre. Il suffit de pr�ter serment.

-Je vais d�fendre qui ? Quoi ?

-Les amendements � d�poser � l'Assembl�e.

-Ca ne fait pas une client�le. -Je vous explique autrement.

Vous ne pouvez pas d�poser d'amendement au nom de vos clients,

..mais vous pouvez le faire en faveur des miens.

Vous intervenez pour le compte de ma soci�t�.

-C'est l�gal ? -Evidemment.

C'est pour �a que beaucoup de parlementaires sont avocats.

Quand ils disent s'interdire d'intervenir dans des dossiers,

..ils prouvent leur honn�tet�.

-Sauf si des coll�gues agissent � leur place.

-S'ils appartiennent � une agence comme la mienne,

..que �a leur permet d'effacer tout lien entre un projet de loi..

..et le d�put� qui le d�fend, c'est bon.

-Je connaissais la pratique, mais pas ces subtilit�s.

Je peux vous poser une question qui me trotte dans la t�te ?

-Je vous en prie. -Vous ne m'avez pas fait payer..

..pour vous occuper de moi. Ca a un rapport avec votre offre ?

-Notre proximit� me permettra d'�largir ma client�le.

-Au moins, c'est clair.

-Je vous engage avec un salaire..

..de Premier ministre.

Sir�ne de v�hicule prioritaire.

-Ca fait longtemps que je ne t'ai pas vue.

-J'�tais chez maman.

-Comment elle va ?

-Elle attend les papiers du divorce.

Pourquoi tu as vir� Valentine ?

Tout le monde pense que tu as couch� avec elle.

Tu ne r�ponds pas ?

On l'aimait beaucoup. Tu n'as rien � dire ?

-Rien.

-Je sais pourquoi tu n'as rien � dire.

Maman m'a tout racont�.

Tu as largu� maman pour Valentine. -J'aurais pr�f�r� qu'elle se taise.

-C'est d�gueulasse. -Pourquoi ?

-Tu la largues, tu la reprends.

-Et alors ? -Elle va mal.

-Ce n'est pas du tout �a !

-Tu as peur de regarder la v�rit� en face.

Je te rassure. Je n'ai rien dit, m�me si tout le monde a compris.

-Tu �tais chez ta m�re pour �a ? -Oui.

-Tout �a va se terminer tr�s vite.

Je vais repartir � New York,

..et vous allez reprendre votre vie sans moi.

-Pourquoi tu dis �a ? -Ta m�re veut divorcer, tu boudes,

..je suis f�ch� avec Ludovic,

..l'�quipe m'en veut et Anne va perdre les �lections.

-Ne dis pas �a.

-Sans Deleuvre, on perd.

-Tu repartiras apr�s les �lections.

-Lundi matin.

-Bonsoir, Prat. -Salut, Gendre.

-Ils veulent te d�barquer ? -Oui, mais il y a les �lections.

Je me suis pris le chou avec Gu�nelon.

Depuis, ce qui est sensible m'�chappe.

-On conna�t leur mensonge d'Etat. Ils ne nous le pardonneront jamais.

-Je t'ai apport� quelque chose.

Il y a eu des �coutes chez Marjorie. C'est une copie.

Tu connais la police. Ce n'est pas la grande muette.

*-Vous voulez refaire le coup de Chirac en 81.

*-Voil�.

*C'est le 1er point du pacte.

*Le 2e, c'est que vous offriez � Petit-Jean..

*..un poste au gouvernement.

*-Le ralliement serait vu comme une trahison,

*..ce qui affaiblirait Visage si elle se pr�sentait..

*..� la pr�sidence du groupe.

*-Je ne veux aucune pol�mique quand je me pr�senterai.

*-Tout �a pour �tre le chef de l'opposition.

*Et j'imagine le 1er de mes opposants dans 5 ans.

*-C'est exactement cela.

-C'est � gerber.

Elle sanglote.

...

Je suis venu hier.

On frappe � la porte.

-On va vous demander de sortir.

-Je reviens.

-Comment elle va ?

-Tu as d� bien l'amocher pour qu'elle fasse �a.

-En quoi �a te regarde ?

Tu ne vas pas me faire la le�on.

-Son �tat me concerne autant que toi.

-Tu ne te sens pas responsable, toi ?

-Je ne vois pas pourquoi tu dis �a.

-Quand tu l'engages, c'est pour qu'elle me quitte ?

-A l'�poque, j'ignorais..

..la nature de vos liens. -Elle m'aime.

Elle est tr�s amoureuse de moi.

Ca doit �tre dur pour toi.

Deux ans avec elle, ta bo�te marche,

..tu as fait �lire ton candidat.

Mais aujourd'hui, tu n'es plus rien, Simon.

Tu vas perdre les �lections.

-Pas tout � fait. -Pourquoi, pas tout � fait ?

-Allez-y calmement, elle est sous s�datifs.

-Je t'�coute. -Tu vas t'�couter tout seul.

*-C'est ce dont je vous ai parl�. *-Deleuvre va parler...

-Dis � Deleuvre..

..que s'il d�nonce les �coutes, leur contenu sortira.

L'opinion jugera.

Barbouzeries ou trahisons.

-Vous n'avez r�duit ni le ch�mage des jeunes ni l'ins�curit�.

-Ce sont 2 probl�mes diff�rents.

Le ch�mage des jeunes d�passe le cadre de notre pays.

Quant � l'ins�curit�, vous-m�me... -Excusez-moi.

Qui a supprim� la police de proximit� ? Vous.

Qui a humili� les immigr�s en les discriminant ?

Encore vous. -Non, pas moi.

Un camp qui n'est pas celui dans lequel je me reconnais.

-Vous repr�sentez ce camp.

-La politique n'est pas qu'une guerre de clans.

J'incarne une ligne m�diane. -O� vous situez-vous ?

-Stop ! Marjorie n'ira jamais sur un terrain aussi g�n�ral.

Revenez � des axes cibl�s. -On l'a fait.

-Il m'�nerve ! -Pardon...

Trop courte.

Je veux un plateau de 1,55 m. -Pourquoi 1,55 m ?

-Tu es maniaque.

-1,55 m, c'est la distance id�ale entre deux adversaires.

-Et la table de Pierre ? -1,55 m.

-On doit te muscler sur le social.

Les banlieues, �a ne va pas. Je vais te donner des chiffres.

-Je vais trouver des phrases b�ton comme "le monopole du coeur"...

-Ca ne fait pas trop ? -Non.

-Tu saurais faire �a ? -Je vais essayer.

-La bonne parole du messie. Tu sais te faire attendre.

On est au plus bas dans les sondages,

..et tu vas nous trouver des phrases qui vont tout changer.

Chapeau !

-J'ai autre chose, venez.

*-C'est ce dont je vous ai parl�. *-Deleuvre va parler lui-m�me.

*-Dans quelles conditions pourrait-on s'entendre..

*..avant le 2e tour ?

*-C'est-�-dire ?

*-Comment pourrait-on s'aider l'un l'autre ?

*-C'est vous qui allez trahir votre camp, pas moi.

*-On peut se dire que le Premier ministre..

*..agit pour le bien de la France.

*-C'est langue de bois. *-Pas seulement.

*Mme Visage n'a pas la carrure pour diriger le pays.

*-Je le pense aussi, M. le Premier ministre,

*..mais que pourriez-vous m'offrir ?

-Ton Ludovic est une belle ordure.

-Ce qui est bien,

..c'est quand on est du c�t� des �boueurs.

-Vous remarquez ?

Il en manque un. -Qui ?

-Gu�nelon.

-Autre ordure.

Je n�gociais avec lui pendant que les autres se l�chaient la truffe.

-Gu�nelon est le sp�cialiste des coups tordus.

S'il n'est pas pr�sent, c'est qu'on l'a tenu � l'�cart.

Pourquoi ?

-Il s'opposerait � toute alliance avec la gauche.

Jeune, il faisait le coup de poing..

..contre les gauchistes. -J'ai une id�e.

De la basse politique. -Raconte.

-Ca va te d�plaire.

-Alors, non. Mais raconte quand m�me.

-Vous �tes croyant ? -Mon p�re �tait cur�.

-Pas visible dans votre CV. -J'ai d�froqu� sa fiche.

Je ne pratique qu'en politique. Les �glises, c'est discret.

-Vos gargouilles ont quelque chose � me dire ?

-A l'oreille, oui.

J'ai un morceau � vous faire entendre.

Vous appuyez sur play, et apr�s, vous me rejoignez l�-bas.

*-Dans quelles conditions pourrait-on s'entendre..

*..avant le 2e tour ?

*-C'est-�-dire ?

*-Comment pourrait-on s'aider l'un l'autre ?

*-C'est vous qui allez trahir votre camp, pas moi.

*-On peut se dire que le Premier ministre..

*..agit pour le bien de la France.

*-C'est langue de bois. *-Pas seulement.

*Mme Visage n'a pas la carrure pour diriger.

-C'est une honte !

-Un changement de pied, c'est fr�quent.

-Je vais lui casser sa baraque !

-Allons, venez. On va prendre l'air.

-Je suis avec lui depuis qu'il est d�put�.

J'ai fait sa carri�re.

Et ce connard passe � gauche. Je vais le d�foncer !

-C'est trop tard.

Ils ont sign� des accords avec Marjorie.

-Je vais tout faire p�ter ! -Calmez-vous.

Rejoignez-nous.

Anne Visage est la candidate de la droite.

Elle ne n�gociera pas avec la gauche.

-Je l'ai combattue.

-On a le m�me but : battre la gauche.

Vous pouvez nous y aider.

-J'ai une lettre qui fera plier Deleuvre.

Je la rends publique, il est mort. -Justement, Gu�nelon...

...

-Lili !

Je suis un peu loin du trottoir.

-Je viens de la clinique, j'ai vu Valentine.

-J'y �tais ce matin, elle va mieux.

Tout le monde en r�union dans 5mn.

Je vais dire des choses que j'aurais pr�f�r� taire.

Vu l'ambiance,

..je n'ai pas le choix.

Vous me faites la gueule,

..�a manque de courage.

Vous m'en voulez pour Valentine. -Pourquoi tu l'as vir�e ?

-Je l'ai vir�e..

..tr�s gentiment..

..parce qu'elle avait une liaison avec quelqu'un..

..qui nous voulait du mal.

-Ca ne nous regarde pas.

-C'est Ludovic Desmeuze.

Il d�fendait et d�fend toujours..

..M. Philippe Deleuvre.

-OK. Et alors ?

-Alors, Valentine,

..que j'aime �norm�ment,

..lui a confi�..

..des secrets � nous..

..qui nous ont co�t� cher.

Je continue � la r�tribuer, je vais la voir � l'h�pital..

..et elle reste mon amie.

-Simon,

..votre rendez-vous. -J'arrive.

C'est bon ?

On peut travailler ? Merci.

-C'est vrai, ce que tu as dit ? -Bien s�r.

-Et ton histoire avec Valentine ?

-Je t'en pose, des questions, moi ?

-On veut un story-board pr�cis.

-D'ici demain soir ? -On a une �quipe dessus.

Chaque plan sera n�goci�.

Plan moyen, plan large, pas de plan de coupe.

-Ca ne se fait plus. -On veut les noms..

..de vos conseillers.

-Moi.

-C'est ce qu'on m'avait dit.

-"On" ?

-Et le directeur de la photo ?

-Je fais confiance au r�alisateur.

-Et la longueur de la table ?

-Oui.

-On veut un plateau de 1,55 m.

-On va s'arr�ter l�.

Ludovic Desmeuze peut se d�placer lui-m�me.

-Qu'est-ce qui...

-On a fait la campagne pr�c�dente ensemble.

Pardon.

-Vous me fichez dehors ? -Pas vous. Lui.

...

Alors ?

-Gagn� !

Il exige une compensation. -Normal.

-Il veut �tre ministre de l'Int�rieur.

-Gu�nelon ? C'est la droite de la droite.

On ne peut pas accepter �a.

-On le doit.

Pour faire plier Deleuvre.

-Anne refusera.

-Elle s'est prise au jeu du pouvoir.

Elle dira oui,

..mais ne le fera pas.

Elle est o� ? -Elle rentre cette nuit.

-Votre whisky. -Merci.

-Madame Visage,

..Simon Kapita pour vous au t�l�phone.

-All� ? *-Ca s'est bien pass� ?

-C'est fini, surtout.

Deleuvre s'est prononc� ? *-Non, mais il va le faire.

Contraint.

On va r�cup�rer la lettre de l'assassin de Pierre.

Gu�nelon nous la donnera.

-Quel sale mec. *-C'est le probl�me.

Il veut �tre nomm� ministre de l'Int�rieur de ton gouvernement,

*..si on gagne. -Impossible.

Il r�tablirait la peine de mort pour l'adh�sion au PS.

*-J'ai eu la m�me r�action que toi.

-On dit oui, on r�cup�re la lettre, et apr�s, on l'envoie balader.

-Tu apprends vite.

*Tu devrais dormir.

On voit Deleuvre cette nuit. On a besoin de toi.

-Tout de suite en arrivant ?

*-Rentre chez toi, je t'appellerai.

*A tout � l'heure.

...

-Oui ? -R�veillez le 1er ministre.

-Vous �tes ? -Gendre.

Commissaire Gendre.

Sir�nes de v�hicules prioritaires.

...

-C'est quoi, cette histoire de lettre ?

Pourquoi ici en pleine nuit ?

-Vous allez comprendre.

On va se mettre l�.

Il faut �tre clair.

C'est moi qui vous convoque.

La lettre de l'assassin du Pr�sident.

Si vous voulez la lire.

Je vais vous la lire.

"Je m'appelle Jean-Claude Radame.

"Je vais mourir, mais pas tout seul.

"Pour alerter le pays sur le cas de la Simex..

"..et des gens comme moi qui n'ont plus rien,

"..je vais me faire p�ter avec le Pr�sident de la R�publique.

"J'agis seul.

"J'embrasse ma femme, qui est partie depuis 6 mois.

"Jean-Claude Radame."

-Je n'�tais pas au courant.

-Donc vous avez choisi la violence.

-De quoi parlez-vous ? -Au lieu de dire la v�rit�,

..c'est-�-dire que le Pr�sident avait �t� tu� par un d�s�quilibr�,

..vous avez contribu� � mettre..

..le pays � feu et � sang.

-Je n'�tais pas au courant. -Vous pourrez le pr�tendre.

M. Gu�nelon affirmera le contraire.

-Qu'a-t-il � voir l�-dedans ?

-Il nous a remis la lettre.

C'est une r�ponse � votre trahison. -Je ne comprends pas.

-Il y avait des micros chez Marjorie.

Vous avez l'enregistrement, mais j'ai une copie.

Vous avez propos� vos services au candidat de gauche.

-Vous voulez que je me rallie..

..� votre candidate ? -Je r�digerai la d�claration.

-Je n'ai pas le choix ? -Je crains que non.

-Faites venir votre candidate, on va discuter.

-Anne, c'est maintenant.

Viens tout de suite � Matignon.

Oui, � tout de suite.

-Je n'avais pas lu cette lettre.

J'en connaissais la teneur et j'ai laiss� faire Gu�nelon.

Je l'ai regrett�, mais il �tait trop tard.

La campagne s�curitaire �tait lanc�e.

Vous me soulagez d'un grand poids.

Pourquoi me d�testez-vous ?

-La lettre, je vous crois.

La magouille avec Marjorie, vous n'�tes pas le 1er � le faire.

Pour moi, vous �tes un adversaire. -Au tapis.

-Vous avez perdu.

Pour r�pondre � votre question,

..je vous d�teste parce que vous avez entretenu..

..un mensonge d'Etat face � une nation.

-Bonsoir.

Je pense que je dois vous f�liciter.

-Vous pouvez, si vous le souhaitez.

Vos attaques durant cette campagne, M. le Premier ministre,

..ont �t� indignes.

-Vous avez su y r�pondre. -En effet, j'ai �t� solide.

Tant mieux pour le pays.

Pour vous dire les choses, vous ne m�ritez pas de continuer.

-Les comptes sont r�gl�s.

-Je r�gle les choses entre l'ancienne ma�tresse du Pr�sident..

..et celui qui a tent� de faire tomber..

..mon chef de campagne.

Le pass� est r�gl�, parlons de l'avenir.

Que comptez-vous faire ?

-Je vais vous soutenir officiellement et officieusement.

-Qu'est-ce qui me prouvera que vous le ferez honn�tement ?

-J'orchestrerai..

..les retrouvailles.

-En �change... -Pas d'�change.

-Je parle pour les cadres de mon parti.

-On verra �a apr�s les �lections.

-Si vous voulez l'appui de mon parti, donnez-lui des gages.

-En signant un accord ? -Ce serait prudent.

-Que demandez-vous ?

-Une repr�sentation de mon parti � proportion de 9 voix..

..dans la future majorit�.

-Faites venir un secr�taire.

-Je r�digerai votre d�claration de ralliement.

Vous la lirez demain.

-S'il vous pla�t.

Vous savez taper � l'ordinateur ?

...

Mes chers compatriotes,

..j'ai longuement consult�, ces derniers jours,

..les grands responsables de notre vie politique,

..toutes tendances confondues.

Alors que je m'appr�te � quitter mes fonctions de Premier ministre..

..d'un pays bless�,

..atteint au coeur de lui-m�me,

..il me fallait le temps de v�rifier ce que mon intuition..

..me poussait � dire..

..d�s le soir du 1er tour des �lections pr�sidentielles.

Le meilleur candidat pour gouverner notre pays,

..pour poursuivre l'oeuvre de notre Pr�sident d�funt,

*..est en v�rit� une candidate,

*..Mme Anne Visage.

*Une femme de mon camp et de son temps,

*..que je soutiendrai et que je demande � mes amis..

*..et � ceux qui ont vot�..

*..pour moi au 1er tour..

*..de soutenir avec vigueur.

*-C'est quoi, cette histoire ?

-Je ne sais pas, je ne comprends pas.

*-Deleuvre ne vous a rien dit ? -Rien.

*-Bravo, M. Desmeuze. Bravo.

...

-Je suis contente. Je n'�tais pas s�re..

..que tu y arrives.

-Cette campagne a �t� d�gueulasse.

Pour moi, la com', c'est une affaire de convictions.

Autour de Pierre...

Il n'y avait que des fid�les. L�, ce sont des hommes d'affaires,

..on vend des produits.

-Et apr�s, tu vas continuer ?

-J'ai rendez-vous avec le secr�taire g�n�ral de l'ONU.

-Tu vas retourner � New York ?

-Je ne sais pas, je d�ciderai dimanche.

-Je sors samedi.

Dimanche, je veux �tre l�.

-L�, c'est o� ?

-Avec vous.

...

-Mme Visage, �a va ?

Je suis le r�alisateur du direct.

Tout va bien se passer. -On en parlera apr�s.

-Vous avez d�j� crois� Marjorie ? -Bien s�r.

-Je vous attends au studio dans une demi-heure.

-Je vous laisse aussi.

On se retrouve sur le plateau.

...

Elle soupire.

-C'est la derni�re ligne droite. Apr�s, c'est fini.

-Au mieux.

Au pire, tout commence.

Qu'est-ce que c'est ?

-Un truc pour d�stabiliser Marjorie.

Mitterrand a fait pareil avec Giscard.

Il avait un dossier marqu� "diamants" sur la table.

D�s que Giscard prenait l'avantage, il lui montrait le dossier.

Tu fais pareil.

-Il y a quoi dedans ? -Rien.

-Il faut vraiment �tre pervers. -Oui.

On frappe. -On vous attend.

-On arrive.

Tu vas �tre formidable.

-O� tu seras ?

-En r�gie. Je surveille les cam�ras.

-Je ne vous souhaite pas..

..bonne chance.

-Pareillement.

...

*-Nous sommes � quelques secondes du r�sultat du 2d tour,

*..qui va s'achever par la proclamation..

*..du nom du nouveau Pr�sident.

*Le compte � rebours a commenc�.

*-10...

*9...

*8...

*7...

...

*6...

...

*5...

*4...

...

*2...

*Mesdames et messieurs, le nouveau Pr�sident de la R�publique...

Sous-titrage MFP.

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