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On doit l’appeler trois fois, mais il ne répond jamais. C’est ainsi.
Attends ! J’ai les dernières nouvelles du moment.
Tu te souviens du chien, qu’on a écrasé l’autre jour ?
Devine.
Il est vivant.
Le chien est vivant, tu comprends ? On l’a écrabouillé.
Théoriquement, il était mort, mais il est vivant ! C’est comme Highlander !
Je ne sais pas, mais Dieu merci, qu’on ne l’ait pas enterré.
Que se passe-t-il ? Changement de plan ?
Je ne peux pas cuisiner.
Il n’est pas tard. On va acheter un truc.
Je ne peux pas cuisiner, j’ai entendu des voix dans la cuisine.
Ici dans la cuisine ?
Je sais ce que j’ai entendu.
J’ai écouté tout l’après-midi. Ils parlaient.
Je ne sais pas, la plomberie est vielle, elle a tendance à faire de bruit.
Que penses-tu avoir entendu ?
Je ne sais pas, notre voisin, Walter,
il travaille dans la maison, ça fait du bruit tout le temps.
As-t-il travaillé aujourd’hui ? Tu as entendu quelque chose ?
Tu n’as pas à avoir peur.
C’était des voix humaines.
Et que disaient-elles ?
Qu’ils me tueront.
Fils de pute.
Ce n’est pas le moment de faire du bruit !
Arrête de frapper !
Arrête ce boucan, imbécile ! Arrête ça !
Ça suffit !
Donc, tu ne m’entends pas, fils de pute.
Fils de pute... Réponds !
Walter !
Walter, c’est Juan !
Salut... Juan...
Tu es là, imbécile, je t’entends. Tu es là.
Allez, connard, je t’entends ! Dépêche-toi !
Peux-tu arrêter de frapper sur le mur ?
Crétin, arrête, j’entends tout de chez moi !
Il est cinq heures du matin, abruti. Qu’est-ce que tu crois ?
J’appelle la police, c’est ça que tu veux ?
Andouille !
Notre idiot de voisin se met à casser les murs à cinq heures du matin.
Mais, ce n’est pas Walter...
Clara, c’est toi ?
C’est toi qui frappe ?
Clara ?
Arrête !
Qu’est-ce qui t’arrive ?
Arrête !
Saloperie ! Arrête !
Qu’est-ce qui t’arrive ?
Ça suffit ! Arrête !
Qu’est-ce que tu as ?
Assez, ça suffit maintenant !
Monsieur Brunetti.
Nous aimerions vous laissez partir d’ici.
Nous vous croyons.
Mais vous devrez coopérer avec nous.
Avez-vous parlé avec mon avocat ?
Oui, on lui a parlé.
Mais votre avocat ne semble pas beaucoup y croire.
- J’ai déjà vu ces photos. - Non, non.
Ce ne sont pas les mêmes. Vous ne les avez jamais vues.
Nous savons que vous n’avez pas tué votre femme.
Nous n’avons aucune preuve tangible.
Mais nous faisons des cherches.
Regardez les photos, M. Brunetti.
Ce n’est pas Clara.
Ce n’est pas votre femme.
En 1998, aux États Unis,
une affaire très semblable à la vôtre,
pratiquement identique.
Et l’ont-ils expliqué ?
Nous devons savoir tout ce dont vous vous souvenez de ce moment.
Non, j’ai déjà tout dit au procureur.
Tout ce dont vous vous souvenez de ces deux dernières semaines dans votre...
- dans votre voisinage. - Voisinage.
Quelque chose d’inhabituel ?
L’accident devant chez moi.
Non... mon voisin Walter...
J’étais très en colère.
Il fait des rénovations chez lui, à toutes heures.
Rénovations ?
Votre voisin Walter ?
Walter Carabajal.
Allô ?
Bonjour, le Dr Albreck, s’il vous plaît ?
- De la part de qui ? - Je m’appelle Walter Carabajal.
Elle ne peut pas maintenant. Voulez-vous laisser un message ?
Non.
J’ai besoin de parler au docteur.
J’ai des problèmes à la maison...
Ça fait un mois que...
Au début, je pensais que j’étais moi, mais ensuite ça s’est accentué et...
C’est difficile d’expliquer par téléphone ce qui se passe.
Qui vous a donné ce numéro, M. Carabajal ?
J’ai parlé avec plusieurs spécialistes et
beaucoup d’entre eux m’ont donné ce numéro.
Écoutez, je dois vous demander de rappeler demain, s’il vous plaît.
D’accord.
Je vous appellerai demain.
Pouvez-vous dire au docteur que j’ai appelé, s’il vous plaît ?
- Bonjour. - C’est de nouveau Walter Carabajal.
Aidez-moi. Je n’ai pas dormi depuis des semaines.
Je prends des médicaments, mais ils ne font plus effet.
Je suis dans une situation difficile.
Dites au médecin qu'il faut que je le voie.
Ce ne sont plus des bruits, des coups ou des choses qui bougent.
Hier, je l’ai vu. Je crois qu’il est sorti de sous le lit.
Elle ne peut pas vous donner de rendez-vous.
Elle ne peut pas s’occuper de vous maintenant.
S’il vous plaît, je vous le demande !
Je dois parler au docteur. De toute urgence.
Je deviens fou.
Monsieur, vous feriez mieux de chercher un autre spécialiste.
J’ai déjà parlé avec tous.
Tous me disent qu’elle est la seule qui peut m’aider.
Je peux payer. Je ferai tout ce qu’il faut. Dites-moi quoi faire et je le fais.
Je vous en supplie, s’il vous plaît.
La docteur le fait en personne, mais sans preuve, elle n’accepte pas de patient.
En fait, maintenant elle ne peut pas le faire.
Comment puis-je fournir des preuves si on ne peut pas voir ce qui se passe ?
Désolé, M. Carabajal, nous ne pouvons pas vous aider.
Walter ?
Écoute !
Qu’est-ce qui se passe chez toi ?
Pourquoi ?
Comment ça « pourquoi ? » Tu casses tous les murs !
Ça n’arrête pas de cogner, ici !
C’est parce que je fais des modifications...
des pièces.
Tu réalises que tu démolis tout ?
Tu veux des preuves ?
Je vais t’en donner des preuves.
Qui es-tu ?
Que fais-tu chez moi ? Ne bois pas cette eau !
Sors de chez moi. Dehors ! Je ne veux pas te voir ici !
Va-t’en, gamin. Je dois te le redire ?
Sortez de chez moi.
Que s’est-il passé ?
- Qu’y a-t-il ? - Un accident.
Alicia !
Merci.
- Allô ? - Jano ?
C’est Funes.
Funes ?
Qui ? Ramon ?
Désolé pour l’heure, je ne t’appellerais pas si ce n’était pas pour...
Tu sais...
quelque chose de très important.
Non, ça va !
Qu’est ce qui se passe ?
Il y a quatre jours, il y a eu un accident.
Un enfant de dix ans s’est fait écraser devant chez lui et il est mort.
Et... J’ai besoin de toi, Jano. Tu dois venir ici.
Il faut que tu viennes.
D’accord.
C’est bon, oui.
Je t’ai envoyé une voiture pour te prendre.
Elle sera là dans environ une heure.
Parfait !
Jano, tu es le seul à pouvoir me dire ce qui se passe ici.
Qui est là ?
En retard, non ?
Vous allez bien ?
Jano...
Entrons.
Tu n’as peur de rien, n’est-ce pas ?
On ne sait jamais.
Allons voir.
L’agent Guzman, que vous connaissez déjà...
et l’agent Picarell, en qui j’ai confiance.
Ils faisaient une patrouille de routine...
Ils ont vu la porte ouverte, sont entrés et il y avait cette dame dans cet état.
Excusez-moi, chef.
On attend dehors ?
Oui. Tranquille !
Ils sont effrayés.
Et il y a de quoi.
Jano...
Le gosse est mort depuis quatre jours...
Je suis allé à ses funérailles et à l’enterrement.
Tu comprends ?
C’est lui ?
Les officiers disent...
l’avoir vu bouger, Jano.
Je te jure, à un moment, j'ai cru aussi l’avoir vu bouger.
Il est pourri, Jano.
Oui, il sent mauvais.
Crois-tu qu’Alicia
a pu mettre tout ça en scène ?
Regarde ses mains, Funes.
Elles sont usées, tu vois ?
Il a gratté le sol pendant des jours.
Tu sais que...
Il y a de nombreux cas de profanation
par les membres de la famille.
Il y a des gens qui ne peuvent pas supporter l’idée que leur fils soit mort.
Certains vont même jusqu’à voler les cadavres.
Je pense que nous devrions un peu vérifier
les vêtements de la mère, on pourrait y trouver
une infection bactérienne, de la flore ou faune cadavérique, je ne sais pas...
Tu n’es pas sûr.
Oui.
Je doute sérieusement qu'il s'agisse d'une de ces choses.
Tu pourras donner l’explication que je viens de te donner.
Ce n’est pas la réponse que tu attendais de moi.
Non.
Bien sûr. Parce que ça ne l’est pas.
Mais c’est ça que tu devras raconter.
- Tu connais la femme ? - Pardon ?
Je me demande si tu connais la femme.
Plutôt...
Nous avons eu une aventure...
une très belle...
pendant plusieurs années.
Il a bougé.
Le bras était mis autrement sur la table, pas comme maintenant.
Je crois.
Comment, « je crois, » Jano ?
Avez-vous pris des photos ?
Non, on n’a rien fait.
- Vous n’avez rien à faire. - Que veux-tu dire ? Je ne comprends pas.
Ici, tu n’as rien à faire.
On ferait mieux de le réenterrer.
Oui !
L’enterrer ?
T’as perdu la tête, Jano ?
Funes, voyons si tu comprends.
Je pense que tu connais les difficultés que tout cela peut causer, non ?
J’imagine que oui !
Par exemple, si le procureur intervient,
ton amie,
ils vont l’enfermer dans un asile !
Compte tenu de cette mise en scène, elle sera enfermée pendant longtemps.
Je pense que nous devrions trouver un moyen pour l’éviter, non ?
Et moi, qu’est-ce que je dis ?
Mouvements post mortem...
causés par l’accumulation de gaz. C’est un...
cadavre en état de décomposition.
On devrait acheter du Valium injectable.
Il vaut mieux que ton amie dorme avant qu’on lui enlève son fils.
N’éteins plus la lumière.
Qu’est-ce qui se passe, bébé ?
Pourquoi es-tu venu nous voir ?
Qu’est-ce qui t’a amené ici ?
Je dois appeler ma sœur.
Je dois parler au prêtre.
Je ne veux pas qu’ils l’emmènent. Je vous en prie, ne le prenez pas.
Ne partez pas avec mon bébé.
Excusez-moi, on se connaît ?
Je me demande pourquoi vous prenez des photos.
Je crois que je vous ai déjà vu ailleurs.
N’est-te vous pas la savante Mora Albreck ?
Dr Albreck.
Et qui êtes-vous ?
Je n’arrive pas à y croire, vous rencontrer en personne.
Je m’appelle Mario Jano.
- Enchanté. - Ravie.
J’ai assisté à plusieurs de vos conférences.
Les événements paranormaux, la métasymbiose...
Excusez-moi, qu’est-ce que vous cherchez par ici ? Je peux vous aider ?
Est-ce bien ici ?
Oui, c’est ici.
Parce que c’est étrange...
Ce son à l’interphone...
Il semble y avoir quelqu’un, mais personne ne répond.
Il ne répond pas au téléphone...
Vous connaissez M. Carabajal ? Vous l’avez vu ces derniers jours ?
Non, mais, vous savez...
Je ne suis pas d’ici non plus.
C’est plus que du hasard.
Si je vous invitais à me suivre.
Vous viendriez ?
Ça va vous intéresser, docteur.
Funes.
Docteur Albreck. Un collègue, un vrai scientifique.
- Je peux te parler un instant ? - Oui. Excusez-moi.
- Tu l’as appelée ? - Non.
- Non ? - Non, mais c’est plus qu’une coïncidence.
Ça n’a pas d’importance. On ne peut pas le bouger, tu sais ?
- Pourquoi ? - Regarde l’heure qu’il est.
Ce serait le bordel, il y a beaucoup de gens.
Ne me dis pas que tu n’as pas pu résoudre le problème au cimetière !
- Tu es le commissaire. - Ce n’est pas le cimetière.
La circulation est bloquée, les gens comprendront si on sort l’enfant.
Je ne le ferai pas.
Je crois que c’est ce qu’il y a de mieux à faire.
- Elle prend des photos. - Oui, elle sait ce qu’elle fait.
- Jano, elle prend des photos. - Crois-moi, elle sait ce qu’elle fait.
S’il te plaît.
- Tu es au courant de mon problème de santé ? - Oui, je sais.
Dans deux mois, je prends ma retraite.
Je ne veux pas la moindre tache dans mon dossier.
As-tu imaginé les problèmes que cela pourrait me causer ?
- Tu vois ? - Écoutes, Funes.
C’est ce qu’il faut faire.
Bientôt, les amies d’Alicia vont venir la chercher
et il y a l’enfant assis, là.
Écoute-moi, Funes. S’il te plaît !
Tu n’as pas dormi !
Tu es fort tendu !
Tu dois faire quelque chose. S’il te plaît, emmène les agents
et va au cimetière pour résoudre le problème de la tombe.
Laisse-moi avec Albreck,
on va prendre soin d’Alicia et régler les problèmes.
Et s’il te plaît, déplace la voiture de patrouille
avant que les voisins ne commencent à se demander ce qui se passe.
Qu’est-ce que vous cachez ?
Avez-vous déjà vu ça ?
Je reviens dans quelques heures.
- Écoute, trouve... - Écoute-moi.
On y va, d’accord ?
Oui. Il nous faut deux sacs de ciment.
- Pour quoi faire ? - Comment, pour quoi faire ?
Que veux-tu ? Ouvrir une autre tombe ?
Et merde !
Cette odeur...
De pourri ?
Ça ne sent pas le pourri. Ça sent la mort.
Maintenant, nous tenons le même langage.
Voulez-vous vous asseoir, docteur ? J’ai à vous parler.
Vous savez...
J’étais à la police scientifique. J’ai travaillé pendant plus de quinze ans
avec le commissaire Funes.
J’ai fait des autopsies. Beaucoup.
Un jour, un jeune homme mort est arrivé...
Vingt ans !
Il avait quatorze balles dans la tête.
Je n’ai pas pu m’empêcher...
de les enlever...
J’ai dû creuser pendant cinq heures
dans le crâne de ce garçon.
À un moment donné,
il m’a pris le bras.
Il l’a serré !
Et il a ouvert les yeux en me regardant.
Serré ?
En fait, je croyais que c’était dû à mon de stress.
Mais non !
Ce fait s’est à nouveau répété
avec un vieil homme.
Il était mort depuis deux jours.
Il s’est réveillé,
m’a regardé
et il m’a parlé.
J’ai seulement pensé à appeler la famille.
La famille est donc arrivée à la morgue.
Vous ne pouvez pas imaginer l’état du fils quand il a vu son pauvre père.
Mais bon, ces choses-là arrivent, docteur.
Et ça arrive quand on rencontre des choses qui ne sont pas de ce monde.
Je pense que...
parfois nous devrions les laisser passer
ou leur accorder moins d’importance.
Moins que ce qu’on a l’habitude de leur donner.
Le vieil homme mort
a accusé son fils de sa mort ?
- Je pense que je l’ai lu dans votre livre. - Vraiment ?
Il a eu d’excellents échos.
Désolé, mais qu’est-ce qui vous fait penser que ces photos sont...
Elles sont vraies.
Je ne traverserais pas le pays pour de fausses photos.
Je ne dis pas qu’elles sont fausses !
Mais c’est une coïncidence très étrange.
Ce n’est peut-être pas une coïncidence.
Navarro !
Quelqu’un est entré !
Nous devons déplacer le corps.
Patricio Navarro 3e B
Personne ne croira les histoires de cet enfant
quand il rentrera chez-lui.
Juste au cas où...
Elle dort toujours !
Oui, mais plus pour longtemps.
On doit agir vite.
J’ai réglé le problème du cimetière.
On a dû le déplacer.
- Où est-il ? - Dans le congélateur.
Débranche-le, Jano.
Putain de merde, Jano !
On va devoir l’emmener avec le congélateur et tout.
Commissaire, vous devez travailler avec nous si vous ne voulez pas que cela se reproduise.
Heureusement, nous avons eu l’approbation du commissaire.
Mais ce n’est pas suffisant.
Pour ce faire, j’ai besoin que
vous signiez des autorisations.
Nous aurons besoin
de votre maison, nous y passerons quelques nuits.
Mais pour cela, nous avons besoin de votre approbation.
Pourquoi ?
Pour les besoins de l'enquête, M. Brunetti.
Il y a plusieurs endroits où des événements paranormaux se sont produits.
Et l’un de ces lieux est votre maison.
Nous avons déjà la permission des voisins,
il ne manque plus que la vôtre.
Merci, monsieur Brunetti.
Mais à quoi rime tout ça ?
Ça veut dire qu’on va se diviser tous les trois
dans une maison où nous croyons qu’il s’est produit un phénomène paranormal.
Heureusement, nous comptons sur
l’aide inestimable du Dr Rosentock.
C’est un collègue du Dr Albreck, il a traité
des cas similaires aux États-Unis et dans une grande partie du continent.
Mais qu’est-il arrivé à mon voisin... Walter ?
On ne sait toujours rien de lui.
Personne n’a eu de ses nouvelles depuis longtemps.
Bon !
Je te souhaite bonne chance.
Je pense que tu en auras besoin.
Vous avez...
- Peur ? - Peur !
C’est normal !
Je ne le nie pas.
Je ne le nie pas non plus.
Moi aussi, j’ai les chocottes.
- Commissaire ? - Nous y sommes. Nous sommes installés.
Vous avez fait le tour de la maison ?
Il n’y a plus de jus, pour cause de non-paiement.
Je peux appeler pour le réactiver.
Ce n’est pas nécessaire. Pour trouver ce qu’on cherche, c’est mieux dans le noir.
C’est bon. D’accord.
Restons en contact.
Rosentock !
En fait...
que pouvons-nous trouver ici ?
Des bruits !
Des indices sur ce qui s’est passé cette nuit-là,
il y a quelques jours.
Tu veux dire...
rien que ça, c’est ça ?
Vous n’êtes pas obligé de rester ici ce soir.
La peur !
Elle est comme...
- Contagieuse. - Contagieuse.
J’ai un problème, vous savez...
Je suis sous anticoagulants.
Et en plus...
Je n’entends pas grand-chose, je veux dire...
Donc...
Ce n’est pas un bon endroit pour vous où rester.
Allô ?
C’est vous Dr Albreck ?
Allô ?
Oui ? Bonsoir !
Je veux parler à Alicia, s’il vous plaît.
Ah, non. Elle n’est pas là.
Ça fait plusieurs semaines qu’elle est chez sa sœur.
Si vous voulez, je peux vous donner le numéro où elle est.
- Vous avez de quoi noter ? - Oui, vous pouvez y aller.
42 42...
1603.
Qui est en ligne ?
Salut, c’est Sarah. Écoute-moi...
J’appelle parce que Patricio est rentré sans son sac à dos.
Il dit qu’il est allé chez toi reprendre ses jouets
et qu’il est tombé, je ne sais pas.
Préviens-moi si tu trouves le sac à dos.
Il t’envoie un bisou.
C’est étrange, non ?
Alicia, il faut que je te parle d’urgence.
Appelle-moi dès que tu as ce message. C’est urgent !
C’est de nouveau Sarah.
S’il te plaît, Alicia, ça fait des jours que j’essaie de te parler.
Patricio a une vidéo bizarre sur son portable.
Il a dit qu’il l’a filmée dans ton jardin.
Il a sauté par-dessus le mur, comme d’habitude.
Je ne sais même pas comment te le dire. On a très peur.
Tu dois voir cette vidéo. C’est à propos de ton fils !
Et aussi avec ton ex, le flic.
Je ne sais pas quoi faire. S’il te plaît, appelle-moi !
Je vais essayer de te trouver.
C’est très difficile. Appelle-moi, s’il te plaît.
Lâchez-moi !
Calmez-vous !
- Laissez-moi vous aider ! - Enlevez ce couteau !
Seigneur !
Silence...
C’est...
- C’est... - Ça suce !
Ça suce le sang !
Quelque chose...
là-dedans...
qui suce.
Ne faites pas ça ! Non !
Par ici ! Aidez-moi ! Il...
Putain de merde !
Funes ?
Madame, les choses se compliquent par ici.
Rosentock est blessé.
- Dites-lui que je vais bien. - Il est blessé ?
Vous devriez voir un médecin de toute urgence.
Albreck ?
Oui !
On est sur la bonne voie.
Je suis contente d’entendre ça.
Je crois qu’on est dans sa tanière.
- Tanière ? - Le nid !
Dans le nid !
Je suis heureuse d’entendre ça et de savoir que vous travaillez avec nous.
Merci infiniment.
Mettons-nous au travail.
On devrait nettoyer le sang.
L’analgésique prend du temps à agir.
En attendant,
nettoyez le sang qu’on a laissé dans la maison.
Moi ?
- Pourquoi dois-je nettoyer le sang ? - Nous n’avons plus le temps.
Le temps passe très vite ici.
Patricio Navarro Tél. : 4654-1750
Allô ?
Écoute, Jano, je m’en vais.
D’accord, ne t’inquiète pas.
Je suis désolé, mais tu sais que...
Je ne sais pas si je suis fait pour ça.
- D’accord, ne t’inquiète pas pour ça. - Je suis sérieux, Jano.
Je suis mort de trouille et tu connais
mes problèmes.
Je vois des choses ici, qui n’ont
pas d’explication. Du moins, pas pour moi.
Est-ce que tu comprends ?
- Funes ? - Quoi ?
- Funes, où es-tu ? - Ici, Jano, je suis ici, ici...
- Où crois-tu que je suis ? - Oui, mais où dans la maison ?
Dans la cuisine.
- Jano, qu’est-ce qui se passe ? - Parce qu’il y a
quelqu’un à la fenêtre. Ce n’est pas toi ?
De quoi tu parles, Jano ?
Non, tu as raison, ce n’est pas dans la cuisine.
C’est dans la pièce à côté, mais...
Où, veux-tu dire ?
Jano, où ?
Il n’y a rien ici, Jano, de quoi tu parles ?
Si...
Oui, c’est bizarre.
- Qu’est-ce qui est bizarre ? - Mais oui, c’est comme...
Je le vois...
et puis je ne le vois plus...
Jano, espèce de salaud, tu es là ?
Rosentock, je m’en vais !
Ce n’est pas une chose pour moi.
Ça en est assez pour moi,
d’aller là-bas !
- Là-bas, quoi ? - Je l’ai trouvé.
C’est vide !
C’est loin d’être vide...
Points de vue.
Il y a plusieurs points de vue.
Les ténèbres... et la lumière, c’est ça ?
Deux réalités distinctes
qui occupent le même espace et le même temps.
« Darkness and light. »
Il a bougé, enfoiré !
Rosentock, c’est quoi ce bordel ?
Espèce de salaud, tu te déplaces !
Docteur ?
Mme Albreck, c’est ce que je cherchais.
Je suis heureuse, docteur, votre voyage en valait la peine.
J’ai toujours pensé que c’était ce qu’il cherchait.
Oui !
Et maintenant, que devons-nous faire ?
Je n’en ai aucune idée, Mme Albreck.
Nous essaierons de documenter autant que possible.
Bien !
Jano !
Sortez-moi de là, j’ai du verre dans les yeux !
M. Carabajal, vous m’entendez ?
Je suis Mora Albreck. Vous m’entendez ?
Docteur...
Mon ami, Jano...
Ça ne va pas.
- Il a besoin d’aide. - Vous allez bien, inspecteur ?
Non.
Restez calme et ne faites pas confiance à ce que vous voyez, inspecteur.
Il était dans un placard et frappait, alors je l’ai aidé.
J’ai cassé le placard pour le faire sortir, mais je n’ai pas pu.
- Je n’ai pas pu. - Je répète,
peut-être que ce que vous voyez ce soir n’est pas réel.
Ce sang...
Ce n’est pas le mien.
Je suis blessé ? Non !
C’est le sang de mon ami, Jano.
Et c’est aussi le sang de Rosentock.
En quoi ce sang n’est pas réel ?
Lavez-vous les mains. Lavez-les !
Vous ne devez pas avoir de sang sur les mains, pas ici.
Ces êtres sont comme le sang.
Avez-vous arrosé les plantes ce soir ?
Je dois m’en aller.
Il faut que je sorte d’ici.
Dr Rosentock ?
Nous devons abandonner l’enquête, Dr Rosentock.
Vous m’entendez, docteur ? On s’expose beaucoup trop !
Il doit y avoir une explication, non ?
Il y a quelque chose...
- Il doit y avoir quelque chose. - Pas grand-chose.
Je vais devoir donner des explications !
Il y a une théorie.
Je pourrai comprendre.
Nous étudions les plans dimensionnels qui coexistent en équilibre,
ils sont rangés comme les quartiers d’une orange
et dans les deux plans il y a de la vie.
L’eau est un canal qui permet de créer une vie microscopique
et cette vie peut s’unir, créer un foyer et se reproduire.
Ça peut utiliser nos corps.
Mais je ne sais toujours pas quel genre de créatures ils peuvent être.
- Et pourquoi nous attaquent-ils ? - Et il n’y a pas moyen
d’arrêter tout ça ?
- Quoi ? - Arrêtez tout ce dont vous me parlez !
Non.
J’ai fait une crise cardiaque.
Je ne sais pas.
Je t’en prie, aide-moi.
On ne peut pas rester ici.
Emmène-moi loin d’ici.
Tu voulais me faire passer pour folle !
Tu m’as convaincu que tout n’était que fantaisie.
Tu m’as enlevé mon bébé.
Et ils t’ont vu.
Je t’ai vu, toi.
J’ai vu les vidéos.
J’ai vu comment tu l’as caché.
Tu voulais cacher mon enfant.
Tu voulais le cacher, n’est-ce pas ?
Tu as scellé sa tombe avec du ciment. Pourquoi t’as fait ça ?
Réponds-moi, pourquoi as-tu fait ça ?
Je l’ai fait pour toi. Je jure.
Je cherchais une explication.
Un motif juste pour toi.
Emmène-moi à l’hôpital, Alicia.
Emmène-moi et on en aura fini.
Entre !
Je ne l’ai pas déterré.
Je n’ai pas pris mon fils du cimetière.
Je n’aurais jamais fait ça !
Attends, Funes !
Tu as encore le temps !
Funes !
Reçu !
Capitaine Funes, vous êtes là ?
Je vous cherche depuis des heures.
C’est un putain de bordel au commissariat !
Cette femme est venue ici, votre amie, la...
La mère de l’enfant. Elle vous cherche comme une folle.
J’ai fait tout ce que j’ai pu pour la retenir.
Je crois qu’elle est venue ici...
Je vous assure que j’ai fait tout ce que j’ai pu pour la stopper.
Mais vous n’avez pas répondu au téléphone.
Captain Funes.
Le maire est venu. Il a suspendu l’enquête.
Message reçu, Funes ?
Je suis là. Je suis venu voir si je pouvais vous trouver, ici.
Mais votre voiture n’était pas là.
Enrique, tu me reçois ?
Écoute-moi attentivement.
Sors de là ! Quitte cet endroit, maintenant. C’est un ordre !
Enrique, putain de merde !
C’est un ordre ! Barre-toi de là tout de suite.
Tu m’as compris ? Enrique, bordel de merde !
Capitaine, j’ai compris. Je suis ici, devant la maison d’Alicia.
Je ne vois pas votre voiture... juste votre ami, Jano.
Je ne vois pas bien, mais il est devant la maison.
- C’est étrange, très étrange. - Enrique !
Éloigne-toi de là. C’est un ordre ! Tu m’as entendu ?
D’accord, très bien. J’ai compris. Je m’en vais.
Alicia !
Il faut qu’on sorte !
M. Brunetti, voici le Dr Razzioni.
Et ici, l’agent Guzman.
Je veux que vous sachiez que nous enregistrons avec votre consentement
et que les témoignages des deux parties n’auront aucune valeur probante.
Le 3 octobre,
de cette année, à
18 heures 40...
Brunetti...
Pouvez-vous reconnaître
ces trois personnes qui sont venues vous rendre visite il y a un an ?
Oui !
Vous vous souvenez de leurs noms ?
Vous souvenez-vous qu’ils vous ont parlé ? De ce qu’ils vous ont dit ?
Oui !
Ils sont venus m’aider parce que...
ils avaient des preuves...
concernant la disparition de ma femme.
Et quoi d’autre ?
- Ils m’ont fait signer des papiers. - Oui, les permissions et ensuite ?
Je ne m’en souviens pas.
Vous devez comprendre que j’étais sous sédatifs à l’époque.
Et l’inspecteur Funes, vous le connaissez ?
Oui.
Oui, c’est le flic...
C’était le compagnon d’une voisine...
- Alicia. - Alicia Perez ?
Bien !
Quand avez-vous vu Funes pour la dernière fois ?
Je l’ai vu...
Le jour des funérailles du fils d’Alicia.
Avez-vous autre chose à ajouter
sur Funes, que vous pensez qu’il serait utile de mentionner ?
Il m’a dit qu’il allait prendre sa retraite.
Qu’il avait des problèmes de santé.
Je ne sais pas, on ne parlait pas beaucoup.
L’agent Guzman,
travaille avec nous. Il a été témoin de la façon dont Funes
a incendié la maison avec des gens à l’intérieur.
L’inspecteur Funes court toujours et nous avons trouvé
un lien qui pourrait avoir affaire avec votre femme.
Pour revenir sur le cas de votre femme...
Les légistes disent avoir trouvé des empreintes digitales
avec le sang de votre femme,
non seulement dans la salle de bain, mais aussi dans le reste de la maison.
- C’est inscrit dans l’enquête. - Lui !
Est-il avec vous ?
Qui ?
Brunetti ?
Nous enquêtons sur des sujets non conventionnels,
pour rendre justice.
C’est lui...
Rosentock !
Oui.
Il n’est plus le même. Il a le visage brûlé.
C’est lui.
Il est arrivé avec vous.
Oui !
Il est entré avec vous.
LaTeam@TaMère
Fansub... Krok Relecture : stourmer
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