All language subtitles for Luomo Fiammifero

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Original subtitles

Tu l'allumes

et si tu as un désir

à la lumière de son allumette il se réalise, compris?

Quel que soit ton désir, si tu vois l'Homme Allumette, il se réalise.

L'HOMME ALLUMETTE

ll y a des nuits où

au lieu de dormirjusqu'au matin, je me réveille sans raison.

Et puis... il arrive.

Alors moi, je commence à penser à toi.

Maman, maman, attends-moi!

Tout doucement, des voix, comme un vieux tourne-disques,

commencent à me parler

et racontent l'histoire de ce que j'ai laissé.

Quel que soit ton désir, si tu vois l'Homme Allumette, il se réalise,

mais tu dois être sage.

Quand ça me vient à l'esprit je ne pense qu'à une chose.

C'est vrai!

À l'Homme Allumette...

Tu te souviens?

C'était la première fois que j'entendais son nom.

Pendant 5 ans j'ai recueilli les traces de son passage.

Son habitat, ses habitudes, ses secrets...

J'avais découvert tous les détails de sa vie.

Reste comme ça, ne bouge pas.

Mardi 7 août 1982.

ll manquait 5 jours à son arrivée.

Je préparais tout ce qu'il fallait.

J'étais tout seul dans ma chambre, j'organisais mon plan.

Première chose à faire : fuir mon père

qui me tenait attaché.

Mais tout doucement, il ne doit pas s'en apercevoir.

Je dois absolument libérer le cochonnet Nino

avant que mon père le vende à Rubino.

Si je prête mes ailes à Nino

il franchira les bois, jusqu'à la renardière.

ll volera loin de la porcherie de papa,

mais surtout loin du hache-viande de Rubino.

ll flairera toutes les traces de l'Homme Allumette

et alors Nino le fera venir vers nous.

Et à ce moment-là...

à ce moment-là papa aussi le verra

et enfin il y croira!

J'arrive, Nino!

Au secours!

Laisse-moi, je t'en prie!

- Je ne veux pas te manger. - Je ne te crois pas.

Nino!

Non, je ne veux pas venir.

Pas par là! Non! Là il y a Rubino! Non!

La forêt est de l'autre côté.

Non! Ne t'approche pas avec ces ailes!

Simone!

Simone!

ll s'est blessé à une jambe en sautant la palissade.

ll s'est fait deux ''ébréchures'' comme ça!

Maintenant qu'est-ce que je vais dire au père de Rubino?

De toute façon on en fera de la saucisse.

Attention, Simone, ferme-la! Aujourd'hui c'est pas la journée!

Tu me dis pourquoi tu m'en veux?

Papa t'as fait quelque chose qui ne plaît pas?

Alors qu'est-ce que tu fous?!

Juste maintenant que tu ne vas pas à l'école?

Que tu peux faire comme tu veux!

Tu ne fréquentes pas les enfants de ton âge?

Ceux qui étaient à l'école avec toi?

Je les trouve antipathiques. Je préfère rester

dans ma chambre dans le noir, tout seul avec Giulio.

Et alors reste à la maison!

Donne-moi un coup de main avec les bêtes. Fais comme tu veux!

Et maintenant tu te caches sous le lit?

Viens là, assis-toi.

Simon, regarde comme je te le dis,

calmement, regarde comme je suis calme.

Y en a marre de faire des bêtises,

parce que toutes les bêtes ne sont pas à nous.

T'as compris, hein? T'as compris?

Mais papa!

Excuse-moi.

Mon père depuis quelque temps était toujours plus bizarre.

ll savait qu'il ne manquait que quelques jours

et il m'enfermait.

Tandis que moi j'attendais le meilleur moment pour m'enfuir

lui il s'exerçait au combat

en donnant des coups de Kung Fu aux cochons

et il leur donnait à manger du sable fertilisé,

et eux ils étaient contents de se rouler dans la boue.

Les vaches pendant ce temps regardaient indifférentes les exercices de papa.

Simone! Fais sortir les moutons!

- Viens ici! - Allez oust! Avance!

En attendant, je ne pouvais que disposer mes troupes animales

pour défendre la maison de l'avancée de Rubino.

Au-delà de la maison, au-delà du bois, au-delà du pont de ciment,

au sud-est il y avait la maison de Rubino,

la plus grande de la province

en briques rouges et en grosses pierres de fleuve.

Rubino avait tout conquis,

et maintenant il voulait prendre aussi notre maison et toutes les bêtes.

Ce ''capitaliste'' était le patron de toutes les terres émergées,

mêmes de celles où j'ai trouvé les traces de l'Homme Allumette.

Rubino! Voilà les papiers que tu dois apporter à ton père.

Je compte sur toi, hein? Tiens! Et ne les perd pas.

Et mon père devait être toujours gentil avec lui...

- Et le bonjour à ton père, hein? - ll m'énervait tellement...

Les papiers qui manquent, je te les donne après.

T'en fais pas, Don Pietro!

Je le déteste, Rubino.

Qu'est-ce qu'il m'énerve! Quelle tête à gifles.

ll m'était antipathique depuis le temps du catéchisme,

quand il buvait le vin en cachette et mangeait les hosties de l'église.

Quelle tête à gifles!

Simone, où tu as mis les papiers?

Ciao, Giulio! Mon père est de nouveau en colère avec moi.

Oncle Disque m'a dit qu'il t'attend Pour la chose que tu lui as commandée.

Comment je fais à y aller?

Si je m'échappe, il va encore me frapper.

- Je dois attendre qu'il s'endorme. - Tu es déjà en retard!

Chut!

Le voilà qui arrive, chut!

Simone? Où as-tu caché les papiers cette fois?

Je le sais que tu es sous le lit.

Mais pourquoi est-il en colère?

Chut! Tais-toi! Je les ai brûlés, les papiers.

Simone, je ne le lui ai pas donné, le petit cochon à Rubino.

Je l'ai racheté.

Qu'est-ce qu'il fait?

Je ne sais pas, ne te fais pas entendre, toi.

- ll a ouvert la malle. - Chut! Silence!

Sors maintenant, vas-y!

HOMME ALLUMETTE DE MAMAN ARRANGÉ PAR PAPA

LA MAlSON LONGUE DE L'ONCLE DlSQUE

LE POTEAU-ROUE

LES OEUFS

LA PlERRE À FEU DONT L'HA SE NOURRlT

LES LUClOLES (AMlES DE L'HA)

Aller à la recherche de l'Homme Allumette

exigeait beaucoup d'efforts.

MON CAHlER AVEC MES NOTES + lDENTlKlT

J'ai exploré chaque millimètre des terres émergées,

sans vraiment rien oublier.

OÙ J'HABlTE:

MA MAlSON

CHAMP DE BLÉ MOlSSONNÉ (DE RUBlNO)

BOSQUET N.1

LUZERNE

MOl

MA COUR:

CORDE POURATTACHER

OMBRE DE LA MAlSON À 8 HEURES

MOTO DE PAPA

FlGUlER

MEULES DE FOlN AVEC MES DÉCOUVERTES CACHÉES

Dans ma cour, près de la moto de papa, dans la meule de paille,

il y avait la cachette

avec toutes mes découvertes les plus précieuses.

Tout ce que je savais Sur l'Homme Allumette.

PETlT OlSEAU MORT CARBONlSÉ PAR ERREUR...

MODÉLES ANATOMlQUES

HA NU, GANT lGNlFUGE, LES JAMBES, LA TÉTE

SlMULATlON DE MOUVEMENT

COMMENT lL FAlT LES ALLUMETTES

LA MUSETTE

SON NOEUD PAPlLLON

MA PREMlÉRE DÉCOUVERTE

Maman, maman, regarde ce que j'ai trouvé!

ll était là sous les feuilles, c'est son noeud papillon.

MES AMlS

J'avais des amis qui m'aidaient à chercher l'Homme Allumette.

Mon ami numéro un,

c'était Armand l'Armoire. Le géant nain.

Lui, c'est un fils de géants, mais c'est un nain.

ll est grand comme moi.

- On y va! - Doucement, je ne respire pas!

- Armand, vite! - Maman, ça va trop vite.

Armand est très fort.

Quand je ne suis pas là Pour mes recherches,

il monte la garde dans ma chambre.

Et pour se camoufler il déracine les plantes.

Mon amie n.2, c'est Dina la Lampe, qui clignote.

C'est la fiancée d'Armand.

Veux-tu m'épouser?

Oui, bien sûr.

Je peux t'embrasser?

Oh non!

Quand Dina la Lampe s'émotionne, d'abord elle commence à clignoter...

Maintenant elle va commencer à clignoter!

...et puis elle disparaît.

Quand elle disparaît elle va finir dans les films barbants de papa.

Mon ami n.3, c'est Giulio Tout noir.

Lui il est là, là et là.

Giulio, où es-tu?

Giulio Tout noir vit dans l'obscurité et on n'arrive pas à lui faire une photo.

Bouge pas, Giulio, je te fais une photo.

Non, ça suffit! Arrête! Qu'est-ce que tu fais?

Mon ami n.4, c'est Ocram qui vit à l'envers.

lci Ocram avait 87 ans, là il en avait 10.

Et ça c'était le jour de sa première communion.

ll savait décomposer la pâte à modeler grise dans ses 3 couleurs initiales.

ll effaçait avec un rayon

et écrivait avec une gomme.

Ocram a maintenant 88 ans. ll est né vieux et il mourra jeune.

LETTRE POUR HA: ON SE VOlT À LA RENARDlÉRE, SlGNÉ SlMONE

HOMME ALLUMETTE, VEUX-TU ME CONNAÎlTRE? OUl - NON

J'avais disséminé toutes les terres Sur 24 kms carrés avec mes lettres.

Je les avais calquées avec le métal fondu de Grandes Mains,

une encre spéciale qui brillait dans l'obscurité.

Regarde ce que j'ai trouvé...

L'homme Allumette ne pouvait pas m'échapper.

Qu'il est bête ce gosse!

Mercredi 8 août,

moins 4jours à l'arrivée de l'HA.

Aujourd'hui je dois aller chez l'Oncle Disque.

Chaque jour je faisais des progrès.

Enfin, tout était presque prêt.

Je n'avais plus qu'à attendre et qu'à contrôler mes progrès.

- Simone... - Oui, papa.

- Tu veux de la mortadelle ce soir? - Je veux bien.

Alors, écoute-moi bien, va chez Pino,

achète 200 grammes de mortadelle et 4 petits pains.

Tu la fais mettre dans les petits pains.

Et garde les deux mille lires de reste.

D'accord, je peux y aller maintenant?

Allez oust!

Et les ''girelle'', je peux les acheter?

- Rien que la mortadelle et le pain! - Bon d'accord!

Et rentre vite, dans une demi-heure! Allez oust!

- Ciao, Grandes Mains! - Ciao, Simone!

Oncle Disque!

Oncle Disque!

Oncle Disque!

Ciao, Oncle Disque!

Mets le disque sinon je ne t'entends pas!

- Ciao Simone, comment vas-tu? - Très bien.

Ce que je t'avais commandé est arrivé?

Peut-être, laisse-moi vérifier.

Bon, merci!

Cette boîte, je dois la mettre comment?

- Peut-être, laisse-moi vérifier. - Oncle Disque, tu t'es trompé!

Mets le bon disque!

Mais ça, à quoi ça t'a servi?

Celui-ci je l'ai acheté Pour me marier,

j'avais besoin d'une voix claire et nette, tu comprends.

Et celui-là alors?

Celui-là je l'ai acheté pour aller au théâtre communal,

je devais accompagner les personnes et parler tout bas.

Et ton père ne t'attends pas? ll ne dit rien?

ll ne dit rien...

ll m'a dit que je peux rentrer quand je veux.

Ciao, Oncle Disque.

Ciao, Simone.

L'Oncle Disque s'appelait ainsi

parce qu'il ne parlait qu'à travers les disques.

ll a perdu la voix quand il était petit et puis on l'a opéré des amygdales.

Chez lui, on pouvait trouver tout ce qu'il fallait

pour chercher l'Homme Allumette.

LA RENARDlÉRE

2,808 KM DE CHEZ MOl

C'est maintenant que tu arrives? ll est 9 heures!

- Où tu étais? - Mais j'ai...

Viens là qu'il fait froid! Où tu étais?

Chez l'Oncle Disque! J'ai même pris les petits pains.

Tu sais où tu étais? A la renardière, à attendre l'Homme Allumette.

- Fais-moi voir tes mains! - Elles sont propres!

Elles sont propres, tu dis, garnement!

- Va te laver les mains! - Mais elles sont propres.

Mais alors tu veux ta raclée quotidienne, c'est ça?

Aïe, aïe...

Chez l'Oncle Disque... A la renardière, qu'il était.

Simone, c'est prêt, viens manger!

- Voilà, j'arrive! - Dépêche-toi!

Tu l'ouvres en cachette

et tu la laisses toute la nuit sur le toit.

L'Homme Allumette doit avoir le temps d'entendre ton appel.

Homme Allumette,

tu m'entends?

C'est moi, Simone,

tu m'entends?

Jeudi 9 août, aller chez Grandes Mains,

rencontrer ma mère et l'embrasser,

couper du bois avec papa.

Maintenant je sortirai, tu ne t'en apercevras pas.

Demain tu m'achèteras seize ''girelle''.

Oui, tu peux y compter...

Maman, mais toi, où es-tu?

Tu me vois?

Tu peux m'entendre?

Maman, je t'aime.

Ça t'a plu, Simone?

J'ai revu maman.

- Elle est très belle. - Et où est-elle?

Toujours à la cuisine...

en train de peler des pommes.

Maintenant je te donne à manger les graines.

- Tu en veux encore? - Non merci.

- Je peux te demander un dernier service? - Bien sûr.

Tu me montres comment tu fabriques le sel fin?

Moi j'aime beaucoup, tu sais.

Merci.

- Combien de sacs te manque-t-il? - Encore un.

- Ciao, Grandes Mains, je dois y aller. Mon père m'attend - C'est bon.

Grandes Mains transforme le sel gemme gros en sel fin.

Quand ses mains se remplissaient de sel

et semblaient briller du métal liquide des thermomètres,

il pouvait te faire revivre un souvenir pour de bon comme si c'était autrefois.

Grandes Mains mangeait les graines de tournesol

et si moi je ne les lui apportais pas chaque semaine,

lui, il mourait de faim.

Je te tuerai, je te tuerai!

Mais qu'est-ce que tu fais?

C'est comme ça que tu le tues? Tu n'y arriveras jamais!

D'abord, ça, ça ne va pas. Voilà ce qu'il te faut!

Ça! Une serpe. Tu la vois?

Tu dois garder le bras tendu. Regarde un peu papa.

Tu vois comment on coupe, comment on tue les jambes, hein?

Tiens essayes.

Encore? De l'autre côté, tu dois couper.

Rubino, mais c'est demain que tu devais venir, pas aujourd'hui!

Attends là, sois sage que Don Pietro est là.

Mon père ne pouvait qu'aujourd'hui! Et je te les ai apportées aujourd'hui.

C'est bon. Allez, on descend ces dames-jeannes.

Simone, donne-nous un coup de main! Qu'est-ce tu fais là planté?

Pourquoi elle ne descend pas?

Parce que c'est une âme sensible comme toi.

Va couper des brindilles. Va, t'es pas capable.

Allez, elle est lourde celle-là. Un, deux... et trois.

On la descend à la cave, allez!

- Excuse! Mais qu'est-ce tu fais? - Rien.

Touche pas.

- Calme-toi, moi je te... - Moi je me calme pas.

La porcherie est à moi et toi tu ne dois pas toucher.

D'accord. Je me demandais seulement si vous aviez un cochonnet.

- Non, il s'est envolé. - Pourquoi?

Ça te regarde pas. Et puis ici tu peux pas rentrer

sinon tu vas salir tes chaussures neuves.

C'est tout plein de merde!

- Quel péquenaud! - Quels grand airs...

- Pardon? - Rien!

- Je t'ai bien entendu. - Moi aussi j'entends bien.

T'es pas sourd, mais t'es quand même un péquenaud.

- Toi tu te donnes des grands airs. - Tu ne me connais pas.

Masi ça se voit que tu te donnes des grands airs.

Ecoute, toi, tu n'es qu'un gamin

et moi, je ne me dispute pas avec les gamins.

- Et toi, tu es déjà une femme? - Moi j'ai 12 ans!

Si toi tu as 12 ans, moi je suis en deuxième.

Toi t' as pas plus que 9 ans.

Et après tout entre si tu veux entrer...

Vu que tu aimes tant la porcherie,

voyons si tu as le courage de faire ça,

de prendre du caca de cochon dans la main.

Sûr que je le fais.

C'est bon,

ça tu sais le faire, mais...

tu arrives à faire brûler une allumette.

Reste là, ne bouge pas, je vais chercher Lorenza.

D'un bout à l'autre sans la faire éteindre?

Ah! Rubino!

Mademoiselle, c'est l'heure d'y aller, il est déjà tard.

Voilà, j'arrive.

Rubino, mon ennemi n.1.

Mademoiselle, nettoyez-vous un peu,

comme ça vous n'y montez pas. - Oh, arrête un peu!

Vite, on y va. Monte.

Moi, je déteste Rubino.

ll l'installe derrière pour laisser la place à son coq.

ll le fait combattre dans les tournois des gitans clandestins.

ll l'a fait arriver exprès à la foire de l'agriculture de Saint Joseph.

Rubino disait qu'il ne croit pas à l'Homme Allumette.

Mais en tout cas, avec ses outils

il allait toujours détruire toutes les traces

et chercher mes signaux d'appel pour les disperser.

Puis il avait parsemé les territoires de pièges

pour désorienter l'HA et l'empêcher à jamais d'arriver.

ll avait créé un véritable élevage de phalènes dans sa cave.

ll les attirait en laissant la lumière allumée toute la nuit.

Puis le jour il fermait la porte pour qu'elles restent piégées.

Les pauvres phalènes étaient données en pâture à son coq de combat

comme si c'étaient des morceaux de sucre.

Les phalènes sont très dangereuses parce qu'elles effraient les lucioles.

En effet la poussière noire Sur leurs ailes

peut obscurcir la lumière des lucioles.

Et puis les phalènes se jettent sans le vouloir dans les flammes!

Peut-être que ce que Rubino voulait,

c'était de faire mourir toutes les phalènes

sur la torche de l'Homme Allumette.

Tous ces morts le feraient fuir.

Pour égarer l'Homme Allumette qui s'oriente

non seulement avec les étoiles mais aussi avec les champs magnétiques,

il avait parsemé les bois d'aimants pris à une casse.

Et ce n'étaient là que quelques-unes

parmi les traces infinies que j'avais découvertes.

Je devais absolument m'organiser pour éviter tout problème.

Au poteau-roue je devais contrôler la réponse à ma lettre.

Je devais à nouveau me libérer.

Si mon père m'avait découvert, il m'aurait tapé dessus à tour de bras.

Si mon père se réveillait,

il m'attacherait comme le chien de Pinocchio.

Allô, Rubino à l'appareil.

Ciao Rubino, c'est moi, Paola.

Ciao, Paola.

- Je pourrais parler avec Lorenza? - Oui, attends, je te l'appelle.

Lorenza m'a dit que tu es un garçon vraiment très mignon.

- Merci! - J'ai hâte de te connaître.

- Attends je te l'appelle. - Merci bien.

- Lorenza! - Me voilà.

- Allô... - Ciao, c'est moi, Simone.

Si t'es pas une crâneuse, viens à la haie,

à la limite du terrain de Rubino.

Moi j'arrive en vélo.

- Ciao! - Ciao!

Alors t'es pas une crâneuse.

Excuse-moi si je suis en retard, mais j'ai dû aider mon père.

Ça fait un bon bout que j'attends!

Tu as apporté ce que tu devais me faire voir?

Oui, j'ai tout apporté. Je vais te les faire voir.

Ça c'est un de mes objets préférés, en effet il est tout abîmé.

Je m'en suis beaucoup servi. C'est une raclette

et je m'en sers pour creuser et trouver les traces, comme ça.

Et après c'est tout...

- Et là, qu'est-ce qu'il y a? - Ça?

Attends, tu vas voir.

Voilà la carte de tous les lieux que j'ai explorés.

Ah oui, oui, oui.

Tu sais comment les lucioles sont nées?

Non.

Et pourquoi il y a tant d'étoiles dans le ciel

même si elles n'arrêtent pas de tomber?

Non.

ll y a très longtemps l'Homme Allumette descendit de la lune sur la terre.

ll avait pour tâche d'allumer toutes les étoiles du ciel.

Pour les allumer toutes en une seule nuit,

l'Homme Allumette alla parler avec tous les êtres vivants,

il demanda aux animaux de rester en silence

et de ne pas le déranger cette nuit.

Le soleil donc ne se réveillait pas.

Mais le roi des coqs le trahit

et commença à chanter trop tôt

et réveilla tout le monde.

L'Homme Allumette hait les coqs

parce qu'ils chantent quand il fait jour.

Quand il s'en alla, les tisons de feu qui tombaient de sa torche

firent naître les lucioles.

- Tu veux me faire croire que tout dépend de lui? - C'est exact.

Et puis le flambeau de l'Homme Allumette

est fait avec la queue de milliers d'étoiles filantes.

Voilà pourquoi si tu le vois,

quel que soit ton souhait, il sera exaucé.

N'oublie pas : quel que soit ton souhait, il sera exaucé.

Ton souhait sera exaucé, quel qu'il soit.

Monte!

- Ecoute... - Hein?

- Et ta maman? - Elle est morte.

- Tu as faim? - Oui, un peu.

Regarde un peu ce que j'ai apporté.

- C'est quoi? - T'en a jamais goûté?

- Non. - Ce sont des pêches au sirop.

Attention, ça coule.

Bon appétit.

- Ne ris pas, elles sont bonnes. - C'est dégoûtant! Pouah!

- Pourquoi tu la craches? - Tu peux te la reprendre!

Mais tu es folle? Elles sont délicieuses.

Nous étions assis au poteau-roue, c'était vendredi 10 août, à 16h42.

Lorenza était près de moi et elle riait.

Nous avions parcouru à pied et en vélo 10 km,

ou plutôt 2,5 km.

Elle était tout près de moi, je pouvais voir ses yeux de près.

Je crois vraiment qu'avec l'histoire de l'Homme Allumette

j'avais presque réussi à l'intriguer.

Lorenza, que tu avais de beaux yeux!

Dans les Abruzzes on n'avait jamais vu une fille comme ça.

Elles étaient toutes moches comme les moutons de papa.

Avec des yeux de poulet déprimés.

Quand j'étais près de toi je ne sais pas ce qui m'arrivait.

J'en avais le souffle coupé tellement tu me plaisais.

Si j'appuyais une main parterre,

en me déplaçant je pouvais presque te toucher.

Toi au contraire tu étais autre chose.

Toi, les choses que je disais, tu les trouvais vraiment intéressantes.

Ou alors tu t'ennuyais...

Je ne sais pas. Peut-être que tu faisais semblant.

Bof.

Tu vois...

Oh, zut! Mon cousin va râler! Je dois y aller.

- Attends, je t'accompagne. - ll est très tard.

Non, ça ne fait rien, je dois courir.

Et alors...

Ciao.

- Ciao. - Ciao!

POUVONS-NOUS MlEUX NOUS CONNAlTRE? RÉPONDS: OUl - NON

ClAO, HOMME ALLUMETTE, JE SUlS SlMONE. VOlLÀ MA MÉRE

Simone, où dois-je appuyer?

Mets-la comme ça, c'est mieux, papa.

Que personne ne bouge!

Cet après-midi tu devais m'aider à la maison

et pas d'aller te promener où tu veux.

- Mais moi... - Je me fous de savoir où tu es allé.

- Donne-moi les pêches. - Les pêches?

Les pêches au sirop.

Ne me dis pas que tu les as mangées?

Ce garnement les a mangées!

Ces pêches avaient plus de 13 ans!

C'est ta grand'mère qui me les avait faites quand j'ai épousé ta mère.

T'as pas senti qu'elles avaient un drôle de goût?

- Moi je ne savais... - T'es vraiment un crétin!

Viens ici que je t'attache à la corde cette fois.

Sacré Simone, viens ici tout de suite.

- Je compte jusqu'à trois. - Non...

- Je t'attache à la corde. Un! - Non!

Deux! J'ai dit de venir tout de suite ici.

C'est bon, tu l'auras voulu. Et trois!

Simone!

Simone!

Je t'en supplie, la prochaine fois je te les apporte les graines.

Je t'en supplie.

Tenez-vous bien il y a des trous.

On arrive à la renardière et on bat le record.

Doucement!

Vous allez voir, tenez-vous bien!

Vas-y, papa, ne freine pas! Mets plein gaz!

Samedi 11 août. ll manque 1 jour.

Amener Lorenza à la renardière et contrôler les œufs.

Ce jour-là mon père avait été appelé pour faire le maïs

chez Vituccio di Pechinillo,

un ami de vieille date de papa.

Avant de s'en aller, mon père m'a fait jurer sur la tête de Mort

que pour rien au monde,

j'aurais dû laisser la maison, pour aucune raison au monde!

Parce que quelqu'un en son absence devait donner à manger aux bêtes.

ll n'y avait rien à barboter chez nous

tout au plus, il n'y avait que les bêtes,

mais il fallait un camion tellement grand

qu'il ne rentrait pas devant la maison. - Allons voler chez Simone!

lnutile! ll faut un camion plus grand.

J'organisai une partie de cache-cache fantastique.

ll y avait aussi Lorenza qui avait l'air de s'amuser.

Pendant que Dina comptait,

Lorenza et moi cherchions de nous cacher le mieux qu'on pouvait.

Giulio avait déjà disparu dans l'obscurité,

mais je suis sûr qu'il s'était couché les yeux fermés à l'ombre de la maison.

Dina commença à nous chercher et Pour peu elle ne nous a pas découverts.

Lorenza et moi, nous allions courir à la base.

J'entends des pas.

Tu veux venir avec moi à la renardière?

Mais avant que l'un de nous ne bouge,

Armand l'Armoire déracina la plante et courut, courut...

Tout le monde est délivré!

Je pensai alors :

''ll y a des choses beaucoup plus importantes à faire.''

ll fallait désamorcer tous les pièges de Rubino.

On se dispersa surtout le territoire.

Pendant que Armand l'Armoire avançait dans le bois

et qu'avec son collier de fer

il cherchait de trouver tous les aimants disséminés par Rubino,

Dina et Giulio cherchaient une solution pour l'élevage des phalènes.

lls entraient en cachette dans la cave de Rubino

en les faisant toutes s'échapper.

Armand qui avait ramassé tous les aimants

me dit que quelqu'un avait pris une de mes lettres,

peut-être l'Homme Allumette lui-même.

ll y avait des signes clairs de son gant anti-feu.

Mais était-il possible que l'Homme Allumette soit arrivé,

et moi je ne m'en étais pas aperçu?

Si l'Homme Allumette était déjà venu,

pourquoi n'est-il pas passé chez moi?

Peut-être il n'avait pas entendu mes appels?

Je ne savais pas quoi faire.

La seule personne qui pouvait m'éclairer sur cette histoire

c'était Ocram, mon ami à l'envers.

Voilà! Regarde un peu.

- Passe-moi la raclette. - C'est quoi une raclette?

C'est ce truc arrondi, qui tourne.

Là, il y a eu une bataille récemment. Oui.

Oui.

- C'est ça la raclette? - Oui, c'est là, tu vois?

Ça c'est l'Homme Allumette, il les a réduits en cendres.

Et là tout autour il devrait y avoir encore des brûlures.

- C'est ça? - Oui, les voilà!

Là, tu vois? Regarde un peu...

- Les coqs sont ses seuls ennemis. - Pourquoi?

Regarde, voilà le pourquoi.

Fais voir.

Tu vois?

Lui... Tu vois ce trou?

Parce que lui il y enfonce un croc et il le boit comme ça.

Compris?

Voilà... et il boit tous les oeufs de poule.

- Prends la musette. - Ah, merci.

Qui sait si l'homme Allumette viendra cette nuit.

Simone, sortons, la meule de paille bouge.

- Vas-y, moi je contrôle. - D'accord.

Lorenza est ok, elle a bien passé l'épreuve.

Simone, qu'est-ce que tu fais? Dépêche-toi!

Oui, voilà. Je contrôle juste une chose.

Qu'est-ce que tu veux dire? J'ai pas compris.

Elle peut voir l'Homme Allumette.

Donne-lui une glace.

Et où je la trouve, une glace?

Je m'en occupe.

Tout va bien là-bas?

C'est bon, maintenant vas-y! Ciao ciao.

Allez, Simone! Je m'ennuie là-dehors.

Me voilà! Regarde ce que je t'ai apporté.

Mais où l'as-tu pris?

C'est un ami qui me l'a donné, Ocram, celui qui vit à l'envers

celui qui est né vieux et qui mourra jeune!

- Pourquoi ne m'as-tu pas appelé? - Je pouvais pas.

Lui, il déteste les femmes depuis qu'il était vieux.

Mon ami Ocram m'a dit que l'Homme Allumette devait encore arriver,

mais pour l'empêcher de s'enfuir,

je devrais conjurer le danger le plus grand :

clouer le bec à ce coq qui chantait tout le jour et même en pleine nuit.

ll m'a dit que Lorenza lui plaisait beaucoup

et il m'a donné un cadeau pour elle.

- Papa, qu'est-ce qui s'est passé? - Ça suffit avec toutes tes conneries!

Maintenant tout ce bazar, je le jette!

Hop! T'as compris? Ça suffit, j'en peux plus!

Tu vas voir.

ll est où? ll est où l'Homme Allumette?

- Pourquoi? - Parce que! Dis-moi où il est!

- Qu'est-ce que tu veux faire? - Tu vas voir.

- Dis-moi où il est! - Là.

- Là-haut on voit pas. - Derrière.

Où est-il?

- Là derrière. - Voilà, le voilà!

Maintenant tu vas voir ce que j'en fais de toutes ces peluches.

- Tu vas voir. - Non, allons, papa...

Non, c'est moi qui le dit!

Papa n'était pas méchant, mais il avait peur.

ll avait peur qu'il m'arrive quelque chose à moi aussi.

C'est pour ça qu'il se comportait comme ça.

Demain c'est le 12 août.

Je rencontrerai l'HA à la renardière avec Lorenza.

On sent encore l'odeur!

lci, il y a cinq ans, il n'y avait que des poules.

Oui, mais ça pue.

Attends!

Non, ça peut pas être lui.

Pourquoi? ll ne peut pas venir le jour?

lmpossible. Moi j'ai laissé un million d'indices.

J'ai suivi toutes les traces, je l'attends depuis 5 ans

et il est impossible qu'il arrive durant le jour.

Dis, quand il entre, tu dois lui faire une photo.

On fait un essai :

toi tu te mets là

et moi je suis ici.

Voilà, lui il entre par là.

Fais-la comme ça parce qu'il est grand, tu le prends mieux.

Salut, Homme Allumette, serre-moi la main.

Vas-y, prends la photo!

Parfait!

Homme Allumette, je t'aurai!

pourrait même passer par ici.

Tu le veux maintenant ton jus de fruit?

Oui, merci.

Tu me tiens ça s'il te plaît?

- Ça c'est mieux que les pêches. - J'ai entendu un bruit, toi aussi?

Ocram, c'est toi? Ocram?

Non, il n'y a personne.

Rubino, arrête!

- Tu ne dois plus venir ici! - Laisse tomber, Lorenza.

Tu es toujours aussi bête et arrogant.

Si ta mère n'avait pas été idiote, elle n'aurait pas eu un cancer!

- Ne te permets plus de parler mal de ma mère. - Ta gueule!

Pendant que j'étais parterre,

je m'aperçus que le pire devait encore arriver.

Le coq de Rubino s'approchait d'un air menaçant,

j'avais le cœur qui battait à tout rompre.

J'étais seul, avec devant moi un coq d'au moins 5 mètres.

ll n'y avait aucune issue.

Ce coq aurait pu déchiqueter mon corps en un seul coup,

me briser comme une brindille, comme un ver dans la cour.

Un filet de sueur dégoulinait sur mon front,

mais en tombant parterre il fit une flaque.

Alors ce n'était peut-être pas de la sueur

que j'avais au-dessous de moi.

Et cela pendant un moment m'éloigna du coq.

Le rire fou de Rubino me résonnait dans les oreilles.

On aurait dit un diable sorti de l'enfer.

Quand dans le ciel, à cheval de Nino, je vis mes amis.

Le premier à descendre fut Armand qui courut comme Mennea.

Armand faisait du Karaté :

il appliqua en un instant tous les coups qu'il connaissait

et le coq vola jusqu'au Pôle Nord.

Dina la Lampe apparaissait et disparaissait

en donnant des coups de pied avec la pointe de ses chaussures

sur les genoux de Rubino.

Giulio Tout noir le jeta à terre avec un coup de Antonio lnoki

qui le fit dormir jusqu'à la Noël.

Alors je repris courage,

je sautai durant dix secondes sur les côtes de Rubino

et il commença à pleurer sans avoir plus le courage de bouger.

A la fin il se rendit.

Lorenza était orgueilleuse de moi et de mes amis.

Pour fêter la victoire nous fîmes un Dernier tour triomphal à bord de Nino.

Nous survolâmes tous les lieux et au comble de la joie

je serrai Lorenza fort contre moi et lui donnai un baiser.

A présent il ne nous restait plus qu'à attendre

l'arrivée de l'Homme Allumette.

Allons-y, Lorenza!

Tiens-toi bien!

- Qui lui a dit que nous étions là? - Tu dois te taire, compris?

- Bonsoir, Don Pietro. - Bonsoir.

Simone, rends-la-lui.

- Laisse tomber, papa. - Rends-lui la gifle!

Ça ne fait rien...

Rends-lui cette baffe, comme ça, la main ouverte.

- C'est moi qui l'ai provoqué. - Comme ça, tu dois la lui donner!

- ll n'y a pas de problème. - Alors rentrons à la maison!

- Laisse-moi. - Quoi laisse-moi?

- Je rentre à pied. - Où vas-tu à pied?

- Avec qui tu rentres? Avec elle? - Oui. - Et alors vas-y!

Dans une demi-heure je veux te voir à la maison.

- Au revoir. - Au revoir!

Et toi pense à rentrer tôt, compris?

Quel beau couple...

- Ciao, papa. - Ciao.

J'ai dit à Rubino que vous venez dîner chez moi.

- Bon. - Mais montez en vitesse

parce que je dois passer chez l'épicier, j'ai rien dans le frigo!

En vitesse!

Mettez-vous tous les deux devant!

On va manger!

LES ''GlRELLE''

Délicieux, je n'ai jamais aussi bien dîné.

Non? Ça te plaît?

En somme...

Simone m'a dit que... tu vas à l'école primaire.

Oui, je vais à l'lnternational Primary School.

Comment? Répète voir...

L'lnternational Primary School.

Et qu'est-ce que tu veux être? Professeur de langues?

Non... Je n'avais pas l'intention d'enseigner.

Et alors pourquoi ton père, ta mère te font aller à l'école?

Je comprends pas.

Parce que... parce que...

ça leur fait plaisir que je sache des choses,

que je sache lire, et puis ça me plaît. - Ah, ça te plaît...

Et puis j'aime aussi Etudier Baudelaire.

Bole... Bo...?

Baudelaire!

Ah, le poète français.

Je sais, celui qui parlait des fleurs maudits.

Tu vois que je le connais...

J'ai pas fait beaucoup d'études

et lui il se moque toujours de son papa,

mais ma femme, sa mère...

elle me disait toujours les poésies de ces poètes français

tandis que lui il s'en allait jouer.

C'était pas Baudelaire, c'était Rimbaud.

- Où sont les toilettes? - Quoi?

- Les toilettes, le cabinet. - Le cabinet?

Tu vas là dans le couloir, toujours tout droit,

au fond, la porte au fond, la lumière est... à droite.

A droite.

- C'était pas Baudelaire. - Et qui c'était?

C'était l'autre!

Et c'est qui l'autre?

Rimbaud!

On s'en fout!

Mais dis-moi...

- Alors ça y est, Simone. Pas vrai? - Quoi, ça y est?

Sûr, tu l'as choisie bien raffinée, hein?

Mais je te comprends,

ta mère aussi était raffinée

on aurait dit une étrangère. - Mais si elle était des Abruzzes!

Une étrangère dans le sens que moi je suis de la campagne,

pour moi c'était une étrangère.

Alors, dis-moi plutôt...

- C'est joué? - Qu'est-ce tu veux dire?

Tu l'as garé ta bagnole?

Arrête, papa!

Je sais, mais tu dois pas te gêner avec papa.

Moi aussi à ton âge je ne...

J'étais timide avec les femmes, avec les filles.

Tu sais comment t'y prendre? Ecoute-moi, pose ce machin.

La fille tu dois la prendre là.

Là par les hanches, compris? Bien fort, comme un homme.

Les femmes, elles parlent, parlent, parlent...

Laisse-les parler.

Après, dès qu'elle se tait, toi tu lui donnes un baiser.

Comme ça, compris? Comme ça, fais voir.

Ferme les yeux, c'est plus beau.

- Non, pas comme ça... plus... - Mais papa, j'ai 11 ans!

- Et alors? - C'est fait.

- Salut. - Désolé.

Je t'en prie.

Et comme ça...

Bravo, Simone.

Baisse-toi, viens.

Suis-moi et reste près de moi, il y a des rats.

Simone, mais...

Chut!

Voilà on y est, on est presque arrivés.

Le papillon de soie, quand je l'ai trouvé, il sentait le mazout.

Ça m'a fait comprendre que la peau de l'Homme Allumette

SON NOEUD PAPlLLON

PHOTOGRAPHlÉ À NOUVEAU DANS LES BOlS PRÉS DE LA RENARDIÉRE

VOILÀ L'HOMME ALLUMETTE

Ma mère m'a toujours dit

qu'il n'arrive que quand la lune est en forme de croissant.

Si on rassemble ces choses, regarde,

c'est précisément aujourd'hui, ce soir.

ll sera là sur la colline devant la Renardière.

Zut, elle est fermée. ll ne nous manquait plus que ça.

Et maintenant, où sont les clés?

Elles sont peut-être à la cave. Moi je le sais, allons-y.

Lorenza, mais il n'y a pas de lumière ici?

Une ampoule? Pour allumer la lumière?

Oui, la voilà, mais...

si on l'allume, c'est la fin.

Parce que mon oncle pourrait nous découvrir.

Alors non, il vaut mieux pas. Fais attention :

si on voit quelqu'un qui pourrait nous découvrir,

il faut rester immobile comme les caméléons du Nil, comme ça, tu vois?

Comme ça.

- Simone... - Qui est-ce?

Ciao, Simone.

Ciao Giulio, mais qu'est-ce tu fais là?

Je passais par les coins sombres et je me suis retrouvé ici.

Lorenza, lui c'est Giulio, un ami à moi, je te le présente.

Ciao, Lorenza.

Lui, c'est le frère de Dina la Lampe.

Pourquoi tu t'appelles Giulio Tout Noir?

Parce que je reste toujours dans le noir

et mon visage est toujours dans l'obscurité.

Mais tu portes des lunettes?

Oui, j'y vois pas très bien.

- ll n'a pas peur du noir? - Giulio, t'as pas peur du noir?

Non, moi j'ai pas peur du noir.

La seule chose qui me fait peur, c'est de rencontrer ma mère

qui m'a abandonné sous le lit de la chambre de Simone

quand j'étais très petit.

Oui, moi je l'ai appelé Giulio Tout Noir.

Ecoutez les gars, ne passez pas de ce côté-là, faites attention.

Rubino a posé une série de pièges.

Entendu. Merci Giulio, à la prochaine.

Ciao, Simone

et bonne chance avec l'Homme Allumette.

Ça devrait être là.

La clé est dans le vase cassé, tu la vois?

Oui, oui...

la voilà.

Allez, la sortie est par ici.

Tu as vu Giulio? Qualité supérieure, hein?

La voilà.

Approchons-nous tout doucement...

parce que s'il commence à chanter maintenant,

Rubino se réveille.

ll le fait dormir sur son blouson, tu vois?

ll est vraiment fou.

Reste tranquille, hein...

Toi au moins aide-nous.

Serre-le fort.

Comme ça tu ne chanteras pas à la lumière de son feu!

Ciao.

Parfait!

Toi tu l'as un désir pour quand l'Homme Allumette arrive?

Quand il s'approche tu peux même lui demander

de venir vivre ici avec nous. Ce serait magnifique!

Arrête!

Toi, qu'est-ce que tu lui demanderas?

Rien. ll suffit que mon père voie la photo.

Oui, mais...

Mais que veux-tu lui demander pour toi?

Je désire que lui le voit et moi je serai content.

C'est tout.

Mais... ton père n'était pas méchant?

Non!

Baisse-toi.

Attends, regarde un peu là, écoute.

- Tu l'entends ce petit bruit? - Oui, je l'entends.

Voilà Nino qui lui montre le chemin et l'amènera ici.

Vas-y, Nino. Allez, vas-y!

Vas-y, Nino. Allez, allez!

Regarde derrière la colline, la fumée du flambeau, il arrive!

L'Homme Allumette arrive!

Oh non!

Le coq s'est libéré. C'est la fin!

Tout va finir, non!

Zut, ne t'en va pas!

Homme Allumette... on est là!

Si j'avais vu l'Homme Allumette,

j'aurais pu lui demander qu'on soit encore tous heureux,

comme quand maman était là. Et au lieu de ça...

le coq commença à chanter et l'Homme Allumette n'est plus arrivé.

Salut tonton, je suis pressé! Tu pourrais me donner le disque?

Du calme, Simone. Je suis en train d'écouter de la belle musique.

Tonton Disque, tu t'es trompé. Tu as mis un disque de femme!

Je vais te mettre un disque en français.

Mais Lorenza est en train de partir, s'il te plaît, mon oncle.

Ecoute, ça c'est la petite maison de la prairie.

Écoute ça. Ça, c'est de la musique.

S'il te plaît, c'est beau le français, mais moi je dois y aller.

Alors je t'en fais écouter un en espagnol.

Ça, c'est ''La Cucaracha'' de Manuel Escobar.

Écoute comment il chante.

Écoute la musique.

Tonton Disque, il faut que j'y aille.

C'est beau l'espagnol, mais moi j'ai besoin du disque.

Je vais te le faire apparaître. D'accord?

Regarde, là il n'y a rien.

Et maintenant... Abracadabra et...

je vais te faire un tour de magie.

Abracadabra, Abracadabra, Abracadabra...

Et maintenant... fais attention.

Regarde, regarde!

Le voilà ton disque!

Merci tonton, à la prochaine!

Ciao, Simone.

J'ai peut-être exagéré un peu.

- Lorenza, Lorenza! - Ciao!

Mais tu arrives en retard...

Je sais, mais j'avais un tas de choses à faire.

Alors je ne compte rien pour toi?

Tu rigoles?

Pour moi ça compte. Mais j'avais quelque chose à prendre.

C'est pour ça que je suis en retard.

Et bien, on se voit l'été prochain.

- D'accord, ciao. - Ciao.

Tu devais peut-être me dire quelque chose?

Moi je...

voulais te dire...

Lorenza?

Lorenza, il faut y aller. ll est tard, il faut partir.

Me voilà Rubino, va t'en.

- Dépêche-toi. - Oui!

Qu'est-ce qu'il peut être barbant, ton cousin.

Je sais, c'est un casse pied.

Et bien...

Alors on se voit, je sais pas...

Bien, ciao.

Lorenza, je voulais te dire que tu es très belle

et que je voulais t'embrasser.

Lorenza, je voulais te dire que tu es très belle

et que je voulais t'embrasser.

Quand tu frappes un type

fais voir comment tu mets ton poing?

Pas comme ça, tu te casses un doigt!

Comme ça, tu dois le mettre.

Puis tu lui donnes un coup à la gorge, comme ça il meurt tout de suite.

Puis tu lui prends le bras.

Tu me fais mal.

Et tu dois pas tomber tout se suite.

Jamais tourner le dos à ton adversaire, sinon le type il te saute dessus.

Je me souviens une fois à l'école, quand j'étais...

Elle est pas là ta petite amie aujourd'hui, hein?

Hé!

- Alors, Rubino, comment vas-tu? - Bonjour, Don Pietro.

- Très bien, merci. - Sacré Rubino!

Attends, je vais te chercher les papiers.

Viens un peu que je te fais voir quelque chose.

Terrible! Qu'est-ce que c'est, une 750?

C'est du sérieux.

Ce crétin, ça fait deux ans qu'il s'en sert pas.

Quelle cylindrée ça doit être?

Une deux litres peut-être, je sais pas.

De tout façon...

tu vois ce type, Pietro?

Depuis que sa femme est morte il comprend plus que dalle,

il est devenu gâteux.

Tu sais les dégâts qu'il fait? Si c'était pas pour mon père,

il y a longtemps qu'on l'aurait chassé de son boulot.

Et sans parler de son fils, plus crétin que son père.

Quel imbécile...

Un de ces jours, je pense que je vais la voler cette moto.

En plus des problèmes qu'il a, Don Pietro,

il doit aussi s'occuper des bêtises de son fils.

Casse-lui les os et tu vas voir comme il grandit.

Celui-là c'est tout sa mère.

ll est si bête qu'il croit que l'Homme Allumette répond à ses lettres.

Homme Allumette, je t'aurai.

Homme Allumette, où es-tu?

Maman, attends-moi.

- Homme Allumette, où es-tu? - Maman, maman, où es-tu?

Viens, je suis là!

Viens, je suis là.

Maman!

Je suis là.

Viens, Simone!

Où es-tu?

Je suis là.

- Attends! - Me voilà!

Attends!

Me voilà! Regarde ce que j'ai trouvé.

Regarde.

L'Homme Allumette mange les écorces.

L'Homme Allumette mange les écorces.

C'est vrai.

ll y a des oeufs de poule avec un trou au milieu.

- C'est là qu'il aspire le jaune de l'œuf! - C'est vrai.

Regarde!

- Regarde, il passe par là! - Où?

Maman, je ne le vois pas, où est-il?

- ll est là! - L'Homme Allumette n'existe pas!

Simone, tu es vraiment sûr? Parce qu'après...

Fais attention en allumant, il y a beaucoup de mazout.

Maman...

J'aurais fait n'importe quoi pour te garder avec moi

et ne plus jamais te quitter.

Pardonne-moi si je n'y ai pas réussi.

Tu me manques beaucoup!

Simone! Simone!

Viens vite! Viens voir!

Simone, Simone!

L'HOMME ALLUMETTE

CE FlLM EST DÉDlÉ À CARLA ET MORGANA. +-+-+-+-+-+-+-+-+-+-+-+-+-+-+-+-+-+-+-+-+-+-+-+-+ + T h e

D e a f

B o y s

F o r

B o y s

G r o u p + +-+-+-+-+-+-+-+-+-+-+-+-+-+-+-+-+-+-+-+-+-+-+-+-+ E N J O Y this SRT SUBTITLE R e l e a s e http://www.imdb.com/title/tt1339687 L'uomo Fiammifero - L'homme Allumette (2009) Français.srt FPS: 25.000 With special thanks to: "make" +-+-+-+-+-+-+-+-+-+-+-+-+-+-+-+-+-+-+-+-+-+-+-+-+ + T h e

D e a f

B o y s

F o r

B o y s

G r o u p + +-+-+-+-+-+-+-+-+-+-+-+-+-+-+-+-+-+-+-+-+-+-+-+-+ We want more subtitles right NOW! 1) ALL DVD's to be subtitled. 2) ALL VIDEO GAMES to be subtitled. 3) ALL videos/DVD's used in lessons at school to be subtitled. 4) More pre-recorded & live subtitles on TV. ____ __ ___ __ ___ __ __ / / _ / ) _ _ (_ / _) _ (_ _ / _) _ / _ _ ( /) (- /(_ / (- ( / / /(_) () (/ _) / () / /(_) () (/ _) (__) / () (/ /) - Bringing you free subtitles / Online / Since 1993 - / - Africa

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