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Au début du 18ème, l'Europe est déchirée par le guerre : succession au trône d'Espagne, conflits entre la Suède et la Russie, remous au Moyen Orient sous domination turque depuis 200 ans.
L'Asie Centrale n'est pas épargnée. Suite à des guerres intestines au sein de la Grande Horde, les Dzoungars envahissent les steppes du Kazakhstan et détruisent tout sur leur passage.
Chut !
Viens voir, Zhomart.
Des Dzoungars.
Vous trois, montez.
Sauvons-nous.
Sauvons-nous.
Vite !
Zhomart, relève-toi !
En plein dans le mille.
C'était un enfant. Pourquoi as-tu fait ça ?
Ça suffit ! En route.
Aujourd'hui, un enfant. Demain, un guerrier.
Allez !
Rassemblez tout le monde !
- Père ! - Libérez les enfants et les vieux.
C'est notre terre, désormais.
Sauvez votre peau.
Abandonnez votre bétail
et vos terres, et disparaissez !
Père ! Père !
Père !
Fumiers !
Venez vous battre.
Allez, venez !
Boucle-la !
Papa ! Papa !
Sartai !
Sartai, sauve-toi ! Vite !
Aibek !
Emmène-le.
Maman !
Sartai, viens !
Korlan, Sartai, dépêchez-vous.
Sauvez-vous. Vite !
Myn Bala
Les Guerriers de la Steppe
7 Ans Plus Tard
- Aibek, c'est Sartai. - Il est de retour !
Hourra, il est revenu.
Comment ça va ?
On a rapporté un maral.
Taimas !
Mon fils !
Nous sommes revenus.
- Tout va bien ? - Viens, mon fils.
Bonjour, grand-père.
Bonjour, mon grand.
- Ça va ? - Oui.
Et toi ? La chasse a été bonne ?
Oui. On a attrapé un maral.
Mes bons garçons.
Personne ne vous a vus ?
Non. On a ouvert l'œil, comme tu nous l'as appris.
Mais si on avait croisé l'ennemi, on avait nos flèches.
C'est bien.
Bravo, Sartai.
Tu es excellent cavalier.
- Bravo, Taimas ! - Quelle force !
Poussant un hurlement, le géant Karaman frappa
le bouclier d'Alpamis.
Ce dernier esquiva le coup
et fendit le crâne du géant comme une noix.
Devant ce spectacle, l'ennemi prit la fuite.
Depuis, le seul nom d'Alpamis
suffit à faire trembler l'ennemi.
Grand-père, si Alpamis était encore de ce monde,
les Dzoungars ne nous embêteraient pas.
Tu sais, Aibek...
il reste de valeureux Kazakhs capables de leur tenir tête.
Je regrette simplement
qu'ils ne soient pas plus unis.
Je te l'avais dit, pas l'ombre d'un Dzoungar.
Notre steppe est si belle.
J'en ai assez de me cacher comme une souris.
Voilà qui est parlé comme un homme.
Essaie de me rattraper !
C'est encore Taimas qui vous a entraînés.
Je sais que vous êtes allés jusque dans la steppe.
Vous n'avez pas eu d'ennuis, au moins ?
Grand-père, arrête de nous sermonner.
On n'est plus des enfants.
Korlan est déjà une femme.
Taimas n'a rien fait. On n'est pas fous.
D'accord, ne t'énerve pas.
Vous prétendez être grands, c'est bien ça ?
Dans ce cas,
je vous emmènerai à la fête du printemps, demain.
Mes enfants...
voici un village kazakh.
J'espère que vous vous en souvenez.
Allons chercher de la viande.
Et maintenant, un combat
entre votre petit-fils et Sanzhar.
Du nerf !
Sanzhar a gagné !
Ne vous attardez pas.
- Ne t'inquiète pas ! - Je serai là-bas.
Rakhymzhan, ce n'est pas Nazar, là-bas ?
Va accueillir nos hôtes.
Il y a une jeune fille. Fais-la asseoir avec les jeunes.
Bienvenue, mon ami !
Je te remercie, mon ami. Bonne fête du printemps.
Bonjour.
Venez manger avec nous.
Vas-y, on te rejoint.
Votre attention à tous. Qui veut affronter ce garçon ?
La récompense sera décernée
par Kassym,
fils de Rakhymzhan qui a organisé cette fête.
Alors, qui veut se battre ?
Celui qui remportera le combat
recevra ce manteau brodé.
Venez tenter votre chance.
Le voilà, votre héros. Allez, vas-y !
C'est bien. Venez. Ça, c'est un vrai héros.
Ils sont avec moi.
Il va se faire battre.
Vous allez voir.
Vous pouvez y aller !
Allez, Sartai.
Regardez-moi ça.
Je ne connais pas son nom,
mais il a gagné.
- Ils sont drôlement forts. - Et ils sont gentils.
Servez-vous.
Je ne vous connais pas. D'où êtes-vous ?
Nous sommes kazakhs, ça devrait te suffire.
Lui, c'est Sartai et moi, Taimas.
On vit loin d'ici. C'est pour ça qu'on s'est jamais vus.
C'est qui, cette fille ?
Elle...
c'est la sœur de Kassym.
Je vais affronter un de tes amis.
Si je gagne,
tu me présenteras ta sœur.
Tiens, voilà Ayur.
- Zere, va dans la yourte du fond. - Bien.
Sois le bienvenu, brave Ayur. Viens donc te rafraîchir.
Attachez leurs chevaux.
Nous chevauchons depuis hier.
La fête bat son plein ?
Entre.
Préparez de la nourriture.
Kassym, viens là.
Allez, vous, filez.
Partons d'ici.
Tiens, reprends-le.
Il est insolent et en plus, méprisant.
Assez !
Pourquoi cette dispute ?
Je connais un homme qui évite les Dzoungars.
Mais son cœur
est libre.
Vous avez beau être libres, vous vivez comme des esclaves.
Nos hôtes nous attendent.
La nourriture est prête ? Apportez-la !
Grand-père, je ne comprends pas.
Pourquoi les accueille-t-il à bras ouverts ?
Qui sait ? Il a peut-être une idée derrière la tête.
Il veut protéger sa famille et son village.
À sa place, je les découperais en morceaux !
Surtout Ayur.
Il reluque nos filles.
C'est vrai.
Il tourne autour de la fille de Rakhymzhan depuis longtemps.
Oh là là !
Sois patiente, Korlan.
Ton tour viendra.
Et je serai le premier à te donner ma bénédiction.
D'où il sort ?
Autant la mettre au courant.
Korlan...
ne le dis à personne.
Hier soir, on a tué deux Dzoungars.
Allez, Sartai, achève-le.
Je vous en supplie, tuez-moi.
Pitié !
Nazar le sait ?
Non. Il faudra vivre caché encore longtemps ?
Korlan...
Il est temps de venger nos parents.
Je suis avec vous.
Nous nous battrons jusqu'à la mort.
Quoi qu'il arrive,
mort aux Dzoungars.
Je le jure.
Je le jure.
Ce soir, nous retournerons dans la steppe.
Ce sera bientôt prêt.
Va voir.
Il fallait nous réveiller.
Il n'est pas cuit, ton caillou ?
Tout va bien.
Viens, on s'en va.
Maman !
- Maman ! - Mon Dieu, qui est-ce ?
Qui êtes-vous ?
N'approchez pas.
Que veulent-ils ?
Pas si près.
Que voulez-vous ?
Partez.
Attends. Ne t'énerve pas.
D'où êtes-vous ?
Vous ne savez pas ?
Les Dzoungars ont tué les nôtres et chassé nos bêtes.
On a réussi à fuir.
On marche depuis des jours.
Des gens nous ont nourris en chemin,
mais ils se sont privés.
Venez avec nous.
Ce sera plus sûr.
Personne ne nous protège. On se débrouille tout seuls.
Ton nom ?
Sabit.
D'accord. Nous viendrons avec vous.
Le Sultan Abul Khair !
Bonjour et bienvenue, Sultan. Quel plaisir !
Soyez le bienvenu.
Bienvenue, Sultan. Entrez.
Vous êtes au courant de ce qui se passe dans la steppe ?
Chassés côté est,
les Dzoungars se rassemblent ici et se livrent à des pillages.
Il faut passer à l'attaque sans plus tarder.
L'hiver a affaibli leurs chevaux.
Notre peuple est prêt à se battre depuis longtemps.
Il ne reste qu'à nous assurer du soutien des chefs et des sultans.
Tes paroles contiennent
une amère vérité.
Si seulement les sultans pouvaient t'entendre.
Regardez !
Que vient-elle faire ici ?
Bon sang !
Vite, les chevaux.
Taimas !
Passons par le défilé.
- Ça fera un gros détour. - Tant pis.
Laissez-les. Ce sont des gamins.
Hé, petit.
Pose ton arc, tu n'as rien à craindre.
Qui es-tu ? D'où viens-tu ?
On a volé ces chevaux
à des Dzoungars. En échange, on voudrait
des armes et des habits. On cherche un village.
Braves garçons.
Ton nom ?
- Qui était ton père ? - Un guerrier.
Il est mort au combat.
Les Dzoungars ont tué nos pères et nos frères.
Je m'appelle Sartai. Et toi, qui es-tu ?
Je m'appelle Boribai et voici mes hommes.
Nous allons vers l'ouest.
Des troupes se rassemblent pour résister aux Dzoungars.
Venez avec nous.
Non.
On a d'autres combats.
Et il y a notre village.
Troquons les chevaux contre armes et habits.
Si vous nous donnez
ce que nous vous demandons,
nous vous rejoindrons peut-être.
Pas question.
La vengeance d'abord.
Entendu.
Prenez ce qu'il vous faut.
Ça y est, nous y sommes.
Dites-moi...
Où avez-vous trouvé ces chevaux ?
Ils vous ont suivis tout seuls ?
Et si vous vous étiez fait tuer pour avoir volé des chevaux ?
Pour tout dire,
on a déjà croisé des Dzoungars.
Et on est toujours en vie.
Conseille-nous au lieu de nous critiquer.
Du calme.
Occupez-vous de nourrir les chevaux.
Après, nous verrons.
Il s'énerve et s'en veut.
Pourquoi Rakhymzhan fait-il des courbettes aux Dzoungars ?
Qui est-ce ?
Un homme prêt à s'aplatir devant l'ennemi.
Je le méprise, mais sa fille est drôlement jolie.
Je me fiche de sa fille.
Retournons dans son village boire du lait de jument fermenté
et parler aux filles.
Mettons-nous en route dès demain.
Ce n'est pas grave qu'on ait fait un esclandre ?
Mais non. C'est ça, l'amitié entre hommes.
On ira s'excuser
et faire du gringue aux filles !
Soyez les bienvenus.
Venez vous asseoir.
Installez-vous là.
Ayan,
du lait de jument.
J'espère
ne pas vous avoir blessés
la dernière fois. Pardon si j'ai été dur.
Je n'ai nullement été blessé. Pardonnez-moi
si j'ai été grossier.
D'où êtes-vous ?
Et quel métier faites-vous ?
On gagne notre vie sur la route.
On vient du village de Nazar.
On est des guerriers. On combat l'ennemi.
Auzheke...
Chante-nous quelque chose.
Entendu. Donne-moi mon luth.
J'ai voyagé aux quatre coins du monde
J'ai emprunté d'innombrables chemins
J'ai croisé des guerriers forts comme des lions
J'ai vu des hommes défendre leur clan
Et un beau jour, je suis tombé sur un jeune coq
Qui se pavanait, torse bombé, devant ses poules
Mais lorsqu'un aigle a fondu sur lui
Il a perdu sa superbe et il ne resta de lui
Qu'un tas de plumes
Je ne joue pas du luth...
Sinon je vous aurais répondu.
Ne les écoute pas.
Nous répondrons
en tuant des Dzoungars
à travers la steppe.
Contrairement à certains,
nous n'invitons pas l'ennemi à notre table.
Que voulez-vous dire ?
Vous venez manger notre pain
et nous cracher au visage.
Mais attention,
il y a des limites.
Pourquoi ne hissez-vous pas le drapeau dzoungar
à la place du vôtre ?
C'en est trop !
Assez.
Mon cher, c'est la deuxième fois
que tu m'insultes.
Si vous n'étiez pas mes hôtes,
je vous flanquerais une bonne correction.
- Tu nous montres ton sabre ? - Non.
- Allez ! - Va au diable.
Hé, les gars !
Attendez !
Qu'est-ce que tu veux ?
Vous vous trompez.
Rakhymzhan est un homme généreux. Il prend soin des veuves
et des orphelins.
Il m'a recueilli chez lui.
Il m'a donné un toit.
Pourquoi prends-tu sa défense ?
Tu veux devenir un esclave dzoungar ?
Espèce d'ordure.
Tais-toi !
Je vais t'apprendre, moi.
Viens te battre si tu veux. Pourquoi restes-tu ?
Je ne suis pas d'ici.
J'enseigne aux enfants.
Mais je suis prêt à combattre l'ennemi, croyez-moi.
Alors choisis.
Viens avec nous ou reste avec les enfants.
Je vais chercher mes livres. Je ne m'en sépare pas.
D'accord.
Comment sortir de cette impasse ?
Chefs nationaux, voulez-vous être esclaves
toute votre vie ?
Grands Dieux, non !
Pourquoi mourir pour rien ?
Négocions avec l'empereur dzoungar.
Pas question !
Une réponse douce
apaise la colère. Faisons acte de repentance.
Nous sommes peu nombreux et notre terre est vaste.
Partageons-la avec les Dzoungars.
Pas question !
Que dit-il ?
Plutôt mourir.
C'est hors de question.
Des ennemis mortels ne peuvent être amis.
Une semelle ne peut être une manche.
Si aujourd'hui,
vous leur vendez vos terres,
demain, vous leur vendrez vos femmes
et vos enfants.
C'est vrai. Bien parlé.
Qui est prêt à mourir au combat ?
Oui, qui ?
Alors, qui ?
Réfléchissez.
Vous ne le regretterez pas.
Ce ne sont pas les Dzoungars,
c'est vous qui insultez notre drapeau.
Mes amis !
Du calme.
Tâchons de trouver un accord.
Mais il nous manque un chef.
Si nous unissons nos forces
et que nous partageons le même but,
nous obtiendrons l'indépendance.
Ça, c'est parlé !
Mon ami...
je n'attendais pas moins de toi.
Désormais,
c'est Abul Khair qui prendra la tête
de l'armée kazakh !
Vive Abul Khair.
Attendez.
Il aura pour bras droit Bogenbai Kanzhigaly.
Accordez-nous votre bénédiction, Tole Bi.
Que Dieu bénisse notre peuple
et lui donne la victoire.
Amen !
Mes amis,
l'heure du combat est arrivée !
En avant !
En avant !
Vous vous souvenez du fort d'Akzhar dont parlait Rakhymzhan ?
Les Dzoungars s'en servent
comme poste avancé.
Si on arrive à un de ces forts, ça les démoralisera pas mal.
Il faudra des armes et un canon pour détruire le fort.
- Comment y parvenir à cinq ? - Dont une fille.
Même si on ne prend pas le fort,
on leur fera peur.
Il faut en savoir plus.
Allons au marché de Shagal pour glaner des informations.
On partira demain.
Ils verront ce qu'on a dans le ventre.
Ils verront, ces parasites.
Korlan, Ilyas...
Attendez-nous ici.
Surveillez les armes.
Ça alors, un lion !
Du balai. Allez, éloignez-vous !
Dégagez !
Séparons-nous.
Ouvrez grand vos yeux et vos oreilles.
Ils sont coupables
d'avoir volé des chevaux et tué un Dzoungar.
En vertu de la loi dzoungare,
le juge a décidé que l'aîné des trois frères sera exécuté.
Ses frères seront vendus comme esclaves
et l'argent sera versé
à la famille de la victime.
Pauvre peuple kazakh.
Si je meurs, je serai un martyr.
Ne vous laissez pas faire !
Cette terre est à nous.
La terre kazakh !
Emmenez ces deux esclaves.
Avance !
Plus vite !
Attachez-les.
Qui sont-ils pour oser rendre la justice chez nous ?
Demain, 20 soldats escorteront le convoi d'esclaves.
Attaquons-les.
- Sais-tu qui est leur chef ? - Non. Qui ça ?
Ayur.
J'ai une idée.
Je sais qui pourra nous aider.
Mes amis,
si vous voulez être libres
et venger votre frère, écoutez-moi.
Cachez ça.
Demain, quand on attaquera
le convoi, poignardez les gardes.
Qui es-tu ?
Sartai.
Je suis kazakh, comme vous.
D'accord.
La liberté ou la mort.
Qu'est-ce que vous faites ?
Je vais vous apprendre, moi !
Je vous l'avais dit.
Vous êtes cernés.
Rendez-vous ou mourez.
Il dit que nous sommes cernés.
Battons-nous.
Savez-vous qui je suis ?
Je suis Ayur, le fils du guerrier Jonon.
Connaissez-vous le nom de cet homme ?
C'est Ayur, le fils du grand Jonon.
Viens te battre en duel.
Ils vous proposent un duel.
Que fais-tu ?
Pourquoi un duel ?
Je sais ce que je fais.
J'ai eu le dessus.
Je suis Sartai, vous entendez !
Laisse-les s'enfuir.
Hé, les Dzoungars,
allez annoncer la victoire de Sartai.
Tu arrives à déchiffrer ?
Fais voir.
Une lettre importante.
À qui l'apportais-tu ?
Épargnez-moi, et je vous le dirai.
Ils te pendront quand même
selon la loi dzoungare.
Donnez-moi simplement un cheval.
Bien joué, les amis.
Je suis Oussen et voici mon frère Assan.
On peut venir avec vous ? Vous ne serez pas déçus.
Alors ?
C'est d'accord.
Sartai, il veut bien nous parler de la lettre
si on le libère.
C'est important ?
Assez tergiversé. Tuez-le.
On n'est pas des assassins. Autant le faire parler.
Si tu refuses de le tuer, je m'en charge. Pousse-toi.
- Arrête, Taimas. - Lâche-moi.
Si on ne peut plus se faire justice,
à quoi bon tous les morts ?
N'emportez que les chevaux et les armes.
Inutile de se charger.
Depuis quand tu décides tout seul ?
Sartai a raison. Ne nous surchargeons pas.
Toi aussi, tu t'y mets.
On va te libérer.
J'apportais cette lettre à Akzhar.
C'est à un jour d'ici.
Très bien. Tu peux partir.
Tu es libre.
Ne nous attardons pas.
Tu crois que j'ai vexé Taimas ?
Laisse-le.
Tant pis s'il est vexé.
Du thé vert.
Comme il sent bon !
Les chevaux volés...
c'est bon pour les voleurs.
J'espère que ça se finira bien.
On ne les a pas volés.
On a attaqué un convoi dzoungar et sauvé nos frères.
Quand vivra-t-on libres ?
Les Dzoungars ! Les Dzoungars arrivent !
Ils arrivent !
Ils sont juste là.
Pourquoi cette hâte ?
Qu'y a-t-il ?
Jonon souhaiterait parler à Sartai.
S'il a quelque chose à lui dire,
je lui transmettrai.
Partons.
Très bien. Mais vous êtes prévenus.
Ce fort sera difficile à prendre.
Voici mon plan.
On les attire à l'extérieur.
Et on les tue entre ces deux collines.
Ensuite, ce sera facile d'entrer.
Si on les attaquait de nuit ?
On ne sait pas combien ils sont.
Jamais ils ne sortiront la nuit. Il faut faire ça en plein jour.
On en a les moyens.
Prenons ce risque.
C'est plus compliqué que voler des chevaux.
Il doit y avoir plus de 50 hommes là-dedans.
C'est un fort qui sert à stocker des armes.
- Il faut trouver un autre moyen. - Lequel ?
J'ai mon idée.
Attendez.
Venez.
Comment allez-vous, mon cher Jonon ?
Parlez dans votre langue.
Croyez-moi,
je comprends votre douleur.
J'ai moi-même un fils.
Oui, je sais.
La guerre est sans pitié.
Mon fils est mort au combat
comme un vrai guerrier.
Je n'accuse personne.
C'est ainsi.
Mais à présent,
je dois retrouver ce voleur de Sartai
et le châtier sévèrement,
non pas parce qu'il a tué mon fils,
mais parce qu'il a fait couler le sang d'innocents Dzoungars
et volé leur bétail.
Je vous demande donc
de me le livrer vivant
ou de m'apporter sa tête.
Je vais y réfléchir.
Réfléchissez-y.
Réfléchissez-y bien !
Un chameau blanc s'en vient sur le chemin des voyageurs
On t'avait pris pour un Dzoungar.
J'ai à faire ici.
Je suis venu pour voir une fille.
C'est vrai ? Parle-moi de cette fille.
Je l'apprécie beaucoup.
Elle a volé mon cœur et occupe mes pensées.
Et si elle n'est pas celle que tu crois ?
Elle est jolie et intelligente.
Elle fera une bonne épouse.
Alors demande-lui sa main.
Elle ne partage peut-être pas tes sentiments.
Je suis un guerrier aimé de tous. Des filles aussi.
Tu es bien fanfaron.
En tout cas, ne t'en vante pas.
Son père n'a pas encore dit oui.
Tu parles d'un fiancé !
Où sont les autres ?
Ils se reposent dans le vallon.
Quelqu'un arrive à cheval.
- Qui va là ? - Garde, à l'aide !
À l'aide !
C'est un des nôtres.
Que veux-tu ?
Je ne répondrai qu'à Yessen, votre chef.
Et pourquoi ?
J'ai une lettre pour lui du grand Jonon.
On arrivait de Shagal
quand des Kazakhs nous ont attaqués.
Ils ont tué mes 2 compagnons.
"Méfiez-vous des Kazakhs menés par un certain Sartai."
Jonon nous en avait parlé.
Ton nom ?
Je m'appelle Guncha et je suis du clan du grand Tsevden.
Tu viens de loin.
Ça explique
que je ne te connaisse pas.
Donnez-lui des vêtements
et laissez-le se reposer.
Ne le quittez pas des yeux. Je le trouve suspect.
Entendu.
Ils l'ont laissé entrer ?
Si seulement il y avait du bruit. C'est bien trop calme. Attendons.
Hep, où vas-tu ?
C'est le stock de poudre.
Soulager ma vessie.
Alors va par là.
Par où ?
Par là.
C'est parti.
Enfin ! Prenez les chevaux.
En route.
Attention !
Trouvez Ilyas.
- Cherchez à fond. - Il est là.
Tu nous as fait une sacrée peur.
À cheval. Vite.
Donne-moi la main. Prends ton temps. Doucement.
Déguerpissons. Vite.
Les brutes !
Seigneur !
Dans quel pétrin vous êtes-vous mis ?
Et si quelqu'un vous a suivis ?
N'avez-vous pas songé
que votre héroïsme aveugle pourrait nuire aux tribus
de cette vallée ?
C'est ta faute, Taimas.
- Grand-père. - Assez !
Que ça ne se reproduise plus.
Tenez-vous tranquilles.
C'est compris ?
Sartai s'attire toujours la gloire
et moi, les reproches.
Qu'est-ce que tu racontes ? On a tous risqué notre vie.
Tu parles ! La gloire et les filles, c'est pour lui.
Taimas, tu es jaloux, c'est tout.
La ferme, Ilyas, ou je te...
- Arrête. - Ça suffit.
Que fais-tu ?
Vous le défendez tous ?
Taimas.
Reviens !
Quelles têtes de mule !
Vous voulez tous être des héros ?
Vous pouvez nous indiquer le chemin ?
C'est pour quoi ?
On cherche un certain Sartai.
Il paraît qu'il recrute des soldats.
Ah bon ? Et qu'est-ce que vous avez entendu d'autre ?
Qu'il réunit des orphelins comme nous et qu'ils sont nombreux.
On veut se joindre à lui.
Avez-vous entendu parler de certains de ses hommes ?
De Taimas, par exemple ?
Taimas ? Non. Jamais entendu parler de lui.
Connais pas.
Sartai, Sartai, il n'y en a que pour lui.
D'autres Kazakhs combattent les Dzoungars.
Allez les trouver.
Non.
On veut Sartai. Où peut-on le trouver ?
Je ne le connais pas, mais c'est tout droit.
Très bien.
Allez au diable.
Sartai...
Je reviens.
Ça doit être Taimas.
Tu m'as appelé ?
Je reviens du village de Rakhymzhan.
J'ai vu les Dzoungars qui ont tué ton père.
Quoi ?
Partons sur-le-champ.
Sartai, je peux te poser une question ?
Vas-y.
Pourquoi les gens ne parlent que de toi ?
Tu n'es pas le seul à te battre.
Pourquoi t'es-tu mis à donner des ordres ?
Je n'en donne pas.
On s'était pourtant juré de tuer tous les Dzoungars.
Et puis, il y a Korlan qui ferait n'importe quoi pour toi,
alors que toi, tu n'as d'yeux que pour Zere,
la fille du servile Rakhymzhan.
Korlan nous aime tous les deux et laisse Zere en dehors de tout ça.
Quelque chose a changé.
Ilyas s'est immiscé entre nous. Pourquoi tu l'écoutes ?
On en discutera plus tard. Retrouvons ce Dzoungar.
Père...
Père !
Grand-père, Taimas est de retour !
Mais le cheval de Sartai est vide.
Taimas, où est Sartai ?
Et Sartai... où est-il ?
On descendait de la montagne.
On est tombés dans une embuscade.
Sartai...
Quoi, Taimas ?
Sartai a été abattu.
Pourquoi étiez-vous descendus ?
Sartai voulait aller au village de Rakhymzhan.
Je n'ai pas pu l'en dissuader.
Où est son corps ?
Ils l'ont attaché à un cheval.
Quel malheur !
Quel malheur !
Quelle terrible nouvelle !
Un couteau.
Père !
Papa, où es-tu ?
Maman !
Mon fils...
as-tu soif ?
Sartai !
- Bonjour. - Entre.
- J'ai apporté du lait de jument. - Entre, ma grande.
Tiens, bois.
Merci.
Allez-vous-en, petits garnements !
Père...
Comment te sens-tu, mon enfant ?
- Qui t'a permis de venir ici ? - Moi.
Puisque tu as fini,
tu peux rentrer à la maison.
Raccompagne Zere et ses amies.
Grâce à Dieu,
tu as repris des forces.
Écoute-moi bien.
J'ai entendu dire
que les Kazakhs avaient levé une armée
pour faire la guerre.
Tu devrais aller leur prêter main-forte
au lieu de rester enfermé ici
et de passer pour un voleur.
Je vais y réfléchir.
Qu'Allah vous accorde la santé pour votre gentillesse.
Je n'ai qu'une requête.
Donnez-moi un bon cheval et demain, je serai parti.
Mes amis, qu'est-ce que vous comptez faire ?
On ne ressuscite pas les morts. Qu'est-ce qui vous retient ?
Le moment est venu
de partir d'ici.
Qui vient avec moi ?
Qu'est-ce qu'on va faire ?
Se venger et capturer des Dzoungars.
Je suis d'accord.
Assez pleuré Sartai.
Taimas ?
Tu veux bien être notre chef ?
C'est l'oncle Nazar.
Préparez-vous. Nous partons chercher Sartai.
Hé, le vieux,
c'est nous qui décidons maintenant.
Si tu manques encore une fois de respect à Nazar,
je te coupe la langue.
Sartai est vivant.
Comment le sais-tu ?
Je le sens dans mon cœur.
Tu m'accuses de mentir ?
Je ne t'accuse de rien.
Viens avec nous, c'est tout.
Nous devons partir avant d'être attaqués.
Kassym, reste ici avec deux soldats
et attendez Amantay.
Emmène-le ensuite vers la steppe ouest
et rattrape-nous.
Très bien.
Et Sartai ?
Il viendra avec nous ?
Zere, nous n'avons pas le choix.
Nous ne l'abandonnerons pas.
- Alors il vient ? - Oui.
Tu peux aller lui dire.
Tu vas le regretter, père.
Assez discuté. Va te préparer.
Très bien.
Nous allons partir. Père t'autorise à venir avec nous.
Ta famille sera en danger si je vous accompagne.
Toute la caravane aussi.
Je regagnerai la montagne ce soir.
Viens avec nous.
Je t'en supplie.
Non, je ne peux pas.
Dans ce cas, je viens avec toi.
Tu ne peux pas partir sans la bénédiction de ton père.
Zere, autant que tu le saches.
Je t'aime plus que tout,
mais pour le moment,
mieux vaut nous séparer.
Il est encore trop tôt pour être ensemble.
Mais pourquoi ?
Comment peux-tu m'abandonner ?
Je...
Dépêchez-vous !
Il faut passer le col
avant la nuit !
Voilà Nazar.
Je viens vous saluer.
Mais pourquoi cette hâte ?
Des mauvaises nouvelles ?
Nous serions partis tôt ou tard.
Mais ton Sartai a précipité les choses.
Sartai ?
Mon merveilleux frère !
Tu es vivant, Sartai.
On te croyait mort.
Dieu a eu pitié de moi.
On en a eu assez de te pleurer.
- Elle a vu juste. - Tu es recherché.
Bonjour, Sartai.
Merci d'être venus. Content de vous voir.
Oncle Nazar !
Tu es vivant, mon petit. Dieu merci !
Nazar, il est en bonne santé, ton héros.
Sa blessure s'est cicatrisée.
Dieu merci.
L'essentiel, c'est qu'il soit en vie.
J'ai fait mon devoir.
Nazar est là. Inutile de s'inquiéter.
Dieu te bénisse, Rakhymzhan. Merci de lui avoir sauvé la vie.
Je vais le ramener
dans nos montagnes.
Mes garçons se feront un plaisir de vous escorter.
Merci, Nazar.
Très bon rétablissement, mon fils.
Bon voyage.
Merci à Zere de s'être occupée de moi.
À bientôt dans de meilleures circonstances.
Que Dieu t'entende.
Je suis content que ma fille
et mon fils t'aient comme ami.
Bonne chance.
Bonne chance à vous tous.
Bonne chance aussi. Que Dieu vous protège.
Où est Taimas ?
Il était avec nous.
- Mais il a disparu. - Pourquoi tu le cherches ?
Venez aider Sartai à monter sur son cheval.
Il faut partir sans tarder.
Regagnons le village. Sartai a besoin de repos.
- À très bientôt. - Bonne chance.
Prenez soin de vous.
Je reste ici. Va prévenir notre chef.
Compte sur moi.
Barbares !
Reculez !
Soyez le bienvenu.
Mes respects.
Content de vous voir. Prenez place.
Nous avons 2 000 soldats basés à Anrakay.
10 000 hommes se tiennent prêts à l'est.
Nous surveillons les Kazakhs de près.
Quelles sont les intentions de leurs chefs ?
Ils ont rassemblé leurs troupes
dans deux gorges près d'Anrakay.
D'ici quelques jours, ils seront dans la plaine.
Louvsan Daichin et ses 20 000 hommes arriveront par l'ouest
et se joindront aux autres.
Combien y a-t-il de soldats kazakhs ?
Au maximum 15 000.
Les Kazakhs ont du mal à s'unir.
Les sultans ne prendront pas tous part au combat.
Dans ce cas, nous avons la supériorité du nombre.
Nous avons des armes,
mais surveillons l'est.
Il faut se méfier du dragon qui dort.
Je nomme Louvsan Daichin
commandant des armées.
Tous devront lui obéir.
Exécution !
Jonon...
Toutes mes condoléances pour votre fils.
Merci, monseigneur.
Ne revenez pas
sans une victoire.
Assez ! Arrête de jouer !
Bientôt, nous célébrerons notre victoire.
Nous les écorcherons vifs et n'en ferons qu'une bouchée !
Levons nos verres
et portons un toast au commandant.
Toi !
Du vin !
J'entends du bruit.
Je veux la tête de Sartai,
et tuez-moi ce Rakhymzhan.
À vos ordres.
Nous approchons du lieu fixé. Pouvons-nous faire demi-tour ?
Bien sûr. Tu diras à Nazar que nous sommes hors de danger.
- Bonne fin de voyage. - Dieu te bénisse.
Quel plan adopter ?
Je n'en sais rien.
Je ne sais plus où j'en suis.
Autrefois, je voulais me venger, mais ça ne m'a mené nulle part.
Il y a toujours une solution.
J'ai entendu dire qu'une bataille se préparait.
Nos plus grands guerriers
doivent affronter les Dzoungars demain.
Est-ce vrai ?
Je ne pensais pas Taimas capable de ça.
Il a bien caché son jeu.
Si on le retrouve, je le tuerai, ce sale traître.
Attendez ! Arrêtez-vous !
Zere...
Attendez !
Attendez-moi.
J'ai décidé de rejoindre Sartai avec vous.
Rebrousse chemin.
Pas question. Tuez-moi si vous voulez...
mais je viens avec vous.
Rejoins les tiens. On n'a pas de temps à perdre.
On ne veut pas de toi.
Personne ne veut de moi
en ces temps de guerre. Je dois voir Sartai.
Ça doit être ça, l'amour.
Que faire d'elle ?
Emmenons-la avec nous.
Sartai sera content de la voir.
Elle n'a qu'à venir.
Oncle Rakhymzhan !
Zere a disparu ! On l'a cherchée partout.
Que dis-tu ?
Où a-t-elle pu aller ?
Partez à sa recherche et ramenez-la !
Seigneur, qu'a-t-il dit ?
Elle a dû partir avec eux.
Que deux de vous me suivent.
Manarbek, occupe-toi de la caravane.
Il faut partir d'ici.
Est-ce Sartai qui te plonge
dans un tel désespoir ?
Ne te moque pas de moi.
Mon père ne m'aurait jamais laissée partir.
Serais-tu jalouse, par hasard ?
Arrête tes bêtises.
Sartai est comme un frère pour moi.
Korlan, c'est Rakhymzhan.
Halte-là !
Zere, que fais-tu ?
Quel déshonneur pour toi et ta famille.
Je savais que tu ne serais pas d'accord.
Mais c'était plus fort que moi.
Oncle Rakhymzhan, Zere a tenu à nous suivre.
Elle a refusé de partir.
Je vois.
Viens avec nous. On reparlera de tout ça plus tard.
Dépêche-toi.
Les Dzoungars approchent.
Laisse-moi être heureuse, papa.
Assez ! Ne nous déshonore pas davantage.
Kassym, voilà Amantay !
On t'attendait.
Où est ton père ?
Il m'a demandé de t'attendre.
En route, vite.
Il ne faut pas perdre de temps.
Vous deux,
rattrapez la caravane et dites à mon père
que j'ai retrouvé Amantay.
Père, que faire ?
Ne t'inquiète pas. Laisse-moi leur parler.
J'ai ici l'autorisation de Jonon.
Tenez, regardez.
Laissez-nous passer.
Nous te cherchions justement. Tuez-le !
Lâchez-moi, scélérats !
Père ! Laissez-le !
Laissez-le !
Fuis, ma fille.
Sauve-toi.
Ordures !
Tu as ma bénédiction. Va retrouver Sartai !
Père !
Tuez-la !
Zere, viens.
Oussen !
Korlan, fuyez !
Rattrapez-les !
Je les retiens.
Fuyez !
Vite !
Remontez à cheval, il est mort !
Plus vite !
Pressons le pas. Ils peuvent nous rattraper.
Il est à bout.
Il refuse de galoper.
Prends le mien.
Accroche-toi.
Il connaît le chemin.
Et toi ?
Adieu, mon joli.
Ramène Zere au village.
Dis à Sartai
que son père aurait été fier de lui !
C'est un vrai guerrier. Son peuple en est fier.
Tuez-la !
Mère.
Réveille-toi.
- Taimas, où étais-tu passé ? - Chut. Suis-moi.
Où étais-tu passé, mon enfant ?
Je t'expliquerai.
Mon frère !
Mon cher fils, prunelle de mes yeux.
Mais que fais-tu ?
- Pourquoi ? - Ne fais pas l'imbécile.
- Nazar ? - Emmenez-le dehors.
C'est affreux !
Mon Dieu !
Mon enfant !
Pas de pitié
pour ceux qui ont choisi le mal.
Je n'en ai plus rien à faire.
Je dirai à ta mère que tu es mort au combat.
C'est ça !
Vous comprenez rien. Allez-y, tuez-moi.
Nous déciderons
de ton châtiment plus tard.
Que s'est-il passé ? Où sont les autres ?
Korlan et ses compagnons ?
Ils sont morts.
Quoi ? C'est impossible. Il doit y avoir des survivants.
Non.
J'ai vu mon père se faire égorger.
Korlan et les autres n'ont pas pu le sauver.
Ils ont tous... Ils ont tous été massacrés.
Je m'étais enfuie
pour venir te rejoindre.
Tout est ma faute.
Non, ce n'est pas ta faute. C'est moi qui suis coupable.
Grand-père !
Calme-toi.
Calme-toi, mon enfant. Dieu en a décidé ainsi.
Il a été fauché dans la fleur de l'âge.
Sois forte.
Sois courageuse.
Seigneur !
Qu'as-tu dit ?
Mon fils chéri !
Korlan est morte.
Malgré tous les morts que tu as sur la conscience,
tu te crois blanc comme neige.
Tu as une fille qui t'aime,
mais c'est moi qui suis le traître !
Allez, vas-y, tue-moi !
Tue-moi !
Vas-y !
Tue-moi !
Non, Taimas.
Je te pardonne.
Alors détache-moi.
Je voudrais aller enterrer Korlan.
Personne ne peut vaincre nos soldats.
Bravo, mes braves.
Abul Khair...
voici le jeune sultan Abul Mansur.
J'ai bien connu ton père
et tu as fait parler de toi.
C'est un honneur de vous rencontrer.
Mes respects.
C'est le portrait craché de son père.
Dommage qu'il ne l'ait pas connu.
L'orphelin de naguère s'est transformé en roc.
J'admire sa bravoure. On dirait un cheval sauvage.
Tole Bi, Amantay est là.
Fais-le entrer.
Amantay ?
- Qui est-ce ? - Notre émissaire.
Il nous renseigne sur l'ennemi.
Nous t'écoutons.
Louvsan Daichin
et ses 20 000 hommes sont entrés sur notre territoire.
Ça signifie qu'ils seront au moins 30 000.
Peut-être même plus.
Qu'en pensez-vous ?
Ce ne sera pas notre 1re guerre contre les Dzoungars.
Nous les affrontons tous les jours.
Ils sont tellement nombreux.
Ce sera une bataille capitale pour l'avenir de notre peuple.
Si nous la perdons,
nous perdrons tout.
Nous devons gagner. Il n'y a pas d'autre issue possible.
Pardonne-moi d'avoir mal parlé à ton père.
Il nous a autorisés à devenir mari et femme avant de mourir.
Ce n'est pas le moment, bien sûr.
Mais je tenais...
à ce que tu le saches.
Je voudrais d'abord me faire pardonner.
Tu vas retourner dans ta famille.
Je ne veux pas. Je suis avec toi désormais.
Ne le prends pas mal, mais laissons ça de côté pour l'instant.
Les Dzoungars !
Aibek, allez vous cacher dans la forêt.
Cessez de pleurer.
Allez vous cacher.
Fuyez, vite.
Zere, suis-moi.
Ce sont des Kazakhs !
Où est Zere ?
Elle va bien, ne t'inquiète pas.
Navré pour ton père.
Tu sais donc tout.
Je ne veux pas perdre la seule sœur que j'ai. Appelle-la.
Voici ma tête si tu me juges coupable.
Nous venons te demander
ton consentement.
Demain,
je participerai à une grande bataille...
pour défendre mon peuple.
Je n'ai qu'une peur : qui veillera sur ma sœur si je meurs ?
Respectons les dernières volontés de Rakhymzhan.
C'est moi qui prendrai soin de Zere.
Je ne m'opposerai pas au désir de mon père.
Vous avez mon consentement.
Le sort de chacun
sera fixé après la bataille de demain.
Nous nous battrons à tes côtés jusqu'au dernier.
Très bien, mon frère.
J'ai autrefois pris sous mon aile
de nombreux orphelins
qui étaient privés de foyer.
Je constate aujourd'hui
qu'ils ont grandi et sont devenus des hommes.
Que Dieu débarrasse nos terres de l'ennemi
sans verser de sang.
Bonne chance à tous
et que Dieu vous protège.
Qu'Allah vous accompagne.
Il est possible
que je ne te revoie plus jamais,
mais sache que ce jour
restera à jamais gravé dans ma mémoire.
Je t'ai aimée tout de suite, mais jamais je n'aurais cru
que notre union exigerait de tels sacrifices.
Ne mesurons pas l'amour à l'aune de la souffrance.
Quoi qu'il arrive, tu seras à jamais dans mon cœur.
Venez avec nous.
Vive les Kazakhs !
Sartai !
Regarde !
En avant !
C'est une vraie bataille.
Les Dzoungars sont nombreux. Nous, beaucoup moins.
Ils sont allés chercher du renfort.
Et il est trop tard pour prévenir nos troupes.
- Comptons-nous. - 7 de Turkestan.
13 d'Atyl.
8 de Bayan !
- 5 de Torgay. - 10 de Zhaik !
4 d'Altai !
- Nous sommes à peine 100. - C'est faux.
Nous sommes des milliers.
Nous sommes capables,
avec notre cœur,
de vaincre mille Dzoungars.
Nous vengerons le sang innocent de nos pères, de nos frères et sœurs,
et de tous les orphelins
condamnés à errer
loin de chez eux.
Dieu nous aidera à triompher. Nous serons nombreux à périr,
mais plutôt la gloire que la vie.
Vous voyez ce drapeau dzoungar ?
Nous le déchirerons
et le foulerons à nos pieds ainsi que son commandant.
Mes frères, c'est une bataille décisive.
Si nous ne nous revoyons pas ici-bas, rendez-vous au paradis !
En joue !
À mon signal !
Feu !
À l'attaque !
Mort à l'ennemi !
Sachez que nous nous battrons jusqu'au bout !
Venez vous battre !
Commandant,
Tomor Batur est mort.
Tu peux partir.
À qui sont ces hommes ? Ils repoussent l'ennemi.
Sartai, le drapeau ennemi est là-bas.
Mes amis, encore une fois, suivez-moi.
En avant. Qu'Allah nous protège !
D'où sortent-ils ?
Bon sang !
Commandant !
Nous avons perdu deux généraux.
Disparais !
Esclaves sans cervelle !
C'est fini.
Retirons-nous.
Ilyas !
Que faire ?
Assan !
Une lance !
Je suis vengé.
Nous avons tenu parole.
Vive le peuple kazakh !
Victoire ! Victoire !
Chef !
L'ennemi s'est rendu.
Soldats !
Pour la patrie.
Défendez votre terre ! En avant !
En avant !
Nous avons vaincu les Dzoungars.
C'est votre jour,
enfants de Dieu.
Je te l'avais dit, pas l'ombre d'un Dzoungar.
Essaie de me rattraper.
Où que tu sois parti, je te garde dans mon cœur.
Voilà, comme ça.
Hissez-le le plus haut possible.
Zere,
prends une de ces perches
et aide-nous à arrimer le dôme.
Soulevez !
Grand-père...
Si on appelait le bébé Sartai ?
Mais c'est le nom de son père.
Alors appelons-le Alpamis. Comme ça,
aucun ennemi n'osera s'en prendre à nous.
Puisque Dieu t'a soufflé ces mots, qu'il en soit ainsi.
Leur victoire à la bataille d'Anyrakai a secoué les esprits de la nation Kazakhe, insufflant l'esprit de la victoire, et démarra ainsi une ère nouvelle dans leur lutte pour l'indépendance et la liberté. Mais c'est seulement après trois siècles que le Kazakhstan a pu faire reconnaître son indépendance par l'ensemble du monde civilisé.
La nation kazakhe a été conduite à la victoire historique si espérée des ancêtres, par le chef de la nation, N.A. Nazarbayev -Le Premier Président de la République du Kazakhstan.
Ce film est dédié à tous ceux qui furent sacrifiés sur l'autel de la victoire, et à tous ceux disparus pour la Liberté.
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