All language subtitles for L.Homme.aux.mille.visages.2024.DOC.FRENCH.1080p.WEB.H264-FW

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Original subtitles

Prends plutôt par là, on verra mieux.

Il y a une place là-bas.

D'après Google Maps, on est au bon endroit.

Il faut faire attention, il y a des gens là-bas.

L'important, c'est qu'on voie bien les fenêtres.

Tu te rappelles à quoi il ressemble ?

Oui, avec les photos, je vois à quoi il ressemble.

On le reconnaîtra tout de suite si on l'aperçoit.

Il a un physique atypique pour la Pologne.

J'ai peur qu'on se retrouve coincés ici toute la journée.

Avec ce fichu Covid,

c'est le pire moment pour une filature.

Il va peut-être sortir.

À moins qu'il reste sur son canapé toute la journée.

Il se fatigue pas, Ricardo.

Il se repose toute la journée.

Ça me plairait de vivre comme ça.

Tu n'as pas sa beauté exotique.

Si Ricardo a pu trouver une femme ici,

je pourrais bien en trouver une au Brésil.

Je sais pas si ta femme apprécierait.

Tais-toi.

Tu sais briser les rêves des collègues.

Je réfléchis à un moyen de le faire sortir.

Peut-être qu'on devrait

appeler la police

et dire qu'il y a une bombe dans l'immeuble...

Tout le monde sortirait.

Ils évacueraient les lieux.

T'as raison.

Pas mal comme idée.

Non, je voulais te parler...

J'ai essayé de t'appeler deux fois, c'est ta bonne qui a répondu.

Non, papa, je n'ai pas besoin de...

Non, rien de grave...

Tu vas encore être grand-père.

Un garçon ou une fille ? Comment veux-tu qu'on sache ?

Oui, bien sûr.

Merci papa, je t'aime aussi.

Salut Nina, ça va ?

Bonjour, mon amour.

Il fait un putain de froid de canard.

J'ai trois couches de vêtements.

Il fait trop froid, je te jure.

Ce matin, il y a du soleil...

mais il fait très froid.

Bonjour maman, ça va ?

Je te donne de mes nouvelles.

Je suis congelé...

Les jours comme ça,

il fait plus froid que quand il neige.

La voiture de la société...

Je mets le GPS pour aller à l'aéroport...

parce que c'est difficile de conduire en Pologne.

Il n'y a pas un seul panneau en anglais ou en français.

Tout est en polonais.

C'est très compliqué, le polonais.

"Dzień dobry",

c'est "bonjour" en polonais.

Bonjour, M. Maciej. Vous entendez ?

Oui, je vous écoute.

Je vois.

Et donc, cette femme devrait aussi

se trouver en Pologne, si je comprends bien ?

C'est-à-dire...

Oui, je peux tout à fait vérifier s'il vit à cette adresse.

S'il est brésilien, ce sera facile de le reconnaître.

Il suffira d'être discret.

Comme chef de la sécurité intérieure, je me suis occupé des gangs

pendant quinze ans.

J'ai l'habitude.

Nos caméras sont discrètes.

Les gens disent que je ressemble

à un cow-boy très célèbre...

John Wayne.

Tiens, regarde.

Je vois comme une tête à travers la fenêtre.

La petite fenêtre à gauche,

j'ai l'impression que c'est la cuisine.

Oui, moi aussi. Ça y ressemble bien.

La chambre-salon et la cuisine.

En zoomant, tu verras mieux.

J'ai l'impression

qu'il y a un petit bureau contre le mur,

avec un écran qu'on ne voit pas bien.

Elle est assise, tournée vers ce côté.

Enfin nous, c'est Ricardo qui nous intéresse.

Regarde l'autre fenêtre.

Il y a du mouvement.

Il y a quelqu'un qui écarte le rideau.

Ça confirme la présence d'au moins deux personnes.

Vers 9h, on a vu du mouvement à la fenêtre.

Quelqu'un a ouvert le rideau.

Malheureusement, ils ne sont pas sortis.

Ni hier ni aujourd'hui.

Aucun des deux n'a quitté l'appartement.

La prochaine fois, j'essaierai d'aller leur parler

en me faisant passer pour quelqu'un d'autre...

en espérant qu'ils ouvrent.

Je m'appelle Bruna.

Je suis maquilleuse et coiffeuse depuis plusieurs années.

J'ai été mannequin.

Je travaillais au centre commercial

dans un grand salon de beauté.

Et à l'heure du déjeuner,

il m'a abordée, on a discuté.

Il s'est présenté comme médecin.

On a commencé à se fréquenter.

À l'époque, il était mince et grand.

Il était beau, charmant et intéressant.

Mon erreur a été de le laisser seul

une heure dans mon appartement.

C'était assez pour qu'il me dévalise.

Après ça, j'ai récupéré les images de vidéosurveillance.

On le voyait entrer et sortir avec un sac à dos.

Une chaîne en or, un chandelier...

Il a emporté un chandelier

en verre de Murano.

Il a volé plein d'objets de décoration.

C'était absurde.

Je crois qu'il les offrait.

Il prétendait avoir acheté ces objets et il les offrait.

Quand j'ai déposé ma plainte,

j'ai demandé à la policière si je pouvais le frapper.

Elle a refusé.

Bruna est une coiffeuse à Jundiaí

qui a une excellente réputation.

Elle a porté plainte pour le vol perpétré chez elle.

Après la plainte de Bruna, une autre victime s'est présentée.

Oui.

Il promettait aux femmes de vivre une passion.

- Elles tombaient amoureuses. - Il était beau...

Je le trouvais pas très beau.

Silvia a une autre opinion...

Il était grand, plutôt beau,

bien rasé, bien habillé, parfumé...

Il y a des hommes qui sont très beaux, qui ont du charme.

C'était pas le cas de Ricardo.

C'était un homme ordinaire.

Mais il arrivait à créer une proximité,

et petit à petit,

à se faire aimer.

Dans l'intimité, disons-le ainsi.

Dans le domaine de l'intimité,

il se faisait aimer.

Au lit, il était intéressant.

Avec moi, il n'a jamais eu de problème.

Sur ce point, il n'y avait pas de problème.

Il était bon.

Il avait ce côté glamour...

C'était l'homme parfait, entre guillemets.

À l'adolescence,

j'ai commencé ma transition,

et j'ai fait l'opération pour changer de sexe

quand j'avais une vingtaine d'années.

Il ne m'en a jamais parlé.

Absolument jamais.

Pour lui, peu importe qu'on soit blanc, noir, gros ou maigre,

tant qu'il obtient ce qu'il veut.

Je me demandais comment c'était possible.

C'est un sociopathe.

Il faut le tuer et le découper en petits morceaux.

Oui.

C'est la seule façon d'arrêter une créature pareille.

Aujourd'hui, je suis indifférente.

Mais si je le croisais dans la rue,

je lui éclaterais sa petite tête

bien comme il faut.

Nous l'avons arrêté le 27 octobre 2010.

On avait une chance sur mille de réussir.

C'était une grande victoire.

On était très heureuses de l'avoir fait tomber.

C'est un événement marquant dans notre carrière.

Tout le monde doutait, mais on a gardé espoir et on a réussi.

Il y avait un côté féministe...

Oui, un côté très féministe...

Elle est comme ça, Silvia.

Plusieurs fois, je lui ai dit : "Alors, Don Juan ?"

Parce qu'on était assez...

révoltées contre lui.

Je fais pas ce genre de chose, mais Silvia aimait le provoquer.

Il est resté peu de temps en prison.

Il a été remis en liberté, puis inculpé pour détournement de fonds.

Vous croyez qu'il est dangereux ?

Ça dépend de ce qu'il a à perdre.

Aujourd'hui, il est marié

et il s'est construit une vie.

Si on lui enlevait tout ça,

je ne garantis pas sa réaction.

Là-bas.

Au nord.

Oui, dans cette école.

Tout le monde étudiait dans cette école.

La mère de Ricardo ?

Oui. Sa mère.

C'est une famille normale.

Des travailleurs...

Mais ils ne sont pas originaires d'ici.

Au départ, cette ville était une cité-dortoir.

Tous les gens qui avaient migré

depuis le Nordeste jusqu'à São Paolo,

et qui ne pouvaient pas habiter São Paolo,

prenaient le train jusqu'au terminus.

Le bout de la ligne, c'est nous.

Ils venaient de loin, sans rien, avec un rêve en tête.

Et ils n'ont pas de racines ici.

Quand j'ai découvert l'histoire de Ricardo,

il fréquentait une personne que je connaissais.

Il disait qu'il était policier.

Il se vantait d'avoir infiltré un gang,

un grand réseau criminel.

Ici, personne ne tire. Lui prétendait tirer tous les jours.

Je me suis dit : "C'est Mel Gibson, ce type ?"

Un soir, il est venu chercher mon amie avec un uniforme

qui ne correspondait pas à l'endroit où il travaillait.

Là, j'ai compris que tout était un mensonge.

Après ça, je suis entré en contact avec la police militaire de Jundiaí.

D'après eux,

il aurait obtenu ces uniformes

par la veuve d'un policier mort en service.

Il avait ajouté un faux gilet pare-balles,

une ceinture, une fausse arme.

Moi aussi je jouais au policier, petit.

Je voulais jamais être le bandit, toujours le policier.

Il a été condamné ?

Je ne sais pas, je ne crois pas.

Il manquait des preuves.

Dis-moi tout sur ce crétin.

Ce crétin de policier...

Comment tu l'as connu ?

Il habitait dans une copropriété dont j'étais l'avocate.

Il a proposé son aide pour la sécurité.

Tout le monde y a cru.

Un jour, il est venu dans mon bureau et c'est là que tout a commencé.

J'ai dit : "Je ne veux rien avec toi.

"Tu es plus jeune que moi et tu es marié."

Il a dit qu'il était séparé et je ne sais quoi...

J'ai contracté un emprunt pour lui, à mon nom.

Il était censé me rendre l'argent.

Il a remboursé une partie,

mais...

Il a payé avec l'argent d'une autre.

Ensuite, je suis allée voir sa mère.

Elle était femme de ménage.

Elle habitait une maison modeste,

dans un quartier très pauvre.

Je lui ai dit que son fils

n'était malheureusement pas dans le droit chemin.

Elle m'a raconté

que Ricardo détestait son père et détestait son nom.

C'est pour ça qu'il ne donnait pas son nom aux gens.

Il détestait son père,

car il le frappait lorsqu'il était enfant.

Surtout quand il était ivre.

Je suis allée vérifier ce qu'elle disait au sujet du père

dans la clinique où il était.

C'était soit les médicaments, l'alcool ou la drogue.

Je ne sais pas pour quelle dépendance,

mais le père était hospitalisé.

- La même tête. - Juste un peu plus gros.

Il a retiré les lunettes, il est plus gros,

les cheveux gris...

Le temps passe pour tout le monde.

C'est sûr.

S'il a un bon travail maintenant, peut-être qu'il va s'arrêter...

Moi, je crois pas. C'est impossible.

Pas quelqu'un comme lui...

Il aurait du succès en tant qu'acteur.

C'est un artiste.

Oui, très talentueux.

Il aurait pu le devenir...

Il va vivre comme ça

jusqu'à ce que quelqu'un se fasse justice lui-même.

Mais Sonia va nous sauver

puisqu'elle va le dénoncer dans son documentaire.

- Elle va le dénoncer. - Il faut montrer son visage.

Elle va mettre des photos, son nom...

Le truc, c'est qu'il change d'identité, il porte des lunettes...

Sonia a hésité à le montrer dans son documentaire.

- Je pense qu'il faut. - Il faut.

Bonjour madame, il y a une fuite en bas.

Est-ce que ça fuit aussi chez vous ?

Dans la cuisine, par exemple ?

Vous n'avez rien remarqué ?

Je peux jeter un coup d'œil ?

Rico, tu peux vérifier ?

Non, il n'y a rien. Je peux vérifier.

S'il y avait une fuite, je l'aurais vue.

Probablement.

Le sol et les meubles sont secs.

Ça veut dire qu'il n'y a pas de fuite.

D'accord.

Voilà, c'est tout.

Merci beaucoup.

Elle s'est retournée et elle a appelé : "Rico ?"

- "Rico"... - Je pensais qu'il allait venir.

C'est une feignasse.

Il n'a pas bougé, il ne s'est pas montré.

Il a répondu ?

Oui, il a dit quelque chose.

En anglais, bien sûr.

On a donc la certitude que c'est Rico.

Génial !

C'est dommage qu'il ne soit pas sorti.

Finalement, je n'ai pu filmer qu'elle.

Elle était méfiante ?

Non, elle avait l'air normale.

Où a eu lieu ce marathon ?

Ce marathon a eu lieu près de Cracovie.

À 30 kilomètres de Cracovie.

Il s'est inscrit sous le nom de Ricardo Pazur.

- Allô ? - Bonjour, Ricardo.

Merci d'avoir accepté cette interview. C'est formidable.

Comme vous le savez, j'ai eu votre numéro par Javier.

Oui, Javier m'a appelé il y a quelques jours.

Aucun problème.

Je fais un reportage sur les étrangers intégrés dans la vie locale,

qui courent le marathon...

Une chaîne locale aimerait vous filmer en train de courir.

Est-ce que vous accepteriez ?

Oui, pas de problème, ça peut se faire.

J'espère juste qu'il fera un peu moins froid.

Je sais que vous avez une réunion, alors...

Merci.

Comment dit-on "bonjour" en polonais ?

"Dzień dobry".

Bonjour, Maciej.

Merci.

Bonjour, Dominica !

Contente de te voir.

Moi aussi.

Ça va mieux ?

- Oui, beaucoup mieux. - Super.

Malgré toutes ces difficultés, nous avons réussi

à prouver qu'il est bien là,

qu'il est marié et qu'il vit avec cette femme.

Il ne contribue pas beaucoup

aux charges du ménage, ou alors très peu,

car tout appartient à cette femme, y compris l'appartement.

L'ironie de la situation,

c'est qu'elle vit avec un faussaire

alors que son travail consiste à vérifier

l'identité et l'intégrité des clients pour une société.

D'après ce que j'ai pu voir,

c'est une grande pièce qui fait office de salon

et de chambre à coucher.

Non, rien ne laissait supposer

la présence d'un enfant, pas la moindre trace.

Selon moi, ils ne sont que tous les deux.

- Il va venir ? - Oui.

Il arrive.

En gros, voilà l'histoire.

On est une équipe freelance qui interviewe...

- Une équipe polonaise ? - Oui, polonaise.

Si on vous pose des questions, vous ne savez pas...

Vous êtes techniciens, vous ne savez pas grand-chose.

Je suis une collègue journaliste.

Juste une collègue.

Je suis à moitié suédoise, à moitié suisse.

Pour expliquer mon accent français si quelqu'un le remarque.

Il est très soucieux de son apparence.

Alors n'hésitez pas à le flatter, à en faire un peu trop.

Il est assez joueur.

Quelqu'un devrait l'attendre devant, non ?

Tu crois ? D'accord.

- Il est quelle heure ? - 9h20.

Je suis sûre que la porte est fermée.

Va jeter un œil.

D'accord, mais je crois qu'elle est ouverte.

Elle l'était, en tout cas.

Si ça ne vous dérange pas, j'enlève mon masque aussi.

Je vous montre l'endroit

où nous allons tourner l'interview.

Ce sera dehors.

Pardon, voici l'équipe. Anja, Philip et Sofia.

- Tu veux faire l'interview ? - Ça te va ?

Moi, ça me va. Je resterai à côté de vous.

On fait comme ça.

Si j'ai des questions...

Je prends les questions.

Prendre les questions ? Vous êtes nerveuse ?

Il ne faut pas.

J'ai pas des yeux de panda ?

Ça va, mais si vous voulez un peu de...

À vous de voir.

Un peu de maquillage, peut-être.

Vous êtes très bien,

mais vous vous sentirez mieux,

comme un vrai acteur.

Une vraie princesse...

C'est un peu collant.

Votre peau est plus foncée.

J'aurais dû prendre du maquillage brésilien.

On peut y aller ?

- Je regarde la caméra ou vous ? - Moi.

Bonjour, je suis Ricardo Pazur. Je suis brésilien.

J'ai 41 ans.

Je vis en Pologne depuis...

Coupez.

Je suis Ricardo Pazur, je suis brésilien.

Excusez-moi.

Bonjour, je suis Ricardo Pazur, je suis brésilien. Je vis en Pologne.

J'ai 41 ans.

Je crois que je me répète.

Je suis Ricardo Pazur, j'ai 41 ans.

Je vis en Pologne depuis six ans.

J'ai un lien de famille ici, ma femme.

Et mon grand-père était polonais.

Et voilà, c'est tout.

Quand avez-vous commencé à courir ?

J'ai commencé à courir il y a très longtemps.

Il faut remonter 20 ans en arrière

à l'époque de mon service militaire au Brésil.

J'ai intégré un groupe de coureurs.

Je n'ai pas arrêté depuis.

Même maintenant, avec l'âge, je n'ai jamais arrêté.

Si je reste longtemps sans courir,

je suis de mauvaise humeur et ma femme me dit : "Va courir."

"Va courir, s'il te plaît."

C'est bon ? Vous voulez que je répète ?

Non, tout va bien.

En courant, je me fixe un objectif imaginaire.

J'ai l'impression d'être dans une autre dimension.

Je n'entends plus ce qui se passe autour de moi.

Je n'écoute que mes pas.

Mon esprit s'évade.

Je retourne à l'époque où j'étais gamin...

C'est difficile à expliquer.

Je suis transporté dans un ailleurs

jusqu'à ce que mon alarme sonne 10 km.

Formidable.

Est-ce que vous avez des anecdotes sur le marathon ?

Des choses drôles ou intéressantes

que vous avez découvertes ?

On m'a présenté un groupe de gens

et j'ai rencontré Pavel.

Pavel est devenu un de mes meilleurs amis.

Il se trouve qu'il habite dans mon immeuble.

Et j'ai trouvé mon premier emploi

grâce à l'un des coureurs.

Quand on a quitté Paris pour la Pologne, ma femme avait déjà un poste ici.

Moi, j'ai démissionné en France et je suis arrivé sans emploi.

Que faisiez-vous en France ?

J'étais chez un constructeur automobile,

et grâce à un gars de l'équipe,

j'ai trouvé un poste en Pologne.

C'est un histoire vraie.

C'est pas des conneries.

Il faudrait couper ça.

C'est incroyable.

Maintenant, je travaille dans la cybersécurité.

Ah, vous êtes...

dans la cybersécurité ?

C'est plus adapté à mes connaissances en langues.

Donc vous êtes quasiment polonais ?

Oui, mon grand-père était polonais.

D'où mon nom, Ricardo Pazur.

- Et vous avez des enfants ? - Oui.

Ils courent aussi ? Vous en avez combien ?

J'ai deux filles.

Non, la course ne les intéresse pas.

Malheureusement,

leur génération préfère les jeux vidéo, etc.

Elles ont quel âge ?

8 et 6 ans.

- Elles sont déjà sur leur portable ? - Oui.

Sur leur tablette, leurs jeux vidéo...

C'est pas évident...

Vous venez d'où au Brésil ?

De São Paulo.

- La ville même ? - Oui.

Pourquoi êtes-vous parti ?

Après la fac,

le chômage était très élevé au Brésil.

L'armée cherchait de jeunes diplômés.

Honnêtement, c'était bien payé. Donc je me suis engagé.

J'ai passé 10 ans dans l'armée.

Durant ces 10 ans, j'ai fait des missions avec l'ONU,

notamment en Haïti.

J'ai rencontré des militaires français.

Je leur ai dit qu'après 10 ans, j'avais envie de faire autre chose.

Ils en étaient au même point.

Ils m'ont suggéré de venir en France pour un an.

C'est comme ça que tout a commencé : la France, le travail,

la rencontre avec ma femme, une Polonaise qui vivait là...

- En France ? - Oui, à Paris.

Ça s'est passé comme ça.

Intéressant...

Selon notre caméraman,

certains courent pour échapper à quelque chose.

Et vous, vous fuyez quelque chose ?

- Non. - C'est une question philosophique...

Non, je ne fuis rien.

Je cours après quelque chose.

Je ne fuis pas,

je cours après quelque chose.

Je ne sais pas quoi exactement,

mais je cherche quelque chose.

On y va ? T'en penses quoi ?

Je crois que Ricardo a un peu froid.

Allons à l'intérieur un peu.

Venez à l'intérieur vous réchauffer un peu.

Enlevez-moi les 6 kg que j'ai pris pendant la pandémie.

Ça vous a plu ?

D'être filmé ?

C'est ma première fois.

J'ai perdu ma virginité avec vous.

Merci, dziękujemy.

Je suis en train de tomber amoureux de vous, les amis.

Une bonne expérience.

Tournez à droite et continuez.

Merci.

Vous voulez un biscuit ?

On va le tuer.

Ça suffit ?

Encore un peu.

On a presque fini.

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