All language subtitles for 1948 - That wonderful urge - Scandale en premi+¿re page (de Robert B. Sinclair)

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Original subtitles

LA VIE ET LES AMOURS DE SARA FARLEY PAR THOMAS JEFFERSON TYLER

R�V�LATION TR�S INTIMES SUR LA VIE ET LES AMOURS DE SARA FARLEY

Saviez-vous que l'h�riti�re �cervel�e �tait n�e pauvre...

et n'a pas gagn� son premier million avant d'avoir v�cu toute une journ�e?

CHAPITRE 1 - ��L'ENFANT DOR�'' par Thomas Jefferson Tyler!

Il devrait �tre fouett� avec un tel nom.

LA VIE ET LES AMOURS DE SARA FARLEY

Saviez-vous que le bal de d�butante de Sara avait co�t� 100 000 $...

et qu'elle �tait rentr�e t�t pour que seuls les invit�s s'y ennuient?

CHAPITRE 5 ��� QUOI SERT L'ARGENT?''

Thomas Jefferson Tyler!

Il est probablement un de ces l�ches auteurs...

qui payent les femmes de chambre pour espionner par les trous de serrures.

DOUZI�ME �PISODE LA VIE ET LES AMOURS DE SARA FARLEY

Saviez-vous que l'h�riti�re a �t� courtis�e par des centaines d'hommes...

s�duite par des douzaines, mais n'en a mari� aucun?

D�couvrez son dernier soupirant, le pauvre Comte Andr� de Guyon...

qui se la coule douce sous le soleil de Sun Valley.

CHAPITRE 12 ��FRIGIDE? OU TOUT SIMPLEMENT PRUDENTE?''

Thomas Jefferson Tyler!

Il appelle �a �crire. J'ai d�j� vu mieux sur un mur.

Le voil�.

Pour un, s'il vous pla�t.

Voil� le jeune homme dont je vous parlais.

- Allo! Vous vous joignez � nous? - Bonsoir. Merci.

- Voici M.- Rappelez-moi votre nom? - Thomas. Tom Thomas.

Tom-Tom. Comme c'est charmant. On dirait un nom indien.

Voici ma ni�ce, Sara Farley.

- Bonsoir. - Et le Comte de Guyon.

- Comment allez-vous? - Comment allez-vous?

Mlle Sara Farley des �piceries Farley.

- J'ai peine � le croire. - Sara, montre-lui une �picerie.

- J'ai lu les articles � votre sujet. - Vraiment?

Oui. Je suis �diteur d'un petit journal et j'ai eu vent de votre histoire.

Comme c'est int�ressant.

- Naturellement, je n'ai rien publi�. - Pourquoi pas?

Je ne publierais jamais �a. Je trouve que c'est scandaleux.

Et puis, les gens de ma ville n'aiment pas ce genre de reportage vicieux.

Ne t'avais- Je pas dit qu'il �tait charmant?

- Vous voulez danser? - Pas maintenant, Andr�.

- Dites-moi, M.- - Thomas.

Thomas. Les gens des petites villes savent-ils que je me suis diffam�e?

Bien s�r.

Ils sont comme les citadins, Mlle Farley, sauf qu'ils ont un sens de l'�quit�.

Et ils ont plut�t tendance � vous aimer.

Ils pensent que vous �tes victime de mauvaises circonstances.

Ils bl�ment la mort de vos parents quand vous �tiez petite.

Eh bien, on a besoin d'une m�re ou d'un p�re...

ou... d'un mari.

Voulez-vous danser maintenant, ch�re?

Quelle r�v�lation, M. Thomas.

J'ai toujours pens� que les gens croyaient ces histoires.

Oh, non. Non, Mlle Farley.

Il faut faire confiance aux gens.

Ils vous comprennent.

D�sol�. Je n'aurais pas d� parler de tout �a et g�cher votre soir�e.

- J'imagine que vous ne danserez pas. - J'adorerais �a.

Eh bien, merci. Pardon.

Il est gentil. Tu ne trouves pas?

Pas du tout. Je pense qu'il essaie de me prendre le pain dans la bouche.

Il la chasse en ce moment m�me- mon pigeon. �a se voit dans son regard.

O� sont ces citations? Je r�p�te. O� sont ces citations?

Pas amicalement. Duffy.

Allo. Puis- je parler � Mlle Sara Farley, je vous prie.

Ouais.

Allo.

Allo!

Ce soir? Oh, non. Je ne peux pas, M. Thomas.

J'ai promis au Comte de Guyon d'aller faire du tra�neau � chiens avec lui.

Non. Du tra�neau � chiens.

D'accord. Je r�essayerai une autre fois.

Amusez-vous bien... avec les chiens.

Merci. Vous me rappellerez?

Parfait. Au revoir.

Allo. Passez-moi les sports.

Allo, les sports? M. Thomas � l'appareil.

Ouais, je voudrais parler � quelqu'un qui s'occupe de tra�neaux de chiens.

Je vois. Eh bien, qu'il m'appelle d�s son arriv�e, d'accord?

C'est tr�s important- une question de vie ou de mort.

Merci.

Mush!

Mush!

Conducteur, o� est l'autre tra�neau?

Moi pas parler anglais. Moi, Eskimo.

Et qu'est-ce que vous faites ici?

Je suis un vieil habitu� des tra�neaux � chiens. Mush!

M. Thomas.

M. Thomas. �a va?

Pourquoi m'avez-vous frapp�?

Je n'ai rien fait de tel. Vous vous �tes cogn� sur cet arbre.

- J'ai �t� inconscient longtemps? - Non. Vous pouvez vous asseoir?

Je crois.

Vous �tes bless�!

Ce n'est rien du tout. Juste une fracture du cr�ne.

Je le m�rite apr�s avoir voulu jouer au petit malin.

- Il vous faut des premiers soins. - Il me faut du calme.

Allez. Levez-vous.

Retournons au chalet, si on peut le trouver.

H�, regardez. Un refuge de skieurs.

Comme c'est commode, M. Thomas.

Au moins, on pourra se tenir au chaud jusqu'� ce qu'on nous trouve.

- Ne bougez pas! - Difficile quand vous le touchez.

- Je veux voir s'il faut de l'iode. - De l'iode?

- Dans mon cours de premiers soins, on- - Non. Laissez. C'est une �gratignure.

Croyez-moi. Merci.

De toute fa�on, j'ai bien mieux. Et voil�.

Eh bien, vous �tes bien �quip�, M. Thomas. On le verse sur votre t�te?

- C'est ce que vous aimez? - Je n'ai rien � la t�te.

Qui sait? Vous �tes peut-�tre en �tat de choc et d'hypothermie.

Oh, non. Je suis juste curieuse.

Vous vous �tes donn� du mal pour �tre seul avec moi. Pourquoi?

Beaucoup de mal. Mais cet arbre n'�tait pas pr�vu.

Tenez. Prenez �a une minute.

J'esp�re que vous ne vous moquerez pas de moi, Mlle Farley, mais...

j'ai �crit un article sur vous dans mon petit journal.

- Vous aussi? - Oui.

Je ne le publierais pas sans que vous ne l'ayez lu.

C'est une nouvelle approche.

Voil� pourquoi je voulais une heure, seul en votre compagnie. Voici le-

�a commence-

��Peu de gens connaissent la vraie histoire de Sara Farley.

Elle a �t� bless�e- profond�ment bless�e-

par les forces toujours ligu�es contre la richesse h�rit�e.

Elle est un �tre merveilleux et chaleureux...

� qui on a enseign� l'art de dissimuler ses vraies �motions...

derri�re un mur de glace.''

- Eh bien! - Vous aimez?

Comment ne pas aimer? Mais vous n'allez pas vraiment publier �a, M. Thomas?

Il est temps que quelqu'un raconte votre version des faits...

une sorte de r�futation des gens comme ce Tyler.

Oublions-le. � Tyler. Qu'il cr�ve.

Eh bien, est-ce exact? Suis- Je factuel?

Eh bien, ce n'est pas vrai que je suis fianc�e � Andr� de Guyon.

Il n'est qu'un compagnon amusant. Et ici-

Pourquoi vous ne me racontez pas la vraie histoire?

Comme �a, je pourrai vous citer, �a fera plus authentique.

En vous citant, les �crits de Tyler n'en para�tront que plus tordus.

Si vous voulez. Je ne suis pas si int�ressante que �a.

Pour moi, vous l'�tes. Allez.

Dites-moi tout, depuis le d�but.

Et parfois j'aurais souhait�e �tre n�e pauvre...

puis, je me pince et je me dis, ��Ne sois pas idiote''...

parce que j'aime bien tout ce que l'argent me procure.

M�me Andr�, qui co�te cher, les prix �tant ce qu'ils sont de nos jours.

Mais assez parl� de moi, cette histoire est trop ennuyeuse et prosa�que.

Oh, non, non. Je pourrais vous �couter toute la nuit.

Je n'ai jamais dit tout �a � personne. Vous en avez assez pour votre article?

Plus qu'il n'en faut. J'ai la permission de vous citer?

- Bien s�r. - C'est de la dynamite, pour Tyler.

- � Tyler. Qu'il cr�ve. - Qu'il cr�ve.

Je fr�mis en pensant � ce qu'il ferait avec certaines de ces citations.

Eh bien, il voit probablement les choses d'un autre �il.

- Et par un trou de serrure. - Je ne serais pas trop dur avec Tyler.

Apr�s tout, il doit gagner sa vie.

Pas en ce qui me concerne.

Il se trouve que je sais qu'il a �t� un tr�s bon correspondant de guerre.

Alors c'est encore pire qu'il soit tomb� si bas.

Et ne perdons plus de temps � parler de lui.

Cet article devrait r�gler son sort... une fois pour toutes.

Vous n'avez pas beaucoup d'exp�rience en journalisme, n'est-ce pas, M. Thomas?

- Tom. - N'est-ce pas, Tom?

Eh bien, je gagne ma vie.

- Ne publiez pas cet article. - Quoi?

Vous serez couvert de ridicule.

Moi?

En premier lieu, ce n'est pas du bon journalisme.

Je le sais, Tom. Je suis une experte.

On m'a fait ma f�te d�s la maternelle.

Quand j'ai gagn� un prix pour ma tenue, personne n'en a parl�...

mais j'ai fait les manchettes quand j'ai voulu crever les yeux...

de cette petite sauvageonne de Vandermeer.

Le grand public ne s'int�resse pas aux �tres normaux.

Ils veulent des mutants, avec tous les d�tails sordides.

Deuxi�mement, vous savez ce qu'on dira de vous-Tyler et ceux de sa trempe?

Que je vous ai accueilli, ridiculis�...

que je vous ai m�me pay� pour que vous �criviez un article favorable.

Je vous suis reconnaissante, Tom, d'avoir voulu le faire...

mais �a n'en vaut tout simplement pas la peine.

�a vous importe ce qu'on dit sur moi, Mlle Farley?

- Sara. - �a vous importe, Sara?

- Oui, Tom. - Pourquoi?

Je ne sais pas. Parce que-

Parce que vous �tes un mauvais meneur de chiens et que vous �tes si fragile.

Je ne veux pas que vous soyez bless� par ma faute.

Vous deviendrez tordu et cynique comme tous les autres.

Vous �tes trop gentil pour �a.

Pourquoi me regardez-vous comme �a, Tom?

Comme si vous ne m'aviez jamais vue auparavant.

C'est peut-�tre le whiskey ou le coup que j'ai re�u sur la t�te.

Ou peut-�tre que c'est tout simplement vous.

H�! Il y a quelqu'un?

Je pense qu'on est venu nous sauver.

J'en ai bien peur.

La chambre de Tom est par l�.

Entrez.

- Bonjour, monsieur. - Bonjour.

- Vous �tes en avance, non? - Il est 9 h, votre heure habituelle.

Vous avez eu une petite panne d'oreiller, non?

- La nuit a �t� longue. - Vous deviez �tre au feu.

- Quel feu? - Le vieux tribunal de Three Forks.

Tenez. C'est dans le journal local.

Enti�rement br�l�. Il n'en reste rien.

Beaucoup de gens de la loge y sont all�s.

Le vieux tribunal va nous manquer. Beaucoup de couples ont fini l�.

C�L�BRE CORRESPONDENT DE GUERRE EN VISITE � SUN VALLEY

On avait deux ou trois mariages par saison avant.

Une vraie Gretchen Green, on pourrait dire.

A�e.

Ce sera tout, monsieur?

Oui, oui. Ce sera tout. Je signerai plus tard.

Allo. Laissez-moi parler � Mlle Sara Farley, je vous prie.

Mlle Farley ne souhaite pas �tre r�veill�e.

- Je peux prendre un message? - Non, non. �a ira. Merci.

Allo? Ouais, passez-moi les transports.

-Transports. -� quelle heure est le prochain train?

9 h 35, monsieur.

C'est M. Thomas � l'appareil. On peut me r�server une place? C'est possible?

- Mais c'est dans une demi-heure. - Je serai pr�t. Vous y arriverez?

- Oui, monsieur. - Merci.

O� sont-ils? Je meurs de faim.

Moi aussi. Je vais aller voir.

- Ils arrivent? - Andr�, oui, mais je ne vois pas Tom.

Pourquoi Andr� et vous n'allez pas d�jeuner?

Eh bien!

- As-tu vu Tom? - Non.

Et je ne pense pas que tu vas le voir, toi non plus.

- Pourquoi pas? - Il semble qu'il ait r�gl� sa note.

- R�gl� sa note? Quand? - Il y a environ une heure.

Sans dire quoi que ce soit? Pourquoi ferait-il cela?

Il avait ses raisons.

Andr�, tu as cet anneau de mariage que tu me montres constamment?

Mais, oui, ma ch�re Sara. Il est ici. C'est si subit.

- Je veux juste l'emprunter. - Allons, Sara.

Cette sale brute �paisse qui d�forme tout ce que je dis.

- Comment �tait Sun Valley, Mlle Farley? - Avez-vous vu Tom Tyler?

S'il vous pla�t! S'il vous pla�t.

- C'est un anneau de mariage? - C'est un secret?

- Dites-nous tout. - D'accord, messieurs.

D'accord.

ǒa �t� vraiment tr�s surprenant. Un vrai coup de foudre.

C'est arriv� � Sun Valley.

Au d�but, il m'a d�plu...

mais il m'a s�duite et nous nous sommes mari�s.

J'ai enfin trouv� un homme avec lequel je pourrai �tre vraiment heureuse.

Et comme preuve de mon amour, je lui ai l�gu� un million de dollars.

- Un million de dollars! - Qui est-ce? Le comte?

- Eh bien, comment s'appelle-t-il? - Qui est-ce?

- Tom-Tom. - Qui?

Tom-Tom. Mieux connu sous le nom de Thomas Jefferson Tyler.

- Tom Tyler? - Oh, non!

Sans blague? Depuis quand? Allez. Mlle Farley!

- Tu es ravissante, Jess. - Toi aussi.

- Je n'ai fait que dormir dans le train. - Tu n'as pas �crit la suite?

- Oui. - On a d�j� tout lu.

J'en ai �crit un autre, puis un canard local a publi� ma photo et j'ai fil�.

Merci.

��D'une certaine fa�on, le public l'a toujours mal comprise.

Peu de gens connaissent la vraie histoire de Sara Farley.

Elle a �t� bless�e- profond�ment bless�e-

par les forces toujours ligu�es contre la richesse h�rit�e.''

Tu appelles �a un point de vue neutre?

- J'ai un point de vue diff�rent. - On dirait un t�moignage d'estime.

��Elle est un �tre chaleureux et g�n�reux...

� qui on a enseign� l'art de dissimuler ses �motions derri�re un mur de glace.''

Laisse-moi te dire. Elle n'est pas le genre de fille qu'on croyait.

- Courier. Dispatch. Observer. - Merci. ��M�me comme''-

SARA FARLEY MARIE UN REPORTER

UN CENDRILLON ET LES MILLIONS DE FARLEY

LE COMTE D�LAISS� POUR UN REPORTER

Findlay. Viens ici.

Qu'y a-t-il?

- Pourquoi t'as fait �a? - Sors-le d'ici.

- Lui? Pourquoi? - Sors-le ou j'imprime avec son sang.

- Oh, non! Une minute. - Ne me parle pas, Benedict Arnold.

- Mais c'est faux. C'est un mensonge. - Sors-le d'ici!

- Allez. Tu viens, s'il te pla�t? - Non. Tu ne crois pas �a.

Trahi pour un million de dollars. Je ne te croirai plus jamais!

- Je vais l'appeler. Le prouver. - Pas avec nos t�l�phones.

- Sortez M. Sara Farley d'ici! - J'essaye d'expliquer.

- Vous aimez travailler ici? - Ouais. Pourquoi?

Il ne travaille plus ici et si vous ne voulez pas l'imiter, sortez-le d'ici!

Taisez-vous une minute. Je t'en prie.

Allo? Allo. La r�sidence Farley?

Eh bien?

D'accord. Je vais utiliser la cabine dans le couloir.

Dehors!

Tom, tu en es certain?

- Certain de quoi? - Que tu ne t'es pas �pris d'elle?

Bien s�r que non. Elle n'est pas une femme. Elle est une soci�t� commerciale.

Elle va avoir ce qu'elle m�rite.

Je vais �crire une s�rie d'articles sur elle qui vont la carboniser.

- Pour quel journal? - Pardon?

- Tu te souviens? Duffy t'a vir�. - Je trouverai un autre poste.

Je me demande, apr�s tout ce qui est arriv�.

Alors d'accord. Je ferai la s�rie pour la Pravda.

Ils vont adorer �a. Un comportement typiquement capitaliste.

Tom, sois s�rieux. La chose raisonnable serait de demander une r�tractation.

- D'elle? Aucune chance. - Des journaux qui ont publi� l'article.

- Tu as raison. Je pourrais faire �a. - Bien.

Tu peux me d�poser chez moi?

�cris aux journaux, et puis essaie de dormir.

Bonne nuit.

- Le voil�! - Je peux avoir votre autographe?

Une minute!

L�chez-moi! reculez, tout le monde. Rentrez chez vous. Fichez le camp.

Partez et laissez-moi tranquille.

Partez et m�lez-vous de ce qui vous regarde. L�chez-moi!

Mme Riley! Partez!

Mme Riley!

Sortez d'ici, bande de voyous!

C'est une maison respectable ici et je ne veux pas de probl�mes avec vous!

- Merci, Mme Riley. - M. Tyler, petit vaurien.

Non, je vous en prie, Mme Riley.

Pourquoi vous n'avez jamais rien dit, petit cachottier?

- Mon cher, je devrais vous embrasser. - Oh, non, non.

Oh, non, quel culot! Comment osez-vous entrer chez moi?

Sortez!

Vous tous, sortez d'ici et n'y revenez plus! C'est compris?

On veut Tyler! On veut Tyler!

Allo. Passez-moi Western Union.

Allo. Western Union? Ici Lexington 2-1598.

Je veux envoyer un t�l�gramme au Courier, Dispatch, Observer-

tous les journaux new-yorkais.

C'est exact. Voici le message:

Je d�mens cat�gori-

Laissez-faire. Je d�mens cat�goriquement �tre mari� � Sara Farley.

Je demande une r�tractation imm�diate et des excuses.

Sign� Thomas Jefferson Tyler.

Bien s�r que c'est la v�rit�! Envoyez-le tel que dict�.

D'accord.

On veut Tyler, on veut Tyler

Slicko, messieurs, donne du lustre � vos cheveux...

et vous rend irr�sistible pour ces dames.

Aussi irr�sistible que Rom�o pour Juliette...

Marc-Antoine pour Cl�op�tre...

ou Tom-Tom Tyler pour Sara Farley.

En hommage � ce couple romantique...

voici un nouvel enregistrement d'une vieille chanson...

��Merci mille fois. ''

- Qui est-ce? - C'est moi, Mme Riley.

- Vous �tes seule? - Oui, cher.

- Entrez. - Je vous ai pr�par� le petit-d�jeuner.

- Peu importe. Vous avez les journaux? - Les voici.

CENDRILLON D�MISSIONNE POUR SARA

TOM-TOM ET L'H�RITI�RE SE CACHENT

M. Tyler, j'esp�re que vous oublierez cette note que je vous ai envoy�e...

� propos du loyer pour le mois dernier.

J'aurais d� savoir que vous aviez la t�te dans les nuages...

LES MILLIONS DE SARA SONT ASSEZ POUR TOM-TOM et que vous n'aviez pas de temps � perdre...

avec des choses sordides et banales.

D�NI RE�U

Hier soir, nous avons re�u un t�l�gramme sign� Thomas Jefferson Tyler...

niant le mariage de M. Tyler � Sara Farley.

Un appel � la nouvelle Mme Tyler confirma qu'il s'agissait d'un faux.

- Un probl�me, M. Tyler? - Tout va mal.

�a ne peut pas �tre si mauvais que �a, M. Tyler.

Une petite dispute, une querelle d'amoureux.

Je dis toujours que les voies de l'amour sont tortueuses.

Il faut du soleil et de l'ombre pour une journ�e parfaite.

- Sortez! - Mais, M. Tyler.

Sortez! Sortez tout de suite.

- Heureusement que vous �tes riche. - Sortez!

M. Tyler! Pour 1500 $, il est � vous.

- Emmenez-le! �a ne m'int�resse pas. - Vous ne comprenez pas. �a fonctionne.

- Bonjour, Findlay. - Hello, Findlay.

Eh bien?

C'est dingue. Il faut que tu lui expliques. Dis-lui que-

Impossible. Tu connais Duffy. Il ne m'�coutera pas. Une bi�re, Joe.

- Oui, monsieur. - Comment �a va, Cendrillon?

Tu n'aurais pas quelques milliers en petites coupures, par hasard?

Arr�te, Eddie. Duffy l'a vir�.

Il est donc un millionnaire au ch�mage. Je compatis.

Joe, une tourn�e g�n�rale de la part de M. Farley.

- Une minute. Je ne suis pas mari� �- - Vous vous �tes d�j� disput�s?

Comment peut-on se battre contre un million de dollars?

Peut-�tre qu'il ne veut pas qu'on le mesure � l'aune de son maillet de polo.

- Je bois � la boue sur tes gu�tres. - M�lez-vous donc de ce qui vous-

Allez pratiquer votre humour au bar.

�coute, Tom. Pourquoi tu ne rentres pas?

Si Sara est l�, peut-�tre qu'elle te convaincra elle aussi.

De toute fa�on, rentre. Si Duffy vient ici, il y aura de la bisbille.

Je ne peux pas rentrer. Il y a plein de gens pr�ts � me vendre des trucs.

Immobilier, assurances, machines � mouvement perp�tuel, yachts.

Comment prouver que je ne suis pas mari� � cette dame? Comment tu ferais, toi?

Je suis d�j� mari�. Ma femme n'a pas de yacht � son nom.

Jess, veux-tu m'�pouser?

- Quoi? - J'ai dit, veux-tu m'�pouser?

�a va le prouver. Tu comprends?

Je ne t'�pouserai pas pour prouver que tu n'es pas mari� avec elle.

Toute ta vie, tu as rag� contre les femmes de son genre-

inutiles, faiseuses de troubles, des parasites.

- Tu ne vas pas la laisser s'en tirer. - Je ne-

- Suis-moi. Allons � l'h�tel de ville. - H�, que se passe-t-il?

- Je t'en prie, Jess. - Allons-y.

- J'avertis Duffy. Appelle de l�-bas. - Je t'appellerai de l'h�tel de ville.

- Cendrillon se marie. - Attend que Sara l'apprenne.

Je peux monter avec vous?

Allo? Je voudrais parler � Mlle Sara Farley. Johnson du Courier.

Eh bien, dites-lui juste que son mari va se marier.

C'est ce que j'ai dit. Il est � l'h�tel de ville.

Je ne sais pas quel certificat vous cherchez, mais ce n'est pas ici.

Que fait le commis?

Il ne d�chiffre probablement pas ta signature sur le formulaire.

- Thomas Jefferson Tyler, Jessica Wood? - Oui.

CERTIFICATS DE MARIAGE M. Conovan, le chef commis, veut vous voir dans son bureau. Par ici.

Pardon.

- Qu'y a-t-il? - Les chefs ne se confient pas � moi.

- Vous ne pouvez pas entrer. - Que veut Conovan? Aidez-nous.

- Thomas Jefferson Tyler, Jessica Woods? - Oui.

Ce sont les deux personnes qui ont demand� le certificat, Fisher?

- Oui, monsieur. - Qu'y a-t-il?

Vous ne le savez peut-�tre pas, Mlle Woods, mais cet homme est d�j� mari�.

- Pas du tout. - C'est moi qu'il �pouse.

Il est mari� � Sara Farley. C'est dans tous les journaux.

Je ne suis mari� � personne. J'exige un certificat.

Je ne peux pas �tre partie prenante dans une affaire de bigamie.

Vous avez la preuve que vous n'�tes pas mari� � Sara Farley?

Vous savez que personne ne peut prouver qu'il n'est pas mari�.

Personne ne donne de certificats de non-mariage.

Il faut me croire sur parole. Je ne suis pas mari� � Sara Farley.

Tom-Tom!

Comment peux-tu dire cela?

On s'est disput�. Je suis d�sol�e, ch�ri, et je te pardonne.

Tu me pardonnes? Arr�te tout de suite. C'est-

Ce doit �tre bizarre pour toi, mon ch�ri.

Je suis terriblement navr�e, mais Tom-Tom est mari� avec moi et-

- Quand s'est-on mari�? - Tu as d�j� oubli�?

O� s'est-on mari�?

Tu ne devrais pas me faire �a pendant notre lune de miel, juste par d�pit.

- C'est tellement g�nant. - O� s'est-on mari�?

Ne crie pas, ch�ri. On ne devrait pas se disputer en public.

Elle ment! Je ne suis pas mari� � Mlle Farley! Laissez-moi marier Mlle Woods!

Arr�ter de crier. Vous devriez avoir honte d'utiliser de tels stratag�mes.

Vous �tes ici pour servir le public. Je suis du public. J'ai des droits!

- Sortez-le. - Vous me privez de mes droits.

Cet homme s'�rige en censeur moral...

alors qu'il est l� pour d�livrer des certificats aux citoyens!

Je ne comprends pas, Jess.

Je suis innocent, mais j'ai �t� vir� et je ne peux plus rentrer chez moi.

Je ne peux m�me pas me marier. Pas de droits civiques.

Je suis comme un homme sans pays.

Et j'ai faim.

Allons diner chez moi. Tu as de l'argent?

Je pense que j'ai tout d�pens� en taxi.

- On a quatre dollars. Viens. - Parfait.

PAINS ET G�TEAUX FARLEY

SUCRE FARLEY

SOUPE DE L�GUMES FARLEY

C'est un magasin Farley.

Regarde. Voil� le caviar. Viens. Tiens.

Aide-moi. Prends �a, d'accord?

On a que quatre dollars.

Ne t'en fais pas avec �a. Je suis mari� � une femme riche.

Viens. Approche le chariot. Attends. On va en prendre d'autres.

- Tom, tu ne t'en tireras jamais. - Bien s�r que oui.

On ne pourra jamais manger tout �a.

Laisse faire. On le rangera quelque part.

Merci beaucoup.

- 3,65. - O� gardez-vous le champagne?

- Pas de champagne, monsieur. - Pas de champagne?

- 5,75. - Un magasin bas de gamme.

Il doit y avoir des vers dans la farine.

5,11 . Oh, non, monsieur. 6,85.

Vous pouvez arr�ter de compter. �a ne sera pas n�cessaire.

Trente, 40. Oh, oui, monsieur. Il le faut. 9,40.

Vous ne pensez pas vraiment que je vais payer tout �a?

Tout �a m'appartient.

13,80. M. Bissell!

Quatre-vingt-quinze. M. Bissell!

Oui?

Cet homme ne veut pas payer. 19,45.

Je veux dire qu'il- 21,45.

Monsieur, n'emb�tez pas les commis, je vous prie.

- 19,45. - Vous ne me connaissez peut-�tre pas.

- Tenez. Regardez �a. - 21,45.

M. Farley! Je veux dire, M. Tyler.

Eh bien. Quel honneur!

D'�tre choisi parmi tous les magasins Farley!

- Je suis ravi, Mlle Farley. - Je ne suis pas Mlle Farley.

- Voici Mlle Woods, ma fianc�e. - Comment allez-vous?

Votre fianc�e? Mais vous �tes-

- Mon �pouse est tr�s lib�rale. - Cinq.

- 52,30. - Arr�te de compter!

Maintenant, j'ai perdu le fil.

Laisse faire. J'esp�re-

- Je veux dire, eh bien, f�licitations. - Merci.

Prends quelques sacs, Jessica, et allons manger.

Et voil�. Bonsoir. Merci.

Je ne sais pas ce qu'on va faire de tout �a.

Tu peux en donner si tu veux. Il y en a plein d'o� �a vient.

On pourrait ouvrir une autre �picerie. Il y a de belles possibilit�s.

Il y a m�me une plus belle possibilit� encore.

- Laquelle? - Je pourrais-

- Pas si vite- - Petit?

- �coute. C'est ta s�ur? - Ouais.

- Rapporte �a � ta m�re. - Mince. Merci!

- Je ne serai pas l� pour diner, ch�rie. - O� vas-tu?

Voir ma femme.

- Oui? - Allo. Mme Tyler est-elle l�?

- Qui, monsieur? - Je suis Tyler, le mari de Mlle Farley.

Oui, monsieur. Vous voulez entrer?

Mlle Sara- Je veux dire, Mme Tyler ne m'a pas dit que vous veniez.

- F�licitations, monsieur. - Merci.

- Je suis Barret, monsieur. - Merci, Barret. Elle est l�?

Non, monsieur. Elle est sortie pour la soir�e.

Eh bien, je la verrai plus tard. Vous avez une chambre pour moi?

Certainement, monsieur. Attenante � celle de Mlle-

Attenante � celle de Mme Tyler, monsieur.

Par ici, je vous prie.

Puis- Je dire, monsieur, que le personnel a �t� ravi de vos articles?

- Vous les avez aim�s? - J'ai lu entre les lignes, monsieur.

J'avais m�me pr�vu le mariage, monsieur. J'ai gagn� 180 $ du personnel.

- Ils vous ont pay�? - � la fin du mois, monsieur.

C'�tait un jeu d'enfant.

J'ai tout de suite compris, monsieur.

Une romance sortie de nulle part...

la critique d�vastatrice d'un homme amoureux.

- Bien raisonn�. - �vident, si je peux me permettre.

L'auteur de ces articles tentait de dissimuler son affection.

Sauriez-vous o� elle est, Barret?

Elle dine chez les Whitsons.

- Les qui? - Les Whitsons, monsieur.

- Les Whitsons? - Oui, monsieur.

C'est ici, monsieur.

Les parents de Mlle Sara ont laiss� la charge des magasins Farley � M. Whitson.

Franchement, monsieur, il ne fait pas la diff�rence entre le gros et le d�tail.

- Oui, monsieur? - Appelez-moi un taxi.

Oui, monsieur.

- La r�sidence Whitson? - Oui, monsieur.

- Mlle Sara Farley est-elle ici? - Qui dois-je annoncer, monsieur?

M. Tom-Tom Tyler, le cendrillon.

Je suis le mari de Mlle Farley.

Ch�rie.

M. Tom-Tom Tyler.

- C'est ta derni�re chance d'annuler. - Non.

Vous allez devoir nous excuser. Nous sommes toujours en lune de miel.

Eh bien, ch�rie, tu pourrais au moins me pr�senter.

Voici Mme Whitson, notre h�tesse.

Mme Whitson. Comment allez-vous?

On m'a dit que vous �tiez trop indispos� pour venir ce soir, M. Tyler.

Il l'est. Il va rentrer, n'est-ce pas, ch�ri?

Pas du tout. Je me sens merveilleusement bien.

- Mon mari, M. Tyler. - Comment allez-vous, M. Whitson?

Comment allez-vous?

C'est la premi�re fois que je rate depuis des ann�es.

- M. et Mme Vickers. - Comment allez-vous, Mme Vickers?

- Comment allez-vous? - M. Vickers.

- Comment allez-vous? - Et ma tante pr�f�r�e. Allo.

- Vous avez abandonn� le journalisme? - Oui, ma ch�re.

Je vais chasser le pigeon.

- Mlle Clayton. - Mlle Clayton, comment allez-vous?

- M. Sharpe. - Comment allez-vous?

Et le Comte Andr� de Guyon.

- Andr�, comment allez-vous? - Bonsoir.

Mme Whitson, cette f�te semble merveilleuse.

J'ai toujours voulu frayer avec les tr�s riches.

Mais vous savez, je ne peux pas me payer un costume de pingouin...

et Sara ne m'a pas encore offert mon trousseau.

Ch�ri, tu as l'air fi�vreux. Tu ne devrais vraiment pas rester.

Oh, non. Je me sens comme un million de dollars.

Un million de dol- Pas mal, hein? La vieille t�te fonctionne encore.

Tenez. Merci beau-

Sors d'ici.

Pas � moins que tu cries ��piti�'' et que tu dises qu'on n�est pas mari�.

Jamais de la vie.

Non. Non, merci. Je vais m'en tenir aux cacahu�tes.

On appelle �a une arachide, d'o� je viens.

Et o� est-ce au juste, M. Tyler?

Les montagnes de Virginie-Occidentale. La terre de Dieu.

J'ai grandi l� pieds nus avec rien de plus qu'un pouce vert...

et un talent naturel pour compliquer les choses.

Mais je m'en suis tir�. J'ai trouv� Sara. A�e!

La pantoufle de verre lui allait comme un gant.

Vous savez, c'est dr�le. M'man m'a toujours dit, ��Marie une fille riche.''

��Prot�ge-toi,'' disait-elle. ���a ne peut pas faire de mal.''

Elle avait raison. J'imagine qu'elle doit toujours veiller sur moi.

- Votre m�re est d�c�d�e, M. Tyler? - Oh, non, non, non.

Elle est toujours dans sa cabane sur la montagne.

On l'appelle ��La vieille du Mont Chauve.''

Elle a presque 70 ans. Fr�le et aux cheveux blancs.

Ouais, je la vois maintenant...

fumant cette vieille pipe de ma�s que papa lui a laiss�.

Tout � fait. Tu sais, Sara? On va lui demander de venir vivre avec nous.

Elle est merveilleuse.

Elle m�che m�me du tabac, comme papa, mais en mieux.

Elle abat une mouche � 20 pas. Oh, elle est-tu vas l'adorer.

Oui, d'apr�s ce que Tom m'a racont�, M�re Tyler est tr�s ind�pendante.

Raconte-leur la fois o� elle a abattu un agent du gouvernement.

Inutile de cacher quoi que ce soit. On a tous des probl�mes d'imp�t.

Ou penses-tu que ce serait aller un peu trop loin?

Non. Tu parles de la fois o� les agents ont entour� la distillerie et maman-

Oui, cette fois-l�.

Mais bien s�r. Allez. Va l�-bas et fais semblant d'�tre l'agent-

Oh, non. Pourquoi tu ne laisses pas Mme Vickers �tre l'agent?

- Eh bien, si tu insistes. - Mais-

Oups! Un collier de rompu. Ne vous en faites pas avec �a.

Il y en a beaucoup d'autres.

J'adore ces histoires car je suis plut�t fier de ma famille.

Alors, Mme V., si vous voulez bien vous placer juste l� et faire...

comme si vous �tiez un de ces vauriens du gouvernement cach� derri�re un arbre.

- Il en faudrait un gros, comme vous. - Mais-

�a va. Mettez-vous l�. Parfait. Ne bougez plus.

Maman �tait dans la cabane, faisant le guet avec sa carabine.

Maman visait tr�s bien quand elle �tait sobre.

Eh bien, l'oncle Porter- c'est le nigaud avec les ruches.

L'oncle Porter chauffait la bouilloire et commen�ait � distiller...

le meilleur alcool qu'on ait jamais go�t�.

Quand maman aper�oit soudain la vermine du gouvernement.

Sa p�leur fiscale l'a trahi.

Alors elle le met en joue et-

H�. H�!

Pas ce soir, ch�ri. Bonne nuit.

- Eh bien, il �tait � peu pr�s temps. - Comment es-tu entr� ici?

O� �tais-tu depuis ton d�part pr�cipit� de chez les Whitsons?

- Au Stork Club avec Andr�. - Le Stork Club. La belle affaire.

- Sors d'ici tout de suite! - Rappelle-toi qu'il y a des serviteurs.

- Que fais-tu ici? - Je t'attends depuis des heures.

J'ai pr�par� des sandwiches, apport� du lait, puis j'ai encore attendu.

- Comment savoir si tu n'�tais pas morte? - Tu t'es fait du souci pour moi.

Si tu avais �t� tu�e, je n'aurais jamais pu prouver qu'on n�est pas mari�.

- Maintenant, vas-tu rentrer chez toi? - Mais je suis chez moi. Je vis ici.

Je suis M. Farley, ou tu es Mme Tyler. Tu te souviens?

Et quelle �pouse.

� peine mari�e et tu sors d�j� avec un autre homme.

- Tu vas marier ce De Guyon? - �a ne te regarde pas.

�a ne r�pondra pas. J'ai donn� cong� � tous les serviteurs.

- Tu leurs as donn� cong�? - Bien s�r. Je suis le nouveau patron.

- Je vais appeler la police! - Parfait!

Dis-leur que je ne suis pas ton mari. Je ne veux pas �tre connu pour �a.

Tu ferais mieux de comprendre. Tu ne t'en sortiras jamais.

Je vais d�dier ma vie � te rendre mis�rable-

surtout apr�s ce que tu as fait chez les Whitsons ce soir.

Je n'ai fait qu'�tre fier de ma famille.

Tu veux une arachide?

Tu vas sortir d'ici, m�me s'il faut que je t'�jecte moi-m�me!

Mauvaise constitution. Jolie, mais pas pour l'emploi.

Pourquoi tu n'essaies pas de me frapper avec des diamants?

H�! H�, non, non! H�!

H�, attention! H�, fais gaffe! H�, pose �a. Une minute!

Tu es devenue folle?

- �coute- je- - L�che-moi!

Maintenant, �coute-moi. J'ai perdu mon emploi, mes amis se moquent de moi...

ma copine se trouve ridicule et toi, tu t'amuses.

A�e! Maintenant �coute.

�coute-moi une minute, puis je te laisserai parler. D'accord?

Tu m'as entendu? D'accord.

Maintenant, premi�rement-

- Je sens la rose. - C'est ton opinion.

- Arr�tons les b�tises, soyons s�rieux. - Quand tu es bless�, c'est s�rieux.

Tu sais, mes avocats ont fait des recherches sur toi...

et il se trouve que �a n'a pas �t� aussi difficile pour toi.

Tu es un bon �crivain, mais sans scrupules.

- Et tu es un loup. - Ce n'est pas vrai.

Stella, Joan, Lucy, Martha, Tillie, Patsy, Lucille - Deedee?

Poppy, Vera, Nancy et Jessica -

une bonne douzaine.

Je vois que tu aimes les athl�tes aussi.

Deedee- lanceuse au baseball.

Probablement toute une motion.

Et Tillie, connue professionnellement sous le nom de Tornade du Tennessee.

- Tu lui offres une �tole et la reprend. - Elle me l'a redonn�e.

Elle a dit que tu �tais trop instable. Aucun sens des responsabilit�s.

Une fille de gangster en plus.

Tu ne te rappelle pas de Patsy?

Il a fallu que tu te caches jusqu'� ce qu'on arr�te son copain, tu te souviens?

Ouais, eh bien, j'�tais en reportage. Et puis, elle s'est cach�e avec moi.

Ne te vante pas. Deux agents du FBI �taient avec vous.

D'apr�s mes dossiers, tu es encore pire que moi.

Alors de quel droit me critiques-tu dans tes articles?

- Bon. C'est fini? - Pas pour toi.

Tu vas rouler dans la boue en public tant que je le voudrai, Cendrillon.

Vraiment?

Certaine?

D'accord, ch�rie. J'abdique.

Je me rends. Je suis ton mari.

Sors le chat, ch�rie, et �teignons les lumi�res.

Qu'est-ce qui te surprend? Je suis quand m�me ton mari.

- Une minute. - Viens voir ton Tom-Tom.

Vas-t-en!

- Maniaque! - Mais je t'aime, c'est mon droit.

Vas-t-en!

Tu veux que ce mariage soit une farce, un pastiche du bonheur conjugal?

N'as-tu pas promis de m'aimer et de me ch�rir? Eh bien?

D'accord, d'accord. Tu as gagn�.

- Tu signes une d�position �crite? - D'accord.

Je la signerai demain matin. Maintenant, rentre chez toi.

On va aller aux bureaux du Chronicle. Avant la derni�re �dition.

Mais je dois voir mon avocat. Je ne peux rien signer.

- Maintenant! - D'accord.

Et c'est mieux d'�tre s�rieux, ch�rie. Allo? Allo, Duffy?

J'am�ne Sara Farley aux bureaux du Chronicle.

Ouais. Rejoins-moi l�-bas.

Tu auras sa d�position sign�e et la meilleure histoire de Farley!

Quel est le probl�me? C'est moi le plaignant.

Apr�s tout, d'autres reporters ont �crit des choses sur toi aussi. Pourquoi moi?

Parce que tu as fouin� dans ma vie priv�e, tu es devenu mon confident...

puis tu as d�form� tout ce que j'ai dit.

Eh bien, c'est mon boulot.

J'ai encore faim.

�a me vient � l'esprit, j'aurais bien mang� un sandwich moi aussi.

Et voil� un restaurant.

On dit que les camionneurs connaissent tous les bons petits restos.

Tu sais, d'une certaine fa�on, �a a �t� bien amusant.

- Eh bien, on y va? - Non.

- Je veux dire, au journal. - Je t'avais compris. J'ai dit non.

Il faut arriver avant l'heure de tomb�e. Duffy va nous attendre.

- Tu ne vas pas recommencer. - Je n'y vais pas.

- Ne me dis pas de me taire. - Sara, je t'en prie.

J'ai chang� d'id�e.

FLOCONS FARLEY Merveilleux.

Chaque fois que je mange, tu t'enrichis.

- Viens. - L�che-moi, esp�ce de monstre.

- Oh, non- - Ne me frappe pas!

- Pourquoi pas? Tu es ma femme. - Qu'est-ce qu'il y a, l'ami?

Une petite dispute familiale. Elle est ma femme.

- Je ne le suis pas! - Quoi?

R�p�te- plus fort. �coutez, vous �tes t�moin.

- Vous allez le laisser me frapper? - Non.

Ils sont mari�s, Herman. C'est l�gal. Ne t'en m�le pas.

Qui se m�le de quoi?

Vous sentez bon! Qu'est-ce que vous portez? J'en ach�terai pour ma femme.

Sara, attends-

Herman, je suis pr�sident du local, non?

- J'ai dit qu'on ne s'en m�le pas. - Une minute.

Ne vous en m�lez pas.

J'ai le droit de ne pas �tre d'accord, non? Quel est le r�glement?

- Messieurs, je vous en prie. - Passons au vote.

- Sur quelle r�solution? - Peut-on se m�ler d'une autre union?

- Voil� la r�solution. - Passez-moi le bureau du sh�rif.

- Je vous en prie, messieurs- - C'est ill�gal d'influencer le vote.

- Deux tiers du vote ou majorit� simple? - Majorit�.

Je souhaite une discussion sur le sujet- un suppl�ment d'information.

- Messieurs, une minute. - Il t'appelle monsieur, r�ponds-lui.

�tes-vous membre de l'union des camionneurs?

- Eh bien, je- non. - Alors, taisez-vous!

- Minute. On n'a m�me pas encore vot�. - Non, mais elle va le faire!

Minute. Vous avez commenc�. Maintenant, vous attendez qu'on ait vot�.

LE POT DE CAF�

- Tu n'aurais pas d�, Herman. - Il �tait irrecevable, non?

- Tu aurais d� faire appel. - Oh, sale brute!

- Madame, c'est parlementaire, �a? - Je t'avais averti, Herman.

C'est uniquement une question de comp�tences, comme tu as dit.

�videmment, tu es fragile.

Tom. R�veille-toi.

R�veille-toi!

Qu'est-ce qu'il te prend?

JUGE DE PAIX HOMER BEGGS TRIBUNAL DU COMT� DE MONROE

�a ne sera pas long.

Allez. � la barre. Voici le juge.

Je ne vois pas pourquoi on te r�veille � toute heure, Homer.

Je dois faire mon devoir, Martha. On est face � une vague de crimes.

L'audience est ouverte. Quel chef d'accusation, sh�rif?

Tapage nocturne, �meutes, �tat d'�bri�t� et voies de fait.

- Mais c'est ridicule. - �a sera cinq dollars ou cinq jours.

- Mais c'est faux. J'essayais juste de- - Maintenant, c'est 10 $ ou 10 jours.

- Mais j'ai droit � un avocat. - Maintenant, c'est 20 $ ou 20 jours.

Si vous en voulez plus, continuez de parler.

Mais vous ne pouvez pas lui faire �a, M. le Juge. Vous ne la connaissez pas?

Non et je m'en fiche. Maintenant, c'est 30 $ ou 30 jours.

- C'est Sara Farley, l'h�riti�re. - Soixante.

- Elle peut prendre ce tribunal et- - Tom, arr�te, je t'en prie.

Je vais payer. Combien?

Soixante dollars, comme le juge a dit.

Je n'ai pas d'argent avec moi, mais si je peux utiliser le t�l�phone-

Enferme-la, Dan.

- Qu'est-ce qu'il y a de si dr�le? - Je pensais � toi et tes millions.

Tu ne devrais pas rire. Maintenant je ne peux plus signer cette d�position.

Il est trop tard pour le matin, mais je te sortirai demain pour la signer.

- Esp�ce de- - Allons. Pas de �a.

Emmenez-la, sh�rif. Bonne nuit, Votre Honneur.

Merci de m'avoir redonn� foi en la nature humaine.

Une minute.

Venez ici, fiston.

Qui? Moi?

Donnez-moi de la terre, beaucoup de terre

Sous les �toiles dans le ciel

- Ne m'enfermez pas, laissez-moi courir- - Ferme-la!

Mais, Tom. Tu n'aimes pas quand je chante?

J'essaie de dormir.

Pendant notre lune de miel?

- Quoi? - J'ai froid.

Si je pouvais t'atteindre, tu verrais comme je te r�chaufferais.

Ch�ri, tu es de tr�s mauvaise disposition, n'est-ce pas?

Je vais te dire ce que je vais faire.

- Je vais te donner mon manteau. - Eh bien!

Ne me dis pas que sous ces airs de brute se cache une �me de gentleman.

Ce n'est pas tout ce qui se cache l�.

- Merci, l'ami. - Bienvenu.

Tu sais, �a pourrait �tre bien pire. On pourrait �tre vraiment mari�.

- Mon imagination ne va pas jusque-l�. - Beaucoup de filles seraient ravies.

Je suppose que si une fille bouche tous les trous de serrure...

et v�rifie tous les soirs qu'il n'y a pas de micros sous son oreiller-

C'est la premi�re fois de ma vie que je travaille sur ce genre de reportage.

Alors pourquoi l'avoir fait?

Eh bien, j'aime skier, et j'y ai vu la chance...

de prendre des vacances � Sun Valley sur le dos du journal.

Tu ne fais jamais rien honn�tement?

- Je l'ai fait une fois. Plus jamais. - Quand?

Tu te souviens de cet article que tu as lu dans la cabane?

Oh, oui- l'app�t pour ton sale petit pi�ge.

Eh bien, j'avoue que c'est la raison pour laquelle je l'ai �crit.

Mais ce qui est dr�le, c'est que j'ai rendu � Duffy tout ce que tu as lu.

- Tu mens. - Non! Demande � Duffy.

�coute, je n'en suis pas fier. Aucun homme n'aime avouer qu'il est mou.

Il m'aurait vir� de toute fa�on m�me sans que tu inventes cette histoire.

Et il aurait eu raison. Un journaliste doit rapporter des faits, pas du vent.

Tu ne devrais pas t'autocritiquer comme �a, ch�ri.

- Laisse ta femme le faire. - Ma femme?

J'ai toujours voulu �tre la pire critique de quelqu'un.

Tu vas tenir parole. Tu vas signer cette d�claration demain.

Comment? Gr�ce � toi, je suis ici pour 60 jours.

Tu ne t'en sortiras pas aussi facilement.

Ce juge va nous laisser t�l�phoner demain matin.

Tu pourras appeler ton gigolo.

Encore mieux, je pourrais appeler la presse. Tu vois les gros titres?

��Tom-Tom et l'h�riti�re c�l�brent leur lune de miel en prison.

Une dispute d'amoureux envoie le couple c�l�bre en prison.''

- Tu ne ferais pas �a. - Je ne le ferais pas?

Apparemment, ton �ducation n'est pas encore achev�e.

Je peux avoir une cigarette, Tom?

- C'est ma derni�re. - Une bouff�e, alors. Je t'en prie.

Tu ne la m�rites pas, mais tiens.

- Je vais la tenir. - Je ne peux pas l'atteindre, Tom.

- Voil�. C'est mieux? - Parfait.

A�e! Esp�ce de petite cannibale- Redonne-moi ma cigarette!

- Donne-moi cette cigarette, tu entends? - Donnez-moi de la terre

- Redonne-moi cette cigarette tout de- - Beaucoup de terre, ne m'enfermez pas

Je n'aurais jamais d� te faire confiance! Donne-moi cette cigarette!

Laissez-moi parcourir les contr�es que j'aime

- Ne m'enfermez pas - Donne cette cigarette tout de suite!

J'aurais d�- Juge!

Juge!

Arr�tez ce tapage!

Que se passe-t-il ici? Qu'est-ce que c'est que ce bruit?

Attends que je t'attrape! Elle m'a mordu, M. le Juge.

Elle vous a mordu? Comment est-ce qu'elle a pu-

Je ne sais pas comment vous avez fait, mais ne le refaites plus.

Dix, 20, 30...

40, 50, 60.

- Voil�, Votre Honneur. Le compte y est? - Ouais.

Et voici 20 $ pour vous personnellement.

- Vous essayez de me soudoyer? - Oh, non, Votre Honneur.

Tentative de corruption. Je vous colle une amende de 20 $.

- Eh bien, ce n'est pas mon argent. - Allons-y.

Le temps passe, les gar�ons.

- C'est l�. - Merci.

- Faites de la place, les gars. - Ch�ri, quelle exp�rience horrible.

Ce n'�tait pas si mal. �a m'a rappel� ton ch�teau, surtout la plomberie.

- Et cette d�claration alors? - Vous vous �tes disput�s?

On a eu un petit malentendu.

Je suis s�re que vous ne chercherez pas � en savoir plus.

Mais Tom-Tom s'est excus�.

Et maintenant, on peut dire qu'on est tr�s, tr�s heureux.

- Qu'est-ce que vous avez � dire? - Pas de commentaire.

M. le Juge, � combien s'�l�ve la caution?

- Soixante dollars. - Paye-la, Andr�.

- Elle va payer votre caution. - J'aimerais avoir une femme riche.

- Non, elle ne paiera pas ma caution. - Mais Tom-Tom.

Je vais rester en prison. Les gens y ont plus de classe.

- Bien dit. - On peut avoir une d�claration?

Vous voulez me citer? D'accord, notez ceci.

Plut�t que d'accepter un seul sou de son argent sale...

je pourrirai en prison jusqu'� la fin de mes jours.

- �a, c'est bien dit. - Ne bougez plus.

Ma pauvre ch�rie.

De toute ma vie, je n'ai jamais rencontr� un pire goujat.

- Refuser une offre aussi g�n�reuse. - Tu imagines, Andr�?

- Mais non. S'il �tait un gentleman- - Il aurait accept� mon argent.

Oui, si ce n'est par simple courtoisie.

C'est la premi�re fois qu'on m'insulte en refusant mon argent.

Voil� jusqu'o� il peut aller pour d�montrer sa haine.

Sa haine?

Tu crois vraiment qu'il me hait?

Eh bien, naturellement. Tu veux qu'il te ha�sse, non?

Oui. Oui, bien s�r.

Tu ne peux pas le bl�mer. Tu as fait de lui une ris�e nationale.

Tu as raison, Andr�.

Mais maintenant, je-

je crois que l'heure est venue pour moi de me d�dire.

Comme tu dis, j'ai fait tout ce que je voulais faire.

Tr�s sage d�cision, ma ch�re.

Tu ne peux pas faire semblant d'�tre mari�e, puis marier quelqu'un d'autre-

quelqu'un qui a vraiment quelque chose en commun avec toi.

TOM-TOM PR�F�RE LA PRISON AUX MILLIONS DE SARA

Voil� pourquoi je ne suis pas venu avec elle. On �tait en prison.

- On a �t� battu par tous les journaux. - Impossible d'appeler. J'�tais enferm�.

- Oui? - M. Ketchell est l�.

- Demande-lui d'attendre. - Je sais comment m'en sortir.

Je vais prouver qu'on n'est pas mari�. Je pars cet apr�s-midi.

Je vais dans le Maine ou au Canada, l� o� je peux vraiment me marier.

- Que Sara Farley M'accuse de bigamie. - Te marier? � qui vas-tu te marier?

Jessica, bien s�r. On va revenir et tout �a sera r�gl�.

Cette Farley sera ridicule. Je resterai en contact avec toi.

Apr�s la c�r�monie, donne-moi juste l'exclusivit�.

Jessica? C'est plut�t radical, non? Un mariage pr�cipit� comme �a-

Il y a peut-�tre une autre issue. Fais entrer Ketchell.

- Voici l'homme qui peut nous aider. - Ketchell? Comment?

- Il est avocat. - Et alors?

On va poursuivre Sara Farley en justice et r�tablir la v�rit� en cour.

Tu ne m'entra�neras pas avec toi. J'en ai assez de tout �a.

Tu as fait une ris�e de ce journal. Les camelots se fichent de moi.

Pourquoi? Parce que tous les journaux en ville ont l'exclu sur notre histoire.

Pas du tout. Ce n'est pas vrai. Je ne suis pas mari� � Sara Farley.

- Que tu dis. Tu peux le prouver? - Non.

Non. Maintenant, tu es responsable de tout �a.

Tu pourras te faire pardonner pour ce que tu m'as fait. Entre.

Si j'�pouse Jess-

On va prouver qu'on avait raison, qu'on a �t� pi�g� et on va avoir l'exclu...

parce que tu seras le plaignant et tu vas suivre l'affaire pour nous.

- Qui poursuit-on ce matin? - Sara Farley.

- Pourquoi? Pas assez d'argent de poche? - Tr�s dr�le.

Sara dit qu'elle est la femme de Tyler et Tyler la poursuit pour diffamation.

Vous dites, monsieur, que ce magnifique sp�cimen de la femme am�ricaine...

cette ravissante fleur de f�minit� qui vaut- combien? Cent millions?

Elle ne fait que se dire mari�e � vous et vous voulez la poursuivre?

N'en fais pas trop non plus.

On peut poursuivre pour diffamation, dommages � la r�putation...

pour avoir �t� ridiculis� en public et pour anxi�t�.

- Comment �a te va? - Je ne sais pas.

Pourquoi vous ne divorcez pas et vous demandez r�paration?

- Parce qu'on n'est pas mari�. - On peut l'emporter?

S'il dit la v�rit�, oui. Il a certainement �t� diffam�.

- Diffam� pour un million de dollars. - Je m'en fiche. Sortez-moi de l�.

On va sauver la face et on aura l'exclusivit� sur une histoire g�niale.

Entame les proc�dures. Remplis la paperasse. Tu es sorti d'affaire.

Peut-�tre- ou peut-�tre que ce sera pire.

Encore des manchettes sur moi. Ce n'est pas s'en sortir.

Une d�cision l�gale sera toujours mieux que la situation pr�sente, non?

CENDRILLON REFUSE LA CAUTION DE SARA

Je voudrais voir Thomas Tyler, je vous prie.

- Nom? - Sara Farley.

Freddie.

Mlle Sara Farley pour M. Tyler.

Par ici, Mlle Farley.

Une minute, Freddie. Je m'en occupe.

- C'est ta sp�cialit� de me harceler? - Je suis venu faire ma d�position.

Tu vas avoir la surprise-

- Quoi? - Je vais signer la d�claration.

Vraiment? Sans blague?

- Qu'est-ce qui t'a fait changer d'avis? - Beaucoup de choses.

Ta fragilit� et ta galanterie quand tu m'as donn� ton manteau...

et quand tu as partag� ta derni�re cigarette avec moi...

et soudain, ce n'�tait plus dr�le, Tom.

Je ne veux pas que tu croies que je suis dure et rancuni�re, parce que...

eh bien, je ne voudrais pas que qui que ce soit pense �a.

Je savais que j'avais vu juste sur toi. C'est ce que j'avais dit � Duffy.

- Ce n'est pas ce que tu as �crit. - Il n'a pas publi� le dernier article.

C'est le seul qui �tait l�gitime, honn�te et flatteur aussi.

Quel soulagement. Tu es g�niale. Duffy ne le croira pas, mais je l'avais dit.

Tu n'�tais pas la fille de nos premiers articles. Je le savais.

Assieds-toi. Je lui annonce la bonne nouvelle.

Ne t'en va pas. Je pourrais t'embrasser.

En fait, je pense que je vais le faire.

- Mlle Sara Farley? - Oui.

Merci.

THOMAS JEFFERSON TYLER, PLAIGNANT, CONTRE SARA FARLEY, ACCUS�E

SOMMATION PLAINTE POUR DIFFAMATION, DOMMAGES

TOM-TOM PORTE PLAINTE; EXIGE R�PARATION! H�RITI�RE POURSUIVIE PAR CENDRILLON

CENDRILLON POURSUIT L'H�RITI�RE TYLER PORTE PLAINTE POUR DIFFAMATION

TYLER EST UN GOUJAT! D'APR�S LA TANTE CORNELIA

PAS UN GENTLEMAN - DIT SARA

Duffy, regarde-moi �a.

Tout allait bien jusqu'� ce que tu lui fasses porter cette sommation.

Un mauvais concours de circonstances. On a essay� de s'expliquer. S'excuser.

Elle n'a rien voulu entendre. Elle va avoir ce qu'elle m�rite.

Elle va avoir ce qu'elle m�rite? Tu ne comprends peut-�tre pas.

Ce matin une ville dame m'a frapp� avec son parapluie.

Pourquoi?

Elle a dit qu'elle le faisait au nom des femmes am�ricaines.

UN PR�TRE REGRETTE LE MANQUE DE GALANTERIE

LYNCHEZ TYLER! LES SUDISTES INDIGN�S PAR L'ATTITUDE DE TYLER

UN Z�RO TOUT-AM�RICAIN!

LE PROC�S TOM TOM - SARA COMMENCE AUJOURD'HUI

HONTE � TYLER LA GALANTERIE EST-ELLE MORTE?

JUSTICE POUR SARA LYNCHEZ TYLER

HONTE � LA MASCULINIT� AM�RICAINE

Allez! Aurais-tu peur de quelques femmes?

Le voil�!

Maintenant, M. Tyler, vous �tes d'accord pour dire avec moi que vous n'auriez...

pas pu oublier une date aussi importante que votre mariage, n'est-ce pas?

- Vous avez une bonne m�moire? - Tr�s bonne, M. le Procureur.

Je me souviens que vous m'avez pos� la m�me question il y a 20 minutes.

Je ne suis pas un procureur, M. Tyler.

Je suis l'avocat de la d�fense et vous le savez tr�s bien.

Le plaignant s'abstiendra de tout sarcasme. Proc�dez � l'interrogatoire.

Vous vous souvenez de tout ce qui est arriv� � Sun Valley, par exemple?

Oui.

Vous vous souvenez �tre tomb� d'un tra�neau et d'avoir �t� assomm�?

Oui.

La m�moire ne fonctionne pas quand on est inconscient, n'est-ce pas, M. Tyler?

Si vous �tiez inconscient, vous n'auriez pas pu vous rappeler...

de ce qui vous est arriv� pendant votre inconscience, n'est-ce pas?

- Il n'est rien arriv�. - Comment le savez-vous?

Eh bien, je- Il n'est rien arriv�.

N'est-il pas possible que pendant que vous �tiez dans cet �tat...

vous auriez pu faire un certain nombre de choses dont vous n'avez pas souvenir?

Je me souviens de tout.

N'est-il pas possible qu'apr�s l'accident de tra�neau...

vous ayez rendu visite au juge local?

Non, ce n'est pas possible. Je vous ai dit que je me souvenais de tout.

Ne me faites pas passer pour un idiot. Je suis oblig� d'�couter �a?

La question de qui est idiot ou pas n'a pas �t� soulev�e dans ces d�bats.

Le t�moin r�pondra aux questions.

En passant, M. Tyler, pendant que vous �tiez correspondent de guerre...

avez-vous �t� bless� de quelque fa�on que ce soit?

Oui, mais je pr�sume que ce n'est pas un crime.

- Assez pour �tre hospitalis�? - Oui.

Pourriez-vous d�tailler � la cour la nature exacte de vos blessures?

J'ai �t� atteint � la t�te pas des fragments de mortier.

- Encourant une perte de m�moire? - Oui, mais temporaire.

Objection. Ces questions sont hors propos et sans importance.

La m�moire du plaignant � tout � voir dans cette affaire.

- L'objection est refus�e. - Merci, Votre Honneur.

M. Tyler, d'apr�s votre d�position, vous affirmez...

que vous �tes la victime d'un complot diabolique ourdi par l'accus�e.

C'est d�finitivement ce que j'affirme.

La volont� de cette femme diabolique est de vous g�cher la vie?

- C'est exactement son intention. - N'est-ce pas le contraire, M. Tyler?

N'avez-vous pas app�t� cette jeune femme jusqu'� une cabane � Sun Valley?

- Je ne l'ai pas app�t�e. - Eh bien, vous y a-t-elle convi�?

- Non, mais- - Comment vous �tes-vous retrouv�s l�?

- Je voulais �tre seul avec elle- - Vraiment?

Vous vouliez �tre seuls dans une cabane dans les bois, o� vous avez ensuite-

Vous donnez une mauvaise connotation � cette histoire.

Quelle autre connotation pourrait-on y donner, M. Tyler?

La v�rit�! Vous faites comme si j'avais un int�r�t personnel...

alors que je faisais de la recherche pour mes articles et rien d'autre.

Allons, M. Tyler, regardez l'accus�e.

Dans vos articles, vous la d�crivez de fa�on tr�s flatteuse.

- Vous admirez toujours ses charmes? - Tout � fait.

- Elle est jeune et d�sirable. - Oui, elle l'est.

Elle attirerait donc l'attention de la plupart des hommes.

J'imagine que oui.

Pourtant, vous maintenez qu'en faisant des recherches pour vos articles...

l'accus�e a tellement succomb� � vos charmes masculins...

votre personnalit� irr�sistible et votre beaut�...

que sans aucun encouragement de votre part...

elle a invent� un mariage frauduleux...

et mis sa fortune consid�rable � vos pieds.

LES PIEDS DE LA FORTUNE???

TYLER NE CONVAINC PAS COMME T�MOIN LA D�FENSE MARQUE LES PREMIERS POINTS

LA D�FENSE ATTAQUE TOM-TOM TYLER FLANCHE � LA BARRE

Et bien que vous ne l'ayez jamais vu auparavant...

vous l'avez laiss� entrer dans la maison parce qu'il a dit qu'il �tait son mari?

Oui, monsieur. Je lui ai donn� la chambre adjacente.

J'ai toujours �t� mis dans la maison d'amis.

- Il y �tait toujours � son retour? - Je ne sais pas. Il m'a donn� cong�.

- Il a pris le r�le de ma�tre de maison? - Oui, monsieur.

Il y �tait encore le lendemain matin quand vous avez servi le petit-d�jeuner?

Non, monsieur. Mais il y avait des traces de bagarre ou d'une dispute.

- Quelles traces? - Des flacons cass�s, monsieur.

Comme si elle s'�tait d�fendue contre des actes de violence?

Objection. Suppositions de la part du t�moin et question tendancieuse.

- Je sais o� je vais. - Moi aussi, Ma�tre.

Objection accord�e.

Et le plaignant a mis ces articles sur le compte Farley?

Pour un total de soixante-sept dollars et quatre-vingt-quatre cents.

Et vous lui avez permis de mettre une si grosse somme sur le compte?

Il a dit qu'il �tait son mari. Bien s�r, j'ai trouv� �a bizarre.

- Qu'est-ce qui �tait bizarre? - Il s'est dit mari� � Mlle Farley.

Puis, il a montr� la femme, l�, et a dit que c'�tait sa fianc�e.

Ayant entendu les accusations du plaignant, Mme Tyler...

auriez-vous l'amabilit� de faire part au jury de votre r�action?

Je lui pardonne. Il ne le pense pas vraiment.

Elle me pardonne?

Je pense que votre patience a beaucoup de m�rite, Mme Tyler.

- Maintenant, Mme Tyler- - Objection.

L'avocat de la d�fense appelle le t�moin Mme Tyler pour influencer le jury.

- Mais elle est Mme Tyler. - Nous le contestons.

Nous sommes ici pour prouver qu'elle n'est pas Mme Tyler.

Accord�e. Ce sera effac� des dossiers.

Vous pourriez peut-�tre appeler le t�moin Sara?

Oui.

Sara.

Sara, vous avez rencontr� M. Tyler � Sun Valley?

- Oui. - Dites-nous ce qui s'y est pass�?

C'�tait merveilleux, parce que on est tomb� amoureux, comme �a.

Comme �a?

Sara, une femme est souvent trop fi�re pour contester une telle poursuite.

Pouvez-vous dire au jury pourquoi vous contestez?

Eh bien, parce que je sais qu'il m'aime.

Apr�s tout, il �tait chez les Whitsons parce qu'il ne peut pas me r�sister.

S'il ne s'int�ressait pas � moi, il n'aurait pas voulu... me frapper.

C'est pourquoi il s'est introduit dans la maison � 3 h du matin.

Une femme sent ce genre de choses.

Il �tait tellement jaloux du comte de Guyon.

Mais m�me s'il �tait fou de rage, il �tait quand m�me mignon.

Il est descendu � la cuisine chercher des sandwiches et du lait.

Eh bien, j'avais faim.

Bien s�r, il d�teste les riches. Il m'en veut d'avoir de l'argent.

Vraiment?

Il est le seul que j'ai jamais connu qui ne s'int�resse pas � mon argent.

Un homme r�v�le souvent des choses sans le savoir.

J'imagine qu'on est tomb�s amoureux avant m�me de le savoir.

Sara, si l'argent ne l'int�resse pas et qu'il vous aime...

pourquoi vous poursuit-il?

Eh bien, parfois...

il est un salaud.

- Objection, Votre Honneur. - Accord�e.

La question a conclu sur une opinion du t�moin et �tait ainsi con�ue.

Cependant, c'est devenu de plus en plus clair...

que des facteurs inhabituels se cachent derri�re les t�moignages.

La cour ne peut pas ignorer certaines implications �motionnelles...

qui n'ont apparemment pas �t� d�cel�es par la partie adverse.

Je demande donc aux deux plaideurs et � leurs avocats de me rejoindre.

En attendant, l'audience est suspendue.

Vous pouvez vous asseoir, je vous prie?

Asseyez-vous, je vous en prie.

Il n'est pas du domaine de la cour de s'immiscer dans les diffamations...

mais ce recours est � la base d'origine domestique...

r�sultant du mariage ou non-mariage des plaideurs.

J'ai toujours tent� la r�conciliation dans l'int�r�t g�n�ral...

et parce que je suis un vieux touche-�-tout sentimental.

Maintenant, tout le monde en cour, y compris le jury...

est parfaitement conscient que vous �tes faits l'un pour l'autre.

La fa�on dont vous vous regardez.

Et la fa�on...

dont vous vous souriez.

- Vous avez un bon mariage. - Ils ne sont pas mari�s, Votre Honneur.

- Demandez-lui o� ils se sont mari�s. - On discute! Elle n'est pas � la barre.

Messieurs, je vous en prie. C'est tout � fait officieux.

C'est une sorte d'affaire de famille. Il n'y a pas de proc�dure judiciaire.

C'est une question de bonnes mani�res et de voix qui ne s'�l�vent pas.

O� nous sommes-nous mari�s?

Eh bien, officieusement, � la cour de Three Forks, dans l'Idaho.

Three Forks, on peut avoir v�rifi� en moins de deux heures, Votre Honneur.

Eh bien, malheureusement pour nous tous, c'est impossible.

Voyez, la cour a br�l� et les archives ont �t� d�truites.

Ce feu? Elle-

Votre Honneur, je voudrais discuter avec mon client.

Vous pouvez.

Mais elle-

Elle a raison.

- On ne peut rien prouver. On est fichus. - Pas du tout. �coutez-moi.

Votre Honneur, on est pr�ts � admettre qu'il est possible...

que M. Tyler a effectivement mari� Mlle Farley.

Cet aveu, cependant, introduit certains facteurs.

Lesquels?

Des questions de routine, toutes au b�n�fice des Entreprises Farley.

De quelle fa�on?

Mon client, �tant conscient de ses obligations en tant que mari...

souhaite assumer ses responsabilit�s eu regard des affaires Farley.

Il souhaite voir les �tats financiers, pour prot�ger sa femme, bien �videmment.

Il veut assumer sa position d'autorit� et prendre en mains les affaires.

Prendre en mains les affaires?

- Je veux juste aider. - Je n'ai pas besoin de ton aide!

- Apr�s tout, votre mari vous est d�vou�. - D�vou� � moi!

Sa d�votion va vous ruiner en six mois.

Votre Honneur, le but de cette action est maintenant clair.

Ce rat� litt�raire veut en r�alit� que vous validiez ce mariage...

afin qu'il fasse valoir ses droits sur la fortune des Farley.

Allons, M. Rice.

Votre Honneur, le but est de savoir si oui ou non M. Tyler m'a mari�.

Il m'a avou� que oui, alors je crois que ma r�putation a �t� blanchie.

Je ne demande qu'une autre chose � la cour et c'est de laver mon nom.

Je veux que ce mariage soit annul�.

D�j�? Je viens � peine d'avouer que j'�tais mari�.

- C'est un peu pr�cipit�, ma ch�re. - Pr�cipit�?

Oh, non. Je ne suis pas assez brillante.

Je pensais que tu �tais le seul homme qui ne s'int�ressait pas � mon argent.

Mais tu es juste un peu plus malin que les autres.

Tu me ch�riras, c'est �a?

Tu m'as trahi et menti chaque fois que tu le pouvais.

� Sun Valley, quand je suis all�e � ton bureau et maintenant, quand je-

Va ch�rir le compte en banque de quelqu'un d'autre!

M. Rice et moi pouvons discuter des termes du divorce-

- J'ai dit annulation, pas divorce. - Mais pour quelles raisons?

Mais, oui. Parce qu'ils n'ont pas v�cu ensemble comme mari et femme.

- Quoi de plus simple? - Une minute. Comment le savez-vous?

Apr�s tout, j'y �tais. Tu �tais peut-�tre �vanoui, mais pas moi.

�a n'a rien � voir. Je nie. Je nie tout.

- Une minute! La proc�dure- - Il y a une ruse.

La loi est la loi! Tu m'as mari�, mais en nom seulement.

Conscient ou inconscient, je suis quand m�me ton mari!

Silence! On a menti et tromp� pendant tout ce proc�s. Huissier!

Cette cour n'est pas faite pour r�gler les querelles domestiques. Huissier!

Et ce n'est pas ici qu'on annule les mariages. Hui-

Je ne rejette pas seulement cette affaire...

mais le plaignant, l'accus�e et leurs avocats.

Et je suis tr�s d��u par vous deux.

- Votre Honneur. - Huissier!

- Votre Honneur, juste un conseil. - Huissier!

Je vous ai d�j� conseill�. Seuls les idiots se r�p�tent.

Je suis pr�t � l'entendre. Mais on m'annule. Que puis-je faire?

- Vous voulez la r�cup�rer? - Oui, monsieur.

Vous m'avez convaincu. Mais elle veut cette annulation.

- Eh bien. Alors je vous ai convaincu? - Oui, monsieur.

Mon gar�on, je ne peux pas vous conseiller personnellement, mais...

si vous voulez un conseil juridique, une fa�on d'�viter les longs proc�s...

c'est d'en �liminer les causes.

- En �liminer les- - En �liminer les causes.

L'audience est suspendue. Je veux dire, bonsoir.

Vous m'avez appel�, Votre Honneur?

Oui, huissier. Bonsoir.

Mlle Farley- Je veux dire, Mme Tyler-

- Vous aviez raison, Barret. - Merci.

- Mlle Farley, je voudrais vous dire- - Demain matin, Barret.

Bonne nuit.

Merci.

- N'aie pas peur. C'est juste moi. - Comment oses-tu venir ici!

Sors ou j'appelle la police!

Tu n'appelleras personne. Je suis ton mari.

- On n'a pas �t� annul�. - C'est ce qu'on va voir!

On va r�gler �a une fois pour toutes et on va r�gler �a maintenant.

Comment oses-tu me toucher comme �a! Laisse-moi me relever!

- Pas avant que tu ne m'aies �cout�e. - �a ne m'int�resse pas.

- � l'aide! - A�e!

- Refais �a et je vais te- - Tu feras quoi?

Je vais te dire ce que je suis venu te dire. Je t'aime.

Y a-t-il une loi pour emp�cher un homme de dire � sa femme qu'il l'aime?

S'il y en a une, elle ne devrait pas exister.

Je suis tellement heureuse que tu n'aies pas �t� annul�.

Une minute. Je voudrais savoir une chose.

Qu'est-il vraiment arriv� � Sun Valley? Est-ce qu'on s'est mari�?

Tu ne le sauras jamais.

Non, mais il le faut. Je veux dire-

Tu sais, si on a des enfants, on- eh bien, �a ne serait pas l�gal.

D'accord. Si �a t'inqui�te, r�glons �a tout de suite.

On va se remarier une autre fois juste pour que tu sois heureux.

Bonne id�e. Les enfants aussi seront heureux.

FIN

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