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Original subtitles

Sous-titres par Creex.

Quoi ?

C'est qui ?

Vous me cassez ma d�fonce !

On se conna�t ?

On se conna�t pas ?

Je vais te baiser.

Te baiser � mort.

Vraiment ?

Ecarte les jambes, foutu gamin !

Tu veux baiser ?

Meg, attends !

- Tu vas pas le croire. - Quoi ?

Tu as vu Justin ? J'arrive pas � le trouver.

Je vais pas croire que tu trouves pas Justin ?

Je dois le retrouver chez Ray, on va r�viser, ce soir.

Tu ne peux pas aller au dortoir pour l'instant.

- T'as pris quoi ? - Du speed. Non, c'est faux !

- Tu n'es pas au courant. - Au courant de quoi ?

- O� est Justin ? - Spaz, je viens de te le dire.

On va �tudier. Qu'est-ce que tu as ?

Je sais pas comment le dire.

Merde !

Joe, crache le morceau. Qu'est-ce qu'il y a ?

- Vous �tes au courant ? - Ray est mort ! On l'a viol� et tu� !

C'est vrai, regarde.

- Je lui ai dit en premier. - Quoi ?

- Oh mon Dieu ! - Grandis un peu, le tar�.

C'est arriv� quand ? Je l'ai vu samedi.

Pendant la nuit.

J'arrive pas � y croire.

C'est une blague ?

Un �v�nement tragique s'est produit.

J'aurais d� deviner que Ray �tait gay.

Annie, c'est faux.

Jusqu'� nouvel ordre, veuillez tous

collaborer avec la police dans leur... C'est bien une enqu�te ?

Dans leur enqu�te.

Si vous logez au dortoir C,

contactez Mr Wilcox � l'accueil.

Les cours auront lieu comme pr�vu.

Ceux de l'apr�s-midi sont annul�s.

Les cours sont annul�s, d�sol�,

jusqu'� nouvel ordre.

Beaucoup de psychologues

seront disponibles.

Il y en a deux.

Il y en a deux.

- Tu es au courant pour Ray ? - Manifestement.

Qu'est-ce que tu veux ?

Je sais pas, Spaz. Tu es la dernier � avoir vu Ray.

Et alors ? Qu'est-ce que tu veux dire ?

Quelqu'un a l'air d'en avoir eu marre du dealer local

et a agi.

- Tu aimes les mecs ? - T'es gonfl� !

- L�che-moi, l'homo. - Tu m�riterais...

Je m�riterais quoi ?

- Tu es all� chez lui ? - Non.

Si, je suis juste all� chercher du Preludin.

- Mais en fait... - C'est ce que tu vas dire aux flics ?

Monsieur l'agent, je suis juste all� chercher du...

T'es un connard, tu sais ?

- Maintenant oui. - Un peu de respect !

Vous voyez pas que Ray �tait compl�tement tordu ?

O� est Justin ?

Ray ?

Justin...

C'est trop bizarre, mon pote.

Qu'est-ce qui s'est pass� ?

- Qui t'a fait �a ? - Toi !

Tu fais quoi ?

- On discute, c'est tout. - Ouais, elle a l'air bavarde !

- Je crois que je lui plais. - Ouais, �a semble �vident.

Tu es vivante ? Tu vas bien ?

C'est pas cool.

Tu pourrais avoir des probl�mes.

Fais-moi un c�lin.

- Tu veux de l'ecstasy ? - Non, je ne veux pas d'ecstasy !

- J'en ai plein. - J'ai fait un r�ve � propos de Ray.

Tu me casses mon trip.

Je veux te parler de Ray, de ce r�ve.

Parce que, tu sais...

C'est dur � dire avec cette musique.

Je crois pas qu'elle respire.

Tu veux de l'ecstasy ?

Non, mon pote. Je vais y aller.

- Meg te cherchait. - C'est vrai ?

Elle a dit quoi ?

Je sais pas mais tu devrais...

Tu devrais essayer �a.

C'est pas cool.

Apporte-lui de l'eau.

T�che de te reprendre.

- Je t'aime. - Moi aussi, je t'aime.

Bon, � plus tard, Joe.

O� t'�tais pass� ?

J'ai pris un Xanax. J'ai dormi toute la journ�e.

Meg s'inqui�tait.

Tu as disparu en plein milieu de cette histoire.

C'est pas cool.

J'ai vu Ray, Annie.

Super, fais comme les autres et plaisante avec �a.

Non, j'ai fait un r�ve.

Et j'ai vu Ray.

- � la morgue. - Ray est mort, Justin.

Je sais qu'il est mort.

Mais je l'ai vu � la morgue et il m'a parl�.

Tu t'entends parler ?

J'ai l'air dingue, hein ?

Non, tu as plut�t l'air d�fonc�.

�a va ?

Un vertige...

Tu vas bien ?

Je vais te chercher un truc ?

Je dormais, tu vois. Je me suis effondr�.

J'ai entendu la voix de Ray.

Alors, je me suis r�veill�, mais pas dans mon lit, � la morgue.

Et Ray est sur la table,

On l'a autopsi� !

Il a plein de cicatrices !

Mais ses yeux sont ouverts.

Il est livide.

- Retournons � l'int�rieur. - Il essaye de me dire quelque chose.

Alors, je me suis approch�.

Tu vois ?

Et je me suis avanc� tout pr�s de lui.

Je lui ai demand� qui lui avait fait �a.

Alors, il m'a attrap�.

Et il a cri� : "Toi !"

Tout va bien.

Et si �a avait un rapport avec la drogue ?

Tu en as repris ?

Une fiole a disparu, cette nuit-l�.

- Je crois que Ray a... - Qu'il a quoi ?

Qu'on l'a tu� parce qu'il l'a prise ?

J'en sais rien.

Tu as pris un Xanax tout � l'heure, pas vrai ?

En entier ?

Tu as ta r�ponse. C'est juste un r�ve de dingue.

Ne te torture pas avec �a.

C'est pas ta faute.

Tr�s bien. Tu veux un verre ?

Je vais prendre �a.

Meg me chechait vraiment, tout � l'heure ?

- Ouais, tu devrais essayer. - Quoi ?

- Tu as bien entendu. - J'ai pas compris.

C'est � cause de ton accent. R�p�te.

Tu as tr�s bien compris.

Tu devrais l'appeler et lui dire que je suis l�.

D'accord, je vais faire �a.

J'ai pas pu dormir, cette nuit.

J'ai pas pu dormir, cette nuit.

Tu t'attendais pas � me voir cette nuit, pas vrai ?

�a donne quoi, Tom ?

Faites pas �a ! N'essayez pas de me faire peur.

Pour un homme de votre corpulence, vous �tes dr�lement discret.

�a doit �tre � cause de ce boulot.

Je suppose.

Qu'est-ce que vous avez ?

J'attends encore les r�sultats du labo.

Mais vous pouvez voir...

par les marques sur ses bras, que c'�tait pas un d�butant.

C'�tait sur sa table de chevet.

Taldon...

Du Taldon ? Jamais entendu parler.

Je donnerai �a au labo. Ils nous en diront plus.

Viol postmortem ?

Non, il �tait vivant.

Sa langue a �t� mordue et arrach�e.

Sacr�es dents !

La marque est irr�guli�re.

Peut-�tre une sorte de dentier sp�cial.

C'est �a qui l'a tu� ?

Son colon a �t� perfor� par un phallus

de 10 cm de diam�tre et de 40 cm de long.

On cherche donc un noir.

Inspecteur, �vitez ce genre de commentaire en ma pr�sence.

Ce n'est pas professionel.

D�tendez-vous !

Putain ! 40 cm...

C'�tait peut-�tre un bras.

Un bras ?

Ce n'�tait pas un bras.

- Du foutre ? - Du sperme.

Et ce n'est pas tout.

Je n'avais jamais vu de sperme comme celui-l�.

Il y en avait beaucoup autour de l'anus

et de la bouche. Pas �tonnant pour un crime sexuel.

J'attends l� aussi des r�sultats du labo.

Aidez-moi � le retourner, je vais vous montrer.

Il y a aussi... Vous allez voir.

Une fine couche sur tout le dos.

De petites quantit�s sur les lac�rations.

Ici, et l�.

- Vous voyez ? - Maintenant, oui.

Ce qui veut dire ?

Je l'ignore. C'est une premi�re.

On peut avoir son ADN ?

Quelqu'un peut...

On va y revenir.

- Collins. - C'est d�gueulasse.

Le corps sera pr�t dans une heure.

J'ai dit une heure.

De l'ADN ?

Probable. C'est probable.

On tient quelque chose.

�a me rappelle...

une victime dont le syst�me nerveux

avait �t� si stimul� que les fibres musculaires

continuaient de se contracter comme la trotteuse d'une montre.

Connard...

Mme Harris.

Toutes nos condol�ances.

Salope !

C'est de votre faute.

Il vous suivait � l'odeur comme un chien.

Je le sens d'ici.

C'�tait un bon gar�on.

C'�tait vraiment un bon gar�on avant qu'il ne tra�ne avec vous tous.

Avec toi et tes drogues.

Avec vos orgies contre-nature

Br�lez en enfer.

Comment osez-vous ?

Vous et votre famille d'int�gristes,

vous avez d�truit tout ce que Ray tentait d'accomplir.

Vous ne l'avez jamais soutenu. Voil� pourquoi il se droguait.

Ce n'�tait pas � cause de nous mais � cause de vous !

Nous avons �lev� notre fils selon les pr�ceptes de Dieu.

Comment osez-vous ?

� l'enterrement de mon fils !

L�chez-moi !

- Calmez-vous. - Me calmer ?

Mon fils unique est mort !

Il est mort ! Et c'est � cause de ces d�viants.

On fera tout notre possible.

Il est mort...

- Viens maman, partons d'ici. - C'est � cause de ces connards !

Arr�tez-les tous !

- C'est leur faute. - Allez, viens.

Ils ont tu� Ray.

Ils ont tu� mon petit gar�on.

Comment elle a pu nous traiter de d�viants ?

La ferme.

Suivez-nous tous au central.

- Pourquoi ? - Pourquoi tu veux le savoir ?

- C'est quoi ? - Brutalit� polici�re !

Mes coupons de r�duction pour le resto.

Oui, c'est de l'Oxycontin.

- J'ai une ordonnance. - J'en doute pas.

C'est vrai.

Je le jure.

- C'est � nous, maintenant. - Il me drague ? Prot�gez-moi.

Raconte-moi une blague.

Celle du connard qui insulte une m�re qui enterre son fils.

Raconte !

C'est l'histoire d'un fils qui va � un enterrement...

Am�ne-le au central avant que je le tue.

Vraiment, inspecteur Young ? Prenez un ticket.

Ils nous font venir et on attend.

Je perds mon temps !

�a ne me plait pas.

Moi, j'adore.

- T'es vraiment un loser, Spaz. - M'appelle pas comme �a.

- T'as pas int�r�t de parler de samedi. - Vous battez pas ici !

Je veux pas me faire virer parce qu'il va nous balancer.

- Laisse tomber, Joe. - Assis, mon grand.

- C'est �a, reste assis. - T'inqui�te pas pour moi.

Connard !

Tu me comprends ?

Comment tu vas ? �a marche avec le Dr Wellington ?

- �a fait quoi de coucher pour des notes ? - Je t'emmerde !

Comment on peut �tre potes avec toi ?

On n'est pas potes, Spaz.

On se d�fonce ensemble, c'est pas pareil.

Assis.

Je vais relever votre matricule et... Vous pouvez pas faire �a !

�a va ?

- O� t'�tais ? - J'�tais malade, je me remets � peine.

Vraiment. Tu vas bien ?

Tout allait bien puis Ray...

- Sa m�re... - T'as tout rat�.

T'�tais trop occup� pour la voir se faire incendier.

Tu veux m'en parler ?

Tu as pr�f�r� dormir que de venir � l'enterrement.

Il a pas voulu s'emmerder, je me trompe ?

C'est dingue, ils peuvent pas croire...

- qu'un de nous a tu� Ray. - Qu'est-ce que tu racontes ?

- La m�re de Ray... - C'est peut-�tre vrai, Spaz.

Le mieux plac� pour le savoir, c'est celui qui l'a vu en dernier, donc toi.

Alors, l'autre nuit, quand tous les les deux

vous jouiez � touche-pipi ou je ne sais quoi...

Je t'ai dit que j'avais rien vu !

Je suis pass� prendre mes manuels et je suis parti.

�a me semble clair que le type handicap� avec son b�gaiement,

sur le point de pleurer, est le coupable.

Sans sa bourse d'handicap�, il serait jamais l�.

Arr�tez, ils doivent nous �couter.

On vient d'enterrer notre ami et vous vous battez comme des gamins.

�a t'�nerve pas t'apprendre que ton ex �tait p�d� ?

- L�ve-toi. - Voil� les muscles.

- Pas la peine de s'�nerver. - On va dehors ?

Arr�te tes conneries et calme-toi.

- Excuse-toi. - Je suis d�sol�.

Tout le monde est �nerv�, je serais pareil

si mon ex jouait dans les deux camps et avait le feu au cul.

�a suffit !

Il l'a saut�, toi aussi, vous �tes d�g�n�r�s...

Megan ?

Oui.

Viens avec moi.

Juste Megan. Tu passeras plus tard.

Je t'attends ici.

Du caf� ?

Non. Merci.

- Pour la proc�dure, donne ton nom complet. - Megan Laura Wagner.

Plus fort.

Pourquoi Mme Harris t'a attaqu�e ?

- Je ne sais pas. - Tu sortais avec Ray ?

Pas vraiment.

- Il avait des probl�mes. - Lesquels ?

Sa m�re.

Quand l'as-tu vu pour la derni�re fois ?

C'�tait samedi soir.

- On �tait tous ensemble. - � une f�te ?

- Pas vraiment. - Il y avait de la drogue � cette f�te ?

Je ne me drogue pas et ce n'�tait pas une f�te.

- On s'�tait r�unis pour... - Pour quoi faire ?

Pour tra�ner, c'est tout.

On sort ensemble et on se fait des blagues.

Des blagues ?

On s'amuse de nos vies chaotiques.

Ray �tait homosexuel ?

Non.

Vous avez couch� ensemble ?

- Non. - Alors, comment le sais-tu ?

Je le sais, c'est tout.

Pourquoi ne pas avoir couch� avec lui ?

Parce qu'il ne m'attirait pas sexuellement.

Tu prends un traitement ?

Du Zoloft.

Je croyais que tu ne prenais rien.

Rien d'ill�gal. Aucune drogue ill�gale.

- Alors tu prends quoi ? - Un anti-d�presseur.

Tu es d�prim�e ?

Qui ne l'est pas ?

Vous faites vos interrogatoires l�-dedans ?

T'as rien contre un pr�l�vement ADN ?

Non.

C'est vous qui le faites ?

C'est bien st�rile ?

Ouvre la bouche.

Donne ton nom complet.

Mon nom indien ? Mon nom am�ricain ? Lequel ?

Tu t'es cram� le cerveau ? Ton nom de naissance !

Mon nom originel ? Celui que m'ont donn� mes vieux ?

- Ton nom, c'est tout. - Justin William Carter.

- Deuxi�me du nom. - Deuxi�me ?

Oui, deuxi�me du nom. Marquez-le dans vos notes.

La derni�re fois que tu as vu Ray ?

Je l'ai vu l'autre soir.

Chez toi ?

Non.

On �tait � l'h�pital.

Pourquoi � l'h�pital ?

On faisait des recherches.

C'est bon !

C'est quoi, ce bordel ?

Salut, les enfants. Je vous pr�sente John et Wilma Hopper.

Ils sont responsables du merdier de 1973.

Cherchez pas, on n'�tait pas n�s.

- Mais c'est vrai. - C'est quoi ?

C'est parmi ce qui se fait de plus bizarre

dans l'histoire criminelle des USA,

Tout est l�.

Dans ces documents.

C'est hallucinant.

Ils ont pas l'air si...

...bizarres.

Ils ont viol� leurs victimes � mort.

C'�tait des vrais sociopathes.

Bandante !

- C'est bien ton genre. - C'est quoi ?

C'est du Taldon.

Et c'est incroyable.

T'en as d�j� pris ?

J'en ai pris, �a m'a pris, c'�tait une vraie relation symbiotique.

Super.

Tolstoy s'en est servi, pour leur th�rapie, c'est g�nial.

T'es dingue ? Donne ton poignet.

Non, je vais bien.

�a va nickel.

Vous avez essay� le PCP ? La DMT ?

Croyez-moi, c'est comme...

- Comme voyager dans l'espace. - �a va pas ?

- Passe ta ceinture. - Ouais, c'est parti.

Tu veux du Taldon ?

Attends.

- Fais pas �a. - Il en faut 3 cc.

Tu as lu tout �a ?

- Tu as tout lu ? - Oui.

J'en suis � la fin.

- Il reste des aiguilles ? - Oui, plein. Tiens.

N'attrape rien.

Et refile rien.

Tu te joins � nous ?

- Tu veux ? - Non, merci.

C'est bon ?

Vous avez d�j� essay� ?

� moi.

- Vous jouez de quoi ? - Moi, je joue vite.

Il faudrait un th�r�mine.

- Quoi ? - Un th�r�mine.

La pi�ce tourne.

- Je peux jouer du bongo. - On sera "Les Sorciers Invisibles".

C'est incroyable.

C'est bon ?

Tu veux un bisou ?

�a vous pla�t ? C'est pas g�nial ?

- Tu me le fais ? - Dans tes r�ves.

- Aide-moi. - C'est parti.

- Me secoue pas le bras ! - �a marche ?

Allez, on �coute ma copine.

- Allume-le. - Tu veux �couter ?

- Allez, regroupez-vous. - "Session 26".

23 mars 1973.

Dr William Tolstoy.

Ce sera une s�ance de groupe.

Une s�ance d'hypnose.

Les patients sont Wilma et John Hopper.

John, vous m'entendez ?

Oui.

Wilma, m'entendez-vous ?

Oui.

Tr�s bien.

Excellent.

Les deux patients sont sous hypnose.

Commen�ons.

John, comme promis, Wilma est avec nous.

Voulez-vous lui parler ?

Wilma ?

Elle ne peut pas vous entendre sans ma permission.

Et je ne l'autoriserai que si je lui parle.

Est-il l� ?

Il est toujours l�, doc.

Puis-je lui parler ?

Bonjour.

Qui �tes-vous ?

Vous le savez bien.

John est sous hypnose.

Et tout ce qui est en lui aussi.

De ce fait, vous allez me r�pondre.

Quel est votre nom ?

J'adorerais vous baiser.

Vous baiser � mort.

�tes-vous celui qui tue ?

On tue tous.

On baise tous.

Ensemble.

On forme une grande et joyeuse famille, doc.

Wilma ?

L�che-moi, tantouze !

Ecoutez, Wilma. Je vais compter � rebours.

Dix, neuf...

Vous jouez avec le diable, doc.

Et le diable va jouer avec vous.

Sept, six...

Venez avec nous louer le saint phallus.

Docteur ?

25 cc de Thorazine !

Faites-le !

On va la baiser !

Wilma, non !

Voil� qui je suis !

Arr�te �a.

Arr�tez-moi �a, bon Dieu.

�a va ?

Joe, �a va ?

Tu vas bien ?

Putain !

Incroyable !

Vous auriez vu vos t�tes !

Ecoutez, c'est les effets ind�sirables du Taldon.

Les effets sont :

anxi�t�, agitation, maux de t�te,

saignement de nez, sueurs, bouche s�che, vertiges,

majoration du d�sir sexuel,

an�mie, hallucinations, psychose,

convulsions voire coma.

- G�nial... - Justin, pourquoi tu as pris �a ?

C'est tr�s rare comme effet.

C'est d�j� trop quand on risque le coma.

�a va ?

Merde.

Qui a pu frapper ?

Rangez ce merdier.

R�cuperez tout.

Il manque une aiguille.

Qui est l� ?

Il y a quelqu'un ?

Il n'y a personne.

C'est bon ?

- C'�tait moins une. - C'�tait les flics ?

Les flics arrivent ?

C'�tait peut-�tre John et Wilma Hopper.

- C'est tout ce qu'on a fait. - Ta copine n'a pas parl� de �a.

Meg ?

Elle voulait juste me couvrir.

C'est une gonzesse �patante.

Mais vous savez quoi ? Vous pouvez me faire porter le chapeau.

Vous pouvez m'enfermer et jeter la cl�.

C'est moi qui suis responsable de leur venue l�-bas.

Et responsable de la mort de Ray sous cette drogue, le Taldon ?

Non.

Je ne suis pas responsable de �a parce que je ne suis au courant de rien.

- Il y en avait une fiole sur sa table de nuit. - C'est lui que �a regarde.

C'�tait son truc, il a d� en prendre.

Pourquoi avoir fouin� dans les dossiers des patients ?

Je sais pas, je voulais exp�rimenter.

J'�tais curieux, je faisais des recherches.

Le Dr Tolstoy �tait m�decin � l'h�pital, il y a des ann�es.

Il faisait des recherches.

Des th�rapies alternatives, des trucs qui m'int�ressent.

Comme la crystal th�rapie. Il a �t� le premier ici � l'utiliser.

Il utilisait la th�rapie par le radon, il �tait en avance sur son temps.

Il utilisait la projection astrale.

D'accord, g�nial.

As-tral !

La projection astrale.

C'est le truc extra-corporel.

Il s'agit d'explorer ses sensations,

de d�passer la dimension physique,

de d�passer le temps et l'espace.

Je suis largu�.

C'est bon, �a n'a rien de sexuel, d'accord ?

Je sais, moi aussi j'avais un livre de Eckankar

pour impressioner les filles.

Quand j'avais 17 ans, je pensais �tre la r�incarnation de James Dean.

Puis, je suis devenu gros et poilu, �a remet les pieds sur terre.

Quoi ?

�a m'a fait un coup, pour Ray.

J'ai besoin d'un verre d'eau. Vous en avez ?

Oui, bien s�r.

S'il vous pla�t.

Oh, bordel.

- Qu'est-ce qu'il y a ? - Je ne me sens pas tr�s bien.

Un exc�s de projection astrale ?

Ecoutez, je suis de tout coeur avec vous.

Vous avez mon soutien. Pour votre enqu�te et tout.

�a va durer encore longtemps ?

Je dois aller quelque part.

Un s�minaire.

Honn�tement, je ne savais pas qu'on n'avait pas le droit d'entrer.

J'ai juste suivi les autres.

Tu es sortie avec Ray ?

Mon Dieu, non.

Parle-nous des drogues.

Dites rien � mes parents.

Je faisais que suivre

les autres.

Je croyais que Justin

avait la permission d'y descendre.

Les autres se moquent de toi ?

Non.

Ray ne t'appelait pas Spaz ?

Je crois que si.

Il ne t'appelait pas aussi "joli cul" ?

Bien s�r que non !

- Qui a dit �a ? - Sebastian.

Il ment !

Tu t'�nerves facilement.

D�sol�, monsieur.

Tu �tudies quoi ?

J'�tudie...

la pathologie.

J'ai le sentiment...

J'ai le sentiment que

mon contact

avec les malades...

�a suffira. On n'a pas d'autres questions.

Tu peux partir.

- Vraiment ? - Oui.

Mais reste disponible.

Est-ce que je dois

attendre dans

la salle d'attente ?

Non

C'est rare que �a m'arrive.

Voil� ce que font les drogues.

Non.

La salle des archives, samedi soir.

- J'y �tais pas. - Selon tes amis, si.

C'est pas vraiment mes amis...

Ray �tait ton ami, non ?

Raconte-nous comment Ray et toi baisiez.

Il �tait le receveur et toi le lanceur ?

Allez vous faire foutre, p�d�s.

Tu as une grande bouche.

C'est �a qui su�ait Ray ?

- Je veux mon avocat. - On s'en fout.

- Pourquoi tu l'as tu� ? - J'ai rien fait !

Je veux mon avocat !

Attendez.

Attendez.

Tu veux jouer au dur et te faire virer pour la f�te de samedi soir ?

Ou tu veux nous dire ce qu'on veut savoir ?

C'�tait l'id�e de Justin.

C'�tait sa soir�e. Il fait toujours des trucs de hippie.

Je croyais que tu n'y �tais pas.

Et Joe ?

Ray et Joe �taient tr�s amis.

L�ve-toi et baisse ton pantalon !

- Quoi ? - J'en ai marre de t'entendre.

C'est ridicule, je ne vais pas baisser mon pantalon.

D�tends-toi, le type qu'on cherche,

est facile � identifier.

- Je sais pas ce qui vous branche... - Fais appeler le doyen, il me gonfle.

Attendez, d'accord ?

C'est clair que c'est pas notre homme.

Je sais m�me pas si c'est un homme.

Remballe �a et d�gage !

Pas si vite.

Du calme.

C'est quoi ce noeud ?

C'est cens� d�courager les gar�ons ?

Laisse-moi regarder �a.

Laisse-toi faire.

J'ai aim� comment tu as parl� aux flics, tout � l'heure.

- Non, arr�te. - C'est bon.

Non.

Non, j'ai dit non !

Arr�te, j'ai dit !

Arr�te de penser avec ta petite bite.

Casse-toi de ma voiture.

- Tu es malade ? - D�gage de ma voiture.

Tu es dingue.

Ouvre-moi.

Tu as mon t�l�phone !

Mon sac est dedans. Ouvre-moi !

Sebastian ?

Sebastian, c'est pas dr�le.

De ce fait, vous allez me r�pondre.

Quel est votre nom ?

J'adorerais vous baiser.

Quel est votre nom ?

Vous baiser � mort.

�tes-vous celui qui tue ?

On tue tous.

On baise tous.

Ensemble.

On forme une grande et joyeuse famille, doc.

Qui est-ce ?

Je suis heureux que vous m'entendiez.

Sortez de l'ombre.

Je n'ai pas envie que vous me voyiez.

Sortez de l� les mains sur la t�te.

Ecoutez, j'essaye de vous aider.

J'ai pas besoin de votre aide, avancez.

Ecoutez.

R�fl�chissez !

Reboot, doc !

Ouvre la bouche !

25 cc de Thorazine !

Faites-le !

Voyons jusqu'o� je peux aller.

Jusqu'au fond ! Prends �a !

Prends �a !

�a t'a plu ?

Oh, bon sang !

C'�tait fantastique.

- Tu dis �a pour me faire plaisir. - Non.

C'est vrai.

Tu t'es parjur�e, aujourd'hui.

Oui.

Pour l'homme qui d�fend mon honneur,

je suis pr�te � tout.

Pourquoi on n'a pas fait �a plus t�t ?

- Quelqu'un est trop timide. - Non, j'avais peur que tu refuses.

Je parlais de moi.

Mais c'est une bonne r�ponse.

Allez, je me l�ve.

- Tu vas o� ? - Dans la salle de bains.

- Je reviens. - Fais vite.

- Je reviens vite. - D'accord.

- Vas-y ! - � tout de suite.

- Vas-y ! - J'y vais.

D�p�che-toi.

- Justin, r�veille-toi. - Quoi ?

�a va ?

Non.

- Tu vas bien ? - Non.

C'est bon ?

J'�tais... � l'h�pital.

Dans la salle des archives.

Avec Ray.

Justin, c'est cette putain de drogue.

Vous devez vous faire examiner.

S'il te pla�t ?

- Je sais pas... - S'il te pla�t.

- Justin... - Je vais bien.

Tout va bien.

Le patient...

Il souffre de schizophr�nie.

En faisant des recherches sur le Taldon,

� l'universit� du Minnesota,

j'en suis arriv� � la conclusion qu'une lib�ration massive d'endorphines...

par l'hypophyse peut tuer.

Dites-leur.

L'absence de panique lors des essais cliniques

explique la diff�rence de dosage entre les patients tests

et ceux ayant vraiment v�cu des exp�riences de mort imminente.

Plusieurs sujets ont rapport�

des contacts avec des humains, des d�mons, des extra-terrestres...

D'autres expliquent avoir �t� tortur�s, battus,

voire m�me viol�s par ces �tres.

L'exp�rience est tr�s probablement influenc�e par la vie du sujet.

Cela traduit ses besoins,

dans sa vie r�elle,

plut�t que ses d�sirs.

Maintenez-le, bloquez ses bras.

Respire.

Respire.

Il y a quelqu'un ?

Au secours !

Piti� !

Respire...

- Quoi ? - Salut, Sebastian.

C'est qui ?

C'est moi. Ray.

- Tr�s dr�le, Joe. - Je t'emmerde !

Cet enfoir� d'inspecteur...

Ecoute Spaz, tu ne devrais pas m'emmerder.

"Joli cul" ?

- Tu me saoules, p�d�. - Connard !

Quoi encore ?

Salut.

D�sol�e pour hier.

- Vraiment ? - Oui.

J'aimerais bien me faire pardonner.

D'accord.

- �a te pla�t ? - Ouais.

Tu veux que je te baise ?

Oui.

Tr�s bien, pr�pare-toi.

Ma bite te pla�t ?

Ralentis.

Ralentis un peu.

Salut, ch�ri.

Joe !

Quoi ?

Appelle Annie.

- Appelle Annie et Sebastian. - D'accord.

- V�rifie qu'ils vont bien. - Pourquoi ?

- Fais-le, s'il te pla�t. - D'accord.

- Laissez-moi ! - Tout va bien.

Justin...

�a va aller.

Justin, c'�tait horrible.

Je sais. Tu es � l'h�pital. La police est l�.

Tout va bien.

Joe ?

C'est juste un policier.

Attends dehors.

Je sais.

- D�tends-toi.. - Je reste derri�re la porte.

Je vais lui parler une minute.

Je reste dans la pi�ce.

Appelle-les.

Vous savez pourquoi votre partenaire

a attaqu� et essay� de violer

mon amie ?

Je connaissais l'inspecteur Fuller depuis 10 ans,

c'�tait un homme bien.

- C'�tait un sale porc. - Ferme ta gueule !

D�sol�.

Justin, s'il te pla�t.

Justin, r�veille-toi.

R�veille-toi, je t'en prie.

Qu'est-ce que tu fous ?

Tu as r�ussi � joindre Sebastian ou Annie ?

�a r�pondait pas. Pourquoi tu le frappais ?

Annie et Sebastian sont morts.

On les a trouv�s il y a une heure.

Viol�s � mort ?

Oui.

Respire.

Allez, respire, respire !

Allez !

Tu peux le faire.

Reviens !

Qu'est-ce qu'il a pris ?

Respire...

C'est John et Wilma Hopper.

Reviens.

- Respire. - Ils sont l�.

Ils sont l� et ils nous baisent � mort.

Oui.

Ce n'est pas r�el.

Un, deux, trois.

Respire.

Allez !

Fais-le ! Tu peux y arriver. Reviens.

�a ne peut pas �tre r�el.

Qu'est-ce qu'il a pris ?

D�gagez !

Putain ! Je sais pas quoi faire.

Je n'y arrive pas. Je ne sais pas quoi faire.

Tr�s bien.

�a suffit !

Calme-toi.

Du calme, d'accord ?

Ce n'est pas r�el.

Au secours ! Aidez-moi !

Respire !

Pose ce flingue !

D�gagez !

Heure du d�c�s : 1h45

Je sais pas quoi faire.

Merde !

Putain...

Tu l'as tu� ! C'est un flic !

Justin, je t'en prie, non...

C'est bon, Joe.

C'est pas r�el.

Pourquoi tu as fait �a ?

Mon amour...

Piti�.

Pourquoi ?

Je ne peux pas...

Je t'aime.

Justin...

Justin, reste avec moi. Je t'en prie.

Allez, Justin.

- Reviens. - Encore.

Ch�ri, r�veille-toi !

Trois, vas-y !

Arr�te, c'est bon.

Souffle juste un grand coup. Un, deux, trois.

Recommence.

D�gagez !

Bon Dieu !

Allez, petit !

Allez, Justin.

Palettes.

D�gagez !

Aucune r�action.

- Il est mort. - Non.

Continuez, je vous en prie.

Justin, r�veille-toi.

1h45.

Non ! Justin, r�veille-toi !

Ecoute-moi, il est mort.

- On a fait tout notre possible. - Non, continuez.

Son cerveau n'a plus d'oxyg�ne depuis 10 minutes. C'est fini.

- Je vous en prie. - Mademoiselle...

Conduisez-la ailleurs.

Non ! Il faut continuer !

Conduisez-la dans une chambre. Donnez-lui du Demerol.

Venez avec moi.

- Non, continuez ! - Je suis d�sol�e.

Laissez le m�decin travailler.

Je vous en prie !

Je lui ai dit de ne pas en prendre. C'est vrai.

Non, je vous en prie !

Non, l�chez-moi...

Continuez d'essayer !

S'il vous pla�t.

L�chez-moi !

Laissez-moi. L�chez-moi, je vous dis !

Quel g�chis...

Qu'est-ce que vous avez foutu ?

Sous-titres par Creex.

De temps en temps, je me retournais,

fouillant les ombres pour apercevoir le baron et les gendarmes qui me suivaient.

Je ne les ai pas vus une seule fois. J'aurais jur� qu'ils n'�taient pas l�.

- J'ai tourn� � l'angle. - Anne ?

- Oui, c'est moi, Anne. - Ce couteau...

qui brille dans le noir...

C'est bon, j'en assume l'enti�re responsabilit�.

Quelle grandeur d'�me ! Tu es un vrai chevalier servant, hein ?

O� �tais-tu quand Ray s'est fait enculer par un sous-marin ?

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