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Tu es s�re de ton coup ? Il y a eu un meurtre ici.
Mauviette !
C'est �a, le journalisme d'investigation.
D'accord, mais il nous faudrait au moins une carte de presse.
La voil�, ta carte !
Quelque chose a d� �chapper � la police.
Que dirais-tu d'un troph�e en r�compense de ton...
TUCKER & DALE FIGHTENT LE MAL
IL Y A 3 JOURS
CHA�NE DES APPALACHES VIRGINIE OCCIDENTALE
- Chuck, mets les gaz ! - Ouais, acc�l�re.
C'est la voiture de mon p�re. Si je roule trop vite, je suis mort.
Merde !
C'est pass� pr�s !
Bande de connards !
Bienvenue chez les ploucs !
Couine comme un porc !
Il n'y a pas que des cr�tins en dehors de ta confr�rie.
Justement, si, Allison.
Tu es soit un Om�ga-B�ta, soit un cr�tin.
Om�ga-B�ta !
Cette voiture est remplie d'abrutis.
Si c'�tait le cas, on aurait pas pens� � �a.
J'admets mon erreur. T'es un putain de g�nie.
Acc�l�re, ils vont nous d�passer.
Vous avez vu comment ils nous ont regard�s ?
Les gars !
On a oubli� la bi�re !
Vous avez tout ce qu'il vous faut ?
Parce qu'une fois l�-bas...
Je peux vous aider ?
Ouais, o� sont les bi�res ?
Au fond.
Vous avez vu leurs d�gaines ?
Relisez-moi la liste.
D'accord : des clous de 3/4,
une scie � m�taux, des hame�ons,
une faux, des pinces...
Chad, on prend de l'insecti...
Ce n'est que moi.
Sortons d'ici.
Cet endroit fout les jetons.
- Il nous faut autre chose ? - Des �ufs marin�s, un bocal de 3 kg.
Sapristi, Tucker.
T'as d�j� vu un truc pareil ?
Je vois pas ce que tu leur trouves.
- Ce sont des �tudiantes ordinaires. - �a n'a rien d'ordinaire.
Je vais te dire un truc.
C'est un �tre humain. Va donc lui parler.
Lui parler ?
Pour lui dire quoi, bon sang ?
Aucune id�e.
Parle-lui de la maison de vacances, �a l'impressionnera.
T'es compl�tement barge !
Ces filles vont � la fac. Elles ont des maisons de vacances
o� des types comme moi r�parent leurs chiottes.
Aie confiance. Les gonzesses sentent la peur.
Allons, t'es un homme s�duisant.
Plus ou moins.
Et t'as un c�ur en or.
Ce sont deux grandes qualit�s.
Allez, lance-toi.
Tu n'as rien � craindre.
Tu sais quoi ?
Tu as raison.
Je vais le faire.
Maintenant.
Un instant.
Quoi que tu dises, garde le sourire et rigole.
- Tu auras l'air s�r de toi. - Toujours rire et sourire.
C'est compris.
Fonce.
Salut.
Vous allez camper ?
�coutez, on veut pas d'ennuis.
Alors, laissez-nous !
D'accord, d�sol�.
Montez dans la voiture.
Sympa, votre glaci�re.
Je te l'avais bien dit.
Je suis nul avec les filles.
- Mon visage les repousse. - Mais non.
On est diff�rents.
J'ai pas ton aisance pour parler aux femmes.
Personne n'a ton aisance.
Mon cerveau d�connait, j'avais les mains moites
et j'agissais comme un attard�.
Ton probl�me, c'est que tu as un complexe d'inf�riorit�.
N'importe quoi.
La vie est trop courte.
Tu dois aller au-devant de tes envies.
�a ne va pas te tomber tout cuit dans le bec.
- C'est vrai. - Bordel !
- Qu'est-ce que tu fous ? - Merde, un flic !
Je vois.
Je vais �ponger.
L�ve le bras.
J'arr�te la voiture.
- Rel�ve-toi. - Je peux pas !
- Il va arriver. - Ma manche est coinc�e.
Magne-toi, trouve un moyen.
- Il est sorti de sa voiture. - D�j� ?
Le voil� !
Bonjour, M. l'agent.
Quelle belle journ�e.
Votre permis, s'il vous pla�t.
J'ai perdu mon portefeuille. Mon nouveau permis arrive sous peu.
Un permis temporaire.
- O� allez-vous ? - � notre chalet, pr�s du lac Morris.
J'y ai mis toutes mes �conomies.
On va le r�nover, Dale et moi.
Et on va p�cher.
Il gal�re avec les femmes.
Une vir�e entre mecs devrait le requinquer.
L�-bas, il n'y a que de la douleur.
� un point inimaginable.
Je vous ai fait arr�ter � cause du clignotant cass�.
Alors...
Faites-le r�parer.
C'est bien aimable.
- C'�tait tendu. - Il est bizarre.
Il s'en va.
Au revoir.
Incroyable, ce type. Tu sais ce qui cloche chez lui ?
Il est jaloux, car il est trop pauvre pour s'offrir une maison.
Trinquons � la belle vie.
� la belle vie, mon pote.
C'est quelle sorte de parasite ?
- T'as vu cette camionnette ? - Oui.
Elle est � nous ? En voil� une autre.
Mon Dieu !
Elle est parfaite.
Ils appellent �a une "ruine � retaper" ?
Allons voir l'int�rieur.
Incroyable, �a nous appartient !
- Il y a juste un peu de poussi�re. - C'est un vrai manoir.
L'ancien proprio devait �tre arch�ologue.
Archi... ouais.
Regarde, il devait aussi �tre accro � la presse.
JOUR DU SOUVENIR UNE SURVIVANTE
ADOLESCENTS MASSACR�S FOLIE MEURTRI�RE
ENQU�TE AU POINT MORT
"Le paradis des hot-dogs au chili.
"Deux gratuits pour le prix de trois.
"Offre illimit�e."
Super !
Classe ! Tucker, regarde.
Mon jeu de soci�t� pr�f�r� !
Tu veux que je te dise ?
J'arrive pas � croire que j'ai ma propre maison de vacances.
Les r�ves peuvent vraiment se r�aliser.
Attention !
On devrait r�parer �a.
Bonne id�e.
Tu peux te relever.
Si on suce une bite en r�ve sans jamais l'avoir fait,
�a signifie qu'on est homo ?
- Vraiment ? - Tu plaisantes ?
Je vous raconte une histoire flippante ?
Surtout pas !
Vous �tes pas dr�les, les gars.
C'est arriv� � mes cousins, je crois...
Vous en voulez une qui est vraiment arriv�e ?
Elle s'est pass�e ici m�me.
Dans cette for�t.
C'�tait il y a 20 ans jour pour jour.
Le massacre du Jour du Souvenir.
Un groupe d'�tudiants,
comme nous...
Ils �taient venus ici prendre du bon temps.
Mais ils ignoraient
qu'ils avaient de la compagnie.
- Qu'est-ce que vous foutez ? - Remettez notre musique !
Tout compte fait, j'aime bien �a.
Une seule personne s'en est sortie.
Les autres ont disparu.
Leurs cadavres reposent ici sous terre.
Il y a un lac l�-bas. Qui veut se baigner � poil ?
- Moi. - Allez.
- Et vous ? - D'accord.
Je me mets pas � poil.
Prends-la.
Je te la laisse.
C'est exactement pour �a que tu n'iras jamais loin.
Tu ne penses jamais � toi.
- N'y songe m�me pas ! - Mais tu as dit...
S�rieusement ?
M�me pas en r�ve !
- Qu'est-ce que je viens de dire ? - De penser un peu � moi.
J'ai dit : "N'y songe m�me pas." Ce sont mes derni�res paroles.
Y a quelqu'un ?
Les gars ?
Chad, qu'est-ce que tu fous ?
- Connard ! - Allons, c'�tait marrant.
Non, pas du tout.
D�tends-toi, ce n'est que moi.
Tu m'as fichu la trouille.
Arr�te ton cinoche, maintenant.
Comment �a ?
De faire comme si tu �tais mieux que tout le monde.
- Je ne fais pas... - Si.
Mais ce n'est rien.
Je comprends.
Tu es vraiment mieux que tout le monde.
Toi et moi, Allie,
on est d'une autre �toffe.
Tu comprends ?
En fait, non.
Je veux juste dire que...
Je suis heureux que nous ayons l'occasion de mieux nous conna�tre.
- Chad, tu as picol�. - C'est plut�t un bon point.
�a m'aide � me d�coincer.
- Attends, arr�te. - Pourquoi ?
Pourquoi s'arr�ter ?
On est faits l'un pour l'autre.
Reparlons-en plus tard. Je vais rejoindre les autres.
S'il te pla�t, Allie !
C'est gel� !
Me voil� !
Qu'est-ce qu'ils fabriquent ?
Aucune id�e,
mais on devrait aller jeter un �il.
Non, attends.
Ils n'ont s�rement pas envie de nous voir.
Moi, je veux les voir.
Qu'est-ce que tu fous ?
Bon sang, Dale !
On ne va pas ravoir ce d�bat !
- Bon, d'accord. - Chut !
Admire.
Bordel, t'es vraiment trop con !
Pourquoi ?
Quand tu vois une gamine se tr�mousser en petite tenue,
�vite de crier mon nom.
Tu te comportais en voyeur.
Ton cas est totalement d�sesp�r�.
Elle ne remonte pas.
Rame !
Mademoiselle !
O� est-elle ?
Aide-moi � la remonter !
Allez, soul�ve-la.
Attrape ses jambes.
On a votre amie !
Ils ont Allison !
Sauvez-vous !
On a votre amie, pourquoi fuir ?
Peu importe, emmenons-la au chalet.
En avant !
Merde.
Chad !
Les bouseux !
- Lesquels ? - Ceux du magasin.
Ils ont enlev� Allison !
Piti� !
Ne pleure pas.
Je vous en supplie !
Tu n'aimes pas les cr�pes ?
Je vais te pr�parer autre chose.
Elle n'aime pas les cr�pes.
Quel idiot !
Des cr�pes ?
- Allison ! - O� croyez-vous qu'ils l'ont emmen�e ?
- � l'h�pital, peut-�tre. - Vous n'avez rien compris.
Dis-leur ce que tu as vu.
Il faisait tr�s sombre, mais l'un d'eux semblait en train...
de lui bouffer le visage.
C'est d�go�tant !
Ne devrait-on pas pr�venir la police ?
- Et leur laisser Allison ? - Ils l'ont peut-�tre d�j� bouff�e.
Pas besoin des flics. On peut se d�brouiller sans eux.
Non, je peux y aller. Je suis le seul autoris�
� conduire la voiture de mon p�re.
Tr�s bien, fais comme tu veux.
Je reviens dans une minute.
C'est quoi, ce bordel ? Pourquoi il peut y aller, lui ?
Les gars !
Vous devriez voir �a.
Quelle �trange maison.
C'est qu'un banal chalet. �a ne fait pas d'eux des maniaques.
Vraiment ?
Entre donc et va leur parler, alors.
D'accord, je vais peut-�tre le faire.
J'ai dit "peut-�tre".
Et voil�.
Ne me dis pas que tu d�testes les �ufs au bacon.
Pourquoi suis-je ici ?
Tu as oubli� ?
Tucker et moi...
Enfin, moi et Tuck...
Tucker et moi... t'ont amen�e ici hier soir.
- Pourquoi ? - Parce que...
Tu allais te baigner avec tes amis.
Tu as grimp� sur des rochers, tu as gliss� en te cognant la t�te,
puis tu es tomb�e � l'eau. Ensuite...
je t'ai secourue.
Vous �tiez en train de nous espionner ?
Non, pas du tout !
Je te le jure, on �tait juste en train de p�cher.
Je n'ai rien vu...
- Tucker a peut-�tre vu... - O� sont mes amis ?
Ils se sont enfuis
dans la for�t.
Ils m'ont abandonn�e ?
Oui, mais ne leur en veux pas.
Certaines personnes r�agissent mal en situation de crise.
C'est pourquoi nous t'avons emmen�e ici,
dans l'espoir qu'ils viennent te chercher ce matin.
Je n'avais aucun v�tement de fille.
Ce n'est rien.
J'ai jamais su me fringuer, de toute fa�on.
Moi non plus.
C'est Jangers, mon chien.
Il est gentil, malgr� son air.
Tapote-lui le museau.
- Il bave un peu. - C'est vrai.
Bon...
Quel foutoir, d�sol� !
On vient tout juste d'acheter ce chalet.
Pour une jeune femme raffin�e, ce doit �tre un vrai taudis.
Mais on a toujours r�v� d'une maison de vacances.
Enfin, bref.
Tu devrais te reposer un peu.
Comment tu t'appelles ?
Tale... Ducker...
Je m'appelle Dale.
Moi, c'est Allison.
Mes amis m'appellent Allie.
Ravi de faire ta connaissance, Allie.
En cas de besoin, appelle-moi.
Je reste dans la pi�ce � c�t�.
Tu aurais quelque chose pour tuer le temps ?
Comme un jeu de soci�t� ?
Quel genre ?
Celui-ci est mon pr�f�r� :
"Questions � gogo".
- Allez, une derni�re. - Des clous, t'as perdu.
Boucle-la et vas-y, chienne.
Je t'en foutrais, Rom�o !
Bon, d'accord.
Mon Dieu !
Fuyez ! Sauvez-vous !
Attention les yeux... cinq !
Je t'�coute.
Qui �tait le 5e pr�sident des �tats-Unis ?
Trop facile, James Monroe.
Encore la bonne r�ponse. C'est pas possible !
Ouais, d�sol�.
Mon cerveau fonctionne bizarrement.
Je suis un vrai demeur�, mais je retiens tout.
Tout le contraire d'un demeur�.
Non, je suis vraiment tr�s con.
Je suis all� � peine plus loin que le CE2.
�a ne veut rien dire.
Le niveau d'�tudes et l'intelligence sont deux choses diff�rentes.
Qu'est-ce que tu �tudies � la fac ?
Je suis en licence de psychologie.
Quel travail voudrais-tu faire ?
J'en sais trop rien.
- J'ai toujours eu le m�me r�ve idiot. - Les r�ves n'ont rien d'idiot.
Tant de probl�mes et de conflits mondiaux
sont dus � un manque de communication.
Je me suis toujours vue comme une excellente th�rapeute.
Non, fais pas �a !
Mes parents pensent pareil. Je devrais y renoncer.
Non, suis tes ambitions.
Je parlais de la poutre.
Elle est instable, c'est dangereux.
Bon sang, qu'est-ce que tu as sur la tronche ?
J'ai d�coup� un nid d'abeilles.
Pour quoi faire ?
C'�tait pas voulu, imb�cile !
Ce serait pas arriv� si tu m'avais aid�.
On est ici pour travailler.
Pas pour les jeux de soci�t� !
Il n'y est pour rien. Je l'ai entra�n� l�-dedans.
Non, je suis seul coupable.
Si je t'aidais � retirer ces dards ?
Apr�s, on ira faire ce que tu veux.
Ce serait sympa, merci.
Fais voir.
Elles t'ont refait le portrait.
- Fais gaffe ! - Elles t'ont pas loup�.
Salut.
J'ai vu un de vos amis dehors.
Il doit �tre allergique aux abeilles.
Il a d�guerpi comme s'il avait le feu au cul.
Je devrais aller chercher mes amis.
Tu as besoin de repos.
On va s'en occuper.
Mais je...
Ne discute pas. On s'en occupe, repose-toi.
C'est une mission pour Tucker et Dale, pas vrai ?
Brave gar�on.
Soyez prudents.
Mes amis ont parfois des pr�jug�s.
Rassure-toi, Tucker fera la conversation.
Il a un don pour les relations humaines.
C'est parti. En attendant, repose-toi.
Putain, ils l'ont but� !
Ils ont laiss� son cadavre en guise d'avertissement.
"Foutez le camp de notre for�t."
J'arrive pas � y croire.
L�che ce putain de t�l�phone.
La r�ception marche pas ici !
Rejoignons la route et faisons du stop.
Pas besoin de �a.
Vous ne comprenez pas ?
Les enjeux sont clairs : c'est eux ou nous.
Seuls les plus forts survivront.
T'es malade ? T'as pas vu ma tronche ?
T'as vraiment un grain !
Planquez-vous, on a de la compagnie !
La bonne r�ponse �tait : un triangle isoc�le.
Tu sais ce que c'est ?
Une sorte de triangle ?
Tu aurais �t� fier de moi, Tucker.
Je lui ai mis une branl�e, � cette petite �tudiante.
Tu fais �a � tout le monde. Ton cerveau n'est pas normal.
M'en parle pas.
� notre retour, j'en finis avec elle et on se remet au boulot.
Ils vont la tuer !
Regarde, quelqu'un �tait l� � l'instant.
Une hache !
Les jeunes !
- Les jeunes ! - Encore.
Plus fort.
Je les vois pas.
Ils ont d� filer.
Si on leur laissait un mot, au cas o� ils reviendraient ?
Avec quoi ?
On peut utiliser �a.
D'accord, mais fais vite.
Mon visage me br�le comme une grosse h�morro�de.
Ouais, t'as mauvaise mine.
- Fais gaffe. - Je vais devoir le graver.
ON A VOT' COPPINE
Avez-vous trouv� mes amis ?
Quoi ?
Tes amis ? Non !
On leur a laiss� un mot. Ils devraient pas tarder.
Que fais-tu ?
Je creuse un chiotte.
Une fosse � merde...
Un trou...
pour les chiottes.
Les cabinets.
Les cabinets.
Un coup de main ?
C'est pas un boulot pour une jolie...
pour une fille comme toi.
J'ai grandi dans une ferme. C'�tait "tu aides ou tu d�gages".
- Une bonne r�gle. - Ouais, donc...
Ce n'est pas nouveau pour moi, figure-toi.
Tu comptes m'aider, ou rester plant� l� ?
- Je vais t'aider, bien s�r. - J'y arriverai pas seule.
- Tu t'en tires tr�s bien. - Merci.
Ce d�g�n�r� lui fait creuser sa propre tombe.
Faut qu'on se magne.
- Vous avez tous vos armes ? - Ouais, mec.
Vous, faites le tour et attaquez le type pr�s de la broyeuse.
Tu t'occupes du costaud.
Je d�compresse.
Encore une pellet�e et c'est bon.
Voil�, remonte.
Allez.
Maintenant !
Regarde, tes amis sont arriv�s !
Dale !
�a va ?
Allison, parle-moi.
Tucker !
Doux J�sus !
Qu'est-ce qui t'est arriv� ?
- Tu vas bien ? - Ce qui m'est arriv� ?
Un jeune...
Il s'est jet� dans la broyeuse !
- Quoi ? - La t�te en avant, dans la broyeuse !
D'apr�s ses v�tements, �a pourrait �tre un de ces �tudiants...
Qu'est-ce qu'elle a ?
Elle a �t� assomm�e et est tomb�e avec moi dans la fosse � merde.
C'est ton sang ?
Non, celui d'un �tudiant.
Un de ces idiots a fonc� sur moi et s'est empal� sur sa lance !
- Bordel de merde ! - Je sais.
Ne pleure pas.
Du calme, ressaisis-toi !
- J'ai compris ce qui se trame. - Quoi donc ?
C'est un groupe de suicidaires.
Quoi ?
Ils viennent ici pour se tuer dans les bois.
Mais oui, tu as raison !
Il faut planquer tous les objets tranchants !
Il y a autre chose. Ils veulent la tuer, elle aussi.
�a explique leur r�action quand on l'a sauv�e.
Ils veulent sa mort !
Pourquoi ?
Aucune id�e.
Heureusement qu'on ne le sait pas. Sinon, ils nous buteraient aussi.
Bien vu.
Alors, que fait-on ? On pr�vient la police ?
La police ?
- Et on leur dit quoi ? - La v�rit�.
Excellente id�e.
"Bonjour, M. l'agent.
"La journ�e a �t� affreuse.
"On �tait chez nous bien tranquilles, en train de retaper la maison,
"quand des jeunes ont commenc� � se suicider sur le terrain."
Mais c'est vrai, Tucker !
Qui goberait �a, � part un abruti ?
Peu importe la r�alit�, seules les apparences comptent.
Et ces apparences sont plut�t moches.
Qu'allons-nous faire ?
Il faut nettoyer ce merdier.
Tout de suite.
Tu devrais pas fumer, c'est mauvais pour la sant�.
Et crever, c'est bon pour la sant� ?
�a n'a pas l'air de vous arr�ter.
On a qu'� foutre le camp.
Que fait-on encore l� ?
Comment s'en aller ?
Ce connard a dit � Chuck de prendre la bagnole !
� pied, alors.
60 km ?
Fallait pas mettre des talons aiguilles.
La ferme, vous deux !
Il faut rester solidaire.
On aurait jamais d� venir ici. Qui a eu cette id�e ?
Chad.
Vous n'�tes qu'une bande de lopettes.
Quelques meurtres de rien du tout
et c'est la panique � bord.
Vous rendez-vous compte de votre chance ?
C'est quoi, ces conneries ?
Combien de gens rencontrent une occasion pareille ?
De mourir ?
Non, de vivre.
De s'affranchir des r�gles qu'on nous impose.
Il n'y a aucune r�gle ici, juste eux contre nous.
Si �a vous para�t insupportable...
vous m�ritez peut-�tre de mourir.
T'es tar�.
Vous entendez ?
Chuck a rameut� les flics. Allons-y, vite !
On a pas besoin d'eux !
Ils ne peuvent rien pour nous.
Vous n'avez toujours rien compris ?
Putain !
Ne t'inqui�te pas.
Je suis s�r que tes amis vont bien.
C'est un simple malentendu.
Au secours !
Chlo� ?
Elle est morte !
- Ils sont morts ! - Doucement.
Ils les ont tu�s !
Du calme.
Montez � l'arri�re.
On va aller voir.
Bande d'abrutis !
- J'ai pas l'estomac pour �a. - Je sais.
Il est bien coinc�.
Le magasin a pas int�r�t � garder la caution !
Je vais faire pression ici. � trois, tu tires.
- Pr�t ? - Oui.
Un, deux...
Trois !
Enl�ve-moi �a !
Retire-le ! Non, pas sur la...
Tout va bien.
Attrape une jambe.
Allez, on l'emm�ne vers le camion.
Mon Dieu !
Pour une moiti� d'homme, il p�se son poids.
Merde !
- Laisse-moi parler. - Bonne id�e.
Bougez pas.
Je m'en occupe.
- Salut. - Bonjour, M. l'agent.
Quel plaisir de vous revoir.
- La journ�e a �t� affreuse. - Affreuse.
On �tait l�...
bien tranquilles.
- On retapait la maison. - La maison.
Quand soudain, sortis de nulle part,
ces jeunes...
ont commenc� � se suicider sur le terrain.
Celui-l� s'est jet� dans la broyeuse la t�te la premi�re.
La broyeuse, derri�re.
Il y en a un autre, par l�-bas,
qui s'est embroch� sur une lance.
En plein ventre.
Vous avez peut-�tre d�j� v�cu �a,
mais nous, on s'est chi� dessus !
Vous devez me prendre pour un cr�tin fini,
si vous croyez que je vais gober �a.
Pas pour un cr�tin, un homme � l'esprit large.
Mettons les choses au clair,
car une chose m'�chappe.
Quoi donc ?
D'apr�s vous, vous �tiez en train de bricoler
quand ce gar�on...
s'est jet� la t�te en avant dans cette broyeuse ?
Exactement.
Et je pense qu'ils voulaient tuer
la fille qui se trouve dans la maison.
Quelle fille ?
Elle pourrait vous l'expliquer...
si je ne l'avais pas assomm�e avec une pelle.
- Accidentellement. - Accidentellement.
Il y en a une autre dans la maison,
qui a perdu connaissance ?
Oui, dans ma chambre.
Vous feriez bien de m'y emmener.
- D'accord, allons-y. - Je pose juste cette jambe.
- Excellente id�e. - On va lui montrer.
O� il va, comme �a ?
- N'entrez pas ! - Par ici.
Qu'est-ce qu'il fout ?
Pourquoi il ne les arr�te pas ?
Ses yeux r�agissent � la lumi�re.
- Pas de dommage au cerveau. - Dieu merci.
Je vous avais pr�venus concernant cet endroit,
mais vous n'avez rien �cout�.
Vous voil� maintenant suspect�s
d'un double homicide involontaire, dans le meilleur des cas !
On a vraiment l'air de tueurs psychopathes ?
Difficile � dire.
Les apparences sont parfois trompeuses.
Sh�rif !
Vous allez bien ?
- Comment il marche encore ? - Une balade lui fera du bien.
�a va aller.
All�, Gert ?
Putain, ils l'ont but� !
Ouvre la porte, allez !
Je t'avais bien dit qu'il fallait r�parer cette poutre !
Ne me mets pas �a sur le dos !
C'est de ta faute !
Tu �tais en train de jouer avec la fille pendant que je travaillais !
Ouvre-nous la porte !
Si t'avais pass� moins de temps � jouer avec elle,
on aurait pu r�parer la poutre !
L�ve les mains.
Je vais vous niquer !
Faut retirer le cran de s�curit�, sur le c�t�.
Fais pas...
Je veux sortir !
Faites un peu attention !
"Faut retirer le cran de s�curit�" !
Tu sais quoi ?
- Quoi ? - Sans toi, rien ne serait arriv�.
- Quoi ? - Parfaitement !
Toujours � faire le St-Bernard ! "Mon Dieu, elle se noie !
"Nous devons la sauver !"
Au moins, elle est toujours vivante.
Quel soulagement !
- Ne lui rejette pas la faute. - Absolument pas.
C'est toi que j'accuse.
Eh bien, �coute.
Rien de tout cela ne serait arriv� sans cette partie de p�che.
- �a n'a jamais �t� sujet � d�bat. - Je n'aime pas �a !
- Qu'est-ce que tu racontes ? - Enfin...
�a peut aller.
Pardonne-moi, Tucker. Je t'ai bless� ?
D�sol�.
Oui, c'�tait un peu blessant.
Arr�te !
O� est Jangers ?
- Merde ! - Bouge pas.
Mes couilles !
Le bouseux !
� toi de jouer.
Putain, ils ont mon chien !
Merde !
Il faut r�agir.
- T'as ramen� la cloueuse ? - Oui, pourquoi ?
Reste au sol, � couvert.
Couvre-moi.
J'ai jamais tir� sur des gens.
Si �a peut t'aider,
imagine que ce sont des planches qui bougent.
Je suis d�sol�.
Occupe-toi de faire diversion.
Je vais passer par la porte de derri�re.
- Dale ? - Oui.
�vite de me tirer dessus.
- Je vais essayer. - D'accord.
- Qu'est-ce qu'il fout ? - J'en sais rien.
Les jeunes ! Go�tez-moi �a !
Alors, �a vous pla�t ?
J'en ai plein d'autres pour vous, petits enfoir�s !
Eh merde !
Bon sang, Dale.
Vas-y mollo.
H�, le bouseux !
Arr�te de tirer, ou je flingue votre chien !
Si tu fais �a, je jure devant Dieu
que je vais me f�cher !
Rel�che la fille !
Je vais tuer votre clebs !
�a va me mettre en col�re !
Tr�s en col�re !
Allez, va-t'en !
Pas par l�, imb�cile !
Bonjour.
Belle journ�e pour courir, non ?
- On est par�s ? - Je sais pas, d'apr�s toi ?
On a qu'une seule chance.
C'est bon, le pi�ge est pr�t.
Il se r�veille.
C'est quoi, votre probl�me ?
Notre probl�me ?
Tiens-le droit.
Attendez...
J'ai jamais vu le mal d'aussi pr�s.
�a pue un peu.
Ce d�o est cens� tenir 24 heures.
Je sais que vous prenez votre pied, mais j'ai le c�ur sensible.
L'heure de la vengeance a sonn�, bouseux.
La vengeance ? Attends...
L�che-moi un instant.
Je peux aller chercher ma glaci�re.
Il y a une dizaine de bi�res dedans. Je vous les laisse.
Des bi�res bien fra�ches !
Voil� pour Mike.
Petit con !
- Dale ? - Allison...
Comment te sens-tu ?
Un peu �tourdie.
Qu'est-il arriv� ?
Difficile � dire...
�a a �t� horrible.
J'ai honte, pardon.
- Je chiale comme une fillette ! - C'est rien.
C'est bon de pleurer parfois.
Il faut que �a sorte, laisse-toi aller.
C'est bien. Tu te sentiras mieux apr�s.
Respire un bon coup.
Voil�.
Maintenant, raconte-moi tout.
Pas facile.
Tes amis...
Est-ce qu'ils suivent un traitement ?
- Pourquoi ? - Ils ont d� oublier leurs m�docs.
Pourquoi dis-tu �a ? O� sont-ils ?
Dehors, en train d'essayer de tuer mon meilleur ami
et mon chien.
Je ne suis pas s�re de comprendre.
Normal, �a n'a aucun sens, mais c'est vrai.
On dirait que tes amis ont tous p�t� les plombs.
Tout ce dont je me souviens, c'est de Chad...
Todd s'est mis � courir vers nous...
- Mon Dieu ! - Je sais.
Au d�but, je croyais qu'ils voulaient te tuer.
Puis, ils ont commenc� � se suicider.
Et ils s'en sont pris � nous.
Maintenant, c'est apr�s Jangers qu'ils en ont.
Apparemment, ils tuent par plaisir.
Il doit y avoir erreur, mes amis ne feraient jamais...
Les voil� !
Ils n'arr�teront que lorsqu'on sera tous morts.
- Planque-toi ! - Tout va bien.
- Personne ne te fera de mal. - Cr�ve, bouseux !
- Il a pas l'air d'accord. - Je vais leur parler.
- Attends-moi l�. - Quoi ?
Tout ceci n'est qu'un �norme malentendu.
On va arranger les choses.
Non, n'y va pas !
Tu veux pas voir �a !
Mon Dieu !
Ils �taient l� ?
- Non. - Ah bon ?
Un bout de la chemise de Tucker.
Qu'y a-t-il dedans ?
Bon Dieu, il pourra plus jouer au bowling !
Regarde, un message.
"On a attrap� ton pote.
"Viens donc le chercher."
Je suis rest�e inconsciente combien de temps ?
Quelques heures.
Je suis totalement largu�e.
Je dois aider Tucker !
Putain de merde !
Mon ami a besoin d'aide, je vais leur montrer.
Attends, mieux vaut �viter que la situation d�g�n�re.
Qu'est-ce que tu racontes ?
- Ils croient que vous me voulez du mal. - Pourquoi donc ?
Je ne sais pas.
Je pense que si.
La premi�re fois qu'on vous a crois�s, au magasin...
On vous a trouv�s...
un peu flippants.
J'avais le trac, les femmes m'intimident.
Je ne te connaissais pas encore.
Vous m'avez pris pour un monstre ?
C'�tait une erreur.
Je suis vraiment navr�e.
Non, c'est de ma faute.
J'aurais d� me douter que si j'osais m'adresser � une fille comme toi,
quelqu'un resterait sur le carreau.
Ce n'est pas ce que tu crois...
Quand tu reverras tes amis,
dis-leur que je ne leur voulais aucun mal.
Non, attends !
N'y va pas.
Merde !
Tucker ?
O� es-tu ?
Cr�tins d'�tudiants !
J'arrive, mon pote !
- C'est un pi�ge. - Un quoi ?
- Un pi�ge... - Hein ?
Piti�, je ne veux pas mourir !
J'ai jamais �t� aussi heureux d'en avoir une petite.
Tr�s dr�le !
Ce gamin est s�rieusement d�rang�.
Tu m'�tonnes. Je vais t'aider � descendre.
Attends !
- Vraiment d�sol�. - Vacances de merde !
Allons-y.
Regarde �a.
Le mal habite ce lieu.
Pourvu qu'Allison soit encore en vie.
Allison ?
Chad ?
- Que faites-vous ? - On vient � ton secours, am�ne-toi !
Pourquoi chuchoter ? On est seuls.
Cette baraque est flippante.
Qu'est-ce qu'ils t'ont fait ?
Rien du tout.
Tout cela n'est qu'un malentendu.
Il faut cramer cet endroit, le r�duire en cendres.
Arr�te !
Ne fais pas �a. C'est leur maison de vacances.
�coutez-moi, d'accord ?
Tucker et Dale ne voulaient faire de mal � personne.
- Ils sont tr�s gentils. - Tu ne te rends pas compte...
de ce qui se passe ici.
- Je me trompe ? - Non.
Ces deux monstres sont le mal incarn�.
Et ils m�ritent d'�tre ch�ti�s.
Du calme, je viens d'expliquer qu'il y a m�prise.
Ils se sont comport�s en gentlemen avec moi,
mais vous ne faites que les effrayer.
C'est eux qui ont commenc� !
Comment ?
En me sauvant la vie ?
Un instant. J'ai appris cela en sociologie.
Le "syndrome de Stockholm".
C'est quand la victime d'un enl�vement s'�prend de son ravisseur.
T'es amoureuse de lui ?
Non... Quoi ?
Ne me dis pas que tu es amoureuse de ce sale type.
Comment est-ce possible ?
Chad, tu te trompes.
Tu l'aimes, oui ou non ?
- Que t'arrive-t-il ? - R�ponds !
L�che-la.
�a va, Allie ?
Il t'appelle par ton petit nom ?
Attendez !
On se calme. Essayons d'en discuter.
Aucun de vous ne veut de mal aux autres.
- Arr�te, je vais chialer. - Je t'emmerde, cul-terreux !
Va chier, sale vicelard !
Assez !
Je vais faire du th�.
Asseyons-nous et parlons-en.
Excellente id�e.
Je vais pr�parer des sandwiches aux doigts !
Et me prendre une bi�re.
Chad, assieds-toi ici.
Sur cette chaise.
Dale...
Mets-toi l�.
Maintenant, je vais chercher le th�.
C'est de la camomille ?
Je peux pas, c'est mauvais pour mon asthme.
- C'est du Earl Grey. - Parfait, j'adore �a.
Voil� ce que je propose.
Chacun va raconter sa version des faits.
En �coutant parler l'autre,
je vous demande d'adopter son point de vue.
C'est d'accord ?
�a marche.
Il est important de bien d�crire nos sentiments,
pour comprendre le point de vue des autres
et pouvoir avancer.
Chad, lance-toi.
Par o� commencer ?
Comme tu le sens.
Il y a longtemps,
avant ma naissance...
- Peut-�tre pas si loin en arri�re. - C'est important.
Mes parents ont �t� attaqu�s par des p�quenauds dans son genre.
C'�tait il y a 20 ans,
le massacre du Jour du Souvenir.
Ils les ont tous assassin�s,
pour s'amuser.
Ma m�re s'est enfuie.
Mais ils l'ont rattrap�e.
Mon p�re ne pouvait rien faire.
Il ignorait qu'elle �tait enceinte de moi.
Ils l'ont forc� � regarder
pendant qu'ils la torturaient.
Mais ma m�re a ripost�.
Et elle s'est �chapp�e.
Mon p�re n'a pas eu cette chance.
Son corps n'a jamais �t� retrouv�.
Au moment de ma naissance,
ma m�re avait d�j� �t� intern�e.
Je tiens cette histoire de ma grand-m�re.
Merci d'avoir partag� cela.
Je refuse d'entrer !
Chad a dit que s'ils n'�taient pas ressortis apr�s 15 minutes,
il fallait entrer et tirer dans le tas.
- T'as m�me pas de flingue ! - �a suffit, bon sang !
Ne discute pas !
Ils boivent du th� ?
J'en prendrais bien un, moi aussi.
C'est pas le moment.
Ils sont pris au pi�ge !
Allez, il faut les aider.
� toi.
Bon, alors...
Tout d'abord...
Je suis d�sol� que tes parents aient �t� massacr�s.
C'est horrible.
Ensuite,
je n'ai rien � voir avec cela.
� l'�poque, je devais avoir 6 ans.
Ce n'�tait peut-�tre pas toi, mais des gens de ton esp�ce.
De mon esp�ce ?
Je ferais pas de mal � un poisson. Pas vrai, Tucker ?
Exact.
M�me pas � un poisson.
J'y arriverais pas.
Apr�s avoir �chang� vos points de vue,
comment vous sentez-vous ?
Beaucoup mieux...
Comme si... oui, mieux.
Excellent.
On a bien progress�.
C'est parti !
Jason, non !
Bordel !
Merde, ch�rie !
Pourquoi elle a pas esquiv� ?
� l'aide, Tucker !
Retournez en enfer, sales monstres !
Qu'est-ce que tu fous ?
- Du calme, ce n'est que ta jambe. - �a br�le !
Non, pas �a !
Roule-toi par terre !
- Attention aux rideaux ! - � terre !
- Il cr�pite de partout. - �a fouette !
Merde !
J'aurais d� les ranger !
- Tout le monde dehors ! - Allie, vite !
Aide-moi !
L�che-moi, mochet� !
La maison !
La maison !
Je suis nulle, comme th�rapeute.
C'est faux, ne dis pas �a.
Tu as fait un excellent travail.
- Vraiment ? - Oui.
On allait vraiment briser la glace.
Merci, c'est gentil.
Les amis...
On devrait foncer vers la bagnole.
Il faudrait peut-�tre l'aider.
Oubliez �a.
Magnez-vous !
Il arrive !
Allez, d�marre !
- Noie pas le moteur ! - Tu veux le volant ?
Fais un peu gaffe, cette voiture est tout ce qui me reste.
On a sem� ce d�g�n�r� !
Attention !
Jangers, pas maintenant.
Allison !
Elle a disparu.
Tucker !
Qu'est-il arriv� ?
Il l'a emmen�e. J'ai pas pu l'en emp�cher.
Doucement.
Je vais te dire un truc.
Je suis pas pr�t de reprendre des vacances.
Tout est de ma faute.
Regarde-toi.
J'aurais jamais d� parler � Allison.
On est trop diff�rents pour que �a marche.
- Ce n'est pas vrai. - Si, c'est vrai !
- J'aurais pas d� t'accompagner ici. - �coute-moi.
Tu te rappelles quand on �tait gosses
et qu'on allait choper des grenouilles au ruisseau ?
Oui, �a me revient.
Et tu te souviens de nos concours � celui qui en attraperait le plus ?
Je crois pas que ce soit le moment id�al pour en parler.
Je te disais que je te laissais en attraper plus que moi
parce que j'avais de la peine pour toi.
Tu me laissais aussi les l�cher.
Je me sentais tout bizarre.
En r�alit�,
je ne te laissais pas gagner.
Tu te d�brouillais seul, tu �tais le plus rapide.
- Allons, Tucker. - C'est la v�rit�.
Ce que j'essaye de te dire,
c'est que tu es meilleur que tu ne le crois.
�coute-moi.
Cette fille s'en rend compte.
J'ai bien vu les regards que vous vous lancez.
� mon avis,
elle sait ce que tu vaux vraiment.
Et quand tout sera fini,
vous aurez peut-�tre un rencard ensemble.
�a m'�tonnerait.
C'est exactement de cela que je parle.
Cesse d'�tre n�gatif.
- D'accord. - Arr�te �a !
Tu es un mec bien, intelligent.
Tu es fort.
Et beaucoup moins laid que tu ne le penses.
Merci, Tucker.
Venant de toi, �a compte �norm�ment.
- La vie est trop courte. - Je sais.
Va au-devant de tes envies.
Va la chercher.
Elle a jamais eu autant besoin de toi.
Avec sa manie de tomber en se cognant la t�te
et de perdre conscience.
D'accord, mais je ne sais pas o� elle est.
Jangers t'aidera.
- Je peux pas t'abandonner ici. - �a ira.
Vas-y.
- Meilleurs amis pour toujours ? - Pour toujours.
Pardon.
- J'ai vraiment mal. - �a se voit.
Respire profond�ment par la bouche.
Allez, va la chercher.
- Tu peux me rendre un service ? - Bien s�r.
Botte le cul de ce merdeux pour moi.
Mon pied va lui remonter dans la gorge.
Toi, ne bouge pas.
Jangers, on y va.
Bien jou�, Jangers.
Bon chien.
Je prends le relais.
T'inqui�te pas pour moi.
Je sais quoi faire, � peu pr�s.
Allez, pas bouger.
- Quel est ton probl�me ? - Mon probl�me ?
Te rends-tu compte de ce que j'ai travers� pour te sauver ?
Non.
Tu m'as beaucoup d��u.
Je suis pr�t � te pardonner,
mais tu vas devoir me supplier.
Pas tr�s convaincant, ce baiser d'excuse.
On se r�concilie, mets-y plus de passion.
- Chad, s'il te pla�t... - Voil� qui est mieux.
- Arr�te, je t'en prie. - Non, pas question.
Ce n'est que le d�but.
Tu veux que je sois un tueur ? Je vais te montrer.
Allie, c'est moi.
Tout va bien.
C'est quoi, cette tenue ?
C'est pour avoir l'air dangereux. �a marche ?
Oui.
G�nial !
Tu pourrais m'aider ?
J'arrive.
Un instant.
Bon, comment il t'a attach�e ?
- Merci de venir � mon secours. - Aucun probl�me.
Je passais dans le coin, de toute fa�on.
Comme c'est mignon.
L'idiot du village essaye de sauver la fille de ses r�ves.
C'est quoi, ce n�ud ?
Si tu crois pouvoir gagner, tu te trompes.
Il est temps de faire vos adieux.
T'aurais jamais d� me trahir, Allison.
"Le serpent sort du puits, fait le tour de l'arbre..."
C'est vraiment pas de bol.
Est-ce que �a va ?
Je l'ai pas fait expr�s.
C'est � toi de souffrir.
Am�ne-toi, petite salope !
Dale, par ici !
Tirons-nous !
Viens, par ici.
Allez, monte !
D�p�che-toi !
- Dale, prends �a. - Ouais, envoie.
Posons les bo�tes dessus.
Bordel, ce gamin est coriace !
- Tu vas bien ? - Oui, �a va.
Cet endroit semble abandonn� depuis longtemps.
Il faut trouver une arme.
Quelque chose de long, pointu, pour le poignarder.
�a devrait faire l'affaire.
Ou pas.
Viens voir �a.
Regarde.
- Quoi ? - �a ne te rappelle rien ?
Ce serait pas le sh�rif qui est mort ?
Non, sur cette photo. Le type au centre.
Nom de...
C'est le sosie de notre ami, le grand br�l�.
- C'est dingue. - Et lis ceci...
"La seule survivante du massacre conduit la police au meurtrier.
"Elle a d�clar� avoir �t� tortur�e et viol�e.
"Elle est actuellement soumise � un examen psychiatrique."
R�fl�chis, il a dit que sa m�re a �t� enlev�e...
Et que le cadavre de son p�re n'a jamais �t� retrouv�.
- Je crois qu'on l'a trouv�. - Nom d'un petit bonhomme !
C'est l'heure de mourir, sale monstre !
Non, attends !
- T'es un bouseux, toi aussi ! - La ferme !
Non, regarde... C'est ton vrai p�re, l�.
C'est la v�rit�, tu es un demi-bouseux.
Impossible !
Ils m'ont menti.
Pourquoi ?
- Pour que tu ne saches pas la v�rit� ? - Quelle v�rit� ?
Tout n'est qu'un mensonge !
- Qu'est-ce que c'�tait ? - Anthemis nobilis.
Quoi ?
Un ingr�dient du th� � la camomille qui provoque un choc anaphylactique
en cas d'allergie.
J'ai une dr�le de m�moire...
Il s'en sortira, tant qu'on retrouve son inhalateur.
Ou pas.
Et voil�. Tu es pr�te ?
- Attends, mes dents sont bien ? - Parfaites.
- Un petit instant. - �a tourne.
Le d�sordre et la confusion r�gnent toujours
apr�s les �v�nements de la nuit derni�re.
Ce qui semble �tre un suicide de groupe,
ayant impliqu� des �tudiants mentalement fragiles,
pourrait �tre l'�uvre d'un meurtrier fou,
dont le corps est toujours recherch�.
Les meurtres...
Toc-toc !
Alors, comment te sens-tu ?
Je me sens...
shoot� aux m�dicaments.
�a se voit un peu !
Ils ont retrouv� mes doigts.
Regarde.
Franchement...
Je crois pas que celui-l� ressemblait � �a.
- Il te para�t pas bizarre ? - Non, pas du tout.
Il a l'air normal, tout va bien.
Au fait, je t'ai apport� un truc. Ferme les yeux.
Ouvre-les.
- Mon pote... - Une Pabst Blue Ribbon.
- C'est fabuleux. - Et frais, normalement.
J'ai autre chose : une paille.
Ton objet favori pour boire.
Et voil�.
Ne t'�touffe pas.
Je te laisse r�cup�rer. Finis-la tranquillement.
� mon retour, il y en aura d'autres.
Tu lui as demand� ?
Quoi donc ?
De sortir avec toi, pardi !
J'allais le faire,
mais j'en ai pas eu l'occasion...
Ton cas est vraiment d�sesp�r�.
Tu as sans doute raison.
Sauf qu'elle m'a pr�cis� qu'elle se d�fend au bowling.
Alors, on va s'en faire un.
- Petit enfoir� ! - Je dois y aller.
Dale Dobson, sacr� veinard.
La chance du d�butant !
Cette fille a une superbe paire...
- de doigts. - Je sais.
�coute, j'ai un truc � te dire.
La vie est trop courte, B.J., va au-devant de tes envies.
�a ne te tombera pas tout cuit dans le bec.
- T'as bien raison. - Je sais.
- Je vais la draguer. - D'accord.
Une derni�re chose.
Sois pas nerveux, reste toi-m�me.
C'est bien. Fonce.
- Je me d�brouille, hein ? - C'�tait super.
Tu trouveras peut-�tre �a idiot,
mais je t'ai achet� un petit cadeau.
- Merci, fallait pas. - �a me fait plaisir.
Mon Dieu !
- Tu sais ce que c'est ? - Oui, c'est...
- un casque. - Un casque rose.
Tu devrais le porter en permanence � partir d'aujourd'hui.
- D'accord, merci. - De rien.
Il est parfait.
�coute, Dale...
Je suis vraiment navr�e pour tout ce qui s'est pass�.
Pourquoi ? C'�tait g�nial.
Enfin,
� part les morts et les gicl�es de sang.
�a, c'�tait moins dr�le, mais...
J'ai appr�ci� tous ces moments pass�s ensemble.
Laisse-moi finir, car j'ignore
si on aura l'occasion de se revoir.
Je voulais juste...
Je ressens la m�me chose.
Vraiment ?
Vraiment.
B.J. !
On devrait pas la secourir ?
Pas question.
Peu importe.
Sous-titres : necro [French TeAm]
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