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-Votre mari a été victime d'un accident de la route.
-Votre mari et sa famille sont des gens importants.
-Il voulait te tenir à l'écart de sa famille.
-"Je désigne comme seul légataire mon époux, Manuel Ortigosa."
-On ne se laissera pas spolier.
-Je renonce à l'héritage. *-Après la succession officielle.
-Je suis certain qu'une bagnole l'a balancé dans le décor
et qu'on l'a assassiné. -L'affaire est classée.
-Les Fabre de Castelmaure savent à qui graisser la patte.
-Aidez-nous à découvrir la vérité.
...
-J'ai été à votre place.
Il y a 6 ans,
quand Enguerrand nous a quittés.
J'étais enceinte et je ne comprends toujours pas.
-Maman...
-Ne m'attendez pas.
-Je ne sais pas comment vous aider. -Tu ne repars pas, oncle Manuel !
-Je suis ton oncle...
-T'étais le mari d'oncle Aymeric, t'es mon oncle.
C'est lui qui me l'a dit.
-Elisa.
M. Ortigosa. -Madame.
-Je vous sais gré d'avoir refusé
le legs que mon fils aîné entendait vous faire.
-J'ai vécu avec Aymeric et je n'ai jamais entendu parler du domaine.
Je ne vois aucune raison de devenir propriétaire.
-Votre lucidité vous honore. Mais quels que soient les liens
qui vous unissaient à Aymeric, ils vont être
enterrés avec lui d'ici quelques minutes.
Vous n'appartiendrez jamais à notre famille.
-Manuel ?
Je suis Lucas, le...
J'étais le meilleur ami d'Aymeric.
-Aymeric avait un meilleur ami et je ne le savais pas.
-Comment tu te sens ?
-Je ne sens plus rien.
L'homme de ma vie est mort
et je découvre tout un pan de sa vie.
C'est comme si je l'avais perdu deux fois.
-Ne le juge pas trop vite.
Viens avec moi.
-Où ça ?
-Tu verras.
-A qui est la camionnette ? -Au domaine.
C'est Catherine et Guillaume qui s'en servent.
-C'est lui, Guillaume ? -Oui.
Il aide Catherine.
-Bonjour. -Bonjour.
-Elle travaille toute seule, ce n'est pas facile.
-Les fleurs, c'est des gardénias ? -Oui.
C'est la passion de Catherine.
-Tu connais tout le monde, ici. -Je passe du temps au domaine, oui.
C'est moi qui célèbre la messe dans leur chapelle privée.
Après, ça ne fait pas de moi un membre de la famille.
Plutôt un...
un prestataire spirituel, quoi.
Lucas soupire.
...
-Bonjour.
-Bonjour.
Je vous en prie.
-Si Manuel Ortigosa
refuse le legs de votre fils, madame, pourquoi sommes-nous ici ?
-Nous pensons qu'il changera d'avis quand il découvrira
l'ampleur de la fortune que mon frère lui a léguée.
-L'argent fait toujours tourner la tête des crève-la-faim.
-Mais Manuel Ortigosa est un auteur reconnu.
Tous ses romans sont des best-sellers...
-Un auteur reconnu ? Un écrivaillon, tout au plus,
dont les invendus se retrouvent
sur les étals des vide-greniers.
-Très bien.
Avez-vous
des éléments qui permettraient
d'attaquer en justice le testament de votre fils ?
-Aymeric a été interné dans un établissement psychiatrique
pendant 6 mois.
C'était un adolescent violent, agressif,
ingérable.
On pourrait plaider que ses problèmes mentaux
ont perduré jusqu'à son décès. -Non.
Notre père n'aurait jamais accepté...
-Paix à son âme.
Il n'est plus en capacité de décider quoi que ce soit.
-Ecoutez, nous allons commencer par demander des explications
au notaire. -Ensuite, nous ferons comprendre
à Manuel Ortigosa que s'il venait à accepter l'héritage,
nous nous engagerions
dans une guérilla juridique dont il ne sortira pas indemne.
-Personne n'en sortira indemne. Trouvez une autre stratégie.
C'est pour ça qu'on vous paie. -Occupe-toi de tes chevaux, toi.
Votre stratégie nous convient.
-Vous ne pouvez pas me faire ça. Vous savez ce qu'il y a
dans le dossier psychiatrique d'Aymeric.
-Il y a un prix à payer pour que cette terre reste la nôtre.
-Vous avez pensé à moi ?
-T'as toujours été le plus fragile, celui qui ne sait pas dire non.
Ne commence pas maintenant,
s'il te plaît.
Joffrey crie.
...
Il souffle.
...
La porte s'ouvre.
-Prends sur toi, mon amour. Ta mère pense agir dans ton intérêt.
Et Fontares te revient de droit.
-Oui, ne te prends pas la tête, c'est bon.
-Allez, viens.
...
-Manuel, ça va ?
-Oui.
-C'était l'endroit préféré d'Aymeric.
Il faisait comme toi. Même l'hiver.
-Je suis en train de me noyer.
-Ca va aller.
Hm ?
Viens, on va retrouver les autres.
Le chien aboie.
...
...
-Vous avez fait le bon choix, le Parisien. Point d'exclamation.
-Comment vous avez rencontré Aymeric ?
-On s'est rencontrés à Providence, un pensionnat catholique.
J'avais 7 ans, comme Joffrey. Aymeric avait 2 ans de plus.
Tous les Fabre de Castelmaure y sont passés.
C'est un internat pour gosses de riches.
Et moi, j'ai bénéficié d'une bourse du vieux marquis
pour les bons élèves issus de familles pauvres.
-Le marquis ? Le père d'Aymeric ? -Oui.
-Aymeric est resté là-bas jusqu'à quel âge ?
-Jusqu'à ses 12 ans. Les garçons sont partis fin 1994.
Joffrey, dans une école privée à Aix,
et Aymeric, dans un internat en Normandie.
-Un peu loin, non ? -Il tenait tête à son père.
Il était têtu, il détestait l'injustice, donc...
Il l'a envoyé là-bas pour être tranquille.
Viens.
C'est Hermine, la gouvernante, qui a tout organisé.
La marquise lui a interdit, mais bon...
Manuel, je te présente Alexia,
l'oenologue du domaine. -BONJOUR.
-On était ensemble à Providence. -Ce n'était pas
une école de garçons ? -Si.
Ma mère était l'infirmière scolaire de Providence.
-Excusez-moi, mais Aymeric ne m'a jamais parlé de son enfance.
-Toutes mes condoléances.
J'aurais aimé vous rencontrer dans d'autres circonstances.
-Merci.
-Tu savais qu'il était là en fin de semaine ?
-Non, il ne m'a pas parlé de lui. -Bonjour, Manuel.
Je suis Hermine. Je suis contente que tu sois là,
avec nous.
Ca va ?
C'est moi qui ai élevé Aymeric.
Sa mère ne s'est jamais occupée de lui.
Ne te laisse pas impressionner par les grands airs
de cette belle-famille. Tiens tête. Aymeric a toujours résisté.
-Alors, c'est comme ça ?
Mon frère meurt et on ripaille ?
-Calme-toi. -Vous croyez lui rendre hommage ?
-Nous aussi, on est en colère d'avoir perdu Aymeric.
-Toi, tu prends trop tes aises. -Tu crois
que tu me fais peur ?
-Au boulot ou vous êtes tous virés. -C'est bon, vous êtes chez moi, là.
Ces gens travaillent pour moi, alors, cassez-vous.
Cassez-vous !
-Ca va, ça suffit.
-A Aymeric !
-A AYMERIC !
-Vous m'avez suivi ?
-Même pas. Non, j'aime bien voir les gens
qui viennent à l'enterrement. C'est toujours très instructif.
-Il n'y a que la famille et les employés.
-Qu'est-ce qui vous fait croire que l'assassin de votre collègue
n'était pas dans le lot ?
Pour commencer, il va falloir qu'on détermine
les faits et gestes de la victime ces derniers jours.
Qui il a appelé, qui il a vu, ce qu'il a fait, etc.
-Ca, c'est votre boulot
de flic. -Je suis lieutenant de gendarmerie
à la retraite ce soir. -Pardon ?
-C'est pour ça que j'ai besoin de vous.
-Vous vous foutez de ma gueule. -Non, mais... Arrêtez.
Ecoutez-moi, je suis votre seule chance.
-Elle est belle, la chance. -Je sais mener une enquête.
Je sais fouiller la merde.
Et des trucs merdiques sur la victime, on va en trouver.
Téléphone.
...
Vous ne répondez pas ?
-Je ne connais pas le numéro. -L'enquête
a commencé ! Répondez. Allez. ...
-Oui.
-M. Ortigosa, c'est Catherine, la femme de Joffrey.
*Votre belle-soeur. -Que voulez-vous ?
*-Je voulais vous présenter mes excuses.
*Mon mari sait qu'il s'est mal comporté, tout à l'heure.
-C'est à lui de s'excuser, pas à vous.
*-Si vous revenez
à Fontares, appelez-moi. J'aimerais beaucoup
vous faire découvrir ma serre, vous montrer mes gardénias.
-Vraiment ? *-Je ne suis pas votre ennemie.
Et nous avons un point commun, vous, Elisa et moi.
Nous serons toujours les pièces rapportées de cette famille.
*Quoi que nous fassions.
A bientôt.
-C'était qui ? -La femme de Joffrey.
Elle voulait s'excuser pour son mari.
-Parfait. Vous allez vous en faire une alliée.
Demain, vous irez chercher la voiture de... votre ami, là,
à la fourrière, et vous la ferez transporter
par un garagiste en qui j'ai confiance.
Un mec fiable. Je vous ai préparé son numéro.
-Rien de plus ?
-Si. Ce que je fais, là, c'est une enquête parallèle.
C'est illégal.
J'ai une petite retraite et je tiens à la garder.
Seules 2 personnes sont au courant à part moi,
et l'autre, j'ai confiance en elle.
Donc si ça se sait, je vous tire une balle dans le genou,
pour commencer.
-Vous êtes un gros con, en fait. -Oui. Mais avec un putain de flair.
Un vrai truffier. Aymeric a été assassiné,
comme son petit frère. J'en mettrais ma main à couper.
Prenez votre bagnole et suivez-moi. -C'était vous, sur l'enquête,
il y a 6 ans. -Oui.
Et mon supérieur m'avait demandé de ne pas creuser plus que ça.
Voilà, c'était un ordre.
Ici, les responsables changent,
mais tous continuent à lécher le cul des marquis.
C'est pour ça, faut que vous fassiez ce que je vous dis.
Allez, on y va.
Changez de voiture, elle est pourrie.
Elle fait Parisien, en plus.
...
-Qu'est-ce qu'on fout là ?
-Votre nouvel hôtel.
Désormais votre petit chez vous. -Ca ?
-Oui. C'est-à-dire que Me Grignan, chez qui vous étiez jusqu'ici,
je ne lui fais pas confiance.
-On en est là ? -Ben oui.
Ici, c'est un peu une pension de famille.
Karim cuisine très bien
et avec son épouse, Marie, ils seront aux petits soins.
Allez, prenez vos affaires.
J'ai briefé Karim pour qu'il vous trouve une voiture.
Il vous expliquera.
D'accord ?
Allez, reposez-vous. -Hé...
-Et faites-moi confiance.
-Bonjour. Vous êtes Manuel ? -Oui.
-Marie. Enchantée.
Richard m'a prévenue... J'ai préparé votre chambre.
-Bien. -Bienvenue aux Tonnelles.
Suivez-moi. Karim, je n'ai pas laissé les clés là ?
-Je les ai rangées. -Donne-les-moi.
-Bonjour. -Bonjour.
-Voici nos deux numéros. Si vous avez besoin
de quoi que ce soit, n'hésitez pas. -Merci.
-Bonne installation. -Je vous loue une voiture demain.
-Super. -1er étage à gauche.
-Merci. -Je vous en prie.
...
Violoncelle.
...
-Tu sais comment on comprend qu'on ne sera bientôt plus rien ?
Quand le prêtre et la gouvernante ne respectent plus vos ordres.
-Nous voulions simplement honorer la mémoire d'Aymeric à notre façon.
-C'est justement ce que je ne voulais pas.
Aymeric ne m'a jamais aimée.
Il m'a toujours jugée, méprisée, mais c'était mon fils.
Ne t'attache pas trop au veuf.
Téléphone. -Oh !
Oui, Karim.
Oui, préviens-moi de toutes ses allées et venues,
et si quelqu'un vient le voir, démerde-toi pour savoir qui c'est.
Je sais que tu fais ça parce que c'est moi. Je te le revaudrai.
Tu le sais. Bonne nuit.
...
T'es déjà rentrée ? -Oui. Le judo a été annulé.
-Ah. C'est pour ça. Il est bon, ton gâteau ?
-Je t'ai fait des légumes, ils sont dans le micro-ondes.
-Merci. -Julia, vérifie que ta soeur
se lave bien les dents.
-Elle va les perdre, ses dents de lait,
de toute façon. -Je vérifierai.
-Ah oui, c'est vrai ! Tu vas pouvoir t'occuper de tes filles,
t'es retraité, maintenant.
-Oui.
-Tu penses à ta soeur ? -Oui, maman.
Bonne garde. -Merci, ma chérie.
Lou ? Ne te couche pas trop tard.
La porte se ferme.
Il soupire.
-Si t'en prends, je vais être obligée
de dire à maman que c'est moi qui l'a mangé.
-Tu ne vas rien dire. Fais un bisou à ton papa.
-Lou, viens te brosser les dents. -Allez, écoute ta soeur.
-N'oublie pas de le remettre dans le frigo.
Téléphone.
...
-Oui, Laurence.
*-Ca va ? Ils t'ont empêché de rapatrier son corps à Paris ?
C'est quoi, cette famille ? *-Je peux pas leur reprocher ça.
Aymeric voulait être enterré dans le cimetière familial.
Je ne vais pas finir "Le Soleil de Syracuse".
-Comme tu voudras. *-Je vais rester pour comprendre.
*-Prends soin de toi.
Tonalité.
*-Vous êtes sur le répondeur de Meï, laissez un message.
Bip. -Meï, c'est moi.
Je voulais te remercier d'avoir prévenu Laurence.
Je vais avoir besoin de ton aide. Il faudrait que tu m'envoies
des documents par mail. Je t'envoie la liste.
Je t'embrasse.
...
-Karim a laissé ça pour vous. Il vous a trouvé une voiture.
-Merci.
-Je vous en refais un ? -Ca va, merci.
Bonne journée. -Bonne journée.
-Ah, M. Artigosa. Merci d'avoir répondu à mon appel.
-Vous m'avez pas laissé le choix. -Asseyez-vous.
En plus de vous nommer unique légataire de ses biens,
votre mari a prévu que en soyez l'administrateur durant les 3 mois
à venir. -C'est-à-dire ?
-Sans votre signature, plus rien ne peut se faire.
Tout sera figé. -Et ?
-Les comptes bancaires seront bloqués.
Les salaires ne pourront plus être versés ni les fournisseurs payés.
-Sans parler des taxes et des impôts.
-Arrêtez de me distiller les informations au compte-gouttes.
-Je ne voulais pas vous accabler davantage.
-Aymeric continue à tirer les ficelles,
et c'est moi le pantin.
-Pouvez-vous passer au domaine aujourd'hui ?
La chef oenologue veut vous voir. -Pour quoi faire ?
-Elle vous l'expliquera, c'est elle, l'experte.
-Je ne retournerai pas au domaine. Je vous laisse gérer,
je signerai tout ce que vous voudrez.
-Ce que vous allez faire dans les 3 mois à venir
aura des conséquences importantes pour tous les salariés du domaine.
-Aymeric vous a-t-il prévenu qu'il viendrait,
le jour de sa mort ? -Non, pas cette fois.
-Il le faisait, d'habitude ?
-Si sa venue était en rapport avec la gestion du domaine, oui.
-Merci.
...
-Salut, René, merci.
T'es seule ? -T'imaginais voir
toute l'équipe débarquer pour une enquête illégale ?
On a assez bossé avec les techniciens pour s'en sortir.
C'est quoi, cet endroit ? -Une ancienne résidence de vacances
qui a fait faillite. Au moins, ici, on sera pas emmerdés.
Ca, c'est les affaires que la victime avait sur lui.
Le portable ne marche plus. -Mets-les dans le coffre.
Tiens, enfile ça. Je m'occupe des empreintes
et toi, des traces de peinture ? -OK.
Mon contact ne peut pas faire une recherche sur toutes,
j'ai donc éliminé celles de Manuel
et de la victime. -Tu sauras ça quand ?
-Rapidement, s'il y en a une qui matche. T'as quelque chose ?
-Le GPS de sa voiture n'indique aucune demande d'itinéraire.
-Il devait connaître la région par coeur.
-Ecoute...
*-Oui. -C'est moi. Vous avez pris
quelque chose dans la voiture ?
-Oui. Une carte de visite
d'une masseuse. Heidi.
*Je vais l'appeler.
-Non ! Depuis quand vous savez mener une enquête ?
*Envoyez-moi une photo de la carte. -OK.
-Pff... Autre chose ?
-Non.
...
Bonjour.
...
-Bonjour. -Bonjour.
Merci d'être venu. -Je vous en prie.
-Votre pointure ?
-43.
-Alors...
Voilà. Ca devrait aller.
-C'est pour quoi ? -Vous serez plus à l'aise
dans les vignes. -J'aime pas la campagne.
-Ici, c'est pas la campagne, c'est la Provence.
Une petite visite ?
-Allez.
...
-Je tenais à vous montrer cette parcelle.
Les dernières parcelles en AOC non plantées de vignes.
Le sol est génial, le terroir est...
-Euh... Ca ne m'intéresse pas.
-Manuel...
Aymeric se battait depuis 2 ans pour le rachat de cette parcelle.
Il ne lui restait plus qu'à signer chez le notaire.
Il serait dommage que Fontares passe à côté de cette opportunité.
-J'entends, mais...
-On a juste besoin de continuité, d'être rassurés sur notre avenir,
sur celui du domaine. Il t'a tout donné, non ?
C'était pour que tu fasses au mieux.
-On se tutoie, donc ?
-Pourquoi pas ?
-Comment t'es arrivée au domaine ? -Aymeric m'a proposé de piloter
la transition du vignoble vers le bio.
-Vous ne vous étiez pas revus depuis Providence ?
-Non.
Aymeric et Joffrey sont partis, j'ai suivi une semaine après,
Seul Lucas est resté.
-Vous êtes partis presque ensemble. Pourquoi ?
-C'est le hasard. On a proposé un meilleur poste
à ma mère.
Je crois qu'il attendent de savoir ce que tu vas faire.
-Je leur dis la vérité ? Que j'en sais rien ?
-C'est gentil de venir casser la croûte avec nous, M. le marquis.
-Je suis pas le nouveau marquis.
C'est Joffrey. -Pour nous, le marquis,
c'est le maître de Fontares. -Je suis pas le maître non plus.
-Ce serait dommage de passer à côté d'une parcelle comme ça, M. Manuel.
1ha en bio, c'est du travail pour tout le monde.
-Je vous promets d'y penser sérieusement.
-Vous venez goûter votre vin ? -Oui.
-Fais-moi passer deux verres. Merci.
-Merci, André. -Je t'en prie.
Allez. -Bonjour.
-BONJOUR. -Bonjour.
-A la nôtre. Au domaine. -Au domaine.
-Santé. -Santé.
Texto.
-Richard, j'ai un match avec une des empreintes.
Un type déjà fiché. -Son nom ?
-Anthony Laville. -C'est pas vrai !
-C'est qui ? Il a été condamné
3 fois pour 4 mois de prison qu'il n'a jamais faits.
-Je sais. Je l'ai jamais lâché.
Mais je l'ai toujours topé avec de petites quantités.
Il est malin. -Je t'envoie sa fiche.
-Merci.
C'est parti. -Il dealait quoi ?
-Coke, héro...
C'était le dealer d'Enguerrand.
Mais comme l'enquête a vite conclu à un suicide,
on n'a pas creusé. -Qui, "on" ?
-Moi et le capitaine de l'époque, qui a fait comme Bresson
avec Aymeric, il a enterré l'affaire.
-Tu crois qu'Aymeric se droguait ?
-On ne le saura jamais, sans l'autopsie.
-Tu penses à quoi ?
-Je me dis que si un type comme Aymeric Fabre de Castelmaure
fricotait avec un dealer,
c'est que soit c'était son client, soit son boss.
Et le plus avec Anthony, c'est qu'il fait la pute.
-Comment tu vas annoncer ça à Manuel ?
-Je sais pas encore. -Essaie d'être délicat,
pour une fois. -Enfin, tu me connais !
-Justement.
-Bon. Ca commence à prendre forme !
-Bonsoir. -Bonsoir.
-Bonsoir. -On dirait que vous allez
rester un peu. -Oui, un peu.
Téléphone.
...
-Oui. *-Du nouveau ?
-Non. Ca prend du temps, d'identifier des empreintes.
*Et vous, de votre côté ? -Rien de spécial.
-Je vous laisse, alors.
...
Je te paie un verre ? -Vous voulez quoi ?
-Je te l'ai dit, je te paie un verre.
-Un mojito. -Un mojito pour mon copain.
Je cherche notre copain, Anthony. -Vous l'avez assez fait chier.
-Je suis comme un tonton, pour lui. Tu sais où il est ?
-Non. -Tu veux l'appeler, là ?
-Je peux l'appeler, oui. Il est sur messagerie.
-Depuis quand ? -Je sais pas très bien. Longtemps.
-Tu crois pas que je vais te tirer ton portable !
Si jamais tu le croises à nouveau,
qu'il t'appelle...
Voilà, t'as mon numéro perso. -OK. Je suis dispo, en ce moment.
Tu me files 100 balles et je te fais ce que tu veux.
-Je veux une blanquette de veau. -Tu serais pas mon 1er flic.
-Oui, arrête. -J'aime bien les vieux.
-Moi, j'aime pas les jeunes. Pas de bol. Tiens, c'est pour toi.
Salut. Ne m'oublie pas. T'as mon numéro, maintenant.
...
*-Aymeric, c'est Me Grignan, votre notaire.
*Rappelez-moi, c'est urgent.
*Pardonnez-moi d'insister, mais je dois absolument vous parler.
-"Ca va mal finir, Aymeric. Cède ou il va tout raconter.
...
...
france.tv access
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