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Zulu
Tourne !
Adolfo Piñeiro est mort des suites de l'accident.
Si on ne réagit pas, ils nous prendront pour des faibles.
Évitons une guerre.
La guerre a déjà commencé.
Ici la douane ! Veuillez arrêter l'embarcation.
Arrêtez !
Je vais les aveugler.
Pourquoi t'as fait ça ?
On descend.
Les flics ! Tirez-vous !
On se casse !
Retourne-toi !
La douane a eu un accident.
Tu le connais ? C'est le douanier que vous avez tué.
Il s'est abîmé la moelle épinière.
Tu préférerais que ce soit moi.
Si c'était toi, Paquito les aurait retrouvés.
T'as failli tuer mon frère !
Tu leur as fait quoi ?
Paquito qui se pisse dessus, c'est rien en comparaison.
- De qui ça peut venir ? - Peu importe.
- De qui ça peut venir ? - Peu importe. VOTRE HEURE A SONNÉ
- De qui ça peut venir ? - Peu importe.
- Pilar l'a reçue aussi. - Qu'est-ce qu'on y peut ?
On ignore qui les a envoyées.
Non, pitié !
On a de l'argent.
20 millions !
Prenez tout.
Tuez-les, bordel !
Nous avons reçu trois signalements de coups de feu.
Ne me touchez pas.
Je vous arrête pour contrebande de tabac
et agression d'agent.
Qui a pu faire ça ?
Admis hier avec une balle dans l'épaule.
Qui est-ce ?
Un braqueur de banques. Il a voulu se reconvertir.
- Et l'affaire de Colombo ? - Pas de liberté conditionnelle.
Laureano. Qu'est-ce que tu as fait ?
Un avocat. Je veux parler.
Je refuse de rester ici.
Il veut passer un marché avec la Garde civile.
- Nous devons l'en empêcher. - Oui.
Je m'en charge.
Les autres n'auraient pas brûlé la maison quand elle était vide.
Dis-leur que j'ai compris le message.
Si ça nous débarrasse du sergent, c'est parfait.
Fais-le.
- C'est toi qu'ils veulent. - On les agace.
C'est arrivé pour vous.
- On va me renvoyer. - Ils soudoient la Junta.
Comment tu le sais ?
Je fais l'objet d'une enquête. Annulez-la.
- Pourquoi ? - Nouvel An 1985 au Portugal.
Vous vous souvenez ?
Tu n'es pas renvoyé ?
Il a fait une overdose.
Nous faisons notre possible.
Nous ferons en sorte qu'ils nous entendent.
- Votre nom ? - Carmen Avendaño.
La drogue tuera nos enfants. Resterons-nous passives ?
Non !
Qui doit décharger ?
Moi, pour les Colombiens. Ballesteros.
- Il est dangereux. - Ne t'en fais pas.
Et Madrid ?
Nous devons des millions.
- Tu refuses de nous aider ? - Attendez !
Tu ne seras pas la garantie humaine des Charlines.
- Le bateau a eu un accident. - 50 % de la cargaison perdue.
Que fait-on ?
Le malheur des uns fait le bonheur des autres.
Sont invités les bons menteurs.
Et la cargaison ?
Intégralement perdue.
De quoi défoncer tout Valence.
C'est notre marchandise. Les Galiciens ont menti.
À terre !
Demain, à 8 h, je veux 500 millions de pesetas.
Où tu vas ?
Au Panamá.
Ne tuez pas le gamin. Je paierai personnellement.
Je vous avais prévenu.
Après votre refus, vous deviez nous oublier.
- Il veut pas négocier avec moi. - Merde !
Ballesteros va tuer Javi Bustelo.
Tes problèmes ne sont plus les miens.
Tu avais raison. Tout s'est accéléré. Je t'aime.
Tu aurais dû commencer par ça.
Vous ne savez pas à qui on a affaire.
J'ai sauvé ton fils, Bustelo.
Et toute ta famille.
Vous me rembourserez jusqu'au dernier centime.
Allez !
On se bouge.
Dans la cour !
Dépêchez-vous.
Allez !
Portabales, tu fais quoi ?
Tu veux passer ta journée en cellule ?
Allez.
Et ton chéri pareil. Dehors.
- C'est pas mon chéri. - Me raconte pas ta vie.
Allez !
Santiago. Tu vas rester enfermé.
Santiago. Tu vas rester enfermé. ADAPTÉ DU ROMAN FARIÑA DE NACHO CARRETERO
ADAPTÉ DU ROMAN FARIÑA DE NACHO CARRETERO
Santi !
Vois le côté positif. Tu toucheras une allocation veuvage.
Laisse-le, il a de la peine.
Va falloir qu'il dégote des vêtements noirs pour le deuil.
Vous respectez rien.
Petit. Regarde où on est.
Si on peut plus se moquer...
Vous avez même pas de remords ?
- C'est votre faute, tout ça. - Quoi ?
Je transporte des caisses d'un bateau vers le rivage. C'est tout.
Je m'occupe pas de ce qui se passe après.
Vous tuez les gens.
- Comme il y va ! - Je t'emmerde.
Si on va par là, si tout le monde se met à boire de la lessive,
ce sera la faute des fabricants de lessive ?
Pas les fabricants.
Les transporteurs. Ils y sont pour rien.
C'est pas pareil.
Si, c'est pareil. On n'oblige personne à se défoncer.
Ni nous ni toi. Tu gagnais bien ta vie comme docker.
Et je fais plus dans la cocaïne, mais dans le haschisch.
Arrête tes conneries.
INSPIRÉE DE FAITS RÉELS
- Je suis vraiment désolée, Fina. - Merci.
Au moins, maintenant, il reposera en paix.
On se voit cet après-midi ?
Cet après-midi ?
L'association se réunit, non ?
Fina !
Il faut que tu te reposes.
Santiago est mort seul et malade,
dans un trou à rats.
Je veux pas de repos, mais que justice soit faite !
Debout !
Allez.
CHAPITRE 8 "1988"
Maman !
T'inquiète, c'est moi qui nettoierai.
- Tu fais quoi ? - Lève-toi.
- Pourquoi ? - Parce qu'il est 16 h !
Et ? Je dois faire quoi ?
Étudier, travailler, m'aider à ranger !
- Je suis fatigué. - Non, c'est moi !
Toi, tu es en manque de cette saloperie !
Arrête ! J'y ai pas touché depuis l'hôpital.
- Tu l'achètes où ? - J'achète rien.
Où ?
Pour que t'y ailles avec tes amies foldingues !
Foldingues ?
On peut pas insulter les gens comme ça !
Ces gens vous tuent, Jesús !
Ils vont me tuer en apprenant que je suis ton fils.
Va te doucher.
Que ça ?
Pour 5 000 pesetas, tu crois quoi ?
Putain, c'est de plus en plus cher.
Plains-toi à l'association de défense des consommateurs.
Je peux la prendre ici ?
Sacré vice que le vôtre !
NON À LA DROGUE
Drogue, putain de drogue C'est une vraie saleté
J'avais un enfant sain Cette saloperie l'a tué
Vous voulez que je coule ?
C'est toi qui fais couler nos enfants. Crapule !
Foutez le camp !
Rentrez chez vous repasser !
Personne ne bougera d'ici.
Drogue, putain de drogue C'est une vraie saleté
J'avais un enfant sain Cette saloperie l'a tué
On peut savoir ce qui se passe ?
Il était temps !
Ces folles ont fait fuir mes clients.
- Dégage, connard ! - Menteur !
Mesdames, s'il vous plaît !
Il vend de la drogue dans son bar.
Quoi ?
Mes hommes peuvent entrer ?
Bien sûr. Y a rien du tout.
Menteur !
Assassin ! Tu tues nos enfants !
On ne trouvera rien, vous savez.
La drogue a été emportée ailleurs ou jetée dans les WC.
Si vous étiez venu plus tôt...
Je n'aurais pas pu entrer.
Il faut un mandat de perquisition pour fouiller.
Les juges sont réticents.
Si ni les gardes, ni les juges, ni personne ne lutte,
nous, on va lutter.
- Vous cherchez les problèmes. - On en a assez comme ça.
Maintenant, tirez-vous ou je porte plainte !
Apporte-nous plutôt du café. On ne bougera pas.
Mesdames !
Il est tard et il pleut des cordes. Rentrez chez vous.
- On rentre, Carmen. - Allez !
Comme vous voulez.
Mais on reviendra demain.
On fera fermer tous les bars qui vendent de la drogue.
Et s'ils veulent porter plainte, qu'ils le fassent.
Allons-y.
Avec ça, ça fait 10 millions.
Les derniers. On est en paix.
Ça règle la dette pour la garantie de Javi.
La paix, c'est votre affaire.
J'ai dû faire plein de déchargements pour te payer.
On va pas tout gâcher.
Des déchargements que tu m'as piqués après avoir lâché mon fils !
Regarde autour de toi, Bustelo !
On n'est plus à l'époque de Terito. On est seuls !
Vous voulez vous entretuer ?
Super ! Allez-y !
Je rafle tout et vous allez vous faire foutre !
C'est exactement ce que tu penses.
Personne ne m'a parlé de la réunion.
C'est une affaire privée. On ignorait qu'on devait t'en parler.
Toute affaire de la ria nous concerne, mon mari et moi.
Toi ?
- Oui. Un problème ? - Pas si tu paies ta part.
Fais pas chier, Sito.
Souris un peu, Manolo.
Une touche féminine ne vous fera pas de mal.
Si tu remets en péril ma famille ou mes affaires, c'est terminé.
Bon...
Quel est l'ordre du jour ?
Je sais pas ce qui m'a pris, ma chérie.
Je me sens pas bien. Ils versent quelque chose dans le café, ici.
Ne t'en fais pas.
Ouvre. J'espère que ça va te plaire.
Tu auras l'air d'un dandy !
Tu as parlé à Charlín et aux autres ?
- Oui. - Leur réaction ?
Habituelle. Mais ils vont devoir me supporter.
Ce qu'ils sont bornés ! Mais ils te respecteront, tu verras.
S'ils me laissent travailler...
Fais attention à toi. C'est pas comme le tabac.
Je sais, Laureano.
J'ai renforcé la sécurité, au manoir.
Personne n'entrera comme dans un moulin.
Tu as bien fait. Et les enfants ?
L'internat, au Portugal, ne voulait pas de Daniel.
Mais c'est réglé.
Et le petit ?
Esther !
Je peux pas l'envoyer à l'internat, il a besoin de moi !
Moi aussi, j'ai besoin de vous. Vivants.
Je sais que c'est ça qui t'importe.
- Qu'on soit en sécurité. - Oui.
Madame boit quelque chose ?
Tati...
Qu'est-ce que tu fais là ?
C'était ça ou rester sur la touche dans l'équipe.
Sito ne pardonne pas.
Il m'a pardonnée.
Je suis content pour toi. Vraiment.
On pourrait bavarder, un de ces jours.
J'ai eu du mal à récupérer Sito. N'essaie même pas.
Tu vas où ?
J'aime pas cet endroit. Allons-nous-en.
Ça s'arrête là ?
Puisque les Charlines ont payé,
ils ne feront plus tous les déchargements.
M'en fous. J'ai failli crever à cause de ce connard et on fait rien ?
L'important, c'est qu'il ait réglé sa dette.
Sito a été bon prince de payer les pots cassés.
C'est pour ça qu'on n'a rien fait. Mais y a plus de raison d'attendre.
J'ai promis à Miñanco...
Miñanco est remboursé. Les Charlines doivent me le payer !
Ils nous respecteront jamais.
Le respect par le sang, c'est pas pour nous.
Les Charlines ne connaissent que ça.
On ne se vengera pas. C'est compris ?
Tu suis ses consignes ?
J'ai pas le choix.
Je veux pas froisser Sito.
Qu'il aille se faire foutre. Fais quelque chose.
Mon père a peut-être raison, vaut mieux laisser tomber.
On est en paix.
Tu as du travail.
Secrétaire de mon oncle !
C'est pas un boulot, c'est une punition.
C'est quoi ?
Le numéro de Ballesteros. Il était dans le carnet du vieux.
Fais-en ce que tu veux, mais fais quelque chose.
Ballesteros ?
Javier Bustelo. Vous me remettez ?
Bien sûr.
Comment va ton père ? Je n'ai pas de nouvelles.
Tant mieux. Je veux pas qu'il sache que je vous appelle.
Laisse-moi deviner.
C'est à cause du vieux Charlín. Il a payé ?
Il a remboursé Miñanco.
Mais je veux qu'il me paie ce qu'il a fait.
Qui est au bout du fil ?
José Nelson Matta Ballesteros.
Un narco colombien du cartel de Medellín.
Et probablement le type qui a fait tuer Braulio Montes.
Vous en êtes sûr ?
On n'a pas de preuves. Mais je crois, oui.
Ce gamin n'aurait pas dû appeler les Colombiens de chez lui.
Bien que les pères soient plus cons que leurs fils,
ils sont plus prudents.
Il faut localiser l'appel.
On tombera sur la planque des Colombiens.
Enfin !
On peut aussi ne rien faire
et laisser les Colombiens tuer les Charlines.
Ça nous faciliterait le boulot.
C'est une blague, j'espère ?
Sergent, on est à leurs trousses depuis combien d'années ?
Ils se sentent intouchables. Le pire serait qu'ils le soient vraiment.
Oubiña est tombé, Colombo est tombé.
Ils tomberont aussi.
Quand ? Dans 5 ans ?
Combien de kilos de drogue seront entrés ?
Combien de gamins seront morts ?
Si tu en as assez de ce travail, demande ta mutation.
C'est ce que tu veux ?
Je veux juste en finir, sergent.
On va en finir. À ma façon.
Localisez cet appel
et occupez-vous du père et des enfants.
Qu'il ne leur arrive rien.
EXERCICES RECOMMANDÉS
Alors, cette rééducation ?
D'enfer !
Qu'est-ce qu'il fout là ?
Quoi ?
Et mon argent ?
Tu remets ça ?
Je veux mon argent !
Père t'a payé la moitié.
Je veux mes 400 000 pesetas.
Tu abuses ! Il te donnera pas tout.
C'est pour t'acheter de la drogue ?
Arrête de te droguer.
Parce que toi, tu le fais pas ?
Modérément, abruti. Pas comme un forcené.
Je me défonce comme je veux !
Fous le camp.
Calme-toi. Rentre.
C'est cette loque qui va rentrer.
- Je veux mon fric ! - T'auras pas de fric.
Je bougerai pas d'ici tant que je l'aurai pas !
Dégage ! Va te faire foutre !
Je veux mon argent !
- Fous le camp ! - Va-t'en.
Dehors, putain !
TABAC
TERITO
LES COLOMBIENS
Tu vas jamais dans la cour, l'ahuri ?
Je suis de blanchisserie.
- Qu'est-ce que tu fous là ? - On va être codétenus.
Txiki est parti à l'hôpital.
Overdose. Une de plus.
Putain !
Qu'est-ce que tu écris comme ça ?
Rien, des conneries.
Si les gens crèvent comme ça,
on aura la prison pour nous tout seuls.
Alors ?
Au-dessus ou en dessous ?
De quoi tu parles ?
Tu veux quelle couchette ?
Toi au-dessus.
Au-dessus ?
Très bien !
C'est ça que j'aime.
Comment ça va, Ricardito ?
T'as la belle vie ?
Ça va.
Quoi ?
N'aie pas peur.
On vient te rendre service.
Tu es en train de mourir ?
Quoi ?
Y a que les vieux ou les moribonds qui écrivent leurs mémoires, non ?
De quoi vous parlez ? Je dois y aller.
On parle de ça, petit malin.
Tu voulais nous baiser ?
Tu croyais qu'on y verrait que du feu ?
T'as perdu ta langue ?
Ou face à face, t'as plus la même verve ?
Je vais te dire une chose, que tu inscriras là-dedans.
Nous casse pas les couilles, hein ?
Sinon, on devra te donner une petite leçon,
qui s'apprend pas dans les livres.
C'est compris ?
Tu tires une de ces tronches !
T'as vu un fantôme ?
Je vais à l'infirmerie.
Tu veux des cachets pour te remonter un peu ?
Non, ça va.
Il faut le dire à la police.
- Ou aux gardes civils. - Non.
Ces types connaissent du monde. Et je ne peux pas sortir d'ici.
S'ils l'apprennent, ils me tuent.
Tu vas faire quoi ?
Pas question que je reste les bras croisés.
Je vais te donner quelque chose.
Quoi ?
Prends. Vite.
C'est quoi ?
Tu aimes les puzzles ?
Rassemble tous les bouts de papier.
Ce sera long, mais c'est très important.
Ricardo, c'est quoi ?
Apporte-le à un juge.
Je ne connais aucun juge.
Cherches-en un.
C'est une question de vie ou de mort.
Mais pas un juge galicien.
Va à Madrid. D'accord ?
Je ferai ce que tu veux.
Mais fais attention à toi.
Toi aussi.
Drogue, putain de drogue C'est une vraie saleté
J'avais un enfant sain Cette saloperie l'a tué
Ça vous embête qu'on vous prenne en photo ?
- Pour quoi faire ? - Pour le Diario de Pontevedra.
D'accord. Prenez des photos. Que tout le monde soit au courant.
Vous êtes journaliste ?
Oui.
J'ai une histoire qui va vous intéresser.
Pour l'instant, je travaille.
Je peux vous raconter dans le détail les déchargements des Charlines.
Dès que j'ai fini, on peut se parler.
C'est à la télé que je veux parler.
Sergent.
J'ai le numéro composé par Javier Bustelo.
- C'est les Colombiens ? - Tout à fait.
La ligne est au nom d'un certain Ildefonso Freitas.
Il a des appartements qu'il loue. Un à Cambados, deux à La Corogne.
L'un d'eux est super grand, devant le Riazor...
- Et ? - D'accord.
On les tient.
C'est combien ?
Ressers-le.
Je peux encore me payer un verre.
Fais pas ton fier.
Laisse-le partir. Il a peut-être besoin de se défoncer.
- L'écoute pas. - Pourquoi ?
Il a raison.
Je suis un drogué. Les junkies, on les envoie chier.
J'ai demandé à mon père de te payer.
Laisse-moi le temps et je te donnerai le fric.
Bois un coup.
Et maintenant, un homme dénonce de l'intérieur le monde de la drogue.
Il a travaillé
pour un des clans les plus importants de Galice
et il est prêt à révéler la vérité sur le narcotrafic galicien.
Monte le son.
Pour sa sécurité,
nous avons déformé sa voix et caché son visage.
Il risquerait des représailles.
C'est un tout nouveau numéro
de Corazonad
Vous êtes dans le trafic de drogue ?
Oui.
De quelle drogue s'agit-il ? Vous pouvez le dire ?
Oui, bien sûr. Tout le monde le sait.
Cocaïne et haschisch.
Comment avez-vous commencé ?
Comme tout le monde.
Je cherchais du travail et j'ai déchargé du tabac.
Enfin, c'est ce que je croyais.
Ce n'était pas du tabac ?
C'était du haschisch. Du clan pour lequel je travaille.
C'est toi ?
Qu'est-ce que tu racontes ? Je suis là, non ?
C'est enregistré ! C'est toi.
T'as la même casquette.
C'est pas moi, je vous le jure.
Quel est le nom de ce clan ?
J'hésite à le dire.
C'est quoi, ce bordel ?
Vous avez peur ?
Faudrait être fou pour ne pas avoir peur.
On pourrait vous tuer ?
Oui, bien sûr.
Vous n'allez pas nous dire leur nom ?
Je travaille pour les Charlines.
Sale enfoiré !
Arrête !
Arrête, putain !
C'est pas lui.
- C'est pas lui ? - Non !
Padín ferait jamais ça. Même si on lui devait une fortune.
Lâche-moi.
Pas vrai, Padín ?
Évidemment.
On est amis.
Comment je pourrais vous trahir ?
On bosse tous dans la drogue. Personne voudrait que ça s'arrête.
Quel fils de pute !
Je vais l'étriper et le donner aux cochons.
Les cochons n'y sont pour rien.
Je le découpe en morceaux et je le jette dans la ria.
Si on l'avait payé, il aurait pas balancé.
Qu'est-ce que tu racontes ?
Ce connard nous vend et tu le défends ?
Il faut agir avant qu'il déballe tout à la Garde civile.
Il déballera rien !
Qu'est-ce que tu vas faire ? Jouer les justiciers ?
Padín nous dénoncera pas. Je vais lui parler.
Offre-lui des fleurs, pendant que tu y es.
Ouvre les yeux, Moncho.
Il a dit qu'on faisait du narcotrafic et tout le monde l'a entendu.
Il a besoin d'une leçon. De toi ou de moi.
Je vais lui donner un avertissement. À ma façon.
Toi ?
Qu'est-ce que tu vas faire ?
Fais-moi confiance.
Je l'apporte où ?
Aux galeries. Le vieux sait rien, donc tais-toi.
Merci, mec.
Avec ce que tu toucheras, on est quittes.
T'es vraiment un pote.
Sergent, un appel pour vous. Il m'a pas dit son nom.
Je prends.
Sergent Castro ?
Oui.
Écoutez. Dans 2 heures,
aux galeries.
Un homme à casquette et sac à dos noir.
Un instant. À qui ai-je l'honneur ?
Peu importe. Vous voulez arrêter un dealer ?
Ils lui ont tendu un piège.
Si c'est un ami, pourquoi le faire tomber ?
Parce que c'est ce pauvre diable qui a balancé à la télé.
Étonnant qu'ils l'aient pas tué.
On fait quoi ?
Merde !
Il nous a vus.
Allons-y.
Viens là !
Fais pas le con.
Mes hommes viennent de le peser.
4 kilos de la meilleure cocaïne de la ria.
C'est pas à moi.
Je sais.
Moncho Charlín te l'a donnée.
Ça te vaut quand même un petit séjour à l'ombre.
Mais si tu m'aides à coincer les Charlines, on sera plus souples.
Je les connais pas.
C'est curieux.
Parce que Moncho, lui, te connaît.
Tu sais comment je le sais ?
C'est lui qui nous a dit où te trouver.
Moncho ferait jamais ça.
Je croyais que tu le connaissais pas.
Padín, ils t'ont sacrifié comme un cochon.
Tu ne leur dois rien.
Je veux téléphoner.
Si tu me dis que cette cocaïne est la leur.
Je suis pas une balance !
Aide-moi à les coffrer et tu seras protégé.
Je veux appeler.
Je sais pas comment tu imagines la prison, mais c'est pas Byzance.
Qu'il appelle.
Allô ?
Écoute-moi bien, fils de pute.
- C'est toi, Padín ? - Tu sais où je suis ?
T'es un putain de Judas ! Tu m'as vendu !
De quoi tu parles ?
Fais pas l'innocent. Tu as dit au sergent que j'avais de la coke.
Tu m'as envoyé au casse-pipe.
Fallait pas passer à la télé.
Je voulais juste mon argent.
Tu sais combien je vais prendre ?
Je croyais qu'on était potes.
Désolé, mais tu l'as cherché.
Je vais vous baiser, Moncho. Je vais tout leur raconter.
Arrête tes conneries !
T'as rien contre nous.
Ils te colleront une plus longue peine.
Tu crois ça ?
Personne ne croira un junkie.
Il n'est pas rentré ?
Non.
J'ai appelé les hôpitaux, le commissariat,
les mères de ses amis. Rien.
Il me reste plus que l'aide aux personnes en détresse.
Il fait la fête, comme d'habitude.
Ou il gît par terre, une seringue dans le bras.
Carmen !
Quoi ? Le petit sait très bien ce que fait son frère.
Álvaro, va jouer dehors.
Parfois, j'espère que tout soit fini.
Que les flics nous disent qu'ils l'ont retrouvé mort.
- Ne dis pas ça. - Pourquoi ?
C'est ce que je pense.
On pourrait recommencer à zéro.
Et laisser tomber l'association, alors qu'on parle de nous ?
UN HABITANT DE VILANOVA ARRÊTÉ AVEC 4 KILOS DE COCAÏNE
On est dans un coin, sans photo !
C'est mieux que rien. Il faut y aller en douceur.
Et laisser la drogue continuer à tuer nos enfants ?
C'est bien beau de chanter devant les bars.
Mais de temps en temps, il faut y aller franco.
Qu'est-ce qu'on peut faire
alors que les autorités ne font rien ?
Tout le monde sait où se vend la drogue.
Il faut qu'ils sachent qui la vend.
La patron du bar s'en est sorti sans aucune condamnation.
C'est pas les dealers que je vise.
Mais les autres.
Quels fils de pute !
Carmen, il y a quelqu'un.
Y en a marre de vos cochons et de vos conneries !
Quoi ?
Vous n'êtes pas de la boucherie ?
Non.
Dites à votre mari de venir, ça va l'intéresser.
J'en ai parlé au jardinier.
C'est des détraquées qui savent pas éduquer leurs enfants.
Leur truc, c'est chanter et emmerder le monde.
Tu vas pas y aller ?
J'ai rien de mieux à faire.
Ces mères luttent contre la drogue. T'as rien à y faire.
Elles m'ont invité. Ce serait mal élevé de décliner.
ÉRGUETE MÈRES CONTRE LA DROGUE
On peut dire que vous avez des couilles.
C'est une association de mères. Pas de raison d'avoir peur.
Elles sont capables de tout pour leur fils.
Venez.
Vous avez le trac ?
Je pensais pas qu'il y aurait tant de monde.
J'en ai parlé à mes collègues du Faro et de La Voz.
Tout le monde est au courant.
Ça va ?
C'est normal que vous ayez peur.
Ils tuent nos êtres chers, j'ai pas peur.
Il faut y aller.
- Miñanco est venu. - J'ai vu.
Vous êtes nombreux, j'ai un peu le trac.
Avant tout, je m'appelle Carmen. Mari Carmen Avendaño.
Je suis la porte-parole d'Érguete,
une association de pères et mères contre la drogue.
Nous luttons contre un fléau qui anéantit une génération entière
et contre lequel personne ne fait rien.
Hommes politiques, juges, forces de sécurité,
tout le monde détourne le regard.
Et nous, nous disons : "Ça suffit !"
Stop à l'impuissance, Stop à l'impunité.
On ne veut plus que certains s'enrichissent
aux dépens de la santé de nos enfants.
Je vais citer les noms des narcotrafiquants de la ria,
pour que vous sachiez tous qui sont les assassins de nos enfants.
Luis Colón, alias Colombo.
Laureano Oubiña et sa femme, Esther Lago.
Va te faire foutre !
- Manuel Bustelo. - Sale pute !
Manuel Charlín et ses enfants.
Un peu de silence, s'il vous plaît !
Elle est folle, elle dit n'importe quoi.
C'est des chefs d'entreprise respectables.
Ils tuent nos enfants à petit feu.
Les gosses font ce qu'ils veulent, personne les oblige.
Nos enfants sont malades et vous creusez leur tombe.
Mais forcément, vous travaillez pour le plus gros narco de la ria.
Le chef d'entreprise exemplaire,
le président du Juventud Cambados,
qui conduit des voitures de luxe et joue avec la santé de tous.
Sito Miñanco, voilà celui qui tue nos enfants !
Tu as tué mon fils, salaud !
Viens, on s'en va.
Nous ne nous tairons pas !
Nous n'avons pas peur et nous continuerons
jusqu'à ce que vous soyez en prison !
Nous vous jetterons tous en prison.
Ces femmes ont perdu le sens commun. Elles sont folles.
Elles se battent pour leurs enfants.
Avec une meilleure éducation, ils seraient pas comme ça.
Facile d'accuser les autres d'un mal qu'elles ont pas pu empêcher.
Tais-toi.
Pourquoi ?
C'est pas ta faute si ces minables se piquent ou volent des sacs à main.
Tu es un homme important, respectable.
Le respect, ça s'acquiert.
- Votre fils l'a obtenu. - Tais-toi !
Père...
Pourquoi tu dis rien ?
Tu veux savoir pourquoi il se tait ?
- Des femmes... - Laisse tomber.
Des femmes de pêcheurs l'ont vu au port.
Tu sais ce qu'elles lui ont dit ?
Qu'il avait élevé un assassin.
C'est vrai ?
C'est pas si grave.
Elles étaient énervées, elles s'en sont prises à moi.
Je n'ai jamais tué personne.
Vous le savez, n'est-ce pas ?
Je sais.
Tu es quelqu'un de bien.
Sitiño, mon fils.
Ton père et moi, ça nous a jamais plu que tu fasses le commerce de tabac.
On avait fini par l'accepter.
Mais ça...
C'est ce qui paie à manger et votre maison neuve.
Je n'ai jamais rien demandé.
Mais vous avez accepté.
Vous saviez très bien d'où venait l'argent.
Et vous avez honte de lui ?
Je n'ai honte de personne.
Surtout pas de mon fils.
Mais je veux sortir la tête haute, sans me faire insulter.
Sitiño, mon fils.
Il y a plus important, dans la vie,
que les voitures et les beaux vêtements.
Tu peux renoncer.
Réfléchis.
Tu veux faire quoi ?
Je sais pas.
Mais si ces mères font trop de tapage, ça va se compliquer.
Ces salopes sont qu'un grain de sable.
Elles ont du courage. Un peu plus et les policiers te dégageaient.
Pourquoi tu t'es fourré là-dedans ?
"Avoir ses ennemis près de soi", vous connaissez ?
Je voulais savoir jusqu'où elles iraient.
Elles sont allées trop loin.
Je m'inquiéterais pas plus que ça.
- Cette Avendaño n'est personne. - Pour l'instant.
Mais ça peut faire boule de neige.
C'est quoi, votre plan ?
Il faut retrouver le respect des gens.
Ou leur foutre la trouille pour qu'on nous laisse tranquilles.
Non.
Je veux être respecté, pas craint.
Tu proposes quoi ?
Maintenant, le sport.
Encore un beau week-end pour le Juventud.
Il se place dans les trois premiers.
Rien. Ni dans les journaux ni à la radio.
Comme si ça n'avait servi à rien.
Vous avez fait beaucoup de bruit, hier.
Même mes collègues étaient au courant.
Le bruit retombe très vite. Ce soir, personne n'en parlera.
Tu vas baisser les bras ?
Ces vauriens tirent toutes les ficelles.
Regarde le journal local.
Ils ont publié quelque chose ? J'ai lu La Voz.
C'est pire.
"Sito Miñanco, fils préféré de Cambados".
Quand j'ai su qu'on me nommait "fils préféré",
j'ai cru à une blague.
Je me suis rappelé qui j'étais, mes racines.
Mes parents m'ont appris qu'il ne servait à rien d'avoir tout
sans l'affection de sa famille,
de ses voisins,
des gens que l'on croise au quotidien...
Comme c'est beau !
J'hésite entre pleurer et gerber.
Alors, merci.
Je suis qui je suis grâce à vous.
Merci à mes parents.
Merci à Camila, ma femme,
qui a traversé l'Atlantique pour me rendre meilleur.
Merci à Cambados.
Drogue, putain de drogue
C'est une vraie saleté
J'avais un enfant sain Cette saloperie l'a tué
Drogue, putain de drogue C'est une vraie saleté
J'avais un enfant sain...
Vous n'avez pas le droit, on n'est pas au cirque !
Foutez le camp !
Les filles de pute !
Allez élever les enfants qu'il vous reste.
Vous finirez tous en prison. Miñanco, assassin !
Votre place est à la cuisine !
Vous jouez avec le feu.
J'ai appelé votre mari. Il va bientôt venir vous chercher.
Je peux pas m'en aller ?
J'attends la signature du juge.
Je vous avais dit de ne pas causer d'ennuis, de me laisser travailler.
Votre travail, sergent !
Je vous ai donné le nom des bars qui dealent, des narcotrafiquants.
J'en vois aucun.
C'est pas si simple.
Pour perquisitionner, il faut un mandat, des preuves.
C'est plus simple de m'arrêter, moi, ou eux.
Vous êtes injuste.
Je peux pas me permettre d'être juste tant que ces gens sont décorés.
Qu'allez-vous faire ?
Les poursuivre partout où ils vont ?
Chanter à leur porte ?
Les habitants doivent savoir qui tue leurs enfants.
Ils le savent.
Et ils s'en fichent, c'est ça ?
Ça m'importe, à moi.
Et à beaucoup d'autres.
Mais nombreux sont ceux
qui admirent Miñanco et sa clique.
Ils pensent que c'est un mal nécessaire
pour avoir une table garnie.
À quoi bon une table garnie s'il n'y a plus personne autour ?
Vous n'arrêterez jamais.
Impossible.
Faites attention.
Ils n'ont pas l'habitude qu'on leur tienne tête.
J'avais remarqué.
Pourquoi ?
Ils vous ont menacée ?
Sergent, un appel pour vous. C'est important.
Sergent Darío Castro.
Oui.
Laissez, je vous en offre un dehors.
Le juge a signé ?
Oubliez le juge. Vous allez m'accompagner.
Où ça ?
À Madrid.
- Laisse-moi entrer. - Qu'est-ce qu'il y a, Paco ?
- Ferme ! - Y a pas de clé.
Viens, on va se mettre là.
Et cette porte ?
Elle s'ouvre que de l'extérieur.
Taisez-vous.
Levez-vous. C'est fini. Tout va bien.
Espèce de fils de pute !
Manolo, du calme.
Si Sito était pas là, tu serais déjà mort.
T'es dingue !
Ça suffit ! Lâche-le.
- On n'est pas des bêtes. - Non.
Les bêtes s'affrontent,
ils envoient pas des mecs faire le sale boulot.
Je vais en finir avec toi et ta progéniture.
J'ai jamais voulu tuer Paquito.
Mon cul !
Pour te venger, t'as mis un contrat sur mon fils.
J'ai donné ma parole à Sito, elle tient toujours.
Si c'était pas toi, qui c'était ?
Les Colombiens.
C'est n'importe quoi !
Tu as payé ce que je devais.
Tu les as trahis, tu t'es moqué d'eux.
Ça compte plus que le fric.
T'es foutu, Manolo. Ils vont tous vous éliminer.
On se battra.
Contre eux, impossible.
Qu'est-ce que je dois faire ?
Attendre que ces putains de Latinos nous tuent, mes gosses et moi ?
Ravale ta fierté. Fais le nécessaire pour sauver ta famille.
C'est hors de question. Je leur demanderai pas pardon.
Reconnais que tu t'es trompé et mets un point final à tout ça.
Je baisserai ma culotte devant personne.
Tu as raison.
On va leur montrer ce qu'on a dans le ventre.
Et qu'est-ce qu'on a ?
À moins de se terrer dans un bunker, comment résister aux balles ?
Paquito a eu de la chance. Faut pas compter dessus.
Fais pas ta lopette, Moncho !
Tu vas passer ta vie à voir s'ils te suivent ?
Ou s'ils t'abattent, comme l'ETA ?
Je vous protégerai, on achètera des armes.
Je m'agenouillerai devant personne !
- Laissez-nous. - Non.
Qu'ils écoutent ce que j'ai à dire.
Laissez-nous.
Il arrivera pas malheur à mes enfants à cause de ton orgueil de merde.
Je ne demanderai pas pardon.
Je t'ai toujours soutenu, en toutes circonstances.
Mais tu ignores ce dont est capable une mère pour ses petits.
Ne me manque plus jamais de respect devant les enfants.
Alors ?
Je suis désolé.
On a commis...
J'ai commis une erreur impardonnable.
J'espère que vous accepterez mes excuses.
C'était pas si dur que ça.
On n'est pas moins viril quand on admet s'être trompé.
Et c'est vrai, je me suis trompé.
Gravement.
Mais tout est bien qui finit bien.
On fait la paix ?
La paix, c'est pour les vainqueurs.
Et cette bataille, vous l'avez perdue.
Je ne vais pas vous tuer, ni aucun des vôtres.
Mais j'ai besoin de votre aide.
Pour quoi faire ?
En Espagne, je dois être discret, passer inaperçu.
Je ne peux avoir ni société, ni voiture, ni maison à mon nom.
Je veux que les Finances me laissent tranquille.
Blanchir de l'argent ?
Via votre conserverie, ce serait parfait.
Certains de mes bénéfices pourraient apparaître
comme frais de votre entreprise.
Tout sera à votre nom. Si vous nous arnaquez une 2e fois...
J'ai compris.
Je serai le responsable.
De tous nos délits.
Je suis pas désespéré au point d'accepter.
Vous n'avez pas le choix.
Pardonnez-moi.
Vous êtes un fils de pute.
Je vous l'ai dit.
La paix, c'est pour les vainqueurs, M. Charlín.
Ça a pas été si dur que ça.
Tu parles ! J'aurais dû lui mettre une balle.
Je suis baisé jusqu'à la fin de mes jours.
Mais vivant.
Tu sais pas le pire.
Ce connard m'a fait payer la note.
- Vous étiez au Trébol ? - Oui.
Tu sais pas qui j'ai vu ? Le footballeur du Juventud.
Tati ?
Tu parles d'une dégringolade !
Tout le monde a ce qu'il mérite.
Fais pas chier. Et moi, alors ?
Je dois te laisser.
Tu savais que Tati travaillait dans ce restaurant.
Oui.
Je suis ta femme, pas une domestique que tu dois évaluer.
Si tu voulais une femme soumise, fallait garder Nieves.
Et toi, pourquoi tu as pas pris l'avion ?
On est ce qu'on est. Tous les deux.
C'est à prendre ou à laisser. C'est la vie.
- Au revoir. - À demain.
TRIBUNAL NATIONAL
Monsieur ? Ils sont arrivés.
Mme Avendaño. Sergent. Merci d'être venus.
Merci de nous avoir appelés, M. le juge.
Appelez-moi Baltasar.
Je préférerais "monsieur".
M. Garzón, dans ce cas.
Écrit par Ricardo Portabales, un des hommes de Miñanco.
Vous devez le connaître.
Tous les mouvements du narcotrafic galicien
sont dans ces pages.
Noms, dates, points de déchargements.
Comment l'avez-vous obtenu ?
Peu importe.
L'important, c'est ce qu'on va en faire.
"On" ?
Vous attendez depuis longtemps que quelqu'un vous écoute à Madrid.
Ce moment est arrivé.
Nous allons en finir avec Sito Miñanco.
Où m'emmenez-vous ?
Lâchez-moi, enfoirés !
Lâchez-moi !
J'en ai marre de classer des factures.
On trouvera un autre moyen.
Tu vas retourner risquer ta vie en Colombie ?
Il y a d'autres solutions.
Moins faciles.
- Son témoignage sera crucial. - Le fils de pute.
Il va parler.
J'espère que non.
Je veux tout savoir.
Les lieux de vos rencontres... Tout.
Répondez, bordel !
Ta gueule !
Fina, descends.
Vous allez tirer ?
Enfoirés !
Du balai !
Renseignez-vous sur ces trois hommes. Ça reste entre nous.
C'est compris ?
Il a des preuves et des témoins. Il vous tient par les couilles.
Il va tous vous coffrer.
Quand ?
D'abord, l'argent.
Freine !
Quelqu'un a coupé vos freins.
Partons.
C'est toi qui voulais que je continue dans ce milieu.
Qu'est-ce qui a changé ?
Moi.
LES COUVERTURES ET LES CONTENUS DU JOURNAL EL PAIS SONT FICTIFS.
DES SCÈNES ET PERSONNAGES ONT ÉTÉ DRAMATISÉS POUR RAISONS NARRATIVES.
Comment va-t-on emporter tout ça ?
Adaptation Oriane Charpantier
Sous-titrage Nice Fellow
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