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Original subtitles

C'est bon ?

Pensez au prochain déchargement.

- La prochaine fois... - Y en aura pas.

Vous avez raison. Terminé.

Je sais ce qu'il y avait dans tes caisses.

Tu fais passer de la cocaïne.

- Ces gens sont dangereux. - Rien à foutre.

File-moi ton contact, je m'en occupe.

Sito Miñanco a fait affaire avec vous.

Il a failli nous faire rater un déchargement.

- Il ne vous a rien dit ? - Moi...

Je n'ai pas l'habitude qu'on me...

Qu'on vous résiste. Je sais.

Bien. Je trouverai des associés ailleurs.

Un homme a besoin d'une femme à sa hauteur

qui tire le meilleur de lui.

Ou il va chercher ailleurs.

Mon mari m'aime.

Viens à la maison.

Oublie ces gens. Oublie tout ça.

Reviens quand tu auras quitté Nieves.

Vous la connaissez ?

- Ils se voient tous les jours. - Allez-vous-en !

Vous allez exposer votre vie et celle de vos filles...

Sortez de chez moi !

- Vous savez qui je suis ? - Je suis pas idiote.

Ne souffrez pas. Laissez-le partir.

Elle t'a dit quoi ?

La Garde civile a des photos de nous.

Elle a parlé ?

- Ne nous approche pas. - Tu as parlé aux flics ?

- Je t'ai mis en garde. - Ne le fais pas.

Dépose les filles et viens au chantier naval.

- Tu veux m'acheter ? - Que tu aies la belle vie.

Appelle le sergent et démolis tout, ou prends l'argent.

- On va où ? - C'est une surprise.

Si la contrebande de tabac n'est pas un délit,

on ne peut rien contre eux.

NOUVELLE LOI CONTRE LA CONTREBANDE

NOUVELLE LOI CONTRE LA CONTREBANDE J'ai autorisé les écoutes téléphoniques

au domicile des suspects.

À partir de maintenant, ils seront vos oreilles.

Personne, dans la ria, ne saura qu'ils sont ici.

Les magnétophones sont reliés aux téléphones des suspects.

Lisez ça.

Ici.

Ils ne nous ont pas coincés. CONTREBANDE, UN GÂTEAU DE 10 000 MILLIONS DE PESETAS

Sans preuve, pas de délit.

Notre preuve, c'est le tabac.

Vous avez entendu Terito. Aucun déchargement.

On a perdu le signal de tous les téléphones.

Ils sont tous là.

Tenez-vous prêts.

Nous cherchons quelqu'un.

Montáñez.

J'ai un mandat d'amener du juge.

Tu as aidé les Charlines à mettre une trempe à Silva.

Je sais comment me protéger.

Ils démantèlent le poste de Cambados.

On doit être prudents.

Tenons-nous à carreau. Compris ?

On maintient le déchargement. Pas un mot à mon père.

- On va décharger du haschisch. - Pas en ce moment.

On peut partager si vous aidez Leticia à fuir.

Paquito Charlín m'a appelé à propos d'un déchargement à O Terrón.

À toi de me rendre service.

Cette nuit, vous pouvez faire plonger les Charlines !

Silva, j'espère que je pourrai vous remercier.

J'ai vu la voiture de Bustelo, j'aime pas ça.

Il a pas intérêt à approcher.

Les objectifs principaux sont Javier Bustelo...

Et Paquito Charlín. On sait.

- Tu vas où ? - Tu fais quoi ?

- Monte. - Lâche-moi !

Lâche-la.

Bustelo, ça vous regarde pas.

Javi fait un déchargement avec Paquito et Moncho.

Il partage l'argent en échange de ma liberté.

- La Garde civile va les coincer. - Quoi ?

On annule. Jetez tout à l'eau !

Merde !

Silva m'a parlé d'un registre où ils notent les recettes du tabac

et les versements à la coopérative.

Il doit être là où ils se réunissent. Au restaurant de Terito.

On applaudit bien fort le club Juventud Cambados !

Aujourd'hui, on a le plaisir d'avoir avec nous

Sito Miñanco !

Paquito, toi qui connais tout le monde.

Il l'a sortie de quel bar à putes ?

Sûrement d'un où travaille ta mère.

Les gens adorent ce connard.

Ça lui coûte un paquet de fric.

Il va donner le coup d'envoi

pour le remercier de sa donation au club.

Quel coup de pied !

Quel coup de pied ! ADAPTÉ DU ROMAN FARIÑA DE NACHO CARRETERO

ADAPTÉ DU ROMAN FARIÑA DE NACHO CARRETERO

Le terrain était pourri,

mais Sito a fait mettre une pelouse et des gradins neufs.

- Il est malin. - Ça, c'est vrai.

Allez !

Du nerf !

INSPIRÉE DE FAITS RÉELS

Nino, à quand l'investiture ? Centre !

Vous allez recevoir les invitations.

Vous viendrez tous à la mairie, hein ?

Avec ce qu'on a déboursé, on devrait avoir droit à un siège !

- "Conseiller municipal aux Fêtes" ! - Exactement.

C'est plutôt pour les Charlines !

Colombo, putain !

Ça suffit.

Moncho !

Allez chercher des bières.

À la mi-temps.

Des nouvelles du sergent ?

Il s'agite, mais il va bientôt se lasser.

La loi a changé, mais ils n'ont ni appuis ni moyens.

Sans preuves, tout ça ne vaut pas un clou.

Et vous avez été malins.

Sergent.

Quelqu'un veut vous voir, pour porter plainte.

Y a pas de garde disponible ?

C'est vous qu'elle veut voir.

Bonjour.

Il s'est passé une chose étrange.

C'est peut-être rien, mais faut pas rigoler avec l'argent.

Tenez, c'est le livret de mon père.

Regardez à la dernière page.

Versement de 3 millions de pesetas, retrait le lendemain.

Non. Il n'a pas touché cet argent.

Comment le savez-vous ?

Il est mort la semaine dernière. Que Dieu ait son âme.

Je ne sais pas qui a fait ce versement.

CHAPITRE 4 "1984"

CHAPITRE 4 "1984" Peut-être une erreur de la banque.

CHAPITRE 4 "1984"

CHAPITRE 4 "1984" Vraiment ? Revenez en arrière.

Vraiment ? Revenez en arrière.

Regardez un mois plus tôt.

3 millions qui entrent et sortent. 5 fois depuis l'année dernière.

Mon père n'a jamais gagné tout ça.

Il était malade depuis longtemps.

Vous avez eu la banque ?

Oui.

Ils m'ont dit que ça venait de la machine,

quand le livret est mis à jour.

Que voulez-vous que je fasse ?

Je veux être sûre que c'est un problème de machine.

Les Finances rigolent pas avec ça.

Écoutez, ne vous en faites pas...

Qu'est-ce qu'il y a ?

Oui ?

J'ai trouvé un moyen de les coincer.

Très bien.

Il y a un problème.

Vous allez râler quand je vous dirai comment j'ai eu les preuves.

Qu'est-ce que vous avez fait, Castro ?

J'ai trouvé le registre comptable des chefs mafieux de façon...

pas très orthodoxe.

Vous ne m'avez pas écouté. Violation de domicile ?

Au moins, ils ne se doutent de rien.

Mais la preuve sera irrecevable.

Vous l'avez obtenue illégalement.

Je sais. Mais j'ai trouvé un filon qui peut nous mener loin.

Il a intérêt à être assez bon pour vous éviter la mise à pied.

Il l'est.

But !

Putain, je l'ai raté.

Ils nous méprisent. On leur apporte les bières et ciao.

Pas question de partir. C'est à nous, ici.

Quand le vieux canera, Colombo et les autres traiteront avec nous.

Ils se prosterneront devant nous.

Mon chef veut vous voir.

C'est qui, ton chef ? Ali Baba ?

Et vous êtes les Trois Pedzouilles ?

Ça suffit ! Me touche pas.

Lâche-moi, putain !

Arrêtez !

Assez.

Enfoiré ! Tu m'as pété la bouche.

Vous savez qui je suis ?

Qu'est-ce que tu veux ?

Ce qui m'appartient.

De quoi tu parles ?

Je veux mon argent.

Celui que Javier Bustelo et vous me devez.

Va te faire foutre !

Tais-toi, putain !

On a dû jeter le haschisch. On avait la Garde civile aux fesses.

Parfait.

Mais c'est pas mon problème.

Règle ça avec Javier, il a tout organisé.

Il a disparu.

Vous me devez 30 millions de pesetas.

30 millions ? Et pourquoi pas 40 ?

Vous avez trois jours.

M. Miñanco.

Tati, félicitations ! Quel but !

J'ai un service à vous demander.

Dis-moi.

Ma mère a une tumeur.

À l'hôpital de Santiago, on n'a aucune garantie.

Aux États-Unis, il y a des traitements.

Elle a de l'épargne, mais c'est cher.

Il te faut combien ?

2 millions de pesetas. C'est beaucoup...

Compte dessus.

Je ne demande pas la charité. Je peux travailler pour vous.

Faire des commissions pour vous, des déchargements.

Je peux quitter l'équipe,

mais je vous jure que je vous rendrai tout.

Tati, ne quitte pas l'équipe.

Marque un but toutes les semaines et on est quittes.

Ils ont une comptabilité commune.

Ils organisent les déchargements, versent un pourcentage à Terito.

Lui, il administre, blanchit et redistribue les bénéfices.

Ils notent leurs initiales.

Regardez. SM.

Sito Miñanco.

Oui.

Ça pourrait être JR : José Ramón, ou PB : Prado Bugallo,

son vrai nom.

Ils ont fait en sorte que ce soit incompréhensible.

Votre délit n'a servi à rien.

Vous savez qu'en haut lieu, on est de plus en plus gênants ?

Une irrégularité pourrait signer la fin de l'enquête.

Ça va nous être utile.

Des initiales sont limpides.

Elles se répètent et ne changent jamais.

BHA.

C'est qui, BHA ?

C'est pas une personne.

C'est une erreur. N'y voyez que ça.

Permettez-moi d'y voir autre chose.

Cette erreur se répète chaque mois le même jour.

Un versement de 3 millions, puis un retrait.

Alors, c'est la même erreur qui se répète dans le temps.

C'est bien plus grave que ce que vous voulez me faire croire.

Je connais un groupe de chefs d'entreprise.

Vous les connaissez. Je devrais dire contrebandiers.

Chaque mois, ils versent de grosses sommes d'argent chez vous.

Coïncidence, ce même jour, cet argent

apparaît sur le compte d'un mort.

Vous l'avez dit, c'est sans doute une coïncidence.

Je vais devoir aller voir plus haut.

J'en parlerai à vos supérieurs. Si ça tourne mal...

Je n'ai rien à cacher.

Vraiment ?

Mon petit doigt me dit que ce n'est pas le seul compte concerné.

Démontrez-le.

Faites pas chier.

Vous collaborez avec des délinquants.

De la justice, on dit

que les puissants y échappent et que les sans-grade paient.

Quel dommage que vous ne voyiez pas vos enfants grandir !

C'est ce qui va arriver.

C'est très grave, ce que vous faites.

Vous finirez en prison.

Dites la vérité au juge,

ou je farfouille dans les comptes de tous vos clients.

Alors, ce voyage ?

C'était très bien.

Tant mieux.

Mais Laureano avait envie de rentrer.

Parce qu'il y a du boulot !

Oui, mais comme je dis,

une lune de miel ne se vit qu'une fois.

- La deuxième pour Laureano. - Et la dernière.

M. Otero.

- Je vous connais ? - Non.

Pedro Ventura. Je suis avocat.

- Pourrait-on parler seul à seul ? - Avec un avocat ?

Que voulez-vous ?

Ça vous concerne tous. Je sais ce que vous faites.

Doucement !

Qu'est-ce qu'on fait ?

M. Oubiña. Donnez le change devant la Garde civile.

Inutile devant moi.

Je sais d'où provient votre fortune.

Je veux vous aider à la multiplier par 1 000.

Parlez.

Je vous propose une chose : la sécurité.

Nous savons nous protéger nous-mêmes.

Pas cette sécurité-là.

Ici, tout le monde peut décharger. C'est le problème.

Quel problème ?

De quoi vous parlez ? Vous gagneriez quoi ?

Contre rémunération, personne d'autre ne se partage le gâteau.

Comment faites-vous ?

J'ai mes méthodes. Je ferai le nécessaire.

Inutile d'en savoir plus, mais en Italie, ça fonctionne.

En Italie ?

Nous sommes des chefs d'entreprise, pas des mafiosi.

C'est ça !

De plus en plus de jeunes font des déchargements

sans monter d'"entreprise", comme vous.

Regardez Sito Miñanco.

La population l'adore. Elle n'est pas idiote.

La Garde civile est impuissante, mais on sait d'où vient l'argent.

Plus de jeunes vont réclamer leur part.

Ça a bien fonctionné jusqu'à maintenant.

Les temps changent.

- En travaillant de la même façon... - Je ne veux pas.

- Terito, réfléchis. - Non.

Très bien.

Si vous avez besoin d'une aide juridique,

ou si vous voulez barrer la route à la concurrence, je suis là.

Tu te rappelles notre rencontre au bar du casino ?

Non. J'avais beaucoup bu.

Ou j'aurais pas passé la nuit avec toi.

Depuis ce jour-là, tu m'as volé le cœur.

Et toi, le soleil du Panamá.

On est quittes.

Tout à l'heure, avec le footballeur...

tu m'as rappelé Escobar.

Ça doit être la moustache.

C'est un cadeau.

Vous êtes en avance. Quelqu'un serait allé vous chercher.

C'est pas la peine.

Tu vis dans le quartier des riches, mais ça reste un village.

On peut aller à pied partout.

Père, mère...

je vous présente Camila.

Enchanté, ma fille.

Moi de même. Très heureuse de vous rencontrer.

Fais-lui visiter.

Venez.

- Qu'est-ce qui se passe ? - Rien.

La maison est magnifique.

- C'est tout ce que tu as à dire ? - Quoi d'autre ?

Mère, je t'ai présenté Camila.

Oui, elle est très...

belle.

Ça, je sais.

Que veux-tu que je te dise de plus ?

Cette tête, je la connais.

Les voisines cancanent ?

Je m'occupe pas des voisines. Tu le sais.

Oui.

Ça ne me plaît pas.

- Parce qu'elle n'est pas d'ici ? - Aussi, oui.

Mais ça me plaît pas que tout ça arrive si vite.

Et j'ai plus de nouvelles de mes petites-filles, de Nieves.

Elles vont bien.

Tu les as pas vues depuis quand ?

C'est pas ma faute si elles sont parties si loin.

Ça, c'est ce que tu crois.

Bien sûr que c'est ta faute.

Ah oui ?

Elles me le font payer cher.

Je suis leur père, elles me manquent. Plus qu'à toi.

Camila, elle, est là.

Si tu lui laisses une chance, tu verras qu'elle est merveilleuse.

Elle m'aime.

Elle me comprend, elle prend soin de moi.

C'est ma fiancée et elle le restera, que ça te plaise ou non.

Tu n'as jamais parlé de Nieves comme ça.

Fais en sorte de l'intégrer à la famille.

Que se passe-t-il, Camila ?

Sois un peu patient.

Il me faut encore du temps pour convaincre le Galicien.

Tu as oublié le soleil du Panamá et tu prends goût à la pluie.

Ça veut dire quoi, José Nelson ?

Tu le sais très bien.

Je croyais te connaître, mais tu es prise à l'hameçon.

Ce Galicien t'a changée.

- Je sais ce que je dois faire. - Tu en es sûre ?

Prouve-le.

Notre déchargement de haschisch a mal tourné.

On a dû jeter les ballots. Ils réclament 30 millions.

Trente millions !

Qu'est-ce qui vous a pris, Moncho, nom de Dieu ?

Père !

Trente millions, putain !

Arrête, par pitié !

Père...

On devait pas toucher au haschisch, mais on aurait pu gagner beaucoup.

Beaucoup ?

Beaucoup ?

Comme si vous manquiez d'argent !

Vous allez devoir trouver l'argent, maintenant.

Manuel !

Ne t'inquiète pas. Ils savent sûrement où le trouver.

Tais-toi, salope !

Manuel ! Mon Dieu !

Tu sais que ta fille,

la femme parfaite, qui fait tout bien,

savait pour le déchargement.

Pas vrai ?

Je ne savais rien, père. Je l'ai appris par hasard.

Je suis désolée.

Très bien.

Pour protéger tes frères, tu es devenue une mauvaise fille.

C'est pas juste, père.

C'est pas juste ?

C'est pas juste que je risque ma peau tous les jours pour vous,

alors que vous êtes des ingrats.

Qui va résoudre le problème ?

Ne comptez pas sur mon argent.

C'est quoi ?

Un registre comptable que vous n'avez jamais vu.

Vous reconnaissez les initiales ?

Non. Enfin, je comprends que BHA, c'est notre banque.

Les sommes correspondent, non ?

Il faudrait que je compare, mais apparemment, oui.

Comment ça fonctionne ?

Pourquoi de tels versements ?

C'est très simple.

Chacun des chefs verse de l'argent à la caisse commune.

LF, SM, LO. Ce sont sans doute leurs initiales.

Ils gagnent trop d'argent pour l'entreposer à un seul endroit.

Une fois par mois, ils le récupèrent

et un de leurs hommes apporte le tout à la banque.

De quelles quantités s'agit-il ?

Les mauvais mois...

126 356 000.

Exact.

Verser une telle somme d'un coup serait suspect,

donc je la répartis sur les comptes de différents clients.

Ce sont des prête-noms. Des pauvres,

ou des personnes âgées qui ne font pas attention.

Aussitôt après, vous retirez l'argent.

Où va-t-il ?

Sur un compte.

De quelle banque ?

La Banque nationale suisse.

Les Suisses ne nous laisseront pas y jeter un œil.

Non.

Mais on a la preuve qu'un délit est commis.

Évasion fiscale, rien que ça.

Je vous avais prévenu.

On chauffe.

Avec les preuves rassemblées, le témoignage de Silva et ça,

on a de la matière, non ?

On va tous les arrêter.

Tu vas à l'investiture de Nino ?

Je savais rien, je te le jure. Je l'ai appris par hasard.

Javi Bustelo partageait avec Paquito et Moncho, et récupérait Leticia.

Leticia était au courant ?

Javi voulait s'enfuir avec elle.

Je l'ai suivie, mais Bustelo s'est interposé.

Je n'ai pas pu te prévenir.

Et après ?

J'ai voulu protéger Paquito et Moncho.

Je n'imaginais pas qu'ils seraient dans un tel pétrin.

Tu t'attendais à quoi, avec eux ?

Je suis désolée.

Venant de tes frères, rien ne me surprend.

Mais venant de toi...

Tu es trop dur.

Elle a fait ce qu'on lui a toujours appris.

- Tromper son père ? - Protéger les siens.

Tu iras voir les Arabes ?

Paquito et Moncho n'arriveront jamais à payer leur dette.

- Et moi, si ? - Ils sont dangereux.

Tu as vu la tête de Paquito ?

Si je les sauve à chaque fois, ils n'apprendront jamais le métier.

Ils apprendront s'ils se font tuer ?

Ma cravate.

Prends-la toi-même.

Appelez l'Arabe.

Je le verrai après l'investiture à la mairie.

Tu vas lui apporter l'argent ?

C'est la dernière fois

que je m'expose pour vous.

Mais vous le paierez.

Demain à 6 h à la conserverie, vous nettoierez les sardines.

C'est compris ?

Ça leur donnera une leçon.

J'espère.

Ça nous aurait coûté moins cher d'avoir un débile.

Où tu vas aller avec une voiture pareille ?

Il faut tout t'expliquer. L'important, c'est avec qui.

Un paquet de filles va grimper aux rideaux là-dedans.

Du calme, Casanova !

Vous attendez quelqu'un ?

Je tombe mal ?

J'aurais dû prévenir. Je viens pour l'argent.

Non, c'est bon.

Oli, donne.

Attrape ! Compte pour voir si c'est bon.

Non, je vous fais confiance.

Ta mère va guérir.

Encore un petit service.

Dis-moi.

Ma mère est dans la voiture. Elle veut vous remercier en personne.

C'est pas un service, c'est un plaisir.

Vous lui direz.

Restez là !

Merci. Bonne chance.

Mes illustres invités !

Ça commence quand ?

L'investiture démarre dans 20 minutes.

Tu as préparé un discours ?

Non. Je prête serment,

ils prennent des photos et c'est parti...

L'important, c'est que tu sois là.

Ils arrivent à la mairie, à l'heure qu'il est.

Vous avez parlé à vos hommes ?

Je ne veux pas qu'ils soient prévenus de notre arrivée.

Vous leur avez dit où vous alliez ?

Et à eux ?

Je préfère qu'ils restent dans l'ombre.

Ils savent ce qui va se passer ? Ou pas ?

Oui.

L'organisation terroriste ETA

a revendiqué l'assassinat du lieutenant de vaisseau

Antonio de Vicente Comesaña.

Touché hier à 21 h 45,

il est décédé lors de son transfert à l'hôpital...

Les salauds !

Bon. Vous deux

et vous deux, avec moi.

Où ça, sergent ?

Vous le saurez en arrivant.

Je vous rejoins.

T'es un enfant, ou quoi ? On y va tous.

Après vérification,

d'après le procès-verbal remis par la Junta, l'élection est validée.

C'est bientôt fini ?

Je déclare constitué le nouveau conseil municipal

puisque sont présents la majorité des conseillers municipaux.

M. le maire, nouvellement élu,

devra accepter la charge qui lui incombe

et prêter serment, selon la coutume établie.

Acceptez-vous ?

J'accepte la charge de maire de Ribadumia.

C'est les voitures...

Tous avec moi à l'intérieur !

Il ne faut pas interrompre l'investiture.

J'ai un mandat du juge. J'interromps ce que je veux.

- La séance plénière ? - Dans le grand salon. En haut.

- Quelqu'un est sorti ? - Non.

On y va !

... la Constitution, comme norme fondamentale de l'État.

Garde civile ! Que personne ne bouge !

Vous n'avez pas le droit d'entrer ici.

Bien sûr qu'on a le droit. Ça ne sera pas long.

Ils ne sont pas là.

Ils sont où ?

Ils sont où ?

Putain !

Vous deux, par là.

Les autres, suivez-moi.

Il se passe quoi ?

La Garde civile a un mandat d'arrêt contre vous tous.

Sito, fais pas chier. Dépêchons-nous !

Séparez-vous ! Ratissez le secteur !

Fonce !

- Arrête-toi, je descends ici. - Quoi ?

Je laisserai pas Roque et Oli dans la merde.

Tu es dingue ? Tu veux qu'ils t'arrêtent ?

Ils m'attraperont pas.

Arrête-toi, je te dis !

Allez au Portugal.

On se verra quand tout sera réglé.

Bonne chance, gamin !

Pareil.

Démarre !

5 tout ronds.

Ça fait 25.

5,2 kg.

5 et 200 grammes. 26 millions.

Comment on sort autant d'argent ?

Vous allez en voiture en Suisse.

Si on se fait arrêter ? On devrait suivre Terito.

Je laisserai pas un centime aux flics.

Tu préfères la prison ?

Ça va s'arranger.

3,8 kg.

Vous irez au Portugal après.

Et toi, tu vas faire quoi ?

J'emmènerai le tabac à la maison.

Elle est au nom de Camila, personne viendra là-bas.

Tu vas rester au village ?

Sito, le sergent va te coffrer.

Sûrement pas.

Tu pourras pas te cacher éternellement.

Je reste.

Tu le fais pour elle.

Qui ?

Camila.

Je le fais parce que je dois le faire.

Soyez prudents.

Appelez-moi une fois en Suisse.

Cherchez-le dans toutes les pièces.

- Qu'est-ce qui se passe ? - On a un mandat d'arrêt.

Vous êtes seuls ?

Bonjour, madame. Où est votre mari ?

Il est à la mairie. Que lui voulez-vous ?

Il a gagné le prix du meilleur Galicien.

Fouillez l'entrepôt, les camions et le bureau. Allez !

Ne touchez à rien !

Sortez de chez moi.

Emmenez-les en bas.

Tiens, cache l'argent, je vais les retarder.

Vite.

Vous êtes contents ?

Où est votre fille ?

On peut même plus faire pipi.

Sortez !

Je vous en prie.

Charlín n'est nulle part.

Comment on va traverser ? On n'a pas nos passeports.

Ça a jamais été un problème.

Un batelier vous fera traverser.

On n'est pas des délinquants !

FRONTIÈRE PORTUGAISE

Ne t'inquiète pas,

on reviendra.

Quand ?

Cet enfoiré de sergent veut nous voir derrière les barreaux.

Ça sent pas bon. Mais Nino saura quoi faire.

Oui, mais maintenant, Nino est maire.

Il va pas se mouiller pour nous.

Nino est là grâce à nous.

Jusqu'à ce que Fraga soit élu, ils nous lâcheront pas.

Pour en revenir à la Galice,

la Garde civile cherche toujours les contrebandiers

de la ria d'Arousa.

Des hommes comme Manuel Charlín ou Sito Miñanco restent introuvables

après l'opération menée par la Garde civile

contre les "seigneurs de la fumée".

J'ai eu Nino.

Et ?

Père va au Portugal avec Terito et les autres.

Un garde civil les a prévenus et ils ont pu s'enfuir.

Quel enculé, ce sergent !

Et nous avec.

Qui va nous donner l'argent pour payer les Arabes ?

Putain !

Ils devront attendre que père revienne.

Il reviendra pas avant que ça se calme.

Ça peut durer un mois, un an. Ou toute la vie.

On vend la voiture.

- Elle vaut à peine 5 millions. - On les prend à la banque !

Avec les flics sur le dos ?

Tu jubiles, hein ?

C'est ce que vous méritez.

Quand vous serez en bouillie, je serai en charge de tout.

Père te laissera jamais tout prendre en charge !

Tu n'es plus sa chouchoute.

Ça changera. Quand il saura que vous avez pas pu vous arranger,

il me suppliera d'être en charge de tout.

Tu avais construit ça pour te cacher, toi.

Je t'ai fait marcher.

Tu pensais que je te laisserais seule dehors ?

Qu'est-ce que tu vas faire ? Le sergent doit te chercher partout.

Il me croit parti.

Ce sera plus jamais comme avant.

Il a la loi pour lui.

J'ai une chose en plus : le pouvoir. Les gens m'aiment.

À quoi ça sert si tu dois rester enfermé ?

C'est ce que tu veux ?

J'ai tout ce dont j'ai besoin.

- Je suis sérieuse. - Moi aussi.

Sito, écoute-moi.

Allons-nous-en au Portugal.

Ou au Panamá.

Avec l'argent que tu as en Suisse, on peut passer notre vie à la plage.

On peut même en acheter une.

Je peux obtenir des billets et des faux passeports.

Mon oncle pourra m'aider.

C'est ce que tu veux ?

Il te faut combien de temps pour y arriver ?

Je ne sais pas.

Mais en attendant, tu dois te cacher quelque part.

Désolé pour le désordre, j'ai pas eu le temps de ranger.

Ça ira. C'est pour quelques jours, le temps que ça se tasse.

Vous pouvez rester un an.

J'ai préparé cette chambre. Elle est petite, mais agréable.

Elle est parfaite.

Regarde ça.

Avec vue sur mer !

La grande, c'est la porte d'entrée. Venez le voir quand vous voulez.

C'est pas la peine.

Les gardes civils pourraient me suivre jusqu'ici.

Prenez. On sait jamais.

Vous restez dîner ?

J'ai émis un avis de recherche et demandé du renfort à la frontière.

Ça servira à rien. Ils sont déjà passés au Portugal.

Voyez le côté positif. Disparue la bête, disparu le venin.

Pas de contrebandiers, pas de contrebande dans la ria.

Ils ne renonceront pas à tant d'argent.

Et au Portugal, ils sont intouchables.

Ils géreront leur trafic de là-bas. On leur a rendu service.

Dans ce cas, autant clore l'instruction.

Sergent. Mme Aurora est là.

Sergent, désolée de vous déranger.

Vous pourriez me rendre le livret ?

À la banque, on m'a assuré que ça ne se reproduirait pas.

Comme je suis soulagée !

Je l'ai signalé trois fois ici même.

J'ai cru que personne ne me prendrait au sérieux.

Qui s'était occupé de vous ?

Toujours le même.

Je lui ai dit que je voulais vous voir,

mais il m'a pas écoutée...

Vous vous rappelez son nom ?

Son nom...

Pour les noms, je suis pas...

Et son visage ?

Non.

- Celui qui arrive. - Lequel ?

Celui qui a la tête plate.

Entrez.

Vous vouliez me voir ?

Assieds-toi.

Tu sais ce que c'est ?

Une plainte.

Et ça ?

Une autre plainte.

Trois plaintes de Mme Aurora Moledo

pour mouvements de fonds suspects sur le compte de son père.

Trois plaintes sans suite.

Tu savais que cet argent venait de la contrebande ?

J'ignore de quoi vous parlez.

Te fous pas de ma gueule, Aldán !

Je savais qu'il y avait une taupe ici. C'est toi.

C'est faux.

Qui a prévenu Sito et les autres

qu'on allait à la mairie les arrêter ?

Je savais pas qu'ils y étaient. Vous nous aviez rien dit.

Tu savais pas non plus que Silva dénoncerait les Charlines.

Tu étais là quand je lui ai parlé.

- Tu lui as dit. - Non !

Redis non, tu croupiras en prison.

Je voulais un peu de ce qu'ils ont.

Voir des blancs-becs imberbes se pavanant en Mercedes

et entourés de femmes !

Vous y avez jamais pensé, vous ?

Vous avez jamais voulu être comme eux ?

Voyons voir.

Comment avez-vous prévenu Miñanco pour la mairie ?

Je n'ai rien à voir avec ça.

Ils sont partis où ?

Si vous collaborez, vous n'irez pas en prison.

Nous vous protégerons.

Et je finirai serveur, comme Silva.

C'est toujours mieux que la prison militaire.

Dis-moi où ils sont partis.

J'en sais rien.

Mais Miñanco n'est pas parti avec les autres.

Il est où ?

Jurez-moi que j'irai pas en prison.

Sito a acheté une maison neuve.

Elle est au nom de la Panaméenne avec qui il est.

Je peux vous y emmener.

Il n'y a personne en haut.

On n'a rien trouvé, sergent.

Tu manges comme quatre.

Vous voulez du dessert ? Il y a des crêpes.

Non, merci. Il est tard.

Il faut que je rentre.

Tu viendras me voir demain ?

Tu as raison.

Tati me dira comment tu vas.

Je te préviendrai quand on pourra partir.

Tu vas me manquer.

Tu me manqueras aussi.

Elle a l'air géniale.

Vous pouvez regarder la télé.

Je vais me coucher, j'ai entraînement de bonne heure.

Amène-toi !

- Où ça ? - Voir les Arabes.

Tu as l'argent ?

J'ai mieux que ça.

Allez, viens !

Ouvre la boîte à gants.

La boîte à gants. Ouvre-la.

Planque-le quelque part.

Te dégonfle pas, Moncho.

On va régler cette histoire.

On va tenir tête à ces marchands de tapis.

T'as jamais tiré.

On tirera pas. On leur fout les jetons

pour qu'ils rentrent dans leur pays de merde.

Tu veux que père nous prenne pour des incapables ?

Que Pilar commande ? Tu veux ça ?

Sûrement pas.

On tire pas.

Évidemment qu'on tire pas. Allez.

S'ils font les cons, vise entre les sourcils.

Et votre père ?

Il n'a pas pu venir.

Vous avez l'argent ?

Non, on faisait notre gym. Voilà tes 30 millions !

C'est quoi, ça ?

À terre, tous les 3 !

Tu as pas idée de ce que tu fais !

Ah non ?

C'est pour le jour du match.

Ça, pour les 30 millions que je vais te mettre dans le cul !

C'est bon ! Je vous laisse l'argent.

Quel argent ? Je l'encule, l'argent.

Tu veux des femmes, des voitures ?

Du respect. Tu connais, bougnoule de merde ?

Tu fais quoi ?

Non, tu sais pas. Toute ma vie, j'ai pris des coups.

Ras le bol qu'on nous méprise. On est des Charlines ou pas ?

On est des Charlines. Et on joue pas avec nous.

Tu fais quoi ?

Lâche ton pistolet.

Lâche-le !

C'est qui, le bougnoule de merde, maintenant ?

Putain !

Ne tirez pas.

T'es qui, toi ?

La sœur de ces 2 minables. Je le regrette bien.

Votre argent, avec les intérêts.

Y a le flouze ?

Laissez-les partir.

Tes frères ont besoin d'une leçon.

Je vous dirai pas le contraire. Mais vous avez ce que vous voulez.

T'as des couilles, toi.

J'ai plus que ça.

Je peux vous en faire profiter.

Un autre déchargement, gratuit.

Et qui finit bien.

Où t'as eu l'argent ?

Je l'ai eu, c'est tout.

Bon Dieu !

Comment on fait pour le déchargement ?

Père veut pas qu'on touche au haschisch.

Il est pas là. Vous ferez ce que je vous dis.

Jamais tu me commanderas !

Je peux rappeler Hassan.

Vous me devez la vie, et de l'argent.

Vous nettoierez des tonnes de sardines pour me rembourser.

Vos papiers, s'il vous plaît.

La voiture est à vous ?

Un problème, monsieur ?

Vous n'avez pas entendu les informations ? Un attentat.

C'est pas vrai ?

Vous venez de Galice ?

Et vous allez ?

- Je ne vous entends pas. - À Saragosse.

On est maçons.

On a un boulot là-bas.

Pour aller à Saragosse, vous passez par Saint-Sébastien ?

Sacré détour.

On passe voir mon cousin Armando.

Oui, il vit à Irun.

À Irun.

Ouvrez le coffre.

Monsieur...

Ouvrez le coffre !

Bien reçu.

Quoi ?

Un accident à Igeldo. On doit y aller.

Merci.

C'est bon ?

Tu sais où est Saragosse, Oli ?

On restera ici jusqu'à ce que Braulio apporte plus d'argent.

On est en voyage d'affaires.

Colombo, où vas-tu ?

Faire affaire !

Non, ça va. Je préférerais que tu sois là,

mais ça va, ne t'inquiète pas.

Si, je m'inquiète. La Garde civile te cherche.

Tu es où, Laureano ?

Esther chérie, je ne peux pas te le dire.

Ils ont fouillé la maison. Et l'entrepôt.

Ils ont trouvé quelque chose ?

Rien. Les Arabes avaient emporté ce qui restait.

- Pourquoi tu ris ? - Pour rien.

Je suis le plus chanceux du monde. Qu'est-ce que je ferais sans toi ?

Je suis une perle, hein ?

Écoute.

Je sais que tu vas mener la barque comme si j'étais là. Mais...

Méfie-toi du sergent, Esther.

Oui, Laureano. Ne t'en fais pas.

Et dis aux femmes des autres

qu'on reviendra dès que ça se sera calmé.

Bien sûr.

Vous serez là à Noël ou je ne m'appelle pas Esther.

Et comment on fait ?

Dès qu'ils reviendront, ils iront en prison.

Pas si on trouve un accord.

Avec qui ?

Nos maris ont les contacts, soudoient les gardes civils.

À nous la maison et les bijoux qu'ils nous offrent.

Quand ils s'entichent pas d'une jeunette.

Vous allez rester les bras croisés ?

Que faire ? On sait même pas où ils sont.

Ils sont au Portugal. Mon frère a eu Nino.

Allons les voir au Portugal, alors. On n'y mange pas si mal.

- Je bouge pas de Vilanova. - La conserverie te fera vivre ?

Sans nos hommes, fini le tabac, finie la belle vie.

Pas si on reprend leurs affaires.

Le tabac, c'est un monde d'hommes.

Père m'a tout appris.

Les prix, les contacts, les déchargements.

Et à te faire respecter par les dockers et les pilotes ?

Ils ne travailleront jamais pour une femme.

Si.

Qu'est-ce que tu en sais ?

Ils doivent remplir leur frigo. Notre argent a la même valeur.

Tu vas être chef d'entreprise ?

Comme nous toutes. Ce sergent ne nous dépouillera pas.

D'accord. Mais comment on les fait revenir ?

Mesdames, je vous présente Pedro Ventura.

Il est avocat.

Il va se charger de les faire revenir.

Enchanté.

Ne vous inquiétez pas.

Je ne vous veux pas de mal.

Je suis venu vous prévenir.

Me prévenir ? De quoi ?

Le sergent a trouvé le tabac entreposé. Ils vous attendent.

Quittez Cambados.

Pas sans Sito.

Dites-moi où il est et je vous aiderai.

Je suis garde civil. De votre côté.

Camila, ne perdons pas de temps.

Allons-y.

En route.

C'est là ?

Oui.

Laissez. J'y vais.

1er étage gauche.

Sito est généreux, il vous récompensera.

Putain !

Ils l'ont.

Quel fils de pute !

- Oui ? - Regardez à la fenêtre.

Il descend.

- Les clés de voiture ! - Bon Dieu !

Vous faites quoi ?

Les clés !

Garde civile ! À terre !

À terre !

T'es qui, toi ?

Vite !

À la voiture !

Doucement !

- Doucement ! - À terre.

À terre.

Sito, c'est terminé. Sortez de la voiture.

Sortez-moi.

On a Camila.

C'est pas vrai.

Montilla.

Ça va, sergent ?

Oui. Passe-moi la femme.

Les laisse pas t'attraper. Fuis !

Fils de pute !

Elle a rien fait.

On a trouvé 500 caisses de tabac de contrebande.

Valeur : plus de 60 millions de pesetas.

Vous savez à quel nom est la maison.

Le tabac n'est pas à elle.

Je sais. Il est à vous.

Si personne ne le réclame, qui le juge accusera-t-il ?

Libérez-nous, vous aurez ce que vous voulez.

Vous croyez pouvoir acheter tout le monde ?

Ça m'a réussi jusqu'à maintenant.

Vous voulez quoi ?

De l'argent ?

Une maison ?

J'en ai déjà une.

Celle de votre père.

Elle est très belle.

Trop belle pour un garde civil à la retraite. Comment il l'a payée ?

Coupez le moteur.

Me prenez pas pour un crétin, sergent.

Il y a toujours eu des gens pour fermer les yeux. Pas vrai ?

Jusqu'à maintenant.

Ça changera pas.

Il y aura toujours des gens comme votre père.

Tout le monde a un prix. Quel est le vôtre ?

Coupez le moteur.

On t'a eu !

Quoi ?

Prends soin d'elle.

Emmène-le au poste.

Pourquoi tu m'as pas prévenu ?

Je t'ai dit pour la mairie. Pourquoi t'es pas parti ?

Il faut que tu me sortes de là.

À la bonne heure !

Merci. Mais on est loin du compte.

Respirez un peu et profitez de l'instant.

Ce soir, on picole.

Je ne bois pas.

Vous devriez.

Miñanco sera à Carabanchel demain. C'est déjà ça de gagné.

Je vous offre la première bière.

3 JOURS PLUS TARD PRISON DE CARABANCHEL

Mon petit doigt m'a dit que tu avais bossé pour Ballesteros.

De quoi tu parles ?

Relax. On est là en amis.

Gilberto Rodríguez Orejuela, du cartel de Cali.

José Luis Ochoa, de celui de Medellín.

Vous voulez quoi ?

Travailler avec toi.

Ici ?

On restera pas ici toute la vie.

On va faire de toi l'homme le plus puissant d'Espagne.

La vie t'offre une seconde chance de devenir un homme puissant.

Doucement, Miñanco.

T'as pas d'explications à recevoir.

Nous sommes dans le pétrin

et il nous tend la main.

C'est nous qui dirigeons

et c'est nous qui fixons les prix.

Arrêtez !

Nous savons d'où vient le tabac

et quand aura lieu la prochaine livraison.

Esther !

S'il lui arrive quelque chose, je jure que je te tue !

Je vous remercierais de garder cette réunion

strictement confidentielle.

Il faut vous rendre. Nous pouvons contrôler la justice.

Restez là.

Moi aussi, je peux faire ce que je veux !

- Comment l'as-tu appris ? - Il a voulu me recruter.

Je vous ai donné des millions.

J'ai accepté vos conditions, mais c'est terminé.

- Espèce d'ingrat. - Raclure !

En Colombie, on n'aime pas les balances.

On fait les choses à ma manière.

LES COUVERTURES ET LES CONTENUS DU JOURNAL EL PAIS SONT FICTIFS.

DES SCÈNES ET PERSONNAGES ONT ÉTÉ DRAMATISÉS POUR RAISONS NARRATIVES.

C'est quoi, ce bordel ?

Garde civile !

Adaptation Oriane Charpantier

Sous-titrage Nice Fellow

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