All language subtitles for Cocaine.Coast.S01E02.1982.720p.NF.WEBRip.DDP2.0.x264-NTb.FR

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Original subtitles

Ici la douane. Vous êtes en état d'arrestation

pour pêche illégale !

Jette tout !

Notre chef a les nerfs. Il t'attend demain à 16 h.

Pilote pour moi. Un déchargement et on est quittes.

Le petit nouveau est arrivé.

Sito Miñanco.

Lui et Di Stéfano piloteront les vedettes.

Terminé. Allez-vous-en !

Un déchargement,

un million.

Qu'en penses-tu ?

Cándido Silva, un ami

des Charlines.

Il faut le trouver avant eux.

Bien, sergent.

Silva vous a volé 8 millions ?

Il est à Valladolid.

On a un boulot pour toi.

Tu connais Cándido Silva ?

Amène-le-nous. Il est à Valladolid.

Ces fils de pute m'attendaient.

- Tu as l'argent ? - Non.

Il sera introuvable à Valladolid.

Je veux qu'on travaille pour moi.

Je peux devenir indépendant ?

Tu me demandes l'autorisation ?

Si tu veux intégrer le groupe,

je ne te barrerai pas la route.

- À quand le 1er déchargement ? - Dès que possible.

On doit se répartir les tâches.

Regarde-la.

- Viens là. - Putain !

Tu fais quoi ?

Les Bustelo s'enrichissent avec le haschisch.

- Ça paie mieux que le tabac. - Non.

Le haschisch.

Ton fils s'enrichit avec cette merde sans passer à la caisse.

Personne ici ne touchera à la drogue.

Tu te trompes. Tu sais ce qu'ils pensent tous ?

Ils pensent au jour où ils seront à ta place.

Ne tire pas !

Si Terito dit non, c'est non.

Que fait-on du blé ?

Faisons comme Terito, laissons les Panaméens gérer.

Les hommes qui ont ton accent

viennent au Panamá pour deux raisons.

Blanchir leur argent ou en gagner plus.

Je suis venu pour la 1re, mais la 2e me plaît.

C'est de l'or blanc.

- On dirait de la farine. - De la cocaïne.

L'un de vous doit rester ici.

À nous la retraite !

Ce fut un plaisir.

Faites gaffe.

Ne ratez pas encore votre coup.

Une femme a perdu son fils. C'est Cándido Silva.

Il avait des ennuis avec quelqu'un ?

Avec les Charlines.

Cándido Silva, ça vous parle ?

Il passe du tabac en contrebande.

Cet homme n'est pas là.

Si vous le voyez, dites-lui que sa mère s'inquiète.

Si vous parlez, ils tomberont,

avec leurs associés.

Qu'ils tombent.

FÊTE EN L'HONNEUR DE NOTRE-DAME DU MONT-CARMEL

INSPIRÉE DE FAITS RÉELS

UN JOUR PLUS TÔT

Tu m'as fait peur, bordel !

Je ressemble à un flic, depuis le Panamá ?

J'aurais pu venir te chercher à l'aéroport.

T'étais occupé à compter.

T'as à boire ?

Je ne suis pas passé chez moi.

C'est quoi ?

Notre compte panaméen.

Ça a été avec les avocats, alors.

Ils savent ce qu'ils font.

Ils sont très professionnels.

Créé au nom d'une entreprise fictive. Nos noms n'apparaissent pas.

L'argent déposé est intraçable.

Comme nos futurs gains.

Camila nous a présenté un certain Ballesteros.

Il veut qu'on bosse pour lui.

Pour importer son tabac ?

Le tabac, c'est pour les pauvres.

Sa cocaïne.

Une drogue prisée aux États-Unis.

Tu déconnes.

Terito a été clair sur le sujet.

Il a failli tuer Oubiña pour ça.

Il aurait dû se taire.

La drogue, c'est différent.

Pour le tabac, c'est une amende.

Pour la drogue, la prison !

Avec tout notre fric, on s'en construira une belle.

- T'es malade. - 100 millions.

On prétendra livrer du tabac.

On prétendra livrer du tabac. ADAPTÉ DU ROMAN FARIÑA DE NACHO CARRETERO

ADAPTÉ DU ROMAN FARIÑA DE NACHO CARRETERO

ADAPTÉ DU ROMAN FARIÑA DE NACHO CARRETERO 100 millions de quoi ?

ADAPTÉ DU ROMAN FARIÑA DE NACHO CARRETERO

De pesetas ?

Je suis toujours malade ?

Explique.

Ça t'intéresse ?

On a rendez-vous en mer.

On récupère la marchandise

et on l'emporte dans les camions d'Oubiña.

Tu vas lui en parler ?

Il croira que c'est du tabac.

Faut trouver des pilotes.

Di Stéfano s'en chargera.

Faudra le payer davantage.

On leur dira rien, c'est mieux.

Ils croiront que rien n'a changé.

Appelle-les et organise tout.

Et Roque ?

Il est au Panamá, chez le type, entouré de filles.

Quel bordel.

Et en cas de problème ?

Y aura pas de problème.

On a fait ça des centaines de fois !

Vous pensez qu'il les dénoncera ?

Les Charlines, Oubiña, Terito

et le nouveau, Miñanco.

Vous savez ce que ça présage ?

Des problèmes.

Et beaucoup.

Moins que si on les laisse faire.

On a déjà eu un règlement de comptes.

Ça fait longtemps que je veux en finir avec cette racaille.

Oui.

Et qu'avez-vous ?

Le témoignage d'un criminel ?

Silva connaît leurs méthodes.

Leurs associés, leur organisation.

Il a les noms.

Écoutez, sergent.

Ils ne finiront jamais en prison.

Ils n'auront qu'une amende.

C'est la loi.

Alors, changez-la.

Vous êtes juge.

- Vous avez des relations. - Oui.

Mais eux, plus encore.

Politiques, entrepreneurs,

magistrats...

Personne ne veut sanctionner la contrebande de tabac.

Tout le monde en vit.

Que devrais-je faire ?

Fermer les yeux ?

Trouvez des preuves de leurs agissements.

Recueillez d'autres témoignages.

Rendez cette affaire impossible à nier.

Je vous soutiendrai.

Là, je ne peux rien faire.

Où il va ?

C'est quoi, ce bordel ?

Il veut des preuves.

Vos pieds.

Quel genre de preuves ?

Quel genre de preuves ? CHAPITRE 2 "1982"

CHAPITRE 2 "1982"

CHAPITRE 2 "1982" J'en ai donné assez.

J'en ai donné assez.

Sergent.

Écoutez-moi bien.

Si les Charlines apprennent que je parle,

ils me tueront.

Je vous trouverai un matelas, vous dormirez en cellule.

Un matelas !

Et ensuite ?

Je devrai me cacher longtemps ?

Je peux voir ma mère ?

Elle va m'imaginer crevé dans un caniveau.

C'est impossible.

Il m'en faut plus.

Il me faut des noms.

Petete, Salva, Oliverio...

Il est trop tôt pour boire.

Vous travaillez pas ?

Comme vous voyez.

Vous connaissez Miguel Abal ?

On le surnomme Petete.

Petete ?

Le type, là-bas.

Qu'est-ce qu'il y a ?

Suis-moi, on va parler.

Quoi ?

- T'es Petete, non ? - Non.

Fait chier.

Où tu cours comme ça ?

Je les avais oubliées.

Comme ton nom, alors.

- Je suis trop moche pour toi ? - J'ai rien fait.

Personne t'a accusé.

Pour l'instant.

T'es docker, non ?

Je suis pêcheur au chômage.

Au chômage ?

J'aimerais bien y être aussi.

Vu ta voiture.

Que faisait Oliverio ?

Il vous recrutait ?

Je le connais pas.

Ouais...

Et les Charlines, qui ont tabassé Cándido Silva ?

Eux, je les connais.

Ils ont la conserverie.

Des contrebandiers.

Ah tiens !

Je savais pas. On peut se fier à personne.

Te fous pas de ma gueule.

Tu bosses pour Sito Miñanco, entre autres.

Il faut bien manger, non ?

Que sais-tu sur eux ?

Sur Miñanco, Oubiña, Terito...

Rien.

Rien.

Merci.

Il a posé des questions ?

Sur vous tous.

Et ?

Sito, franchement ! Tu rigoles, j'espère.

Je ne mords pas la main qui me nourrit.

La prochaine fois,

pas un mot.

N'ouvre pas la bouche.

Sortez.

Il faut reporter la livraison.

Ballesteros compte sur nous.

Alors, changeons le point de rendez-vous.

On a quatre sites. Si les flics débarquent, on s'en va.

Je sais pas trop.

Oli, ce sergent ne se doute de rien.

T'inquiète.

- C'est lui ? - Il dort au poste.

On lui a même donné un matelas.

- Fallait me prévenir. - J'ignorais que vous le cherchiez.

Te voilà prévenu pour la prochaine fois.

L'argent ne tombe pas du ciel.

Qu'est-ce qu'il a raconté ?

- Ils veulent Sito. - Sur moi.

Qu'a-t-il dit sur ma famille et moi ?

Le sergent sait qu'il vous a volé.

- Et pour la raclée ? - Il a accusé vos fils.

- Il a porté plainte ? - Non.

Le juge n'a pas parlé à Silva.

- Quel juge ? - Il a un nom bizarre.

Beibeder, je crois.

Le sergent et lui mijotent quelque chose.

Trouve de quoi il s'agit.

Si le sergent s'intéresse à nous, je veux l'apprendre en premier.

Sors par derrière.

Ça va pas ?

J'aurais dû me couper les couilles avant d'avoir tes frères.

- Pourquoi ? - Ils m'ont menti.

Silva est au poste.

C'est impossible.

On l'a tabassé avant de le virer de la ville.

Il a juré de ne pas revenir.

Il avait aussi promis de payer les 7 millions.

La ramène pas, toi !

- T'es dépassé. - Connasse !

Parle autrement à ta sœur !

C'est la seule qui ait un cerveau.

J'ai eu tort de vous faire confiance.

S'ils avaient des preuves, on nous aurait arrêtés.

Le juge doit enquêter sur autre chose.

Sur ta stupidité.

Silva ne doit plus parler. Il connaît nos méthodes.

On va avoir des problèmes.

- On s'en occupe. - J'ai déjà entendu ça.

- Père... - Non !

Laisse-les faire.

Ils nous ont mis dans la merde.

Qu'ils nous en sortent.

Passe à autre chose.

Silva comprendra le message et se taira.

C'était pas sa faute.

Sois un homme.

Ça marche comme ça.

Viens !

Ils l'ont égorgé avant de s'enfuir.

C'était eux ?

Ils vont tuer mon Cándido.

Si ce n'est pas déjà fait.

Il va bien.

Vous l'avez trouvé ?

Il est venu me voir.

Il n'est pas rentré.

Il dort dans une de nos cellules.

Mais il est innocent.

C'est ce qu'on verra.

On le protège en attendant de coincer les Charlines.

Je lui dirai que vous allez bien.

Monsieur.

Ça a bougé chez Petete.

Ils sont partis.

Magnez-vous, on n'a pas toute la nuit.

Allez.

Ça y est, la fête commence.

On dirait qu'ils descendent.

Sûrement leur hangar à tabac.

Ne prenez aucune initiative.

J'ai des cadeaux pour vous !

C'est moi qui paie.

Une par personne !

Ils me font de la peine.

À nous suivre comme ça... Les pauvres.

Occupe-toi plutôt des filles. Elles m'ont coûté cher !

Il a emmené les flics chez Facho ?

- Faudra remercier Charlín. - Il l'a mérité.

Comment a-t-il su qu'on nous suivait ?

Aucune idée, mais restons prudents.

- T'as chargé les caisses ? - Oui, mais elles sont vides.

Ça passera pour du tabac.

Tu sais où tu vas ?

Je l'ai noté.

Il y a combien de caisses ?

Les Colombiens parlent en kilos.

Alors, combien de kilos ?

1 000. C'est un coup d'essai.

Si on fait nos preuves, il y en aura davantage.

Ne nous déçois pas.

Ces nuages m'inquiètent.

Rabat-joie !

Papa !

Vous êtes devenues géantes.

Vous avez été sages ?

C'est vrai ?

- Allez, au lit. - Oui.

- Elles t'attendaient. - Toi aussi ?

Il te plaît ?

Oui.

Beaucoup.

On ne dirait pas.

Je t'attendais ce matin.

J'étais avec Oli.

On devait parler boulot pour rattraper mon absence.

J'oubliais que ton travail passait avant ta famille.

Je vais me laver.

Tu mets ça ?

Je ne l'ai pas repassée.

Fallait l'apporter au pressing.

Pourquoi payer si je peux le faire ?

C'est Sito Miñanco.

Merci.

Tu as fait bon voyage ?

Oui. Comment va Roque ?

Il va bien ?

Je crois

qu'il ne tient pas à repartir.

Il faudra bien. Les bateaux sont partis.

La marchandise sera bientôt en Europe.

Quel homme d'affaires.

Tu doutais de moi ?

Tu sais pourquoi je t'ai choisi, au casino ?

Pour mes cheveux.

Pour ton regard.

Viens en Espagne.

- Comment va ta femme ? - Très bien.

Je veux être la première en tout.

Je refuse d'être l'autre femme.

Je peux t'offrir mieux.

Concentre-toi sur la cargaison.

Nous sommes les nouveaux Ros.

Il a pissé le sang.

Qui est-ce ?

Vous êtes des monstres.

Ça fera taire Silva.

C'est garanti.

- C'est sûr. - Quel optimisme.

Moncho a failli pleurer !

Pas moi.

Juanito, tu as faim ?

Leticia a fugué.

On s'est disputés...

J'ai besoin de ton aide.

- Tu sais où elle est ? - Non.

T'inquiète pas.

Je crois le savoir.

Leticia !

Leticia !

Sors de chez moi !

On repartira vite.

Rentre chez toi !

T'es sourde ?

Ça suffit !

Ton père t'attend. Dépêche-toi.

Arrête.

Si ta nièce veut être avec mon fils, laisse-la.

Ce n'est qu'une enfant.

Mets-toi à la place de son père.

Je fais ce que je veux !

- Bouge pas, toi ! - Arrêtez !

Me fais pas chier, petit !

Manolo, tu as entendu ta nièce. Dehors !

Laisse-le.

Il n'en vaut pas la peine.

On récupérera la gamine, Bustelo.

De gré

ou de force.

On la récupérera.

Je t'avais prévenu. C'est une Charlín.

Tu pouvais pas en choisir une autre ?

Ça va mal finir, Javier.

J'ai pas peur d'eux.

Tu devrais.

Oui ?

T'en fais pas.

J'arrive.

Qu'est-ce qu'il y a ?

Tes parents vont bien ?

Rendors-toi.

- C'est la tempête. - En mer, c'est pire.

On a failli chavirer.

- On a dû rentrer. - T'as bien fait.

- Je suis désolé. - Ne prenons pas de risques.

Repose-toi. Attendons que ça passe.

Allons-y.

Putain d'orage, putain de pluie, putain de Galice.

On fait quoi ?

On prévient les dockers que c'est reporté.

Et pour les Colombiens ?

Si ça continue, on ne pourra pas les rejoindre.

Ils devront comprendre.

Je vous croyais habitués à la pluie.

Oui, mais pas au déluge !

Il faut reporter de quelques jours.

Quelques jours ?

Dans deux jours, on pourra prendre la mer.

Mes bateaux vont arriver.

Je ne peux pas me permettre de les laisser ancrés si longtemps.

Je dois penser à mes hommes.

Je m'en fous, moi !

Débarquez ma marchandise !

Après la tempête.

Sito.

Souvenez-vous de notre marché.

J'ai votre ami en garantie.

Écoutez.

Ne vous avisez pas de le toucher.

Jamais !

Bienvenue dans la cour des grands.

M. Ballesteros.

Tout va bien ?

Je l'espère... pour vous.

Monsieur, ils sont arrivés.

Bonjour.

Vous avez fait bon voyage ?

Veuillez me suivre.

- À quoi tu joues ? - On doit y aller.

Sous cette pluie ?

Qu'a dit Ballesteros ?

Que si on n'y va pas, on sera pas payés.

On s'en fout.

Risque pas ta vie pour de l'argent.

- Sito ! - Pousse-toi.

- Arrête ! - Pousse-toi !

Dégage !

Roque n'est pas en vacances !

C'est la garantie humaine de Ballesteros.

Tu comprends ?

Je crois, oui.

Si on n'y va pas, ils le tueront.

Je t'avais dit de pas bosser avec eux !

C'est trop tard, maintenant.

Avec cette mer déchaînée, on n'y arrivera pas.

Alors, quoi ?

On les laisse tuer Roque ?

Prions la Vierge pour que le ciel se dégage.

- Pas de jus de fruit ? - Non.

Laissez-moi deviner.

Vous n'avez rien trouvé.

Ils savaient qu'on les suivait.

Putain.

Putain quoi ?

Putain, c'est tout.

Ils ont des yeux partout.

Sous leurs airs innocents, ils sont très organisés.

Vous le voyez pas ?

N'importe qui a pu tout raconter à Charlín ou à Terito.

Ils ont des flics dans la poche.

Peut-être même les vôtres.

Méfiez-vous.

Merci pour le petit-déjeuner,

mais ce sera le dernier.

Maintenant...

Saliñas sait que je vous informe.

Alors, partez. Mais ils vous tueront.

Peut-être qu'ils empoisonnent

mon café.

Vous attendez quoi ?

Sergent Darío Castro. Je peux vous aider ?

Je veux accuser Javier Bustelo d'abus sexuel sur mineure.

Abus sexuel ?

Ce porc fréquente ma jeune nièce.

- Quel âge a-t-elle ? - 17 ans.

Elle est chez Manuel Bustelo, contre l'avis de son père.

Pourquoi n'est-il pas venu lui-même ?

Leticia est comme ma sœur.

Ne me faites pas perdre mon temps. J'ai horreur des commissariats.

Faites-le payer pour ce qu'il nous a fait.

T'as pas honte ?

Ta mère s'est inquiétée.

C'est ta faute.

T'es un vieux grincheux.

Tu dis rien ?

S'il l'avait fait avant, on n'en serait pas là.

Tu me dégoûtes.

Il va falloir t'y habituer.

Tu vas nous voir davantage.

Comment ça ?

On va t'éduquer. Désormais, tu habiteras ici.

Quoi ?

S'il le faut, on t'attachera au lit.

Père, ne me fais pas ça.

J'apporterai tes affaires demain.

Monte.

Les fortes pluies perdurent sur le nord-ouest de la péninsule,

accompagnées de vents violents

venus de l'ouest.

Les sorties en mer sont déconseillées

tant que l'orage sévira sur la côte atlantique.

Il est probable que les pluies persistent

et gagnent le golfe de Gascogne.

Nous attendons de puissantes averses jusqu'au Pays basque.

Dans le reste de l'Espagne...

La procession risque d'être annulée.

... peu de changements sont attendus...

Sandra, mange.

- J'aime pas. - Dis pas ça.

Mange ou je te le ressers au goûter.

Sito.

Dis quelque chose. Elle refuse de manger.

- Mange. - J'aime pas.

Tu vas manger, oui !

Mange !

Sito, qu'est-ce qui te prend ?

Pas devant les filles !

Tu as tout, l'argent et le respect. Tu veux quoi de plus ?

Tâche de le découvrir !

Comment va Sandra ?

Pardon ?

Ta fille.

Elle vient de faire sa communion.

Elle va bien.

Bon.

Tu devrais l'amener plus souvent.

Beaucoup ne prient que dans l'adversité.

Vous avez raison.

Tu veux un parapluie ?

Je veux un miracle.

Je peux t'aider ?

Faites cesser la pluie.

J'aimerais pouvoir.

Ce sera ma première année

où la procession n'aura pas lieu.

Tenez.

Priez.

Priez la Vierge, sainte Barbe ou le Seigneur.

Mais que la pluie s'arrête.

Sergent ?

Un réservoir d'eau de la colline a éclaté.

Prévenez la mairie.

Il faut que vous voyiez ça.

Je vous en prie !

Qu'ils n'emportent rien.

Laissez-les.

Trouvez d'où vient cet argent.

C'est quoi, ce bordel ?

Putain !

Le réservoir a cédé.

Où est le reste ?

Il n'y a que ça.

C'est pas possible, putain ! J'y crois pas !

Les flics sont là !

Prenez le fric !

Venez, sinon ils vous interrogeront.

Bordel !

L'orage l'a fait céder.

Ce type cachait une vraie fortune.

Pourquoi ne pas la cacher chez lui ?

Il devait manquer de place.

À qui est cette maison ?

La mairie m'a dit qu'elle était à Ursula Llorente.

- Tu la connais ? - Non, monsieur.

On m'a dit où la trouver.

Bonjour. Ursula Llorente est ici ?

Ursula Llorente ?

Ursula ?

N'insistez pas.

Ça ne sert à rien.

Excusez mon retard, j'ai dû aider les patients...

C'est Ursula Llorente ?

Que faisait-elle, dans la vie ?

Je crois qu'elle était femme au foyer.

Elle reçoit de la visite ?

- Ses enfants ? - Non.

Elle est veuve et sans enfants.

Elle perçoit une retraite ?

Une petite, oui.

Alors, qui paie sa chambre ici ?

Pourquoi t'es là ?

Rejoins les autres en bas !

Au boulot !

Tous des fainéants !

Antonio a appelé.

Je l'emmerde, lui et sa banque !

- Tu vas bien ? - Non !

Le réservoir d'eau a éclaté.

J'ai perdu 50 millions de pesetas.

- Je t'avais prévenu. - C'est pas le moment !

Me casse pas les couilles !

- Calme-toi. - J'ai pas envie !

On a de la visite.

Il manquait plus que ça. Quelle merde.

Donne-moi ça.

Bonjour.

Laureano Oubiña, à votre service.

Un Ebro L60.

Bel engin.

Celui-là ?

C'est un camion très résistant.

Il peut transporter n'importe quoi.

Il sert à transporter quoi ?

Comment ça ?

Quel genre de marchandise ?

Mes clients le chargent de meubles, de fruits de mer...

De tabac ?

Oui, aussi.

S'ils paient la location, pourquoi pas ?

C'est peut-être de la contrebande.

Vous savez, ce trafic illégal.

Je pense que vous êtes mieux renseigné que moi.

Et Ursula Llorente ?

Je la connais, c'est une amie de la famille.

Vous payez sa chambre.

Elle n'avait plus de toit.

- C'est un crime d'être gentil ? - Non.

Ce n'est pas un crime.

C'est la propriétaire du domaine Castelo.

- Ah bon ? - Ce domaine vaut cher.

Je ne le savais pas.

Elle l'a acheté il y a quelques années.

C'est d'ailleurs étrange.

Elle est sénile depuis 15 ans.

Oui.

Les gens séniles font des choses bizarres.

Dites-moi, l'argent caché dans le réservoir...

- Vous êtes au courant ? - On m'en a parlé.

Mais...

Vous voulez dire

que je suis idiot de payer la maison de retraite

à une millionnaire ?

Idiot ou malin.

Selon le point de vue.

Bien.

Il n'y a qu'un dixième de la somme.

Le reste est chez les riverains ou dans les égouts.

Seigneur.

Quel imbécile cacherait tant d'argent dans un réservoir ?

Sauf votre respect, ce n'est pas la question.

Pourquoi personne ne le réclame ?

Bon sang.

Quelqu'un s'est bien enrichi, en ville.

De façon illégale.

Il ne s'agit pas d'un simple voleur.

C'est une bande organisée.

Des gens très puissants qui vivent ici

et qui font ce qui leur chante parce que vous fermez les yeux.

La contrebande de tabac n'est pas un crime.

C'est une infraction.

Ça devrait changer.

- Bien sûr... - Pourquoi pas ?

Allez à Madrid.

Parlez à qui de droit.

S'ils comprennent que l'État perd de l'argent, ils bougeront.

Êtes-vous sûr de vouloir cela ?

Le commissariat de Cambados est corrompu.

Certains de mes hommes doivent l'être aussi.

C'est à nous de régler ça.

Sergent.

Répondez honnêtement à ma question.

Votre détermination à traquer ces gens

est-elle liée aux agissements de votre père ?

C'étaient les affaires de mon père.

Bon, très bien.

Envoyez-moi votre témoin.

Tout de suite.

Fils de pute.

D'où sortez-vous ça ?

Fils de pute !

Vous m'avez rien dit !

Ils sont allés chez ma mère.

Ils ont tué Sultán et vous me l'avez caché.

Désolé.

Désolé de quoi ?

Ça aurait pu être ma mère !

Elle sera la prochaine. C'est un avertissement.

- S'ils avaient voulu... - Ce serait déjà fait ?

Je ne prendrai plus de risques.

- Ne partez pas. - Je suis en état d'arrestation ?

Ils vous tueraient.

Mieux vaut moi que ma mère.

- Cándido... - Laissez tomber !

Vous n'avez plus de témoin ?

Allez tout raconter à Madrid.

Sans témoin, quel intérêt ?

Pardon, maman.

Je suis désolé.

Vas-y.

Ne t'inquiète pas.

Tout ira bien pour moi.

Merde.

C'est pas vrai, putain !

Tu vas où, salopard ?

On va chez ta mère ou tu paies ?

J'ai pas l'argent.

Alors, suis-nous.

Non, lâchez-moi !

Cándido.

J'ai rien dit aux flics, je le jure.

Oui... Allez, viens.

- Tu joues à quoi ? - Merde !

Touchez-moi et je vous accuse.

Suivez-moi et je vais chez les flics.

Lâchez-moi, bordel !

Lâchez-moi !

Quand commence le match ?

Tu ne fumes que de la contrebande ?

Tu veux quoi, Darío ?

Je dois t'appeler "sergent" ?

Je veux te parler.

Je préférerais faire ça ailleurs.

Tu peux m'aider.

Tu connais Silva ?

Question bête...

Bien sûr que oui.

Tu sais ce qu'il a fait.

Braulio...

Tu sais depuis quand on s'est pas vus ?

J'ai pas compté.

10 ans.

C'est long, dans une si petite ville.

Tu sais comment ça se fait ?

J'avais pas envie.

Braulio...

On s'est éloignés. Pourquoi je t'aiderais ?

Parce que tu ne souhaites la mort de personne.

Si je ne trouve pas Silva, les Charlines le tueront.

Ils vont juste lui faire peur.

Je trouve qu'il l'aurait mérité.

Ça marche comme ça, ici.

Terito empêchera que ça dégénère.

Terito est vieux.

Qu'arrivera-t-il, à sa mort ?

On n'y est pas encore.

J'aimerais regarder le match tranquille.

Salue Maruxa pour moi.

Si tu vois Silva,

tu sais où me trouver.

Sito.

Pourquoi t'es là ?

Je bois un coup.

Je vous croyais à l'étranger.

On est rentrés.

Et mon frère ?

Il est resté.

Pourquoi ?

Il s'est trouvé une fille.

Vu sa chance avec les filles, il sera là demain.

Content de vous voir en forme.

Camila.

Écoute...

M. Ballesteros a l'air énervé.

Un problème ?

On t'a dit quelque chose ?

Non. Me dire quoi ?

Sito a les choses en main.

T'as envie d'un peu de compagnie ?

- Tu veux la vérité ? - C'est toi qui vois.

Alors, non.

Comment tu t'es fait ça ?

C'était un accident.

- C'est eux qui t'ont fait ça ? - C'était un accident.

Arrête, dis-moi la vérité.

- Parle. - Tu me fais mal.

Ils font ce genre de choses ?

D'où tu sors, enfin ?

C'est ce qui arrive quand on leur dit non.

Ton erreur te coûtera cher.

Merde.

Non, non ! Je sors.

- Allô ? - Nieves !

Est-ce que Sito est là ?

Roque, tout va bien ?

Passe-moi Sito.

C'est Roque.

Sito, sors-moi de là.

Qu'est-ce qu'ils t'ont fait ?

Ils m'ont explosé la tête.

Je pisse le sang.

Vous avez 24 h si vous voulez le revoir.

- Non... - Entendu, enfoiré de Galicien ?

Qu'est-ce qu'il y a ?

- Des nouvelles de Silva ? - Non.

Allô ?

Je lui dis.

Sergent.

On a quelque chose.

Sergent, ça alors !

Vous ne quittez pas souvent votre bureau.

Loin de là.

Je sors plus que j'aimerais.

Que faites-vous ici ?

C'est notre juridiction.

Montáñez, fais pas chier.

Je ne suis pas ton chef, mais je suis ton supérieur.

Alors ?

On a trouvé la voiture ce matin.

Le conducteur était déjà parti.

Tu ne sais pas où il est ?

On le croyait

à l'hôpital, mais non.

Aucune admission ne correspond.

Je pense que...

Et ces empreintes ?

C'est peut-être Silva.

Elles s'arrêtent sur la colline.

Un de nos hommes a commencé les recherches.

Laissez tomber, on s'en occupe.

Pour ça, il faudra demander à notre supérieur.

On a le même.

Je sais que les Charlines t'ont demandé de frapper Silva

à cause du tabac volé.

Et maintenant, cet accident...

C'est n'importe quoi.

J'ai un témoin qui affirme le contraire.

Silva s'est cassé le bras

le soir où je t'ai vu avec Paquito et Moncho Charlín.

Et alors ? Il a dû tomber.

Il a dû tomber...

C'est toi qui vas tomber.

Vos menaces fonctionnent peut-être avec les criminels,

mais je n'en suis pas un.

Non.

Tu es pire qu'eux.

Un jour, tu le paieras.

Vous n'avez rien contre moi,

ni contre les Charlines si vous ne trouvez pas Silva.

Oli !

Qu'est-ce qu'il y a ?

Appelle les dockers, Di Stéfano, tous !

On y va !

On a perdu trop de temps pour qu'un voyage suffise.

Je trouverai d'autres bateaux.

À qui tu vas demander ?

Dis aux Panaméens de nous attendre.

Qu'Oubiña nous prête ses camions.

Où tu vas ?

Il est presque plein.

Le miracle s'est produit.

Tes 10 000 pesetas ont été bien investies.

J'ai encore besoin d'aide.

Je t'écoute.

C'est une requête inhabituelle.

J'aimerais que l'on repousse la procession.

La repousser ?

Il me faut des bateaux.

Ils seront tous pris pour le défilé.

Bien sûr.

C'est une tradition centenaire.

Tu sais ce que ça signifie ?

Ce sera l'affaire d'une journée.

Mon fils, c'est impossible.

La célébration a lieu le 16, pas le 17 !

C'est une question de vie ou de mort.

Balivernes.

J'aimerais.

Impossible, c'est ridicule.

Je ne peux pas t'aider.

La pluie a fait des dégâts.

C'était une question de temps.

Le toit était dans un triste état.

Mon Père.

Je peux payer les réparations.

Nous avons reçu une information de dernière minute.

La fête de Notre-Dame du Mont-Carmel est reportée,

comme nous l'a communiqué le Père Aurelio, de Cambados.

Cette tradition centenaire aura lieu le 17 juillet,

un jour plus tard que prévu.

Selon le Père Aurelio, il s'agit d'une mesure exceptionnelle

visant à préserver la statue de Notre-Dame du Mont-Carmel.

On va y arriver ?

S'ils arrivent à rejoindre les Colombiens.

Roque reviendra bientôt nous casser les couilles.

Il nous racontera ses exploits avec les Panaméennes.

Di Stéfano, passe devant. Je veux que tout roule.

Cette marchandise vaut de l'or.

Sito !

Qu'est-ce qu'il veut, lui ?

Quoi ?

Terito veut te voir.

- Un problème ? - Aucune idée.

Je ne suis que le chauffeur.

Il y avait une réunion ?

- Tu sais ce que font les hérissons ? - Les hérissons ?

Ils ont un problème.

En hiver, ils dorment côte à côte

pour ne pas mourir de froid.

Mais s'ils se rapprochent trop...

Ils se piquent.

Ils doivent calculer leur coup,

parce que séparés,

ils meurent

et réunis, ils se blessent.

Il paraît que tu prépares une sortie en mer.

Tu as demandé des bateaux.

- Et ? - Comment ça ?

Les règles sont claires.

On fait ce qu'on veut tant qu'on donne un pourcentage !

- En cachette ? - Je m'écarte, comme les hérissons.

Tu transportes du haschisch ?

- Ma famille n'a pas le droit. - Vous n'êtes pas un exemple.

Vous êtes des brutes.

Messieurs, n'envenimez pas les choses.

Alors ?

Ce n'est pas du haschisch, comme convenu.

- C'est du tabac. - Pourquoi tant de bateaux ?

Vous me faites chier.

Pourquoi devrais-je me justifier ?

Si moi, je déchargeais 1 000 caisses...

Tant mieux !

Pourquoi as-tu besoin d'autant de bateaux ?

Puisque les Belges sont trop chers, j'ai changé de fournisseur.

C'est un Américain qui le vend moins cher.

- Qui c'est ? - Tu le connais pas.

- J'aimerais le connaître. - Ah oui ?

Demande à mon cul ! T'as son numéro ?

Qu'est-ce qu'il se passe ?

C'est quoi, ce bordel ?

Si ça vous déplaît, tuez-moi, qu'on en finisse !

Je n'ai pas mérité ça !

Je n'ai trahi aucun d'entre vous !

Cette grosse livraison nécessite beaucoup de bateaux et de camions.

Quand vous aurez votre part

et que la table sera couverte de fric,

je vous dirai peut-être qui est mon fournisseur.

Appelez votre chauffeur, j'ai du boulot.

Laureano.

Peut-on discuter seul à seul ?

- Je mets mon gilet pare-balles ? - Non.

Je ne regrette pas ce qui est arrivé.

Voilà qui me rassure.

Ce n'est pas moi qu'il faut craindre.

Je sais, pour le réservoir.

Ne t'inquiète pas.

Personne n'a encore posé de questions.

C'est une ville tranquille.

Mais si nous nous relâchons,

et que d'étranges choses se produisent,

nous devrons nous justifier.

Ils ne peuvent rien prouver.

Laisse le temps au temps.

Laisse le temps au temps.

D'abord, je perds une fortune,

et voilà que Terito s'en mêle.

Il manquait plus que ça !

Quelle idée d'avoir si mal caché ton argent...

J'avais dit quoi ?

De ne pas le cacher là. Je sais, Esther.

Mais les Panaméens nous arnaquent !

Je ne paierai plus leur commission.

C'est terminé.

Oublie-les un peu.

Sois prudent, sinon tu vas finir en prison.

C'est ce que tu veux ?

Non, ce n'est pas ce que je veux.

Laisse-moi m'occuper de l'argent.

Toi ?

Arrête, Esther...

Oui, moi.

Je connais le métier.

Celui-ci, et l'autre.

Je sais gérer l'argent et investir.

Je ferai de fausses factures justificatives.

Ton affaire sera la plus grosse de Galice.

Cette affaire, et l'autre.

Que ferais-je sans toi ?

Il te manque juste une touche féminine.

Laureano.

Qu'est-ce que tu fais ici ?

Attends !

Parle-moi.

- Je n'ai rien à dire. - Moi, si !

Toi, sors de là !

Vous attendez quoi, vous ?

Au boulot !

Attends !

Très bien. Quoi ?

Qu'as-tu à dire ?

J'ai merdé, je le reconnais, mais...

Mais ?

Putain !

Tu veux être avec elle ?

D'accord,

mais cette traînée ne volera pas l'argent des enfants.

- Personne ne volera rien ! - Ah non ?

Assure-toi qu'ils ne manquent de rien.

Avant même qu'ils réclament des baskets,

achète-leur les plus chères.

D'accord.

T'as intérêt.

Parce que si je parle,

tu pourras dire adieu à tout ça.

Vous avez des ennuis avec les Charlines.

Moi aussi.

Ils veulent m'éliminer.

J'ai besoin de votre aide.

Pourquoi aiderais-je un voleur ?

Je n'ai rien volé.

Tu leur as volé des millions en tabac.

Les Charlines sont des salopards.

Ils ne m'ont pas payé.

J'ai donc pris ma part.

Qu'y gagnerais-je ?

Je travaillerais pour vous.

Gratuitement.

Je n'ai pas d'esclaves.

Les Charlines vont me tuer, M. Bustelo.

Rembourse-les.

Je n'ai plus l'argent.

Quitte la ville.

Ils m'ont retrouvé à Valladolid. Ils me retrouveront toujours.

Ils me feront comme à votre fils.

J'ai tout vu, au poste.

Ils sont impitoyables.

Tu étais au poste ?

Pour porter plainte contre les Charlines.

Seulement contre eux.

Mais...

ce connard de juge demande plus de preuves.

Voilà ce qu'on va faire.

Je vais te donner de quoi les payer.

En échange de quoi ?

Tu vas donner au juge les preuves qu'il veut.

Je n'ai aucune preuve.

Les Charlines prévoient une livraison, dis-lui.

Si la police les arrête...

elle voudra arrêter les autres.

Si cela arrive,

que diras-tu au juge ?

Que les Bustelo ne...

ne sont pas mêlés à ça.

Qu'est-ce que tu veux ?

Je viens payer ma dette.

J'ai déjà compté. Les sept millions sont là.

Pourquoi t'es là ?

- Qu'as-tu dit aux flics ? - Rien, je le jure.

Ils voulaient le nom de mon agresseur.

J'ai dit n'avoir rien vu.

D'où sort l'argent ?

Tout est là. Vous êtes remboursés.

Peu importe d'où vient l'argent.

On est quittes ?

Je ne veux plus te voir en ville.

Putain !

Ils devraient être arrivés.

Pas de nouvelle, bonne nouvelle ?

Ici bateau 1, à vous.

Tout va bien ?

On a fait un détour. Le radar indiquait un bateau.

Ils patrouillent pas en plein océan !

Ne prenons pas de risques.

À vous.

Pourtant, vous en prenez !

Les Colombiens repartent dans 30 minutes.

On y sera à temps. À vous.

Je l'espère.

Terminé.

Du nouveau ?

Non.

La pluie s'est arrêtée ?

Il semblerait, mais vos amis manquent à l'appel.

Ils vont arriver.

Trop tard.

Vous savez ce que ça veut dire ?

Attendez un peu.

J'ai déjà trop attendu.

Ici le Florida, à vous.

Les Galiciens sont arrivés ?

Non, monsieur. Personne n'est là. À vous.

Pitié...

Revenez, on les a assez attendus. Terminé.

Fais-le souffrir et renvoie-le chez lui en petits morceaux.

Pitié, non !

Ta gueule !

Pitié, non !

Mon Dieu !

Faites confiance à Sito. Ils vont arriver.

Ici le Florida.

Les voilà.

À vous.

Attendez.

Répétez.

Les Galiciens sont arrivés.

À vous.

Merci. Terminé.

Lâchez-le.

Mon Dieu.

Ouais !

PROFITANT DE LA PROCESSION EN L'HONNEUR

DE NOTRE-DAME DU MONT-CARMEL,

SITO MIÑANCO FIT ENTRER SA PREMIÈRE CARGAISON.

1 000 KILOS DE COCAÏNE.

- Louée soit la Vierge ! - Louée soit-elle !

Vous pouvez venir ?

- Qu'y a-t-il ? - Un petit accident.

Jacinto reculait...

Bande d'incapables.

Laisse-moi.

Aurelio.

Pas un mot de tout ça.

Du tabac, hein ?

Le tabac, c'est pour les vieux.

La farine, c'est l'avenir.

Si je comprends bien,

vous voulez une loi pour boucler les contrebandiers ?

Tu fais passer de la cocaïne.

- Ces gens sont dangereux. - Rien à foutre.

File-moi ton contact.

Qu'ils se croient intouchables.

Quand ils se relâcheront, on les traquera un à un.

Je t'ai permis

de régler ta dette.

À toi de me rendre service.

Que voulez-vous que je fasse ?

C'est le tour des Charlines.

L'opération doit réussir.

Ils seront vos oreilles.

Faites-en bon usage.

Fils de pute !

Va voir Roque.

On annule le déchargement.

Attendons qu'ils accostent.

N'oubliez pas les objectifs.

LES COUVERTURES ET LES CONTENUS DU JOURNAL EL PAIS SONT FICTIFS.

DES SCÈNES ET PERSONNAGES ONT ÉTÉ DRAMATISÉS POUR RAISONS NARRATIVES.

- J'ai trouvé des photos. - Elle a parlé ?

Adaptation Laëtitia Delcroix

Sous-titrage Nice Fellow

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