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BILLY THE KID 1941
L'HISTOIRE DE L'OUEST A ÉTÉ ÉCRITE AVEC LE SANG D'HOMMES,
À LA FOIS BON ET MAUVAIS.
EN 1880, LA DERNIÈRE FRONTIÈRE A ÉTÉ CONQUISE AU SON DES SIX COUPS
QUI RÉSONNAIENT DANS LES PRAIRES.
À CETTE ÉPOQUE ET DANS CE DÉCOR EXALTANT,
APPARUT UN JEUNE HORS-LA-LOI
DONT LA VIOLENCE DÉFIAIT L'AVANCÉE DE LA CIVILISATION.
SON NOM EST ENTRÉ DANS LA LÉGENDE : "BILLY, LE KID ".
- Qu'est-ce ? - Debout.
Prenez vos clés et descendez.
Oui.
D'accord.
Prêt à partir ?
Sale petit minus !
- Quelqu'un devrait... - Mais personne n'a osé.
Encore. Allons-y.
Par ici.
Tu es venu ? Tu as mis du temps.
Tu es une plaie, Pedro.
Ma mère disait toujours la même chose.
Attention, M. Billy, le Kid !
Par ici, M. l'adjoint.
Prends ta guitare avec toi.
- Oui monsieur. - Pedro t'a sauvé la vie, non ?
- Il vous a appelé Billy the Kid ? - Oui, des objections ?
Nous enferme pas, Kid. Cette ville est différente.
Elles sont toutes les mêmes pour moi.
Ça chauffe dehors ?
Ça dépend de vous.
Vous entendrez parler de moi, fiston.
D'après ce que je sais de lui,
vous avez de la chance de souiller encore l'air que je dois respirer.
Jusqu'à ce que je sorte d'ici.
Bonne nuit Monsieur.
Où emmenez-vous Pedro, M. Billy, le Kid ? Mexique ?
Où veux-tu aller ?
N'importe où, mais pas au saloon.
Un homme costaud a jeté Pedro dehors la nuit dernière.
Il a dit : ne revient jamais.
J'étais très triste.
Non, pas là-bas. Va là-bas.
N'entrons pas à l'intérieur.
M. Billy, le Kid, ils vont nous tuer.
Premier arrêt.
- Mais, "non, señor". - Mais, oui, "señor".
Pourquoi es-tu tellement têtu M. Billy ?
Quelqu'un dit "ne le fais pas", et vous le faites.
Si quelqu'un vous dit "Restez en dehors ", vous entrez.
Après vous, señor.
C'est pas toi que j'ai viré d'ici la nuit dernière ?
Je ne crois pas. Et aucun coyote ne le virera ce soir.
Ça m'a tout l'aire d'être lui.
- Vous buvez quoi ? - Lui, je ne le sers pas.
Qui a dit ça ?
Moi, c'est le même coyote. Vous ne pouvez pas me tromper.
Il n'a pas accepté le refus, du barman qui a dit :
"Nous ne servons pas des gars comme vous."
Il lui a jeté ses bretzels à la tête.
- C'est pas énervant ça ? - C'est criminel.
- Il a joué de la guitare... - Devant le pianiste.
- Vous étiez ici ! - Par la pensée.
Tu ne me l'as pas dit !
Je n'ai pas eu le temps. Vous l'avez dit avant moi.
- Tequila pour deux. - Antonio ne sert pas ce coyote.
J'en commande toujours deux,
- Va t'asseoir, Bessie. - Y a le feu ?
Pas d'urgence, Bessie.
- Tu ne vas pas t'en tirer ainsi. - Trop tard.
Toi tu...
Bute-le ! Adjoint Blaker !
Toi tu...
Si tu as un cerveau, utilise-le.
Gaucher, hein ?
La droite c'est pour saluer les amis.
Elle ne sert pas souvent.
Tu es sûr de toi, hein ?
Exact.
Allons dans mon bureau, j'ai de quoi boire.
Pourquoi pas ?
- Tu viens, Bessie ? - Elle va t'attendre.
- Je veux être près de ton cœur. - Pour toujours.
- Offre-nous un dernier verre. - Je reviens, madame.
N’oublie pas à qui tu es.
Va bouffer ton lasso !
- Pedro, joue un air pour Bessie. - Si señor.
On dirait mon petit frère gentil et innocent.
Fais comme chez toi.
En te voyant dégainer de la gauche j'ai compris.
Vous aviez une belle main.
Alors, je me suis dit : "C'est Billy the Kid."
Qui a vu autant d'as dans un jeu honnête ?
- Tu veux bosser pour moi, Kid. - Non, pour personne.
Mais avec quelqu'un, ça te dirait ?
- C'est un boulot qui rapporte. - Quel Boulot ?
Vendre du bœuf à l'armée au prix fort.
Je me débrouille.
- Allez, toi là-bas. - Range ton arme et ferme la porte.
C'est Billy the kid ! Regardez !
T'occupe pas de ça, Cass.
C'est vous le patron, Dan.
Parce que j'ai du doigté et que je choisis mes hommes.
Vous avez choisi le shérif.
Il y a de l'action dans ce boulot.
Là, vous m'intéressez.
Je te parler de la position.
Je suis Hickey, et voici mon bétail.
Tu es Keating.
Un Anglais têtu et mon concurrent.
Je ne t'aime pas.
Je parle de Keating.
- C'est ton bétail. - Du bétail tricolore ?
En quelque sorte, je vends mon bétail à l'armée.
Un vrai patriote.
Maintenant, si je vends à mon prix et que tu vends moins cher,
l'armée n'achètera pas mon bétail, mais le tient.
- Vous voulez lui forcer la main ? - Tu as compris.
On va semer la panique dans son troupeau
et peut-être qu'à force, M. Keating sera moins têtu.
Je te l'ai dit, il va y avoir de l'action.
Je suis partant.
Si vous jouez avec 4 as seulement.
Au fait, mes gars n'aiment pas ce mexicain.
Alors tes gars ne m'aiment pas.
Il est si important ?
C'est mon porte-bonheur et j'aime ses chansons.
J'aime les gens sentimentaux.
La seule loi qui mérite d'être observée est celle de la nature humaine.
Juge Blake, abandonnez toutes les charges contre ce jeune homme.
Si vous le dites, tu es libre.
Oui, oui, j'ai toujours été libre.
M. Shérif, un jour, je jouerai rien que pour vous.
Les gars, Bonney se joint à nous.
Il est connu sous le nom de Billy the Kid.
- Billy the kid ! - Il n'a pas l'air si dur.
Te fie pas aux apparences.
Hé, Buzz, où allez-vous ?
Ça te regarde ?
- Bonjour, Hickey. - Bonjour.
Content de vous revoir, fiston.
- La quincaillerie est de sortie. - J'ai vu ça.
Tous dans la même direction
vers le ranch de Keating.
Tu sais quoi, Ward ? Tu te fais trop de soucis.
Il faut arrêter ça.
Nous aimons tous M. Ward. Même dans ces régions.
Belle bête fiston. En partie Morgan, non ?
Moitié tout.
Monsieur Billy, le Kid, attendez-moi !
Tu ferais mieux de rester cette fois.
Quand vous laissez Pedro il vous arrive malheur.
Ta boîte à musique peut être flinguée.
Et si les gars de Keating voient la fumée ?
Nos gars sont imprudents.
Va éteindre ce feu.
Qu’est-ce qui te prend ?
Je te parle.
- Cobb n’aime pas cette fumée. - Qu’il me le dise !
Hé, arrête ça !
Écoute, Cobb, je dois lui obéir ?
Assez de chamailleries.
Le troupeau de Keating est tout près.
Notre job est de disperser le troupeau
pour leur faire perdre du poids.
Et jouer les emmerdeurs.
Question emmerdeurs, on est servis, ici.
Allons, allons.
On agira dès qu'il fera nuit.
- Une débandade ! - Oui, Hickey encore.
Abattons-les !
Je m’en charge. Rattrapez le bétail.
Plus un geste.
- Tu ne tires pas ? - Jamais dans le dos.
Hickey offre une prime pour ça.
Chez moi, on ne tire pas dans le dos.
J’ai connu un gamin qui disait ça.
À Silver City,
Silver City est loin d'ici.
Ce gamin tirait avec la main gauche.
Mais il volait les gâteaux de ma mère avec les deux.
Tu te souviens, Billy ?
Jim Sherwood.
C'est toi.
Laisse-moi me retourner.
Je m'en charge.
Toujours aussi laid.
Le temps n'est pas un soin de beauté.
C’est à toi ?
Ça vient d’où, à ton avis ?
Tu grandis.
Mais pas mentalement.
Je ne me plains pas.
Moi ?
Tu n’as jamais su tirer.
Ce sera quoi, café ou alcool, ou es-tu pressé ?
- Pas du tout. - Alimente le feu.
- Tu as du boulot, alors ? - Si on veut.
- Avec Hickey ? - C'est exact.
- Ça te plaît ? - Je sais pas encore.
Tu vas rester longtemps avec lui ?
Tant que j’en ai envie.
Pardon de parler de ça,
mais tu as eu des ennuis depuis Silver City ?
Qu’entends-tu par là ?
Ce pays regorge d’ennuis
si tu fais un pas de travers.
Merci de me prévenir.
- Oublie ce que j’ai dit. - C’est fait.
Tu peux dormir ici cette nuit.
Nos gars vont être occupés un bon moment,
pour réparer les dégâts.
Tu n’es pas vacher, toi ?
Pire.
- Je suis le contremaître. - Je devrais te tirer dessus.
Je suis satisfait.
Keating est un bon patron. Il te plairait.
Je te le laisse.
Tu peux t’installer ici pour dormir.
Mes gars ne te buteront pas dans ton sommeil.
Personne ne me butera à aucun moment.
Je ne peux pas en dire autant pour ses gars.
Ou pour Hickey.
Moi...
Billy, tu dors ?
Non pourquoi ?
Je pensais.
Tu te souviens du jour où j’ai tabassé Matt Doyle
pour avoir insulté ton père ?
Tu es resté au lit une semaine,
Si quelqu’un m’avait dit, quand on vivait à Silver City,
que je finirais comme ça.
Je l’aurais traité de fou.
Complètement fou.
Tu n’en as jamais ras-le-bol ?
Ras-le-bol de quoi ?
D’aller ici et là comme un buisson emporté par le vent, traqué.
Sans savoir qui te guette. Je veux dire...
J’ai compris. J’aime cette vie.
Navré d’entendre ça.
Commence à ronfler, tu n’entendras plus.
Franchement, Billy,
tu devrais arrêter de t’enivrer.
Je n’ai jamais été ivre de ma vie.
Il ne s'agit pas d'alcool, je parlais d’une autre ivresse,
L’excitation, la fausse aventure.
Ce n'est pas bon, Billy.
Tu es devenu prêcheur ?
Tu n'étais qu’un gamin quand cette chose a eu lieu
à Silver City.
Tu peux retrouver le droit chemin.
Billy,
en tant que vieil ami, j’aimerais te dire une chose.
Tu ne tires toujours pas dans le dos,
mais si tu continues comme ça, tu le feras un jour.
Tu es un vrai prêcheur.
Si on continue à effrayer nos bêtes.
Je peux oublier d'être un saint.
Pas avec une mère qui faisait de si bons gâteaux.
- Bonjour, Jim. - Bonjour.
T'as manqué le déjeuner.
J'avais des choses à faire.
- Du café, Jim ? - Non, merci.
Votre jument est sellée, Edith.
Ça signifie que vous allez parler affaires.
Ce n'est pas une façon de traiter ton grand frère.
Il y a eu une débandade hier soir, on a perdu 10 bêtes.
D'autres dégâts ?
J'imagine que le troupeau a perdu 2 tonnes de viande.
Qui l'a causé ?
- Hickey. - Toujours Hickey.
Hickey se prépare à frapper plus fort.
- Comment ça ? - Il embauche plus d'hommes.
Des hommes bons au revolver.
Comment tu le sais ?
L'un d'eux m'a attrapé hier soir.
Un gars que j’ai connu gamin à Silver City.
- Un bon ami ? - Le meilleur.
Il s'appelle Bonney. William Bonney.
Pourquoi tu me dis ça, Jim ?
Je ne le sais pas moi-même.
Pour la 1re fois de ma vie, je suis confus.
J’ai un ami dans un camp
et un bon ami de l'autre.
Je ne doute pas de ta loyauté.
Ne doute pas de la mienne envers toi.
Mais parle-moi de ton amitié avec ce William Bonney.
Eh bien.
Billy avait 12 ans lorsque les problèmes ont commencé.
Son père a été tué dans le dos et l'homme qui l'a tué acquitté.
acquitté par le genre de gars que Hickey dirige.
De quoi fausser ta vision de la justice.
En plus sa mère était déjà morte.
Il est resté seul.
Si m'était arrivé ce qui lui est arrivé,
j'aurais fait ce qu'il a fait.
Pris l'arme,
tiré...
et tué cet homme.
Trois balles en pleine poitrine, les unes à côté des autres.
Et depuis, c'est un hors-la-loi.
Quand on s'éloigne du droit chemin, à 12 ans,
c'est dur de revenir en arrière.
Je dois sceller la jument.
Je vais en ville.
Je t'accompagne
si Hickey crée des problèmes, on sera deux.
Il n'y aura pas de problèmes, car je ne cause pas de problèmes.
Je vais avertir Hickey,
patiemment et honnêtement
qu'avec l'aide du gouvernement,
l'affaire sera si claire qu'Hickey n'aura pas d'échappatoire.
Libre à toi d'espérer.
FORGERON - ED BRONSON
- Bonjour fils. - Salut.
- Tu es pressé ? - Oui, où est le forgeron ?
Il est parti réparer ma presse et prendre sa bière.
Un gars du coin a décidé de casser à nouveau ma presse.
Je continuerai à vivre en espérant le meilleur.
Vous avez perdu un fer ?
Vous avez dû aller loin pour qu’il ait mal aux pattes.
- Elle est propre ? - Ce serait la première fois.
Il y a un trou dans le chapeau.
Ventilation.
- Salut, frère. - Bonjour.
Je dois changer un fer.
Si je ne trouve pas un assistant, je vais crever de chaud.
Ne rabotez pas trop.
Juste ce pour quoi je suis payé.
Vous ne seriez pas allé chez Keating, après réflexion ?
Je ne réfléchis pas.
Il n’y aurait pas eu du grabuge ?
Aucune idée.
De la terre rouge.
Il n'y a qu'un seul endroit ici où ça existe.
Vous aimez les chapeaux, l'émotion et la terre rouge, hein ?
Je veux seulement éviter les ennuis aux jeunes étrangers.
Si je ne reçois pas d'aide bientôt, je vais mourir d'épuisement.
Vous le laisserez devant le saloon.
Mettez pas d'argile rouge dans votre presse.
Pourquoi tout le monde parle de votre presse ?
Vous comprendriez, si vous saviez lire.
"Demandez crédit et allez au diable."
Où sont-ils tous ?
Au bureau de Hickey, pour la paye.
Si le Kid ne revient pas tant pis. On s’en fiche.
Je savais qu’il fallait se méfier.
Il a encore les oreilles mouillées.
Salut, Billy !
Touche mes oreilles.
Vas-y.
C’est mouillé ou sec ?
Mouillé ou sec ?
Te trompe pas.
Sec.
C'est la paye ?
Deux cents pour le Kid.
Mets pas mon nom dans un livre.
Laisse tomber.
Qu'y a-t-il ?
Cet anglais élégant Keating veut vous parler.
Il est prêt à se montrer raisonnable, on dirait.
Voyons ce qu’il a à dire.
Eh bien, M. Keating, en voilà une surprise.
Je ne vous vois pas souvent.
Vous me verrez encore moins, M. Hickey.
Vous n'allez pas quitter la région ?
Juste quelques jours.
Le temps d'aller dans la capitale rendre visite au gouverneur.
Il favorise les gens du pays dit-on.
Peut-être,
sauf s'ils contrôlent, shérifs, juges et provoquent des fusillades.
Vous partez bientôt ?
Dès la prochaine débandade de bétail. Si elle a lieu.
Si tôt que ça ? Bon voyage.
Joli défilé ?
Lequel est Bonney ?
Je vous l’envoie.
M. Keating est invité par la maison.
La chance te sourit ?
Je ne me plains pas.
Les gars de Keating t’ont vu lors de la débandade ?
Pourquoi ?
Il ne parle que de ça.
Il veut aller voir le gouverneur.
Il est là.
Je devrais aller lui parler.
Si tu veux. Ce n'est pas facile de le provoquer.
Vos gars ont été trop gentils.
Difficile à dire.
Vous me cherchez, Monsieur ?
William Bonney ? C’est mon nom.
Je voulais vous voir.
On a un ami commun : Jim Sherwood.
Il parle beaucoup.
Vous êtes allé le voir, je crois.
C'est vous que je venais voir.
Exact, j’espère qu’on se reverra.
- Sans doute. - Quand je serai là-bas.
Peut-être oui, peut-être non.
je vois.
Dites à Jim de venir lui-même.
- Oh non. - Pourquoi ?
Vous êtes armés tous les deux. C’est risqué.
- Et vous ? - Je ne porte jamais d'arme.
- Ça vous rassure ? - Beaucoup.
- On trinque ? - Je ne bois pas avec n’importe qui.
Je ne vous blâme pas.
Un peu d'eau, après la boisson forte.
Oubliez l'eau. Donnez-lui une arme.
T'as entendu ?
Voilà pour vous.
Non merci.
Ces choses rendent la conversation difficile.
Hey !
Quoi ?
Rien.
Allez-vous par là ?
Un homme peut aller où il veut, non ?
Pourquoi vous n’êtes pas armé ?
Je n’aime pas ce genre de protection.
Il n’y a pas mieux contre un type armé.
Non.
Vous aviez une arme dans le saloon, pas moi.
Et nous voilà marchant dans le désert.
J’aurais pu vous tirer dans le dos.
Mon arme ne m’aurait servi à rien, alors.
Les choses vont changer dans ce comté.
Les armes et les tirs s'arrêteront.
La loi et l'ordre sont en route.
Soyez prudent, sinon ils vous renverseront.
Les bonnes personnes veulent vivre avec des citoyens pacifiques.
Et nul ne sera assez bon tireur ou assez coriace pour leur résister.
Pas même Hannibal, Napoléon ou Billy the Kid.
Oui, mais vous n'êtes pas le peuple.
Mais juste un homme, sans arme.
Hickey empêchera ses hommes de me tuer.
Il aurait des ennuis avec la loi.
- Mais un étranger... - Un étranger le pourrait.
Ça ne m’inquiète pas.
Je suis protégé par un code moral.
Pas le mien, le vôtre.
Moi ? Moral ?
Bien sûr.
Vous ne tuerez pas un homme désarmé ou qui a le dos tourné.
Dans l’Ouest, beaucoup ont la même morale.
Porter un chapeau, avec un bord plus large.
Le soleil ne vous réussit pas.
Avec tout ce bavardage, les chevaux doivent avoir soif.
Il y a beaucoup de vautours.
Il y a une charogne dans le coin.
Sherwood s’entraîne en tirant dessus.
Il loupe rarement.
Très bien.
Pensez-vous faire mieux ?
Je n'ai pas d'arme.
Merci.
Quelqu'un a des ennuis.
Il voulait atteindre le point d’eau.
Sale blessure. Je vais chercher mon cheval.
Le bétail a paniqué.
J'ai été écrasé par le troupeau.
- Il a parlé ? - C'est incohérent.
- Allons au ranch. - Il bosse pour vous ?
Tom Peterson. L'un des meilleurs assistants.
- Allez emmenons-le. - Je vais vous aider.
Merci.
- Peterson a été blessé. - Demande de l'aide, Danny.
Où est ma sœur ?
Elle est avec Jim, à la recherche de Peterson.
- Appeler Mme Peterson. - Oui, Boss.
Il est amoché.
- Ses lèvres sont bleues. - Donnez-moi de l’eau ?
Où est-il ? Où est Tom ?
Tom, mon chéri. C’est Myra.
Myra.
Oui, Tom.
Dis aux enfants...
Tom ! Tom !
Edith va s’occuper de vous.
Un homme aussi bon que Tom.
Jamais un mot plus haut que l'autre.
Ce n’est pas juste qu’il nous quitte.
Deux jeunes enfants...
Ce n’est pas juste.
Vous entendez ?
Ce n’est pas juste, hein.
Soyez courageuse.
Tom l’aurait voulu.
Allons chez moi.
- Vous jouez ? - Non.
Je ne lis pas une note, mais ma sœur Edith est une virtuose.
- Gardez le dîner au chaud. - Très bien, monsieur.
Tenez.
- Comment vous le trouvez ? - Excellent.
Prenez une chaise., Billy.
Vous aimez ?
Vous disiez que...
Oui, J’ai appris cet air avec un homme remarquable.
Sean McSwiggen. Vous le connaissez ?
Jamais entendu parler.
Sa fréquentation m’a causé des ennuis.
Mon père était pasteur.
Dans l'un de ses sermons, il l'a décrit
comme l'un des pires voyous sans cervelle dans le pays.
"Un gibier de potence !" criait-il.
Il n'était pas comme ça, c'était un romantique.
- Oui ! - Oui.
J'ai aimé Swiggen.
Je le ramenais du pub, je le couchais.
Je lui bandais le poignet.
Bizarre, l’alcool lui faisait mal au poignet.
Il les a blessés lors d'un combat à Dublin.
Ils disent qu'il a tué un homme.
Très intéressant.
Il m'a donné cette montre.
Appuyez sur le bouton.
15 ans après sa disparition, on a appris qu’un sergent McSwiggen
a sauvé son régiment, d'une attaque indigène en Inde, en 68.
Mon père a un annoncé :
"Ça ne peut pas être notre McSwigen !"
Que voulez-vous me dire ?
Bob McSwiggen.
Je me fiche de McSwiggen ou des sermons.
Je comprends.
Eh bien, sortons prendre l'air.
Jim et Edith ne vont pas tarder.
Je vais partir.
Mais non, restez. Je vous invite pour la nuit.
Non, j'ai du boulot.
- Pourquoi ne pas aller en ville ? - Personne ne va en ville.
Écoute, Eric...
Tom Peterson est mort dans une débandade.
C'est une supposition.
Si nous envahissions la ville, nous ferions le jeu de Hickey.
Nous devons être sûrs.
C'est toi le boss,
à ta place, il n'aurait pas d'homme Hickey ici.
Tu m'accuses ?
Pas encore.
J’attends que tu tues quelqu’un dans le dos.
Je me concentre sur l'avant.
J'ai trop sommeil pour être juge aujourd'hui, les gars.
Bonne nuit, Jim.
Bonsoir.
- On va discuter, maintenant. - J’écouterai pas.
T'as écouté, quand je parlais en paraboles :
Cette fois, je vais être plus direct.
Vous avez juste imaginé
que tous ceux qui sont du côté de la loi ont tué votre père,
Jim est du côté de la loi.
Et je m'inquiète pour lui...
son bien-être et son bonheur.
Il a des racines ici.
Peu importe où vous allez, mais partez.
Un jour, ce sera un duel entre amis...
Avec des armes.
Quand cela arrive, celui qui survit ne s’en remet jamais.
Jamais.
Vous avez un cheval et l’Ouest est vaste...
Allez, Holly.
Vous pouvez passer la nuit ici.
Bonsoir.
Est-ce que mon frère est là ?
Oh, je suis la sœur d'Eric Keating.
Je sais. Il est à l'intérieur.
Merci.
Vous êtes William Bonney ?
On m’appelle Billy.
Vous êtes le meilleur ami de Jim.
- On s’est connus gamins. - Il me l’a dit,
Il devient bavard.
Loin de là.
Deux phrases sont le maximum pour Jim.
Il n'a pas beaucoup changé.
Vous pouvez me rendre service.
Je peux le demander à Eric, mais vous êtes mieux placé que lui.
Si je peux vous aider, mademoiselle.
Vous savez pour Patterson ?
- Oui. - Je viens de la quitter.
Elle ne pleure pas et répète : "Les larmes ne ramènent pas les morts."
C’est juste.
Ils disent que les gars de Hickey sont responsables de la débandade.
Ce n’est qu’une supposition.
Ravie de vous entendre dire ça.
Ils veulent que Jim les conduise en ville.
Vous êtes son meilleur ami, parlez-lui.
Jim n’ira pas en ville. Pas maintenant.
Vous lui avez parlé ?
Votre frère l’a fait.
Je suis tellement soulagée.
Je me réjouis de vous avoir parmi nous.
Je ne reste pas.
Eric ne vous a pas engagé ? Il l’a promis à Jim.
J’ai déjà un travail.
Vous ne pouvez pas le quitter.
- Si, quand je veux. - Alors, pourquoi ?
Vous vous plairez ici, comme Jim.
Jim a des racines ici.
J’ai un cheval et l’Ouest est vaste.
- Bonne nuit mademoiselle. - Bonsoir.
- Salut. - Salut.
Vous restez pour les funérailles ?
Dommage.
Salut, tête brûlée.
- Salut le saint. - Un petit déjeuner ?
- Tu veux m’inviter ? - Pas moi.
Tu dois retourner au boulot..
Oui.
Jim, tu penses que ça va ?
C'est le mieux qu'on puisse faire.
Exact.
Désolé que tu partes.
Tu seras peut-être surpris.
Lettre ouverte au gouverneur.
Notre ville de Lincoln héberge une bande de crapules
qui tuent les honnêtes gens, volent et défient la justice,
Si un nouveau shérif n'est pas nommé rapidement, une guerre peut éclater.
Oui a écrit ça ?
Ward, évidemment.
Jetons-le en prison encore une fois.
Il n'y en a pas assez pour l'enfermer.
On ne peut pas boucler son esprit.
Hudson, fais-le lui manger.
- Tu veux dire, vraiment ? - Vraiment.
Que veux-tu, Hudson ? Qu'est-ce que ça veut dire ?
Alors, Ward, tu as écrit ça,
maintenant tu vas le manger. Ouvre la bouche.
Et ouvre-la grand. Allez, ouvre ta bouche.
Il ne veut pas ?
Allez, ouvre-la grand, ça n'a pas mauvais goût.
Allez ! Ouvrez-la.
Que se passe-t-il ici ?
Il essayait de me faire manger mes mots.
Je suivais les ordres.
Va voir Hickey et obtiens-en d'autres.
Ed ?
Merci fils, merci.
Quand j'ouvrirai mon propre journal,
j'écrirai une histoire pour louer tes mérites.
Hein, oublie ça.
Trois valets.
Une carte est tombée de ta manche.
Le ménage est mal fait dans ce saloon.
Il y a beaucoup d’ordures à nettoyer.
Ce n'est pas à toi de dire ça, ni à Keating.
Il dit ce qu’il veut. Et moi aussi.
- Ferme-la Kid. - Sauf si tu démissionnes.
C'est possible.
Personne ne quitte mon groupe sans ennuis.
Qui veut commencer à me causer des ennuis ?
J'ai tellement marre de ta tête que je ne peux plus la regarder.
Au revoir, gamin.
Où vas-tu, Billy ?
Offre un verre aux filles.
Tu as perdu ta voix ?
- Où emmenez-vous Pedro ? - Je ne sais pas.
Où voudrais-tu aller ?
- Pedro veut aller au paradis. - Plus tard.
Je serai tellement content.
Au milieu des anges qui chantent et qui volent.
Et triste aussi.
Ils ne voudront pas de toi. Ni de moi.
Pourquoi penser au paradis ?
Les grandes et belles tombes.
- Des tombeaux ? - Le plus grand du monde.
Regarde, le meilleur.
On dirait qu'il t'emmène au paradis.
Pedro veut une tombe comme ça quand il mourra.
Je serais si heureux.
Il va bien, Eric.
Encore une semaine.
Explique-lui. Il semble très inquiet.
- Ça va ? - Bonjour.
- C'est Pedro. - Salut Pedro.
"Buenos dias."
Je pars loin. Tout seul.
Pedro mon ami a besoin d'un endroit pour s'occuper.
On est au complet. Désolé.
- On a toujours besoin d’aide. - Il vaut le coup.
Il est à vous.
"Hasta luego", Pedro.
Un instant, Billy.
2 hommes ne seront pas de trop, Jim.
Il faut ça, pour remplacer Patterson.
Je pense que oui.
Si vous pouviez retarder votre départ.,
vous nous rendriez service.
Je pense que je peux.
Mais je ne connais pas grand-chose au bétail.
Ce que tu ne sais pas, on te l'enseignera.
Vous acceptez, Billy ?
Je donne toujours sa chance à un homme.
Voilà, aidez Jim avec ça.
Il faut mettre la bande.
Ne t'inquiète pas, Pedro.
J'ai un job que vous aimerez probablement.
Vous nous aimez, n'est-ce pas ?
- Salut. - Salut.
Vous faites encore de la fumée ?
On n’est pas sur les terres de Keating, on peut respirer.
C'est pour l'air, il ne veut pas qu'il soit contaminé.
Tu te sens fort depuis que Keating t'a pris sous son aile ?
J'en avais marre, des vautours.
Si vous retourniez en ville ?
- Peut-être. - Après avoir mangé.
Vous pouvez sauter un repas.
On partira si on veut.
Ouais.
Sur ton cheval. Toi aussi.
Hickey n'aime pas qu'on gaspille notre nourriture.
C'est pas perdu.
D’autres coyotes en profiteront.
Ils feraient mieux d'avoir quatre pattes.
Pedro !
- Tous ont été payés ? - Sauf, Billy.
Où est-il ?
Sandy, tu as vu Billy ?
Il est parti avec le Mexicain, vers midi.
Ils allaient voir un poulain.
Un poulain ?
Je ne voulais pas trahir sa confiance.
Vous ne direz rien à Mlle Edith ?
- Pas un mot. - Très bien.
Depuis un mois, Billy dresse un poulain.
Pour l’anniversaire de Mlle Edith
Pedro l'aide en jouant de la musique.
Cela me semble bizarre aussi.
Billy s’est bien intégré.
Grâce à vous. Je n’aurais pas réussi.
Chacun dresse les poulains qu’il peut.
Donnez-lui son salaire.
- Bonne nuit, Jim. - Bonne nuit, Eric.
- Comment est-ce arrivé ? - Je ne dirai rien.
- Qui a fait ça ? - Je ne dirai rien.
Tu devrais aller te reposer.
Je vais m'occuper d'eux, Jim.
Parlons-en demain.
Personne ne m'arrêtera. Personne !
Jour de paie, Billy.
Quelqu’un d’autre va payer.
- Billy ! - Oui.
Vous voulez me rendre un service ?
Sûr.
J’ai une lettre à poster. Allons dans la maison.
- Inutile d’attendre. - Bien, Madame.
Bonne nuit.
- Un thé, Eric ? - Plus tard.
- Billy ? - Non, merci.
Depuis quand le connais-tu, Billy ?
Pedro ?
Je ne sais pas. Assez longtemps.
- Billy ! - Oui.
Vous avez vu quelqu’un près de son corps ?
Pas à côté.
Ailleurs ? Plus tôt dans la journée ?
Deux gars.
Les connaissiez-vous ?
Leurs visages étaient familiers.
Les hommes de Hickey ?
Je ne dis pas.
Vous n’en êtes pas sûr.
Je sais juste que Pedro est mort.
Voici un rapport pour le gouverneur.
À quoi bon ?
Pedro sera enterré dignement.
Il n’aurait pas voulu de chichis. Je m’en chargerai.
Libre à vous.
Qui faut-il prévenir ?
Je vous dirai qui devrait savoir.
Avait-il beaucoup d’amis ?
Moi, je pense.
Comptez-nous également.
Il devait jouer à mon anniversaire.
Il répétait de nouvelles chansons exprès.
Bonne Mlle, je vais poster ce rapport.
Je peux envoyer Bud.
Il n’ira pas là où je veux aller.
Pourquoi ce soir ?
Ça ne sert à rien d’attendre.
Ni de se presser.
- Ce sera pareil demain matin. - Évidemment.
Et les jours suivants également.
Mais les endroits dont vous parlez seront encore là.
quand on aura la réponse à notre rapport.
Oui.
Quel merveilleux cadeau d'anniversaire.
C'est un beau poulain.
Ça a demandé du travail pour le dresser.
Pedro lui a joué de la guitare tout doucement.
Pedro était une bonne âme.
Peut-être parfois.
La plupart des hommes sont doux.
Je ne sais pas.
Vous ne voulez pas l'admettre.
Les hommes sont différents, devant les femmes.
C’est votre cas.
- Je lui plais. - Forcément.
Ça se voit. Je voulais dire.
Bonjour, tout le monde.
Hello, Eric.
On ne t’a pas entendu venir.
Je vais à Oak Creek...
Un voisin a eu des ennuis cette nuit.
- C’est grave ? - Un petit tracas.
- Je vous accompagne, boss ? - Non, pas besoin.
- Tu seras rentré pour la fête ? - Évidemment.
Tu as aimé le poulain ?
Je l’adore. Tu as l’heure ?
15h30.
J'ai à faire avant l'arrivée des invités.
Je te vois à la fête.
Je suis fier de toi, Billy, vraiment.
- Fier de quoi ? - De tout.
Je ne t'ai à peine reconnu sans ton...
J'ai oublié de le mettre.
Vous voulez pas que je vienne ?
Allez chercher Jim et rejoignez-moi dans le dortoir.
Je veux vous parler avant de partir.
Des problèmes ?
Appelez Jim.
Le gouvernement a répondu à mon rapport.
Les choses iront mieux maintenant.
J'ai été nommé, marshal.
La loi arrive dans cette région.
- Formidable, Eric. - Et Hickey ?
Il ne sait toujours pas.
Mais il le saura demain,
quand nous enquêterons sur la mort de Pedro.
Nous ?
Je vous ai appelé pour ça.
Je vais vous nommer adjoint.
Jim, comme adjoint, il va m'arrêter pour toucher la prime.
Voici votre liberté conditionnelle, Billy.
Je suis allé la chercher au Capitole.
À la fin de l’année, on la transformera en grâce.
Merci, M. Keating.
Lève-toi, Jim, tends la main droite et répète après moi.
”J’accepte la responsabilité de marshal adjoint,".
J’accepte la responsabilité de marshal adjoint,
"Je jure de défendre cet honneur"
"et de faire respecter la loi,"
"avec l’aide de Dieu."
Je jure de défendre cet honneur
et de faire respecter la loi, avec l'aide de Dieu.
N'aura-t-il pas... un badge ?
Ils ne m'ont pas donné de badge pour ça,
mais il y a un aigle américain, sur ce dollar.
C'est suffisant.
Je dois aller à Oak Creek.
Veillez sur lui, Billy, il en aura besoin.
Je peux prendre soin de moi.
Vous allez avoir les genoux qui tremblent.
Ce soir, on annonce ses fiançailles.
- Ses fiançailles ? - Oui.
Jim et ma sœur se marient.
Je m’en réjouis.
Je m’en réjouis.
On ferait bien d’arrêter maintenant.
Tu as l’air fatigué.
- Hey. - Quoi ?
Le gâteau.
Ça sent le gâteau.
J'aime le gâteau.
- Plus que des beignets. - Bien sûr.
Ta mère faisait de bons gâteaux.
À Silver City.
On les dévorait.
Tu te souviens ?
Sans demander.
La cuisine est là.
Je meurs de faim.
Va donc en chercher.
- Non, Mme Hanky. - Tu as peur ?
Je suis sans mon arme.
D'accord.
J’y vais.
- Jim ? - Pardon.
Ça ne se fait pas.
- Je voulais juste... - Dehors !
Ce n’est pas une robe de mariée.
Sors d'ici ! Sortez et restez dehors !
Fichez le camp.
Tu as perdu la main.
Tu dois vraiment te marier.
Qu'est-ce que c'est ?
C’est du sérieux.
Son cheval l’a désarçonné.
Je t’accompagne. Reste ici.
Edith serait... Toutes les femmes s'inquiéteraient.
Monsieur Keating !
Monsieur Keating !
Jim, où est Billy ?
Parti rassembler des bêtes égarées.
Eric tarde à revenir.
Quelque chose t'inquiète ?
Non, pas du tout.
Mlle Keating, c'est un désastre en cuisine.
Je savais que ça porterait malheur.
Voyons, Hanky.
- Billy est là ? - Dans le dortoir.
Avec le patron ? J’ai juste vu Billy.
Tu l'as trouvé ?
Oui, avec une balle dans le dos.
Il est mort.
Je vais l’annoncer à Edith.
Je viens ?
Je dois le faire seul.
Qu'attendez-vous ?
Mon mari a été abattu lâchement..
Comme M. Keating.
Vous finirez ainsi.
Écrasés par le bétail paniqué.
Ou abattus par-derrière.
Il faut les arrêter. Et il n’y a qu’une seule façon.
On y va ce soir, Jim.
Non, pas ce soir.
Agissons comme Eric l’aurait voulu.
Je suis marshal adjoint et je représente la loi ici.
On arrêtera les tueurs de Keating et ils seront jugés équitablement.
Fred, va au Bar-M. On prendra leurs gars demain.
Tom, préviens les gars de Mason.
Pete, fonce au ranch Cuttingham. Faites vite.
Mme Petterson, je vous serais reconnaissant de rester avec Edith.
- Elle a besoin de vous. - J'y vais, Jim.
J’accepte que tu joues au marshal,
tant que ça se passe comme je veux.
On veut la même chose.
On verra.
On va chercher les gars des autres ranchs.
- Qu'est-ce qu’ils vont faire ? - Je ne suis pas devin.
Alors ?
Ils arrivent avec des renforts.
- Où vous allez, Ward ? - Hickey m'envoie.
- Il veut éviter un bain de sang. - Ce ne sera pas utile.
Il promet une enquête officielle pour faire toute la lumière.
- Il avait un mandat sur Keating. - Un mandat.
Quoi ?
Il hébergeait un criminel.
Keating s’est opposé aux hommes du shérif.
C'est pourquoi il a été tué par les forces de l'ordre,
dans l'exercice de leurs fonctions.
- Tu n'y crois pas. - Non.
Si mon avis vous intéresse, je n'y crois pas non plus.
Je peux venir avec toi fiston ?
La ville regorge de Winchester et de six coups.
On a aussi.
Attention aux portes et aux fenêtres.
- C'est assez calme. - Et ce n'est pas dimanche.
Hickey a vidé les rues. Il n’y a même plus un chien.
On va entrer à pied, de chaque côté.
Billy prend un groupe, les autres viendront avec moi.
Ceux du côté droit de la rue couvriront les maisons sur la gauche.
Ceux de gauche couvriront les maisons de droite.
- C'était clair pour tous ? - OK, Jim.
Prêt ?
Ward, restez en arrière, vous serez leur première cible.
Je suis pour la paix, mais pas à tout prix.
- Des questions, tête brûlée ? - Aucune, prêcheur.
Il ne faut pas gâcher les munitions.
Claxton ! Cobb !
Essayez de filer,
Allez chercher les Shanahan et disparaissez.
On va les retenir au maximum.
Ils n’ont rien contre moi sans eux et vous.
Allez !
Hickey ! On est plus nombreux. Vous n’avez aucune chance.
On veut les meurtriers de Keating.
Je vous les livrerais si je savais où ils étaient.
Arrête, Billy. Ne tirez pas.
Billy, arrête tes hommes, ne les laisse plus tirer.
Sherwood, je ne veux pas non plus d'effusion de sang.
D'accord, viens ici et nous parlerons.
D'accord, Sherwood.
La mort de M. Keating a été un choc.
Plus encore, il était marshal des États-Unis.
- Il hébergeait un criminel. - Billy était sous sa garde.
N’espérez pas organiser le procès ici, avec votre juge, jury et gars.
Vous serez jugé au Capitole.
Je prends le risque, si vous de trouver des témoins.
Il y a de bons avocats là-bas.
D’ici là, on confisque les armes.
Pas la mienne, Hickey va s’en tirer.
Pas question que je donne mon arme.
- Attends. - Lâche-moi, Jim.
Je trouverai les témoins, à ma façon.
- Je défends la loi. - Tu t’es vendu pour 1$.
- Voilà comment c'est censé être. - Ce ne sera pas comme ça.
- Enfermez-le ! - Et le motif ?
C'est la première fois que tu demandes une raison, vagabondage.
- Traître ! - Tu veux la paix à tout prix.
- Enfermez-le aussi. - Pour vagabondage.
Il n'y aura pas de procès, Hickey.
Emmenenez vos hommes au saloon, on va discuter...
sans armes.
Calme-toi, petit, ce ne sera pas long.
Je veux sortir.
Pas moyen de discuter avec certains.
Discuter ne sert à rien.
Surtout avec des simples d'esprit.
Qui ça ?
La bande à Hickey.
Si vous avez un truc à dire, parlez.
Je connais les meurtriers et je sais où ils se cachent.
Fallait le dire avant.
Ce sera dans le journal.
- Eh Bronson ! - Oui !
- Tu sais où est mon cheval ? - Bien sûr.
Chez moi, dans l'écurie.
Il va bien ? Un vrai poulain.
Il est dans la paille jusqu’au garrot.
Traite-le bien jusqu'à ma sortie.
Mon gars, compte sur moi.
J'ai à nouveau réparé votre presse.
Vous allez imprimer un truc un jour ?
"Ainsi passe la gloire du monde ".
Il est fou.
Pour accrocher des portraits.
Combien ?
Les deux Shanahan, Claxton, Cobb. C'est quatre.
Avec Hickey, ce sera cinq.
Que se passera-t-il quand ils libéreront le Kid ?
Chaque chose en son temps.
Bonjour, mademoiselle.
J’aimerais parler à M. Bonney.
Emmène Miss Keating voir le Kid.
Là-bas.
Billy, je viens de quitter Jim.
Et il vient de me quitter.
Jim fait ce qu'Eric voudrait qu'il fasse.
Votre frère a été tué à cause de moi.
Vous n'étiez qu'un prétexte, ça aurait été autre chose.
Il a été tué à cause de moi.
Si ça continue ainsi, un meurtre en cause un autre,
jusqu'à ce qu'un homme prenne le contrôle
Jim tente de faire régner la loi et l'ordre.
Il vous a enfermé pour vous éviter que vous vous attiriez des ennuis.
Je veux sortir.
Oubliez votre vengeance. Vous devez aider Jim.
Il tient à vous. Vous êtes son meilleur ami.
- Le seul ! - Il a un nouvel ami, Hickey.
Jim est votre ami, plus que vous ne le pensez.
Il veut vous empêcher de vous retrouver seul.
En guerre avec tout le monde.
Il n’a pas les mots pour vous le dire.
Moi non plus, mais j’essaye.
Puis-je dire à Jim qu’il peut vous libérer ?
Alors ? Toujours aussi tête brûlée ?
J’en ai peur.
Il faut le garder ici jusqu’à ce qu’il se calme.
Il ne restera pas longtemps.
On verra.
Bonne journée.
Va prendre l’air et une bière.
Il est temps de passer à l'action.
- Tu peux le buter ici. - Voyons...
Tu diras qu’il a réclamé du feu quand tu lui en as donné,
que peut-il faire ?
Il a pris mon arme.
Et il t’a forcé à venir ici ?
Ward dira que ce n'est pas vrai.
On s'occupera de lui le moment venu.
Billy voulait cette montre.
- Elle est dans le tiroir. - Mais t'as été plus malin.
Pour sûr.
Mais comment j’ai fait ?
Tu n’as pas une arme dans ce tiroir ?
Il y a la sienne dedans.
C'est ça, l’idée.
Je suis au saloon.
Bonne nouvelle pour toi, Kid.
Tu es libre.
Viens signer les papiers au bureau.
Ça n’a pas marché, hein ?
Non, Kid.
- C'est pas bien. - Où est la montre.
- Dans le tiroir. - Va la chercher.
Tenez, M. Ward.
- Où allez-vous ? - Chercher les portraits.
Écoutez ça, Jim !
Je vais enfin sortir une édition de mon journal !
Je vais publier le Monthly Sentinel.
Attendez, M. Ward Qui vous a relâché ?
Ce sera dans mon journal en sortant des presses.
C’est le shérif qui vous a libéré ?
Hickey, votre ami est allongé par terre avec un trou dans la peau.
- Vous êtes fou ! - Complètement.
Billy the Kid s'est enfui.
- Où est-il allé ? - À Big Valley.
Thad, Bat, toi aussi, Hickey.
- Moi ? - Oui.
Je veux qu'il ne vous arrive rien.
- C'est Cobb. - Il y a deux chevaux, Jim.
Allons-y.
Il ne reste que les Shanahan.
Où sont les autres ?
Hickey a promis de venir si ça chauffait.
- Il nous a doublés ? - Possible.
N'essaie pas.
Ça sent rudement bon, Ed.
Dommage Claxton et Cobb n'en profiteront pas.
Ils ont eu des ennuis à Painted Rocks.
Écoute, Kid, nous sommes amis.
Bien sûr, Eddie.
C'est pourquoi je me suis arrêté.
Il y a trop pour les quelques-uns qui vont manger.
Peut-être pour le nouveau shérif du comté.
Vous ne le savez pas, je parie.
Je suis sûr que ce sera écrit dans le journal de M. Ward.
L’ancien shérif ne le lira pas.
Il est aveugle.
Il a vu un six coups de trop près.
Claxton et Cobb ne le liront pas non plus.
Pour la même raison.
Parle pas comme ça, Kid.
Oui monsieur, rien de tel qu'un bon repas.
Encore faut-il pouvoir le manger.
Écoute, kid, tenons-nous la main.
Et faisons équipe comme avant.
On va faire équipe, Eddie.
On va faire équipe.
Allez vers le haut, pour lui couper la route.
Eh les gars !
Vous êtes ivres, les gars ? Billy le Kid.
Vous leur parlerez plus tard.
Bougez pas, touchez pas aux armes.
Sors de là, Billy.
Je ne ferais pas ça, Hickey.
Je vous ai gardé pour la fin.
Si tu me suis sans faire d’histoires,
tu auras un procès équitable.
Garde ta salive, Jim.
- Sinon ? - Écoute la raison, kid.
Vous n’avez rien à me dire, Hickey.
Les frères Shanahan attendent vos raisons.
Faites quelque chose.
Hickey est sous ma responsabilité.
Je suis adjoint.
Il peut te blanchir pour le reste.
Mais si tu le tues de sang-froid,
tu seras pendu.
Je n’ai pas tué Keating.
Dites ça aux Shanahan.
À Claxton et à Cobb.
Et dites-le au shérif.
Oui, Hickey,
vous rencontrerez un gars, là où vous allez.
Le salaud qui a tué mon père, il vous plaira,
Fais pas ça, Billy.
C’est moi qui te le demande.
Comme quand on était gosses, à Silver City.
Silver City, c’est loin.
Écarte-toi, Jim.
Vous nous quittez, Hickey.
Laisse-moi une chance, kid.
Bien sûr, comme celle que vous avez laissée à Keating.
Vos jambes tremblent.
Plus vite, Hickey !
Plus vite !
Tu lui as tiré dans le dos.
Oui, ce salaud ne mérite que ça.
Je vais venir te chercher.
Je sors.
On règle ça comment ?
Comme ça.
Je te ramène, Billy.
- Non. - Tu seras pendu.
Ils ne me pendront pas.
Je pars, Jim.
Tu n’as jamais tiré de la main droite, Tête de pioche.
Je ne le ferai plus, prêcheur.
Ainsi, lorsque la justice atteignit la dernière frontière,
le dernier des hommes violents trouva la paix.
Adpt. Jean Esch Extraction Midou Revu J.Y. 25/11/2021 ++_2
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