All language subtitles for Les.Armes.S01E03.FRENCH.1080p.WEB.H264-TFA

af Afrikaans
ak Akan
sq Albanian
am Amharic
ar Arabic
hy Armenian
az Azerbaijani
eu Basque
be Belarusian
bem Bemba
bn Bengali
bh Bihari
bs Bosnian
br Breton
bg Bulgarian
km Cambodian
ca Catalan
ceb Cebuano
chr Cherokee
ny Chichewa
zh-CN Chinese (Simplified)
zh-TW Chinese (Traditional)
co Corsican
hr Croatian
cs Czech
da Danish
en English Download
eo Esperanto
et Estonian
ee Ewe
fo Faroese
tl Filipino
fi Finnish
fr French
fy Frisian
gaa Ga
gl Galician
ka Georgian
de German
el Greek
gn Guarani
gu Gujarati
ht Haitian Creole
ha Hausa
haw Hawaiian
iw Hebrew
hi Hindi
hmn Hmong
hu Hungarian
is Icelandic
ig Igbo
id Indonesian
ia Interlingua
ga Irish
it Italian Download
ja Japanese
jw Javanese
kn Kannada
kk Kazakh
rw Kinyarwanda
rn Kirundi
kg Kongo
ko Korean
kri Krio (Sierra Leone)
ku Kurdish
ckb Kurdish (Soranî)
ky Kyrgyz
lo Laothian
la Latin
lv Latvian
ln Lingala
lt Lithuanian
loz Lozi
lg Luganda
ach Luo
lb Luxembourgish
mk Macedonian
mg Malagasy
ms Malay
ml Malayalam
mt Maltese
mi Maori
mr Marathi
mfe Mauritian Creole
mo Moldavian
mn Mongolian
my Myanmar (Burmese)
sr-ME Montenegrin
ne Nepali
pcm Nigerian Pidgin
nso Northern Sotho
no Norwegian
nn Norwegian (Nynorsk)
oc Occitan
or Oriya
om Oromo
ps Pashto
fa Persian
pl Polish
pt-BR Portuguese (Brazil) Download
pt Portuguese (Portugal)
pa Punjabi
qu Quechua
ro Romanian
rm Romansh
nyn Runyakitara
ru Russian
sm Samoan
gd Scots Gaelic
sr Serbian
sh Serbo-Croatian
st Sesotho
tn Setswana
crs Seychellois Creole
sn Shona
sd Sindhi
si Sinhalese
sk Slovak
sl Slovenian
so Somali
es Spanish
es-419 Spanish (Latin American) Download
su Sundanese
sw Swahili
sv Swedish
tg Tajik
ta Tamil
tt Tatar
te Telugu
th Thai
ti Tigrinya
to Tonga
lua Tshiluba
tum Tumbuka
tr Turkish
tk Turkmen
tw Twi
ug Uighur
uk Ukrainian
ur Urdu
uz Uzbek
vi Vietnamese
cy Welsh
wo Wolof
xh Xhosa
yi Yiddish
yo Yoruba
zu Zulu

Original subtitles

(sonnerie de cellulaire)

(criaillements d'un goéland)

(ronflements)

(vibrations de cellulaire)

- Fait que... Mick Vanier?

- 100%. Il est bright, travaille en équipe.

Dallaire et moi, on lui a mis la pression avec la balle.

Il a pas flanché. Il est fait toffe.

- Et JTF16, ça l'intéresse pour vrai?

(petit rire)

- Il est venu à Kanawata juste pour ça.

- Craig va le tester pour voir s'il a ce qu'il faut.

- Il y a juste un problème.

Son épaule.

(cri)

Dallaire est allé un peu fort.

Je pense qu'il est blessé.

- Es-tu correct?

- OK, je m'en occupe.

Garde tes yeux ouverts.

On risque d'avoir besoin de plus de monde.

- Mon colonel.

- Oui?

- Je viens porter plainte contre un membre du rang.

- Je... - Tout de suite.

- Assoyez-vous.

(raclement de gorge)

- Et est-ce que vous vous souvenez de ce qu'il vous a dit?

- De lui redonner sa job.

J'ai dit que j'allais porter plainte.

Il m'a dit: "Je te suggère de pas faire ça."

- Est-ce qu'il vous a frappé, empoigné?

- Il a bu dans ma bière et il m'a fait payer la sienne.

- Il m'invite.

- Les photos, vous pensez que c'est lui?

- Je vois pas qui d'autre.

Il doit connaître quelqu'un à Gagetown.

- Si je peux me permettre...

en tant que commandant, vous pourriez l'expulser de la base.

- J'ai pas de preuve que c'est lui, mais c'est évident.

- L'ancien commandant se serait pas gêné.

- On est dans un état de droit.

Les lois, ça existe pour une raison.

(sonnerie de cellulaire)

J'attends de vos nouvelles.

Oui?

- Alors, finalement, les parents de Léo

vont pas porter plainte...

à la demande de Léo, il paraît.

- Imagines-tu? Commencer sa vie avec un casier.

- Il a 17 ans, il aurait pas eu de casier.

- Je sais bien, mais quand même. Comment il va?

- Je peux te le passer. Il est en haut, dans sa chambre.

- Euh, faut que j'y aille, je te rappelle.

- Colonel.

Ca fait longtemps que vous êtes arrivé?

- Des choses à régler. Allez-y, je vous rejoins.

- Tout est beau. L'enquêteur va entrer en contact avec vous.

- Merci. J'apprécierais qu'il en parle pas à ma femme

pour pas l'inquiéter pour rien.

- Il va vous parler en premier. Vous verrez ça avec lui.

- 29, 30, 31, 32,

33, 34, 35,

36, 37, 38, 39...

- C'est moi qui suis là. - Bien, et alors?

- Bien...

- Tu l'utilises pas, là?

- Ma serviette est là.

- Bien, et alors, t'es sérieuse, là?

- ... 49, 50! C'est beau!

Let's go!

- Ah! Fuck!

- Tu devrais la faire checker, pour vrai.

- Non, elle est correcte.

- Elle se prend pour qui, elle?

- Donne-lui un break, elle s'est fait humilier

par Dallaire devant tout le monde.

- Oui, OK, mais on a pris sa défense, je me trompe?

- Que c'est que tu veux que je fasse?

- Ton job.

Hé! C'est toi, le senior.

Fais quelque chose.

- Tu sais qu'i a raison, pareil.

C'est ta job de mettre de l'ordre dans le groupe.

- Donc, selon les gars du JTF,

le suspect avait eu un comportement erratique

depuis quelques semaines.

Il ne mangeait plus, il ne dormait plus,

il parlait tout seul.

- Je suis pas psychiatre,

mais vite de même, ça sonne comme une psychose.

- C'est juste un début.

La victime se nomme Antoine Bastien, 38 ans.

Vétéran de l'Afghanistan, a servi dans plusieurs commandos.

(brouhaha)

- Non!

Hé, hé! Non! Non!

- ... entre 15 et 20 fois dans le thorax pendant qu'il dormait,

puis il lui a tranché la gorge par la suite.

Il s'est vidé de son sang. - Calvaire!

- Ca va, colonel?

- Je...

(raclement de gorge)

Je l'ai déjà croisé.

Il a servi en Afghanistan en même temps que moi.

Le suspect a fait quoi après l'avoir poignardé?

- Il se serait sauvé de la zone JTF

et il se serait rendu directement au poste de police

pour demander qu'on l'arrête sans démontrer de résistance.

- Puis est-ce qu'on sait

ce qui l'aurait motivé à poignarder la victime 20 fois?

- Non, il a pas évoqué de motif, ni avant ni après le meurtre.

Je vais voir en l'interrogeant si...

- On peut pas parler au suspect

vu que c'est pas une personne légale.

On a commandé une évaluation psychiatrique.

Ca va vous aider pour votre enquête.

- Ha! Ce qui m'aiderait, c'est de lui parler.

- Va falloir faire sans.

- Je vous remercie pour votre temps.

Tenez-nous au courant pour la suite.

- Il y a une couple de trucs qui sont encore flous.

J'ai remarqué qu'il manquait du matériel de combat.

Je sais pas si ç'a rapport avec le meurtre, là,

mais ça va être à vérifier.

Et aussi, j'ai demandé au colonel

quand est-ce que ses gars

ont rapporté le comportement du suspect.

Il a contourné la question, pour être poli.

- Vous m'enverrez la vidéo de l'interrogatoire.

Merci pour votre temps.

On va annoncer la mort de Bastien

à sa famille et au reste de la base par communiqué.

Idéalement, on dévoilerait aussi le nom du suspect, mais...

- Ca arrivera pas.

- Allez-y, je vous rejoins.

- C'est parfait, c'est noté. Je vous remercie.

Oui, au revoir.

Je peux vous aider?

- Votre entretien avec M. Savard ce matin,

c'était à quel sujet?

- Euh, c'est confidentiel.

- Qu'est-ce que tu fais? - Toi, qu'est-ce que tu fais?

T'es pas du bon bord.

- Mais oui, je suis du bon bord. Il m'a dit de rentrer là.

- Etais-tu là tantôt quand il l'expliquait?

- Hé, il vient de faire le dessin.

- Break!

Envoye, tout le monde au tableau.

- Sérieux, faut tout t'expliquer!

- Hé, est-ce que c'est ton projet personnel

de te pogner avec tout le monde, ciboire?

- C'est quoi, votre osti de niaisage?

- Bon, là, on vient de perdre 2 soldats

avec une balle dans la tête

parce qu'ils ont décidé de s'obstiner

en plein milieu d'une opération!

T'es chanceux, mon gars.

Si ça t'arrive dans la vraie vie, achète-toi un gratteux.

- On a dit que je prends le côté droit et tu prends le côté...

- Regarde le dessin. Tu rentres à gauche, je rentre à droite.

C'est pas compliqué. - Sers-toi de ta tête.

Si je prends un bord, tu prends l'autre.

- Rose a raison. - Mêle-toi pas de ça.

- Peux-tu changer de ton quand tu parles au monde? Tabarnac!

- Escouade, garde-à-vous!

Est-ce qu'en vous parlant de même, vous allez être meilleurs?

- Non, colonel!

- Pourquoi vous le faites, d'abord?

- Parce qu'il est trop jambon pour comprendre!

- Et est-ce qu'en l'insultant, il va apprendre plus vite?

- Non, colonel.

- Vous êtes aussi forts que le plus faible du groupe.

Je vais vous le dire à tous les jours, s'il faut.

Lunch break. Je vous veux tous dans la salle de classe à 13h00.

Repos!

- Sérieux, là!

Colonel, je suis censé les faire pratiquer à tirer de la C7.

- Vous avez off cet après-midi.

Je vais leur faire pratiquer autre chose.

- Groupe.

Mon colonel!

- Vous pouvez relaxer. Enlevez vos bérets.

OK, vous sortez pas d'ici tant que ça, c'est pas fini.

On va même vous amener vos repas.

Le capitaine Bensouda va passer aux heures

pour voir ou vous en êtes.

Des questions? Soldat Larochelle.

- C'est un casse-tête? - 2000 morceaux.

D'autres questions? Soldate Durand.

- En quoi ça nous aide à devenir

un bon soldat d'infanterie, colonel?

- Bonne question.

Si vous êtes pas capables de faire un casse-tête ensemble,

vous serez jamais capables

de mener une opération sur le terrain ensemble.

D'autres bonnes questions?

Bonne chance!

- Je reviens vous voir dans une heure.

- Tu lui as demandé si c'était un casse-tête?

- Oui, mais c'est quoi, le rapport?

On est dans l'armée, pas un camp de vacances.

- C'est écrit en gros dessus.

- Ouvre la boîte. - Un casse-tête, hein?

- J'ai fait ça avec mon fils et son ami

quand ils étaient plus jeunes

parce qu'ils arrêtaient pas de se tirailler.

- Est-ce que c'était un 2000 morceaux?

- 50. Les animaux de la ferme.

(petit rire)

- Votre gars aime ça, Kanawata?

- Il est à Gagetown avec sa mère.

- Vous êtes séparés?

- Non, je sais pas combien de temps je vais rester ici.

Je voulais pas les faire déménager pour rien.

- Tant mieux si ça dérange pas votre femme.

- Ah, elle est à bout.

Mon fils de 17 ans a été suspendu de son école

parce qu'il a frappé un autre gars sans raison.

Et là, elle est pognée pour gérer ça toute seule.

Elle est médecin. Gros poste, en plus.

- Il devrait peut-être venir ici.

Ce serait moins lourd pour elle.

Il y a un grand sage qui a dit un jour

qu'on est aussi fort que le plus faible du groupe.

- Je suis rendu.

- Colonel Savard.

C'est bien, ce que vous faites sur la base.

- Bonne journée!

- OK, je pense que c'est bon

de classer les couleurs pour commencer.

- Oui. - Moi, je vais faire les bleus.

- C'est pas bleu, ça, c'est gris.

- C'est quoi, t'es daltonien?

- Bien, je sais pas, là.

- Mais peu importe, faisons un tableau gris, on s'en fout.

- Oui. - Let's go.

- Donnez-moi les pièces de pourtour. Je vais le faire.

- Les contours, pas le pourtour.

- La même affaire.

- Il connaît ça, les pourtours.

- C'est pas la même affaire.

- OK, sépare-les. Je t'ai fait un tas.

Ca, c'est des oranges. Pogne les oranges. Voyons!

- Moi, je suis le juge des couleurs.

- Non, toi, tu classes les couleurs comme tout le monde.

Regarde, tout le monde travaille.

- On se pogne pas, c'est beau. C'est quoi, là?

(vrombissement du moteur)

- Tabarnac!

(crissement de pneus)

♪ ♪ ♪

(déclic d'appareil photo)

- Envoye, ma gang de sauces!

- Il en reste pas gros. OK. C'est bon.

Vous riiez de moi tout à l'heure!

(paroles entremêlées)

- C'est bon, moi, je l'ai.

- Moi, j'ai pas fini. - Je n'ai plus rien.

- C'est bon, - Ca, c'est bon.

- C'est le corps de l'aigle, ça. - OK.

- Bien, je pense que c'est un canard.

- Je hais tellement ça, des ostis de casse-tête.

- C'est un truc de... Ha, ha!

- On l'a, on l'a. - Allez, Big Papa!

- Allez! Yeah!

- Let's go! Il en reste juste une!

- Dernière pièce.

- Peut-être qu'il en manquait dans la boîte à la base?

- Qui a la pièce?

- En dessous des pattes de la table?

- Pas dans la boîte.

- Non, mais là, sérieux! - Mick, c'est toi?

- Pourquoi je l'aurais? - Pour me gosser.

- Tu penses que j'aurais pris

la dernière pièce de casse-tête juste pour te gosser?

- N'importe qui dirait que t'es sur mon cas depuis le jour 1.

- Come on, Rose. On sait bien que c'est toi qui le lâches pas.

- Of course que ton buddy va te défendre.

- Non, Aiden a raison.

Pour vrai, ça fait depuis le début du camp

que tu tires tout le monde vers le bas.

- Et, en fait, le pire, c'est qu'on a tous pris ta défense,

et pourtant, tu continues à nous parler comme de la merde.

- Ha! - Non, mais c'est vrai.

Dès que j'ai dit que je voulais rentrer à JTF16,

tu t'es mis à m'appeler Rambo non-stop, non-stop!

- C'était une joke.

- OK, y a-t-il quelqu'un qui trouve encore

que ça ressemble à une joke?

Personne?

Regarde, personne.

T'es toute seule.

- Je m'en fous.

- Bon, bien, tu vas rester toute seule.

- Pas besoin de vous autres.

- C'est quoi? Tu vas aller au front toute seule?

- OK, euh, nous, là, en fait, on essaie d'être un groupe,

tu vois?

Donc, soit tu rentres dans le rang,

soit tu te casses, en fait.

- Mick serait tellement content.

- OK, arrête, là.

J'ai été le premier à sortir

quand Dallaire s'acharnait sur toi.

- Je t'avais rien demandé.

- J'ai pris ta défense, Rose.

- Je suis capable toute seule.

J'ai juste pas eu le temps

parce que t'étais trop pressé de faire ton osti de Rambo.

- Si ça avait pas été moi, ça aurait été quelqu'un d'autre.

On est un groupe. - J'ai pas besoin du groupe!

J'étais la meilleure à mon QMB.

J'ai jamais eu d'aide de personne!

Personne!

En me laissant pas me défendre,

t'as donné raison à Dallaire qui me traitait de victime!

Je suis pas une victime, OK?

Je suis pas une victime!

(halètement)

Je suis pas une ostie de victime!

- Rose...

- Crisse!

(sanglots)

- Je le sais, OK?

(sanglots)

- Guys, guys.

- Avez-vous terminé?

- Il nous manque une pièce, capitaine.

- Bonne nuit.

Reposez-vous bien.

On a une grosse journée demain.

(coups à la porte)

- Entrez.

(fermeture de porte)

- Thomas Dallaire, c'est réglé.

Vous pouvez passer à autre chose.

Il va être réaffecté ailleurs.

Vous n'en entendrez plus parler.

- Trop tard. J'ai déjà porté plainte.

- Elle a jamais existé.

Mon devoir est de protéger mon commandant,

mais aussi de veiller à la sécurité de la nation,

ce qui me donne certains pouvoirs.

- Il est pas question que je tolère sur ma base

quelqu'un qui m'intimide et qui menace ma famille!

- J'ai 3 mois pour préparer une unité d'élite

à freiner l'avancée des Russes dans le Grand Nord.

J'ai le poids de la nation sur mes épaules.

Je suis sincèrement désolé de vous imposer Dallaire,

mais il me le faut.

On n'est pas partis du bon pied, vous et moi.

J'en prends le blâme.

J'ai pas apprécié de me faire tasser

de mon poste de commandant

et j'ai pas bien agi avec vous.

Mais là, j'ai besoin qu'on soit

des alliés à partir de maintenant

pour le bien de la nation.

(petit rire)

- Quand même je serais pas d'accord,

vous allez m'imposer Dallaire pareil?

- Je prends quand même la peine

de venir expliquer ma décision en personne à mon commandant,

en tout respect.

Est-ce qu'on peut travailler ensemble à partir de maintenant?

- Fermez la porte en sortant.

(fermeture de porte)

(Il frappe le bureau.)

(paroles entremêlées)

- Hé. - Hé.

- Bien dormi?

- Correct.

(petit rire)

- Est-ce que c'est un jus de raisin, ça?

- Bien... ça doit, là, si je me fie à son goût de raisin.

(petit rire)

- OK, c'était pas le meilleur début de conversation, ça.

- Pas tant, non.

Paraît que t'étais à la maîtrise en science politique avant?

C'est un gros changement.

- Ouais. Ca me rendait fou.

Le monde se trouvait donc intelligent de parler

des fondements de la guerre en Ukraine,

de la chute de l'URSS,

de comment la nation ukrainienne

est perçue historiquement par les conservateurs russes.

- Oui, puis c'est pas ça qui empêche les Ukrainiens

de recevoir des balles et des obus, hein?

- Non, et je sauverai pas grand-monde avec des citations

et des notes de bas de page.

(petit rire)

Toi, tu faisais quoi avant?

- D'après toi?

- Hum.

- T'as 3 chances, sinon, je mange ton bacon.

- OK. Euh...

Je sais pas, quelque chose... quelque chose en plein air,

genre guide touristique?

Conseillère en joie de vivre?

(rires)

Etudiante en gestion?

- Gardienne de sécurité dans un centre d'achats.

- Pour vrai? - Hum.

J'ai pris une sabbatique après le secondaire

et j'ai pogné cette job-là par hasard.

Oui, j'aimais ça, mais c'était redondant.

Tu travailles de nuit, tu pognes des kids de 13 ans

qui font des graffitis, tu les chicanes.

- J'espère que t'es plus smooth avec eux que Dallaire.

- Hum.

- Hé, sans farce...

peu importe ce qui se passe, Rose...

si t'as besoin de moi, je suis là.

- C'est gentil.

- Yo!

- Hé, est-ce que c'est un jus de raisin?

- Oui. - Hum!

Miam!

- Vous êtes bizarres, vous autres, hein?

- Tu trouves?

- Vous êtes cutes, là-dessus.

- Qu'est-ce que vous faites chez nous?

- Je l'ai pas connu longtemps, moi, Jason.

Il a été adjudant, quoi, un mois, même pas?

Mais il était smatte.

- Que c'est que vous voulez?

Je vous en ai pas donné, de ticket.

(petit rire)

- La plainte contre Dallaire,

elle n'est plus dans le système,

les photos que Savard t'a amenées non plus.

Il est jamais venu te voir, on se comprend?

- Pas tant, non.

(soupir)

- Je peux te faire comprendre autrement.

- Il a intimidé le commandant de la base.

- La demande vient de Craig,

puis il est pas content.

- Je m'attendais pas

à ce que l'évaluation du suspect rentrent aussi vite.

Je sais pas quand est-ce que vous avez fait ça,

mais l'impression diagnostique du psychiatre qui l'a évalué

parle de schizophrénie paranolde.

- Donc, il aurait attaqué Bastien

pendant qu'il était, comment je dirais, en délire?

- Apparemment.

- Bon, rendu là, moi, je sais pas

ce que je peux faire de plus,

si je peux pas parler aux témoins.

Sans dire que je fermerais le dossier,

je pense que ma présence ici n'est plus requise.

- Excellente nouvelle. Colonel?

- Rien à rajouter.

- Merci pour votre temps. Bon retour!

- Excusez.

M. Laroche.

En tant que commandant de la base,

j'exige un minimum de respect et de décorum.

Vous pouvez pas quitter une réunion

sans saluer un officier supérieur.

- Ha! Vous m'utilisez depuis le début.

C'est un stunt, cette affaire-là.

Je suis juste là pour l'image.

Vous vous en câlissez de ce qui est arrivé à Bastien.

- Vous avez pas idée

de ce que ça crée comme remous de vous faire venir ici.

- Come on!

Les gars de JTF16 se sont pratiqués

avant de venir me parler.

Ils disaient tous les mêmes mots dans le même ordre.

Vous aviez décidé que le suspect était fou

avant même qu'il soit évalué.

Si ça se trouve, vous avez écrit le rapport vous-même.

- C'est des accusations très graves que vous formulez là.

- Toujours la même affaire

à chaque fois que je viens à Kanawata.

J'ai aucune latitude,

je perds mon temps et je retourne chez nous.

La prochaine fois, là, faites- moi donc pas venir pour rien.

- Présentez armes.

Rentrez votre coude, soldat Paré.

- Oui, adjudant-chef.

- Main sur l'arme, senior Vanier!

OK, tout le monde à l'épaule armes.

Vanier, un pas en avant. Marche!

Soldat Le Merlus,

vous allez mener votre section jusqu'à la caserne.

Je vais m'entretenir avec votre senior.

A gauche, tournez!

Pas cadencé... marche!

J'ai cru comprendre qu'il est arrivé un incident

avec l'adjudant Dallaire...

impliquant votre épaule droite?

- C'est pas si pire.

- Vous devriez aller voir un médical.

Vous arrivez à peine à tenir votre arme.

Vous voulez entrer à JTF16, hein?

- C'est pour ça que je suis là.

- Hum. J'espère que votre blessure est pas trop grave.

Ca vous ferait échouer automatiquement votre camp.

Si je pouvais vous obtenir un suivi médical,

off the records...

pour vous aider à vous rendre au bout...

sans que personne sache...

sans risquer de retrait forcé, ça vous dit quoi?

- Que ce serait parfait.

- Ca vous aiderait à atteindre votre but?

- Complètement.

- Jusqu'ou vous seriez prêt à aller pour rentrer à JTF16,

soldat Vanier?

- Je suis prêt à beaucoup.

(petit rire)

- Bon appétit, soldat!

- Adjudant-chef.

- (Laroche): Avez-vous remarqué

un changement d'attitude chez la victime

dans les semaines précédant le meurtre?

- (Craig): Non.

- Chez le suspect? - Non plus.

- Ses collègues ont quand même dit que ça fait un moment

que son comportement est inquiétant.

- Je les entraîne, je les vois dans le feu de l'action.

Je peux pas savoir comment ils agissent la nuit.

Ca, on me le rapporte pas.

- Quand est-ce qu'on vous a

rapporté son comportement?

- Récemment. - C'est-à-dire?

- Peu de temps avant l'incident.

- Avez-vous une date à me donner?

- Non.

- Je suis désolée de faire ça ici.

Je voulais pas qu'on nous voie ensemble.

Je voulais juste vous dire

que c'est pas moi qui ai fait disparaître votre plainte.

Dallaire, c'est un malade,

et j'aurais été la première à sabrer le champagne

si vous l'aviez crissé en dehors de la base.

Excusez le langage.

- Les photos qu'il a prises de ma famille sont ou?

- Elles ne sont plus dans la chambre à effets.

Quelqu'un est venu dans ma chambre

me mettre devant le fait accompli

et me dire de pas m'en mêler.

- Craig? - Non, un de ses gars.

Jean-Molse Caron, un adjudant.

- Et vous avez pas porté plainte?

- Genre, à qui? La police?

- Il doit bien y avoir un rapport,

un dossier là-dessus avec une date, quelque chose?

- Est-ce que vous doutez de mon professionnalisme?

- Moi, tout ce que je dis,

c'est que si on vous a rapporté

que le suspect avait un comportement inquiétant,

vous auriez dû l'écrire dans un rapport.

- On a des critères de sélection très stricts.

On suit nos candidats sur une longue période. On les étudie.

On les teste. On a une structure très complexe.

On est quasiment une armée dans l'armée.

Alors, vos petites...

On suit nos candidats sur une longue période. On les étudie.

On les teste. On a une structure très complexe.

On est quasiment une armée dans l'armée.

On a une structure très complexe.

On est quasiment une armée dans l'armée.

- Ca fait 6 ans que je suis ici, ça fait 6 ans que c'est de même.

Il y a de l'ingérence, de l'insubordination,

un non-respect de la hiérarchie, de l'intimidation.

- Une armée dans l'armée?

- On peut dire ça.

Avant cette semaine,

j'ai jamais eu de trouble avec les adjudants.

Faut juste les laisser faire leurs affaires

et on n'a pas de problème.

- Par problème, vous entendez quoi?

- Vous en avez eu un aperçu avec vos photos.

- Mais là, ils vont quand même pas se mettre à tuer du monde.

- Ils pourraient.

(coups de feu)

- Pourquoi vous dites ça?

Caporal!

- C'est moi qui ai arrêté le suspect de JTF16.

C'est le frère de Wesley Augustin,

le sergent-major de la base.

Puis il m'a dit...

- Que quoi?

- Faites juste attention.

- (Augustin): Excellent, senior Vanier!

On dirait que vous êtes né pour ça.

On continue.

Toute le monde à vos armes. Let's go!

- On dirait que vous êtes né pour ça, senior Vanier.

- Ciboire! Get a room.

- Oh, Luc est jaloux!

- Mais non, il est pas jaloux.

C'est juste qu'il s'ennuie de l'ancien régime

qui nous humiliait pour nous rendre meilleurs,

tu sais, comme dans le bon vieux temps.

Ah non, mais Rose, c'était...

- Non, c'est correct, je le sais, je le sais.

Regarde, vous avez tous été cool avec moi,

puis... puis je sais que le contraire est pas vrai,

mais je vais me reprendre.

J'ai... j'ai besoin du groupe, on est un team.

- Hé, je te pardonne...

si tu ranges ma chambre jusqu'à la fin du camp.

- Hé, ta gueule!

- J'ai peut-être pas besoin de tout le groupe.

(rire)

- Tous les groupes ont besoin d'un joker.

- Ouais...

- Bon, bien, on se rejoint dans la douche,

mon beau senior Vanier.

- A tantôt, mon beau Paré.

- Hum! Les liens se tissent.

(stridulations, aboiements d'un chien)

- Non, j'ai pas pu appeler avant que c'est l'armée.

Je peux pas prendre mon téléphone comme ça

et m'éclipser dans un coin

pour souhaiter la bonne nuit aux filles.

C'est pas possible. C'est pas comme ça que ça se passe.

Pardon?

Attends, redis ça. T'as dit quoi, là?

Je t'interdis de dire ça!

Allô?

- Ca va? T'es correct?

- Oui, ça va, merci, merci.

Juste que je voulais dire la bonne nuit à mes filles,

mais il est tard,

et juste ma femme accepte pas mon choix de carrière,

si tu vois ce que je veux dire.

- Je compatis, man.

Moi, c'est la totalité de mes amis

qui comprennent pas mon choix.

- Je voulais juste leur dire bonne nuit

avant le début du camp,

mais c'est bon.

Demain.

- Elles ont quel âge, tes filles?

- 4 et 6 ans.

- Oh shit, t'as des kids? - Ouais.

- Va peut-être falloir commencer à t'appeler Big Daddy, astheure?

- Les plus belles filles au monde.

- Elles doivent retenir ça de leur mère.

- Salopard...

- Ca va, man. Je suis avec toi.

- Merci!

Bonne nuit!

- Bonne nuit! - Bonne nuit!

(coups à la porte)

- Tu sors avec moi right now.

- Non, je suis déjà en mou.

- Dallaire reviendra pas avec les recrues.

Il va se faire sortir de la base par Savard, checke bien ça.

Hé, cheer up! Les temps changent.

Puis en plus, le nouvel adjudant est écoeurant.

Les recrues ont l'air de l'aimer.

Il s'en vient, je vais te le présenter.

- Ah... - Please! Une bière.

- Santiago va être promu sergent demain

et ça me tente pas d'être scrappe.

(petit rire)

- Hé, Kim!

Petit monde, hein? - Hum, hum.

- Vous vous connaissez? - Un peu.

OK, je me change et je vous rejoins?

- Non, non, on t'attend ici. Prends ton temps.

- Hum, hum.

- Je la perds pas de vue. - Tu fais bien.

(petits rires)

(stridulations)

- Ah! - Pow!

- Une belle soirée.

- Tellement!

- Un bon feeling.

(stridulations)

(paroles entremêlées)

(♪ Du rock'n'roll joue dans les haut-parleurs. ♪)

- OK.

Je vais t'en prendre un autre.

- J'ai perdu. C'est à ton tour.

- OK. Juste un dernier.

- Euh, je pense que t'es correcte.

- Non, non.

Si tu le dis. C'est bon. Merci!

Ouf!

OK.

(rire)

- Assieds-toi.

Ca va.

Oh!

Ton char a encore bougé.

- Hein? - Oui.

Inquiète-toi pas, il va pas se sauver.

(stridulations, paroles entremêlées)

Vous deux, vous êtes vraiment fins.

Je vous souhaite beaucoup de bonheur.

- C'est beau. - C'est vrai.

Même que vous devriez coucher ensemble.

Moi, je serais débarrassée.

- Bon, parfait.

Je m'en occupe. OK.

- Bonne nuit! - Salut!

- Home sweet home.

Ferme la porte parce qu'il y a des voleurs.

- Oui, je vais le faire en sortant.

(fermeture de porte)

(stridulations)

(bip de la voiture)

(déclic d'appareil photo)

(déclic d'appareil photo)

(déclic d'appareil photo)

(déclic d'appareil photo)

(fermeture de portière, démarrage du moteur)

(vibrations de cellulaire)

- Shit!

(soupir)

Wô!

Félicitations au sergent Garcia.

Votre dévouement au sein des Forces militaires canadiennes

est hautement apprécié.

Vous pouvez être fier.

- Merci, colonel.

- Photo officielle. On sourit, s'il vous plaît.

- Bravo!

- Félicitations encore, sergent!

- Merci, colonel!

- Je pense que le photographe vous cherche.

Il veut prendre d'autres photos.

- Ah bien, coudon, à tantôt.

- Midi et demi, même place.

- Ecoutez, je veux pas être mêlée à ça.

- Excusez-moi, va falloir y aller, nous aussi.

On a une cérémonie avec des vétérans de la Bosnie.

(bips de porte)

Ecoutez, je vous ai déjà dit pas mal d'affaires.

Je veux pas me mettre dans le trouble.

- Quel est votre lien avec Wesley Augustin?

- Il y en a pas. - Vous étiez avec lui hier soir.

- Come on, on jouait backgammon.

- Ah oui, vous jouez au backgammon

avec le frère du meurtrier de JTF16, vous?

- C'est quoi, vous me suivez?

- C'est Craig qui vous a envoyée me parler pour m'intimider?

Lâche Dallaire, rentre dans le rang,

comme ça, il vous arrivera rien.

C'est ça, votre message?

- Je disais ça pour votre bien.

- Trop de monde sur cette base-là veut mon bien.

- Crisse, je vous ai donné le nom du meurtrier de JTF16.

Moi, je pourrais finir en prison pour ça.

Ca vous prend quoi pour que vous me fassiez confiance?

Hé!

(claquement de porte)

(coups à la porte)

- Hé, je suis occupé, j'ai demandé de pas me déranger.

- Venez avec moi immédiatement.

C'est un ordre.

- Oui, adjudant-chef.

(stridulations)

- Oui?

- Colonel.

- Je vous laisse?

- Fermez la porte.

(fermeture de porte)

- L'adjudant-chef Augustin m'a parlé de vous,

de votre potentiel, de vos ambitions.

Il m'a aussi parlé

de la situation concernant votre épaule.

- Je peux endurer la douleur.

- Est-ce que je vous ai dit de parler?

- Non, mon colonel.

- Assoyez-vous.

Quand on entre dans JTF16,

on cesse d'exister le temps de son service.

On est effacé de toutes les banques de données au Canada.

On n'a plus d'amis, plus de blonde, plus de famille.

On vit uniquement pour la mission.

Vous êtes conscient de ça?

- Oui, mon colonel.

- Ca vous intéresse toujours? - Oui, mon colonel.

- Pourquoi?

- Pour faire une différence, mon colonel.

- Non.

J'ai dit: pourquoi vous voulez entrer à JTF16

- Parce que c'est le commando le plus prestigieux au Canada.

(soupir)

- Merci d'être passé.

(raclement de gorge)

- Colonel.

Quand j'étais au secondaire,

il y avait un gars qui s'appelait Félix.

Et il se faisait "bullyer",

quelque chose de fucking intense,

fait que je suis allé voir le directeur, je lui en ai parlé

et il m'a dit qu'il s'en occuperait

et Félix a continué à manger des volées.

Fait que je suis retourné voir mon directeur,

il m'a dit qu'il y avait des règles à suivre,

de pas m'en faire, d'être patient,

de "truster" le processus.

Moi, comme un cave, j'ai "trusté" le processus.

Puis mon ami Félix a fini par se pendre dans sa cave.

Fait qu'à tous les jours,

je me suis demandé ce que ça aurait fait

si j'avais crissé une volée à son bully.

Je pense pas que tout peut être réglé avec les poings,

mais je pense que, des fois,

les tapes sur les doigts marchent pas.

En ce moment, il y a du monde

en Russie, en Chine, en Corée du Nord, avec qui ça marche pas.

La diplomatie, c'est une langue qu'ils comprennent pas,

et moi, ça ne me tente plus de "truster" le processus

pour me dire que j'aurais dû agir

une fois qu'il sera trop tard.

Fait que je veux agir, mon colonel.

(soupir)

- L'adjudant-chef Augustin vous attend.

- Colonel.

(fermeture de porte)

- Vanier.

Venez avec moi.

C'est un ordre.

Entrez là-dedans.

Assoyez-vous.

Mettez ça sur votre tête. Et enlevez-le pas.

(démarrage du moteur)

- C'est un GPS que vous allez

mettre en dessous du char de Wesley Augustin,

sinon, j'envoie l'enregistrement de votre voix au bureau du JAG.

- En avant du mess, il y a un VUS noir.

Vous allez vous rendre au bar Le Relais

mettre le sac dans le container en arrière.

En aucun cas, vous regardez ce qu'il y a dans le sac.

- De quoi vous parliez avec Mme Bastien?

- Ca vous regarde pas.

- J'applique la loi et vous êtes pas au-dessus de la loi.

- Vous direz ça à votre chum Craig.

Sous-titrage: MELS

Can't find what you're looking for?
Get subtitles in any language from opensubtitles.com, and translate them here.