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(chanson Repeat Until Death, Novo Amor)
(paroles en anglais)
- Eille!
♪♪♪
(musique grave)
- Je voulais pas qu'on se mêle des troubles de votre mère.
- Je m'en suis pas mêlé non plus.
- Il sait que tu lui as fait passer un polygraphe.
- Je passe pas ça, des polygraphes, moi.
Les polygraphistes, oui, mais moi non.
- Je t'avais dit deux fois que je voulais pas ça.
- Toi, non, mais elle, oui.
Tu veux pas savoir si ton ex-femme
a essayé de t'assassiner, OK,
mais elle a le droit de faire ce qu'elle veut.
Pis j'ai-tu le droit de savoir si ma belle-mère a essayé
de tuer mon père? - Ça change quoi?
- Je n'aurai plus besoin de
lui donner de cadeau à Noël.
- Tellement niaiseux
comme commentaire. - Je suis très sérieux.
D'ailleurs, elle a pas dit la vérité.
- Elle a pas dit la vérité concernant quoi?
- Tu veux pas t'en mêler, mais là, tu veux le savoir?
- Puisqu'on en parle. - Moi, c'est vrai
que je veux pas m'en mêler. C'est ta belle-mère, mais
c'est ma mère. Si vous avez des choses à dire
sur ma mère, vous le ferez à vos bureaux.
Elle passe un bout tough. Elle a besoin
de support, pas de votre jugement.
- T'as failli te faire tuer, mais c'est pas grave?
- J'étais là pour le supporter, lui aussi.
- Bon. J'en ai assez entendu pour ce matin, moi, là.
(communication radio indistincte)
- En quelle circonstance tu t'es retrouvée chez eux?
- Je suis allée le voir pour lui dire
qu'on était arrivé au bout de notre affaire.
Si on retrouve pas le corps,
quessé que tu veux qu'on fasse?
Même si, honnêtement, je pense pas qu'il soit responsable
de la disparition de sa conjointe.
- La dernière fois, je t'ai dit qu'il était violent.
T'étais pas convaincue. - Je le maintiens encore.
- Pour un pacifiste, il en a mangé une sale, hein.
(musique sombre)
- Thomas?
J'ai pas de réponse à donner. - On a retrouvé le véhicule
de sa conjointe dans le fond de l'eau,
vide, évidemment.
- Ça veut rien dire. - Ça exclut le fait
qu'il se soit trouvé là par accident.
- Peut-être qu'elle a réussi à s'en sortir.
- Les portes, les fenêtres étaient fermées.
Quand t'es dans l'eau pis tu te noies, c'est rare
que tu fermes en sortant. - Fait que là, toi,
tu penses que son conjoint s'est débarrassé d'elle,
pis après ça, il a voulu se débarrasser de sa voiture?
- Je pense qu'on sait pas tout. - Ça, c'est évident.
- Il a pas mangé une volée pour rien, lui, là.
La disparation de sa femme, ça peut avoir un lien
avec son agression à lui.
(propos radio indistincts)
- Elle pourrait avoir été enlevée.
(musique sombre)
- Elle a pas menti, mais la réponse était pas claire.
On va dire ça comme ça. - C'était quoi la question?
C'est ça que je veux savoir. - La question était:
"Étiez-vous au courant que Vincent Guilbault
a comploté pour faire assassiner Jean Dumas?"
- Pis elle a répondu quoi?
- Non. - Là, t'as vu l'aiguille
se promener de même sur le cadran.
- Elle était au courant
que son chum voulait se débarrasser de moi.
- Je viens de te dire que c'était pas clair, la réponse.
Elle a répondu non, mais le polygraphiste
a dit que c'était pas un non concluant.
- C'est qui, le polygraphiste? - François Nault.
- Ah non, il est nul à chier. Pourquoi t'as pas pris le nôtre?
- Je voulais pas que tu le saches.
Mais ç'a l'air que tu finis par tout savoir.
- Mais ça change pas grand-chose. Regarde.
Je comprends ce que t'as fait, là.
Tu voulais savoir si tu pouvais la croire ou pas.
Tu voulais en avoir le coeur net. Je comprends ça.
Mais là, faut arrêter de se mêler de ça,
sinon on va se faire accuser de toutes sortes d'affaires.
Tentative de meurtre, c'est une accusation grave.
Elle est pas dans la rue. Elle est capable de se défendre.
Laisse-la aller. Ne touche plus à ça.
- Il a raison. À date, nos gros clients
comprennent que c'est une affaire
personnelle entre Stéphanie pis Jean.
On a le bénéfice du doute de notre bord.
Faut que ça reste comme ça. - Oui.
- Es-tu tout seul en ce moment?
- Non, mais je peux aller à mon bureau.
- Oui, s'il te plaît. C'est un peu délicat, mon affaire.
- Ce sera pas long.
- On fait quoi, maintenant?
- Sors tout ce que tu peux trouver
comme information sur ce gars-là:
comment il s'est ramassé dans les tours Villefort,
il était prête-nom pour qui,
combien d'argent il a perdu.
- OK. Je vais commencer par interroger sa blonde.
C'est qui, déjà? Ah oui, Stéphanie.
- Fais pas ton comique, Bonin, là.
- Si c'est vrai qu'elle a rien à voir là-dedans,
elle va me parler, c'est sûr. - Si elle est complice avec lui,
par exemple, tu vas t'étouffer.
- Tu la crois capable de faire ça, toi?
- Quand je l'ai mariée, je pense que c'était la bonne,
fait que mon jugement sur Stéphanie vaut pas grand-chose.
- Oui, je t'écoute. - Je t'envoie les coordonnées
de mon gars par courriel, Thomas Langevin.
- Celui qui cherche sa femme?
- Oui. Il vient de manger une pas pire volée.
- Tu veux que je fasse quoi? - Pourrais-tu essayer de voir
ce qu'il a dans son dossier de crédit, s'il te plaît?
- Tu peux faire ça sur ton téléphone.
- C'est un service que je te demande.
Jean veut savoir s'il a les moyens
de nous payer si on va plus loin.
- C'est pas ça la raison. Toi, tu veux savoir
s'il a mangé une volée parce qu'il avait des dettes.
- Disons que j'ai des numéros de téléphone à vérifier aussi.
- Pourquoi vous me demandez toujours ça à moi?
- Parce que t'es le meilleur.
Merci.
(musique intrigante)
(sonnerie)
- Il y a personne qui a dit que j'avais menti.
- C'est ce qu'Anthony a rapporté.
- Ben, c'est lui qui est menteur.
Ce qu'ils ont dit, c'est que c'était non concluant
sur une question parce que j'ai hésité.
- Laquelle?
- Si j'étais au courant que Vincent complotait
pour faire tuer ton père.
- T'as hésité là-dessus? - Oui.
Oui, j'ai hésité.
J'ai hésité parce que j'essayais de me souvenir.
(musique sombre)
Il veut pas payer. C'est juste ça.
- Il aura pas le choix, de toute façon.
T'as le droit à la moitié de tout ce qu'il a.
- Tant que j'ai pas réglé le divorce,
il peut rien faire avec sa compagnie.
- Penses-tu qu'il cache de l'argent?
- Il passe son temps en Europe.
Il a des banquiers français comme clients,
des gens de la haute finance.
- Ça veut pas dire qu'il cache de l'argent, ça.
- Il va régler. Il peut pas se permettre
d'attendre plus longtemps,
parce qu'au moment où on se parle, s'il meurt,
tout me revient, même la compagnie.
J'ai encore des parts là-dedans.
- Veux-tu qu'on lui arrange un accident?
(musique sombre)
En tout cas, ça doit valoir son pesant d'or,
cette business-là. - C'est quelqu'un d'unique
dans son domaine. S'il est pas là, ça vaut pas grand-chose.
La valeur de la compagnie, c'est Jean Dumas.
- Il a ben des amis,
mais il a ben des ennemis aussi. (musique sinistre)
- Ton hésitation fait en sorte que tout le monde doute de toi.
- Tout le monde? - Ben, sauf moi, là.
C'est-tu vrai que vous aviez réglé le divorce?
- On s'était entendu sur un partage équitable, là,
mais il y avait rien d'officiellement réglé.
Si j'avais eu moindrement l'intention de me débarrasser
de ton père, j'aurais pas voulu régler ça avant.
- C'est juste drôle que ce soit arrivé au moment
où tu négociais avec lui. Pis c'est quand même ton chum
qui a voulu le tuer, là.
Je l'ai jamais aimé, ton Vincent.
(musique intrigante)
- Tu vas m'aider à faire le ménage.
On sort d'ici tout ce qui lui appartient.
- Quand tu dis "qui lui appartient",
tu parles bien du gars que tu voulais marier?
- T'es pas obligée de me le remettre sur le nez.
- Mais il a quand même payé un tueur à gages
pour assassiner mon père.
- Dr Blouin est demandé en salle d'opération.
Dr Blouin est demandé... - Comment ça va?
- Faites-vous défoncer à coups de pied pis à coups de poing,
vous allez voir comment on se sent après.
- J'ai pas ce genre de monde là dans mon entourage,
heureusement. Là, je veux pas me mêler de vos affaires,
mais faudrait quand même essayer de me dire
qui pourrait s'en prendre à vous comme ça.
Ça pourrait avoir rapport avec la disparation
de votre conjointe. - Aucune idée, là.
Ils se sont présentés comme des enquêteurs de police.
- OK.
Écoutez, on m'a dit que vous vous fatiguez rapidement,
alors je vais être assez directe avec vous.
Pensez-vous que votre femme pourrait avoir été enlevée?
- Enlevée pour quoi? - Demande de rançon, peut-être.
- Non. - Pensez-vous qu'elle pourrait
avoir été enlevée parce que vous aviez une dette envers quelqu'un
pis cette personne-là s'est choquée?
- Je dois rien à personne.
- Il y a sûrement une raison qui justifie
le traitement qu'on vous a réservé.
- Ben, ils cherchaient de l'argent,
des bijoux. - Les bijoux de votre femme?
- Pas en particulier. - Vous, est-ce que vous avez
des bijoux de valeur? Bagues? Colliers?
- Non.
- Votre conjointe, est-ce qu'elle en avait?
- Pas beaucoup. Des souvenirs de sa grand-mère, surtout.
- OK. (coups à la porte)
- On n'a pas perdu de temps.
- C'est ça, le service à la clientèle.
On s'occupe de notre monde. - Hum-hum.
Faut que je lui parle, à votre client.
- Je m'en allais, justement.
On se parle plus tard.
- Ouais.
- L'infirmière Pouliot,
veuillez vous rapporter au poste 172.
L'infirmière Pouliot, au poste 172.
(musique sombre)
- Sergent-détective Diotte.
J'ai été assigné à votre dossier
pour assister l'enquêteur Jodoin.
- Je pense qu'on a des choses à jaser, vous et moi.
♪♪♪
(sonnerie lointaine)
- Il y avait rien dans le dossier de crédit, mais j'ai ça.
- C'est quoi? - La liste de téléphone
que tu m'as demandée. - Comment tu fais
pour me sortir ça vite de même?
- Chacun ses secrets. - Bon, ben, après ça,
arrête de te plaindre quand on te demande de vérifier des noms,
si tu veux pas nous partager ton petit secret. Merci.
- Il y en a un là-dedans qui a fait de la prison
pour voie de fait. - Regarde donc ça.
- Il a appelé six fois en deux semaines.
- Continue de même, pis là, tu vas me dire
que ça a rapport avec mon histoire?
- Ça se peut-tu que ce soit le gars
qui est allé voir ton Thomas pour lui arranger le nez?
- Tout se peut.
- Come on, Sophie. T'es pas vite, vite, aujourd'hui, toi.
(sonnerie)
P'pa. Deux minutes.
Je viens de recevoir un appel de Pierre-Marc Corbin.
- Bon, il est pas content? - Il comprend pas
pourquoi j'ai pas pris sa part dans son histoire.
- T'as pas à prendre la part de qui que ce soit.
- Il pense que j'aurais dû lui dire pour
la trousse médicolégale. Je lui ai dit que je savais pas.
- Qu'il mange de la marde. C'est juste un mangeux de pucks.
- C'est pas ça la question. - C'est quoi?
- Il y a quelqu'un qui l'a mis au courant.
- Tu vas pas recommencer avec ça, là.
- P'pa, on s'est toujours dit que le bureau, c'est étanche.
Il y a rien qui sort d'ici.
- C'est moi qui ai parlé à son DG. Es-tu content, là?
(musique sombre)
- Pourquoi? - Parce que c'est moi le boss,
pis tout ce qui compte, c'est que le client soit satisfait.
- OK. Toi, qu'un violeur s'en sorte, ça te dérange pas.
- Aucun rapport. Ils l'ont arrêté, et même accusé.
Comme sa version change tout le temps, toi, ta job est finie.
À part de ça, la sodomisation de coléoptères, ça va faire.
(musique sombre)
- Viens ici, toi.
Qu'est-ce que tu voulais dire?
- Qu'est-ce que je voulais dire, quoi?
- "Come on, Sophie. Pense un peu.
T'es pas vite, vite, aujourd'hui."
- Il y a un gars qui a appelé ton Thomas
six fois en deux semaines. Toi, tu penses que c'est
un de ces gars qui lui en veut? - Pourquoi pas?
- Tes deux agresseurs ont personnifié des polices.
- Ouais, pis? - Si ç'avait été lui
qui a appelé six fois qui était allé le voir pour le tabasser,
il l'aurait reconnu, sa face, sa voix.
C'est ça que ça veut dire, "pas vite, vite, aujourd'hui".
- Ça veut rien dire. - Parfait. Ça veut rien dire.
- Hé. Peut-être que le tout croche qui a appelé six fois,
c'est lui qui a envoyé deux gars le faire tabasser.
- Pourquoi tu vas pas lui demander?
Tu vas sonner, tu lui dis:
"C'est-tu toi le crotté qui a essayé de tabasser mon client?"
- T'es tellement niaiseux. - Bon.
- Ah ben, le duo infernal, toi.
- Je suis majeure, maintenant.
Plus besoin de me cacher pour me défoncer à l'alcool.
(musique pop à la radio)
Godfather.
- Je trouve que tu l'appelles pas souvent, ton parrain.
- C'est à toi de prendre soin de moi, pas le contraire.
Tu l'as juré sur les fonts baptismaux.
- Elle connaît des grands mots. Comment tu vas, toi?
- Je l'ai amenée avec moi parce que c'est peut-être
la dernière fois qu'on se voit. - Le sarcasme.
Ils tiennent clairement ça de leur mère, pas de leur père.
- Lui, il a juste l'air bête.
- Bon.
- Il dit que les deux gars,
c'étaient des cambrioleurs qui cherchaient des bijoux.
Je ne sais comme plus quoi penser.
C'est-tu relié à la disparition de sa conjointe ou pas?
Toi, vite de même? - Hypothèse numéro 1:
c'est une mise en scène. Il veut faire croire
qu'il est arrivé quelque chose.
Hypothèse numéro 2:
il a des dettes, pis ils veulent se faire payer.
Ou, hypothèse numéro 3: sa femme s'est vraiment fait enlever,
pis ils demandent une rançon. - Mais ce que je veux savoir,
c'est toi, ce que tu en penses. C'est-tu 1, 2 ou 3?
- C'est à lui qu'il faut que tu demandes.
- Mais il dit qu'il a rien à se reprocher.
- Ce gars-là est venu nous voir
pour nous demander de l'aide. S'il avait tué sa femme,
il nous aurait pas demandé de l'aider.
Il sait ben qu'on aurait fouillé partout, là.
- Il veut peut-être savoir où il est vulnérable
dans son histoire. - Je pense que tu le fais
plus intelligent qu'il est en réalité.
Je te l'ai déjà dit: pas de corps, t'avanceras pas.
Ils ont retrouvé son auto, elle était pas assise dedans.
Tu sais, tu vas tourner en rond s'il te parle pas.
- Là, Jean sait pas que je suis ici.
Si jamais il l'apprend, il me pardonnera jamais.
- Qu'Anthony répète haut et fort que j'ai menti,
c'est son problème. Mais pourquoi j'aurais voulu
assassiner le père de mes enfants? Voyons.
- Mais ton Vincent, par exemple.
- Il y a aucun lien entre Vincent Guilbault
pis Jean Dumas. - Les tours Villefort.
- C'est quoi, ça, les tours Villefort?
- Quand t'es partie de la firme, on a eu un mandat
de fouiller dans les finances d'une entreprise
qui est en train de construire des tours d'habitation
dans l'ouest de la ville: les tours Villefort.
On s'est rendu compte qu'il y avait de la fraude.
La banque a tiré la plug.
Mais ton beau Vincent Guilbault
était silent partner là-dedans.
Il a perdu quelques millions.
- C'est pour ça qu'il aurait voulu s'en prendre à p'pa?
- Jure-moi que tu savais rien de ça.
- Sur la tête de mes enfants, je te jure que non.
(musique sombre)
- Tu l'as rencontré combien de temps après ta séparation?
- Euh... six mois.
- Il était pas avec toi par amour.
Il voulait se venger. - Il savait qui t'étais
quand il t'a rencontrée, Steph.
- Il a profité de toi.
- Es-tu sûr de ce que tu dis?
Un jour, il a essayé de me faire dire...
que s'il arrivait quelque chose à Jean,
j'hériterais de... - De quoi?
- Rien.
Je suis mieux de me taire.
J'ai une accusation de complot pour meurtre sur le dos, moi.
- Ouais.
Peux-tu me donner son numéro de téléphone, à Vincent Guilbault?
- Il est en prison.
- Mais j'aurais quand même besoin de ça.
- Je sais ce que tu veux faire. Demande-moi pas ça.
- OK.
- Je veux pas que tu parles de ça
à ton père. Éric va s'en charger.
- Pourquoi t'as refusé de lui donner le numéro de Vincent?
- Intelco, je les connais. Tu leur donnes un numéro
de téléphone, pis ils te reviennent avec un historique
de 400 pages sur Vincent Guilbault.
- Il serait temps qu'ils le fassent.
T'as pas l'air de quelqu'un qui sait
à qui t'as affaire. - On va laisser la police
faire son travail. OK? - Tu vas leur parler?
- Oui. Après avoir parlé à mon avocate.
- Tu m'en donneras des nouvelles.
Bye.
(musique sombre)
(notification)
(vibration et sonnerie)
- Allô, Charlie.
- Je viens de t'envoyer le numéro de cellulaire
de Vincent Guilbault.
- Ah. Ta mère a changé d'idée? - Non.
Je comprends juste pas qu'elle veuille pas te le donner.
Elle dit que tu peux savoir ben des choses avec un numéro.
- Non, pas vraiment. C'est juste...
des fois qu'on voudrait lui parler. C'est tout.
- Éric, c'est pas moi qui te l'ai donné. OK?
- Tu sais que t'es ma filleule préférée, hein?
Elle a juré sur la tête
de ses enfants qu'elle était pas au courant.
- Ouais, jurer sur la tête de ses enfants,
c'est une manie chez elle. Ça veut rien dire.
- Là, elle vient de comprendre que quand elle a rencontré
ce gars-là, il savait déjà qu'elle était
l'ex de Jean Dumas. - Je te suis pas, là.
- Toi, t'es dans ta tentative de meurtre,
mais elle est dans ses affaires de coeur.
C'est comme si elle réalisait
que sa rencontre avec lui, c'était planifié,
pis ça faisait partie de sa revanche à lui.
- Ouais. C'est dur sur l'égo, ça.
- C'est ça que je veux dire.
- Lui, il m'en voulait pour vrai, là?
- Je sais pas exactement combien il a perdu là-dedans, mais...
- On dit 5 millions. - Tu peux pogner le feu au cul
pour moins que ça.
- Je suis pas responsable de ses malheurs.
- Non, mais tu sais comment c'est.
C'est toujours plus facile de blâmer quelqu'un d'autre.
- C'est pas fini pour lui, parce qu'il y a pas juste
son argent qu'il a perdu. Il y a une couple de tannants
qui étaient reliés à ce projet qui seraient passés par lui.
C'est un prête-nom. - Je vais voir ce que nos gars
peuvent aller chercher comme information pis je te reviens.
- Elle avait l'air comment?
- Terrifiée. Tu sais,
elle en a vu, des affaires, ici, là, mais là...
c'est pas pareil, là.
C'est un méchant rappel à la réalité,
quand tu te retrouves derrière les barreaux.
♪♪♪
- Vous avez changé d'idée? - Pas vraiment, non.
Je suis venu mettre les pendules à l'heure.
Je suis avocat, Sergent Lebel.
La seule chose qui est importante pour moi,
c'est la loyauté envers mon client, pis ça,
que ce soit bien clair.
- J'espère que vous m'avez pas fait venir ici
juste pour me dire ça. - Tout ce que je vais dire,
je vais faire tout en mon possible pour pas
vous le répéter en cour. - Avec un subpoena,
vous aurez pas le choix de témoigner.
- Ah, je vais me rendre au tribunal,
mais je répondrai pas à vos questions.
- Vous auriez vraiment pu me dire ça au téléphone.
- Je témoignerai pas en cour,
mais je vais vous dire la vérité ici.
(musique pop à la radio)
Pierre-Marc Corbin, c'est un menteur.
Ça, je vous le confirme.
La première fois que je l'ai vu, il m'a dit
qu'il y avait pas eu de relation sexuelle entre les deux.
Il m'a dit que Mégane et lui s'étaient embrassés, caressés.
La deuxième fois que je l'ai rencontré,
il m'a dit qu'ils s'étaient même pas touchés.
Il disait que tout ça, c'était pour le faire chanter.
- Pourquoi vous êtes allé le rencontrer?
- On a eu un mandat d'essayer
de savoir ce qui s'était passé.
- Un mandat de son organisation? - Oui.
- Pis ils l'ont jamais confronté?
- Je sais pas. C'est pas de mes affaires.
Mais un moment donné, il a même voulu payer.
Je m'en suis pas mêlé. - Pourquoi?
- C'est pas à moi à jouer les entremetteurs.
Mais quand Mégane m'a dit qu'elle avait passé
une trousse médicolégale, j'ai vite compris
que c'était lui le menteur. Moi, c'est pas vrai
que je vais protéger un gars qui a agressé sexuellement
une femme. C'est ça que je voulais vous dire.
- Mais vous voulez pas aller le répéter devant la cour?
- J'ai signé une entente de confidentialité avec mon client.
- Pierre-Marc Corbin, c'est pas votre client.
- Vous faites de la sémantique. Vous me ferez pas dire
ce que je veux pas dire devant un tribunal.
Je vous ai raconté ce qui s'est passé.
Arrangez-vous avec le reste.
Moi, je veux pas être mêlé à ça.
- On va essayer de régler ça au plus maudit.
Non, ça, c'est pas important. Ça peut attendre. Qu'il m'appelle
aussitôt qu'il a des nouvelles.
Oui. OK, bye.
Question.
Stéphanie, t'en penses quoi?
- J'en pense quoi?
- L'attentat. Elle le savait ou pas?
- P'pa, c'est elle qui m'a élevé.
- Tu la crois. - Demande-moi pas ça.
- Je veux que t'ailles la voir. - Bon.
Tu voulais pas que je m'en mêle. Là, faut que j'aille la voir.
- J'ai changé d'idée. - Je vais lui demander:
"C'était-tu toi?" Elle va me dire non. On saura rien de plus.
- En tant qu'avocat, tu veux l'aider en essayant
de comprendre ce qui s'est passé.
- C'est Madelaine Hamelin, son avocate,
une des meilleures en ville. - Oui, mais si tu vas la voir,
tu veux t'assurer qu'elle a ce qu'il faut.
Parle-lui de Vincent Guilbault,
pis essaye d'en apprendre le plus possible sur lui.
- Tu veux que je cuisine ma mère?
- Ta belle-mère.
- Aucun scrupule, hein.
C'est effrayant!
- À part de ça, t'as pas un condo, toi?
Ça te tenterait pas d'aller chez vous de temps en temps?
- Il n'y a plus rien à manger.
♪♪♪
(sonnerie)
(musique pop)
- Oui. - Sophie Lacoste?
- Oui, c'est moi. - Faut que je vous parle.
- OK. Avez-vous un nom, ou quelque chose?
- Je veux pas vous le dire tout de suite, mais...
je peux vous parler de la disparition d'Isabelle Levac.
(éteinte de la musique)
- OK, je vous écoute.
- Pas au téléphone.
- Voulez-vous qu'on se rencontre quelque part?
- Faudrait faire ça discrètement.
- Je vais vous laisser suggérer un endroit.
- Il y a le chemin William, au bout.
Je vais vous attendre là demain matin à 7 h.
- OK. Je vais vous reconnaître comment?
- Faites-vous-en pas, on va se retrouver.
(tonalité de ligne coupée)
- Là, m'man a besoin de toi.
- Vous êtes fatigants avec ça. - C'est ta mère.
Elle t'a lavé, torché, nourri. C'est à ton d'en prendre soin.
- Elle a du monde pour s'occuper d'elle, dont toi.
T'es pas supposée d'aller vivre là, toi?
- Elle le savait pas pour papa, je te le jure.
Je la connais. C'est ma mère.
- Tu penses que Vincent a planifié ça tout seul?
Il s'est dit: "L'autre m'a mis dans la rue,
fait que je vais marier son ex, pis on va le tuer."
- Ouais, en plein ça. - Lâche la TV, Charlie. Voyons.
- Même Éric a l'air de penser ça.
- Éric, il pense rien. Il veut juste protéger p'pa.
- Je veux que tu lui parles à m'man.
Tu vas voir ce que je veux dire.
- Je l'ai accusée d'avoir menti sur ton polygraphe.
Tu penses qu'elle va me dire quoi? "Viens t'asseoir,
mon beau, on va jaser un peu"? - Ben, justement.
Si vous preniez le temps de vous expliquer.
- On verra. - Fais-le pour moi,
s'il te plaît. - P'pa veut absolument pas
que je lui parle.
- Dis-lui pas que j'ai rencontré Éric avec maman.
Il le sait pas.
- Tout le monde se ment dans cette famille-là.
Ça dérange personne.
♪♪♪
(musique sombre)
- Eille.
Eille! On est rendus.
(soupir de douleur)
(musique mystérieuse)
(chants d'oiseaux)
- Sophie Lacoste?
- Oui.
- Isabelle Levac.
(musique sinistre)
C'est moi, la femme disparue.
- Oui, je sais qui vous êtes.
Vous êtes en vie. - Oui. Je l'ai toujours été.
- Vous savez que tout le monde vous cherche.
- Oui. C'est pour ça que je voulais vous voir.
Au moment où on se parle, j'ai pas commis d'acte criminel.
- Vous avez fait démarrer une enquête,
je dirais presque sans raison. - J'ai juste pas donné
de nouvelles à mon ex-conjoint. - On parle de Thomas?
- Oui.
C'est un homme extrêmement violent.
Il a des gros problèmes présentement.
Je veux pas être proche de lui. - Quel genre de problèmes?
- Disons qu'il doit de l'argent à du gros monde,
qui hésiterait pas à s'en prendre à moi
si l'autre est pas capable de payer.
- C'est pour cette raison que vous avez décidé de disparaître?
- Ça, pis beaucoup d'autres raisons.
- Ben là, votre voiture qu'on a trouvée dans l'eau?
- Faut croire que je suis pas capable de conduire.
- OK, ben... pour quelle raison vous vouliez me voir?
- Parce que je veux pas que la police me cherche,
ni mon ex, ni personne.
- Vous savez qu'il a subi une agression physique?
- C'est pas la première fois.
Il a pas d'argent pour payer ses dettes.
- Ils ont volé des bijoux.
- Ceux de ma grand-mère.
- Comment vous savez ça?
- Tout ce que je veux vous dire,
c'est que je suis en vie
pis que je veux pas que la police me cherche.
Je vais quitter le pays bientôt, me refaire une nouvelle vie.
J'ai pas de dette. Je dois rien à personne.
Ils peuvent ben garder la maison. Je m'en fous.
Dites à la police que j'ai pas commis d'acte criminel
pis que je veux pas en commettre non plus.
Son agression physique, j'ai rien à voir là-dedans.
À la limite, je vous dirais: tant mieux.
Il va savoir c'est quoi manger une claque sur la yeule.
- Il est si violent que ça?
- Oui. C'est un malade.
Il a besoin de se faire soigner.
- Ça vous tentait pas de faire une plainte à la police?
Question d'empêcher d'autres femmes de subir votre sort?
- Je suis pas une Mère Teresa, moi.
J'ai pas l'ambition de sauver le monde.
Dites rien à ma soeur, OK?
Je vais l'aviser, là, en temps et lieu.
- Bon, ben, on voulait savoir si elle était morte ou non.
On le sait. - Je mets la police au courant?
- T'as pas le choix. - Pis son conjoint?
- Va le voir. Dis qu'elle est saine et sauve, là.
Montre la vidéo à la police, ils ne l'achaleront plus.
- Je la montre pas à lui? - Il peut pas voir ça, lui.
- Pis là, je fais quoi avec l'histoire de...
c'est un homme violent, il a des dettes, tout ça?
- La police s'arrangera avec ça. Moi, ce qui m'inquiète,
c'est les dettes. Fait qu'envoye-lui sa facture
au plus vite. On a une boîte à faire rouler, nous autres.
- Boss. Euh, on... va aller faire un tour dans le parking.
(musique sombre)
- Ce qui est l'fun ici, c'est la transparence de la boîte.
- C'est Charlie qui m'a donné le numéro de téléphone.
Stéphanie voulait pas. - Rien à voir là-dedans,
mais elle le protège encore pareil.
- Elle sait ce qu'on est capables de faire
avec un numéro de téléphone. - Ça donne quoi?
- Ben, entre autres...
huit appels en deux semaines au...
438 555 0187.
- C'est le numéro de qui, ça?
- Tiens-toi bien. Luigi Amadeo.
Dont un appel 30 minutes après ta tentative d'assassinat.
- On aimerait ça t'avoir chez nous.
- As-tu aimé ça, ton petit-déjeuner
avec Cazal pis Amadeo?
Je vais le tuer, estie. - Non, non, non.
Là, on s'énervera pas.
- Ça arrêtera pas là, ça. - Qu'est-ce qui arrêtera pas là?
- Ce gars-là, il a essayé de me tuer.
Il s'arrêtera pas parce qu'il m'a manqué.
- Qu'est-ce qui dit qu'il est impliqué
dans la tentative de meurtre?
- T'as la preuve en main. - Non. J'ai dit
que Vincent Guilbault et lui se parlaient souvent au téléphone.
- Une demi-heure après que je me sois fait tirer.
- Tu sautes trop vite aux conclusions.
On va envoyer ça aux policiers.
- Ça va prendre plus que ça.
C'est pas la police qui va arrêter Amadeo.
- Bon, ça tombe bien. Le v'là, ton enquêteur.
- Il s'en vient rencontrer Sophie.
Je pense qu'ils ont retrouvé la fille qu'elle cherchait.
- Elle est toujours en vie? - Il paraît, oui.
(musique sombre)
(aboiements)
(halètement)
- Je suis pas une Mère Teresa, moi.
J'ai pas l'ambition de sauver le monde.
Dites rien à ma soeur, OK?
Je vais l'aviser, là, en temps et lieu.
(soupir)
- Je peux avoir une copie de ça?
- Demande-moi pas ça, Diotte. - Je te ferai remarquer
qu'on a ouvert une enquête sur sa disparition.
- Elle est en vie. - C'est du méfait public, ça.
- Elle a rien demandé aux policiers.
Son chum a signalé sa disparition.
- On a retrouvé son char à l'eau.
Il y a des enquêteurs qui ont mis des heures là-dessus.
- C'est pas de sa faute. - C'est-tu elle,
ta cliente, ou c'est lui? - Regarde, vous avez dépensé
ben des heures là-dessus, là.
Dis-toi que je t'en fais sauver pas mal.
- On va arrêter de la chercher, oui.
- Bon.
- Ton client, lui, il a-tu parlé?
- Pas encore. Mais j'espère qu'après
ce que tu viens d'entendre, tu vas aller lui parler.
Je sais pas si c'est vrai qu'il est tant endetté de même
ou s'il y a du monde qui lui coure après, mais...
tu risques de te ramasser avec un cadavre sur les bras
si tu fais rien. - S'il doit de l'argent,
c'est pas mon problème. - Donne ça au crime organisé.
- T'as pas fouillé un peu à savoir c'était qui ce gars-là
avant de prendre son mandat? - Oui, mais il y a rien.
C'est un legit. (ouverture de porte)
- Excusez-moi de vous déranger, mais, Sergent Diotte,
il y a le boss qui aimerait vous voir, si vous avez deux minutes.
- J'arrive.
(sonnerie)
- Vincent Guilbault, il a des liens avec Luigi Amadeo.
- OK.
- Amadeo, c'est mon principal compétiteur.
Eux autres, ils prennent des mandats du crime organisé.
Ça, tout le monde sait ça.
- Guilbault a appelé Amadeo 30 minutes
après l'attentat qui te visait. - Vous saviez ça aussi?
- C'est pas la première fois
que j'enquête sur une tentative de meurtre.
- Lui avez-vous parlé à Amadeo? - Pas encore.
Quand on va le faire, on te le dira pas non plus.
- J'ai assez de vécu là-dedans pour savoir où c'est
que je peux mettre mes doigts pis où je dois les enlever.
- Laisse-nous faire notre travail.
- Pendant que le tueur à gages de Guilbault
est en train de me tirer, là,
Cazal pis Amadeo, ils courtisaient mon gars.
C'est ce genre de monde là à qui j'ai à faire face,
fait que ça se peut que je m'énerve un peu.
- Je comprends, mais ça te donnera rien.
- Les tours Villefort, ça te dit rien, ça?
- Guilbault a perdu beaucoup d'argent là-dedans.
- C'est nous autres qui avons fait enquête pour savoir
ce qui se passait là-dedans. Il y a de la fraude.
Moi, je suis pas responsable des flagosses d'un petit bum.
- Si t'apprends autre chose, gêne-toi pas pour me le dire.
- Eille, ce serait le fun que l'ascenseur revienne,
une fois de temps en temps. - Ah, c'est donnant-donnant?
- Là, on vient de vous en régler un.
Moi, j'ai failli me faire tuer.
Ils vont probablement recommencer.
Fait que j'aimerais ça être au courant, quand même.
(sanglots)
(aboiements)
(musique sombre)
(tonalité d'appel)
Allô. Euh... C'est Catherine.
Est-ce que je peux venir te voir?
OK.
- Elle est en ville.
- Qui ça? - Catherine.
- Qui t'a dit ça?
- Elle a appelé son dealer.
On vient de me refiler l'information.
- Le boss est-tu au courant?
- Je pensais en parler à Anthony avant.
- C'est une bonne idée, ça.
Faut pas la lâcher, là.
- Inquiète-toi pas. Elle est pas amanchée pour aller ben loin.
(musique intrigante)
(aboiements)
- T'as tout ce qu'il te faut? - Oui.
Anthony est là. Il veut te parler.
- J'ai pas le droit de rentrer dans la maison de ton père.
C'est un bris de condition, si je fais ça.
- Il y a personne qui va le savoir.
- Ça tombe bien. Moi aussi, j'ai des choses à lui dire.
T'es allé dire partout que j'avais menti.
- T'as pas passé ton test. - Entre un test non concluant
pis un mensonge, il y a une marge.
- Pourquoi tu me dis ça à moi? - Pourquoi t'es allé répéter
ça à tout le monde? - J'ai répété ça à personne.
- Ah non, mais ton père pense ça,
ta soeur pense ça, Éric pense ça.
Si Éric pense ça, la ville au complet le pense.
- Je comprends pas pourquoi tu te pompes après moi.
- Ton père voulait pas que je passe de polygraphe.
- Qui t'a dit ça?
- Arrête avec tes questions. - Pis si moi, je voulais
que t'en passes un? - En quoi ça te regarde?
- Ma belle-mère est dans un complot pour tuer mon père.
Ça me regarde en estie, oui.
- OK, je suis rendue ta belle-mère.
T'oublies que j'ai passé
une grande partie de ma vie à te soigner,
à te torcher et à ta consoler quand tu venais
brailler dans mes bras parce que ton père
était trop dur avec toi. - Ah, on s'en va là, là?
- Arrête avec ton petit crisse de ton condescendant.
- Je veux juste te rappeler que c'est ton chum
qui a essayé de tuer ton ex-mari.
Ça prend beaucoup d'effort pour pas s'imaginer que
tu puisses avoir été au courant d'une façon ou d'une autre.
- Arrêtez de vous chicaner. (sonnerie)
- Oui, Sophie.
(fermeture de porte)
Oui, je sais.
(musique intrigante)
Non, ça change rien, là. Je... Je suis à la maison.
Je vais l'attendre.
Charlie, attends.
Faut que je te parle. - Je m'en vais chez maman.
- Ça change rien. Je vais aller te reconduire, là.
P'pa s'en vient. Faut vraiment que je vous parle.
- Qu'est-ce qu'il y a de si important qu'ils veulent
nous voir si vite? - Je sais pas.
- Tu sais pas, mais fallait que tu viennes, par exemple.
- T'as besoin d'un garde du corps.
- Inquiète-toi pas pour moi.
Après la tentative de meurtre,
j'ai fait ma demande de permis de port d'arme.
- Assieds-toi. Faut qu'on se parle.
- Bon. Là, t'attendais qu'il arrive pour me parler.
Il est là.
- Catherine est en ville.
(musique sentimentale)
- Cathou!
- Tu sais ça comment, toi? - Elle m'a appelé.
Je lui ai parlé. - Tu sais elle est où?
- On a de la surveillance sur elle.
- Comment elle est?
- Elle m'a appelé, pis elle a appelé son dealer après.
Comme on le connaît,
on s'est pointé là pis on la surveille.
Fait que d'après toi, comment elle va?
- Jean. Qu'est-ce qu'on fait?
- Papa, s'il te plaît.
- Votre mère est au courant?
- Je voulais t'en parler avant.
- Tu le savais,
pis tu lui as rien dit? - J'ai pas pu placer un mot.
- C'est sa fille. - C'est ma soeur.
Ça change rien. - Je l'appelle.
- Charlie, attends.
(sonnerie)
- Oui. - C'est moi.
- Oui. J'ai ton nom sur l'afficheur.
- Catherine est en ville.
- Elle est où?
- Je sais pas. Ma gang la surveille, là.
- Je veux la voir, Jean. - C'est pas une bonne idée.
On va laisser Anthony s'en occuper.
- Est-ce que je peux aller vous rejoindre?
- Non, je serai pas là.
J'ai un truc à finir au bureau.
Profite-s'en pour venir chercher Charlie.
Bon. Éric, Anthony, vous vous rendez-là. Appelle Sophie.
Tu t'assures qu'il y a pas de danger.
Quand c'est fait, vous cleanez la place.
Anthony, tu vas lui parler. Elle va t'écouter.
- Je veux y aller. - C'est pas une bonne idée.
Ta mère s'en vient te chercher.
La dernière chose dont Catherine a besoin,
c'est une boule d'émotion qui va lui pleurer ça dans la face.
Anthony, tu vas lui jaser ça.
Pis si elle veut partir, tu la laisses partir.
Pis si elle veut, tu la ramènes ici.
Éric.
(musique de tension)
- Hé.
- Là, là... OK, là, je v...
Là, je veux que vous me la rameniez, Éric.
C'est ma fille. - Je sais.
Si on insiste trop, elle va disparaître encore
pour une couple d'années.
- Aussitôt que t'as des nouvelles, tu m'appelles.
Là, je m'en vais au bureau parce que je veux pas la voir, elle.
- Jean!
Je veux la voir, Jean.
- Va donc voir Charlie, à la place.
Elle a besoin de toi en ce moment.
(démarrage)
(musique de suspense)
(sirène)
(coups à la porte)
(coups à la porte)
- Catherine.
Hé.
Cath. Cath.
(soupir) Hé. Hé.
Cath, je suis là.
C'est moi. Hé.
(respiration profonde) Hé.
Viens-t'en.
OK. Je suis là.
(musique intrigante)
- Donne encore de la dope à ma fille,
pis je te tue, ostie de vidange.
(halètement)
(musique de tension)
(sonnerie)
Oui. - Dumas?
- Lui-même. - C'est Diotte.
Tu voulais qu'on te tienne au courant. Ben, c'est ça.
Vincent Guilbault vient de se faire assassiner
dans sa cellule.
Ça va t'en faire un de moins à te préoccuper.
(musique intrigante)
- C'est pas parce qu'elle est revenue qu'on va
se mettre à capoter. - T'es la principale raison de
ses problèmes, à Catherine. J'ai pas besoin de toi dans ma vie.
De toute façon, t'as jamais été là quand c'était le temps.
- Ma fille est en ville. Je peux pas la voir.
Si ton père l'a forcée à rentrer, elle va s'échapper.
- Je m'en vais. - Tu peux pas partir de même.
- L'enfantillage de cour d'école...
S'il veut s'en aller, qu'il s'en aille.
♪♪♪
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