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J'ai r�v� d'un homme. Il n'est pas de notre monde.
Il est descendu du ciel et m'a parl�.
Il a dit, "Nous venons de la troisi�me plan�te".
"Nous venons de la Terre".
Reste ici.
York et Conover sont peut-�tre morts.
Et peut-�tre pas.
On ne peut pas arr�ter.
Il s'agit de la colonisation d'une plan�te enti�re.
Je peux vous aider ?
Nous venons de la Terre, et nous sommes ici sur Mars.
Vous �tes � Green Bluff, dans l'Illinois.
Ces gens ne seraient pas mes amis, ni ma famille.
Ce serait des Martiens.
Et moi, alors ?
Tu ne serais pas mon fr�re Edward.
Non, je ne le suis pas.
Vous mourrez sans souffrir, Capitaine.
Vous n'avez pas pu modifier l'air.
Non, nous n'avons pas pu modifier l'air.
Je ne peux pas bouger.
Pardonnez-nous, Capitaine Black.
Deux exp�ditions ont d�j� �chou�, John.
Pourquoi une autre ?
Alors ?
La ville est morte depuis pr�s de mille ans.
Pareil pour les trois autres sur les collines.
Mais la cinqui�me... Il y avait des Martiens la semaine derni�re.
- O� sont-ils maintenant ? - Ils sont morts.
Qui �taient-ils ? Comment vivaient-ils ?
- Jeff ? - Je reviens.
O� allez-vous ?
Spender ?
O� es-tu pass� pendant une semaine ?
Je suis le dernier Martien.
T'es le...
Mon Dieu.
�a va donc se passer ainsi ?
Les images que vous voyez
ont �t� film�es � plus de 100 millions de kilom�tres,
gr�ce � un satellite en orbite autour de Mars...
Ce sont les premiers vaisseaux
se dirigeant vers Mars depuis le d�part
du colonel Wilder et son �quipage il y a trois ans.
Je suis au coeur du centre de contr�le de la mission
avec son chef, le G�n�ral Malcom Halstead.
C'est un grand jour pour le Projet Mars.
En effet. Nous avons attendu longtemps
mais la flotte de colonisation est enfin partie.
Vous attendez-vous � rencontrer de la vie sur Mars ?
Non, nous ne nous y attendons pas.
L'�pid�mie a d�truit toute forme de vie.
Et quelle sombre ironie du sort...
L'�pid�mie ayant �t� d�clench�e
par des germes transport�s par nos exp�ditions.
Ceci n'a pas encore �t� prouv�.
Quoi qu'il en soit, c'est une trag�die.
Je vous prie de m'excuser.
Merci, G�n�ral.
Retournons aux images de la flotte approchant de Mars.
Les fus�es arrivent comme des roulements de tambours,
comme un nuage de criquets dans le vide de l'espace.
F�VRIER 2004
Dans ces fus�es, des hommes qui donneront
� ce monde une apparence famili�re.
Ils viennent pour trouver,
pour laisser ou pour prendre quelque chose.
Pour creuser, pour enterrer quelque chose
ou pour ne pas y toucher.
Pour d�grossir cette terre �trange.
Le colonel Wilder a �t� nomm� coordinateur de la plan�te,
dans l'espoir de sauver quelque chose
de l'antique civilisation martienne
de l'avanc�e inexorable des humains.
Tout arrive si vite.
Comme ces technocrates terriens, transplant�s
dans cet �trange environnement,
ils construisent des maisons pour se cacher des �toiles,
utilisant des modules con�us par ordinateur
pour cela et pour tout le reste.
Ils plantent des poteaux pour l'�lectricit�,
creusent des tranch�es pour transporter l'eau,
aplanissent la terre pour construire des routes,
domestiquant ainsi les paysages martiens.
En six mois, une douzaine de communaut�s
furent �tablies sur la plan�te.
Ils viennent pour donner leur nom � la terre.
L'endroit o� les premiers Terriens furent tu�s
s'appelle le Plateau d'York.
Celui o� la seconde exp�dition fut d�truite, Blackville.
Il y a les montagnes Wilder.
Le Mont Spender.
Le Canal Briggs.
Et la baie de Lustig.
SEPTEMBRE 2006
Certains sont venus chercher l'inaccessible.
Pour chacun, c'est diff�rent.
Leif Lustig est venu chercher l'inaccessible.
Anna !
La premi�re pluie de l'ann�e !
Presque comme chez nous.
- Tu as le mal du pays ? - Non.
Rentrons. Il fait froid.
- Rien ne vaut un bon feu. - Oui.
- Il ne manque qu'une chose. - Je t'en prie, Leif.
D'accord, je ne vais pas commencer... Pardon.
Au moins nous vivons o� il est mort.
Je sais.
Je n'en parlerai plus.
- C'est � moi. - Tricheur, c'est � moi.
Bas les pattes.
Je te tiens. Prends celui-l�.
- Tu n'as rien entendu ? - Quoi ?
Quelqu'un qui siffle.
Qui est l� ?
Qui va l� ? Que voulez-vous ?
Qui �tes-vous ?
- Leif ? - Oui ?
Pourquoi cries-tu ?
Viens l� ! Vite !
Qu'y a-t-il ?
Qui est-ce ?
Un jeune homme. On dirait David.
Il ressemble � David, non ?
Non. Non.
Allez-vous-en.
Partez.
Que fais-tu ?
Viens te coucher. Verrouille la porte.
Si c'est toi...
Si par miracle c'�tait toi...
Si tu as froid, si tu veux te r�chauffer...
Je ne verrouillerais pas la porte.
Tu n'auras qu'� entrer.
- Leif ? - Oui ?
- Viens au lit. - J'arrive.
- Ferme bien la porte. - Non.
- Tu es tremp�. - Je vais prendre une serviette.
Non, reste ici.
Quelle nuit terrible.
�a va aller.
Rendors-toi.
Et si c'�tait lui ?
Tu sais que c'est impossible.
Mon Dieu.
Je perds la t�te ou quoi ? Je perds la t�te.
Bonjour, Papa.
Belle journ�e...
David ? Tu es vivant ?
Pourquoi ne le serais-je pas ?
Mais la seconde exp�dition a disparu...
Tout l'�quipage, le vaisseau.
Nous sommes venus � ta recherche... Sans succ�s.
Je ne comprends pas.
Tu me veux ici, non ?
Bien s�r, mais...
Pourquoi ces questions ?
Accepte-le.
Mais ta m�re... Le choc.
Ne t'inqui�te pas.
J'ai chant� pour vous cette nuit.
Pour vous aider � m'accepter.
Surtout elle.
Je sais ce que c'est un choc.
Mon Dieu, j'ai dormi si tard !
Bonjour David, bonjour Leif.
Tu as mis la table, comme c'est gentil.
Tu vois ?
Viens m'aider � pr�parer le petit d�jeuner.
- D'accord. - Viens.
Tiens, mon ch�ri.
Je vais te chercher plus de caf�.
Vous ne pouvez pas �tre David.
Mais vous �tes quelqu'un.
Qui ?
Ne fais pas �a.
Vous pouvez me dire...
Tiens, mon ch�ri.
- Tu as fini ? - Oui, Maman.
Tr�s bien. Merci.
- �coutez-moi. - Je t'en prie.
Quelque chose ne va pas.
Vous �tes David, mais vous ne l'�tes pas.
Pourquoi ne m'acceptes-tu pas ?
Dites-moi qui vous �tes !
O� est David ?
- Il est sorti ? - Oui.
Tr�s bien.
Tu te souviens de la seconde exp�dition ?
Ils ne sont jamais revenus.
Oui, bien s�r... Quel rapport avec David ?
Parmi tous ceux qui arriv�rent sur Mars,
il y e�t quelques missionnaires venus sur la nouvelle plan�te
pour pr�cher la parole de Dieu.
Le P�re P�r�grine, lui, �tait en qu�te de Dieu lui-m�me.
Seigneur, nous arrivons sur une nouvelle terre.
Offre-nous un regard neuf.
Donne-nous des oreilles neuves pour tous ces nouveaux sons.
Et pour les nouveaux p�ch�s, nous te demandons
un coeur plus pur et plus fort.
Amen.
Bienvenue sur Mars.
- P�re P�r�grine ? - Oui.
- P�re Stone. - Bonjour.
Je suis John Wilder. Donnez-moi votre sac.
Le voyage vous a plu ?
Tout a fait remarquable.
- Encore ? - D�licieux repas.
- Merci beaucoup. - Excellent.
Allez, les enfants... Au lit.
- On doit vraiment ? - Oui.
- Bonne nuit, Papa. - Bonne nuit, ma ch�rie.
N'oublie pas nos invit�s.
Bonne nuit, mon enfant.
- Bonne nuit, Maman. - Bonne nuit. Dors bien.
Passe-moi ton assiette.
- Tenez. - Merci.
Je peux vous poser une question ?
Bien s�r.
Il y avait une rumeur, sur le vaisseau,
colport�e par un membre d'�quipage...
Il disait qu'un prospecteur s'�tait cass� les jambes
dans les montagnes et qu'il y serait mort
si des sph�res lumineuses n'�taient venues � lui.
Il se serait r�veill� au bord de la route
et aurait �t� secouru.
Des sph�res lumineuses ? Vivantes, vous voulez dire ?
Oui, d'apr�s la rumeur.
�a n'a pas �t� v�rifi�.
- Du caf� ? - Oui.
Il n'y a pas de preuve scientifique de vie sur Mars.
Quelle piti�. Une civilisation enti�re
an�antie par une maladie enfantine.
- Oui. - Vous pensez comme moi...
Cette rumeur n'est absolument pas fond�e ?
Oui.
�a aurait �t� si bon d'�changer des id�es avec des Martiens.
Oui, c'est vrai.
Mais tout ce qui reste de la vie sur Mars,
ce sont leurs villes.
Serait-il possible de les visiter ?
Oui. Demain matin.
Merci.
Nous sommes contents que vous soyez l�.
On a besoin de vous sur Mars.
Mars est une fronti�re, comme le Far West ou l'Alaska.
Il y a des centaines de mineurs, d'ouvriers, de m�caniciens,
dans nos 12 communaut�s.
Et ils ont grand besoin de guides spirituels.
�a, c'est s�r.
Est-il possible que la colonisation
ait �t� trop rapide... Trop pr�cipit�e ?
J'aimerais que �a aille moins vite.
Trop d'erreurs ont �t� commises.
Les gens profitent de la situation.
Ils ram�nent de la Terre ce qu'ils auraient d� laisser...
La corruption, la bureaucratie. C'est dommage.
Vous pensez � l'homme dont nous parlions ?
- Quel �tait son nom ? - Spender.
Spender, oui.
Vous vous sentez oblig� de faire ce qu'il voulait...
D'emp�cher les hommes
de d�truire la plan�te.
Je ressens cette responsabilit�, mon P�re.
Je vais vous dire une chose que j'ai jamais dite � personne,
� part ma femme.
Quand j'�tais avec Spender
et qu'il me disait que pour sauver cette plan�te
il tuerait tous ceux qui viendraient,
je lui ai dit
que je ne croyais pas que c'�tait lui qui parlait ainsi.
Il a eu une dr�le d'expression
quand je lui ai demand� s'il restait des Martiens.
"Quelques-uns", m'a-t-il r�pondu.
Depuis, je n'ai pas arr�t� d'y penser.
Et la rumeur dont vous parliez m'y a encore fait penser.
Penser � quoi ?
Eh bien...
Je me demande si c'�tait bien � Spender que je parlais,
ou si quelqu'un ou quelque chose
avait pris possession de lui.
Il y aurait donc encore des Martiens ?
J'aimerais le croire, mon P�re.
Ce sont les plus vieilles ruines martiennes
d�couvertes � ce jour.
Pour nos arch�ologues, elles ont plus de 250 millions d'ann�es.
Elles ressemblent � des ruines que j'ai vues sur Terre.
C'est � se demander si la Terre et Mars
partagent la m�me lign�e.
Que font-ils ?
Ils d�montent cette structure pour l'envoyer sur Terre.
Votre ami Spender avait peut-�tre raison.
Il avait pr�dit que �a arriverait, non ?
Oui.
Il n'y a rien de mal � envoyer sur Terre
des �chantillons de cette remarquable civilisation.
C'est plus profond que �a.
C'est exactement ce que Spender voulait �viter...
Mettre en pi�ce la plan�te.
Ces ruines appartiennent � une autre race.
Quelle race ? O� sont-ils ?
- Je l'ignore. - Personne ne sait.
J'ai cherch� apr�s la mort de Spender.
J'ai cherch� des signes de vie sur cette plan�te... Rien.
Pourtant, j'ai le sentiment qu'ils sont l�, qu'ils nous regardent.
Je ne peux pas l'expliquer.
Il est temps de rentrer � First Town.
On d�jeune ensemble ?
Bonne id�e.
Nous pr�f�rerions rentrer seuls, � pied.
- A pied ? - Oui.
Pour d�couvrir le paysage.
- Vous �tes s�r ? - Oui.
- O� est First Town ? - Par-l�...
- Nous trouverons. - Seuls ?
Restez pr�s de la route.
Je vous enverrai un v�hicule.
Non, �a ira.
Esp�rons-le.
J'enverrai quand m�me un v�hicule, au cas o�.
- Pourquoi ne pas �tre parti avec lui ? - Pas maintenant.
On n'aurait pas d� quitter la route.
On n'aurait pas d�.
- �a ira. - Nous sommes perdus.
- Ayez la foi. - J'ai la foi.
- Mais elle a ses limites. - Pas du tout.
First Town est s�rement derri�re cette colline.
Vous avez dit �a tout l'apr�s-midi.
Le soleil se couche. Qu'allons-nous faire... Prier ?
Qui sait si nous serons entendus dans ce monde barbare.
Tout ira bien. Dieu est partout.
Je l'esp�re, car nous sommes au milieu de nulle part.
Nous sommes perdus. Compl�tement perdus.
Si on appelait, vous pensez qu'ils r�pondraient ?
Qui ?
Vous croyez toujours � cette rumeur ?
Vous voulez croire qu'elle est vraie.
- Eh bien... - Nous sommes ici pour �a.
P�re P�r�grine, savez-vous
tout ce qu'il y a � faire sur Mars ?
Il y a douze communaut�s de p�cheurs
ayant besoin de r�demption,
et nous errons dans la campagne martienne
� cause d'une rumeur ridicule.
Alors ?
- P�re P�r�grine ? - Attendez.
Des monstres !
Non, attendez.
Nous n'aurions jamais d� venir ici.
Non, n'ayez pas peur.
- C'est l'oeuvre du diable. - Non.
Je vous en prie, allons-nous en.
Je dois leur parler.
Non, mon P�re, non.
Bonsoir.
Nous sommes avec Dieu.
Arr�tez, mon P�re !
Attendez, revenez !
Revenez !
Regardez ce que vous avez fait.
- Que s'est-il pass� ? - Les lumi�res nous ont secourus.
- Impossible. - Si, elles nous ont sauv�s.
Elles nous ont sauv�s.
Non. Nous avons couru.
Vous savez que c'est pas vrai.
Elles nous ont sauv� la vie.
�a prouve qu'elles ont une �me.
Elles ne sont pas humaines.
Non, mais j'ai senti quelque chose.
Nous sommes sur le point de faire une grande d�couverte.
Elles ont sauv� nos vies.
Elles avaient le choix entre nous laisser mourir ou nous sauver.
�a prouve leur libre arbitre. - Nous devons rester.
- Rester ? - Passer la nuit ici.
Elles pourraient revenir.
Vous voulez risquez notre mission
pour ces choses inhumaines...
Ne voyez-vous pas l'humain dans ce qui ne l'est pas ?
Je pr�f�re voir l'inhumain dans l'humain.
Aidez-moi � faire un feu. Il fait froid.
J'ai faim.
Nous mangerons demain matin.
Demain matin ?
Nous devrions �tre � First Town,
au lieu d'attendre ces choses ridicules.
Si je vous prouvais que ces cr�atures connaissent le p�ch�,
qu'elles savent ce qui est moral,
qu'elles ont du libre arbitre et qu'elles pensent ?
�a ne sera pas facile.
Il est possible qu'elles aient tu� les membres
des premi�res exp�ditions. C'est un p�ch�, non ?
Il a d� y avoir un p�ch� originel sur Mars.
Des Adam et Eve martiens, si vous voulez.
Mon P�re, vous agissez pour l'Eglise
ou vous voulez �tancher votre soif de curiosit� ?
Vous pensez � notre t�che ou � convertir les Martiens ?
Ce serait un p�ch� d'orgueil.
Je sais.
Mais l'orgueil a fait de grandes choses au nom de Dieu.
Mais ce n'est pas bien.
A une �poque, je voulais rejoindre les ordres
pour rencontrer le Christ en personne.
Vraiment.
Je refuse de vous croire.
Oui, en personne.
Je me moque de vos probl�mes.
J'ai d�sesp�r�ment besoin de ces deux r�acteurs.
Ne me parlez pas de douanes ou d'autorisations...
On se croirait sur Terre.
Ne coupez pas. Oui ?
Le g�n�ral Halstead est en ligne.
Merci.
Faites votre possible. Je rappellerai demain.
- G�n�ral ? - John, comment allez-vous ?
Un peu irrit�, en fait.
Deux missionnaires ont disparu, nos �quipes les cherchent.
Mais c'est pas le probl�me.
Laissez-moi deviner.
Vous allez encore me tanner � propos de l'immigration.
Exactement.
Ils doivent �tre plus s�lectifs.
La plupart des immigrants sont tr�s bien
mais quelques fauteurs de troubles sont pass�s.
Je ferai mon possible,
mais vous connaissez la situation sur Terre.
Il y a tant de demandes de relocalisation
qu'on ne peut les traiter.
Si �a s'aggrave, je demanderais moi-m�me � �tre transf�r�.
Ruth et moi serions heureux de vous avoir comme voisin.
Au revoir, mon G�n�ral.
Georges, dites-moi o� en sont les recherches.
Toujours pas de nouvelles des missionnaires.
Merci.
Vous �tes conscients ?
Je sais que vous l'�tes.
Comment le prouver ?
Vous me suivez, vous m'observez...
Je parie que vous savez ce que je pense.
Le Seigneur comprendra que je fais �a pour Lui.
Vous m'avez sauv�.
Vous ne vouliez pas que je meure.
Vous saviez que c'�tait mal.
Vous savez. Vous comprenez.
�coutez-moi.
Nous construirons une �glise dans ces montagnes.
Au lieu de la croix,
une sph�re bleue repr�sentera le Christ martien.
Nous vivrons avec vous, nous vous aiderons � trouver Dieu.
Non, P�re P�r�grine.
Vous parlez. Vous connaissez mon nom.
�coutez-moi maintenant, P�re P�r�grine.
Nous sommes les Anciens.
Nous avons quitt� nos villes pour ces collines il y a longtemps.
Avant, comme vous, nous avions des corps.
Nous avons appris � nous lib�rer
et avons pris l'apparence de sph�res bleues.
Depuis, nous vivons dans le vent et le ciel,
s�par�s de ceux que nous avons laiss�s.
Nos origines ont �t� oubli�es
mais nous ne mourrons jamais.
Nous avons rejet� les faiblesses de nos corps
et vivons dans la gr�ce de celui que vous appelez Dieu.
Nous ne convoitons pas les biens d'autrui, ne volons pas,
nous ne tuons pas, n'avons ni d�sirs charnels ni haine.
Nous avons abandonn� le p�ch�.
Merci d'avoir voulu nous construire une �glise,
mais nous n'en avons pas besoin,
car chacun de nous est son propre temple.
B�tissez votre �glise parmi les v�tres et purifiez-les.
Nous sommes en paix.
Allez, P�re Stone, assez dormi.
- Piti�. - Nous avons une longue marche.
Pour nous perdre encore plus ?
Non, je connais le chemin, d�sormais.
Je vais rester ici jusqu'� ce qu'ils nous trouvent.
D'ici on peut voir � des kilom�tres.
On pourra faire des signaux...
Attendez un peu.
Comment �a, vous connaissez le chemin ?
Qu'y a-t-il ?
Je les ai revues.
Elles �taient au-dessus de nous pendant que nous dormions.
J'�tais certain qu'elles �taient intelligentes
conscientes, qu'elles comprenaient.
Je me suis jet� de la falaise.
- Quoi ? - Je me suis jet� de la falaise.
J'�tais s�r qu'elles sauraient que c'�tait un p�ch� pour moi
et qu'elles m'arr�teraient.
Et elles l'ont fait, P�re Stone.
Elles savaient que c'�tait mal et elles m'ont sauv�.
Venez, retournons en ville.
M. Wilder doit �tre inquiet.
Attendez, mon P�re !
Attendez un peu ! Mon P�re, attendez !
S'il vous pla�t, attendez !
Mon P�re...
Il y a une chose que je ne comprends pas.
Si les sph�res ont amorti votre chute...
Pourquoi vous ont-elles laiss� en bas ?
J'aurais pu leur demander de me ramener mais...
Je n'ai pas voulu, pas apr�s ce que j'ai entendu.
- Entendu ? - Oui, elles m'ont parl�.
J'ai dit vouloir construire une �glise dans ces montagnes
avec une sph�re bleue au lieu de la croix.
Mon P�re, que dites-vous l� ?
Je vous le dirai plus tard.
- Une voix ? - Oui, une voix.
Sa voix, p�re Stone.
Sa voix.
Ainsi, le P�re P�r�grine quitta le lieu
o� il avait vu et entendu les Anciens de Mars,
pensant que la v�rit� existe sur toutes les plan�tes...
Toutes font partie d'une plus grande v�rit�...
Et les hommes iront sur d'autres mondes,
additionnant ainsi les parties de la v�rit� universelle
jusqu'� ce que la glorieuse totalit� leur apparaisse
� la lumi�re d'un jour nouveau.
C'est alors que leur voyage prendra fin.
Ils seront arriv�s.
Je suis inqui�te pour David. O� a-t-il pu aller ?
Pas en ville... Le bateau est l�.
Ne t'inqui�te pas. Il va revenir.
S'il n'est pas bient�t l�, tu devrais aller le chercher.
D'accord.
Tu vas me demander qui je suis ?
Bien.
O� �tais-tu ?
Pr�s de First Town.
J'ai failli �tre pris.
Pris ?
Je ne veux pas en parler.
Alors nous n'en parlerons pas.
Vas te d�barbouiller, c'est l'heure du d�ner
D'accord. Maman ?
- O� �tais-tu ? - J'ai fais une longue balade.
Tu vas te promener et je m'inqui�te...
- Je suis d�sol�. - C'est pas grave.
- Leif, le d�ner est pr�t. - J'arrive.
Prends-en encore.
Qu'as-tu fait cet apr�s-midi ?
- Rien. Pourquoi ? - Pour rien, je suis curieuse.
Tu sais ce qu'on va faire ?
On va aller en ville.
On n'y a pas �t� depuis des mois.
Je pr�f�re rester � la maison.
- Pourquoi ? - J'ai pas envie d'y aller.
Bien s�r que si. �a fait du bien de sortir.
J'aimerais mieux pas.
Et pourquoi ?
J'ai peur de la ville.
Tu as peur de la ville ? Mais David...
Tous ces gens. J'aimerais mieux pas.
Sottises, je n'ai jamais rien entendu de pareil.
On va y aller, n'est ce pas ?
Anna, s'il ne veut pas y aller...
S'il te pla�t, pour une fois qu'on peut sortir en famille.
�a fait si longtemps.
Anna, s'il ne veut pas, on ira une autre fois.
Non. Je suis d�cid�e. On y va ce soir.
Ferme bien la porte.
Reste pr�s de moi, Papa. Je veux pas �tre attrap�.
Personne ne va t'attraper.
Ou alors une jolie fille et je serai tr�s jalouse.
Merci.
- Reste pr�s de moi. - Oui. On ne va pas rester longtemps.
- Je l'esp�re. - Leif !
Viens.
Papa...
- �a arrive. - Quoi ?
Venez. Il y a tant � voir. Venez !
D'accord. On arrive.
O� est David ? O� est-il pass� ?
Vas dans un caf�.
Je vais le chercher.
Je ne le comprends plus.
Si je le retrouve pas, rejoins-moi au bateau
d'ici une heure.
�a va ?
D'accord.
- M. Wilder ? - Oui.
J'ignore si vous vous souvenez de moi.
Je m'appelle Lustig.
Je vis sur le canal avec ma femme.
- Oui. Comment allez-vous ? - Mon fils a disparu.
- Quel �ge a-t-il ? - 24 ans.
Vingt... Bien.
Il a disparu, M. Wilder.
Depuis combien de temps a-t-il disparu ?
Depuis notre arriv�e en ville, ce soir.
- Il peut �tre n'importe o�. - Ce n'est pas �a.
Ce n'est pas normal.
Je vois.
- Comment s'appelle-t-il ? - David.
David Lustig ?
Etes-vous apparent� au David Lustig
de la seconde exp�dition ?
Oui, vous �tes venu ici � sa recherche...
�a devait �tre un autre David Lustig.
Oui. Vous avez sans doute raison, M. Wilder.
C'est un grand gar�on. Il doit tra�ner quelque part.
Je vais refaire un tour. D�sol� de vous avoir d�rang�.
M. Lustig, je peux peut �tre...
C'�tait idiot de ma part de venir ici.
Vous avez raison. Il a 24 ans.
Il se prom�ne...
24 ans ?
David Lustig avait 24 ans.
M. Lustig !
Il y a quelqu'un ?
Non, non, non. C'est impossible.
Assez !
Vous tremblez.
Laissez-moi partir.
Vous laisser partir ? Mais personne ne vous retient.
Si. Vous.
Quoi ?
D�tournez votre regard.
Plus vous regardez, plus je deviens ceci !
Je suis pas ce que je semble �tre. Je ne suis pas cette vision.
Je n'avais pas l'intention de venir ici.
J'�tais au centre ville.
L�, je me suis �gar�,
et soudain, j'ai �t� plein de choses pour plein de gens.
J'ai fui, et ils m'ont suivi.
Je me suis r�fugi� ici.
Vous �tes venu et je me suis retrouv� prisonnier.
Oui ! Prisonnier !
Vous n'�tes pas... ce que vous semblez �tre ?
Pardonnez-moi.
J'aimerais pouvoir l'�tre, mais je ne le peux.
- Je deviens fou. - Oh, non !
Ou je sombrerais dans la folie avec vous.
Lib�rez-moi !
Je ne peux pas...
Seigneur, pas alors que vous �tes enfin l�.
�a fait 2000 ans que j'attends votre retour.
Et maintenant, c'est moi qui vous vois et vous entends.
Vous ne voyez que votre propre r�ve, vos propres besoins.
Au-dessous, je suis quelque chose d'autre.
Que dois-je faire ?
D�tournez la t�te et je serai parti.
Parti ?
Sinon, vous me tuerez !
Ou je vous tuerais.
Si vous me forcez � garder cette apparence, je mourrais.
C'est plus que je peux endurer.
Qui �tes-vous, alors ?
Vous le savez.
Quoi ?
Rien de plus, rien de moins.
Et je vous ai rendu ainsi par mes pens�es ?
En entrant dans l'�glise, vous avez regard� le crucifix.
Votre vieux r�ve de Le rencontrer s'est empar� de vous.
Il s'est empar� de moi.
Mon corps saigne des blessures que vous m'avez donn�es
avec votre esprit.
Oh, Seigneur !
Oh, doux Seigneur.
Partez, avant que je ne vous garde � jamais.
P�re P�r�grine.
- Excusez-moi, mon P�re... - Je venais vous voir.
Que se passe-t-il ?
Votre membre d'�quipage qui croyait aux Martiens...
- Comment s'appelait-il, d�j� ? - Spender.
Vous vous demandiez si c'�tait � lui que vous parliez
ou � quelque chose qui s'�tait empar� de lui.
Oui.
Eh bien, ce n'�tait peut-�tre pas lui du tout,
ni mentalement, ni physiquement.
Que voulez-vous dire ?
Que c'�tait peut-�tre un Martien.
- Il y en a un dans First Town. - Quoi ?
Il peut faire croire aux gens
qu'il est quelqu'un qu'ils ont en t�te. N'importe qui.
Comment le savez-vous ?
Je l'ai vu.
Enfin, je...
Croyez-moi, John, il est ici.
Salut, Lustig. Mike Atterbury.
- Bonsoir, Mike. - Tu veux t'asseoir un moment ?
Non, je cherche quelque chose.
- T'as perdu quelque chose ? - Oui, je...
En parlant de choses perdues,
tu te souviens de Lavinnia, la fille de Joe Spaulding ?
Oui.
On pensait qu'elle s'�tait noy�e dans le canal.
On avait trouv� son corps, pensait-on.
Il �tait dans un sale �tat.
Joe disait � tout le monde que c'�tait pas elle,
qu'elle �tait toujours vivante.
Quoi ?
Il avait raison, dirait-on.
Lavinnia est r�apparue ce soir.
O� �a ?
Sur Oak Street, pr�s de l'�glise.
Les Spaulding rentraient chez eux,
et soudain, Lavinnia �tait l�, courant vers eux.
Sur le coup, elle ne les a pas reconnus.
Ils ont d� l'appeler. Puis elle s'est souvenue.
O� est-elle, maintenant ?
Chez elle, j'imagine.
Incroyable, non ?
Qui est l� ?
C'est moi... ton p�re.
David !
Partez, s'il vous pla�t. Vous ne pouvez rien faire.
Tu dois rentrer � la maison. Ta m�re nous attend.
On aurait jamais d� venir en ville.
Ma femme en mourrait si tu ne reviens pas.
Elle ne supportera pas de te perdre une seconde fois.
D�sol�e mais les pens�es sont fortes dans cette maison.
Je ne peux pas changer � nouveau.
C'est une famille de cinq. Ils supporteront mieux ta perte.
Je suis fatigu�e, faible.
Tu dois revenir.
Je ne laisserai pas Anna souffrir � nouveau.
Tu nous appartiens.
Je vous en prie, ne me faites pas �a.
Descends !
�a sera plus s�r pour toi de vivre en dehors de la ville.
Il n'y aura que nous.
On ne viendra plus jamais en ville.
Qui est l� ?
Vinnie ? Rentre.
T'arr�tes pas !
Ne t'arr�te pas !
Je vous en prie !
D�p�che-toi !
Arr�te ! Non !
D�p�che-toi, David !
Non ! Lavinnia, reviens !
Lustig, j'ai un revolver !
Prends cette ruelle et cours jusqu'au bateau.
Je vais l'entra�ner ailleurs.
Lustig, �coutez-moi. Ce n'est pas qui vous croyez.
Laissez-moi partir !
Vous comprenez pas. Vous ne pouvez pas le tuer !
Dexter !
Anna, monte dans le bateau. David arrive.
- O� est-il ? - Il arrive.
- Le voil�. - David ! Viens !
- Lustig ! - Dans le bateau !
- Tu viens avec moi. - Attendez une minute !
Cet homme est mon prisonnier. Il est recherch� pour meurtre.
Non, c'est mon mari !
- Non, c'est ma Lavinnia. - Non, c'est David !
- C'est mon prisonnier. - Non, c'est David !
Arr�tez. C'est un Martien !
Vous comprenez pas !
T'as entendu les nouvelles de la Terre ?
Il va y avoir la guerre.
Wilder a l'esprit confus et agit�...
Il pense au Martien mort
qui aurait pu leur apprendre quelque chose sur cette plan�te.
Il pense � la plan�te qu'ils ont laiss� derri�re eux,
au monde sur le point d'entrer en guerre pour la derni�re fois.
Les n�gociations ont �chou�.
Le Pr�sident a dit qu'il n'y avait plus moyen de discuter.
Le monde ne sera bient�t plus qu'un champ de bataille,
les forces militaires sont en alerte maximale.
Je n'y crois pas.
Je n'arrive pas � y croire.
John, parle-moi.
Qu'allons-nous faire ?
Je sais ce que j'ai � faire.
Aller sur Terre chercher mon fr�re et sa famille.
Et les ramener ici.
Mais tu ne peux pas.
Georges, contactez mon fr�re au centre de contr�le.
Pourquoi ne les laisse-tu pas prendre la prochaine navette ?
Parce qu'il n'y aura pas une autre navette.
Tout peut dispara�tre d'un moment � l'autre.
Dans ce cas, retournons chez nous, en famille.
Non, Ruth.
Tu ne comprends donc pas ?
Ceci pourrait �tre le dernier foyer que nous conna�trons.
Si tu as raison, nous serons coup�s du monde, isol�s.
Oubli�s.
Il risque de plus y avoir personne sur Terre pour nous oublier.
C'est pour �a que je dois joindre Bill, je dois le sauver.
- Ici Wilder. - Bill, c'est John.
Que diable se passe-t-il ?
C'est fini, John. Tout s'est effondr�.
Je viens vous chercher, toi et ta famille.
Tu ne peux pas, John.
Le Congr�s vient de couper le budget de l'exploration spatiale.
Tous nos moyens ont �t� transf�r�s � la d�fense.
Le pr�sident va ordonner l'�vacuation de la colonie.
Halstead essaye s�rement de te joindre.
Je te ram�ne ici m�me si je dois t'y tra�ner.
Nous connaissons suffisamment Mars
pour permettre � un petit groupe de survivre ici.
Tiens bon.
- Mais... - Au revoir.
Wilder fait une derni�re tourn�e pour pr�venir les colons isol�s
de l'�vacuation � venir.
Mais le r�ve de Sam Parkhill de faire fortune sur Mars
est devenu une obsession.
CHEZ SAM
Y'a quelqu'un ?
Entrez donc, l'ami. Que puis-je pour... Colonel ?
Sam ?
Colonel Wilder ? Comment allez-vous ?
Bien.
- Et vous ? - On ne peut mieux.
Vous faites plaisir � voir.
Vous aussi.
Il faut donner aux clients ce qu'ils veulent.
Presque trois ans qu'on s'est pas vus.
Laissez-moi juste �teindre ce satan� truc.
Elma, viens donc. Je veux te pr�senter quelqu'un.
- Allez. - D'accord.
D�p�che-toi.
Voici le Colonel Wilder dont je t'ai parl�.
Oh, oui. Ravie de vous rencontrer, Colonel.
Je ne suis plus Colonel.
Je sais mais vous serez toujours le "Colonel" pour moi.
C'est sympa ici.
- Oui. �a nous pla�t bien. - �a c'est s�r.
Vous voulez un hamburger, un hot-dog ? Asseyez-vous.
Merci mais je ne peux pas rester.
Asseyez-vous l�.
Vous passiez dans le coin ?
Je viens vous pr�venir que la guerre semble in�vitable.
On a 48 heures pour �vacuer.
Y'aura pas la guerre.
�a fait 50 ans qu'ils pr�disent l'apocalypse.
Il s'est encore rien pass�.
On partira pas d'ici. On reste.
Cet endroit va nous rendre riches.
10.000 fus�es amenant 100.000 ouvriers vont arriver.
Elles ne viendront pas. Elles ne partiront m�me pas.
Elles viendront. Et on sera pr�ts � les accueillir.
On est au croisement de deux routes principales.
Les minerais l�-bas... L'or, l'uranium, les diamants.
Des camions passeront par ici 24h sur 24.
J'esp�re que vous avez raison.
Bien s�r, vous pouvez prendre les paris.
Il faut que j'y aille.
Merci d'avoir pens� � nous.
Vous restez ici � vos risques et p�rils.
Si vous changez d'avis, soyez en ville demain matin.
On ne changera pas d'avis.
Ils viendront, vous entendez ? !
Ils viendront.
C'est si calme.
Plus pour longtemps.
On aura sans doute plus le temps de dormir.
�a veut dire quoi "hum" ?
�a veut dire que je leur fais pas confiance sur Terre.
Eh bien...
J'y croirais quand je verrais les fus�es arriver.
Elles viendront.
100.000 bouches affam�es.
S'il n'y a pas de guerre atomique.
Ch�rie, y'aura pas la guerre.
On va �tre riches.
J'ai pas raison ? Hein ?
Mon Dieu !
M. Parkhill, je suis venu vous parler.
Un Martien !
C'est important.
Ceci est pour vous.
Couche-toi !
C'est pas une arme.
Ouais ? Comment le sais-tu ?
Regarde. Il y a quelque chose d'�crit dessus.
Il voulait juste te remettre un message.
Comment je pouvais savoir ?
Et si �a avait �t� une arme ?
Pose �a.
Va chercher la pelle.
Allez. Va chercher la pelle.
- Mange. - Je ne peux pas.
Je suis d�sol�, ch�rie.
Vraiment.
Mais quand il a point� ce truc vers moi,
j'ai cru que c'�tait une arme.
- Vraiment. - Je sais.
Et puis, il ne devait pas rester de Martiens.
C'est ce que le Colonel m'avait dit.
Il voulait tellement en rencontrer un.
Et qui c'est qui en rencontre un ? Moi.
Et qu'est-ce que je fais ? Je le tue.
Elle ? �a ?
Qui sait ce que c'�tait ? Y'avait m�me pas de corps.
C'est qui ces gens ?
Je les croyais an�antis par l'�pid�mie.
Ils se sont cach�s toutes ces ann�es.
�a lui apprendra � d�barquer comme �a...
- Sam ! - A me surprendre.
- Quoi ? - Regarde.
Bont� divine !
Il n'y a plus de navires des sables.
J'ai achet� le dernier aux ench�res !
Ils sont l� !
Ils arrivent.
- Foutons le camp ! - Pourquoi ?
Ils viennent pour nous tuer, voil� pourquoi ! Allez !
Bon sang, j'ai pas fini de le r�parer.
- Et maintenant quoi ? - Le navire des sables.
- Quoi ? ! - Viens !
Non, je ne monte pas dans ce truc.
Tu ne vas pas m'embarquer l�-dedans.
- Je peux le faire. - Non !
Tu vas rester plant�e l� et les laisser nous tuer ? !
Ils ne nous tueront peut-�tre pas.
Elma, je viens de tuer l'un des leurs.
Que vont-ils faire � ton avis ?
Ils ont liquid� les premi�res exp�ditions.
Allez !
Tu sais faire marcher ce truc ?
�a marche tout seul. Tu vois ?
- Tu prends la corde... - Tu sais pas.
Et c'est parti !
Une minute ! Attends !
Et voil� !
Mon Dieu, ils se rapprochent !
Allez toi, avance ! Sors-nous de l� !
- Que fais-tu ? - A ton avis ?
J'essaye de sauver notre peau.
J'en ai eu un. T'as vu �a ? J'en ai eu un.
Viens m'aider � manoeuvrer ce truc.
- Je ne peux pas ! - Viens ici.
Ils nous rattrapent !
Ch�rie, on est encercl�s !
Ils vont nous tuer, j'en ai peur, ch�rie.
- Terrien. - C'�tait un malentendu.
Je croyais que votre ami avait une arme...
- Ramassez votre arme. - Quoi ?
Ramassez votre arme.
- Rangez-la. - Oui, monsieur.
Prenez ceci.
C'est quoi ?
Prenez-le.
Vous voil� propri�taire des territoires
allant des Montagnes d'Argent aux Collines Bleues,
de la Mer Morte
aux Vall�es de Pierres de Lune et d'Emeraudes.
�a fait, �a fait... La moiti� de Mars.
C'est � vous.
T'as vu ce qu'il m'a donn� ?
Je vois, oui.
Merci beaucoup, monsieur.
Je sais pas quoi dire.
Nous devons partir. Pr�parez-vous.
Ce soir, c'est le grand soir...
Cette terre est � vous.
Je poss�de la moiti� de Mars.
T'as vu �a, Elma ? Je poss�de la moiti� de Mars !
Ouais.
Je comprends pas pourquoi ils nous ont pas tu�s.
Ce soir. Il a dit ce soir.
�a doit �tre �a. Bien s�r !
Les fus�es arrivent.
- 10.000 fus�es... - La voil�.
Quoi ?
La Terre.
- Laisse-moi voir. La Terre ? - Oui.
Te voil�, jolie Terre.
Bonjour, merveilleuse et verte Terre !
Envoie-moi tes foules grouillantes et affam�es.
Sam Parkhill est pr�t � les recevoir.
Les hamburgers grillent, le chili mijote,
les oignons sont coup�s, le pain l�ve et le caf� passe !
Allez, jolie Terre !
Qu'y a-t-il ?
Eh bien...
Allumons les lumi�res,
mettons de la musique, ouvrons les portes...
Fais donc griller les saucisses.
C'est un endroit parfait pour un caf�.
Au croisement de deux routes principales.
L�-bas, les gisements de minerai.
Les camions qui vont et viennent 24h sur 24.
Tous ces hommes affam�s.
Sam, j'ai un secret � te dire.
On dirait que �a va pas �tre une bonne saison.
Dans un million d'ann�es, � des millions d'ann�es lumi�res,
une civilisation percevra un scintillement dans le ciel.
Sauront-ils qui nous sommes,
que ce qu'on avait valait la peine d'�tre pr�serv� ?
Non, une �toile qui meurt, peut-�tre...
Leurs t�lescopes continueront � observer l'univers.
Mais nous aurons disparus.
Cette ville est morte, sauf pour Ben Driscoll.
C'est un enregistrement ?
Il reste quelqu'un sur Mars.
J'arrive.
�a par exemple !
Embarque tout tes objets de valeur,
tout ce dont tu as besoin.
Dis aux enfants de faire de m�me.
Charge tout dans le bateau. Je reviens bient�t.
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