All language subtitles for I.Tre.Volti.Della.Paura.1963.ITA.BRRi

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Original subtitles

LES TROIS VISAGES DE LA PEUR

Approchez-vous,

j'ai des choses à vous dire.

Mesdames et messieurs, je suis Boris Karloff.

Je suis là pour vous présenter trois brefs contes

de la peur et du surnaturel.

Vous n'êtes pas venus tout seuls au cinéma ?

Comme vous verrez dans ce film,

les esprits, les vampires

sont partout.

Peut-être y en a-t-il un assis à côté de vous.

Parce qu'ils vont au cinéma, eux aussi...

Les vampires ont un aspect normal, moi, je le suis, en réalité.

Mais...

ils ont la bizarre habitude de boire le sang,

surtout le sang de ceux qu'ils aiment.

Mais je bavarde et je perds du temps,

passons donc tout de suite au premier conte.

LE TÉLÉPHONE

Allô. Allô ?

Allô. Allô ?

Comme tu es belle, trop belle, Rosy.

Mais qui est à l'appareil ? Qui parle ?

Tu le sauras juste avant de mourir.

Je vois ton corps merveilleux,

tes bras veloutés,

tes jambes parfaites. Non, ne te couvre pas !

Pour un corps comme le tien, on peut faire des folies.

Je te tuerai !

Mais qui c'est ? Qui c'est ?

Allô ?

Pourquoi tu as mis ton déshabillé ?

Tu devais rester comme tu étais.

Je te préfère quand tu n'as rien sur toi.

Je te veux comme ça

et je rentrerai même si la porte est barrée !

Mais qu'est-ce que vous me voulez ?

Je te l'ai dit. Je veux te tuer !

Je veux me venger.

Tu as bien fait de tout allumer.

Je veux te voir pendant que tu crèves.

Tu as compris, Rosy ?

Rosy ?

Je sais que tu es là, et tu m'écoutes.

Je t'ai vue, tu sais ? Tu as caché l'argent et les bijoux.

Quelle idiote ! Tu es toujours pareille.

Tu n'as rien compris, alors. Je ne veux pas l'argent, mais toi !

Je veux ton corps merveilleux, et je l'aurai !

Pas pour te caresser, mais pour t'étrangler,

et j'y arriverai, Rosy, j'y arriverai !

Mais qui êtes-vous ? Qui parle ?

Qui êtes-vous, répondez-moi !

Je vous en prie, je n'en peux plus ! Pourquoi vous m'en voulez ?

Qu'est-ce que je vous ai fait ?

Vous allez me rendre folle ! Je vous en prie, répondez-moi !

Rosy, tu commences à comprendre, hein ?

Dis-moi la vérité, tu ne t'attendais pas à ça.

Mais je me suis évadé, justement pour venir te voir,

et maintenant, je suis près de toi,

très près de toi, Rosy,

et tu n'y peux rien.

Il est inutile d'appeler la police...

Parce que je suis plus proche que la police, rappelle-toi,

beaucoup plus proche.

Frank, écoute-moi, Frank...

Mary ? C'est Rosy.

Ma petite !

Je ne m'attendais pas à ton appel.

Tu ne voulais plus me revoir ni m'entendre, non ?

Je t'en prie, ce n'est pas le moment. Frank s'est évadé...

Oui, je l'ai lu.

Pourquoi tu me dis ça ? Vous allez vous remettre ensemble...

Mary, arrête, j'ai peur. Il veut se venger, j'en suis sûre.

Viens ici immédiatement, je t'en prie.

Tu veux que je vienne chez toi ?

J'ai bien compris ?

Oui, je t'en supplie, tout de suite, s'il te plaît. Il veut me tuer.

D'accord, ma petite. Je n'ai jamais de rancoeur, moi.

Juste le temps d'arriver.

Merci. Fais vite !

Mais pourquoi as-tu appelé ton amie Mary ?

Tu crois qu'elle peut t'aider ?

Tu croyais que je n'entendais pas, Rosy ?

Tu as parlé tout bas.

Mais c'est inutile, parce que je suis proche,

je t'ai dit, très proche.

Appelle qui tu veux, Rosy. Ca ne te servira à rien.

Même s'il y avait cent personnes autour de toi,

avant l'aube, tu mourras !

As-tu compris, Rosy ?

Avant l'aube...

tu mourras !

Rosy, c'est moi. Viens m'ouvrir !

Salut, tu as des ennuis ?

- Comment es-tu entrée ? - La porte était ouverte.

Quelle lumière !

Es-tu la maîtresse de quelqu'un à la compagnie d'électricité ?

Pardon, j'avais oublié que tu aimes les hommes importants.

C'est le président de la compagnie, alors.

Rien n'a changé, ici.

Tout est resté tel que c'était quand nous étions amies.

Je venais souvent te voir.

A nouveau, comme autrefois.

Allez, viens, ma petite. Raconte tout à ta Mary.

Je t'en prie, je n'ai pas envie de rigoler.

Bien, Rosy, comme tu veux. On ne rigole pas.

Depuis que je suis rentrée, il n'a pas arrêté de m'appeler,

d'une voix froide et menaçante, il m'a dit des choses affreuses.

Il sait tout ce que je fais, à la seconde près.

La première fois, j'avais seulement mon peignoir,

et il me l'a dit.

Après, j'ai mis mon déshabillé, et il le savait...

Il a même découvert que je t'avais appelée.

Comme s'il était dans cette pièce,

à m'espionner,

prêt à me tuer.

Bêtises !

L'imagination. Rien que l'imagination.

Je le croyais.

Mais comment savait-il que je t'avais appelée ?

II m'a appelée tout de suite après.

Il a toujours su pour nous deux.

Mais il ne sait pas que tu avais promis de ne plus me revoir.

Il a dit que je mourrai avant l'aube.

Les escrocs ne tuent pas.

Ecoute-moi. Il veut seulement t'effrayer.

Mary, c'est moi qui l'avais dénoncé, et il le sait.

J'ai peur...

Ne fais pas comme ça.

Maintenant, je suis là.

Nous irons voir la police demain.

Il peut appeler tant qu'il veut.

Donne-moi une chemise de nuit, je te fais une camomille.

Pourquoi as-tu pris ce couteau ?

On ne sait jamais...

- Tu as encore peur ? - Non, ça va mieux.

Allez, va te coucher.

C'est quoi ?

Du poison.

De la part de Frank !

C'est un tranquillisant, idiote.

Ca te fera du bien. Tu as vu ton état ?

Ca te calmera.

Misérable!

Toujours dans mes jambes !

LES WURDALAKS

Qui vous a donné ce poignard ?

C'est votre façon d'accueillir les étrangers ?

Avec un fusil ?

- Qui êtes-vous ? - Je suis le comte Vladimir Durchet.

Je n'avais pas prévu de m'arrêter ici. J'allais à Jessy.

Pardonnez-moi, monsieur,

mais ce poignard appartenait à mon père.

Tenez.

Où l'avez-vous trouvé ?

Venez voir.

Il était sur le cheval et il a disparu.

Je lui ai percé le coeur. Il ne pourra plus nuire à personne.

Si c'est vous qui l'avez tué, Dieu vous bénisse.

Est-ce Alibek ?

C'était le seul dans la région à porter ces vêtements.

- Vous ne savez rien ? - Non.

Un bandit turc, monsieur, affreux...

Il a tué beaucoup de gens par ici.

Je lui ai percé le coeur. Mais vous auriez dû le faire.

Moi ? Et pourquoi ?

On dit qu'il était un Wurdalak.

Quand il l'a trouvé, il avait ça dans le dos.

Nous vivions dans la terreur. Personne n'était en sécurité.

Il y avait de plus en plus de morts.

N'importe quel autre fléau aurait été préférable.

Quand Alibek a tué notre fermier,

mon père a décidé d'aller chercher ce Turc maudit,

et d'en finir.

Nous voulions l'accompagner, mais il a refusé.

Mon père n'admet pas qu'on discute ses choix.

Merci.

- Comment vous appelez-vous ? - Sdenka.

Drôle de nom, mais beau. Je ne l'avais jamais entendu.

Le Turc dont vous aviez peur est mort. Je bois à la santé de celui qui l'a tué.

Oui, Alibek est mort.

Maintenant,

le seul que l'on peut craindre, c'est notre père.

Je ne comprends pas...

Vous devriez être contents. Le cauchemar est terminé.

Si notre père n'est pas là dans deux heures, vous devrez partir.

Pour votre bien, monsieur.

Rester ici, même pour une nuit,

pourrait vous coûter la vie.

Pourquoi n'avez-vous pas écouté mon frère ?

Je pourrais vous dire que je suis fatigué,

ou bien que ces discours m'ont intrigué,

mais ce n'est pas la vérité...

Je suis resté là pour vous.

Vous êtes gentil, monsieur,

mais si mon père rentre après minuit,

vous pourrez faire très peu pour moi.

Et vous serez vous-même en danger.

Vous devez partir.

N'exagérez pas, Sdenka, ne soyez pas aussi craintive.

Votre père n'est pas un monstre !

Ne plaisantez pas avec ça.

- Je ne voulais pas... - Je sais. Vous ne savez pas.

Expliquez-moi de quoi il s'agit.

Peut-être pourrai-je vous aider. Faites-moi confiance, Sdenka.

Avant de partir, mon père nous a dit :

"Je rentrerai dans cinq jours,

"mais passé le cinquième jour, ne me laissez pas entrer.

"Percez mon coeur d'une épée,

"parce que moi aussi, je serai devenu un Wurdalak."

Un Wurdalak ?

Votre frère aussi a dit ce mot, mais je ne le connais pas.

Si vous étiez né par ici,

vous auriez peur de dire ce nom.

Je vais vous expliquer.

Les Wurdalaks sont des cadavres assoiffés de sang,

le sang de ceux qu'ils ont aimés le plus.

Sdenka, vous croyez vraiment à ces vieilles légendes ?

Vous parlez, mais c'est vrai...

Plus ils ont aimé quelqu'un et plus ils veulent le tuer,

pour lui sucer le sang.

Ainsi, il devient un Wurdalak à son tour,

jusqu'à ce que quelqu'un...

lui perce le coeur.

Quand sera le 5e jour ?

Ce soir, à minuit.

Dieu merci, c'est lui !

Oui, c'est lui.

Mais comment peut-on savoir si les cinq jours sont passés ?

- Minuit vient de sonner. - Que le ciel nous aide !

Alors ?

Pourquoi personne ne vient m'embrasser ?

Je suis blessé.

Pourquoi me regardez-vous sans dire un mot ?

Que signifie...

ce silence ?

Cinq jours dans la montagne

m'ont tant changé

que pas même mon chien ne me reconnaît.

Il a dit que les 5 jours étaient passés.

Montrez-moi votre blessure. Je peux vous soigner...

Va-t'en !

Tu me fais mal !

Vous êtes blessé au coeur.

Maintenant, j'ai faim.

Vous resterez longtemps ?

Seulement cette nuit. Je dois aller à Jessy.

Dites à tout le monde que Alibek a été tué par le vieux...

Gorka.

Oui, si vous voulez.

Ca a été dur. Racontez-nous.

Il est mort. Il n'y a rien à raconter. C'est terminé !

- Qu'est-ce que c'est ? - De l'agneau.

Pas de viande !

Je n'ai plus faim.

Le froid m'a gelé les os et me serre la gorge.

Faites taire

ce chien maudit !

Faites-le taire ! Ne m'obéissez-vous plus ?

- C'est votre chien préféré ! - Tue-le !

Tue-le !

Lvan.

Qu'est-ce qui t'arrive ?

Veux-tu m'empêcher de prendre mon petit-fils dans mes bras ?

Allez, donne-le-moi !

Lvan, fais un bisou à papi.

Père, il est tard. L'enfant a sommeil.

Va te coucher, lvan. Bonne nuit.

Vous savez, monsieur, j'ai trouvé le corps d'Alibek.

Comment savez-vous qu'il s'agit bien de lui ?

II n'y a aucun doute. Ses vêtements, ses bijoux et votre poignard.

Mon poignard ?

Ca te suffit pour reconnaître un corps sans tête ?

Personne ne voudra croire à sa mort

et les gens continueront à trembler de peur comme avant.

Mais moi...

et moi seulement, j'ai la preuve qu'Alibek est mort.

Le chien aboyait pour ça, il avait flairé l'odeur du cadavre.

Prends-la.

Accroche-la devant la maison. Que tout le monde la voie.

Sois tranquille. Va dormir.

Sdenka, toi aussi, va te coucher.

Je veillerai sur vous tous.

Ca me paraît inutile. Il est seulement blessé.

Je te dis que non. As-tu vu ? II a refusé de manger.

Pietro va veiller. Toi, tu dois te reposer.

Tu as raison, Maria. Je veillerai.

Reste à l'étage avec eux.

Où m'emmènes-tu, papi ?

J'ai un beau cadeau pour toi dehors. C'est un secret.

Giorgio ! Gorka a pris l'enfant ! Courez !

Pietro !

Reviens !

Rends-moi mon fils !

Lvan !

Je ne peux pas me résigner.

Pietro est mort,

et peut-être l'enfant aussi.

C'est un cauchemar,

un affreux cauchemar et je voudrais me réveiller,

mais je n'y arrive pas.

Mon Dieu !

Sdenka, écoutez-moi.

Si vous restez dans cette maison, le cauchemar ne finira jamais.

Je vous en supplie, écoutez-moi. Partez avec moi.

Non, je ne peux pas.

Comprenez-vous que c'est de la folie de rester là ?

Des jours de terreur vous attendent. Ne gâchez pas votre vie !

Sdenka, partez avec moi !

Non, mon destin est ici.

Votre destin est d'être libre et heureuse,

et surtout, aimée.

Amour, bonheur...

vous parlez de choses qui ne peuvent plus exister.

Tout ça peut vous appartenir

en restant avec moi à jamais, si vous le souhaitez.

- C'est impossible ! - Je vous aime...

Et un jour peut-être, quand le cauchemar sera terminé,

vous m'aimerez aussi.

Viens, Maria.

Je t'en supplie, perce aussi mon coeur !

C'est pour la paix de son âme. J'ai fait la même chose à Pietro.

Non, pas à lui !

Fais attention, Giorgio, si tu le fais, je me tue.

Je ne veux pas, tu comprends, je ne veux pas !

Maman...

J'ai froid !

J'ai froid.

C'est lvan !

C'est le vent !

Au nom de Dieu, Maria, ne l'écoute pas !

Mais c'est mon fils, il m'appelle, il a froid !

Mais il est mort !

C'est toi qui l'as enterré, avec tes mains !

Laisse-moi y aller ! II a froid, je dois ouvrir !

Ce n'est pas ton fils ! C'est un Wurdalak !

Peu m'importe ! Laisse-moi ou je te tue !

Laisse-moi entrer.

J'ai froid.

Maria,

n'y va pas !

Reviens !

N'aie pas peur. Dans ce couvent, nous serons à l'abri.

Il vaut mieux ne pas s'arrêter.

Nous sommes déjà loin et le cheval est fatigué.

Attends.

Ici, on pourra dormir.

C'est peu accueillant, mais quand il fera jour,

on continuera vers Jessy.

Qu'est-ce que tu as ?

Rien.

Sdenka, écoute-moi.

On a fui, c'est vrai. Mais maintenant, tu dois oublier.

Si tu n'y arrives pas, ce sera une fuite sans fin.

Vladimir,

je t'en prie, essaie de me comprendre.

Combien de fois dois-je te dire que je t'aime

et que si tu ne réagis pas, tu gâcheras ta vie et la mienne !

Non, je t'en prie.

Ma chérie, pardonne-moi.

Ne pleure pas.

Mon père,

où êtes-vous ?

Tu n'aurais pas dû fuir !

Mon père, ayez pitié de moi,

laissez-moi vivre. Cet homme m'aime !

Désormais, personne ne peut t'aimer plus que nous.

Mon amour, je croyais... Je ne croyais pas que c'était toi.

Pourquoi m'as-tu abandonné ? Pourquoi es-tu revenue ?

Je l'ai fait par amour pour toi.

Ils étaient venus pour te tuer.

Fuis, tant que tu le peux !

Moi, je dois rester là.

Il vaut mieux mourir que te perdre.

Maintenant, je sais que tu m'aimes, Vladimir.

Je sais que tu m'aimes plus que la vie.

Mes lèvres sont mortes sans tes baisers.

N'attends pas...

Embrasse-moi.

Embrasse-moi.

Mon amour...

LA GOUTTE D'EAU

Allo?

Allo, oui!

Oui, c'est moi. Bonsoir.

Et il a dit que je viendrais ?

Oui, oui...

Mais on pourrait faire ça demain matin, même très tôt.

Arrêtez, ne me faites pas ça,

ce n'est pas indispensable.

Oui, ça va...

J'ai compris. Ca suffit, j'arrive.

Je vous ai dit "J'arrive", le temps de faire la route !

Quelle idiote !

Vraiment une idiote.

- Qui est-ce ? - C'est moi, ouvrez !

Madame Chester, vous en avez mis du temps !

Comment ? Je me suis dépêchée !

J'ai fait la route en courant.

Quelle peur, si vous saviez !

J'ai essayé de le faire, mais je n'y arrivais pas.

Seule une infirmière comme vous...

Vous avez eu une belle idée, hein ?

Avec ce temps,

faire un travail pareil, et gratuitement !

Ne vous inquiétez pas, j'ai de l'argent, je vous paierai.

Et appeler un parent ?

Elle était seule au monde, pas d'amis,

à part ces gens qui venaient ici pour faire danser cette table...

La voilà.

Mais que faites-vous ? Vous ne m'aidez pas ?

Pardonnez-moi, je n'y arrive pas,

ne me demandez pas ça !

Je ne l'ai pas touchée.

Elle est telle que le médecin l'a laissée.

Oui, je vois.

Avez-vous préparé le costume que je dois lui mettre ?

Oui, je l'ai repassé. Venez.

Pauvre comtesse, elle est morte toute seule.

Elle méritait mieux, je vous assure.

Regardez où elle est, cette lampe !

Heureusement, ça n'a pas brûlé. Personne ne viendra la saluer.

- Pourquoi ? - Parce qu'ils ont peur, tous !

Peur de quoi ?

II paraît que ce sont les âmes des morts qui l'ont tuée.

Quelles bêtises !

Pas vraiment, Mme Chester.

La façon dont elle est morte...

Elle a eu une crise cardiaque !

Je le sais, je lui faisais des piqûres de camphre.

Le médecin a confirmé.

Je sais. Mais ça ne veut rien dire.

Elle est morte pendant une de ces séances...

Pendant qu'elle était en transe, comprenez-vous ?

Parler avec les morts, c'était une obsession pour elle.

Chaque vendredi, il y avait une séance.

Avec le coeur qu'elle avait...

Parler avec les morts... un bon traitement, bien sûr.

Allez...

Donnez-moi une paire de collants.

Oui, tout de suite.

Vous restez ici, ce soir ?

Pas du tout ! Je pars avec vous.

Dépêchez-vous ! Les chaussures aussi.

Je dois les trouver... elle ne sortait jamais.

Alors, les avez-vous trouvées ?

Pas encore, mais elles doivent être quelque part.

Qu'est-ce qui se passe ?

Rien, ne vous inquiétez pas.

Enfin, je les ai trouvées. Elles sont presque neuves.

Donnez-les-moi.

Mon Dieu, qu'y a-t-il ?

Rien !

Partons...

nous avons terminé.

Qui est-ce ?

Pitié !

Donc, quand vous avez entendu crier,

vous êtes montée et vous avez défoncé la porte ?

Mais je n'étais pas seule.

Les voisins ont accouru, eux aussi.

Nous avons essayé de pousser, mais la porte était verrouillée.

Puis, à coups d'épaule, nous y sommes arrivés.

Je l'ai vue, par terre, morte. J'ai fait sortir tout le monde.

Rien n'a été touché.

Je sais comment il faut faire, dans ces cas-là.

J'ai immédiatement appelé la police.

Elle avait déjà préparé sa chemise de nuit.

Elle était prête pour aller se coucher.

Elle est morte d'étouffement.

Il semble qu'ils lui ont arraché une bague.

Et voilà.

Vous ne vous attendiez pas à ça ?

Ne rigolez pas avec les fantômes, parce qu'ils se vengent !

Nos histoires sont terminées

et je suis obligé de vous laisser.

Mais attention en rentrant chez vous.

Regardez bien autour de vous. Attention en ouvrant la porte !

Allumez avant d'entrer !

Rêvez de moi !

Nous serons de grands amis !

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