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Alma !
Qu'est-ce que tu as ?
La petite fiole bleue...
De quoi parles-tu ?
Dans ma malle, sous le lit !
Tu l'as trouvée ?
Oui, tiens.
Alma, qu'est-ce que tu as ?
Alma !
Alma !
Alma, qu'est-ce que tu as aux yeux ?
Je vous le demande une dernière fois.
Qui êtes-vous ?
Personne.
J'étais juste au bon moment au bon endroit.
Dites-moi où je peux trouver ma femme et mon fils.
Restez où vous êtes !
Restez où vous êtes, ordures !
Par ici !
Ils sont partis ?
Les mains en l'air, saletés de rats !
Baisse ton fusil ! Nous ne sommes pas armés.
Je m'en fous !
Tirons-nous !
Vite !
Quelqu'un a tiré !
Par ici, soldats !
Qu'est-ce qui t'a pris ?
Le Grand Hôtel, tu es folle !
Ferme-la ! Comment deviner qu'il nous ferait escorter ?
- Tu n'aurais pas dû... - Quoi ?
- C'est toi qui... - On fait quoi maintenant ?
J'en sais rien. Filons...
Attention !
C'est la fin. On est fichus.
Bienvenue au Grand Hôtel de Vienne.
L'empereur endossera toutes vos dépenses.
La suite nuptiale vous attend.
Mon Dieu !
Merci.
Et toi ?
Quoi ? C'est tout ?
La ferme !
Je dis juste que...
Que ce soit bien clair : je prends le lit, tu dors par terre.
Ca, ça m'étonnerait.
Lâche !
Je t'ai dit...
Je t'ai dit...
de lâcher.
Elles te plaisent ?
Sois tranquille, ton père n'a rien remarqué.
Je lui ai dit que tu étais fatiguée.
Merci.
Tu dois me le dire.
Quelles sont les raisons de ces crises ?
Je...
Je ne suis pas allée à Vienne...
pour acheter des plaques pour mes appareils.
J'allais voir un médecin, un spécialiste.
Que t'a-t-il dit ?
Il présume...
que dans ma tête...
une espèce de...
grosseur s'est installée...
qui me prive parfois de la vue.
Dans le pire des cas, c'est irréversible.
N'est-ce pas une ironie du sort ?
Que ça tombe sur moi ?
Ton travail est magnifique.
Tu trouves vraiment ?
Je trouve...
que sur tes photos, on ne voit pas que ton sujet.
On te voit toi aussi.
Petit-déjeuner !
Enfin !
- Avez-vous bien dormi ? - Oui. Entrez.
- Debout, marmotte ! - Bon appétit.
Du café,
des oeufs, du jus, des crêpes...
Du homard et...
des dattes enrobées de lard.
Tu en veux une ?
C'est bon !
Tu fais quoi ?
On décampe. Pourquoi ?
Et l'invitation au banquet d'inauguration ?
L'empereur va nous l'envoyer.
Tu veux retourner au palais ?
Et rester dans cette chambre en attendant ?
On est bien, ici.
Et on est sous la protection de l'empereur.
Je pensais que ce serait sans lendemain.
Ca l'est.
Dis-moi,
est-il vrai que tes servantes à Vienne
passent trois heures à te coiffer ?
Pour mon mariage, il leur en a fallu huit.
Huit heures ?
Non ! C'était une plaisanterie.
Ne crois pas tout ce que les gens racontent.
- Et l'histoire du lait de chèvre ? - Du lait de chèvre ?
Dans lequel elles lavent tes robes pour qu'elles restent souples.
C'est ce qu'on raconte ?
Oui, à Paris.
Et que tu marches parfois des heures,
obligeant tes servantes à se relayer tellement tu les épuises.
Donc ça, c'est vrai.
Oui !
Encore.
Là !
J'essaie avec celui-ci.
Quelle est cette mélodie ?
Ma mère me la jouait souvent.
On s'asseyait ici
et on regardait la mer.
Et ils finissaient par venir.
Qui ?
Les dauphins.
Des dauphins ?
Ici ?
Quand j'y pense, Franz avait deux ans de moins que Rodolphe
quand il a rejoint l'armée.
Je crois que cette période
a laissé une plaie sur son âme.
Au début de notre mariage,
j'ai cru que je pourrais guérir cette plaie.
Ce que j'ai pu être naïve !
Il te manque ?
Beaucoup.
Quoi qu'il arrive,
je suis contente de vous avoir rencontrés.
Maman, regarde !
Maman, regarde-les sauter !
Oui, je les vois ! Juste devant !
- Tu vois ? - Oui !
Ca a marché !
Regarde, ils sont contents !
Tu penses retourner bientôt à Paris ?
Peut-être.
Tu m'accompagneras ?
Papa !
Ca fait un bien fou de te revoir.
Comment m'as-tu retrouvée ?
Un homme vous a suivis depuis Vienne.
Ne t'inquiète pas.
Je lui ai donné de l'argent, on ne le reverra pas.
Sissi, qu'est-ce qui t'est passé par la tête ?
Une impératrice ne quitte pas son pays comme ça !
Je sais que le choix que j'ai fait
n'était pas le plus simple.
Mais je serais prête à recommencer.
Notre fils va bien.
Il s'épanouit complètement ici.
Tu as vraiment cru que je céderais aussi facilement ?
Tu le pensais sérieusement ?
Je suis convaincue que Rodolphe n'est pas fait pour l'armée.
Tu es une tête de mule.
Je sais.
L'ambassadeur à la cour du tsar de Russie.
Ferdinand !
Sophie.
Lorsque tu entres dans une pièce,
l'univers se fige pendant un instant.
Viens, asseyons-nous.
Merci d'être venu.
Tu bois toujours ta vodka avec une myrtille ?
Tu t'en souviens.
Ca ne fait pas si longtemps.
Un quart de siècle.
Je présume que nos retrouvailles, si belles soient-elles,
ne sont pas sans motif.
Malheureusement, tu as raison.
Mon fils aspire à une alliance avec le tsar Alexandre.
Je craignais que ça ne soit la raison.
Bismarck a-t-il déjà...
Nous arrivons trop tard ?
Une première rencontre a eu lieu mais à ma connaissance,
Alexandre n'a fait que humer
la motivation de Bismarck.
Ta source est-elle sûre ?
Tu couches donc toujours avec la femme du tsar.
Voici une invitation officielle de la couronne
pour le tsar et son épouse.
Mon fils serait ravi
de les recevoir à son banquet
en l'honneur de l'Exposition universelle de Vienne.
Je ferai mon possible pour les convaincre.
J'en suis persuadée.
Déjà debout ?
Sais-tu où sont Franz et Rodolphe ?
N'avaient-ils pas prévu une excursion ?
Ils t'ont laissé un message.
"Chère Sissi.
"Je veux que Rodolphe
"suive la voie que tous les empereurs
"de la lignée des Habsbourg ont suivie avant lui.
"Tant qu'il y aura des armes en ce monde,
"les hommes se battront entre eux.
"Un empereur doit maîtriser l'art de la guerre
"s'il veut protéger son peuple.
"Avec tout mon amour.
"Ton Franz."
Sissi ?
Je vais t'accompagner à Paris.
Te voilà revenu.
Il paraît que Rodolphe est retourné à l'armée.
Où est Sissi ?
Je ne sais pas.
Tu l'as laissée en France ?
C'est une affaire entre moi et mon épouse.
Et toi, as-tu parlé
à ton "contact" en Russie ?
Oui.
Il va s'employer pour toi auprès du tsar.
Mais je ne te promets rien.
Ce qui se passe entre toi et Sissi
ne sera jamais une affaire entre toi et ton épouse.
Le mariage d'un empereur est sacré,
pour ton pays et pour ton honneur, Franz.
Ce mariage ne devra jamais être remis en question.
Tout comme le tien avec père ?
Tu devrais avoir honte !
Tu n'aurais jamais dû la laisser en France.
Merci de me faire partager ton avis, mère.
Franz ! C'est toi qui as donné cet ordre ?
Nos soldats ont perpétré un bain de sang sur le chantier !
Franz ! Tu es en train de perdre ton peuple.
Il y a eu des dizaines de morts.
Et il y en aura d'autres.
Mes hommes ont arrêté des ouvriers
chez qui ils ont trouvé nos armes.
Des armes que tu devais retrouver !
En guise d'exemple, trois seront pendus.
Sais-tu qui est leur meneur ?
As-tu quelque chose à me dire ?
- Alma ! - Comment ça va ?
Contente de vous voir.
Il faut qu'on se voie.
Elle, c'est Louise.
Une très bonne amie à moi.
Elle expose dans un salon à Paris.
Viens, on continue.
Là-bas, c'est Amélie, une meneuse du mouvement communiste.
Viens, j'ai d'autres surprises.
Sissi ?
Regarde, j'ai trouvé de l'absinthe.
Je n'en ai encore jamais bu.
Dans ce cas, à la "fée verte" !
Attention, c'est dangereux.
J'espère bien.
Qui est-ce ?
Qu'est-ce que tu fais ?
Au nom de la couronne impériale,
nous exécutons la sentence prononcée
à l'encontre des trois délinquants Hermann Theodor Schwarz,
Xaver Keller
et Valentin Wagner.
Notre père qui es au cieux, que Ton nom soit sanctifié.
Condamnés, pour actes de sédition,
haute trahison
et possession illégale d'armes,
à la mort par pendaison.
Liberté et justice !
Hé, le fils à maman !
Maman n'est pas là pour te protéger ?
Silence !
Continuez !
Non !
- Gustave, va ouvrir. - Non.
Qu'est-ce qu'il y a ?
De la part de Sa Majesté...
l'empereur.
Madame veut-elle
que nous fassions le ménage dans la suite ?
Cette invitation...
n'est pas pour le banquet d'inauguration.
Pour quoi alors ?
Pour moi seule.
Il t'invite à un tête-à-tête alors que tu es là avec ton fiancé ?
Il ne manque pas de toupet !
Tu vas y aller ?
Alors je dois t'apprendre à chaparder.
Veille à ne pas casser la plaque.
Je vais en chercher d'autres,
je reviens.
Ne bouge pas.
Qui es-tu ?
Ne parle pas.
Cette fois, n'oublie pas de remplir tes poches.
D'accord.
Promis.
Voilà.
Tu es prête.
Fais attention à toi.
A tout à l'heure.
Sa Majesté va vous recevoir dans un instant.
Votre Majesté...
Je n'étais pas sûre que vous reprendriez contact.
Je vous dois une danse, comtesse.
Comtesse ?
Vous dormez ?
Le cognac...
Comme je l'appréciais...
et le détestais à la fois.
Père ?
Si tu veux, j'en ferai porter une bouteille dans ta chambre.
Ou emmène celle-ci.
Il a tes yeux.
Moi aussi, j'ai eu le coeur brisé, à l'époque,
quand ta mère t'a envoyé à l'armée.
Pardonne-moi...
de ne rien avoir entrepris
pour te protéger.
J'ai dû oublier.
Oui...
J'ai oublié.
Gustave ?
J'espère que tu as rempli tes poches.
J'ai cru que tu étais parti.
Je partais.
Ce qu'il y a sur le lit est pour toi, tu peux tout garder.
Gustave !
Reste, s'il te plaît.
Comment te sens-tu ?
Je...
Tu as peut-être bu trop d'absinthe.
Je crois que ce n'est pas que l'absinthe.
Un télégramme de Vienne !
Alors ?
C'est ma surintendante qui m'écrit.
Franz a retiré Rodolphe de l'armée.
Adaptation Carole Formont
Sous-titrage Audi'Art
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