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Bein, faut tirer

Faut tirer !

On va recommencer.

La bas

Ça y est ? -Oui !

Ma petite, ma petite, c'est moi, c'est monsieur

C'est monsieur, c'est maitre Colas vous le reconnaissez

Viens me donner un coup de main Mathilde se trouve mal.

Nous étions en train de répéter une scène de ma nouvelle pièce.

C'est un revolver de théâtre, regardez !

Mathilde..

Mathilde, allons..

Venez Mathilde

Tu vois ou ça nous mène, ta petite expérience ?

Attends

Ma petite !

Attends

Mets toi, la

Mathilde, levez vous

Enfin pourquoi Mr. m'a t-il pas prévenu que c'était pour rire ?

Mais c'était pas pour rire, je vous répète que c'était pour travailler.

Enfin, c'était pas vraiment vrai quoi ? -Voila

Parce que moi, vous avez failli me faire mourrir pour de bon

Mais votre réaction a prouvé que cette scène

Produisait exactement l'effet que j'en attendais

Je suis content d'entendre -Ah bein, moi aussi alors

Comment te sens-tu ? Euh Comment vous sentez-vous ?

Mieux, enfin je préfère retourner à ma cuisine

Elle est coincée la

Si Mr. a de nouveaux cadavres dans sa nouvelle pièce

Qu'il me fasse savoir d'avance. -Ça va, ça va

Alors qu'est-ce tu penses de mon début ?

Mais mon vieux, je ne...

Je ne sais pas moi, je trouve pas ça très bon

Ecoutes, puis ce que tu me demandes mon avis en tant qu'avocat

Je vais t'en donner un, en tant qu'amis

Tu es un auteur comique a succès

Marié à une ravissante comédienne qui joue merveilleusement tes pièces

Mais dans le genre policier, tu es... -Mais mon histoire

Qu'est-ce qui ne va pas dans mon histoire ?

Bon alors, en premier lieu

Pourquoi ton héros, descend-il ce bonhomme ?

Parce que c'est un salaud

S'il devait descendre tous les salauds à coup de revolver

C'est un salaud doublé d'un maître-chanteur

Mon personnage est obligé de payer une première fois

Ensuite, il a payé une seconde fois

Et maintenant, le maître-chanteur...

Non, je comprend pas ce que tu dis, quoi ?

...le double.

Alors comme mon pauvre personnage n'a pas les moyens de payer

Il lui faut tout vendre, faut vendre tout !

Ça, ça, ça, a la vente, faut vendre ça !

Ça, ça, tout va partir !

Il y a plus que le lustre.

Ça te mets dans un drôle d'état de vouloir écrire une pièce policière.

Alors, il fait semblant d'accepter de payer -Oui

Bon, et ! -Oui

On va la bas.

Le maître chanteur arrive de la, comme toi tout a l'heure.

Et quand il est la. -Pan Pan tu tues

Comment ça "panpan tutu" ?

Pan pan, tu le tues !

Non mais ce qui m'ennuie dans ton histoire, c'est que ton héros

Doit avoir quelque chose de grave a se reprocher

Et justement non !

Car il s'est fait coincé bêtement dans une histoire.

Ou, en réalité, il n'est pour rien

Alors pourquoi n'a t-il pas expliqué son cas à la police ?

Parce qu'il peut pas. -Et le public ne saura pas pourquoi ?

J'y tiens pas.

Bon, mon petit vieux, téléphones moi quand ton truc sera un petit peu plus au point, Ciao !

Bon sang, qu'est-ce qui cloche dans mon histoire ?

Tout, tout, ton héros va finir sur l'échafaud.

Il peut pas, il faut pas, il peut pas être pris.

Quoi ? II réussi le crime parfait ? -En quelque sorte oui !

Tu as un sceau d'eau ?

Un sceau d'eau ? -Bein oui, pour laver le sang sur ton tapis

Eviter... merci, merci, Eviter sang.

Tapis -Voila, et puis aussi, éviter les hurlements de la bonne

Ah la bonne..

La bonne, entre parenthèses, éviter hurlements -voila

Il y a aussi un moyen pour réussir un crime parfait -oui ?

C'est de faire disparaitre définitivement le cadavre

Parce que, tant qu'on a pas retrouvé le cadavre

On ne peux pas prouver qu'il y a eu crime.

Ah bein oui c'est vrai, et oui !

Merci !

Attends, hey ! attends !

Je pensais que si je le flanquais dans l'eau

Mais tu oublies qu'en se décomposant, le corps gonfle et remonte à la surface.

A moins de lui ouvrir le ventre avant de le flanquer dans l'eau

De bas en haut. -Ou alors une bonne chaudière ?

Est-ce qu'il a des fausses dents ?

Je sais pas moi. -Parce que dans le feu, elles ne se consument pas toujours.

Ah ça me parait très difficile -Allez, au revoir mon vieux

Mr. Brisebard !

Avez-vous réussi a convaincre votre femme de vendre la propriété ?

Vous savez, c'est pas commode, vous avez quelqu'un ?

Oui Mr Grunder, un riche industriel.

Sa femme a tendance a boire un peu alors ils cherchent une propriété isolée

Afin de la faire soigner a l'abri du qu'en dira-t-on ?

Allez, nous pouvons venir visiter ?

Bein, vous savez, il faut pas que ma femme le sache

Alors, venez le soir quand elle est au théâtre.

Quand elle joue au théâtre

Excusez moi Madame. -Encore un qui se laisse mener par le bout du nez

Allo ? -Mr Brisebard ?

Oui ? -'J'ai l'impression que vous m'oubliez'

Ah ne croyez pas ça, au contraire je pense à vous sans arrêt.

'Vous avez pris une décision ?'

Oui, ça je peux pas

Ça pour l'instant, ça pour l'instant, je peux pas.

'Pourquoi ?' -Je peux pas vous dire pourquoi je peux pas.

'Je vous donne 48 heures, dernier délai !'

Vous êtes très aimable.

Je vous rappelle. Au revoir cher Mr.

Allez, recul, recul, recul !

Stop !

Allons !

Allez, allez !

Hey, qu'est-ce que c'est que ça ?

Mais qu'est-ce que c'est que ça ? -J'amène le kiosque de Mme Brisebard !

Bonnes fêtes mon amour !

Qu'est-ce que c'est ça le kiosque de Mme Brisebard ?

J'ai voulu te faire une surprise pour la St Antoine

Bein tu as pas l'air enthousiasmé

Moi, à la place de Monsieur, je serais enthousiasmée

Fichez-moi la paix vous ! -C'est un joli cadeau.

Même un gros cadeau, oui. -Fichez-moi la paix !

Et tu ne devineras jamais ou j'ai trouve cette gloriette.

Dans le Puy de Dôme ! -Dans le Puy de Dôme

Dans le Puy de Dôme -Et oui, dans le Puy de Dôme !

Foutez-moi le camp, voila !

Mais je ne pourrai jamais payer tout ça, jamais

Oh mais n'oublies pas que c'est un placement.

Et que cette petite dépense donnera beaucoup de valeur à l'ensemble de la maison

Et ça va me couter combien, cette petite dépense ?

J'ai fait une affaire : 250,000

Quoi ?

Sans les fondations.

Quoi ? -Il faut que je me change, faut que j'aille au théâtre.

Bonnes fêtes mon chéri ! -Bonnes fêtes Monsieur !

Mais pourquoi suis-je le seul homme au monde

dont la femme a acheté un kiosque

Mr Brisebard !

Avec Mme Brisebard, pour les fondations, on avait parlé de 250,000 fr

250,000 fr ? -Non mais pour vous, je rabattrai à 248,000

Alors la, vous faites un effort considerable. -Considerable !

Et ne vous inquiétez pas pour le payement.

Avec mes 4 hommes, on vous creuser un trou d'environ 50à60cm

De profondeur sur toute la surface, et demain.

Je vous coule un bon petit ciment rapide pour poser le kiosque dessus.

Et de la façon dont je travaille, Mr Brisebard !

Ces fondations seront encore intactes dans 200 ans.

Dites, dans 200 ans, je ne peux pas être la pour vérifier, non ?

Dans 200 ans ? -Dans 200 ans..

Mr Tonelotti, est-ce-que vous pourriez me jurer que le trou peut être fait ce soir ?

Ce soir, dans 200 ans.. Excusez moi... Ce soir, pour 200 ans.

Et ce soir, le trou est la.

Bon, je peux compter sur vous ? -Vous pouvez compter sur moi.

Parole de Tonelotti ? -C'est la parole de Tonelotti.

Alors, vous vous y mettez, tout de suite !

Tout de suite -Tout de suite !

C'est d'accord ! -C'est d'accord !

Allez, on commence !

Allo Mr Jo ? -'Oui'

Antoine Brisebard à l'appareil -'Alors ?'

Je me suis débrouillé

Je croyais ne pas pouvoir, et puis j'ai trouvé.

'Combien ?' -J'aurai exactement ce qu'il vous faut.

Mais alors, exactement ce qu'il vous faut.

'Quand et ou ?' -Alors, comme la dernière fois.

'9h, chez vous ?' -9h et je laisse la porte entre-ouverte

Voila, à ce soir, au revoir Mr. Jo.

Sylvie ! -Oui !

Sylvie, tout est arrangé avec Mr Tonelotti.

Et après demain, tout sera fini !

J'ai pensé, pour faire une économie

Il n'est peut-être pas nécessaire de creuser des fondations ?

C'est indispensable les fondations !

Et des grosses fondations, énormes fondations, viens !

Tu vas voir toi la..

Viens, regardes, voila.

La bas, Mr Tonelotti va nous couler un bon petit ciment.

Pour qu'il soit dur le lendemain. -Oui.

Et vendredi, nous allons fêter la gloriette.

Plus ! la 500eme de ta pièce, avec tout tes camarades en costume de scène.

Oh Toi-toine, tu es génial !

Merci mon chéri, je vais finir de me préparer.

Antoine, ou es-tu ? -J'arrive !

Bon, je descend !

Qu'est-ce que tu fais dans le jardin ?

J'étais en train de creuser une idée pour ma nouvelle pièce.

Tu m'accompagnes au théâtre ? -bein justement je peux pas.

Tu m'en veux ?

Non mon amour, il faut pas interrompre l'inspiration d'un grand auteur.

Je me sauve, je vais finir par être en retard, à ce soir !

Dis-moi Sylvie. -Oui ?

Dis-moi Sylvie, si quelqu'un essayait d'entraver notre bonheur

Ou bien, si quelque chose était susceptible de nous séparer

Mais rien ne peut nous séparer mon ange

Promets moi que nous lutterions la main dans la main.

Ma petite Sylvie.

Mais bien sur

Comme tu es sérieux ce soir, c'est ta nouvelle pièce qui t'influence ?

C'est peut-être bien, maintenant, le genre policier c'est..

Ça ira très bien, tu verra

Et ce soir quand je rentrerai, je suis sure qu'il y aura un cadavre !

Le terrassement, c'est fait.

La soirée à la bonne, c'est fait.

Entrouvrir la...

Quatrièmement, se munir d'un revolver.

Alors, quatrièmement, revolver..

Voila..

Cinquièmement, éteindre les lumières.

Sixièmement, Je ne vois plus clair.

On aurait du mettre la septièmement avant le sixièmement.

Qu'est-ce que tu fais dans le noir ? -Comment qu'est-ce que je fais dans le noir ?

Tu te sens pas bien ?

Si, si, je me sens très bien, très bien.

Je vais être terriblement en retard, j'ai oublié mon maquillage.

Sylvie ! -Quoi ?

Est-ce qu'on s'est embrassé tout a l'heure ?

On s'est embrassé tout a l'heure mais on peut recommencer si tu veux.

Oui je préfère, tu n'oublis plus rien ?

Non, plus rien. -Tu n'as plus a revenir ici ?

Ah bien non, je crois pas.

Au revoir ma caille. -Au revoir mon canard.

Comment ça se fait ? Comment ça se fait ?

Ou j'ai foutu mon revolver ?

Je ne peux pas, ah je ne peux pas.

Je ne peux pas.

Je ne peux pas, je ne pourrai pas.

Je préfère payer, je ne peux pas.

Je ne peux pas, je ne peux pas. Tiens.

Mais non, mais non !

Allons, mais non !

Heh heh heh, C'est pas vrai !

C'est pas vrai, allez oh ! c'est fini !

Mr. travaille encore ! -Vous n'êtes pas allée au cinema ?

Oui, j'y allais. Ah, le revolver de théâtre. boum, boum.

Bonsoir Maître Colas, bonne continuation !

Mr. Brisebard !

Mr. Brisebard, Oh il est arrivé un malheur, mon dieu, mon dieu !

Mr. Brisebard !

Vous étiez la ?

Mais qu'est-ce que vous faites la ?

Je m'amusais ? -Dans cet accoutrement ?

Vous m'avez pas entendu appeler ?

C'est abominable, avec cette obscurité

Mme Grunder est tombée dans le trou !

Qu'est-ce qu'il va foutre dans mon trou, moi, j'ai besoin de mon trou !

Allez.. -Mais c'est mon trou !

Pourquoi elle est tombée dans le trou ?

Comment ?

Je comprend pas.

Mr. Brisebard. -tut tut hein ?

Mr. Brisebard !

Elle est tombée dans le trou.

Donnez-lui un petit cognac, ça lui ferra du bien.

Non, non, non ! -Oui. oui !

Oh mais, qu'est-ce-qu'elle a ?

Voila, ah, Elle est mieux, hein ?

Oh Mr. Grunder, votre chapeau.

Mr. Brisebard !

Oui ?

Je peux faire visiter ? -Non, on visite plus.

C'est fini, on s'en va, allez-vous en.

Mais, écoutez. -C'est fini, allez-vous en.

Vite.

Mr Brisebard, de quoi ai-je l'air hein ?

De quoi ai-je l'air ? -Ne me forcez pas à vous répondre.

Tant mieux.

Au revoir Mme. -Au revoir Mr Brisebard.

Un tout petit cognac.

Vous avez oublié Mme Grunder !

Vous oubliez Mme Grunder !

Oui, regardez la, la !

Ah, mon cognac !

Venez dormir !

Venez dormir !

Ah, c'est vous ?

Je ne vous dérange pas ?

Non, éteignez ! éteignez !

Oui, mais alors, écoutez, je ne vois plus rien.

C'est ce qu'il faut !

Ou êtes-vous ? -La, sous la lampe.

Non, sous la lampe ! -Ah !

Sous la lampe, oui. -Qu'est-ce que c'est que ce costume, la ?

Ah, je me suis habillé pour aller voir vos merveilleuses fondations.

Oh c'est curieux, on a eu la même idée.

Mais alors, je viens de découvrir quelque chose de pas très catholique.

Qu'est-ce que vous avez vu ?

Figurez vous qu'il y a un bougre d'imbécile qui a creusé un trou

dans mon propre trou.

Un trou ? -Un trou !

Ou ça ? -Dans mon propre trou.

Et pas un petit trou, hein !

Un énorme trou.

C'est bien simple, on pourrait y faire tenir un bonhomme allongé dedans.

Qu'est-ce que vous dites, mais qui ça peut ? -Ça je me le demande..

Ou alors, peut être un de vos ouvriers pour se distraire ?

Pour se distraire ? en attendant, j'ai passé un quart d'heure pour le reboucher, le trou.

Vous avez rebouché le trou ? -Oui j'ai rebouché le trou !

Pourquoi vous avez rebouché le trou ? -Parce que, j'ai rebouché le trou !

Mais, quel trou vous avez rebouché ? -Le trou qu'il a fait !

Ou ? -Dans mon propre trou !

Il fallait pas le reboucher, j'ai jamais dis de.. -Si !

Et en attendant, il a laissé la pelle dehors pour qu'elle puisse se rouiller.

Moi, je la ramène la pelle.

Non, la pelle C'est mon travail...

Non Monsieur, j'ai besoin de... -Bonsoir Monsieur !

A la gloriette. -Comment ?

A la gloriette !

Ils sont charmant tous les deux.

A notre amour ! -Oui mon chéri !

Votre mari respire le bonheur ! -C'est à cause de la gloriette, je cherchais quoi lui offrir pour son anniversaire, et voila.

Et ça m'a fait encore plus plaisir qu'une cravate.

C'est très joli ce kiosque.

On peut dire qu'ils ont beaucoup de gouts. Dis donc, c'est toi qui a enlevé le rideau de la douche ?

Comment ? -Le rideau de la douche, c'est toi qui l'a enlevé ?

Ah non, ah non ! -Bein alors, ou il est ?

Ah oui ! -Qu'est-ce que t'en as fait ?

Ah bein, je l'ai donné -Tu l'as donné ? A qui ?

Bein, je l'ai donné, je l'ai donné à un pauvre. -A un pauvre ?

Un pauvre, il était la, il est passé...

... -Et tu lui a donné le rideau de la douche ?

Je lui ai donné le rideau de la douche... Alors..

Heh heh... Comme il pleuvait...

Alors je me suis dis. -Tu t'es dis quoi ?

Bein, je me suis dis. -Qu'est-ce que tu t'es dis ?

Ça va peut-être lui servir d'imperméable.

Il se l'est mis sur la tête, il est parti... par la bas.

Qu'est-ce que tu racontes ? -Vive la gloriette !

Madame !

Les Espagnols sont prêts a entrer en piste !

C'est une attraction formidable, tu va voir.

Ah, dites donc ! -Faites attention, bon sang !

Qu'est-ce qu'il y a ? -Il y a un Mr. qui demande Mr.

Comment ? -Il y a un Mr. qui demande Mr.

Non, par la.

Monsieur ?

Inspecteur Ducros, police judiciaire

Ma petite, voulez vous apporter une coupe de champagne pour Mr.?

Non, merci, je ne bois jamais pendant le travail.

Original, ce kiosque..

Ça vient du Puy-de-Dôme.

Il vient du Puy-de-Dôme, et ça s'appelle pas un kiosque, on appelle une gloriette.

Vous vouliez me parler ? -Oui, oui

Connaissez-vous Mr. Jo ?

Monsieur...? -Jo !

Excusez-moi j'ai...

Oui, non.

Mr Jo., je ne sais beau chercher, je cherche, mais..

Oui, beins cherchez mieux.

Ah, on veux bien une petite coupe ? -Non merci, c'est votre femme de chambre ?

Oui, Mr L'inspecteur Ducros de la police judiciaire.

Oui, de la police, et c'est ça de drôle ?

C'est comme l'autre soir.

L'autre soir ? qu'est-ce qui s'est passé, l'autre soir ?

Mais il s'est rien passe du tout, elle est allé au cinema et puis c'est fini.

Qu'est-ce que vous avez vu ? -James Bond.

Et avec lui, j'ai moins peur que, quand c'est Mr. qui tue quelqu'un avec son revolver.

Vous avez tué quelqu'un ?

Oui.. -Ah oui ?

Ah non, pas complètement, j'ai fait semblant.

Je suis en train d'écrire une pièce policière, alors vous savez..

Il m'arrive fréquemment de faire venir un ami.

Qui me joue la scène, comme ça je peux juger de l'effet de la scène.

Mr Brisebard..Vous aviez raison, ce n'est pas ma pelle, c'est la votre.

...c'est la votre...Qu'est-ce que vous voulez que j'en fasse de cette pelle ?

Et puis je voulais vous voir au sujet de ce trou.

Quel trou ? -Mais y-a pas de trou !

Inspecteur Ducros, de la police judiciaire. -Inspecteur, alors, laissez moi passer.

Ecoutez Mr. L'inspecteur, je n'arrive pas a savoir qui a creusé ce trou.

Vous voyez bien qu'il y a un trou. -Mais non, y-a pas de trou !

C'est lui qui se trompe de trou, il a un chantier plein de trous. Il sait pas même pas dans quel trou il est.

Tenez, venez voir, qu'est-ce que vous pensez de ça, c'est pas beau ça ?

Je bois à ce bel édifice et ce qu'il y a en dessous.

Qu'est-ce qu'il y a dessous ? -Ah si !

Si ! Il y a le sol de la France !

Vive la France, voila. -Vive la France !

Vive la France, oui. Et puis, vive le kiosque !

Et vive le Puy-de-Dôme. Et vive la pelle !

Vous permettez ?

Qu'est-ce que vouliez me dire ?

Excusez moi, alors la, j'ai un trou.

Je vais vous dire au-revoir.

Ah bien je vais vous donner une belle pelle, tiens. Au-revoir Mme..

Au-revoir Mr L'inspecteur.

Allez allez, Allez-vous-en ! Allez-vous-en !

Allez hop ! Allez

Quoi ? -Viens raconter un poème.

Un quoi ? -Un poème.

Mais tu es fou !

Bein, venez la sortir de la, vous !

Dites donc, Mr Tonelotti, c'est ça votre travail qui devait durer 200 ans ?

C'est du provisoire, j'ai voulu vous rendre service pour la réception.

Réparez moi ça tout de suite ! -Je suis la demain matin.

Oh moi je suis... -Je suis la demain matin.

Oh Mr. l'inspecteur -Mr Brisebard.

Si nous en revenions à Mr. Jo ?

Mr. comment ? -Mr Jo !

Ah parfaitement, oui, oui.

Dites donc, je peux m'assoir ? -Je vous en prie Mr. l'inspecteur..

Qu'est-ce qu'il y a ?

Bein, prenez ma place, vous serez mieux.

Vous êtes bien maintenant ?

Très bien, je suis très bien.

Il se passe une chose étrange.

Laquelle, Mr. l'inspecteur ?

Figurez-vous que Mr. Jo était un maître-chanteur.

Non ! -Si !

Et nous avons retrouvé chez lui une liste des gens qu'il faisait chanter.

Non ! -Si !

Et si je suis la, c'est parce que vous êtes sur cette liste.

Moi ? -Vous

Non ! -Si !

Alors j'ai pensé tout naturellement qu'il avait essayé de vous contacter.

Aha !, pan pan, tu tues.

Dis-moi Antoine.

Le cadavre, .. -Mais, laissez le aller !

Je crois que j'ai trouvé un très bon moyen pour faire disparaitre le cadavre.

Y-a un cadavre ? -Y-a pas de cadavre ! Y-a plus de cadavre !

Y-a du champagne, mais y-a pas de cadavre !

Ecoutes moi, je crois que c'était une très bonne idée, bon !

Qui est-ce ? -C'est Maitre Colas, mon avocat, il connait rien au théâtre.

C'est votre avocat ?

Bein, si vous ne voulez pas avoir besoin de ses services.

Vous feriez bien de m'expliquer pourquoi vous êtes sur la liste de Mr. Jo.

C'est un simple interrogatoire de routine.

Pour l'instant !

Vous me promettez de ne rien dire à ma femme ?

J'ai rien compris.

Je voulais dire, en autre termes que ma femme

est la fille de Granudin.

C'est pas possible.

Granudin, le ! -Chut !

Granudin, le bandit qui a...

Bein dites donc, en 46?

En 45, -46

46, je connais mon métier.

Bein dites donc..

J'entends pas, je comprends pas. -Je dis, si votre femme..

Est la fille de Granudin

Si le public le sait

Pour sa carrière, et aussi de la votre

Mais d'autant plus, les Granudins n'est pas resté la, parce que..

Et oui, 4 -non, 5.

4. -5, vous oubliez le chef de gare.

Ah oui, c'est vrai -Alors il y a quelques années, un horrible voyou.

A essayé de faire peur à Sylvie.

En la menaçant de dévoiler toute son identité, voila.

Mr. l'inspecteur, tous les noms qui figurent sur la liste de Mr. Jo ? -Oui.

Ne seront jamais publiés dans les journaux ? -Ah non, non.

Ils resteront secrets. -Ah bien tant mieux.

Tous, sauf un. -Lequel ?

Celui de l'assassin.

Mais l'assassin de qui ? -Ah je vous ai pas dis ?

Mr. Jo a été assassiné la nuit dernière. -Comment ?

Mais, si je vous dis qu'il a été assassiné, c'est que j'en ai la preuve.

La preuve, vous avez la preuve ? Vous n'avez pas de preuve.

Si, puisqu'on l'a retrouvé avec une balle de 635 dans le corps. -Mais ou ?

Sur la carpette, les bras en croix. -Mais enfin, c'est pas ici !

C'est chez lui, à Bagnolet. -A Bagnolet ?

Oui, il habite à Bagnolet.

Au-revoir Mr. Brisebard.

Et rassurez vous, je m'y connais en assassins, vous n'avez pas le physique de l'emploi.

Alors ça !

Qui est-ce que j'ai pu fourrer sous le kiosque ?

Et bien Antoine, tout le monde te cherche, nos invités s'en vont !

Au fait, tu n'as pas vu Edouard ? -Edouard ?

Oui, c'est bizarre parce qu'il m'avait dit qu'il passerait te voir un de ces soirs.

Tu devrais l'empêcher de travailler la nuit.

Edouard, Edouard, mon beau copain.

J'ai mis mon meilleur copain sous un kiosque.

Rien de plus affreux..

Allo ? qui est à l'appareil ?

C'est Edouard ? T'en es bien sur ?

Mais c'est bien toi, personnellement qui me parle dans le téléphone ?

Tu peux pas savoir le plaisir que j'ai à t'entendre articuler aussi distinctement.

Oui, c'est Adrien qui m'a dit que tu pensais venir nous voir.

On t'a pas vu, voila.

Tu as eu un accident de voiture ? Ah bein, tant mieux !

Ta voiture est complètement démolie ? Ça c'est très bien.

Elle est sortie ?

Tiens assieds toi la.

Qu'est-ce qu'elle a ? Qu'est-ce qu'elle a ?

Son mari a quitté le domicile conjugal.

Mais depuis quand ?

Depuis Mardi soir..

Mardi soir ? -Oui.

Mais faut savoir ou il est !

..Mais je l'ai retrouve, je l'ai fais prendre en flagrant délit d'adultère.

Mais quand ? -Hier soir.

Quand ?! -Hier soir !

Alors ça va très bien. -Hein ?

Tu exagères.. -Bigeard ! Bigeard !

Qu'est-ce qu'il est devenu le Bigeard ?

Il est mort, il y a 2 ans Bigeard. -Alors ça, ça va très bien.

Décidément ton mari a un sens de l'humour assez particulier, je vais m'en aller.

Allo Tata ? C'est Toi-toine, comment va Tonton ?

C'est Toi-toine, t'entends toujours pas mieux, hein ?

Tu entends toujours pas mieux !

Tonton est couché avec 40 de fièvre ? Ah bien tant mieux !

Oui merci, je ne quitte pas. Te déranges pas pour moi, je me sauve.

Tu embrassera tout le monde pour moi ? -Oui.

Caroline, dans votre famille, ces temps derniers, vous n'avez pas eu de disparus ?

Vous n'êtes pas au courant ? -Quoi ?

Bien, Theophile. -Qu'est-ce qu'il a Theophile ?

Il y aura bientôt 3 mois. -Ah, c'est pas grave.

Enfin, Antoine.. -Ecoutez, à 93ans il pouvait quand même pas espérer de faire de vieux os, non ?

Allez, au-revoir Caroline.

Antoine, vous avez pas l'air dans votre assiette.

Si, je suis dans mon assiette, les 2 pieds..croyez moi...

Grande assiette.. -Non, je vous assure...

Mais non, je l'ai pas vu.. Mais non, il n'est pas venu !

Qui est-ce ?

C'est la femme du plombier, elle avait demandé à un de ses ouvriers de passer Mardi soir après son travail. Elle voulait savoir s'il était venu.

Antoine, qu'est-ce qu'il t'arrive. Antoine, mon dieu, mon chéri !

Raccompagnez Caroline. -Mais elle est partie.

Je viens de l'entendre tomber. -Ce soir, je te mets au lit à 9h avec 7 aspirines.

C'est ce qui pouvait m'arriver le plus horrible.

Brave ouvrier plombier venu faire des heures supplémentaires pour nourrir sa famille.

Allo Mme Bouillez ? C'est Mr. Brisebard.

L'ouvrier plombier qui devait réparer la tuyauterie, Oui, il avait des enfants ?

6?

C'est plus qu'abominable.

Vous en êtes sure ?

Il a pas pu venir ?

Il est à coté de vous ? Mme Bouillez, Embrassez-le pour moi, mais fort..

Trois fois la..

Allez, et je vous embrasse aussi, Mme Bouillez !

Non, je vais très bien.

Je vous assure...

Mais alors.

Qui est-ce que j'ai bien pu foutre sous le kiosque ?

C'est moi.

Mr. Brisebard, une nouvelle sensationnelle ! Vous savez, cette chose bizarre ?

Que vous avez fait mettre dans votre jardin ? -Oui !

Les Grunders trouvent ça splendide ! -Les Grunders ?

Oui, les Grunders...

Ils sont prêts à donner 20millions de plus.

Ça fait combien en tout, ça ? -90millions

Adjugé ! -Et Mme Brisebard ?

Mme Brisebard.

Sylvie, viens ici tout de suite !

Vous allez voir si je suis un mari qui se laisse mener par le bout du nez.

Sylvie, ici !

Je viens de vendre la maison, 90millions, et c'est pas la peine de discuter.

Oh, c'est merveilleux mon chéri !

Encore un petit tour. -Oui mon chéri.

Tu discutes pas ? -Pourquoi je discuterais ? je suis folle de joie !

Mr Grunder a même préparé un cheque de 200,000 fr, à titre d'options.

20 millions.

Moi, je vais chercher une bouteille de champagne.

20 millions de plus. -Grace au kiosque.

D'ailleurs je vais vous faire une confidence, à propos de ce kiosque, moi je le trouve affreux.

Je le déteste. -Confidences pour confidences, les Grunders aussi !

Ils donnent 20 millions pour le faire démolir.

Dites moi, je voudrais que votre mari me signe ce petit papier.

Certainement, et puis vous savez, je m'ennuie un petit peu

de la campagne.

Mon ange, il y a une chose que Mme Cramusel n'avait pas oser t'avouer.

Qu'est-ce que ça peut faire maintenant, puisque la maison est vendue ?

C'est une bonne nouvelle ? -Figures toi, que les Grunders on l'intention de faire sauter la gloriette à la dynamite.

Et à la place, il vont faire creuser une piscine.

Allez, bois -Non.

Bois, il faut que tu dormes. -Non, j'ai besoin de réfléchir.

Mais enfin, qu'est-ce que ça peut te faire que les Grunders démolissent la gloriette ?

Ça me fait beaucoup, ça me fait énormément !

Tu voulais vendre, tu ne veux plus

Tu bois, ou tu bois pas ? -Je ne bois pas.

Parfait, bonne nuit.

Bonsoir ma biche.

Bonsoir ma biche.

Bonsoir ma biche.

Vous avez besoin d'un coup de main ?

Ou il est ? -Qui ça ?

Riri. -Mais je ne connais pas de "Riri", moi.

C'est la bonne. -Bon la maintenant, on a pas le temps, ou est le corps ?

Le corps de qui ?

Si nous tenons tellement à retrouver notre ami Riri.

C'est qu'il a emporté avec lui la bagatelle de 42 millions.

Qu'il serait vraiment dommage de laisser perdre.

Je ne comprend pas ce que vous voulez dire.

Nous avions raccompagné notre cher camarade l'autre soir.

Vous voyez ce que je veux dire.

Nous avons attendu son retour toute la nuit.

D'ici la, à conclure qu'il a été dans la possibilité de repartir de chez vous.

Assez de baratins Leduc ! -Alors, allons-y, Grand Louis.

Alors, qu'est-ce que t'as fait de Riri ?

Allez, viens.

Oh Riri !

Elle est coincée.

Il a toujours eu du mal a lâcher le fric.

Le compte y-est. Pardon d'avoir douté de votre honnêteté Mr. Brisebard !

Et merci pour Riri, -d'avoir fait le travail à notre place.

Mais vous allez l'emmener ! -Mais qu'est-ce que vous voulez qu'on en fasse ?

Puisque je vous le donne, je vous en fais cadeau.

Sortez moi de la mon Dieu, sortez moi de la !

La statue !

Merci mon Dieu !

La statue !

Antoine ! -Oui ?

Tu as passé la nuit sur le canapé ? -Et bein oui !

Qu'est-ce que c'est que ça ?

Mais c'est une statue !

Je vois bien mais. -Je me suis amusé à la faire cette nuit. Voila.

Allo, est-ce que je pourrais parler au Docteur Poussin, S'il vous plait ?

Tu te sens pas bien ? -C'est pour toi.

Peut-tu raccrocher, je me sens très bien.

Raccroches ça tout de suite, je me sens très bien.

Antoine, je suis très inquiète à ton sujet.

Sylvie, il y a une chose dont je ne t'ai jamais parlé.

J'ai toujours eu envie de faire de la sculpture. Voila ! -Ohh bon.

Bein, elle est pas jolie ? -Quoi ?

La statue, bon sang ! Si si, elle est très jolie.

C'est vrai ? -Oui

Ma petite Sylvie, tu viens de me faire le plus grand plaisir, désormais, cette statue ne nous quittera plus.

Et nous la mettrons dans notre future salon.

Mais enfin, mais qu'est-ce-que c'est, cette nouvelle manie, vouloir me faire voir un médecin.

On a encore le droit de faire des statues tout-de-même ? -Bien sur mon chéri.

Je ne suis pas le premier à faire des statues !

D'autres l'ont fait avant moi ! Tu n'as pas l'intention d'envoyer chez le docteur tous ceux qui font des statues.

Mais non mon chéri.

Et moi je l'aime beaucoup cette statue.

Voila. -Et Michel-ange et Rodin, ils ont pas fait des statues ?

Ils ne distribuaient pas que je sache leurs rideaux de douche à des inconnus.

Ca y-est, je la tiens ta pièce.

C'est une coïncidence extraordinaire.

Finalement, ton histoire de chantage, c'est l'histoire de Mr. Jo. -Oui, je le sais ça.

Comment, tu as lu l'article ? -Non je l'ai pas lu.

Qu'est-ce-que c'est que ça ?

C'est le portrait de ma grand-mère maternelle, voila.

Mais enfin, vous n'allez pas garder ça dans le salon ?

Si, on va garder ça dans le salon...

Enfin j'ai le droit de... maternelle. -Je vais m'habiller.

Bon alors, excuses-moi, il faut que..

Ah non, pardon, excuse-moi, j'ai compris.

Non mais, justement, j'ai à faire, Dis-moi, qu'est-ce que tu penses de l'histoire de Mr. Jo ?

Mais je pense c'est d'une banalité, et en plus, que c'est un fait divers comme on peut en lire tous les jours, voila.

Ça je ne crois pas, sinon, l'inspecteur Ducros ne serai pas sur le coup.

L'inspecteur Ducros, c'est pas un ténor, c'est pas un ténor

Qui, Ducros ? Il arrête tout les coupables.

Ducros, c'est une musculature, il a de ça, il a de ça et puis la, rien.

Ducros ? C'est un type remarquable.

Moi, je le connais mieux que toi, nous sommes allés à l'école ensemble,

Et on se tutoie avec Ducros, moi, je lui dis "tu", moi.

Salut Antoine, comment vas-tu ?

Mr l'inspecteur, on ne vous attendais pas.

-Mais, qu'est-ce qui se passe, on se tutoie plus ?

Mais si ! -Eh bien alors ?

Comment vas-voi ?

Comment vas-toi ?

Comment vas-tu ? -Ah, à la bonne heure !

Depuis le temps qu'on se connait !

Monsieur. -Monsieur, Maitre Colas

Avocat à la cour d'assise.

T'as déjà choisi un avocat ?

Enchanté. -Inspecteur Ducros.

Vous savez que notre ami Antoine se met a écrire des pièces policières ?

Sacré Antoine, tu te souviens quand on était tout petits ?

Je sais qui a tué Mr. Jo.

Moi aussi. -Comment, toi aussi ?

Non, je disais je me souviens quand on était tout petits.

Qu'est ce que b.b.b quelque chose ? -Hein ?

On va quoi ?

Bein je vais chercher a boire.

Qu'est-ce que c'est que ça ?

Ça, il parait que c'est sa grand-mère.

C'est ma grand-mère.

Quand elle avait 15, ou 16 ans.

Comment ?

Je comprend rien du tout

Mme. Brisebard ! -Mes hommages Mme.

Mr. l'inspecteur Ducros de la police judiciaire.

La police ? Pourquoi ?

Non, rassurez-vous Mme. je passais seulement dans la région alors j'ai pensé

Pourquoi n'irai-je pas dire bonjour à mon vieux copain Antoine.

Excusez-nous.

Pardon.

Je suis de plus en plus inquiète. -Mais pourquoi ?

Au sujet d'Antoine, tu n'as rien remarqué ?

Non, enfin il est peut être un peu nerveux en ce moment. -Un peu ?

Mais tu le connais, ça a toujours été un grand nerveux.

Oh, nom d'un chien, regardes ton kiosque. -Oui c'est l'orage.

Oh Mr. Tonelotti, qu'est-ce qu'il se passe ?

Ça devait durer 200 ans, ça a pas tenu deux jours.

J'avais donné la parole de Tonelotti, je suis déshonoré.

Mais non, mais non, calmez vous Venez, on va vous faire boire un petit verre.

Vous allez aller beaucoup mieux.

Voila, ça va aller, asseyez-vous

Voila, mais non, allez, allez.

Vous n'êtes guerre compréhensif Mr. Brisebard. Asseyez-vous.

Pourquoi me faire des cachoteries ?

Entre amis d'enfance.

Maitre Colas me faisait croire qu'il connaissait quelqu'un de très célèbre.

Et alors, j'ai voulu lui faire croire, à mon tour, je connaissais quelqu'un d'encore plus célèbre.

Moi ? -Oui.

Merci. -Vous êtes très célèbre.

Tout le monde parle de vous.

C'est un très bon inspecteur, très fin, très élégant. -Très aimable.

D'ailleurs, entre gens qui inventent des histoires, quoi de plus naturel, n'est-ce pas ?

Bon.

Asseyez-vous.

Puisque vous aimez les histoires, vous allez me dire ce que vous pensez de celle-la.

Il était une fois, un Monsieur respectable

Qui s'était mis imprudemment à la merci d'un mauvais garçon.

Disons, "Jo", pour simplifier.

Qui ? -Jo !

Riri. -Qui ? -Riri.

Un autre mauvais garçon était l'associé de Jo.

Et il faisait souvent des encaissements.

Pour celui-ci.

Tiens !

Et alors ?

Après avoir tué Jo, Riri prend l'argent.

Il voit le carnet, indiquant le rendez-vous.

Et il vient chez le Mr. respectable arrondir son magot avant de disparaitre.

Sans doute est-il armé ? Notre bonhomme prend peur, il tire, et il le tue.

C'est ainsi que Riri se fait descendre à la place de Jo.

Et il ne reste plus à notre Mr. respectable qu'a faire disparaitre le corps,

En se demandant qui il a bien pu tuer.

Bravo !

Bravo Inspecteur, tu devrais remercier l'inspecteur, c'est un excellent sujet pour sa pièce ça !

Mais si, c'est ça ton sujet ! Tu le cherchais, c'est ça.

Et c'est un merveilleux rôle pour moi, vous allez voir. -Mais non !

Jo arrive ! La nuit.

Je tire. Il tombe.

Et le lendemain, j'apprend que j'ai pas tue le bon.

Mais qui ai-je tué grand dieu, mais qui ai-je tué ?

Alors je téléphone à tout mes amis, à la famille, tu sais comme tu faisais hier soir.

Allo truc, Allo machin, Allo chose.

Et puis il y a le corps qu'il faut faire disparaitre.

Mais qu'est-ce qu'elle a ?

Je vais être papa. -Bon, allez chercher un verre d'eau.

Alors chef, qu'est-ce qu'on fait ? -Fouillez le jardin, surtout autour du kiosque.

Ou il y a un cadavre pas loin d'ici, ou je suis un imbécile.

Oui patron -Quoi ?

C'est aussi mon avis. -Hein ?

Que vous êtes surement dans le vrai !

Bois.

C'est pour quand ?

C'est pour quand quoi ? -Bein, le bébé !

Ah je sais pas, moi, 6 mois, 8 mois, 12 mois ? On est pas pressés.

Bon bien je reviens.

Mr. Brisebard, les Grunders sont la, alors, vous vendez ou vous vendez pas ?

Alors, qu'ils achètent et vite, vite.

Qu'est-ce que c'est que ça ? -Et bien c'est ma grand-mère, ma grand-mère maternelle, voila.

Mais qui est-ce qui a fait ça ? -C'est moi !

Toitoine, pourquoi tu m'avais caché tout ça, hein ?

Ecoutes, je vais tout te raconter. -Oui.

Y-a rien patron. -Alors je suis un imbécile.

Et voila. -Mon chéri.

Tu m'aimes donc tant. Maintenant on fera face ensemble.

Tu vas voir comment je vais te jouer ça.

Je dérange ?

J'ai un mot a dire à votre mari, vous permettez ?

Par ici, par ici, vous allez voir, la maison est charmante.

..avec la salle de séjour..

Vous voyez, c'est délicieux, c'est vraiment..

Quelle chaleur ! -Non, je trouvais qu'il faisait plutôt frais.

Ah, c'est la grand-mère de Mr. Brisebard.

Vous connaissez sa charmante épouse.

Mr. Grunder.

Je me demande si je ne vais pas me mettre en maillot.

Bon assez joué, vous avez aidé votre mari à faire disparaître le corps, c'est bien ça ?

Quel corps ? -Cessez de vous foutre de moi, tout les deux, heins ?

Vous l'avez fait dissoudre dans de l'acide sulfurique ?

On peut ?

Bon, la musique va changer, Plumerelle !

Patron ? -Allez me chercher Andrieux !

Je suis la, patron ! -Emmenez moi Plumerelle !

Plumerelle ! -Andrieux !

Il est la patron.

Voila le plombier ! -Eh bien, accompagnez ce Mr. dans la salle de bains.

Si vous voulez bien me suivre.

Classique, comme vous le voyez tout a fait au calme et l'équilibre.

Passez par la, vous avez la cuisine.

Sylvie ! Oh Sylvie !

Ton mari n'est toujours pas revenu ? -Non !

C'est pas le moment, allez viens par ici.

Mais c'est une gare ! ici.

Dites-moi Mme Brisebard, vous faites ôter le reste de la gloriette, n'est-ce pas ? -Oui, oui.

Bon, regardez, c'est très solides... des planches.

De la cave au grenier, vous m'entendez ?

De la cave au grenier !

Si nous trouvons rien, je vous ferai des excuses, mais nous trouverons !

On commence a craquer, hein ?

Y-a quelqu'un ?

Monsieur.

Un paquet recommandé pour un Brisebard.

Voila.. Alors..

Toitoine, Oui, bien, c'est pas le moment.

Bon attends moi la. Attends moi la !

Veux-tu m'attendre la ?

Allez, viens m'aider.

Viens m'aider !

Veux-tu m'aider ?

Veux-tu venir ici, Toitoine ?

Non de non, tu va te tenir, tu crois que je vais faire ça toute seule ?

Allez viens.

Allez, aides moi, enlèves le ciment. Vite !

Allez, 1, 2, 3!

Recul toi, recul toi je te dis.

Mais il est lourd ce con la.

Non, ça va pas.

Dans l'autre sens.

Tournes !

Tournes !

Toitoine, tu t'es pas fait mal, mon chéri ?

Ah bien il est trop long.

Mets les pieds, dedans.

Mets les pieds, dedans !

Mais pas toi !

Qu'est-ce qu'il est lourd ce con la !

Oh, il y a la tête, donnes moi ta chemise.

Je t'en supplie.

Qu'est-ce qu'il y a comme boutons !

Oh nooooooon. -Antoine je t'en prie, c'est pas le moment !

Vous avez les chambres.

Allez vite, vite, la, la. la.

La salle a manger...

Antoine !, Antoine ! Viens ici !

Ecoutes.

Comme ça !

T'entends ?

Bien tire ! Tire !

Pousse !

Allons voir les chambres !

Va me chercher une scie ! Vite !

Dites donc, dites donc, la buanderie est fermée.

Qu'est-ce que vous voulez que j'y fasse ? Eh bien la clef !, vite !

La clef est dans la cuisine.

Qu'est-ce qui est arrivé à votre grand-mère ?

Elle est morte.

Antoine, Antoine !

Viens ici !

Viens Antoine ! bouges pas, viens t'habiller !

Habilles-toi, tiens, allez, oh !

Habilles-toi !

"A la santé du Roi de France"

Andrieux.

Bein alors ?

Va ouvrir, va ouvrir, Non, à la porte ! Va ouvrir !

Bonjour Monsieur ! Belle journée, n'est-ce pas ? pardon.

Je sais que vous êtes souvent importunés par la présence d'un..

Alors, c'est un métier que j'aurai pas aimé faire, je suis moi-même retraité des service publics

Perception des contributions directes, c'est vous dire que je n'ai pas l'habitude

de faire ce qu'on appelle vulgairement, du baratins.

Une simple démonstration suffira d'ailleurs à vous convaincre.

Antoine ! -Oui !

Je vous dérange ? -Oui !

Je vous demande quelques secondes d'attention, vous n'allez pas en croire vos yeux.

Antoine !

Voila, J'ai comme clients, la comtesse de la Faye.

Les duponts Richards. -Antoine !

Oui !

Ne nous affolons pas !

Ouvres l'horloge !, l'horloge ! Vite !

Elle s'ouvre pas.

Oh vite, je t'en prie et bien pousse !

Au feu !, au feu !

Au feu !

Mais vite, de l'eau !

Ah bien, bel temps dans la nouvelle pièce de Monsieur.

Enlevez-moi ce minus. Allez, par ici !

Inspecteur, inspecteur, venez.

Venez par ici inspecteur.

Je vais chercher le tourne-vis.

La moindre des choses.

Brisebard !

Brisebard !

Ou êtes vous nom de dieu ?

Ou est votre mari ? -Il est surement quelque part.

Comment fait-il ça ?

Les fées se sont penchées sur son berceau.

Les fées ou le diable, mais vous perdez votre temps. Moi, j'ai la tête sur les épaules.

Et je vois clair !

Plumerelle, Andrieux !

Plumerelle, Andrieux !

Je crois que votre femme vous réclame.

Enfin !

Voulez vous que nous visitions la cave ?

J'ai l'impression que c'est déjà fait.

Vous n'avez pas vu mon patron ?

Inspecteur Ducros, c'est urgent ! Buanderie !

A la buanderie.

A bientot ! -Un de perdu, dix de retrouvés

Nous partons !

On fait l'aller-retour, je vous parie à cent contre un que c'est pas le corps de Riri.

Et des qu'on sera en mer, par la fenêtre.

Tu verras, on fera une jolie petite croisière en amoureux tout les deux.

Si j'avais pu prévoir tout ça, mais alors jamais ! -Antoine.

Tu regrettes de m'avoir donné une si grande preuve d'amour ?

Alors ça, elle est immense, et je me demande même si elle va tenir dans la malle.

Eh bien vois ça, moi je vais téléphoner à une agence de voyage.

Pour ou ?

Je sais pas moi, pour Tahiti.

Y-a rien pour Tahiti avant trois semaines.

On survivra pas jusque la..

Alors, demain ou après-demain.

Singapour, après-demain, parfait !

Dites-moi.

Combien font les fenêtres des cabines de pont ?

40cm, ca irait ? -De haut, ou de large ?

De haut je crois. -50cm, au moins, au moins !

Bon, 50!

Je vous demande une fenêtre qui fasse 50.

Vous devez bien pouvoir me trouver ça.

Ou est votre mari ?

Asseyez-vous, je vous en prie, je vais aller le chercher. -Trouvez-le moi.

Mais qu'est-ce que vous lui voulez encore ?

D'abord, est-ce que vous avez un mandat de perquisition ? -Maintenant oui !

Ah, vous partez en voyage, hein ?

On se fait la malle !

Qu'est-ce qu'il y a dedans ? -Oh rien, c'est..

On a plus la clef et mon mari la cherche. -Bein voyons.

Il est la, patron !

Qu'est-ce que vous faites la dedans ?

J'écris ma pièce.

Et elle, qu'est-ce-qu'elle a ? -Ça doit être le bébé.

Il lui faut pas d'émotions, Mr l'inspecteur, voila !

C'est pour ça que vous vous cachez dans les malles ?

Allez, assez de comédie tout les deux.

On a retrouvé le grandLouis à 10 km d'ici avec une balle de 635 dans la tempe

Nous ne connaissons pas ce Mr.

En tout cas, ça veux dire que Riri lui a réglé son compte avant de venir chez vous.

Alors, vous n'avez toujours pas vu Riri ?

Ecoutez, ayez pitié d'un pauvre inspecteur mon père.

Non, ayez pitié, d'un future père, mon inspecteur.

On en retirera pas plus.

Plumerelle, à vous les étages.

Andrieux, restez dans la voiture au cas ou il y aurait du nouveau. Moi, je commence par la cave.

Vous avez surement une chaudière ?

Bien non, à cause des dents en or, on veux pas. -Comment ?

Vous êtes chez vous, ici. -Oui ! Figurez-vous !

Du nerf, mon amour, du nerf !

Il faut absolument te sortir d'ici., Allez.

On a pas le temps. -Je peux plus.

Mais pourquoi vous me regardez comme ça ?

Jamais de moutarde sur le salami.

C'est un crime.

La clef ! va la chercher.

Alors, mon bonhomme. Comment se sentons maintenant ?

Moins à l'étroit que tout a l'heure dans la pendule.

C'est fini les plaisanteries ?

Pauvre Riri, il devait pas se douter qu'il se ferait butter par des dingues.

Sortez de la dedans. -Mais il peux pas

Sortez de la dedans, Brisebard !

Patron, la gendarmerie au téléphone, Il y a du nouveau.

La camionnette de Tonelotti est dans le fond du jardin

Oui.

Bon, bien bougez pas, j'arrive.

Bon alors ? -On a retrouvé le duc à 30km d'ici, sa voiture a percuté un platane.

A l'intérieur il y avait la serviette de Riri et 32 briques.

Ne présumez rien, foutez-moi la paix.

Brisebard !

Allez, venez !

Je vous fait toutes mes excuses.

Oui, c'était un règlement de compte classique entre truands.

Riri a été piégé en venant chez vous, et le plus malin a gardé l'argent.

Quand au corps de Riri, nous draguerons les étangs du voisinage à tout hasard

Parce-que pour un professionnel c'est facile de faire disparaitre un cadavre.

Oui, mais enfin, pour un professionnel seulement. -Oui.

Excusez-moi encore de vous avoir dérangé.

Si vous avez besoin de quoique ce soit, n'hésitez pas à nous téléphoner, vous faites le 17. C'est facile.

Non, c'est le 14. -Le 14, c'est les télégrammes.

Bien les pompiers alors ? -Les pompiers c'est le 18.

Si vous voulez vous renseigner, faites le 12.

Sans rancunes.

Et te dire, que tu as failli te décourager !

Et Tonelotti !? La malle !

La malle !, Mr Tonelotti !

Ou est ma malle ? Ma malle ?

Ma malle ? ou est ma malle ?

Tu aurais du me laisser faire.

Alors, vraiment vous voulez pas boire quelque chose ?

Non, merci, jamais dans le service.

C'est ça.

Mr Brisebard. -Oui

Mme Brisebard. -Oui.

Cette malle est bien à vous ?

Non. -Mais si !

Et si ! Elle est à vous. Venez voir.

Regardez, c'est bien à vous ?

C'est bien votre nom, ça.

Alors, elle était tombe sur la, elle avait chu sur la route.

Alors, nous nous sommes permis de vous la rapporter.

Si on ne peux plus se fier aux transporteurs maintenant, ou allons-nous ?

Ah, ça Madame, enfin.

Heureux d'avoir pu rendre services Mme. Mes hommages.

Parce que je suis un grand admirateur, un grand fervent de votre talent.

Malheureusement, je ne vais pas souvent au théâtre.

Hélas, les places sont chères.

Désormais, vos places seront réservés à tout mes spectacles.

Oh Madame !

Allez chef, on s'en va.

Je vais enfin pouvoir aller à ma répétition.

Mais lui, il y a lui qui est la-dedans, qu'est-ce qu'on va en faire ?

Tu as tout le temps d'y penser.

Tu as tellement d'imagination.

Brisebard !

Brisebard !

Brisebard !

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