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BOURSE
"Sur recommandation du comit� de direction...
la soci�t� Cain et Compagnie a �t� suspendue de la Bourse."
SOCI�T� ROBERT CAIN...
ET COMPAGNIE SUSPENDUE...
Eh bien, ils ont commenc�.
Entrez.
- T�l�phone, M. Cain. - Qui est-ce ?
Le bureau du procureur, monsieur.
Vaut mieux que je r�ponde.
All�. Non, c'est McLaughlin, son avocat.
Oh, je vois.
Oui, il sera ici.
Le jury d'accusation vous inculpe de d�tournement de fonds.
Ils sont press�s, n'est-ce pas ?
Il faudra maintenant faire pression sur le procureur du district.
�a ne m�nera nulle part. C'est une ann�e d'�lections.
Oui, c'est vrai. Il va me crucifier.
Dis, c'est une id�e.
Nous pouvons peut-�tre crier � la pers�cution politique.
�a ne passerait pas s'il a les preuves que je pense.
Eh bien, il les a, non ? Sinon, je ne serais pas inculp�.
Je ne me rappelle pas qu'on ait envoy� un millionnaire en prison.
O� �tais-tu ces deux derni�res ann�es ?
Entrez.
Votre voiture est pr�te, M. Cain.
- Voiture ? - Pour vous conduire � la r�gate.
Oh, c'est vrai. Bob a une course aujourd'hui.
Je l'avais oubli�.
Je dois �viter qu'il apprenne cette affaire d'�trangers.
Viens. Nous allons � la r�gate.
- Mais le procureur doit venir. - Qu'il attende.
- M. Cain ? - Oui, je suis M. Cain.
C'est mon avocat.
M. Cain, je vais avec vous ou vous montez avec moi ?
Ne peut-on remettre cette affaire � demain ?
D�sol�, M. Cain.
Je monte avec vous alors. Va chercher Bob et emm�ne-le ici.
- Et la caution ? - Je m'en occupe. Appelle-moi �...
- La prison du comt�. - La prison du comt�. Allez.
- Eh bien, je suis pr�t. - Ce n'est pas dr�le, M. Cain.
C'est � moi que vous le dites ?
En haut ! Par-dessus la t�te !
Baissez les �paules !
Abaissez-le � la taille ! En avant.
- Tenez-vous l� ! - Vous voulez attendre ? Je...
- Ce n'est pas pour la page des sports. - Oui, mais...
Hors d'ici. Allez.
- Bonjour, Mac. - Bonjour, Bob.
Il y a un truc important que je voulais te dire.
Ton p�re est dans le p�trin.
Il voulait venir ici, mais il n'a pas pu s'�chapper.
C'est s�r que les journaux exag�rent l'histoire...
mais voil�.
ROBERT CAIN INCULP� POUR D�TOURNEMENT DE FONDS ! !
- H�, Bob, arrive ! - Allez, Bob ! Viens !
H�, Bob, viens !
R�ponds � la porte. Je m'occupe de �a.
Oui, monsieur.
- Bonsoir. - Bonsoir.
- Tu veux monter mes bagages ? - Oui, M. Robert.
- Qu'y a-t-il ? - Il a quitt� l'�cole.
Vaudrait mieux pas ce soir.
Il est assez bris�.
Merci, Jim. Je t'appelle � la premi�re heure demain.
D'accord.
- Bonsoir. - Bonsoir.
Bonsoir, Bob.
Tu n'aurais pas d� quitter l'�cole.
Pourquoi pas ?
Tu n'aurais pas d� fuir.
Je suppose que je devrais �tre la premi�re pi�ce � conviction...
en classe au lieu du squelette qui pend au mur.
Mes amis sont super gentils pour montrer qu'ils sont larges d'esprit.
Tu dois apprendre � encaisser.
Pourquoi dois-je encaisser pour ce que je n'ai pas fait ?
Oh, allez, Bob. Tu attaches bien trop d'importance � cette affaire.
Oh, elle n'est pas importante ?
�coute, j'ai vendu des titres appartenant � des clients.
Ce n'est pas la premi�re fois que �a s'est fait.
Essaies-tu de me dire que c'est un truc habituel ?
C'est un milieu dur et il faut �tre aussi dur que le voisin ou en sortir.
Tu verras toi-m�me quand tu feras ton chemin dans le monde. Je suppose...
Je suppose que j'�tais b�te de croire au code de conduite qu'on m'a enseign�.
Quoi ? Le code de l'athl�te ?
Chaque fois que tu courais pour un touch�...
tu �tais prot�g� par les meilleurs bloqueurs que l'argent peut acheter.
Les codes sont pour les pigeons. C'est la m�me chose en affaires.
Il n'y a qu'une r�gle : tu d�vores ou tu te fais d�vorer.
C'est une belle fa�on de l'apprendre.
- Tu ne le savais pas ? Regarde-toi. - Qu'est-ce que j'ai � y voir ?
Si je me laissais bousculer, o� serais-tu aujourd'hui ?
� chercher du travail. Ou peut-�tre aux aides sociales.
Ou peut-�tre avec ces types qui font le piquet de gr�ve...
pour obtenir quelque chose qu'ils n'auront jamais.
- Ils sont peut-�tre mieux que moi. - Allez, Bob. Sers-toi de ta t�te.
Je le fais. Je pense � cet apr�s-midi.
Il y a 10 ans ce soir Maman est morte...
et toi et moi avons parl� jusqu'� l'aube, tu te souviens ?
Tu m'as parl� comme � un �gal et j'ai eu le sentiment de l'�tre.
Nous avons jur� que nous serions toujours francs l'un avec l'autre.
Il y avait un engagement entre nous qui ne serait jamais bris�.
On n'a pas � le briser.
Tu l'as bris� quand tu as cess� d'�tre honn�te avec moi.
Pourquoi ne m'as-tu pas dit ce que tu faisais ?
Tu m'as fait une vie, me l'a laiss� vivre sans jamais la comprendre.
Si seulement tu avais dit que tu �tais sur un terrain glissant...
j'aurais tent� de comprendre, mais je ne serais pas dans cette situation.
- Je n'y suis pas pr�par�. - Oh, ne...
Ne dis pas que je ne peux pas encaisser.
Pourquoi devrais-je encaisser quand je n'ai pas �t� pr�venu ?
Quand soudain je d�couvre que mon p�re est un escroc.
J'esp�re que tu n'es pas s�rieux.
Je voudrais bien.
- As-tu tout dit ? - Je crois.
D'accord. �coute-moi maintenant.
Je suis pr�t � admettre que je t'ai peu port� attention sauf...
de t'offrir une bonne �ducation et beaucoup d'argent et le reste.
Ce n'�tait peut-�tre pas assez.
Je n'ai pas pens� � toi jusqu'� ce que ceci m'arrive...
et que je me demande ce que �a voudrait dire pour toi.
�a a �t� un cauchemar pour moi aujourd'hui.
Je craignais le moment o� je devrais t'expliquer.
Je le craignais parce que...
je savais que j'aurais le c�ur bris� si tu �tais indulgent et compr�hensif.
Mais maintenant je sais.
La peine de prison m'est �gale. Je peux la purger facilement.
C'�tait toi.
Maintenant que nous savons ce que nous pensons l'un de l'autre...
je n'aurai plus � me pr�occuper de toi tant que je vivrai.
Est-ce tout ?
Oui.
ROBERT CAIN COUPABLE- SENTENCE AUJOURD'HUI.
Pouvez-vous me dire o� M. Cain recevra sa sentence ?
- Cour des sessions. Juge Penrose. - Merci.
COUR DES SESSIONS PARTIE UN
- Oyez ! Oyez ! Oyez ! - Laissez passer, s'il vous pla�t.
Toutes les personnes ayant affaires � la Cour...
des sessions partie un de l'�tat de New York, comt� de New York...
veuillez approcher pour vous faire entendre.
Son Honneur le juge Penrose.
- Bonjour, messieurs. - Bonjour.
Pour sentence, Michael Dwyer.
Le jury ne vous a trouv� coupable que d'une offense mineure.
Il vous a acquitt� des principales accusations...
parce qu'il croyait qu'il existait un doute de votre culpabilit�.
Si ce doute existe dans l'esprit du jury...
il n'a jamais exist� dans le mien ni dans celui des t�moins.
Il a �t� plant� par les tactiques discutables de votre avocat...
et l'abus scandaleux des �chappatoires de la loi.
C'est un verdict honteux.
Vous �tes un criminel d'habitude avec un long et lugubre casier.
Je ne peux vous donner que la sentence maximum autoris�e par la loi.
- Deux ans dans la prison d'�tat. - Merci, Votre Honneur.
Je souhaiterais que ce soit 20.
Pour sentence, Robert Cain.
Je trouve d�moralisant de prononcer une sentence...
d'un homme de votre position et de vos ant�c�dents.
Votre crime est d'autant plus s�rieux que vous avez abus� de votre rang...
pour trahir un pacte sacr�.
Vous �tes condamn� � 5 � 10 ans de prison...
pour chaque chef d'accusation dont on vous a trouv� coupable.
Les sentences seront concurrentes.
La s�ance est lev�e.
Tous � bord !
- D'accord, le voici. - Attendez-vous un nouveau proc�s ?
- �tes-vous content que ce soit fini ? - Trouvez-vous votre sentence juste ?
Lisez vos journaux, les gars. Ils ont tout dit.
Vous en faites pas, M. Cain. Vous �tes d�j� de l'histoire ancienne pour nous.
- Merci. - H�, parlons de moi.
J'ai chip� un gobe-sous vide et on m'a donn� 10 ans.
Il a vol� un million et en prend cinq. Vous y comprenez quelque chose ?
- Vous avez 10 ans pour y penser. - Allons-y. Allons-y.
- Oh, brillant, hein ? Vous avez vu ? - Allons.
- Au revoir, Jim. - Au revoir, Robert.
Oh, Mac.
- Bonjour, Bob. Je ne te savais pas ici. - Je suis arriv� tard. Comment est-il ?
Il le prend remarquablement bien.
A-t-il parl� de moi ?
Non. Viens. Faisons un bout de chemin.
Qu'allez-vous faire pour lui sur le plan juridique ?
J'exercerai les recours habituels, mais j'ai peu d'espoir.
- Quels sont tes plans ? - Oh, je vais chercher un boulot.
Je crois que tu devrais.
Apr�s avoir r�gl� avec les cr�anciers, il ne restera rien de la fortune.
- Si je peux �tre utile, dis-le-moi. - Merci, Mac.
- Au revoir. - Au revoir.
L�-dedans.
- Quarante-huit. - Quarante-huit.
Laissez vos v�tements et effets personnels au vestiaire, M. Cain.
M. Cain.
13 826 � partir de maintenant.
- Nom, je vous prie ? - Dugan, Tom.
- �ge ? - J'aurai 58 ans � la sortie.
Derni�re occupation ?
Voleur. Vous en faites pas. Je retrouverai mon boulot.
D'accord, allez-y.
- Nom, je vous prie ? - Cain, Robert.
- Derni�re occupation ? - Courtier en valeurs.
J'ai �t� dans le business moi-m�me.
J'ai peur qu'il n'y ait pas de bureau de courtage ici.
- Vous savez faire autre chose ? - J'ai commenc� comme chaudronnier.
Aimeriez-vous recommencer ?
C'est pas une mauvaise id�e.
Num�ro 13 826, chaudi�res.
16 033, 25 334, ici.
13 826 ici.
- Celui du haut est le v�tre. - Merci.
Tu as une chique ?
- Non. Je ne chique pas. - J'ai pas de veine.
Le dernier n'avait pas de mains et je devais l'habiller le matin.
- J'ai rendez-vous avec M. Peterson. - � propos ?
Je vous l'ai d�j� dit sept fois.
Je m'appelle Robert Cain II.
M. Peterson �tait ami de mon p�re et je viens le voir pour un boulot.
Oh, oui. Pouvez-vous revenir demain ?
Je reviens demain depuis plus d'une semaine d�j�.
M. Peterson est tr�s occup�.
Pourquoi vous ne lui dites pas la v�rit� ?
Le patron vous fait tourner en rond � cause de votre vieux.
Merci, fiston.
H�, Thomas.
Thomas. Le patron veut te voir.
Oh, merci.
Votre vrai nom vient d'�tre port� � mon attention, M. Cain.
Je vais vous laisser aller, non pas parce que vous vous appelez Cain...
mais parce que vous n'avez pas eu le courage de l'admettre.
Mon p�re est mort en prison, un alcoolique fini.
Mais j'ai gard� mon nom parce qu'il se trouve que j'en suis fier.
Je suis d�sol�, monsieur. Mais ce semblait la seule chose � faire.
S'il vous faut une recommandation, je vous en donner une volontiers.
Bonjour.
Merci, monsieur.
Oh, Bob.
- Bonjour, Mac. - Comment vas-tu, Bob ?
- Tr�s bien. - Je nous ai command� � d�ner.
Oh, merci, monsieur.
Qu'est-ce qui te tracasse ?
Beaucoup de choses, monsieur.
Je ne vous ai pas vu depuis pr�s d'un an, n'est-ce pas ?
Non. Qu'est-ce que tu as fait ?
J'ai pass� le plus clair de mon temps � chercher un emploi.
Je ne pouvais pas en trouver � cause de mon nom.
Je l'ai donc chang�. Aujourd'hui j'ai �t� vir� pour l'avoir chang�.
- Alors... - Avez-vous vu ceci ?
MICKEY DWYER EN LIBERT� PROVISOIRE Il a �t� condamn� le m�me jour que mon p�re.
Oui, je me souviens.
S'il est sorti, pourquoi mon p�re est-il toujours en prison ?
Parce qu'il est des m�thodes qu'aucun avocat qui se respecte n'emploierait.
Pourquoi pas ? Si elles r�ussissent, qu'y a-t-il de mal � les utiliser ?
C'est une question d'�thique juridique.
Vous saviez ce que faisait mon p�re avant qu'on l'arr�te, n'est-ce pas ?
O� �tait votre �thique juridique alors ?
Je crois que je n'aime pas le fil de cette conversation.
Peu m'importe.
Pourquoi ne faites-vous rien pour lui ?
Si cet escroc de Brennan peut obtenir sa libert�, pourquoi pas vous ?
Eh bien, pour un, �a co�te cher.
Il y a un instant, vous parliez d'�thique juridique.
Il n'�tait pas question d'argent quand il a �tabli votre pratique.
Depuis quand tiens-tu tant � faire lib�rer ton p�re ?
Courir les rues pour un emploi donne beaucoup de temps � penser.
J'en suis venu � la conclusion que mon vieux avait peut-�tre raison.
Ce sont tous ses soi-disant amis qui me l'ont fait d�couvrir.
Pas un seul d'entre eux n'est pas redevable � mon p�re de quelque fa�on.
Mais ils ont tous honte aujourd'hui d'avouer qu'ils le connaissaient.
- Quelques-uns peut-�tre. - Cela vaut pour vous aussi.
Oublions l'�thique juridique. Allez-vous l'aider ou non ?
Je t'ai dit que je ne peux pas.
D'accord. Dans ce cas, je trouverai qui l'aidera.
R�PERTOIRE E.T. BRENNAN - AVOCAT 201
SI VOUS NE VOULEZ PAS PRENDRE UN MESSAGE, NE R�PONDEZ PAS
CLUB PARADIS
Il n'est pas encore rentr�.
Merci.
Vous attendez aussi Brennan ?
- Vous savez o� il est ? - Au tribunal du soir.
Il aime bien y prendre des causes.
Il dit que les gens qui se font arr�ter le soir sont plus naturels.
Vu les bouteilles de lait, je le croyais absent.
Oh, non. Il le boit avec son scotch, quand il peut acheter du scotch.
Je le croyais prosp�re.
Il l'�tait jusqu'� ce que le Mick aille en prison.
Il a pass� tout son temps et son argent � tenter de le faire lib�rer.
- Le Mick ? - Mickey Dwyer.
- Oh, vous le connaissez ? - Connaissez ?
Personne ne le conna�t.
On dit que je suis sa petite amie.
- Ce doit �tre assez bien, hein ? - Parfois.
Parfois ce n'est pas si bien.
Vous voyez ceci ?
C'est tout ce qui me s�pare de l'aide sociale.
Je suis sans travail aussi. Qu'est-ce que vous faites ?
Je suis actrice. Je travaillais dans cette bo�te de l'autre c�t� de la rue.
J'aurais cru qu'avec vos relations avec Dwyer...
vous pourriez trouver un emploi facilement.
Cela montre que vous ne connaissez pas le Mick.
Quiconque a une bo�te en ville sait que s'il me faisait une faveur...
�a ne signifierait qu'une chose pour lui.
Il lui flamberait la cervelle.
C'est pour cela que je cr�ve de faim dans un vison que je n'ose pas vendre.
Oui. Eh bien, je vois qu'il a �t� lib�r�.
Oui, j'ai lu �a aussi.
Sauf que je ne crois pas ce qu'on dit dans les journaux.
Le juge devrait le savoir.
- Qui ? - Brennan.
H�, regardez.
Vous avez vu le rouge-gorge.
- O� ? - Sur le rebord de la fen�tre.
Oh, oui.
Le premier que j'aie vu ce printemps.
- Vous �tes cens� faire un v�u. - Oh, oui ?
Je parie que c'est � propos d'une fille.
- Comment vous appelez-vous ? - Johnny.
On m'appelle Lucky.
- Vous avez une allumette, Johnny ? - Oh, oui.
� MON FILS SANS ALLUMETTES Vous n'aurez jamais faim tant que vous aurez �a.
J'aurais faim avant de le vendre.
Des probl�mes. Il pue l'alcool.
Il se bourre toujours quand il y a des ennuis.
Bonsoir, Lucky. Bonsoir, jeune homme. Vous entrez ?
Si cette cl� fait le travail auquel elle est destin�e.
- Elle est � l'envers. - Je vois.
- Apporte le lait. - Je vais le prendre.
Merci.
Ne t'en fais pas.
Nous tr�buchons tous sur Shakespeare une fois dans la vie.
Tiens, donnez-la-moi. Mettez le reste l�-dedans.
O� est le Mick ? Est-il sorti ?
Oui. Oui, il est sorti, mais j'ignore pour combien de temps.
- Des probl�mes. Je le savais. - Oui, que des ennuis.
Qui est ton jeune ami ?
- Il s'appelle Johnny. - Johnny ?
Johnny quoi ?
APOLLO INSTITUT DE SANT�
Apollo. Johnny Apollo.
Apollo, hein ?
Non semper arcum tendit, Apollo.
Allez, parle en anglais. O� est le Mick ?
Eh bien, je l'ai cherch� partout.
Tu ne le trouveras pas dans une bouteille.
- Peut-�tre que tu peux le trouver. - Je peux essayer.
Si tu le trouves, emm�ne-le-moi.
H�, h�, h�, attends. Que veut ton ami ?
Je ne sais pas. Je l'ai trouv� � la porte.
- Au revoir, Johnny. - Bonne chance, Lucky.
- Je viens vous demander un conseil. - Vous avez des ennuis ?
Non, mais j'ai un ami qui en a. Il est � la prison d'�tat.
Je veux lui obtenir un nouveau proc�s ou une lib�ration provisoire.
- Pourquoi est-il condamn� ? - D�tournement de fonds.
D�tournement. Difficile d'obtenir un nouveau proc�s pour d�tournement.
Quand on d�tourne des fonds, on signe un tas de papiers qui nous condamnent.
Oui. Je n'y avais pas pens�.
Si c'�tait un simple crime, pourquoi venir me voir.
Vous en faites pas. Si ce tapis pouvait marcher, il tituberait.
- Et la lib�ration provisoire ? - �a co�te.
Eh bien, j'ai 65 $.
- Vous avez quoi ? - Soixante-cinq dollars.
Allez-vous-en et ne nous emb�tez plus. Nous ne sommes pas amus�s.
- Mais, monsieur... - "Ne mets qu'un pied sur cette terre...
et sur ta t�te, m�me si elle est couronn�e...
je jetterai le sort de Rome."
Qu'avez-vous dit, monsieur ?
J'apprends Shakespeare � mes �l�phants.
Ne bougez pas et ils ne vous emb�teront pas.
R�veille. Allez, r�veille. Qu'est-ce qu'il y a ?
- Oh, Mickey. - J'ai dit qu'est-ce qu'il y a ?
- La police tient Bates. - Ou il est ?
Rue State. Ivrognerie et vagabondage.
Eh bien, je ne peux pas me pointer l� et tu es...
Qui es-tu ?
C'est un vieil ami � moi, tr�s vieil. Johnny.
Tu veux faire cent balles ?
Je veux bien lui faire une faveur si c'est ce que vous voulez dire.
Va � la prison de la rue State aider John Bates � se faire la belle.
- Faire la belle ? - Cautionne-le.
Fais-le sortir. Emm�ne-le ici. Non, attends.
Emm�ne-le au Club Paradis de l'autre c�t� de la rue ?
Oui, monsieur.
H�, attends. Tiens.
50 CENTIMES Qu'est-ce que j'en fais ?
Bates ne voudra peut-�tre pas suivre, tu peux devoir insister.
Je ne crois pas en avoir besoin.
Prends-les de toute fa�on. Un peu de poids peut t'aider.
Oui, monsieur.
Payez le greffier.
Dis, qui m'a cautionn� ?
Mickey Dwyer. Il veut vous voir.
- Dis-lui que je pars pour Detroit. - Un instant.
J'ai dit que Dwyer veut vous voir. Vous ne pouvez lui co�ter la caution.
Je la lui enverrai.
Non. Vous venez avec moi.
Taxi !
Laisse-les parler Laisse-les penser
Ce qu'ils veulent
Si �a leur chante
Je sais
Je t'aimerai toujours
Quoi qu'ils disent
C'est super.
C'est du soul, tu sais ?
Quoi d'autre ai-je rat� ?
En voici une qui est sortie quand tu es entr�.
Elle doit �tre triste parce que je l'�tais.
Tiens, regardez qui est l�.
Quelle est l'id�e de te so�ler et de te faire arr�ter ?
- Ils m'ont pi�g�. - Ils t'on pi�g�. Ils nous pi�gent tous.
- Je suppose que tu as parl�. - Je n'ai rien dit.
Non. La derni�re fois, ta grande gueule m'a co�t� 10 briques.
Je me fiche du pognon.
Mais cette fois, si tu leur as dit une seule chose...
- je retourne en taule. - Mickey...
Tu ne sais pas que je suis en libert� provisoire, qu'on peut me ramener ?
- Mais je n'ai rien dit. - Non.
Tu ne sais pas si tu as dit quelque chose ou non.
Assieds-toi et la ferme.
D'accord, Mickey. Merci pour les ennuis.
De rien. Les types qui me causent des ennuis se font faire mal.
�coute, tu ne parles pas au talent local.
J'ai dit de t'asseoir et la fermer !
M. Dwyer.
La caution �tait de 200 $. Voici la monnaie.
Garde-la. Tu as fait ce que je t'ai dit. J'aime les gars qui font ce que je dis.
Je veux vous pr�senter un ami � moi, Johnny...
- Apollo. - Oui. Johnny Apollo.
- Salut. - Salut.
Et il n'est pas poire comme vous.
- Je te pr�sente Lucky. - Nous nous sommes rencontr�s.
H�, c'est tout un �il au beurre noir qui s'annonce.
- Harry, un steak, le meilleur. - D'accord.
Tu connais le juge ? Tiens, assieds-toi.
Merci.
Je sais pas depuis quand tu le connais, mais je vais te dire une chose.
C'est l'ivrogne le plus gentil que j'aie connu.
Il est venu me voir tous les jours en taule, n'est-ce pas ?
Et il a conduit ma m�re � la messe tous les dimanches.
Si jamais je me marie, il sera mon t�moin.
Je crois que �a vaut une tourn�e. Voici, Lucky.
Merci.
� ta sant�, vieux.
Mickey, je n'ai pu trouver de steak. Que des c�telettes et du foie.
�tonnant que vous ayez surv�cu tandis que j'�tais au clou.
Suis-moi, Johnny.
N'OUVREZ PAS LA GLACI�RE
Gamin, j'ai forc� un de ces trucs croyant que c'�tait un coffre-fort.
Tiens, assieds-toi.
�a va l'emp�cher d'enfler.
- Garde-le l�. - Oui.
Si un truc bat le lait dans le scotch, c'est le babeurre.
H�.
- Tu vois ces trous ? - Oui.
Ce sont des trous de balle.
Marty le batteur a d�charg� son arme sur moi avant que je sorte la mienne.
Je n'ai tir� qu'un coup, entre les deux yeux.
Tiens, touche.
Tu sens cette bosse ? Tu sais ce que c'est ?
C'est une balle de 38.
Regarde, j'en ai une autre.
Tu vois �a ?
J'en ai six dans le corps. Une vraie collection.
On m'appelle "Mickey, le presse-papiers ambulant".
- Elles ne vous g�nent pas ? - Oui, quand il pleut.
Un jour j'irai � la prison d'�tat me les faire enlever.
C'est un joyeux endroit pour une chirurgie.
Eh bien, le toubib de la prison est un ami � moi.
Il a pris soin de moi quand j'ai �t� bless�.
Il n'a pas retir� les balles parce que j'ai fait une pneumonie.
- J'ai aussi un ami l�-bas. - Qui n'en a pas ? Son nom ?
Robert Cain.
- Le p�re Cain, plein aux as. - Oui, c'est lui.
Je le connais bien.
C'est le type le plus chic qui ait jamais v�cu.
Tu ne saurais jamais qu'il a �t� millionnaire.
Et il est le seul en taule qui ne se dit pas victime d'un coup mont�.
Il ne demande pas de faveurs. Non.
Il travaille aux chaudi�res, tu sais, avec un de ces marteaux-piqueurs.
�a t'arrache la t�te, tu sais...
et �a te laisse les mains aussi saignantes que cette pi�ce de steak.
Il ne se plaint jamais.
Il s'enveloppe les poings d'une guenille et continue.
Oh, quel homme. Il peut en prendre.
- Tu l'as bien connu ? - Il a d�fray� mon universit�.
Oh, je parie que tu �tais en premi�re classe.
Oui.
Que fais-tu maintenant, Johnny ?
Oh, je cherche un emploi pour pouvoir le rembourser.
Il ne voudrait pas �tre rembours�.
J'aimerais bien quand m�me.
Eh bien, cesse de te tracasser. Tu as un emploi.
Tu travailles pour moi.
Mets ce steak sur ton �il et viens.
Va t'asseoir. Je vais en chanter une autre.
Un peu de clarinette avec �a ?
C'est le commencement de la fin
Je peux le voir dans tes yeux
Dans tout ce que tu fais
Oh, tu as peur de me dire que c'est fini
Mais je sais en te regardant que
C'est le commencement de la fin
Tu te trahis avec tout ce que tu dis
Et m�me si tu ne m'as jamais dit nous devons rompre
Je peux quand m�me lire ce qui est �crit sur ton c�ur
Pourquoi est-ce que quand je te tiens la main
Il y a quelque chose qui me manque
Qu'est devenue la chaleur de ton sourire
Et o� est cette espi�glerie
Dans ton baiser de bonne nuit
Oh, c'est le commencement de la fin
Je vois que l'�tincelle a disparu
Pourquoi persister
Pourquoi me mentir et dire que ce n'est pas le cas
Quand je te tiens dans mes bras
Je sais
Que c'est
C'est le commencement
De la fin
La quatri�me course � Latonia.
Sweet Priscilla court bien.
Et au tournant, c'est encore Sweet Priscilla.
Sweet Priscilla suivie de Hot Toddy et de Condiment.
Au dernier tournant, Sweet Priscilla m�ne le bal.
� l'arriv�e, c'est Sweet Priscilla.
Sweet Priscilla ! J'ai pari� sur elle. Viens.
Hot Toddy deuxi�me.
Voici Sweet Priscilla suivie de Condiment et de Hot Toddy.
Mick semble bien aimer notre jeune ami, n'est-ce pas ?
Tu crois que le gamin va changer le Mick ?
Ou inversement.
- Comment �a va ? - Pas mal.
Regarde. Je l'ai lanc� en affaires et il ne veut pas m'y int�resser.
N'y a-t-il pas un truc que vous faites en g�n�ral dans ce cas ?
Le type est mari� � ma s�ur. Qu'est-ce que j'y peux ? H�, Paul.
- Salut, Paul. - Bonjour, Mickey. Content de te voir.
Tu veux rencontrer un ami � moi.
Voici Johnny Apollo. Johnny, serre la main de mon beauf.
- Oh, bonjour. - Enchant�.
Toujours content de rencontrer un ami de Mickey.
Faites comme chez vous. Venez quand vous voulez. � plus, Mickey.
C'est lui. C'est le type. Il se prend pour une huile.
Si ma s�ur n'�tait pas si folle de lui, je lui casserais la figure.
Aimeriez-vous vraiment avoir un int�r�t dans �a ?
Naturellement, on est un peu sentimental envers ces trucs.
Je vais parie cette liasse sur un chien qui ne peut perdre la prochaine course.
� Jamaica, septi�me course. C'est parti. !
Devant l'estrade, Anaconda m�ne par une longueur...
Slippery Elm est deuxi�me suivi de French Pete.
Au quart, Anaconda par quatre, Slippery Elm par une demie...
French Pete par deux longueurs et Marimba.
Au tournant ext�rieur, Anaconda m�ne par cinq longueurs.
Marimba prend la deuxi�me place par une t�te...
French Pete est troisi�me suivi de Slippery Elm.
Dans le dernier tournant, c'est Anaconda et Marimba.
- Et ce sera serr�. - Slippery Elm.
Marimba prend les devants et ajoute � son avance.
Anaconda passe au fouet.
- French Pete se retient. - O� est Slippery Elm ?
Pr�s de la ligne d'arriv�e, Marimba m�ne par trois devant...
- Anaconda et French Pete. - O� est Slippery Elm ?
Slippery Elm a cass� au tournant.
� l'arriv�e, Marimba, Anaconda-
- Aide-moi � en trouver un autre. - Je sais. Je sais.
Partez avec Lucky. Il va y avoir une descente.
Une descente ? Comment le sais-tu ?
Je viens d'appeler les flics et leur ai donn� l'adresse.
- Mais... - Un instant.
Je ne m'y connais pas tr�s bien l�-dedans...
mais j'ai pens� que vous pourriez prouver au beau-fr�re...
que vous �tes au parfum avec les flics en le pr�venant qu'il y aura un raid.
Non. Il ne le croira pas.
Il le croira quand ils arriveront.
Il pourrait croire que vous �tes au parfum avec les hauts grad�s.
Il sera trop heureux de vous c�der un int�r�t.
Oui, mais les flics. C'est plut�t cru.
N'est-ce pas ?
Tu sais, petit, toi et moi allons bien nous entendre.
Va-t'en avec Lucky.
H�, Lucky. Johnny va te ramener.
- Mais... - Nous en parlerons plus tard.
Viens, juge, toi et moi avons � faire.
O� est le cher fr�re Paul ?
- Quel �tait ton v�u cette fois ? - Quelle fois ?
- Tu te souviens du rouge-gorge ? - Oh, oui.
Quel a �t� ton v�u ?
Que Mickey sorte de taule.
C'est ce que je voulais le plus � l'�poque.
Et toi ?
Je peux deviner.
Tu as souhait� que ton ami sorte aussi, ce richard.
- Qu'est-ce que tu racontes ? - Je ne suis pas dupe.
Mickey m'a dit � propos de toi et lui.
Oui, c'est ce que j'ai souhait�.
Je suppose que c'est ce que je veux plus que tout.
Est-ce pour �a que tu fais la bringue avec Mickey ?
�coute. Je ne sais pas � quel point tu le d�sires, mais ne paie pas trop.
Qu'est-ce, un sermon ?
- Je me sens un peu responsable de toi. - De moi ?
Oui. Jusqu'� ce que tu frappes � la porte de Brennan ce soir-l�...
tu n'avais jamais rien fait de malhonn�te dans ta vie.
Tu peux tromper Mickey, mais tu ne me trompes pas.
- Je sais prendre soin de moi. - Oui, un tas de gens le pensent...
et ils finissent aux soins de l'�tat.
J'ai commenc� une affaire et je vais la terminer.
Certains deviennent trop rus�s pour leur bien.
- Oh, je ne veux pas intervenir. - D'accord, tu n'es pas intervenue.
Cessons. Je d�teste me disputer.
Je ne savais pas que c'�tait une dispute.
�a en avait l'air, mais je te pardonne.
Allez. Mettons-y fin.
Tu peux m'embrasser si tu veux.
Cher papa, j'ai beaucoup r�fl�chi depuis notre derni�re conversation...
et j'aimerais vraiment aller te voir la semaine prochaine.
As-tu re�u ma lettre ?
Oui. Et j'�tais tr�s content de la lire.
Tu as l'air bien.
Ce sont peut-�tre le r�gime et les heures r�guli�res.
J'avais oubli� ce que c'�tait d'avoir de l'app�tit.
Tu te souviens comme je d�testais les haricots de Lima ?
Oh, oui.
Eh bien, quand on me les sert apr�s une dure journ�e, je les adore.
�tre en prison a ses compensations, je suppose.
Eh bien, qu'est-ce... Que fais-tu maintenant ?
Oh, je suis aux chaudi�res.
Maintenant que j'ai gagn�...
mes durillons, on me dit que j'aurai peut-�tre une promotion.
Contrema�tre.
J'ai toujours su que tu r�ussirais.
Eh bien, parle-moi de toi.
Oh, il n'y a pas grand-chose � dire.
J'ai suivi ton conseil et j'ai m�ri.
Je crois que ce sont tes amis qui m'ont aid� � le faire.
Je parie que j'ai plus d'amis ici que j'en ai � l'ext�rieur.
Tu gagnerais ce pari.
As-tu un boulot ?
Oui.
- Qu'est-ce que tu fais ? - Eh bien, je...
- Une minute. - Une minute.
Je devrais peut-�tre passer vite aux bonnes nouvelles.
Comment aimerais-tu �tre en libert� provisoire ?
Mais McLaughlin a dit que je n'y �tais pas encore admissible.
Oui, mais ce n'est pas McLaughlin.
Je travaille l'affaire avec, eh bien, d'autres de tes amis.
- Tu crois qu'il y a une chance ? - Une bonne.
Si �a r�ussit, tu sortiras dans quelques semaines.
Tu ne blagues pas.
Je peux endurer cet endroit si je sais que je dois y rester.
Mais avec l'espoir de sortir...
Ne t'inqui�te pas. Tout est presque r�gl�.
- D�sol�. Je dois vous interrompre. - Au revoir.
Au revoir...
- Vous voulez un conseil ? - Vas-y.
Vous avez un bon dossier et vous aurez une bonne remise pour bonne conduite.
Pourquoi ne laissez-vous pas la nature suivre son cours...
au lieu de vous associer avec un rat pareil ?
- Qu'est-ce que tu veux dire ? - Vous savez ce que je veux dire.
Vous parliez de libert� provisoire avec Apollo, n'est-ce pas ?
- Qui est Apollo ? - Ne vous moquez pas de moi.
- C'est le bras droit de Mickey Dwyer. - Oh, non. Tu te trompes.
Non. Je l'ai vu de mes yeux entrer ici avec le Mick ?
- Mais non. Il est... - Aussi rat que Dwyer, mais plus suave.
Venez.
Voil� ta part.
Qu'est-ce qu'il a dit ?
Il a r�l� comme seul un coupable peut r�ler.
Jusqu'� ce que le juge lui montre les vieux contrats avec sa signature.
Ce devrait �tre une le�on pour vous. Attention � ce que vous signez.
Oui.
Tu auras bient�t assez de fric pour rembourser le vieux Cain.
Oui.
Moi ? J'ach�te une rente viag�re.
Dans ce m�tier, on devrait toujours �conomiser pour ses vieux jours.
- Bonsoir, Lucky. - Bonsoir.
- Bonsoir. - H�, Johnny.
- Tu sais ce qui retient cette robe ? - Oui.
Ne va pas livre les secrets du m�tier.
Qu'est-ce qui la retient ?
- Des baleines. - Qui te l'a dit ?
Mon vieux.
- C'est tout un pistolet, ton vieux. - Oui.
Tiens, assieds-toi.
Voil�.
Si vous voulez m'excuser, je dois y aller. Bonsoir.
Bonsoir.
Donne ce programme de courses.
H�, combien de temps je mettrais � apprendre � parler l'anglais ?
Pourquoi ?
Je faisais juste demander.
Je veux voir M. Robert Cain, je vous prie.
- Qui le demande ? - Son fils.
GAZETTE DE LA PRISON
AU BASE-BALL, LE VIEUX CAIN EST SUPER CHAUDRONNIER
AUCUN COUP S�R AUCUN POINT - 4 ERREURS
Qui vouliez-vous voir ?
M. Robert Cain. Je suis son fils.
M. Cain dit qu'il n'a pas de fils.
On dit que Fred Astaire fait une brique la minute
Juste en tapant du pied
Et Isadora Duncan a fait un million
Oh, n'est-ce pas charmant
Mais loin sous l'affiche du noble Ballet Russe
Dort le germe de la r�volution
Qui va un jour �clore
On trouve maintenant � la pelle
Arabesque, pirouette
Buck et Wing, Lindy Hop
Hop, hop Poulet le flic
Dansant pour trois sous
Quel spectacle vous verrez sous chaque marquise
Vers 11 h 30
Dansant pour trois sous
Ces Nijinski des taudis
Ils sont va-nu-pieds et ils sont sales
Vous avez vu Hamlet Qu'avez-vous vu
Rien qui vaille vos 5,50 $
Vous avez entendu Tosca Qu'avez-vous entendu
C'est peut-�tre inspirant Mais pas aussi chouette
Que dans ce Square appel� Times
Quand vous avez fait le Met et le Theatre Guild
Et que vous n'avez pas encore �t� transport�s
Regardez ces polissons Ces polissons qui dansent
Dansent pour trois sous
Demandez votre num�ro
Et vous aurez votre rumba
Qui a dit menuet
Eh bien, voici votre menuet
C'est le Menuet en sol
Ou est-ce dans la cl� de do
Peu importe la cl�
Ils dansent pour trois sous
Jouant au chat
Autour du Square appel� Times
� Manhattan
Allez au premier rang
En pleine rue
Et regardez ces polissons
Ces petits durs ces va-nu-pieds
Danser pour trois sous
Tu sais, chaque fois qu'elle chante cette chanson...
- Salut, Mickey. - Salut, sergent.
Oh, je suis tr�s bien.
Tu te souviens comme j'�tais perclus d'arthrite ?
Je viens de me faire extraire 2 dents. Je ne me suis jamais mieux senti.
Vous n'�tes pas venu ici nous parler de votre arthrite.
Non, en fait, non.
J'ai un petit cadeau pour toi, Mickey. Tiens.
Qu'est-ce que c'est ?
Oh, tiens, Johnny. Regarde.
J'en ai un pour toi aussi.
Une voiture attend � la porte.
Je ne veux pas vous embarrasser, je vais vous y attendre.
- Et ne tardez pas trop. - Vous �tes rus�, hein ?
Tiens, tiens. Tout le monde est ici.
Tiens. Tu peux venir avec Mickey.
- Qu'est-ce que tout �a ? - Nous sommes pinc�s.
Viens ici.
Trouve Brennan, vite.
Dis-lui d'aller au QG de la police. Il nous faudra un habeas corpus.
Oui.
DWYER REL�CH� POUR 50 000 $ ! APOLLO, BATES AUSSI REL�CH�S
Dis, �a ne va pas d�j� assez mal que tu doives te bourrer ?
Le Mick en a vu de pires que �a.
Je sais, mais je ne me soucie pas du Mick.
Oui, je sais, mais...
Qui danse avec le diable doit payer quelqu'un.
J'oublie qui.
Que veux-tu dire par l� ?
Le nom de Johnny appara�t sur un tas de ch�ques.
Et ils ne sont pas faits � l'ordre du fonds paroissial.
Depuis quand donner de l'argent est-il un crime ?
Depuis que le nouveau jury d'accusation est asserment�.
Qu'est-ce qu'il lui enverra si on l'envoie en taule ?
Il prendra peut-�tre 5 ans et le go�t des punaises et de la chicor�e.
Je ne parle pas de cela.
Je veux dire, qu'arrivera-t-il au fond de lui ?
Surtout, il vaut mieux ne pas �tre n�.
Oh, si je mettais la main sur le premier qui m'a appel�e Lucky.
Non. �a va pour moi de le dire, mais pas pour toi.
Tu es jeune et tu es belle.
En plus, tu es amoureuse.
Qui dit que je le suis ?
Tu le dis chaque fois que tu ouvres la bouche.
Il est chic.
Chic est � peine le mot pour d�crire Johnny.
�coute. Il faut trouver une fa�on de l'aider.
Nous ne pouvons pas l'aider. Un seul homme peut l'aider.
L'homme qui lui a fait du mal, son p�re.
- Son p�re ? - Oui, Robert Cain.
Dis, y a-t-il quelque chose que tu ne sais pas ?
J'ai pu deviner celle-l� m�me quand j'�tais so�l.
Voyons voir.
Cain sera bient�t admissible � sa mise en libert� provisoire.
Ce ne devrait pas �tre difficile de les r�unir.
Je ne comprends pas.
Comment peut-on les r�unir s'il est lib�r� et que Johnny va en taule ?
Johnny n'ira peut-�tre pas.
Tu crois pouvoir le r�gler ?
Je crois.
Oh, va-t'en. Va-t'en. Tu ne vois pas que je serai occup�.
D'accord.
Lucky.
Tu n'embarques dans rien qui te d�passe, non ?
Non. Je suis assez vieille pour savoir quand je suis hors de ma ligue.
Eh bien, quiconque joue dans ta ligue a int�r�t � �tre habile.
Va-t'en maintenant.
Salut, Mickey.
Ce bureau sent la brasserie.
- Tu te pr�pares � une cuite ? - Non.
- H�, qu'est-ce que tu as l� ? - Quelques-uns de tes papiers.
- Que vas-tu en faire ? - Pourquoi prendre des chances ?
Je vais les porter � la banque.
Oui, c'est une bonne id�e.
C'est ce que je pensais.
- Au revoir, juge. - Au revoir.
Juste pour rire, pourquoi tu ne le suis pas ?
PROCUREUR DE DISTRICT
- Vous voulez la t�te de Mickey Dwyer ? - Plut�t.
Vous seriez pr�t � conclure une entente ?
Il y a un Dictaphone dans ce bureau, M. Brennan.
Eh bien, je dois prendre des chances si je veux l'en sortir.
J'ai les dossiers de chacun des membres de son gang.
Si vous �tes pr�t � laisser tomber les accusations contre Dwyer...
je vous aiderai � pr�parer une cause qui enverra ses hommes pour 20 ans.
Je ne m'int�resse pas � eux.
Et Johnny Apollo ? Vous ne le voulez pas ?
Non. Je veux Dwyer.
Je suis d�sol� de vous avoir d�rang�.
Je croyais que vous voudriez conclure une entente.
Si vous m'aviez demand� de laisser tomber les accusations contre Apollo...
en �change de preuves contre Dwyer...
Mais je suis l'avocat de Dwyer.
Vous ne sugg�rez pas que je le balance, non ?
Oh, je ne sugg�re rien.
Je vous dis simplement la base sur laquelle je suis pr�t � n�gocier.
Eh bien, disons que je le balance. Qu'est-ce que j'en tire ?
Ma promesse que le b�n�ficiaire de notre entente...
quel qu'il soit, ne sera pas tra�n� en justice.
Les arrangements que vous ferez avec lui ne me regardent pas, bien s�r.
Eh bien, Apollo ne peut pas me payer autant que Dwyer.
C'est votre affaire. Je n'ai rien � ajouter � ce que j'ai d�j� dit.
Un demi-pain vaut mieux que rien. Vous avez une entente.
Voil� ses bordereaux de d�p�t, son livret de banque...
et sa liste de contacts personnels dans la police.
Je crois que vous trouverez tout ce qu'il vous faut.
Et Apollo est lib�r� ?
Je te verrai.
NOUVELLE PREUVE CONTRE DWYER Le procureur a un "t�moin myst�re"
- Qu'est-ce qu'il y a ? - As-tu vu le juge aujourd'hui ?
Non, je suppose qu'il essaie de voir quelle est cette nouvelle preuve.
Oui, je suppose.
- Nous l'avons retrouv�. - O� ?
Aux bains turcs d'Anderson en train de se desso�ler.
Dis-leur de prolonger cette danse 10 minutes de plus.
Ne bouge pas.
Allez ! Ne bouge pas. Ne fais pas de bruit.
Ne bouge pas.
Ne mets qu'un pied sur cette terre sacr�e...
et sur ta t�te m�me couronn�e...
je lancerai le sort de Rome.
Voulez-vous m'accompagner un moment, M. Apollo ?
N'avez-vous aucun sens de la d�cence ?
�a va, Mickey. Je vais y aller.
- Vous savez qui je suis ? - Je crois.
Apollo, pouvez-vous nous dire o� �tait Mickey Dwyer...
entre 23 h et 23 h 15 avant-hier soir.
- Avant-hier... Il �tait avec moi. - Tout le temps ?
- Oui. - Vous �tes pr�t � le jurer ?
- Certainement. - Vous �tes tous pareils.
Vous donneriez votre vie pour excuser un rat comme Dwyer.
Un instant.
Si vous voulez le traiter de rat, dites-le-lui en pleine face.
Si vous me parlez, laissez mes amis hors de �a.
Je vous parle parce que vous �tes son excuse.
- Excuse pourquoi ? - Pour avoir assassin� Brennan.
Pourquoi tuerait-il son meilleur ami ?
Vous ne savez pas que Brennan se pr�parait � balancer Dwyer.
C'est trop facile de calomnier un d�funt.
Je suppose que vous n'�tiez pas au parfum de l'affaire.
Je ne sais pas de quoi vous parlez.
Il ne sait pas de quoi je parle.
�coutez, je suis votre ami. Vous ne voulez pas aller en taule.
Dites la v�rit� sur la mort de Brennan et je retire mes accusations contre vous.
Pourquoi je m'y laisserais prendre ? Si je vais en taule, j'irai.
Mais je ne me parjurerai pas pour vous donner Dwyer.
C'est votre derni�re chance. �tes-vous avec nous ou Dwyer ?
Avec Dwyer. Il veille franchement � son int�r�t et il l'admet.
Il y a un tas de gens plus fourbes que Dwyer.
D'accord. Allez-vous-en.
Je sors. J'ai besoin d'air frais.
Un jour l'un d'eux me dira un truc qui s'apparente � la v�rit�.
Et je mourrai sous le choc.
Si Apollo s'en tient � sa version, tu n'auras pas Dwyer pour meurtre.
Non, mais gr�ce � Brennan, on en a assez pour l'envoyer � perp�tuit�.
- Et Apollo ? On le laisse aller ? - Il a eu sa chance.
- Nous le devons � Brennan. - � Brennan, pas � Apollo.
Et tu ne peux acquitter une dette envers un homme mort.
Il essayait de nous aider.
Nous aider ? Quoi ?
Il nous croyait amoureux.
Peux-tu faire mieux ?
REZ-DE-CHAUSS�E - PRISON D'�TAT C'est ce que tu penses.
Il n'y a pas de prison parfaite. �coutez bien.
� mon dernier s�jour, j'ai vu que la buanderie a une sortie.
Vous voyez ? C'est votre rue.
Tous les soirs � 20 h 30, on ouvre pour laisser entrer les camions.
Et un soir, nous en sortirons avec eux.
Oui, mais ils savent aussi bien que nous que c'est un point faible.
Il sera aussi difficile d'entrer dans la buanderie que sortir de prison.
Oui, mais une fois dans la buanderie, nous sommes presque sortis, non ?
- Bien s�r. - Je crois que c'est du tout cuit.
Tu vois le syst�me de ventilation ? Tuyaux de 1 m�tre. Regarde.
Dis, Mickey, celui-ci m�ne de la buanderie � la biblioth�que.
Qu'est-ce que je disais, tu crois ? �coute.
C'est un jeu d'enfant d'entrer dans la biblioth�que le soir.
Ils savent que j'aime lire et Johnny est instruit.
- Et moi ? - Eh bien, tu peux leur faire croire.
Maintenant, �coutez. Viens ici, Joe.
La porte s'ouvre � 20 h 30 pile.
Nous serons dans la buanderie juste � temps.
- L'un des camions sera � nous. - Comment s'en empare-t-on ?
Comment ? On le d�tourne avant qu'il arrive.
Tu franchis la barri�re en m�me temps que les autres.
Tu n'as pas � pr�parer d'�vasion. Tu seras acquitt� facilement.
�coute, tu me laisses m'en occuper et tu te la fermes, d'accord ?
Joe, tu n'as qu'� te soucier du temps. Tout doit �tre synchronis�.
Vous faites quoi ? Vous jouez ?
- Oh, salut, Johnny. - Salut, Mickey. Lucky.
- Salut, Johnny. - Salut.
Si tu as fini de ces bleus, je dois les rendre avant qu'on s'interroge.
Nous avons fini.
D'accord. Je les rends et te rejoins au palais de justice.
D'accord.
Johnny.
- Participes-tu � cette �vasion ? - Oui.
Pourquoi ?
Parce que je n'entends pas passer le meilleur de ma vie en prison.
Si on t'y envoie, ce ne sera que pour 3 ou 4 ans.
C'est trop. J'ai vu ce que 2 ans peuvent faire � un homme.
Je ne laisserai pas la m�me chose m'arriver.
Tu devrais penser � ce qui t'arrivera si tu t'en tires.
�coute. Quand je voudrai ton avis, je te le demanderai.
Il se sert de toi, Johnny, il se sert de toi.
Mets-toi �a dans la t�te. Je n'ob�is ni � Mickey ni � toi.
Oh, je suis d�sol�, Lucky.
�a va.
J'ai tort de m'en prendre � toi.
Oublie-le, tu veux ?
N'as-tu pas d�j� caus� assez d'ennuis ?
Laisse le gamin tranquille.
Il est temps que vous alliez au palais de justice. Je vous y rejoindrai.
Ne tarde pas trop.
Qu'est-ce qui te d�mange ?
Tu sais que c'est la v�rit�. Tu te sers de lui.
D'accord. Et apr�s ?
� partir de maintenant, je ne pense � personne d'autre que Mickey Dwyer.
S'il peut m'�tre utile, je me servirai de lui, de toi ou de n'importe qui.
- Qu'est-ce que �a peut te faire ? - Beaucoup.
- Tu as le b�guin pour lui, hein ? - Et si je l'avais ?
�a devrait peut-�tre m'emb�ter, mais �a ne m'emb�te pas.
Il a trop de classe pour une fille comme toi.
Tu reviendras en rampant.
Pas apr�s Brennan.
- Quoi, Brennan ? - Ai-je l'air stupide ?
Brennan essaie de faire lib�rer Johnny.
Le procureur a de nouvelles preuves contre Mickey Dwyer...
et Brennan est but�.
Je suppose que c'est une co�ncidence.
- Johnny �tait-il dans le coup ? - Non, mais j'en �tais.
- Toi ? - Oui, moi.
Pourquoi tu ne m'enfonces pas un pic � glace dans le c�ur ?
Sale petite donneuse...
- Tu vas utiliser cette information ? - Pas de la fa�on que tu penses.
DWYER ET APOLLO CONDAMN�S
Le chef de bande prend 25 ans Apollo, de 5 � 10 ans
- Laissez vos v�tements... - Je sais.
Laissez vos effets personnels au vestiaire.
Quarante !
Laissez vos v�tements et vos effets personnels au vestiaire.
Trente-huit !
- Votre nom ? - Bates.
- Premier nom. - Harry.
Derni�re occupation ?
Je suis graveur.
- Nom. - Apollo, Johnny.
- Votre vrai nom. - Je n'en ai pas.
Derni�re occupation ?
Escroc, deuxi�me g�n�ration.
Nom, je vous prie.
- Mlle Dubarry ? - Oui.
Vous voulez vous asseoir ?
Je ne crois pas avoir le plaisir.
Je suis une amie de Johnny Apollo.
Je ne m'int�resse � aucun de ses amis.
- Je sais qu'il est votre fils, M. Cain. - Il semble l'avoir oubli�.
Il ne l'a jamais oubli�. Il a mis son �me au clou pour tenter de vous faire lib�rer.
C'est ainsi qu'il s'est m�l� � Dwyer.
Me demandez-vous de le croire ?
J'y �tais quand il est venu voir un avocat louche pour vous lib�rer.
Il s'est enfonc� de plus en plus.
Tout ce temps-l�, il n'a jamais eu une mauvaise pens�e en t�te.
Quelle sorte de p�re �tes-vous de toute fa�on ?
Qu'est-ce que �a a � voir avec vous ?
Je pense l'aimer plus que vous l'aimez.
Mais je ne peux l'emp�cher de g�cher sa vie et vous, si.
Je peux peut-�tre vous faciliter les choses.
Je crois qu'il signifie autant pour moi que pour vous.
C'est peut-�tre stupide de parler ici, mais je dois vous dire une chose.
Il n'y a pas de secrets en prison.
Je dois courir le risque.
Ce que je vous dis est entre nous.
Si vous n'y pouvez rien, oubliez-le.
Il y aura une tentative d'�vasion ce soir et Johnny est dans le coup.
�vasion ?
- Comment le savez-vous ? - Je l'ai toujours su.
Je ne savais pas quand avant aujourd'hui.
- Ils passent par la biblioth�que. - La biblioth�que ?
Pour entrer dans la buanderie o� un camion les attendra.
- Quand ? - Entre 20 h et 20 h 30.
Puis, ils sortent par le syst�me de ventilation.
Qui sont-ils ?
Johnny et Mickey Dwyer et un autre homme.
Johnny croit que Mick est son ami parce qu'il ne l'a jamais laiss� tomber.
Mais il ne sait pas que Mick avait beaucoup d'autres amis.
- Brennan en �tait un. - C'�tait l'avocat ?
Il a �t� tu� par Mickey Dwyer.
Juste parce qu'il tentait d'aider Johnny.
Dites-le-lui. Dites que Lucky vous l'a dit.
Il saura que c'est la v�rit�.
Avez-vous dit 20 h 30 ?
Il est encore temps de l'arr�ter. Vous devez.
�coutez, M. Cain.
S'il s'en tire, il devra se cacher.
Et je l'aurai pour le reste de mes jours parce que j'irai me cacher avec lui.
Si vous l'arr�tez, vous l'aurez.
Je ne le reverrai jamais.
Et je vous dis de l'arr�ter.
Ce fichu mouchoir est plein de rouge.
Il n'y a pas de raison pourquoi vous ne le reverriez pas.
- Je quitte la ville. - Pour aller o� ?
Aussi loin que 20 dollars et un manteau de vison me m�neront.
Un instant.
BIBLIOTH�QUE
Salut, le vieux.
Laisse-le tranquille !
Assieds-toi l� et tu n'auras pas de mal. Voici ton flingue.
Un instant. Je t'ai fait d�j� assez de mal.
Je ne te laisserai pas faire �a. Tu ne sortiras pas d'ici.
- �coute-moi ! - Je t'ai d�j� trop �cout�.
- Si tu t'�vades, tu es fini. - C'est un peu tard pour y penser, non ?
Je ne resterai pas l� � te regarder g�cher ta vie.
Quoi, tu ne peux pas le prendre ?
Pas ceci. Tu ne t'en vas pas.
Attends.
Ne me force pas � faire un truc que je regretterai.
- Reste hors de mon chemin. - Viens !
Ne va pas avec lui ! Il te trahira comme il a trahi Brennan !
Il a tu� Brennan, ton meilleur ami. C'est le genre d'homme qu'il est.
- Tu es fou. - C'est vrai ! Lucky me l'a dit.
Allez, Mickey, dis-lui ! La v�rit� ! Dis-lui que tu as tu� Brennan !
Je t'ai dit de t'asseoir !
Viens, Johnny. D�p�che-toi.
Il y a une �vasion. Elle part de la biblio...
Viens, Johnny.
Oui.
BLOC 3 - BLOC 4
�vasion dans la biblioth�que.
�vasion dans la biblioth�que. �vasion dans la biblioth�que.
�vasion dans la biblioth�que.
�vasion dans la biblioth�que. �vasion dans la biblioth�que.
Qu'est-ce qu'il lui a pris ?
- Viens. - Laisse le flingue. Il va trinquer.
PRISON D'�TAT -124
Tour sud. Ils sont dans la buanderie. Ils sont dans la buanderie.
- Reviens, esp�ce de rat ! - Ils sont dans la buanderie. Tour sud.
Ils sont dans la buanderie.
Tour sud.
Tour sud. Ils sont dans la buanderie.
Je n'en peux plus ! J'ai besoin d'aide !
Retourne dans la buanderie.
All� ? All� ?
All�. Nous sommes � la biblioth�que. Envoyez le m�decin et le directeur.
O� est mon p�re ?
Je te conduis � lui.
Qu'est-ce qui s'est pass� ?
C'est lui qui a abattu le vieux Cain tandis qu'il t�l�phonait.
Quelles sont ses chances, docteur ?
Il n'a pratiquement pas repris connaissance.
Il ne cesse de murmurer � propos de son fils.
Oui, Cain a un fils. Nous allons le pr�venir.
Travaille Apollo. Demande o� et comment ils ont eu les armes.
Depuis que je suis ici, chaque fois qu'il y a eu une ex�cution...
�a m'a rendu malade.
Mais si Cain meurt, je serais pr�t � appuyer sur le bouton pour Apollo.
J'ai un fils.
J'ai un fils.
Laissez-moi sortir.
Laissez-moi sortir !
Je dois voir mon p�re. Je vous dis que je suis...
Ta gueule !
Personne d'autre que moi ne peut t'entendre et je suis sourd !
CAIN DANS UN �TAT CRITIQUE !
Johnny Apollo risque la chaise �lectrique si Cain meurt
Viens. Le directeur veut te voir.
- C'est lui ? - Oui, monsieur.
Comment va mon p�re ?
Dis-lui ton nom, Johnny, ton vrai nom.
Robert Cain II.
Va-t-il survivre ?
Appelez le Dr Brown.
Si vous �tes le fils de Cain, pourquoi l'avez-vous abattu ?
Je ne l'ai pas abattu.
All�, docteur. Cain est-il r�veill� ? Je veux le voir.
Assez pour une identification et r�pondre � une question.
Oui, tout de suite.
Nous irons � l'h�pital.
Attendez ici.
Il s'en remettra, Johnny.
Tu permets que je t'appelle Johnny.
Tu le seras toujours pour moi.
Ne restez pas trop longtemps.
Papa ?
Papa ?
Papa ?
Papa ?
Bonjour.
Au revoir.
Bonjour ! Ciel, il fait bon te voir.
H�, tu as l'air bien.
Je suppose que ces haricots de Lima me conviennent aussi.
- As-tu fait ce que je t'ai demand� ? - Oui.
- Lucky. - Bonjour, Johnny.
FIN
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