All language subtitles for James Caan - Hide in plain sight (TCM)

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Original subtitles

L'IMPOSSIBLE TÉMOIN

INSPIRÉ D'UNE HISTOIRE VRAIE

Et alors le type lui demande :

"Il y a beaucoup d'accidents ?"

Moriarity lui fait : "C'est rare.

"En débitant le caoutchouc, on se coupe le poignet

"ou même le bras, mais rien de sérieux."

Bon, il retourne voir Klimchock

et lui dit : "Bonjour."

Klimchock s'appuie sur la machine. Il est un peu fatigué.

Là, la presse retombe. Paf, sa main part avec !

Dans la machine !

- Une carrière fichue ! - Pauvre gars.

Je le connais, ce Klimchock ?

Il était lanceur dans l'équipe.

Je l'ai su aujourd'hui.

Ils vont le rafistoler.

On se boit une bière ou quoi ?

Je rentre avec Matty.

A demain, Ray.

- Au fait... - Toute la main ?

Oui, en entier. Mais dis, cette nana de Californie...

Madelaine m'a demandé si tu voulais la voir.

Je sais pas, je sais vraiment pas.

C'est peut-être une chic fille mais je suis pas sûr.

Rencontre-la, au moins.

Je ne dis pas non.

Mais la fille de mon dernier rancard,

elle n'était pas très jojo.

J'ai passé la soirée à regarder ailleurs pour ne pas la gêner.

L'autre jour, j'ai suivi une blonde.

Et tu sais quoi ?

- C'était un mec. - Ouais, un hippie moustachu.

Il me dit :

"Hé, mec, t'as un problème ?"

Moi, un problème ?

Fais-toi couper les tifs,

pédale !

- Et ce soir ? - Quoi ?

Je viens te chercher ?

- Je dois garder les gosses. - Super !

Ça fait deux fois. Engage une baby-sitter.

Elle m'avertit au dernier moment.

Elle sort avec un type, un certain Scolese.

Ruth se fiche pas mal

que les gosses restent tout seuls.

Belle mentalité !

Ne répète ça à personne, d'accord ?

- C'est entre nous. - Evidemment.

C'est pas si mal, je les vois une fois par semaine.

Ça me fait plaisir.

Même s'ils sont déjà endormis.

Tu n'y peux rien.

Qu'est-ce qu'il fait, ton guignol ?

Tom doit arriver à huit heures.

Viens m'aider à agrafer ma robe.

Ça cocotte ici.

Ne te moque pas de lui devant les enfants.

Tu as promis.

Il me tape sur le système, c'est tout.

- Papa ! - Voilà ma terreur.

- Papa ! - Et voici ma princesse, pas vrai ?

Voyons, qui es-tu ?

- Ta princesse. - Exactement !

On joue au foot ? Je marque, tu me tacles.

Tu es un dur, hein ?

- Qui a mis cette émission ? - C'est Jackie.

Tiens, regarde "Flipper".

- Bonsoir. - L'homme caoutchouc...

Combien de pneus aujourd'hui ?

Assez pour payer le loyer.

Un pneu, quoi.

Ça lui a pris trois heures. Une vraie limace,

- ma parole ! - Si tu la fermais ?

Pardon ?

Andy a déjà dîné

et Junie doit aller au lit.

- Au revoir, maman ! - Mon manteau.

Au revoir, mon lapin.

A quelle heure... ?

Viens t'asseoir avec papa.

Regardez.

Le dauphin essaie d'aider le petit chien.

Flipper va le sauver.

Ne dis pas à maman que je t'ai couché tard.

J'ai une surprise pour toi si tu es sage.

C'est quoi ?

Ne réveille pas ta sœur. Alors, voyons voir...

Samedi prochain,

on va aller voir le match à Rochester.

- Ça te dit ? - Oui. Junie peut venir avec nous ?

- Non, elle est trop petite. - D'accord.

Toi aussi tu aurais été champion, sans ta blessure ?

Et comment !

Encore une fois, essaie de l'attraper.

Je dois rentrer. Amusez-vous bien.

Veuillez m'excuser.

Excusez-moi... Don Angelo Venucci,

je vous présente ma compagne.

Ruthie, voici Don Angelo Venucci.

Ravi.

C'est un plaisir.

- Bobby Momisa. - Enchanté.

- Pete Fiacco. - Enchanté.

- Et vous êtes... - Frankie Irish.

Ravi, madame.

Je voulais vous féliciter pour cette soirée.

Merci de m'avoir invité.

Je vous laisse.

Merci.

Hé, Carmine.

Ruth, va me chercher un verre. On a à parler.

- Va. - Bien. Veuillez m'excuser.

- J'ai un truc à te demander. - Quoi ?

Cette soirée, c'est en l'honneur de ce Tony, là-bas,

qui a fait de la tôle pour outrage à magistrat ?

T'as tout compris, gros malin.

J'ai tout compris.

Mais te sens pas forcé de m'appeler comme ça.

Je ne t'aime pas.

T'es pas obligé, c'est Bobby Momisa qui m'a invité.

- En personne ? - Oui.

Un jour, je trouverai une bonne raison

de te peler le crâne comme un vulgaire raisin.

Bobby en trouve à la pelle, des minables comme toi.

Des minables comme moi ?

Rends-toi service, l'ami,

lis le journal.

Ce qui m'inquiète, c'est le chauffeur.

Avec un homo, on ne sait jamais.

J'ai pas pensé à le demander.

Et les sacs ? Rouges ou bleus ?

T'en fais pas, le coup est sûr.

Pourvu que la grande folle nous attende à la porte.

Tu es prêt ?

Allons-y !

Laissez passer.

- Pardon. - Vous pouvez pas attendre ?

C'est un hold-up ! Retourne à ta place !

On ne bouge plus !

Restez calmes, et il n'y aura pas de bavure.

Bien, détends-toi maintenant.

Tout ira bien.

Donne-moi le sac.

Hé, ballot, donne-moi le sac.

Petit con !

Hé, toi, retourne faire la queue.

Ne le laissez pas passer devant vous.

Haut les mains !

Tire-toi et plus vite que ça !

Par ici ! Un flic m'a obligé à déplacer la voiture.

Il m'a fait perdre mon chapeau !

Quel cinglé !

C'est une institutrice.

Ça ne la rend pas plus intelligente.

Regarde-la bien droit dans les yeux.

Les femmes aiment ça, t'as jamais vu Clark Gable ?

Voici Matty, mon petit ami. Et voici...

Hack, dont on vous a parlé.

Ravi, Alisa.

Pareillement.

- Alors vous venez de Californie ? - Oui.

Il y a des palmiers et du soleil, là-bas.

Nous à Buffalo, on a... l'hiver.

Oui, le climat est différent.

Vous travaillez ?

- Elle enseigne. - On te l'a dit.

Au cours élémentaire.

Je tente d'obtenir ma titularisation.

C'est admirable, Alisha.

Alisa.

Oh, pardon.

Quel joli nom, Alisa.

J'avais entendu un "sh".

Mais il n'y en a pas.

Mes amis m'ont surnommée Ali.

Et Matty vous appelle Hack.

Thomas Hacklin, Jr.

Hack, c'est son petit nom.

Sa mère l'appelle Tommy.

Et ses collègues "Junior", en souvenir de son père.

C'est pour quand ?

Je ne vous avais pas vus.

Nous aimerions...

- Du vin blanc. - Du vin.

Un whisky sour, deux scotchs secs et une carafe d'eau.

C'est la saison du "Spring Fling".

Ce "Spring Fling"...

dont parlait Manny...

Comment ?

C'est un bar.

Un concours de danse y a lieu tous les ans.

C'est une façon de rencontrer des gens

quand on est nouveau.

Si vous n'avez rien de prévu, bien sûr...

L'orchestre est bon,

ça nous ferait plaisir que vous nous accompagniez.

Trois, c'est bancal. Il nous faut un larron de plus.

- Peut-être que... - Mais on ne veut pas vous forcer.

Rien de prévu ?

Non.

Non, elle viendra. Ce sera amusant, Ali.

Excusez-moi un instant.

Qu'y a-t-il, Hack ?

Est-ce Jack Scolese ?

- Vous le connaissez ? - Oui.

- Il vient de cambrioler la banque. - Merci.

Je sais que c'est impoli, je m'en excuse...

Je dois partir. Vous n'y êtes pour rien.

Oui, on l'a appris aux nouvelles. Il est parti.

Tant mieux.

Où sont Andy et Junie ?

Ils jouent chez leurs copains.

- Lesquels ? - Pour quoi ?

- Pour aller les chercher ! - Baisse d'un ton.

Il ne reviendra pas.

Bon débarras. Voyou !

Tom, s'il te plaît...

Quel exemple pour mes gosses !

Ouais, un chouette copain !

- Vous, occupez-vous de vos oignons ! - La ferme !

- Au revoir, Mme Novack. - Au revoir, Tom.

Quelle idiote ! Tu peux pas te mettre un châle sur la tête ?

On te voit à des kilomètres à la ronde.

J'ai été prudente.

Allez, dépêche-toi !

Lâche-moi un peu.

Pardon, mais être cloîtré comme ça,

c'est dur.

Ça commence à sentir le renfermé.

On vient te chercher demain.

C'est pas trop tôt.

Où sont Frantuzzi et le Kid ?

En liberté, quelque part.

On n'a identifié que toi.

Je suis le plus courageux.

T'inquiète pas pour ça.

Bobby va prendre soin de moi.

Quoi, vous voulez que je me rende ?

Carmine, éteins la musique.

C'est toi qui t'es fourré dans ce pétrin.

Tout seul comme un grand.

Bobby, je pensais que...

Je t'en prie.

Ne pense pas, d'accord ? S'il te plaît.

En plus, il a fallu que tu tapes sur le bonhomme.

Juste un petit coup !

Un petit coup qui pourrait te faire coffrer.

Attendez un peu.

- Il va où comme ça ? - Pisser, ça te dérange ?

Au fait, j'ai lu le journal, gros malin.

Si tu coopères, on fera le reste.

On te paie même l'avocat.

Ça me rassure.

Tout ira bien, Jackie.

Et avec cette Ruth...

comment ça se passe ?

On s'entend bien, mais pas de projets sérieux.

Tu devrais l'épouser.

L'épouser ? J'en ai aucune envie.

Elle est jolie, mais pas plus.

A ta place, c'est ce que je ferais.

Pete et moi lui avons parlé.

Elle ne témoignerait pas contre toi.

Et ça te ferait du bien de te ranger un peu.

Donc demain tu vas jusqu'à Erie,

et tu t'occupes de tout, pigé ?

Hé, Jackie. Ferme la portière, il fait froid.

Tu vas devoir la jouer fine.

- Où tu vas ? - Quoi ?

Je dois aller chercher les gosses, ils sont avec Ruthie.

- Tu m'accompagnes ? - Pourquoi pas ?

Elle m'a appelé hier soir.

Son Al Capone s'est rendu à la police.

Elle avait envie de parler.

- C'est de toi qu'elle avait envie. - Je crois aussi.

- A quoi ça sert, un revers ? - Au cas où tu grandirais.

Oui, au cas où tu grandirais. C'est logique, non ?

Tu me fais un bisou ?

- Salut, Matty. - Salut, Ruthie.

Tu es superbe aujourd'hui.

C'est une nouvelle robe ? Le bleu te va bien.

Merci.

Un bisou...

Tom ?

On pourrait discuter un moment ?

Matty, tu peux les garder une minute ?

Eh bien, en fait, je voulais te dire que...

Jackie et moi, on s'est mariés hier.

Mariés ?

Tu t'es mariée ?

Et les enfants ?

Ça ne te fait pas plaisir ?

Bon, ça suffit. J'ai trop faim.

J'en ai marre de ce loser.

Fichez-moi la paix, alors.

Pourquoi avez-vous fait ça ?

- Quoi ? - Lui tomber dessus ainsi.

C'est un projet important.

Il est notre 1er filon. Il faut que ça marche.

Je les connais, ces gars.

Il est terrifié.

Il devra nous croire

quand on lui dira : "Vas-y, Jack, déballe tout.

"On va te protéger."

Il saura qu'il peut nous faire confiance.

Je connais les gars de son espèce.

Je comprends pourquoi ils vous ont choisi.

Pourvu qu'ils aient vu juste.

Comment savoir si Momisa et Fiacco n'aideront pas Ruthie ?

Car 2 gars en civil montent la garde.

Personne n'entre dans la maison.

Le téléphone est sur écoute.

Ruthie dira à Jackie que la police s'occupe d'elle.

Laissez-le moisir un peu.

La prison a un pouvoir de persuasion incroyable.

Amène-toi !

Pardonnez-moi.

Je croyais que vous vouliez me les donner.

Toutes mes excuses.

J'étais un peu distrait.

- Ce n'est rien. - C'est idiot.

Jolie chanson.

Vous voulez danser ?

- Mais terminez... - Non, ça ira.

Je suis mauvais danseur.

Notre meilleur inter !

Ali, voici Irene.

Un joueur hors-pair.

On allait danser.

Ça arrive tous les ans.

Toujours une bagarre.

- Vous n'avez pas eu trop peur ? - Non, ça va.

Difficile à croire, mais ils sont amis.

On y retournera quand ça se sera calmé.

En fait, je ne préfère pas.

Ça ne se reproduira pas.

Non, ce n'est pas ça...

J'en ai marre moi aussi.

Aimez-vous encore votre ex-femme ?

Je l'aimais, je crois.

Son remariage vous embête ?

Non, je m'en fais pour les enfants.

Que ce type les élève, qu'il soit près d'eux,

ça me tracasse.

Si tous les parents s'inquiétaient autant...

Je les adore, vous savez.

Attendez, regardez.

Lui, c'est Andy.

Il est mignon.

Il tient de sa mère.

C'est un super gosse.

Très sérieux.

Il est fou de base-ball et il lance déjà comme un pro.

Et voici la petite.

Elle est...

Elle a déjà un sacré caractère.

Elle n'a que 3 ans, mais elle ne se laisse pas faire.

Je ne sais pas ce qui m'a pris.

De vous montrer les photos.

J'ai l'air d'un papa poule.

Je me laisse emporter.

Il n'y a rien de gênant à cela.

- Pas trop froid ? - Non, ça va.

Prenez ma veste.

- Je peux vous poser une question ? - Oui, quoi ?

Lorsqu'on s'est rencontrés au restaurant,

vous aviez un regard étrange.

- Ah, vous avez vu. - Oui.

- Qu'y a-t-il ? - Eh bien...

C'est Matty, vous savez...

Avant de venir, il m'a expliqué

que les femmes aiment la franchise.

Alors il m'a dit de vous regarder droit dans les yeux,

comme Clark Gable dans ses films.

Alors... enchanté, je m'appelle Clark Gable.

- On va prendre un café ? - Avec plaisir.

Joli lot, tes complices !

Ils étaient censés aider ta famille.

Ils leur ont apporté des sandwiches ?

Cinq ans à Attica, un beau gosse comme toi ?

Tu vas vite te faire des amis très proches...

Mais qui sait ?

Ça pourrait te plaire...

Vous avez du nouveau à m'apprendre ?

Nous pouvons vous affirmer

que, si vous coopérez avec nous,

si vous nous dites ce que vous savez de la famille Venucci,

et si votre témoignage peut être corroboré...

C'est quoi, ces conneries ?

Ça suffit, Jackie ! Tu te crois où ?

- Je veux pas de vos faveurs. - Bien !

- Avec ces preuves... - D'accord, je les dénonce,

et après ?

- On s'occupera de ta protection. - Ah oui, et comment ?

Après votre procès en justice, vous et votre famille

aurez une nouvelle vie, dans une autre ville,

un nouvel emploi,

et personne ne retrouvera votre trace.

Un emploi ?

Quel genre d'emploi ?

Tu ne t'enrichiras pas,

mais ta famille sera en sécurité

et tu pourras tranquillement faire l'amour à ta femme.

Le programme de protection des témoins a été conçu spécialement

pour répondre à ces situations.

Ramenez-moi à ma cellule.

- On va vraiment au zoo ? - Un peu, mon neveu !

On va au zoo, youpi !

Vite, dans la voiture.

Tu aimes les fils de fer, maintenant ?

Bonjour, Junie.

C'est un bon coup ?

Pourquoi tu dis ça ?

Ruthie, voici Ali.

Bonjour.

- Mme Novack. - Bonjour, Tom.

Amusez-vous bien.

Pourquoi ils se frottent ?

Ils se frottent ?

Parce que ça les chatouille, sans doute.

C'est comme lorsque tu portes un pull en laine,

ça gratte toujours.

Très bonne réponse.

Allons-y.

- Elle a dit que j'étais beau ? - Oui.

C'est gentil de la part de Madelaine.

En tout cas...

mes lèvres disaient quelque chose,

mais j'ai oublié quoi.

Je me souviens de ce que je pensais.

Je me disais...

bon sang, cette fille me plaît.

Elle me plaît même beaucoup.

Cette fille, justement,

vous savez ce qu'elle pense ?

Tu sais...

Pete et Bobby n'appellent jamais.

Je ne peux plus payer les factures.

Quels salopards !

Ils pourraient aider un peu.

Rien ?

Ils m'ont laissé tomber, Ruth.

C'est Marzetta, ce maudit flic, qui vous apporte à manger.

Sam passe tous les jours à la maison.

- Sammy dit que... - Sammy ?

Je sais ce que dit Sammy.

Je t'aime.

Rentre à la maison.

Ne parle à personne.

Je vais me charger de ces salauds, tu vas voir.

Rentre, maintenant.

Va.

M. Scolese, pourriez-vous, je vous prie,

identifier l'accusé, Robert Momisa ?

Oui, Bobby Momisa.

Je veux dire... Robert.

Robert Momisa est l'homme qui se trouve assis là.

En costume gris et cravate rouge.

- A votre droite ? - C'est exact.

Merci.

Maintenant,

pourriez-vous identifier

l'accusé Peter M. Fiacco ?

- Si on passait par derrière, Sam ? - T'en fais pas Jackie, ça ira.

Allez, les gars ! On va marquer.

On va les avoir.

Hé, Tom, où tu vas ? C'est ton tour.

Non, je dois aller chercher mes enfants.

A plus tard.

Qu'est-ce qu'il est beau.

Les gosses ne vont pas en croire leurs yeux.

Mme Novack ?

Vous savez où sont passés Ruth et les enfants ?

- J'ai rien vu ! - S'il vous plaît.

Je crois qu'ils sont partis vers minuit la nuit dernière.

Quel boucan ! Il y avait deux voitures...

Tom, qu'y a-t-il ?

Ils sont partis, ils ont tout emporté avec eux.

Du calme, M. Hackman.

Hacklin.

Bien, le nom de votre épouse ?

Ruth Scolese.

Elle a même emporté une lampe.

On n'emmène pas ça en voyage !

Bien, M. Hackman.

Ça peut prendre du temps.

Oui, je sais. Alors, si on commençait tout de suite ?

Remplissons ce formulaire,

pour commencer.

- Ne passez pas par là ! - Oui, c'est ça.

Alors ?

Il n'a pas rappelé.

Ça fait déjà cinq jours.

Il est toujours occupé.

Adresse-toi à quelqu'un d'autre.

Je ne comprends pas.

Je suis un contribuable, je paie le salaire de ce détective Raskin,

et il ne téléphone même pas.

C'est ce Sam Marzetta et sa "force de frappe"

qui se chargent de l'affaire Scolese.

Je vais le voir tout de suite.

- Ça ira pour rentrer ce soir ? - Je me débrouillerai.

Tu as l'air fatigué.

J'ai mal dormi la nuit dernière.

Excusez-moi,

je dois rencontrer Sam Marzetta, pourriez-vous me l'indiquer ?

Il est là-bas.

Pardon, vous êtes M. Marzetta ?

Thomas Hacklin.

On m'a dit que je vous trouverais ici.

- Vous êtes en charge de... - Oui, mais vous voyez,

je suis en train de déjeuner.

Déjà que je mange tard,

vous attendrez bien un peu, d'accord ?

C'est juste que ce type du service des personnes disparues,

il me mène en bateau.

Je l'appelle et...

Bon, je peux terminer mon sandwich ?

Je comprends que vous travaillez dur.

Accordez-moi une minute,

je vous accompagne à votre bureau.

Je vais prendre un café pendant que vous terminez.

Excusez-moi, je reviens.

- Salut, Rose. - Au revoir, Sam.

Alors c'est ça, la police ?

Je veux parler à quelqu'un !

Ça, filer des amendes, vous savez faire !

C'est pas mon boulot, désolé ! Je ne peux rien pour vous.

Ecoutez, mes deux gosses ont disparu

et tout le monde s'en moque !

Qu'est-ce que je dois faire ? Tuer quelqu'un ?

Nom de Dieu !

Voilà, c'est ça.

Reid appartient au ministère de la Justice.

Il dirige un corps expéditionnaire spécial.

Il va éliminer la Mafia... il se prend pour un béret vert !

Ce qui veut dire que Reid est le patron de Marzetta.

C'est lui que je dois aller voir, j'irai après le boulot.

Regardez ça.

Ils peuvent pas manger ailleurs, ces ploucs ?

Il est sorti.

Pourquoi m'avez-vous fait poireauter ?

Vous auriez pu le dire tout de suite.

Il n'est pas là, monsieur. Vous comprenez ?

Oui, je comprends.

Mais pourquoi m'avoir fait attendre ?

Je ne peux pas le faire apparaître !

Je ne suis pas magicienne. Il est absent, c'est tout.

Je vous laisse mon nom ?

Bien sûr, je vous en prie.

- Ici ? - Oui, c'est parfait.

Ce Hacklin me fait de la peine.

Vous savez...

il était vraiment pathétique.

Oui, pathétique.

Il n'y comprenait rien.

Et s'il était lui-même un informateur ?

- Comment ça ? - S'il tentait de couler Jackie ?

N'importe quoi ! Plus de vin ?

Il vous faut repenser vos priorités.

C'est Jackie qui importe.

Je lui ai encore parlé hier soir. A deux heures du matin.

Il s'est brouillé avec un contremaître

qui ne le lâche pas.

Il va falloir lui parler, ça pourrait mal tourner.

Je me demande parfois si nous avons choisi le bon candidat.

Parfait ! Vraiment parfait...

Grâce à lui, on a coincé 12 membres de la Mafia.

Ça ne vous suffit pas ?

Joey, c'est absolument divin.

Excellent !

Plus de palourdes ?

Allez, servez-vous.

Le fruit de la tentation...

Tom, tu te souviens de M. Hide,

le vice-principal, qui a fait approuver mon programme ?

Je crois.

Il m'a dit connaître un avocat.

Un avocat ? Non, je n'ai rien à dire à un avocat.

Il est très agressif et dévoué à sa cause.

Voici votre monnaie. Merci.

M. Hide pense que tu devrais parler à cet homme.

Je ne sais pas.

Tu n'y parviendras pas seul.

Il est prêt à en discuter avec toi, gratuitement.

Tu l'as déjà vu ?

Oui. Tu as rendez-vous mardi à 16 heures 30.

- Tu as déjà tout décidé. - Oui.

Hé, Cacci !

Tu m'entends, nom de Dieu ?

Ce cheeseburger est dégoûtant.

A ce prix-là, c'est normal.

Si t'es pas contente, lève tes fesses et va bosser.

Je veux bien.

Mais à chaque fois que je t'en parle, tu refuses

et tu m'engueules.

C'est impossible, ma puce.

Qu'est-ce que tu as dit ?

Ce que j'ai dit ?

Qu'à chaque fois que je cherche du travail,

tu t'énerves.

Exactement. Et je le répète, je refuse que tu travailles.

Je peux avoir plus de frites ?

Prends les miennes.

Tiens, ma chérie.

Mange des frites si tu veux devenir fort.

Tords-les, d'abord.

Comment as-tu fait pour me trouver ?

Matty m'a renseigné.

Il dit que tu es toujours ici.

Je te comprends, c'est joli.

Tiens, assieds-toi.

Tu vois là-bas ? C'est le Canada.

Tu le savais ?

Et là, c'est le Wilderness Park.

Tu y vas souvent ?

Non, je n'y suis jamais allé. Je l'admire de loin.

La pêche a été bonne ?

Non, plus depuis les 10 dernières années.

L'eau est trop sale.

Avant, oui.

J'ai vu le médecin.

- Tu es malade ? - Non, je suis en bonne santé.

Ouf, grâce à Dieu.

Je suis enceinte.

Désolée.

Désolée ?

On se mariera samedi ou dimanche, ça ne pose pas de problème.

- Ce n'est pas nécessaire. - Comment ça ?

Je ne pense pas que...

Qu'est-ce que tu racontes ? Je t'aime !

Enormément.

Mais tu n'es pas obligé de m'épouser.

J'allais te demander en mariage.

C'est vrai, j'allais le faire.

Et pour l'enfant, c'est...

Tu m'aimes, au fait ?

Tu veux un café ?

Je suis vraiment heureux.

Ma mère va être toute excitée.

Vous n'avez donc encore entrepris aucune mesure légale,

quelle qu'elle soit ?

Vous n'avez pas demandé la garde de vos enfants ?

Est-ce exact ?

C'est exact.

Vous êtes proches ?

C'est ma fiancée. Et... je l'aime beaucoup.

Je vois.

La procédure pourrait s'avérer difficile, M. Hacklin.

Elle pourrait s'éterniser des mois, voire des années,

engager des recherches et de lourdes dépenses.

En payant chaque semaine...

Oui, vous m'avez déjà expliqué votre statut financier.

Si j'accepte cette affaire, nous nous arrangerons.

"Si" vous acceptez ?

Je préfère être honnête avec vous.

J'y réfléchirai.

Oui, Sal ?

Appelez l'Evening News et demandez Lee McHugh.

Tu as vraiment bien joué, aujourd'hui.

C'est ça !

Qu'est-ce que tu veux ?

Un article sur ce type.

Tu joues les philanthropes ?

Tu as bien parlé d'un végétarien aveugle

qui a couru le Marathon de Boston.

Il s'agit d'un homme dont on a volé les enfants.

- La philanthropie, mon cul. - D'accord, d'accord.

C'est un pauvre hère

qui s'engage dans la Marine et revient se tuer à la tâche.

Il fait son boulot, sans manifester, sans se plaindre.

Quel trou du cul !

On lui prend ses gosses.

Sans un mot d'explication.

Tu es bon orateur !

Moque-toi.

Je vais prendre l'affaire.

Je vais faire un procès au gouvernement.

- Au gouvernement... - Exactement.

C'est un licenciement temporaire.

Trois mois tout au plus.

Le temps de passer aux nouveaux équipements.

Il te manquait quelques années d'ancienneté.

L'ancienneté ?

Je ne comprends pas.

Mon vieux a travaillé ici 36 ans

et moi 8 ans, ça fait 44 ans au total.

J'ai beaucoup d'estime pour toi, tu le sais.

Mais c'est le règlement.

- J'en suis aussi triste que toi. - Ça m'étonnerait.

Le règlement, mon cul.

Merci beaucoup.

Vraiment.

Merci de m'en avoir averti personnellement.

Putain de salaud !

On lui donne une autre identité, on lui trouve du travail.

La boule dans le coin.

- Qu'est-ce qui s'est passé ? - Hull a marqué.

Encore !

Il faut l'arrêter, ce type.

La numéro 5.

Tu joues bien quand tu es en colère.

La 8 ?

Je vise quelle poche, à ton avis ?

Celle du coin.

Tu t'inquiètes,

mais tes gosses sont peut-être en sécurité, au soleil.

- C'est inutile. - Si, prends ça et ferme-la un peu.

L'important,

- c'est que vous ayez la garde. - La garde de quoi ?

Regardez de quoi j'ai la garde.

De ce bout de papier. C'est tout.

Je n'ai la garde de rien d'autre.

- Où allez-vous ? - Manger avec mes gosses.

Avez-vous lu ceci ?

Deux articles cette semaine. Il est intarissable !

Willoughby nous conseille d'éviter la controverse

et ce torchon atterrit sur le bureau de L.B.J.

Ils veulent ma peau.

Et alors, je ne suis pas attaché de presse.

Mais vous connaissez quelques journalistes.

Et alors ?

Si vous alliez bavarder avec un des rédacteurs ?

M. Willoughby sur la quatre. C'est important.

Qui ?

Oui, je me souviens.

Ai-je le choix ?

Bien. D'accord.

Il engage un procès.

- Qui ? - Hacklin.

La décision du tribunal ne tient pas compte

de l'intrusion du gouvernement dans la vie privée de mon client.

Elle légitimise le retrait arbitraire et infondé

de ces enfants à leur père biologique

et l'impossibilité d'accéder à toute information

par la création de nouvelles identités.

M. Fieldston ?

Votre honneur.

M. Carvello me surprend.

Ce genre de sentimentalisme

est habituellement réservé à un jury, non à un tribunal.

Le jugement de divorce a attribué à la mère la garde de ses enfants,

qui vivaient donc avec son nouvel époux, M. Scolese.

Est-ce illégal ?

Est-ce même injuste

de protéger un homme qui a témoigné pour le bien de tous,

mettant par-là même sa vie en danger ?

Le tribunal a su décider.

Et la vie de mes enfants ?

Quelqu'un y a pensé, à ça ?

Asseyez-vous, Tom.

Votre client va devoir quitter la salle, M. Carvello.

Je ne suis pas un hippie qui crache sur le drapeau.

Faites sortir votre client

je vous prie, M. Carvello.

J'ai toujours été un bon citoyen.

Toujours.

Détendez-vous quelques minutes.

Belle-maman, si vous rentriez plutôt ?

Appelez-moi.

Je suis navrée.

Je m'en doutais.

Tout va bien ?

J'en ai la nausée.

Prenez un Alka-Seltzer.

Ça ne vous dégoûte pas ?

Gardez vos simagrées pour le tribunal.

Richard, félicitations.

On se reverra, je vous le garantis.

Oui, j'ai hâte.

Je vous l'avais dit.

Nous persisterons.

Nous irons à la Cour suprême s'il le faut.

Fils de pute.

On vient de la part de Lee.

- J'ai rien à vous dire. - Excusez-nous.

Un instant, s'il vous plaît.

Je suis de votre côté, vous comprenez ?

Alors parlez-leur. Nous avons besoin de la presse.

Quand j'ai parlé au procès, on m'a ri au nez.

Non, personne ne se moquera de vous.

Personne, croyez-moi.

M. Hacklin, un commentaire ?

Si c'étaient vos enfants, comment réagiriez-vous ?

Un type qui braque les banques...

M. Hacklin ?

Quelle est l'étape suivante ?

Je ne sais pas.

Mais avez-vous réellement cherché un emploi ?

Ben, je suis passé devant chez lui

et il avait ce qu'il lui fallait.

Je ne voyais pas l'intérêt de lui demander.

Bien, allez file E.

Suivant !

Vous êtes dans la mauvaise file.

Comment ça ?

C'est inscrit là : file N-C.

J'attends depuis 3 heures.

Je ne peux pas vous aider.

Ici, c'est la file C.

Allez d'abord vous inscrire.

D'accord, mais vous pourriez faire un petit effort.

Suivant !

J'attends ici depuis 3 heures.

Je ne peux rien pour vous.

- Avez-vous travaillé ? - Non.

- Et cherché ? - Oui...

Oh, pardon monsieur !

Attends un peu !

Ecoute-moi bien, petit.

Si tu veux peloter ta copine, va le faire ailleurs.

C'est un voisinage respectable ici.

Tirez-vous.

A quoi tu joues ?

Laisse les gens tranquilles ! Tu es fou, ma parole !

Ne me parle pas comme ça...

Je suis sa mère.

Un appel en PCV, d'où ?

Qui veut lui parler ?

Une seconde...

Tommy, un appel en PCV du Michigan.

Quoi ?

Je ne vous entends pas.

D'accord, je vois.

Elle a raccroché.

C'était qui ?

- Une certaine Ruth Cacci. - Qui est-ce ?

Ruth ?

T'as perdu la tête, maman ?

- Ruth ? - Oui, Ruth !

Pourquoi tu n'as pas pris l'appel de toute façon ?

Tom, elle ne savait pas.

- D'où ? - Du Michigan.

- Où ? - Pardon, Tommy. Ne crie pas...

Où, au Michigan ?

Ann Arbor.

Ann Arbor.

- Tom, appelle Sal. - Quoi ?

- Appelle. - J'ai pas besoin de lui.

Ça fait 4,70 dollars.

Vous avez un problème mécanique ?

- Que faites-vous ? - Quoi ?

Vous m'avez suivi.

La route appartient à tout le monde.

Où allez-vous ?

Pourquoi, c'est une autoroute privée ?

J'ai payé mon péage, que voulez-vous de plus ?

Vous m'avez suivi sur des centaines de kilomètres.

J'ai peur de me perdre.

Vous n'aimez pas que je vous suive ? Je pue ou quoi ?

Bon, je vais...

Merci, je dois repartir.

Hacklin...

On se connaît ?

Vous êtes du FBI ?

Au contraire.

Nous recherchons la même chose.

Il nous a entourloupés

et il détient vos gosses.

Faisons équipe.

Je ne sais rien du tout.

Je n'ai aucune idée de...

Je repars, hein. A la prochaine.

Allons, Hacklin...

Je ne vous mènerai nulle part.

Sam, je ne partirai pas. Je suis pas déménageur.

Bon il s'amène, et après ?

Qu'il vienne.

Comment ça, il était suivi ?

JACK CACCI Directeur adjoint - expéditions

AGENCE POUR L'EMPLOI

Comment allez-vous ?

Sale coup, pas vrai ?

On ne s'attendait pas à ça.

Vous voulez qu'on en parle autour d'un café ?

Ça n'y changera rien mais...

je suis désolé de la tournure des choses.

Je vais faire tout mon possible

pour vous aider.

Mais laissez-nous...

un peu de temps.

Combien de temps ?

Un an.

Une année.

En attendant,

vous pourrez leur envoyer des lettres.

Je les leur transmettrai.

On fait de notre mieux, vous savez.

Essayez de comprendre.

Vous avez des enfants ?

Ecoute ça.

"J'aimerais..."

"J'aimerais que tu nous laisses tranquilles."

Regarde.

Après 7 ans de mariage, elle ne sait pas épeler mon nom.

Ça arrive.

Trouve plutôt un nom pour ton chien,

quand même.

C'est aux enfants de le faire.

Il va être déboussolé, ce chien.

Hé, beauté !

Chérie, fais attention.

Assieds-toi, je t'apporte à boire.

- Où étais-tu ? - Ici.

Sal essaie de te joindre.

- Pourquoi ? - Tu dois aller à Washington.

Tu as rendez-vous avec un député.

Ton avion décolle demain matin.

Sacré Sal !

Il est très enthousiaste.

C'est rare de parler à un élu !

Tu es le seul que je connaisse.

J'ai promis de lui rapporter un cadeau.

Plus tard, Tom.

Bon, d'accord.

On reviendra.

Vous savez, j'aime bien ce JFK.

Je le verrais bien président.

Vous vous souvenez...

quand ce nabot de Kroutchev a essayé d'installer ses missiles à Cuba ?

Il a dit : "D'accord, les gars. C'est fini, la comédie."

Et c'était terminé.

Oui, Norma.

Attend-il ?

Dites-lui que j'arrive tout de suite. Merci.

Veuillez m'excuser.

Allez-y,

je vous écoute.

Nous avons besoin de vous.

Le ministère de la Justice a dépensé 100 000 ¤

et séparé M. Hacklin de ses enfants,

afin de protéger un criminel.

Je ne suis pas d'accord avec ces pratiques.

Oui...

Ils se laissent parfois emporter.

Il faut les surveiller.

Messieurs,

merci d'être passés,

je vous promets de faire mon possible.

Ravi de vous avoir rencontrés.

Merci, monsieur.

Je vais soumettre une demande de bref d'évocation

afin qu'on nous mette sur liste d'attente.

Une demande de quoi ?

Un "bref d'évocation".

Lorsqu'une cour supérieure revoit l'appel d'un jugement.

Combien de temps ça prend ?

Pas plus de six mois, je l'espère.

Si notre affaire est traitée tout de suite.

Oubliez le tribunal fédéral.

Nous faisons appel à la décision de la Cour d'appel elle-même,

et à tout le reste.

La Cour suprême se charge de nous.

Avez-vous frappé ?

Désolé, la porte était ouverte.

Vous êtes monsieur...

Hacklin... Tom Hacklin.

Je regrette, M. Marzetta et M. Reid sont absents.

Laissez-moi votre adresse ou veuillez patienter.

Que faites-vous ?

Je veux cette adresse,

celle où vous avez fait transmettre mes lettres.

Quelle adresse ?

Celle de Scolese ou Cacci. J'ignore comment il s'appelle,

mais je veux son adresse.

Je dois demander à M. Reid...

Pas besoin de lui demander.

Je veux cette adresse.

Que faites-vous ? Reposez ça !

Tu recommences !

Tu n'en fais donc qu'à ta tête ?

Tu prends des risques.

Oui. Je n'ai plus envie d'en parler, vu ?

Et notre vie dans tout ça ?

Et notre bébé ? J'ai besoin que tu restes auprès de moi.

Bon sang !

Je veux une vie normale !

Impossible, sans mes enfants.

Ils me manquent autant qu'à toi. Sal pense que ce député nous aidera.

Il prétend que le président viendra te faire ses excuses.

Toi aussi, tu t'y mets !

Fais ci, fais pas ça...

c'est bien, c'est mal... je ne suis pas une girouette !

Fiche-moi la paix !

Ils te reprennent, au travail.

Tu me l'as déjà dit 5 fois.

Je t'accompagne à l'aéroport ?

Reste auprès d'elle, tu veux bien ?

Toi aussi.

ALBUQUERQUE, NOUVEAU MEXIQUE

Votre table est bientôt prête.

La maison vous offre un verre.

Tu permets ?

Dixon, sers-lui en un autre.

Cheryl, dresse une table pour quatre.

Il se prend pour un cow-boy.

Vous arrivez trop tard,

il est déjà parti.

Depuis quand ?

Depuis quand ?

- Je n'ai pas le temps de jouer à ça. - C'est sérieux, Mme Hacklin.

J'appelle Albuquerque

tout de suite.

Ça ne vous dérange pas qu'on téléphone ?

Si.

Si, vous entendez ?

Si, ça me dérange.

Partons.

- Laisse tourner le moteur. - D'accord.

Garçon ?

Excusez-moi.

J'arrive tout de suite.

Apporte-moi...

- Oui ? - M. Jack Scolese, je vous prie.

- Qui ? - Jackie, le serveur.

- Il s'habille en cow-boy. - Ah oui, Jackie Shendal !

C'est ça. Est-il là ?

Il était là il y a une minute...

J'ignore où il est parti.

Vous êtes membre ?

Non, je suis un ami. Il m'a invité.

Ne tire pas !

- Qui va là ? - Hacklin.

Hacklin ? Tu es seul ?

Que fiches-tu ici ?

Où sont les enfants ?

Pas ici.

Où sont-ils ?

Si tu rentrais plutôt à Buffalo ?

Je leur dirai de t'écrire.

Me touche pas !

Du calme, du calme...

Où sont-ils ?

Où sont mes gosses ?

Au Sun Dunes Motel.

C'est où, ça ?

A trois rues d'ici.

Ecoute...

J'ai pris soin d'eux.

J'ai fait de mon mieux.

- Vraiment ? - Juré.

Sur la tête de ma mère.

Ne pleure pas comme ça, d'accord ?

Tu pourras les voir quand tu voudras, je te le promets.

Tu ne comprends pas...

M. Hacklin,

on vient de réparer les dégâts que vous avez causés.

Dégagez !

Ministère de la Justice.

Personne...

Personne...

A l'aéroport.

- Qu'est-ce qu'il y a, papa ? - Rien, fiston.

On rentre chez nous.

Ce n'est plus de notre ressort.

"Dernier appel pour le vol 31 à destination de Chicago et Toronto."

"Embarquement immédiat porte 7."

Thomas Hacklin, Jr. vit avec sa famille à Buffalo.

Il a porté plainte contre le gouvernement américain

pour l'avoir privé du droit d'éduquer et élever ses enfants.

L'affaire suit son cours.

Donne-la-moi.

Elle est lourde, tu sais.

Juste un instant.

Jackie Scolese est agent secret pour le gouvernement américain.

Il vit dans le Nord-Ouest des Etats-Unis.

Ruthie Hacklin Scolese a divorcé.

Elle est secrétaire dans le Nevada.

Les douze hommes dénoncés par Scolese ont servi leur peine.

Certains sont en liberté conditionnelle.

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