All language subtitles for Das Seil (2_3) (Serie).fra

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Original subtitles

Clochette.

...

Merci.

...

Je n'aime pas cet endroit. Il fait flipper.

-Attendez.

Les voilà.

C'est Nilsen et ses hommes.

Personne d'autre.

Vous n'avez rien trouvé ?

-Non.

Demain, je demanderai plus d'hommes.

On va élargir le périmètre.

-Vous abandonnez la corde ?

-On l'a suivie sur des kilomètres, on n'a rien trouvé.

On continuera demain.

Mais on doit se préparer à tout. S'ils ont rencontré un obstacle

les obligeant à quitter la corde, ils ont pu se perdre.

Un hélicoptère va survoler la zone pour gagner du temps.

On fera tout ce qu'on peut pour les retrouver, madame Mueller.

-Ça fait déjà deux jours.

-Ne perdez pas espoir.

...

-Pour réaliser des observations en temps réel,

il faut lier les télescopes entre eux.

Sinon, on devra compresser les données

ils ont lié les télescopes l'an dernier.

Ils nous conseilleront.

-Lautenbach a fait son doctorat avec moi. Je l'appelle ?

-Les gars,

on peut parler du problème ?

La moisson commence dans 10 jours

et il nous manque notre analyste en chef,

notre directrice du département scientifique

et Bernhardt, notre patron.

-Ils vont revenir à temps.

Ils vont revenir.

Quelqu'un s'affaire dans la cuisine.

...

C'est Ulrik.

J'ai frappé. Mais j'ai vu que tu dormais, et...

Je me suis dit que ça te ferait plaisir.

J'aurais pas dû. Excuse-moi.

...

-Les familles ?

-Je vais les accueillir.

-Je suis Erik Nilsen.

J'organise les recherches.

Nous sommes loin de tout et les recherches sont difficiles.

Vous pouvez tous nous aider.

Nous avons des ressources limitées et une large zone à couvrir.

Toute aide est la bienvenue.

Si vous ne pouvez pas venir,

vous pouvez aider à coordonner les recherches.

Ils sont partis depuis dix jours.

Dix jours, c'est long.

Mais on peut survivre avec de l'eau

et peu de nourriture pendant plus longtemps.

-S'il vous plaît ! Pas plus de 3 mètres

entre deux hommes. On marche en ligne droite.

-Ça va pas ?

Vous devez suivre la corde !

-Madame Mueller.

On a déjà fait ça.

Pendant trois jours, sans rien trouver.

Les gens laissent des traces. Des déchets, des empreintes.

-C'est peu probable. Ils ont dû dévier

Nous devons considérer toutes les options.

-Vous devez suivre la corde. S'il vous plaît.

-Je ne suis pas là pour la corde, mais pour les gens.

Laissez-moi faire mon travail.

Coup de sifflet. Aboiements.

...

-Eh ! Il fait presque nuit.

On va jamais pouvoir rentrer ce soir.

-Ils nous attendent. Bernhardt va être furieux.

-Ils peuvent gérer une journée sans nous.

On a été un peu loin, c'est vrai, mais c'est excitant, non ?

-Café ?

-Merci.

Je suis Fanny, la femme de Serge.

-Vous permettez ?

-Oui.

-Je veux dire, ici. Vous faites de l'astronomie, je sais,

mais vous avez tous l'air hyper concentrés.

-On s'apprête

à lancer une nouvelle moisson. Une moisson de données.

On étudie un phénomène astronomique qui s'appelle FRB,

ou phénomène de répéteurs. C'est comme des émissions de radio

qui proviennent de l'autre bout de l'univers.

Jusqu'à maintenant, on pensait que ces flashs

arrivaient au hasard, sans raisons.

Nous, on pense qu'on peut prédire quand et où ils vont se produire.

Enfin, c'est la théorie de Bernhardt et Agnès.

-Et la moisson ?

-Concrètement, on a dirigé nos oreilles vers une partie du ciel.

Et si on ne s'est pas trompés, on entendra un répéteur.

-Et si vous entendez rien ?

-Ça voudra dire qu'on a fait tout ça pour rien.

c'est une des clés pour comprendre

J'arrive déjà pas à comprendre ma vie, alors...

Et vous, vous pensez qu'ils se sont perdus ?

-Votre mari connaît parfaitement la forêt. C'est rassurant

de savoir qu'il est avec eux.

-Vous savez quoi de Serge ?

-Pas grand-chose. C'est pas un qui parlait beaucoup.

Excuse-moi.

Agnès.

Ça va ?

-Non.

Ça va pas.

Tu me manques.

-Tu me manques aussi.

-Bernhardt est encore dehors.

Il est peut-être blessé.

Pour la 1re fois, j'ai l'impression de le tromper.

Tant qu'il sera pas rentré, il peut plus rien se passer entre nous.

Tu comprends ?

-Oui. Je comprends.

Et s'il ne revient pas ?

Désolé, mais c'est une possibilité, chaque jour qui passe...

-Tais-toi.

...

-Ça va ?

Vous voulez qu'on s'arrête ?

-Non. Ça va passer.

Allez-y.

Je vous rattrape.

...

-Sophie, qu'est-ce qui se passe ?

-Aidez-moi !

-Que s'est-il passé ?

-Je sais pas.

C'est... J'ai cru...

J'ai... Je sais pas.

-Vous vous sentez comment ?

-Je me sens bien.

Je me sens bien, ça va.

-Sûre ?

-Non, on continue.

On n'a pas passé la nuit ici pour rien. On continue.

Je peux... Je peux.

-Sophie !

Encore une heure.

-OK.

...

Vous êtes Agnès ?

-Oui. Bonsoir.

-Bonsoir.

Je suis toute seule.

-Vous inquiétez pas pour votre mari.

Il sait ce qu'il fait.

-Tout le monde dit ça.

On dirait que ça les rassure que Serge soit avec eux.

-Oui, il est solide.

-Serge et moi, on a perdu notre fille y a 15 ans. Vous le saviez ?

-Non.

-Elle jouait au bord de la piscine. C'est lui qui devait la surveiller.

Je l'ai trouvée en rentrant du travail.

Elle avait 8 ans.

Vous imaginez pas la colère que j'avais en moi.

J'ai même failli nous tuer.

On revenait de l'enterrement, c'est moi qui conduisais.

J'ai regardé Serge et j'ai donné un coup de volant.

Il m'en a pas empêché. On est allés se foutre contre un arbre.

Je suis restée deux jours dans le coma.

Quand je me suis réveillée, j'ai su que j'avais envie de vivre.

Avec lui. C'est l'homme que j'aime.

Ça vous choque ?

-Personne comprend.

Ma famille comprend pas. Mon père veut plus le voir.

Mais moi, j'ai pas de colère.

Serge a de la colère pour nous deux.

Et un jour, il en a eu assez de vivre avec moi.

Que je lui dise tous les jours que je l'aime.

Alors, il est parti.

Depuis qu'il travaille ici,

j'attends qu'on m'annonce qu'il a eu un accident, qu'il est mort.

En fait,

faut pas compter sur Serge pour s'en sortir, vous comprenez ?

J'espère que quelqu'un fera ce que j'ai pas réussi à faire.

-Quoi ?

-Le sauver.

...

-Bien dormi ?

-Comme un bébé.

-Va falloir rentrer, maintenant.

Ça va aller ?

-Ça va ? Que se passe-t-il ?

-J'ai plus mal.

J'ai plus mal du tout.

C'est la 1re fois depuis 8 ans.

Ça va.

Je crois que c'est la corde. Elle m'a fait quelque chose.

-Comment ça ?

-On part dans 10 minutes.

-Si on avançait encore un peu ?

-Tu plaisantes ?

-Il est tôt. Encore une heure et on fait demi-tour.

-2 nuits dans la forêt sans bouffer, c'est trop.

Même en marchant vite, on passera encore au moins une nuit dehors.

-Je peux tenir. Encore une journée, au moins. Pas vous ?

-Il peut se passer beaucoup de choses, en une journée.

Leïla !

...

Leïla !

Non !

-Joseph !

-J'ai appelé Paris.

Ils maintiennent leur subvention malgré l'absence de nos amis.

Ils vont nous aider à les remplacer.

-Perez peut être là dans 2 jours.

Il a travaillé avec Bernhardt.

-2 jours ? Mais les moissons commencent dans une semaine.

-Kapoor a quitté Lovell hier. Il sera là demain.

Un ancien de Greenbank, bon analyste.

-Pas aussi bon que Leïla. Il lui faudra se mettre à la page

On a aussi besoin d'un autre opérateur télescope.

Je pourrai pas

faire tout ça tout seul.

-Il va pleuvoir.

Bernhardt a pas pris de manteau.

Les autres

ont pris quelque chose pour la pluie ?

Rappelez tous ces gens, dites-leur de pas venir.

On fait tout nous-mêmes, comme on a toujours fait.

On fera double journée.

La moisson commence dans 7 jours.

On est capables de la mener à bien. On n'a besoin de personne.

Hors de question que tous ces gens débarquent

et récoltent les lauriers à la place de Bernhardt.

Il porte ce projet depuis 15 ans.

si on accepte leur aide. Sans leur subvention...

-Rassure-les. Sois convaincant.

-Liam ?

-Oui, j'imagine que je peux opérer le télescope seul.

Si j'arrête de dormir.

-Merci.

De m'avoir soutenue.

-Je peux rester avec toi cette nuit, si tu veux.

Juste pour être ensemble.

-Et si Bernhardt revient dans la nuit, on lui dit quoi ?

-Je dormirai dans le fauteuil. Tout habillé.

-C'est gentil, merci.

Mais je préfère rester seule.

Si ça va pas, tu m'appelles.

...

Regardez, ils tirent sur la corde.

-Oui, ils sont passés.

Regardez : on peut passer.

-S'il t'arrive quelque chose, c'est sur moi que ça retombe.

-On n'est pas à l'observatoire, c'est ma décision.

Vous êtes témoin : il a tenté de me dissuader, en vain.

-Non, mais j'y crois.

Vous n'êtes pas obligée de m'accompagner. Rentrez.

Tu la ramènes ?

-Peut-être que je peux le faire ?

-Je le sens pas. Laissez-moi vous ramener.

-Je vous force à rien.

...

-Dani !

...

Respire.

Ça va aller, maintenant.

...

-Regardez.

-Qui a fait ça ?

...

-Attendez.

-Regardez. Là aussi.

-A cause de la corde ?

-On devrait pas les toucher.

On devrait rentrer.

...

-Alors ?

-Il faut bien qu'on mange quelque chose.

-Il y a les corps juste à côté.

-Ça ne les dérange pas. Mange.

-Leïla.

-Tu veux en finir avec la vie, c'est ça ?

-Je te demande pardon.

Je croyais qu'on était au bout, je voulais voir la fin.

Toi et moi, c'est important. Le reste...

Tout ça, c'est de la merde.

-Pourquoi tu me suis tout le temps ?

-Réponds.

C'est moi qui dis où on doit vivre, qui décide quand on aura un enfant,

qui décide de tout. Toi, tu suis, t'es content.

-Excuse-moi, ça me semblait normal que ce soit toi qui dises

quand tu penses être prête pour qu'on ait des enfants.

-Mais toi, que veux-tu ?

C'est dur d'avoir la responsabilité de quelqu'un en permanence.

J'aimerais que tu prennes ta part.

A égalité, parfois.

Dis ce que tu veux, pour une fois.

-Je veux que tu rentres avec moi.

-Moi, je veux pas rentrer.

-Demain matin, si on se lève assez tôt,

on pourra faire quelques kilomètres de plus.

Je vous ai laissé faire n'importe quoi, mais c'est fini.

Tout le monde rentre demain. C'est clair ?

-Je pense que tu as mangé quelque chose de mauvais.

-Comment es-tu arrivé ?

-Il fait froid. J'ai eu envie de venir près du feu.

-Quel est ton nom ?

-Raimund.

-Que t'est-il arrivé, Raimund ?

-J'ai suivi la corde, avec les autres.

On a eu un désaccord et ça a mal tourné.

-Je suis désolée.

C'était quand ?

-Il y a longtemps.

Ça ne va pas ?

-Tu as raison, ces conserves étaient mauvaises.

-Je ne parle pas de ça.

Qu'est-ce qui ne va pas ?

-J'ai peur de la corde.

-Pourquoi ?

-Je ne veux pas mourir.

-Alors, ne meurs pas.

-Regarde-toi.

Quand j'étais enfant,

j'étais triste.

Seule.

J'ai commencé à parler avec Dieu.

Il me répondait.

On avait de vraies conversations.

Comme nous en ce moment.

Un jour, il a arrêté de me répondre.

Il m'a laissée tomber.

-Qui ?

-Dieu.

Sois attentif, Raimund.

-Désolé.

-Après un certain temps, j'ai abandonné aussi.

-Tu as arrêté de croire.

-C'était la bonne chose à faire ?

-Ça dépend.

Cela t'a rendue plus triste ?

-Je ne sais pas. Peut-être.

-Tu te sens triste ou heureuse ? Bien ou mal ?

C'est simple, en fait.

-Je veux savoir ce qu'il y a au bout de la corde.

-Ça te rendrait heureuse ?

-Je ne sais pas.

Oui.

-Tu n'as pas peur de la corde.

Tu as peur de croire à nouveau.

-Je suis perdue.

-Tu ne devrais pas.

Tu as choisi de passer dans la faille.

Lâche prise, maintenant.

Tu es une fille bien, Dani.

-Merci, Raimund.

Tu veux qu'on vous enterre avant de partir ?

-Pour les autres, je ne sais pas.

Moi, j'aime être dehors.

J'aime regarder les étoiles.

Elles sont belles.

-Oui.

...

-Si la théorie de Bernhardt et Agnès est juste,

-La fenêtre se referme.

...

-C'est terminé.

-Allez, tout le monde à son poste. On a dû rater quelque chose.

...

-Qu'est-ce qui se passe ?

Pourquoi personne ne dit rien ?

Qu'y a-t-il ?

Hein ?

-Il neige.

...

Dani, non ! C'est dangereux !

-Moi, je pars maintenant. Qui vient ?

Leïla !

-Joseph, ralentis un peu.

-Restez là si vous voulez, je continue.

-Attends !

...

-Ça fait déjà trois semaines.

A cause du manque d'indices, de la neige et du froid,

nous devons imaginer le pire.

Nous avons décidé

d'arrêter les recherches.

Je suis désolé.

-Vous leur direz quoi quand ils reviendront ?

Vous devez continuer.

Envoyez un nouvel hélicoptère.

-Je ne peux pas mobiliser de telles ressources.

Ils sont quelque part dehors, il neige.

Il va faire moins 20 degrés. Bougez-vous ! Retrouvez-les !

Pourquoi

personne ne dit rien ?

Vous faites du mal à tout le monde. On vous dit que c'est fini.

-Ulrik...

Faut suivre la corde. Ils sont quelque part le long de la corde.

-Calme-toi. Tout le monde te comprend. On est tous ensemble.

-Oui. Tu penses pouvoir consoler la pauvre Agnès ?

Quel bon ami pour Bernhardt !

On frappe.

On entre.

Je m'excuse.

J'aurais pas dû te parler comme ça devant les autres.

-Il me manque aussi.

-Je sais.

-Que veux-tu que je fasse ?

Si je m'étais pas cassé la jambe, je serais parti avec les autres.

Tu serais là à pleurer pour moi ?

-C'est important, pour qui je pleure ?

-Pour moi, c'est important, oui.

C'est fini, Agnès.

Bernhardt, nos amis, Hellig,

la moisson, tout est fini.

-Il est là.

Il est tout au bout de la corde. Suffit de la suivre !

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