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Précédemment dans Reasonable Doubt...
Je suis Will, votre garde de nuit.
-Pourquoi tu ne reviens pas ? -Oui, pour nous protéger.
Je reviendrai un jour.
Et comme je ne peux pas ĂȘtre lĂ , Will s'en charge.
Jax, je sais que Lewis et toi avez vos différends,
mais tu devrais faire un effort.
Elle reste avec son mari qui la trompe effrontément
et elle me donne des conseils relationnels.
-Tu m'as posé un ultimatum. -J'étais obligé.
Tu ne m'écoutes que si je te menace.
N'oublie pas l'anniversaire de Paul ce week-end.
Oui. Je l'avais vraiment oublié.
Ton beau-pĂšre et moi t'attendons ici ce week-end.
Il y a un type qui veut nous rencontrer.
-Brayden Miller. -Appelez-moi Rich.
Mes amis me donnent ce nom.
J'ai un souci avec une ancienne employée.
Kaleesha Moore. Elle affirme que je l'ai agressée sexuellement.
Jax est dans la défense civile et pénale.
Alors que faites-vous ici ?
Que je sache, l'agression sexuelle est un crime.
Un certain Damon Cooke veut te parler.
Il va ĂȘtre libĂ©rĂ© sur parole.
C'était ton client ?
Il y a longtemps.
Ce serait comme dire au monde que vous avez tué cet homme.
Que vous ĂȘtes un criminel.
Je croyais que vous aimiez les criminels ?
Si je n'avais jamais été condamné ?
Que se serait-il passé ?
Kaleesha est morte.
Merde.
Kaleesha Moore, ancienne employée de Clout,
a été retrouvée morte chez elle
au bloc 1300 d'Aqua Vista, Ă Studio City.
Selon un rapport préliminaire, son décÚs remonte à hier soir,
mais une parente l'a découverte ce matin.
Malgré l'absence de signe d'effraction, les autorités
ont ouvert une enquĂȘte pour homicide.
Toutes mes condoléances.
-Vous ĂȘtes parent de la dĂ©funte ? -Je suis son mari, Ryan Moore.
On peut vous poser quelques questions ?
Qui a pu faire ça ?
Nous l'ignorons, mais nous allons le découvrir.
-C'est votre résidence commune ? -Non.
On était séparés.
Mais on avait décidé de se remettre ensemble.
Elle allait réemménager la semaine prochaine.
Monsieur, pouvons-nous parler en privé ?
On peut...
-C'est vous qui l'avez trouvée ? -Oui, je suis...
j'étais sa cousine, Fallon.
On avait rendez-vous pour préparer son interview à Good Morning America,
mais elle était morte.
Savez-vous qui pourrait en vouloir Ă Kaleesha ?
-M. Miller, vous ĂȘtes toujours lĂ ? -Oui, je suis toujours lĂ .
-Vous ĂȘtes sĂ»r que c'est Kaleesha ? -Sa famille l'a identifiĂ©e.
Je n'arrive pas Ă y croire. Je...
Oui ?
Je n'en reviens pas.
Oui, c'est bouleversant,
mais sachez que la police vous interrogera sûrement
car vous étiez son patron.
Ils ne tarderont pas à découvrir...
-votre autre relation avec elle. -Quoi ?
Ils vont m'accuser ? Ce n'est pas moi.
Personne n'a dit ça.
Mais comprenez-moi bien : quand la police vous interrogera,
ne dites rien.
Jax et moi sommes en route.
Jax.
Oui, et vous me remercierez plus tard.
Aidez-moi.
Bonjour, ma reine.
Will.
Bonjour.
-Tu as de l'origan ? -De l'origan ?
Tu veux dire, l'épice ?
Un petit-déjeuner est la moindre des choses aprÚs cette superbe nuit.
Non, c'est vraiment trĂšs gentil, Will, mais ce...
Non, je comprends.
Tu n'aimes pas le bacon.
C'est pas grave.
J'apprends Ă te connaĂźtre.
Oui. Oui. Tu sais quoi, Will ?
-Je dois y aller, alors... -Maintenant ?
-Oui, maintenant. -Quoi ? D'accord.
Je suis sûre que tu as à faire aussi, alors...
Prends soin de toi.
-Tu m'appelles ? -D'accord. Au revoir.
Un verre, inspecteurs ?
Ăa ira. On pose juste quelques questions Ă M. Miller,
et ensuite on s'en va.
On devrait parler en privé.
Vous pouvez tout me dire en présence de Theo,
-c'est mon bras droit. -Non, c'est bon.
Je serai dans mon bureau.
Je ne parlerai pas sans mon avocat.
Ce n'est pas un interrogatoire. On a juste besoin de votre aide.
Si quelqu'un peut nous aider à tirer ça au clair,
c'est l'intrépide dirigeant de cette entreprise florissante.
Quelques simples questions qui nous mettront sur la bonne piste.
Bien sûr.
Merci.
Kaleesha Moore travaillait pour vous ?
Comme vice-présidente des ventes et des marques.
Vous la connaissiez bien ?
Je sais qu'elle était méticuleuse, organisée.
Excellentes idées, avenir brillant.
C'est sûrement ce que vous auriez dit dans une lettre de recommandation,
mais ce n'est pas ce que je voulais dire.
Vous aviez souvent affaire Ă elle au bureau ?
Assez souvent.
C'était une employée haut placée.
Et en dehors du bureau ?
Eh bien, je vois que ça a déjà commencé.
Madame Stewart, vous tombez bien.
On se débarrassait des questions préliminaires.
Des questions préliminaires ?
-Nom, date de naissance... -Trouvable en ligne. Compris.
Et juste pour que je sache tout,
M. Miller vous a-t-il dit qu'il attendrait son avocat
avant que vous ne posiez ces questions préliminaires ?
Effectivement.
Vous avez donc raté le moment de vous taire ?
Je vous raccompagne tous deux.
INFLUENCE
Désolé du retard. Ils ont dit quoi ?
Je m'inquiĂšte plus de ce qu'ils n'ont pas dit.
Ils ont concocté une histoire tournant autour de Brayden.
Ils ont dĂ» apprendre dans la presse
que Kaleesha allait parler Ă GMA.
Ils vĂ©rifiaient peut-ĂȘtre l'alibi de Brayden ?
Peut-ĂȘtre.
Mais renseigne-toi au bureau du procureur.
Ou tu appelles Mike.
Vous n'étiez pas ensemble à la fac ?
Non, et je t'ai déjà rendu un fier service en venant ici.
Je réserve mes contacts à mes clients, pas à ce connard.
Depuis quand avoir un connard comme client te pose problĂšme ?
Merci d'ĂȘtre venue.
Alors, que fait-on maintenant ?
Désormais, adressez les questions juridiques à Rich,
c'est l'avocat que vous avez choisi.
Bonne journée, messieurs.
-Bonjour, mamie Lu. -Bonjour, mon grand.
Merci de les avoir emmenés à l'école.
Pas de problĂšme.
Tu cherches une femme de ménage ? Parce que j'en connais une...
Non, c'est juste que j'ai été occupé.
D'ailleurs, je dois y aller.
Je vais chercher Terrence à l'aéroport.
Comment vont ton frĂšre et son conjoint, Jason ?
Jason va bien. Pour autant que je sache.
Bien.
Toi et Jacqueline, ça va ?
TrĂšs bien. On essaie de trouver une solution.
Les enfants. Vous allez ĂȘtre en retard.
Bonjour, mamie.
Bonjour, mon chéri.
-Bonjour, mamie Lu. -Bonjour, mon ange.
-On se voit au collĂšge. -D'accord.
-Bonne journée. -Merci.
Tu n'es pas obligé de m'écouter, mais je dois te dire ceci.
Répare ton couple tant que c'est encore possible.
Plus tu attendras, plus vous serez tous deux confrontés
Ă des problĂšmes insolubles.
Bonjour, patronne.
Bonjour, Krystal.
Tu m'as acheté une Nicorette ?
D'accord. Tu sais que je suis lĂ pour toi.
Tout vaut mieux que ces cigarettes pourries.
Vraiment ?
Débarrasse-toi de ce dossier. Miller ne sera pas mon client.
Merci, Seigneur. Et merci Jacqueline Stewart.
Je ne l'ai pas fait pour toi.
Peu importe pour qui, j'en suis reconnaissante.
Son visage a fait la une de tous les médias ce matin
aprÚs la découverte de Kaleesha.
Oui, et c'est celui de Kaleesha Moore qu'on devrait voir, pas le sien.
C'est lui qui l'a tuée.
Et comment tu sais ça ?
Elle allait le ruiner, il s'est débarrassé d'elle.
Tu n'y crois pas ?
Je déciderai en fonction de preuves légales, pas de spéculations.
Seigneur.
Tu vas le prendre, hein ?
Jette le dossier, Krystal.
Bou ! Bou !
De la part d'un enfoiré comme toi, c'est un compliment.
-Tu ne connais que cette chanson ? -C'est la préférée de tous.
C'est la derniÚre du concert, et ça fera plaisir à Jax.
Je...
Je ne sais pas si Jax viendra Ă ton concert ce week-end.
-Quoi ? Pourquoi ? -Ă cause...
du boulot.
Allez. C'est cool, non ? On passera du temps entre frangins.
Jason vient pour le concert, et je suis sûr que tu préférerais
un double rencard plutĂŽt que de tenir la chandelle.
Je veux bien appeler ta chérie pour la convaincre.
Allez. Ce sera plus amusant avec elle. Sans vouloir te vexer.
-TrĂšs bien. -Oui ! Oui ! Oui !
-D'accord. On y sera. -Super. Je dois y retourner.
Mais tu ne le regretteras pas. Ne me hue plus jamais.
-Plus d'une chanson, s'il te plaĂźt. -D'accord. Ă bientĂŽt.
Brayden Miller ?
Oui, j'ai entendu parler de cette affaire.
Mais la police enquĂȘte toujours, alors pourquoi m'en parler ?
Je ne sais pas.
Peut-ĂȘtre parce qu'un homme en vue, presque milliardaire, est impliquĂ©
dans le meurtre de son ancienne employée ?
Un procureur qui a des ambitions politiques
ne pourrait pas fermer les yeux.
Ăa a pu attirer mon attention.
Tu as remarqué aussi
que la police base toute son enquĂȘte
sur l'intuition que Brayden pourrait ĂȘtre un suspect potentiel ?
Il est son ancien employeur. Tu sais comment ça marche.
Toutes ses connaissances proches et intimes seront interrogées.
D'accord, mais ils interrogent qui d'autre ?
Kaleesha avait un ex-mari. Pourquoi n'est-il pas suspect ?
D'aprÚs mes connaissances limitées,
il a bien été interrogé, et il était à une soirée de travail à Pomona,
entouré de 60 personnes qui peuvent le confirmer.
Il a aussi posté des photos sur les réseaux sociaux.
-Je croyais que Rich s'en occupait. -C'est le cas.
Alors que fais-tu ici ?
Je joue collectif.
Tu ne joues que quand tu penses pouvoir gagner.
Et cette affaire sera difficile Ă gagner.
J'espĂšre que ton enquĂȘte sera plus approfondie que rapide.
Mieux vaudrait finir maire que rester procureur Ă vie.
AĂŻe.
Monsieur Ortiz, ils vous attendent.
Tu peux rester dans le bureau.
D'accord. Merci.
-Bonjour, Daniel. -Jackson.
La police a trouvé chez Kaleesha un reçu de voiturier
d'un restaurant oĂč Brayden et sa femme ont mangĂ©
pour leur anniversaire ce soir-lĂ .
Brayden était donc chez Kaleesha le soir du meurtre.
Exactement.
Ils ont toutes les preuves nécessaires.
Merde, tu veux quoi ?
Tu me manques.
Ils ont trouvé le reçu de voiturier de Brayden chez Kaleesha.
Tu savais qu'il était là le soir du meurtre ?
Il m'a dit qu'il s'en occuperait lui-mĂȘme.
C'est-Ă -dire ? La tuer ?
Lui faire signer l'accord de confidentialité.
Comment ?
Je ne sais pas.
Mais c'était bizarre.
Il a dit qu'il savait ce dont Kaleesha avait besoin
et qu'il le lui donnerait, qu'elle le veuille ou non.
Elle a signé l'accord, finalement ?
Oui.
Il m'en a envoyé une copie aujourd'hui.
J'aurais dĂ» dire quelque chose ce jour-lĂ , l'en empĂȘcher.
En fait, non.
Non, c'est bien.
Pardon ?
Si elle a signé l'accord, c'est qu'il a eu ce qu'il voulait.
Il n'avait plus de mobile.
VoilĂ pourquoi tu devrais ĂȘtre sur cette affaire.
Quiconque ayant entendu cette histoire l'aurait accusé,
mais tu as été plus lucide.
Bien essayé, mais non. Tu t'en sors bien, Rich.
Si bien que tu as mis ton détective sur le coup ?
C'est comme ça que tu as su pour le reçu de voiturier.
Oui, Daniel a vérifié ce que la police sait,
mais pour prouver mon intuition, qui s'est avérée exacte.
Ăcoute, je n'ai aucune envie d'ĂȘtre sur cette affaire
et Brayden ne veut pas de moi non plus.
-Il a changé d'avis. -Oui, parce qu'il a besoin
d'une avocate noire symbolique.
Non, il a besoin d'un avocat pénaliste,
ce que je ne suis pas.
Je ne discuterai pas de problĂšmes noirs avec toi.
Je veux juste dire...
que tu es la mieux placée.
Je ne prends jamais d'affaire dont je ne veux pas.
C'est pourquoi je te demande de bien vouloir prendre celle-ci.
Tu sais que tu en as envie.
Je vais y réfléchir.
-Ce n'est pas un non. -Ce n'est pas un oui.
OĂč as-tu cachĂ© les emballages ?
Ce n'est pas toi qui as cuisiné ça. Impossible.
Tu viens ici chercher les embrouilles ?
-Laisse tomber. -Toi, alors.
Attends. Je suis la premiĂšre ?
Autumn est coincĂ©e au boulot et j'ignore oĂč est Shanelle.
L'audience s'est arrĂȘtĂ©e tĂŽt, j'ai pu arriver Ă l'heure...
et acheter des ailes de poulet.
Quoi ?
Eh bien ! Tu arrives tĂŽt et tu apportes Ă manger.
Je ne veux pas de poulet bon marché dans mes bonnes assiettes.
Fais pas comme si c'était pas les meilleures ailes de poulet de LA.
-ArrĂȘte. -Tu as raison.
D'accord.
Alors, quoi de neuf ? Tu as passé une bonne nuit ?
Ăa, on peut le dire.
T'as trouvé une bite d'ùne.
Sally, arrĂȘte.
T'en as trouvé une, pas vrai ? C'était Lewis ?
Peu importe.
Tant mieux pour toi.
Merci.
Je sais que Lewis et toi ĂȘtes sĂ©parĂ©s,
mais tu vas lui dire ?
C'était juste une fois. Je ne veux plus jamais le revoir.
Je te comprends.
Elles font quoi, ces pétasses ?
Appelle Shanelle.
-D'accord. -Je te le dis, c'est une mancha.
-Oui. -C'est quoi, une mancha ?
Tu te souviens quand Shanelle appelait notre tante Tina comme ça
car ses membres étaient trop courts ?
-ArrĂȘte ! -Et qu'elle mettait ses mains
sur ses hanches comme ça ?
Pour cacher ses petits bras de bébé.
Ăa ne marchait pas.
-J'en peux plus de vous. -Ouah.
RICH BRAYDEN DIT QU'IL VA T'APPELER.
-Que s'est-il passé ? -Mince...
Mon cabinet veut que je représente un client dont je ne veux pas.
Pourquoi ça ?
Au début, il ne voulait pas de moi sur l'affaire.
Il a changé d'avis.
Sans violer le secret professionnel,
je dirai juste que la situation est compliquée.
Pourquoi ne pas prendre ce client
s'il ne s'agit pas de tes sentiments ?
La femme qui l'a accusé d'agression sexuelle est morte.
Ăa a l'air compliquĂ©.
Tu sais s'il l'a violée ?
Non.
C'est peut-ĂȘtre pour ça que tu refuses l'affaire,
pour ne pas ĂȘtre de son cĂŽtĂ©.
Je ne fais pas mon boulot en fonction de mes sentiments.
Je sais. C'est juste que...
j'essaie d'aider. C'est tout.
T'es une dure Ă cuire.
-Tu peux faire ce que tu veux. -D'accord.
Ce cabinet s'appelle Binder, Hurwitz et Stewart, putain.
Tu n'as rien Ă expliquer Ă personne.
-Je lÚve mon verre à ça. -Moi aussi.
Tu sais qui d'autre est une mancha ?
-ArrĂȘte. Stop. -Pas question de remettre ça.
On ira droit en enfer.
Madame Stewart.
Monsieur Miller. Que puis-je pour vous ?
Je ne vous supplierai pas, alors dites-moi.
Combien pour m'assurer vos services ?
Il ne s'agit pas d'argent.
Je me suis renseigné sur vous.
Vous étiez commise d'office avant de passer dans le privé.
Comme je vous l'ai déjà dit,
tout tourne autour de l'argent.
Sauf quand il faut choisir un avocat.
Qu'est-ce qui m'a mise hors jeu la derniĂšre fois ?
Ma mélanine ou mon sexe ?
Ce n'est pas une question d'affinité,
mais de savoir qui peut atteindre mes objectifs.
Et c'était Rich.
Et maintenant qu'une noire est morte,
vous avez besoin de quelqu'un comme moi ?
Combien, madame Stewart ?
Comme je l'ai dit, il ne s'agit pas d'argent.
Prenez soin de vous, monsieur Miller.
Allez.
HĂ© ! Qu'est-ce qui se passe ?
Spenser a laissé sa Bible.
DĂ©pĂȘche-toi, Spenser. On va ĂȘtre en retard.
Viens lĂ . Laisse-moi te regarder.
OĂč est M. Will ?
Oui, papa. OĂč est passĂ© M. Will ?
M. Will ne convenait pas pour ce travail.
Oh. Moi, il m'a semblé bon.
Je l'ai.
-Allez, on y va. S'il vous plaĂźt. -Allez.
J'espĂšre que cette femme bruyante ne sera pas en face de nous.
-Tu te souviens de la derniĂšre fois ? -Oui.
SĆur Jacqueline.
-Bonjour, pasteur. -Bonjour.
J'aimerais vous présenter
Fallon Stevens, une autre de nos paroissiennes.
Sa famille vient de vivre une tragédie
et ils ont besoin d'aide.
Le procureur les fait tourner en rond,
j'ai pensé que vous pourriez les aider.
Je ne crois pas qu'elle puisse nous aider.
C'est son avocate.
C'est le client de mon cabinet, pas le mien.
Peu importe.
Et il n'est pas suspect.
Pas encore.
Puisque M. Miller est client de mon cabinet,
je serais ravie de vous recommander une défenseure des victimes.
Entre cette tragédie et le jargon juridique,
il vous faut quelqu'un de compétent,
capable d'affronter le procureur
et les médias, car ça peut faire beaucoup.
Tenez, je vous laisse ma carte.
Envoyez-moi votre numéro et je vous mettrai en relation.
Veuillez m'excuser.
Tournez-vous et serrez la main de quelqu'un.
Dites-lui : "Dieu est bon."
-Dieu est bon. -Dieu est bon.
Amen ! Oui !
Aujourd'hui est un jour béni.
Je le crois.
Amen ! Amen !
Pendant que le diacre passe faire la quĂȘte,
ouvrez votre Bible à l'épßtre aux Romains, chapitre 12.
Nous ouvrons ce matin avec un sacrifice personnel.
Jax.
Jax.
Jax, dis-moi...
tu es occupée ce soir ?
Non, je travaille sur des dossiers. Pourquoi ?
Terrence donne un concert et Jason vient en ville.
Ils aimeraient te voir.
Oh. Oui, ce serait bien de les voir.
Tu veux y aller ?
J'ai besoin de sortir, et Terrence est génial.
Super.
Tu as l'air surpris que j'accepte.
Oui, un peu. Et content, aussi.
D'accord. On dépose les enfants chez Lu et Paul avant d'y aller ?
Si on demandait Ă ma mĂšre de venir les garder chez toi ?
D'accord, parfait. Je passe te prendre Ă 20 h ?
Ce sera un peu juste avec le boulot, je viendrai chez toi en Uber.
Tu me déposes aprÚs ?
Au revoir, mes chéris.
Allons, enfin, Spenser.
Tu as faim ?
Oui. Soulful Kitchen est ouvert.
Bonjour, qu'est-ce que vous faites lĂ ?
Vous ĂȘtes venu Ă mon Ă©glise ?
La premiĂšre AME ?
-J'ignorais que vous étiez... -Apparaissez autant que vous voudrez,
mais je ne changerai pas d'avis.
Sur quoi ?
Le fait de ne plus vous parler
si vous avouez un crime que vous n'avez pas commis.
C'est ce que vous avez fait, non ?
Oui.
Je ne veux pas...
dire une évidence, mais...
votre église est en face d'ici, alors...
Peu importe, Damon. Ne vous approchez pas de moi.
Vous ĂȘtes chez moi.
On vous a déjà dit que vos yeux...
révélaient toutes vos pensées ?
Moi aussi, je suis content de vous voir.
Vous ĂȘtes sur la liste des visiteurs ?
Non, je ne fais que passer.
Faut-il vous rappeler le rĂšglement, monsieur Cooke ?
C'est ma faute. J'ignorais qu'il devait...
Brent. Je m'en occupe.
Vous ne voulez pas de moi à votre église ?
J'en trouverai une autre.
-Je suis désolée. -C'est bon.
Ă votre prochaine visite,
appelez d'abord.
Je dois suivre les rĂšgles.
Ne passe pas la nuit sur ces appareils.
Fais bien tes devoirs.
Va te coucher avant 21 h. Et pas de sucreries.
Comme si tu pouvais savoir.
-Pardon ? -Papa nous laisse manger
du gĂąteau avant de dormir.
C'est chez lui, il fixe les rĂšgles.
Tu sais quoi, Spenser ? J'en ai assez de ton insolence.
Le parent qui dit "non" l'emporte.
Mamie a des brownies.
Regardez-moi ça. Mais quelle élégance, tous les deux.
Mais dis-moi... Tu as changé de coiffure ?
Non, maman, c'est la mĂȘme que la semaine derniĂšre.
Je dois avoir l'habitude de te voir si fatiguée.
-Toi aussi, tu travailles... -Oh, on devrait y aller.
-Vraiment. -Oh, Seigneur, pitié, oui.
D'accord. Amusez-vous bien.
Paul a une soirée entre hommes,
alors rentrez aussi tard que vous voulez.
-Maman... -Oui. On est... oui.
Regarde ce que maman a ici.
LA MENTHE
Un frÚre, c'est le punching-ball idéal.
Non !
Allez, mec. J'étais un peu sensible.
Maintenant, je sais d'oĂč Spenser tient ça.
HĂ©.
Terrence, c'est exactement ce que Spenser m'a dit. Pas vrai ?
-Absolument. -Il déconne, ce petit morveux.
Enfin, je me sens comprise.
Je te comprends.
Merci.
On n'a pas de couple d'amis Ă Philadelphie.
Il y en avait un, mais ils ont rompu.
Victimes de la pandémie.
Je suis ravi que ça aille entre vous. On ne le supporterait pas.
On ne le supporterait pas non plus.
-Tu veux faire un TikTok avec moi ? -Je suis occupé.
Pourquoi tu as fermé ton ordinateur ?
Parce que j'avais fini.
Tu regardes des trucs dégueu.
Quoi ? Naima.
Voilà pourquoi je déteste partager ma chambre avec toi.
J'ai hĂąte que ce soit fini.
Spenser, tu crois que maman et papa vont divorcer ?
Ils viennent de sortir ensemble, alors... non.
Je les ai entendus se disputer et ça avait l'air grave.
Vraiment ?
Je n'ai rien entendu.
Tu vivrais avec qui ?
C'est débile, cette discussion.
Et tu sais que papa ne laissera jamais ça arriver.
Et ce que maman veut ?
Tu sais ce que je veux, moi ?
Que tu me laisses tranquille.
SPENSER, NOUS EN PARLERONS DEMAIN APRĂS LE COURS.
Bon sang.
Oui !
Merci.
Je voudrais dédier la derniÚre chanson
Ă mon frĂšre et Ă ma sĆur qui s'aiment.
Ils sont un modĂšle pour moi et mon mari, Jason.
On ne le leur dit pas assez.
Il fait doux et sombre Je me perds, je veux qu'on me trouve
J'ai besoin de toi
Faisons un tour du monde Je te donnerai tout ce que tu mérites
Crois-moi
Comme ce soir Je vais donner de l'amour
On peut aller Jusqu'au bord de l'océan, bébé
Oui.
On se retrouve Ă la voiture.
Dis Ă tes amis que tu ne viendras pas
Car on a cette chance Qui vaut la peine d'ĂȘtre prise
Oh, bébé
On fera peut-ĂȘtre l'amour ce soir
-Sous les étoiles -Sous les étoiles qui brillent tant
Personne n'a besoin de savoir Ă part toi et moi
On devrait peut-ĂȘtre s'en moquer
Ăcouter notre cĆur
Personne n'a Ă savoir Qu'on a franchi la limite
Oui.
Donne-moi ton amour
C'est tout ce que je veux
Il ne connaĂźt pas d'autre chanson ?
Je lui ai posĂ© la mĂȘme question, mais tu as dit que tu l'adorais.
C'est vrai, mais il fait comme si c'était Ribbon in the Sky.
MĂȘme Stevie Wonder a d'autres tubes.
Un tordu dans le ciel. C'est pas vrai.
Tu m'as amenée ici et fait sourire devant ça.
Maintenant, il n'arrĂȘtera jamais de la chanter.
On n'ira pas Ă son prochain concert.
Je me sens comme Sunshine Anderson chantant qu'elle a déjà entendu ça.
-Vas-y, chante ! -Oui !
-Oui ! -Oui !
Il dit qu'il écrit,
mais il Ă©crit peut-ĂȘtre sans cesse la mĂȘme chanson.
-T'en penses quoi ? -Je suis d'accord.
Ce n'est pas la peine de me raccompagner.
Oh, allez.
Merci d'ĂȘtre venue.
Je me suis amusée.
Et merci de n'avoir rien dit Ă Terrence.
Je ne veux pas qu'il se mĂȘle de mes affaires.
Je comprends. Fais-moi confiance.
Ăa me fait un peu bizarre de dĂ©poser ma femme chez nous.
Oui, je ne m'y suis pas faite non plus.
Ce n'est pas la peine.
Tu m'as manqué.
C'est ce que tu veux ?
Oui ?
C'est ce que tu veux ?
Oh, chéri, je te jure...
Tourne-toi.
Quoi ?
Tourne-toi.
Quoi ?
Tu fais quoi, lĂ ?
Je te donne ce que tu veux.
Tu crois que c'est ce que je veux ?
Il semblerait. C'est toi qui as lancé ce jeu.
Tu sais quoi ? J'ai plus envie de jouer.
Mais avec lui, tu veux bien ?
Tu sais qu'il ne s'agit pas de Will.
Tu voulais du spectacle, je t'en ai donné.
Puisque tu veux me surveiller tout le temps.
Ne fais pas comme si c'était la premiÚre fois que je te regardais.
C'était il y a longtemps. Les choses ont changé.
-On a changé. -On s'en fout, de tout ça.
-Je veux juste retrouver ma femme. -Oui, je sais.
-Ă tes conditions, pas vrai ? -Et tu me veux aux tiennes, Jax.
Je t'avais bien dit qu'il nous fallait une thérapie de couple.
-Ou on peut se parler entre nous. -Je t'en prie.
Non, tu veux engager quelqu'un et le payer tout ce blé
pour me dire ce que je sais déjà .
C'est ça, Lewis. Toi, tu as toutes les réponses.
Parce que t'es un petit malin qui sait tout sur tout.
-Merde, Lewis. -Jax ! Jax ! Jax ! Jax ! Jax !
On peut recommencer à zéro ?
Il est tard. Tu dois retourner voir les enfants.
Tout est bon pour m'éjecter, hein ?
C'est toi qui es parti.
Que fais-tu lĂ ? Je vous ai dit de rentrer tard.
On s'est bien amusés... un certain temps.
Vous vous ĂȘtes disputĂ©s ?
Je ne veux pas en parler.
Mais merci encore, Lu.
Qu'y a-t-il ? Les enfants vont bien ?
Oui, tout le monde va bien.
Je voulais juste savoir ce qui t'arrive.
Lewis et moi avons discuté. On s'inquiÚte pour toi.
Il fait de son mieux pour que ça marche.
Et moi pas ?
On ne dirait pas.
Tu as un homme bien qui t'aime.
Quoi qu'il ait fait ou pas fait, ça peut ĂȘtre pardonnĂ©, non ?
Dis-moi une chose, maman.
Pourquoi Ă chaque fois que tu parles de mon couple,
on dirait que tu représentes Lewis ?
Tu ne t'es jamais demandé
si ce n'était pas dur pour moi aussi ?
Ou as-tu tellement l'habitude de défendre les hommes
que ça ne t'a jamais traversé l'esprit ?
Je t'ai juste dit que j'étais venue parce que je m'inquiétais pour toi.
Parfois, tu fais comme si je n'étais pas une bonne mÚre.
Maman, tu sais que je ne pense pas ça.
Tu es mon seul enfant. Je ne veux que ton bien.
Je sais, maman.
Je suis désolée.
Il est tard, alors...
D'accord.
Si tu as besoin que je garde les enfants, dis-le-moi.
-D'accord. -D'accord. Bonne nuit.
Bonne nuit.
Je vais au tribunal pour l'affaire Rydell.
Des nouvelles de Mike ou de la police sur Kaleesha ?
Tu me le demandes en tant que collĂšgue ou co-avocate ?
Je te le demande en tant que citoyenne curieuse.
Il n'y a pas d'affaire.
La police enquĂȘte toujours, il n'y a rien Ă faire.
Ils ont dit à Brayden de les prévenir
s'il prĂ©voit de quitter le pays ou l'Ătat.
Ce n'est pas bon signe.
Tu crois qu'il sera inculpé ?
Je n'y ai pas réfléchi.
Jax.
Quoi ? C'est vrai.
Mais puisque tu le demandes, je crois que oui.
-Mais c'est une erreur. -Pourquoi ?
La police, le bureau du procureur,
tout le monde a jugé trop vite.
C'est affreux pour Brayden, mais plutĂŽt excitant
pour une avocate pénaliste.
Tu es tordue.
Mais je ne fais pas trop confiance Ă Brayden.
Je crois qu'il nous cache quelque chose Ă propos de Kaleesha.
C'est une chose d'ĂȘtre un meurtrier, et une autre d'ĂȘtre un menteur.
Et s'il était les deux ?
L'un est un crime qu'on a juré de défendre.
L'autre est répugnant.
-Elle s'appelle Emily Endris. -Emily ?
Pas une noire, j'imagine.
Effectivement.
Mais c'est une formidable défenseure des victimes et une vraie alliée.
On a travaillé ensemble à l'aide juridictionnelle.
Elle veut bien vous aider,
et elle vous contactera dans la journée.
Je ne vous imagine pas commise d'office.
Quand on l'est, c'est pour toujours.
J'imagine.
J'aimerais faire plus, Fallon, mais...
Vous en avez fait plus qu'assez.
Merci. Je vous suis trĂšs reconnaissante.
Je vous en prie.
Je sais que votre cabinet l'aide,
mais je suis ravie de voir que vous ĂȘtes du bon cĂŽtĂ©.
J'en ai assez des femmes noires protégeant des hommes noirs indignes.
Comme je suis d'accord.
Tenez-moi au courant de la suite.
-Bonjour. -Bonjour.
-Merci pour le texto. -Merci d'ĂȘtre venu.
-J'avais une pause au tribunal... -C'est sûr.
Prenez ce que vous voulez. Je vous invite.
-Un café noir avec du lait. -Quel genre de lait ?
Du lait normal ?
On a du lait d'amande, de chanvre, de coco...
-Laissez tomber. Noir, ça ira. -Quelle torréfaction ?
Ăa veut dire quoi ?
Grillé, moyennement grillé, infusé à froid, flat white...
Un Americano au lait d'amande pour lui et un thé vert pour moi.
Il faut remplir un questionnaire pour avoir un café ?
Elle en faisait des tonnes. Elle vous comprenait trĂšs bien.
Quand ĂȘtes-vous allĂ©e Ă la plage pour la derniĂšre fois ?
On peut s'asseoir un peu ?
Oh, non, non, non. Non, vous voyez cette tenue ?
Oui. D'oĂč cette couverture.
Ăcoutez, je...
Je sais que vous avez dit que vous ne me pardonneriez pas.
Je n'aurais pas dû dire ça et je...
Ăcoutez-moi jusqu'au bout.
Le soir oĂč j'ai dĂ©cidĂ© d'avouer le crime,
je lisais un livre, et l'auteur...
parlait du sable qui s'écoulait des mains d'une femme.
J'ai commencé à avoir une crise d'angoisse en réalisant
que je ne me rappelais mĂȘme pas de ma derniĂšre balade Ă la plage.
Merde. Je ne sais mĂȘme pas nager.
J'étais dans ma cellule
et j'ai rĂ©alisĂ© que j'allais peut-ĂȘtre mourir
sans avoir eu l'occasion de voir cet endroit situé à moins de 15 km.
C'est absurde, non ? Je veux dire...
Bref, j'ai juste...
Sachez que c'est l'une des raisons
pour lesquelles j'ai avoué ce crime.
Je pouvais rester en prison et rĂȘver Ă la vie que je pourrais avoir,
ou la vivre vraiment.
C'est juste que...
Damon, perdre votre procĂšs...
ça m'a anéantie.
C'est ce qui m'a fait démissionner de l'aide juridictionnelle.
Je venais travailler pleine de passion,
en me préparant à me faire écraser,
sachant que personne...
ne se battait pour éviter la prison à des gens comme vous.
Je ne voulais pas que vous compromettiez votre dignité
pour avoir une seconde chance.
Vous méritez mieux que ça.
Merci.
Ăa me touche profondĂ©ment de vous entendre dire ça.
Je ne voudrais pas que vous le preniez personnellement
aprĂšs vous ĂȘtre tant battue pour moi.
Personne ne s'était jamais battu pour moi comme vous l'avez fait.
Merci. Mais c'était mon travail.
Non, ce n'Ă©tait pas votre travail. Vous ĂȘtes comme ça.
La loi n'a pas été créée pour nous.
Elle est faite pour qu'on perde.
Mais vous ?
Vous ĂȘtes faite pour gagner, Jax.
Je ne déteste pas le joueur. Je dis : "J'emmerde le jeu."
Oui.
J'ai toujours adoré les...
bonnes références sportives.
C'est gentil.
Je suis content que vous soyez heureuse.
Oui.
Moi aussi.
Il faut que j'y aille.
C'est sûr. Oui.
Merci.
Je vais rester un peu ici
avant de retourner au garage.
Vous devriez apprendre Ă nager, vous savez.
C'est trĂšs amusant.
Je l'ajoute Ă ma liste.
D'autres suggestions ?
Je vais y réfléchir.
-Vous promettez ? -Oui.
D'ajouter ça à la liste des choses auxquelles je dois réfléchir.
AllĂŽ ?
Avez-vous violé Khaleesha ?
-Quoi ? -Vous m'avez entendue.
Non, je ne l'ai pas violée.
Vous en ĂȘtes sĂ»r ?
On a fait l'amour la veille de la signature de l'accord,
et c'était consenti.
Pourquoi coucher avec moi si je l'avais violée ?
Les victimes ont plus souvent qu'on ne pense des relations intimes
avec leur agresseur aprĂšs une agression sexuelle.
-Vraiment ? -Oui, vraiment.
Je vous repose la question : avez-vous violé Kaleesha ?
Que dois-je dire ?
La vérité.
Ma vérité ?
Non.
Mais apparemment, pour elle, oui, alors franchement, je n'en sais rien.
Je sais juste qu'elle est morte
et que j'ai l'air coupable d'un crime dont je suis innocent.
Contente ?
Oui.
Je vous prends comme client.
Vous ĂȘtes sĂ©rieuse ?
AprÚs tout ça ?
Pourquoi ce revirement ?
Je me réserve le droit de changer d'avis.
C'est une leçon sur le consentement, monsieur Miller.
Et, que vous le sachiez ou non,
vous avez besoin de moi.
-Salut. -Salut.
Ăa a Ă©tĂ©, au tribunal ?
Je sais que tu es contente que l'affaire Ragdoll soit finie.
J'ai perdu.
Je rigole.
J'ai gagné, évidemment.
Et oui, je suis trĂšs contente, d'autant qu'on a un nouveau client.
Laisse-moi deviner.
Brayden Miller.
Regarde-moi ça, tu anticipes mes besoins.
Ăa, c'est une bonne assistante. Tu sais Ă quel point tu es douĂ©e ?
Brayden est excité que tu sois dans l'équipe.
"Excité" ?
C'est comme ça qu'il le dit.
Et on est prĂȘts pour l'interrogatoire de Brayden avec la police ce soir.
Attends. Quoi ?
L'inspecteur Charles a appelé pour organiser un interrogatoire.
Au moins, cette fois, il a fait ça bien.
Non, Rich, Brayden ne doit pas parler Ă la police.
C'est déjà arrangé.
Tu as négocié un interrogatoire discret ?
Une entrée privée en pleine nuit ?
Si la police sait qu'il vient, la presse le sait aussi.
Il va y avoir une tempĂȘte mĂ©diatique.
Bon, écoute. Allons le chercher chez lui,
et on le briefera en allant au poste.
Il n'y est pas. J'en viens.
Alors oĂč est-il ?
Je lui ai dit de nous y rejoindre, mais il n'a pas répondu.
Il faut le trouver. Allez, on y va.
Phil, c'est ça ?
Oui.
Jax, Rich.
-Vous avez vu Brayden ? -Il n'est pas venu aujourd'hui.
Il avait besoin d'un jour de congé, a-t-il dit. Je le comprends.
-Daniel, tu as trouvé Brayden ? -Oui.
Il est Ă l'autre bout de la ville. Je t'envoie l'adresse.
On doit ĂȘtre au poste dans combien de temps ?
Une heure.
Vas-y si on est en retard. Je vais parler Ă Brayden.
Inspecteur Charles.
Je voulais vous dire qu'on risque d'avoir un peu de retard.
M. Miller n'essaierait pas de s'enfuir ?
Ăa vous plairait bien, pas vrai ?
S'il ne peut pas répondre à quelques questions, ce sera trÚs révélateur.
Alors, heureusement qu'il ne s'enfuit pas.
On a juste besoin d'un court délai de grùce. On sera là bientÎt.
Monsieur Miller.
Cette association part du mauvais pied.
Vous deviez aller au poste de police.
Ăa fait mauvais genre d'ĂȘtre en retard.
Les gens pourraient se faire des idées.
Ils se sont déjà fait une opinion sur moi.
Peu importe ce que pensent les gens. Seule compte la loi.
Vous croyez que je l'ai tuée ?
Peu m'importe également.
Que faisons-nous ici ?
J'y viens pour réfléchir.
Je ne me suis jamais mis au golf. Ăa avait l'air si...
convenu, banal.
Je n'aime pas ĂȘtre prĂ©visible.
Manifestement. Vous ĂȘtes douĂ©.
Je me débrouille.
Mais mon petit frĂšre ?
C'Ă©tait une bĂȘte.
Il avait le talent et la taille nécessaires.
On m'appelait Spud Webb
pour ma vitesse et mon tir en suspension.
Il avait cinq ans de moins que moi, alors j'ai dĂ» m'occuper de lui.
Il voulait toujours venir au terrain.
Il y passait des heures.
Jusqu'au jour oĂč une balle perdue l'a atteint au cou et l'a tuĂ©.
Je l'ai tenu dans mes bras en attendant l'ambulance,
mais au lieu de ça, j'ai fini...
par le regarder mourir.
Je suis désolée. Je ne savais pas.
Je sais que c'est un cliché pour un noir qui a réussi
d'épouser une blanche.
Mais Sarah était avec moi quand j'étais fauché.
C'est une épouse formidable.
Une mĂšre formidable.
Mais vous étiez amoureux de Khaleesha.
Oui.
J'étais amoureux d'elle.
Vous est-il dĂ©jĂ arrivĂ© d'ĂȘtre complĂštement...
enivrée par quelqu'un ?
Ăa craint.
Je n'aurais pas dĂ» y aller ce soir-lĂ .
Je suis retombé amoureux d'elle.
Ăcoutez-moi bien.
Je me battrai pour vous, mais fuir n'est pas la solution.
On doit aller au poste de police et reprendre le scénario en main.
Ravi que vous ayez changé d'avis.
Moi non plus, je n'aime pas ĂȘtre prĂ©visible.
Monsieur Miller.
-Monsieur Miller. -Vous avez un alibi ?
-Monsieur Miller. -Monsieur Miller.
M. Miller est venu aider la police
par souci pour son amie et employée.
Mais la police a manifestement ses propres objectifs :
faire immédiatement de ce pilier de la communauté un suspect,
pas parce qu'il y a une raison de le soupçonner,
mais pour des raisons n'ayant rien Ă voir avec les faits.
Et je crois que nous connaissons tous ces raisons.
Inutile d'énoncer des évidences.
Ă chaque fois, c'est la mĂȘme histoire.
Mais notre cabinet s'est engagé à veiller
à ce que l'histoire de M. Miller ait un autre dénouement,
basé sur des preuves concrÚtes et des précédents.
Parce qu'en fin de compte,
notre systÚme judiciaire repose sur la présomption d'innocence,
et non de culpabilité.
C'est tout ce qui compte.
Quelle garce.
Sous-titres : Mireille Janquin
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