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Des siècles durant, la Palestine est un coin paisible
de l'Empire ottoman,
comptant une toute petite communauté juive.
Puis en 1897,
la toute première conférence de l'Organisation sioniste mondiale
se tient en Suisse.
Des milliers de personnes quittent l'Europe,
déterminées à bâtir Israël ici,
sur la Terre promise.
Pendant la Grande Guerre,
les Ottomans sont des alliés de l'Allemagne.
En 1917,
les troupes britanniques se frayent un chemin à travers Gaza,
et en décembre,
le général Allenby les mène à Jérusalem.
Le traité de Versailles
donne le contrôle de la Palestine aux Britanniques.
Le premier haut-commissaire est Sir Herbert Samuel,
un Juif et un sioniste.
Avant la fin des années 1920,
une centaine de milliers de Juifs arrivent en Palestine.
Ma mère,
mon frère David et moi sommes trois d'entre eux.
Les Arabes protestent.
À Hébron, plus de 60 Juifs sont tués.
C'est terrible.
La réponse britannique consiste à envoyer 500 nouvelles recrues
aux forces de police de Palestine.
Les tactiques...
Parmi elles se trouvent Tom Wilkin
et Geoffrey Morton.
Morton est affecté à Jénine, au nord,
pour maintenir l'ordre chez les Arabes.
Wilkin est envoyé à Tel-Aviv,
une ville nouvelle, entièrement juive,
bâtie sur la côte méditerranéenne.
En 1935,
60 000 nouveaux immigrants juifs arrivent.
Nous sommes maintenant un demi-million en Palestine.
C'est le début du soulèvement des Arabes.
Les Arabes rebelles rendent la tâche ardue aux forces britanniques
Le terrorisme tourne à la révolte en Palestine.
Les soldats et la police britanniques se heurtent à une forte opposition.
Les Arabes coupables de crimes contre l'autorité
sont détenus derrière des barbelés.
Dans ce contexte malheureux, ces camps sont inévitables.
Quand la rébellion prendra fin, la justice pourra être plus clémente.
Au cours de l'été 1938,
des Arabes attaquent un convoi juif
près de la colonie de Rosh Pina en Galilée,
faisant six victimes.
Shlomo Ben-Yosef décide de les venger.
Le voilà.
Tenez-vous prêts.
Maintenant !
Lance la grenade !
Passe-la-moi.
Fuyez !
On s'en va !
L'attaque est un échec.
Personne n'est tué.
Pourtant, les Britanniques le condamnent à la peine de mort.
Shlomo Ben-Yosef.
Au revoir.
Shlomo devient un martyr de sa cause.
Face à tous les obstacles et les ennemis
L'âme et le sang ne comptent pas
Au nom de la gloire cachée
Mourir ou conquérir la colline
Yodfat, Massada, Betar
Je meurs sans regrets.
Je suis fier de mourir pour l'Irgoun,
je suis fier de mourir pour la terre d'Israël.
Vive notre chef Jabotinsky !
Shlomo était membre d'une petite organisation clandestine,
l'Irgoun.
Son dirigeant à Tel-Aviv est un poète
et un révolutionnaire du nom d'Avraham Stern.
"L'un des meilleurs fils de la nation
"ayant immigré en Palestine pour bâtir le royaume d'Israël
"a été mené au gibet et son sang a coulé."
À l'époque, seule une petite minorité de Juifs à Tel-Aviv
soutiennent l'Irgoun.
La plupart d'entre nous se considèrent comme ouverts,
modernes et libres penseurs.
Tiens, Ezra.
C'est quoi ?
L'article sur le logement des nouveaux immigrants, pour demain.
Ce n'est pas pressé.
Je dois filer.
Et s'il est nul ? Tu veux que je le corrige ?
Si tu veux.
Tu vas où ?
- À une soirée. - Encore ?
Oui, "encore".
C'est bon pour le travail, il y aura des pontes.
Je ne suis pas invité ?
C'est chez Efraim Ilin.
Ilin ? Je vois pourquoi tu ne voulais pas m'en parler.
Pourquoi tu y vas ? Tu sais qu'il finance l'Irgoun.
"Soyez proches de vos amis, plus encore de vos ennemis."
Méfie-toi, Shoshana. N'oublie pas qui est qui.
Je sais pouvoir compter sur toi pour me le rappeler.
Toi, là-bas ! Viens ici.
- Quoi ? - Oui, toi.
C'est quoi ?
- C'est pour Shlomo Ben-Yosef. - Quoi ?
Pendu pour avoir voulu bâtir notre pays.
Ça revient à soutenir ces fascistes.
- Mais... - Retire-le ou sors de ce bureau !
C'est pour moi.
Qui est-ce ?
Juste un ami.
- C'est une lettre de ton frère. - Comment va-t-il ?
Tu connais David, il râle après la nourriture, la chaleur et l'ennui.
Tu seras en retard ?
Possible. Ne t'inquiète pas si je le suis.
Bonjour.
Bonsoir.
Bonsoir, Tom.
Pourquoi je m'inquiéterais ?
- Tu as révisé ton hébreu ? - Pour t'impressionner.
Merci, je suis flattée.
Et ça me servira pour le travail.
Ne gâche pas le compliment.
M. Thomas Wilkin, bienvenue.
Je me demandais si vous viendriez, vu le contexte.
Suis-je encore bienvenu ?
Bien sûr. Et merci pour cette amie ravissante.
Voici Mlle Borochov.
Je connais Shoshana.
Elle est connue dans tout Tel-Aviv pour sa beauté.
Ainsi que pour sa passion.
Passion politique, j'entends.
Je ne te savais pas si célèbre.
Aucun mérite. Tout le monde se connaît à Tel-Aviv.
Exact, c'est une petite ville.
Mais qui grandit de jour en jour.
De bateau en bateau.
Très jolie robe.
Merci.
M. Wilkin, il existe une ville, en banlieue, appelée Borochov,
en hommage à Shoshana.
En hommage à mon père.
Un pionnier du sionisme, un héros.
Et un socialiste.
S'il était ici, il vous haïrait. Et vous de même.
Peut-être bien.
Amusez-vous bien.
Merci de l'invitation.
- C'est qui, là-bas ? - Ralph Cairns, mon chef.
- Il a l'air impitoyable. - Non, ça va.
Là-bas, c'est le chef de la Haganah à Tel-Aviv.
Et là, le chef du renseignement de l'Irgoun à Tel-Aviv.
Tu es venu pour ça ?
Pour espionner tout le monde ?
Pas du tout.
Je suis venu danser.
Avec toi.
Tant mieux.
Elle ne laisse pas indifférent.
En effet, monsieur.
Certaines de ces Juives me font regretter d'être marié.
J'y vais. J'ai promis d'être rentré pour 22 h.
Bonsoir.
- On se voit demain ? - Non, je pars pour Jénine.
Bon voyage.
Bonsoir.
Robert Chambers, Shoshana Borochov.
Robert a besoin de rire, il revient d'Acre.
Qu'y faisiez-vous ?
J'ai assisté à l'exécution de Ben-Yosef pour le haut-commissaire.
Sombre affaire.
Le nouveau haut-commissaire serait encore pire que le précédent.
- Dans quel sens ? - Encore plus pro-arabe.
On pend des Arabes tous les mois. On y assiste aussi parfois.
C'est votre conception de l'équité ?
- Vous soutenez les terroristes ? - Bien sûr que non.
Mais pendre Ben-Yosef ne fera qu'empirer la situation.
Je suis bien d'accord.
Malheureusement, je ne fais pas les lois.
Mais vous les appliquez.
Je peux venir chez toi, si tu veux.
Vraiment ?
Oui.
Ma mère dort déjà.
Tu m'espionnes ?
Ce serait peine perdue.
Tu vis ici depuis longtemps ?
- Depuis trois ans. - Ici ?
On dirait que tu as loué pour une semaine.
Aucune photo de chez toi, de ta famille.
Quel homme mystérieux...
Je dois y aller.
Je ne peux pas aller au travail dans cette tenue.
Au revoir.
Soyez maudits ! Vous étiez où ?
Vous arrivez toujours trop tard !
N'approchez pas.
S'il vous plaît, reculez.
Brancardier !
- Monsieur. - Le bilan ?
Plus de 20 morts et de 50 blessés.
- Un carnage. - Et le coupable ?
Personne n'a rien vu. Le mardi, il y a foule.
Barrez tous les accès au marché et au port.
"L'Irgoun revendique les récents actes de guerre
"qui ont pour but de prouver que la résistance juive,
"représentant le peuple hébreu,
"n'abandonnera pas sa terre natale aux étrangers."
Voici le commandant adjoint Geoffrey Morton.
Ah, Morton.
Enchanté.
Bienvenue à Jénine.
Vous avez été bien occupé avec les Arabes, paraît-il.
Oui, on atteint le sommet du triangle de la terreur.
À Jérusalem, nous sommes impressionnés par vos résultats.
Merci, mais nous n'avons pas terminé.
- Ça a parfois dû être difficile. - Pas tant que ça.
Les Arabes visent mal, fort heureusement.
On intervient ce soir, si vous voulez vous joindre à nous.
Eh bien, je suis sûr que ça intéressera Robert.
N'est-ce pas ?
Assurément.
Merci.
Caporal Harrison !
C'est votre informateur ?
- Oui, chef. - Dans le camion C.
- À l'abri des regards. - Oui, chef.
Allez, sergent.
Il faut arriver avant l'aube.
Pour l'effet de surprise.
- On se voit là-bas. - À tout à l'heure.
Merci.
Bonjour.
C'est parti !
Ouvrez cette porte immédiatement !
On sait que vous êtes là ! Dehors, et vite !
Sortez ! On sait que vous êtes là !
Allez, avancez !
Allez, avancez !
- Assis ! - À terre !
Tout le monde à terre ! Asseyez-vous.
Lequel est Abu Halim ?
Là, avec la veste noire.
Je sais que vous avez des armes.
Et que vous les avez utilisées contre nous.
Remettez-les-nous immédiatement ou vous serez punis.
- Amenez-moi cet homme. - Oui, chef.
Allez, relevez-le.
- Allez, levez-le. - Debout.
Allez. À genoux.
Ton nom ?
Abu Halim.
Je sais que tu caches des armes ici.
C'est un crime en Palestine.
Si tu ne les remets pas maintenant, tu seras exécuté.
Es-tu prêt, Abu Halim, à nous remettre les armes ?
Je ne sais rien.
Je condamne Abu Halim à la peine de mort
pour possession d'armes illégales.
Si tu ne nous remets pas les armes,
ce sera le sort de tous tes hommes.
- Emmenez-le. - Oui, chef.
Relevez-le.
Allez.
Vite.
À genoux.
Bâillonnez-le. Le pistolet, sergent.
Allez-vous nous remettre les armes, maintenant ?
- Prenez-en un autre. - Oui, chef.
Toi.
Oui, nous avons des armes. Nous allons vous les remettre.
Très bien.
Beau travail, sergent.
Un village de Palestine a été dynamité,
un exemple de mesure draconienne pour éradiquer le terrorisme.
Des tirs ont visé les troupes britanniques depuis Mi'ar.
Les villageois ayant refusé de livrer coupables ou armes,
il s'agit de représailles.
Faites-les monter dans le camion.
Allez, dépêchez.
- Beau travail. - Merci, monsieur.
Montrez-leur donc que leur chef est en vie.
Nous constatons une sophistication technologique croissante
des dispositifs explosifs utilisés.
Des bombes sont fabriquées dans tout le pays,
mais les plus sophistiquées
sont assemblées par un homme, ici à Tel-Aviv.
Arieh Yitzhaki.
Tout est prêt.
Le détonateur est ici.
Je vais t'aider.
Une voiture va passer et ça explosera.
Bonne chance.
"Nos hommes ont placé une bombe près du camp de Schneller.
"Six Arabes sont morts, huit ont été blessés.
"Le même jour, une bombe,
"placée par nos soins, a explosé dans une maison centrale
"du quartier arabe Wadi Salib de Haïfa.
"Trois Arabes ont été tués, et sept, blessés.
"À 9 h 15,
"deux mines ont explosé sur la voie ferrée
entre Acre et Haïfa.
"Deux Arabes sont morts,
"et 18 ont été blessés.
"Aucun Juif ne se trouvait à bord."
Un verre, ça te dit ?
Certainement.
Super.
Bonjour.
- Shoshana ! - Que fais-tu là ?
Shlomo, Shoshana. Shoshana, Shlomo.
- Bonjour. - Bonjour.
Tu bois un verre ?
Je viens voir Ezra. Vous vous joignez à nous ?
Oui, on va venir.
À tout à l'heure.
Alors, un autre verre ?
Je dois rentrer aider à coucher les enfants.
Je suis fatiguée.
- Une bière ? - Non, merci.
Plutôt un martini.
Un martini.
- Je vous apporte ça. - Merci.
Quel bazar.
La situation dégénère.
Malgré leur zèle, les Britanniques ne peuvent pas diriger le pays.
Je l'ai toujours dit.
Il reste une place ?
Voici Tom.
- Bonjour. - Salut.
Bonjour. Moi, c'est Ruth.
- Enchanté. - De même.
- Tu es le policier ? - C'est bien moi.
- Comment ça se passe ? - Très bien.
Je n'en doute pas.
Tu es Ezra, un collègue de Shoshana, j'ai entendu parler de toi.
On parlait des attentats.
- Parlons d'autre chose. - De quoi veux-tu parler ?
Du dîner, j'ai faim !
Je dois y aller.
Reste dormir.
Je ne peux pas. Je pars en Galilée demain matin.
Pourquoi ?
Il y a un nouveau kibboutz.
Je fais partie d'un groupe de défense.
J'y vais juste quelques jours.
Tu ne m'as rien dit ?
J'ignorais ce que tu penserais.
De chanter faux des chants idéalistes autour du feu ?
Ne sois pas cynique.
Ça ne te va pas.
Et puis, je chante bien.
Ça pose problème ?
Je ne crois pas.
Vous avez des armes, dans ton groupe de défense ?
La possession d'armes pour les Juifs est illégale, inspecteur Wilkin.
- Tu es une bonne tireuse ? - Oui.
Très bonne.
Il y a une fête pour l'anniversaire du roi, samedi.
- Il sera là ? - Non.
Dans ce cas, je viendrai.
Tu en veux ?
Tu parles hébreu ?
On est arrivés la semaine dernière.
On apprend.
Vous êtes d'où ?
De Kiev.
Tu te plais ici ?
Oui.
Vous verrez, c'est facile. Un jeu d'enfant.
On se plaît beaucoup ici.
Tant mieux.
D'après Ezra, tu es amoureuse ?
Merci, Ezra.
C'est la vérité.
Un sacré bon parti, ton Anglais.
Merci, il me plaît.
Il sait que tu es là ?
Oui.
Méfie-toi.
Ne le sous-estime pas.
Ne t'en fais pas.
Il est difficile de distinguer l'araignée de la mouche.
L'analogie n'est pas très flatteuse. Ni pour lui ni pour moi.
Positionnez-vous au sol.
Chargez !
Je suis vraiment nul.
- Tu veux de l'aide ? - Oui.
Regarde.
Merci.
Appuie la crosse contre ton épaule.
Feu !
C'est en Russie.
Là, c'est David et Shoshana.
Sur le poney, c'est une jolie photo.
- Très mignons. - Oui.
Tu n'ennuies pas Tom, si ?
- J'espère que non. - Pas du tout, c'est fascinant.
Ta famille est plus captivante que la mienne.
Peut-être trop captivante.
Ta mère m'a montré la photo de ton père adolescent.
Oui. La politique était toute sa vie.
La politique l'a tué.
Il est retourné en Russie après la révolution, il y est mort.
- Je suis désolé. - C'était un idéaliste.
Pour lui, les ouvriers juifs et arabes
créeraient ensemble un nouvel État ici.
Il était aussi très têtu.
C'est de famille.
Il doit te manquer.
J'étais très jeune, à sa mort. Je m'en souviens peu.
Il faut y aller, on va être en retard.
Et le dîner ? Vous voulez manger ?
- Enchanté. - De même.
On va être en retard.
Ça va aller ?
- Où est la voiture ? - Je suis garé là.
- Je vais t'ouvrir. - Non.
- Sûre ? - Ça va.
- Bonsoir, vous vous connaissez ? - Oui.
Tom Wilkin, Geoffrey Morton.
On a été formés ensemble au mont Scopus à l'arrivée.
Ça remonte. La soirée vous plaît ?
Ça change de Jénine.
Je suis surpris du nombre de Juifs présents.
Pourquoi ?
Ils semblent si sérieux. Je ne les savais pas danseurs.
Geoffrey a fait un travail brillant avec les Arabes.
C'est vrai ?
On pourrait appliquer certaines méthodes aux Juifs.
Non, la situation est différente.
Peu importe qu'un assassin soit arabe ou juif,
il faut faire respecter la loi.
Excusez-moi, je dois aller danser avec une Juive.
Bonsoir, Tom.
Il est susceptible, non ?
Tom, voici M. Eisner,
chef du renseignement des agents juifs.
Enchanté. J'ai beaucoup entendu parler de vous.
Je suis flatté, enfin j'espère.
Je disais à M. Eisner de se détendre et de s'amuser.
C'est une fête, pas une réunion politique.
La frontière est parfois floue, en Palestine.
Vous avez raison, M. Wilkin.
Je vais me resservir pour me mettre dans l'ambiance.
Je vous prie de m'excuser.
Dansons, ça évitera de devoir parler à ces gens.
Merci.
Entrez.
Il y a eu une explosion rue Lilienblum.
- Appelle Cairns. - Oui, chef.
Il y a du monde à l'intérieur ?
Un homme dans l'appartement, l'auteur présumé de l'explosion.
Restez ici.
Que personne n'entre dans l'immeuble.
Oui, monsieur.
Votre nom ?
Mort.
Mon nom est Mort.
Vous êtes Arieh Yitzhaki, pas vrai ?
Arieh, dites-nous où est Stern.
Sauvez la vie d'innocents qu'il va tuer.
Écoutez-moi, c'est votre dernière chance
de vous racheter avant d'affronter votre Dieu.
Où est Stern ?
Bon, ça en fait toujours un de moins.
Il m'a semblé être suivi. J'ai dû faire un détour.
Ils t'attendent.
On a perdu Arieh.
Et aussi des explosifs et du matériel.
Faisons profil bas un moment.
Regarde-moi, Aaron.
Tu crois qu'on devrait renoncer ?
Quelqu'un ici pense qu'on devrait renoncer ?
Bien.
On doit relever la tête.
Et pour Arieh Yitzhaki,
on doit contre-attaquer en force et sans pitié.
On n'en a pas les moyens.
Ils ne doivent pas prendre l'avantage propagandaire.
- Ils croient nous battre. - C'est le cas.
Pourquoi ?
Car Arieh est mort ?
Tu vas mourir.
Toi aussi et toi aussi.
Mais peu importe, on se bat pour quelque chose de plus grand.
Tu es avec nous ou pas ?
Je suis avec vous.
Ils ont arrêté Benjamin Zeroni à Jérusalem.
- J'y vais. - Comment ?
Il conduisait une voiture utilisée pour un braquage.
Bonne chance.
Merci, sergent Hughes.
Lâchez-moi ! Lâchez-moi !
Lâchez-moi !
Maintenez-lui les bras !
Allongez-le ! Il nous échappe !
Tenez-lui les jambes !
On peut vous garder aussi longtemps que ça nous chante.
Le seul moyen que ça s'arrête est de répondre à nos questions.
Où est Stern ?
Allez vous faire voir.
Sergent Hughes.
Où est Stern ?
Allez vous faire voir.
- Bonjour, Nabil. - Bonjour.
- Et voilà. - Parfait.
Merci.
On va leur pardonner combien de temps ?
Ces révisionnistes sont des fascistes.
Regardez le Betar avec leurs uniformes stupides.
On dirait les chemises brunes.
Jabotinsky admire Mussolini.
Il faut coopérer avec les Britanniques.
Ils nous préfèrent les Arabes.
On est de meilleurs alliés.
S'ils tiennent leur promesse de foyer national juif,
on sera de bien meilleurs alliés que les Arabes.
Ils ont eu 20 ans pour le faire. Pourquoi ils s'y mettraient ?
Car on est plus nombreux.
Quand ils verront qu'on finira par gagner,
ils nous soutiendront.
- Bonjour. - Bonjour.
Ça va ?
Cairns est mort.
Que s'est-il passé ?
Il a été assassiné par une mine.
Mes condoléances.
Merci, Ezra.
On exècre ces tueries autant que vous.
Absurdes et insensées.
Ça me donne envie de m'excuser au nom de nous tous.
Merci.
À Ralph Cairns.
"L'homme né d'une femme n'a que peu de temps à vivre
"et est empli de tourments.
"Il surgit et est coupé comme une fleur.
"Il fuit, telle une ombre, ne restant jamais en un seul séjour.
"Au milieu de la vie, nous sommes dans la mort."
- Je peux vous voir dans mon bureau ? - Bien sûr.
À midi ? Ne soyez pas en retard.
Bien, monsieur.
M. le pasteur ?
Je tenais à vous remercier chaleureusement.
C'est très gentil à vous.
- Très belle cérémonie. - C'est normal.
- Je suis désolé. - Ce n'est rien.
J'ai une réunion, si tu veux bien rentrer seule à l'hôtel.
Bien sûr.
Oui, entrez.
Merci d'être venu.
Vous vous rappelez G. Morton de Jénine ?
Bien entendu.
Asseyez-vous.
Navré de devoir aller droit au fait.
Ainsi, Tom,
tout le monde s'inquiète de voir la situation nous échapper à Tel-Aviv.
L'Irgoun semble pouvoir agir en toute impunité.
Le haut-commissaire veut voir appliquées
les leçons tirées des révoltes arabes.
Geoffrey va être nommé
à la tête du CID de Tel-Aviv.
Vous serez sous ses ordres.
Je vois.
Votre aide sera précieuse.
Assurément.
Vous avez de nombreuses relations, paraît-il.
C'est à espérer. Je vis à Tel-Aviv depuis 1932.
Ce n'est pas rien.
- Comment ça s'est passé ? - Mal.
Pourquoi ?
Morton va remplacer Ralph.
Il ne connaît rien de Tel-Aviv.
- Pourquoi ils ne t'ont pas choisi ? - Je l'ignore.
Tu connais tout le monde.
Justement, ils préfèrent peut-être quelqu'un
qui ne connaît rien ni personne.
Tu as l'intention de te soûler ?
Ça va aller.
Elle est plutôt simple.
Non, elle est magnifique.
Elle te va ?
Veux-tu m'épouser ?
C'est un "oui" ?
Je ne sais pas.
C'est compliqué pour moi.
C'est compliqué pour nous deux.
Ça le sera de plus en plus.
Laisse-moi réfléchir.
Bien sûr.
De ce côté, vous avez la Haganah de Tel-Aviv et Jérusalem,
favorable à un accord politique.
Ils veulent nous convaincre, pas nous tuer.
Ici, c'est l'Irgoun,
la principale organisation terroriste, dirigée par Stern et Ratziel.
N'est-ce pas déroutant d'autoriser un groupe à porter des armes,
mais d'arrêter l'autre car il fait exactement la même chose ?
Ne serait-ce pas plus clair et juste de dire qu'en cas d'infraction,
nous les poursuivrons ?
La plupart des Juifs d'ici soutiennent la Haganah.
La plupart des policiers en sont membres.
C'est peut-être là le problème, Wilkin.
À Jénine,
les informateurs m'ont été très utiles.
Non seulement car ils nous livraient des hommes,
mais aussi car ça leur sapait le moral,
ils se méfiaient les uns des autres.
Ça ne marcherait pas.
La résistance juive a une puissante idéologie.
On aura du mal à trouver un traître.
On a presque tous quelque chose à monnayer.
Un ami, un frère qu'on ne veut pas voir déporter,
des dettes qu'on ne peut payer,
un crime qu'on veut voir oublié ou pardonné.
Établissez-moi une liste d'informateurs potentiels.
Certainement.
Aucun officier juif ne doit être au courant de nos opérations.
Pourquoi ?
On doit partir du principe qu'ils sont compromis.
Suis-je assez clair ?
Oui, mon commandant.
Le nouveau chef n'a pas l'air de m'apprécier.
Rassure-toi, il n'a pas l'air d'apprécier qui que ce soit.
On va boire un verre ?
Non, je ne peux pas. J'emmène Shoshana au cinéma.
Le rapport de la commission attire l'attention sur Jérusalem
La conférence de Londres
dédiée à la question palestinienne s'est conclue.
Le gouvernement britannique a publié un nouveau livre blanc
imposant de strictes limites
à l'entrée d'immigrants juifs en Palestine.
Pas plus de 75 000 pour les cinq prochaines années.
Salauds !
Traîtres !
Menteurs !
Retournez dans votre pays ! Traîtres ! Menteurs !
Allez-vous-en !
J'ai cru que j'allais me faire lyncher.
Ce que vous faites est terrible.
Je ne fais rien.
Tu vois ce que je veux dire.
Tu sais ce qui se passe en Allemagne avec les nazis.
Où aller ? Partout on nous rejette.
Pourquoi arrêter notre immigration ici ?
Je suis d'accord avec toi.
Je vais rentrer dîner avec ma mère, elle se plaint toujours.
- D'accord, je te raccompagne. - Non, je t'en prie, ça ira.
On a vu ce que tu faisais.
Traînée !
Tu ne couches qu'avec les Anglais ?
Traîtresse !
Qu'est-ce qui ne va pas ?
On n'est pas assez bien pour toi ?
Hé, arrêtez-la !
Attrapez cette traînée au service des Anglais !
Tu vas où comme ça ?
Salut, tu es anglaise ?
Allez, fais-moi un bisou.
Regardez cette traînée au service des Anglais.
Qu'est-ce qui ne va pas ?
Regarde, Shoshana, ton frère est rentré.
Bonsoir, David.
Bonsoir, Shoshana.
Tu étais passée où ?
Maman s'inquiétait.
Elle s'inquiète pour toi aussi.
Tu lui manques.
Tu étais avec le policier ?
Tu es venu pour ça ? Il est là pour ça ?
Ne vous disputez pas.
Tu sais ce qui est arrivé à la fille des Bloomstein ?
Je ne veux pas le savoir.
Ils l'ont attrapée,
ils l'ont frappée
et ils lui ont rasé la tête.
Juste pour avoir fréquenté un soldat britannique.
Comment tu le sais ?
Tu étais là ?
Tu me menaces ?
Je dis, en tant que chef de famille,
que tu trahis Israël et notre père.
Notre père aurait détesté votre Irgoun.
C'était un socialiste. Jabotinsky n'est qu'un fasciste.
Tu saisis la différence ?
Père voulait bâtir Israël.
Moi aussi, mais pas n'importe lequel.
Pas bâti sur la haine et la violence.
Il faut être prêt à se battre.
Regarde les Britanniques.
Je ne veux pas être comme eux.
On est venus ici pour bâtir un nouveau monde.
Dans lequel on serait tous libres de vivre ensemble.
Voilà ce que père croyait.
C'est toi, le traître, si tu penses autrement.
J'y vais.
Tu ne restes pas ?
Je t'écrirai.
- Je t'aime. - Moi aussi.
- Prends soin de toi. - Garde-la à l'œil.
Bonjour.
Te voilà, toi.
Beau travail.
Voici Lubinsky.
Et Aaron. C'est lui qui a tué Cairns.
- On les tient. - Qui ?
Heichman a été vu rue Aharonovitch rejoindre Stern.
Tous les dirigeants de l'Irgoun devraient y être.
Jabotinsky a prévu d'arriver en terre d'Israël
et de proclamer un gouvernement juif.
Il a prévenu les Polonais,
les Hongrois et les Roumains qu'ils devaient quitter l'Europe.
La police !
Allez, brûlez tous les documents.
Donnez-moi tout.
Brûlez-moi ça.
Brûlez tout.
Un instant.
- C'est bon ? - Oui.
Police, ouvrez !
- C'est bon ? - Oui.
Tout a brûlé.
Ouvrez.
Ouvrez cette porte ! Allez, ouvrez !
Mains en l'air ! À terre !
C'est qu'une réunion politique.
Fouillez tout.
Tout a brûlé.
Traître. Tu devrais avoir honte.
Moi, un traître ? C'est vous qui tuez femmes et enfants.
Tu le paieras.
- Je rédige le rapport. - Nom ?
Beau travail, Wilkin.
C'est Schiff qu'il faut remercier.
L'un de ses hommes a repéré Heichman.
- Beau travail, Schiff. - Merci, chef.
Vous êtes Avraham Stern, aussi connu sous le nom de Yaïr.
Vous êtes un partisan de Jabotinsky.
Vous êtes membre de Betar.
En tout cas de l'organisation illégale Irgoun Zvai Leumi.
Illégale selon qui ? L'Empire britannique.
Une puissance étrangère d'occupation.
Je nie votre droit à décider
ce qui est légal sur la terre d'Israël.
- Vous êtes un étranger ici. - C'est ma patrie.
Quand êtes-vous arrivé en Palestine ?
Je suis arrivé en Israël en 1925.
Et où êtes-vous né ?
En Pologne.
"Nous sommes des soldats sans nom ni uniforme
"Encerclés de terreur et de mort"
Félicitations, votre hébreu est impressionnant.
La terreur et la mort, c'est ce que vous voulez ?
C'est une guerre. On ne peut livrer une guerre sans mort.
Vous terrorisez les gens.
Vous faites sauter des marchés, des bus, tuez femmes et enfants.
Il est temps pour la nation hébraïque de lutter comme les autres nations.
Ce n'est pas en dynamitant des innocents
que la plupart des nations luttent.
C'est que nous n'avons pas encore les mêmes atouts que vous.
Que voulez-vous ?
Un foyer juif dans ses frontières bibliques
et rien de moins.
Et les Arabes ici depuis des millénaires ?
Les pays arabes peuvent les accueillir.
Nous n'avons que cette terre.
Donc vous croyez à la lutte armée.
Et vous avez fait tuer Cairns.
Qu'est-ce qui ne va pas ?
Vous ne pouvez pas répondre à ça ?
Pourquoi donc ?
Vous voulez bien tuer ces gens qui occupent votre pays,
n'est-ce pas ?
Ou n'êtes-vous qu'un lamentable écrivaillon ?
Un scribouilleur pathétique
qui encourage les autres à aller tuer
tout en se cachant derrière son papier et son encre
sans jamais agir lui-même ?
Vous êtes faible, Stern.
Et lâche.
Avez-vous organisé l'attentat au marché de Jaffa ?
Et celui du marché de Haïfa ?
Que vous arrive-t-il ?
Un autre devrait se faire punir pour les meurtres que vous ordonnez ?
Afin que vous retrouviez votre femme ?
- Son nom ? - Roni.
Roni.
Selon vous, les membres des puissances d'occupation
sont des cibles légitimes ?
D'où votre ordre de tuer Cairns ?
Je suis une cible légitime. Si vous le pouviez, vous me tueriez ?
Vous êtes convaincu qu'il est juste de tuer les forces d'occupation.
Pourquoi ne pas reconnaître avoir tué Cairns ?
"Seule la mort peut nous éloigner de notre devoir
"Les jours rouges de massacre et de sang
"Les nuits noires de désespoir"
Vous le croyez vraiment ?
Vous n'en manquerez pas, Stern.
De nuits noires de désespoir.
Avraham Stern est arrêté
le 31 août 1939.
Le lendemain, l'Allemagne envahit la Pologne
et tout bascule.
La machine de guerre allemande entre en Pologne.
L'armée de l'air bombarde méthodiquement
les villes non défendues
où vivent femmes et enfants désarmés.
La Pologne agonise.
La Hollande, la Belgique et le Luxembourg envahis
Le chien fou progresse.
Il brise tous les codes de la décence internationale.
Il impose les horreurs de la guerre totale
à trois des pays neutres les plus intègres
d'Europe occidentale.
Raid aérien sur Paris
Voici le résultat du 1er raid aérien de la guerre sur Paris.
Plus de 200 avions ont largué
1 000 bombes sur la capitale française.
La France plie devant l'agresseur
Après six semaines de guerre totale,
la France signe un armistice avec l'Allemagne puis l'Italie.
Ses troupes sont en sous-nombre, et ses équipements, bien inférieurs.
Durant l'été 1940,
l'Irgoun accepte de ne pas s'en prendre aux Britanniques
pour la durée de la guerre.
En retour, les Britanniques consentent à libérer tous les prisonniers
qu'ils retenaient,
y compris Avraham Stern.
Je veux que Stern soit surveillé.
Schiff s'en occupe.
Jabotinsky a envoyé un message
convenant qu'il faut soutenir les Britanniques contre les nazis.
Si l'on veut protéger la diaspora,
il faut bâtir notre patrie ici.
L'ennemi de notre ennemi est notre ami.
On sait que les Allemands vont gagner la guerre.
S'ils soutenaient un État juif ici, on pourrait accueillir
les Juifs qu'ils chassent.
Les Juifs de la diaspora ne veulent pas venir ici,
mais rester où ils sont.
Ils ont tort.
Ce n'est pas le moment de nous disputer.
Je continuerai à lutter contre la puissance d'occupation,
sans l'Irgoun s'il le faut.
Envoie le message à Jabotinsky.
Je soutiens Stern.
Moi aussi.
Santé !
Elle est belle, non ?
Très belle.
Tu es soûl.
Non seulement tu voles notre pays,
mais aussi une de nos plus belles fleurs.
Et moi ? Je suis juste à côté.
Et alors ?
Quels sont vos projets ?
Difficile d'en avoir en pleine guerre.
- Laquelle ? - Celle contre l'Allemagne.
Celle dans laquelle nous sommes alliés.
Ce sera encore plus dur
quand on se battra les uns contre les autres.
Tu seras dans quel camp, alors, ma jolie rose ?
Arrête, tu es soûl.
Vous devrez décider. L'un de vous.
- Tu en es conscient, Tom ? - Oui.
Et alors ?
Ça suffit.
- Si tu dansais avec Ruth ? - Bonne idée.
Non, merci.
- Montrons-leur comment danser. - Toi ?
Avec tes deux pieds gauches ?
Enfin.
Il a raison.
Je sais.
Viens danser.
"Combattants pour la liberté d'Israël.
"Lehi.
"Le Lehi est une organisation révolutionnaire clandestine
"visant à prendre le contrôle de notre pays par la force des armes."
Pas un geste !
Ouvrez ! Ouvrez la grille !
Du calme !
Reculez !
Allez !
Vite, dépêchez !
Reculez !
Nous saisissons cet argent pour le Lehi,
les combattants pour la liberté d'Israël.
C'est bien clair ?
C'est bien clair ?
Allez, on s'en va !
Tu as l'air inquiet.
Ça va être très ennuyeux ?
J'espère que non.
Ne t'en fais pas.
Je vais me tenir à carreau.
Je pense qu'il faut traiter les Arabes et les Juifs
exactement de la même façon.
Il y aura toujours des tensions
si un groupe sent que l'autre
bénéficie d'un traitement préférentiel.
Mais nous avons promis un pays aux deux.
Justement, ça ne marchera jamais, donc on doit rester.
Vous le croyez vraiment ?
Que vous resterez ?
Peut-être pas définitivement, mais il faut le laisser croire.
Qu'en pensez-vous, Shoshana ?
Pour moi, l'Angleterre est votre pays, et cette terre est le nôtre.
Et vous, Wilkin ? C'est votre pays ?
Je me plais, ici. Bien mieux que dans le Suffolk.
Vous venez donc de là-bas ?
Pour ma part, je suis un citadin. Les vastes plaines du parc de Tooting.
J'ai trouvé un poste d'enseignante.
Vous avez enseigné à Jénine ?
Non, je viens d'arriver d'Angleterre.
- Par bateau ? - Oui.
Ça a dû être effrayant.
Non, c'était...
long.
On est restés coincés des semaines à Gibraltar.
Comment trouvez-vous la Palestine ?
J'aime beaucoup.
Les petits Arabes sont si désireux d'apprendre.
À Alice !
À l'arrivée d'Alice à Tel-Aviv.
Zelik, viens ici.
Regardez-moi ça.
Vous êtes en retard.
J'ai mis du temps à trouver la route.
Qui est-ce ?
Alice. C'est moins suspect de l'avoir dans la voiture.
Bonsoir.
Plus vous êtes à savoir, plus c'est dangereux.
Votre argent.
- Qu'avez-vous à me dire ? - Pas grand-chose.
Ah non ? Alors, rendez l'argent, Leonid.
Quelques noms de personnes ayant rejoint Stern.
Des adresses ?
Je suis censé faire quoi de ces noms ?
Ça, c'est votre boulot.
Si je donnais malencontreusement votre nom
à l'Irgoun, à la Haganah ou au groupe Stern,
ça vous mettrait en très mauvaise posture.
Je sais.
La prochaine fois, arrangez-vous pour avoir des adresses.
Ils ne sont pas stupides.
En effet, et moi non plus.
Bonjour.
Navré, Wilkin, on a reçu une plainte.
Je voulais vous prévenir.
Le commissaire adjoint Chambers vous interrogera demain.
Vous connaîtriez la localisation de membres éminents de la Haganah
ainsi que l'emplacement de leurs armes,
mais auriez choisi de ne pas les arrêter
en raison d'une relation intime
avec une sioniste socialiste de 1er plan.
Je ne la vois pas comme ça.
Depuis quand connaissez-vous Mlle Borochov ?
Pourquoi ?
Évoquez-vous votre travail avec elle ?
Est-elle membre de la Haganah ?
Pas à ma connaissance.
Des membres de la Histadrout l'accusent
de me passer des informations.
Est-ce le cas ?
La police de Palestine doit être vue comme neutre.
Si quelqu'un enfreint la loi, peu importe qu'on partage son avis.
Comprenez, Tom,
que vivre avec Mlle Borochov vous met en porte-à-faux.
La prochaine fois, je m'assurerai de choisir une Anglaise.
Mlle Borochov est une sioniste,
pas une terroriste.
Connaissez-vous son frère ?
Non, elle ne l'a pas vu depuis des mois.
- En êtes-vous sûr ? - Pourquoi ?
Il est aussi à la Haganah ?
On nous a rapporté qu'il a rejoint l'Irgoun.
Vous confirmez ?
Je ne suis pas au courant.
Je suis navré de ce ton officiel, Tom. C'est pour le procès-verbal.
Sachez que vous avez toute notre confiance.
Ça aussi, ce sera dans le procès-verbal ?
Tu as vu ton frère, récemment ?
Tu sais bien que non.
Tu sais ce qu'il fait ?
Pourquoi ?
Parle franchement au lieu de tourner autour du pot.
Il est membre de l'Irgoun ?
- Je ne l'ai pas vu depuis des mois. - Mais tu sais peut-être.
À quoi tu joues ?
On m'a dit qu'il était membre.
Qui ?
Chambers.
Donc tu penses que je mens.
Mais tu veux vérifier.
Je suis dans un camp, eux, dans l'autre.
C'est légitime de te demander dans quel camp tu es, non ?
Non. On sait ou on ne sait pas.
Vous êtes encore en retard.
Désolé.
- Tout va bien, à l'arrière ? - Oui.
Qu'avez-vous pour nous ce soir ?
J'ai une information de premier choix.
Vraiment ?
Ça vaut beaucoup d'argent.
C'est à moi d'en juger.
Ça vaut beaucoup d'argent.
La moitié de mes informateurs arabes ont été assassinés, figurez-vous.
Vous savez pourquoi ?
Ils ont dépensé de l'argent qu'ils n'étaient pas censés avoir.
Je ne suis pas un Arabe.
Geoffrey le sait bien.
Je vous écoute.
La Haganah cache des armes au kibboutz de Ein HaHoresh.
C'est la police du kibboutz qui les cache.
Vous en êtes sûr ?
Oui, j'en suis sûr.
Donne-lui 50 livres.
Merci.
Bonsoir.
Bonsoir, soyez prudent.
Merci.
On nous a signalé la présence d'armes illégales
au kibboutz Ein HaHoresh.
Il faut organiser une descente.
Ce sont les armes de la Haganah. Ils haïssent Stern autant que nous.
La Haganah est une organisation illégale
et ces armes sont illégales.
Mais pas utilisées contre nous.
Donc on devrait les autoriser...
- Ils sont dans notre camp. - Les milices...
- Vous faites le sale boulot de Stern. - Absolument pas !
Venez avec moi.
Oui ? Que faites-vous ici ?
Nous avons un mandat de perquisition.
Nous pensons que vous cachez des armes illégales.
J'ai quelque chose, chef.
Parfait.
Embarquez tout.
Allons-y.
Ne faites pas cette tête, Wilkin.
On dit que le mal triomphe
par la seule inaction des hommes de bien.
Eh bien, nous avons agi.
Entrez et asseyez-vous.
- Votre nom ? - Joshua Groner.
Je connais Joshua.
Je ne devrais pas assister à cet interrogatoire.
Je suis désolé, Joshua.
- Tom ? - Quoi ?
On a trouvé un corps. Assassiné.
- Bonjour, chef. - Bonjour.
On n'a touché à rien.
"Jugé par une cour militaire juive,
"reconnu coupable de trahison, condamné à mort et dûment exécuté."
Les salauds...
Vous le connaissiez ?
Il travaillait pour nous.
On ne m'a rien dit ?
- Pour sa protection. - Vraiment ? C'était bien la peine.
C'est l'œuvre de vos amis de la Haganah, ces brutes !
Tout le monde exécute les traîtres.
On ferait la même chose.
- Vous avez appelé une ambulance ? - Elle arrive.
Shoshana ? C'est Tom Wilkin.
Dis-lui que je ne suis pas là.
Bonjour.
Tu veux quoi ?
Tu m'évites.
On peut parler ?
Je veux te présenter mes excuses.
Pour quoi ?
Pour l'autre soir.
Ce que j'ai dit était stupide, j'étais fatigué...
Mais je t'aime.
Et je veux t'épouser.
- Tu es un agent britannique. - Je t'aime.
Arrête.
On est dans deux camps opposés. On finira par se battre.
Je ne le crois pas.
Être ensemble, c'est une belle idée.
Mais la réalité n'est pas si belle.
De quoi tu parles ?
De quoi tu parles ? Quoi ?
J'ai vu Leonid avec Morton.
J'ai su que c'était un indic.
C'est moi qui l'ai dénoncé à la Haganah.
Tu vois ?
On n'est pas dans le même camp.
Allez, prends l'argent !
Arrêtez !
Arrêtez-vous !
Arrêtez, arrêtez-vous !
N'avancez plus !
Mains en l'air ! Lâchez votre arme !
C'est bon.
Tout va bien.
Amper.
Ça a été ?
Non. Ils ont eu Reuven et Becker.
Merde.
Il faut partir.
Documents, armes, emportez tout.
On ne laisse rien.
Où vous retrouviez-vous ?
Je ne sais pas.
Ne soyez pas idiot.
On devait remettre l'argent à quelqu'un.
On n'avait pas à savoir où il allait.
À qui l'avez-vous remis ?
Je ne sais pas.
Vous êtes conscient que c'est fichu pour votre ami Becker ?
Il a fait deux morts, c'est un meurtrier qui sera pendu.
Mais vous, Reuven, vous vous êtes rendu.
Si vous coopérez, je peux vous aider.
Becker finira par nous donner des noms.
Ce n'est qu'une question de temps.
Nos spécialistes l'interrogent en ce moment même.
N'allez pas imaginer qu'il va se comporter en héros.
J'en ai vu d'autres, des comme lui, qui se croyaient résistants,
capables d'endurer la douleur, mais personne ne le peut.
Qu'en dites-vous, Reuven ?
Il vous reste une chance.
Soyez raisonnable.
Vous êtes Wilkin ?
Vous êtes un homme mort.
Non.
Comme vous pouvez le voir.
Où est Stern ?
Où est Zeroni ?
Je ne sais pas.
Où est Stern ?
Où est Stern ?
Mme Borochov.
Shoshana est là ?
- Vous savez où elle est ? - Non.
- Désolée. - Pourriez-vous lui dire...
Merci, vous pouvez entrer.
Par ici, madame.
Entrez.
Mlle Borochov.
Shoshana. Asseyez-vous.
- Vous prendrez un thé ? - Non, merci.
Une citronnade ?
Non, merci.
Merci, Colin.
Alors, que puis-je faire pour vous ?
Je crois savoir que vous avez enquêté sur ma relation
avec l'inspecteur Wilkin.
Je ne dirais pas ça.
Que diriez-vous ?
Nous avons reçu une plainte, il a fallu l'étudier.
Je voulais vous rassurer.
Il n'y a plus de relation entre M. Wilkin et moi-même.
C'est terminé.
Je suis navré de l'apprendre, sincèrement.
Je me fiche de ce que vous pensez, je voulais signaler
qu'il n'y a aucune raison d'enquêter sur Tom.
C'est un bon policier
et un homme bien,
mais on n'a plus rien à se dire.
Si vous aviez un peu de jugeote, c'est sur Morton que vous enquêteriez.
Lui est un mauvais policier et un imbécile.
À cause de lui, les Britanniques se font des ennemis.
Je comprends votre colère,
mais je crains de ne pouvoir discuter de ça avec vous.
Parce que je suis juive ?
Morton est un officier supérieur
qui s'efforce de faire respecter la loi
dans un contexte difficile.
Vous êtes une femme juive membre de la Haganah,
une organisation clandestine illégale.
Morton ne ferait pas son travail si vous l'aimiez.
J'aimais Wilkin.
Ça signifie qu'il ne faisait pas son travail ?
Le commissaire adjoint Chambers promet des récompenses majorées
pour la capture de Stern, Zeroni et Heichman.
Je veux qu'on les trouve et qu'on les arrête.
- Au travail. - Oui, chef.
On ne doit pas faiblir.
Il faut frapper là où ça fait le plus mal.
Tout est prêt ?
Tout est en place.
C'était une bombe ! Appelez la police !
Où est Wilkin ?
- Il n'arrive qu'à midi. - Et Morton ?
Avec l'aide de camp et le divisionnaire.
Dites-lui qu'une bombe a explosé rue Yael.
Bonjour.
- Vous êtes entrés ? - C'est vide.
- Bonjour. - Ça donne quoi ?
- Deux morts chez nous. - Qui ?
Daltman et Schiff.
Merde.
Retrouvez-les !
Madame, gardez votre calme.
Reculez.
Tu as eu Wilkin ?
Ce n'était pas possible.
Pourquoi ?
Il y avait des femmes et des enfants.
Ça en valait la peine.
C'était le but.
"Shlomo Schiff a été directement impliqué dans la torture
"de deux combattants pour la liberté d'Israël capturés par la police.
"Notre tribunal l'a reconnu coupable
"et il a été exécuté."
Je suis désolé pour Schiff.
C'était quelqu'un de bien.
On m'a demandé de te parler de Joshua Groner.
Il a des enfants, une épouse.
Il est toujours détenu.
Ils le menacent de plusieurs années de prison, pourquoi ?
Pour appartenance à la Haganah ?
Pour avoir voulu bâtir Israël ? On veut tous bâtir Israël.
Désolé, je ne peux rien faire.
Je vois.
Navrée de t'avoir dérangé.
J'ai réfléchi à ce que tu as dit.
À ce que tu as fait.
Tu avais tort, on peut être ensemble.
Je referais la même chose.
S'il le fallait.
Je sais.
Je t'aime.
Entrez.
Le commandant Morton
vous demande en salle d'interrogatoire.
Merci.
Entrez.
Dites-lui ce que vous m'avez dit.
Il y a une semaine,
le jour des explosions rue Yael,
quatre hommes ont loué une chambre rue Dizengoff.
Et alors ?
Aucun n'en est sorti depuis.
La porte est verrouillée. Les visiteurs viennent la nuit.
Pourquoi croyez-vous que c'est lié aux explosions ?
Je le sens.
- Pourquoi nous le dites-vous ? - Pour l'argent.
Je veux la récompense quand vous les arrêterez.
Passez par-derrière.
Vous, restez ici. Et vous, suivez-nous.
Police !
Restez assis !
Restez assis !
Ils sont armés, Wilkin. Fouillez leurs vestes.
Leurs vestes.
- Amper, appelle une ambulance ! - Taisez-vous.
Arrêtez-vous !
Ne bougez pas.
Des grenades.
Veuillez me passer le CID.
Le commandant Morton.
Merci.
Messieurs.
Bonjour.
- Voici pour vous. - Merci.
C'est un grand jour, demain.
Pas tant que ça.
Ce n'est qu'une parade.
Tout de même, vous passez au tribunal.
Ma mère disait toujours qu'il fallait être présentable devant son prêtre,
son juge et son dieu.
Je peux vous faire envoyer de beaux vêtements.
Transmettre un message pour vous.
Merci, M. Boyle.
"Liam."
Et vous, Moshe ?
J'ignore où est ma femme.
Vraiment ?
C'est bien dommage.
À plus tard.
Merci.
- Bonjour. - Bonjour.
Je viens voir le commandant Morton.
- Votre nom ? - Boyle.
Levstein demande des vêtements propres à sa mère
et de passer le message de Zvoraï à sa femme.
Il dit qu'elle saura où la trouver.
La deuxième lettre est de Zvoraï pour sa femme.
Ça dit quoi ?
Ça dit qu'il le fait passer par Mme Levstein
pour ne pas déranger leur invité.
Leur invité ?
Bien joué, Boyle.
Apportez la lettre à Mme Levstein
et tâchez d'avoir l'adresse de Mme Zvoraï.
- Oui, chef. - Excellent travail, bravo.
C'est peut-être notre jour de chance.
Possible.
Je veux quatre hommes devant chez Levstein
et deux qui suivent la mère.
- Oui ? - Navré de vous déranger, madame.
Je viens de la part de votre fils Yaacov.
Entrez.
Merci.
Je ne peux pas m'attarder, mais j'ai des messages de leur part,
de Yaacov et de M. Zvoraï.
C'est un petit service.
J'ai appris à les connaître. De bons garçons.
Je sais bien.
Voici leurs lettres.
L'une d'elles est pour Mme Zvoraï. Je peux la livrer, si vous voulez.
Je ne sais pas où elle habite.
- Ah non ? - Non.
C'est difficile, pas vrai ?
Vous savez quoi ?
Je peux vous obtenir une visite spéciale tôt demain matin.
Vous pourrez demander l'adresse en personne.
Merci, vous êtes très gentil.
Yaacov est juste là.
- Je vais vous porter ça. - Merci.
- Sergent, allez donc boire un thé. - Merci.
- Je vais vous laisser entre vous. - Merci, sergent Boyle.
Maman... bonjour.
Tu as donné la lettre à Mme Zvoraï ?
Je ne connais pas son adresse.
8 Mizrachi B.
Ici le sergent Boyle. J'ai l'adresse de Mme Zvoraï.
Je vous écoute.
8 Mizrachi B.
Bien reçu.
Stamp ?
- Venez avec moi. - Oui, chef.
Bonjour. Je peux entrer ?
Vous tombez mal, je m'habillais.
N'ayez crainte, le sergent Stamp est rapide.
- La salle de bain. - Je suis seule.
Il n'y a rien.
Je suis seule ici. Qu'est-ce que vous voulez ?
Il n'y a rien.
Vous faites quoi ? Laissez-moi !
- Arrêtez ! - Chef ?
Avraham Stern.
On se disait bien...
Sortez tout doucement, mains sur la tête.
Mains sur la tête.
Asseyez-vous.
Faites venir Morton, on a trouvé Stern.
Oui, chef.
Beau travail, Wilkin.
Vous faites quoi ?
Il ne semble pas avoir beaucoup résisté.
Non. Voici Mme Zvoraï, c'est chez elle.
Enchanté.
On a trouvé M. Stern grâce à votre mari.
Menteur, vous mentez !
Faites-la sortir.
Ça ne va pas ? Je resterai ici !
Emmenez-la en bas, Wilkin.
Je resterai ici !
Ça va aller.
À l'aide !
À l'aide !
À l'aide !
À l'aide !
Au secours !
Alors, Stern.
Aidez-moi.
Ils ont tué Stern !
Ils ont tué Stern !
Il a essayé de fuir.
J'ai été obligé de tirer.
Pas vrai, Stamp ?
Oui, chef.
- Je peux vous aider ? - Non.
Il faut qu'on parle.
Pourquoi ? Qu'y a-t-il ?
On ne peut pas parler ici.
Que s'est-il passé ?
Je voulais t'annoncer la nouvelle moi-même.
Quoi ?
- Stern est mort, tué par Morton. - Bon sang...
Comment ?
- On l'a arrêté ce matin. - Tu étais là ?
Pas quand il a été tué, mais les gens le croiront.
Pourquoi a-t-il été tué ?
Selon Morton, car il a voulu fuir.
Il l'aurait assassiné ?
Je ne sais pas.
Je l'ai laissé avec Morton, il y a eu des tirs,
et à mon retour, il était étendu par terre.
Morton est un imbécile.
Où vas-tu ?
À Jérusalem.
Pourquoi ?
Je dois voir Chambers.
Il dirige une enquête sur la mort de Stern.
Thomas Wilkin pour Chambers.
Veuillez patienter ici.
Bonjour.
Bonjour.
- Comment allez-vous ? - Bien.
Quelle question ?
On a arrêté le plus gros terroriste de Palestine, on mérite une médaille.
Inspecteur Wilkin ? Par ici, je vous prie.
Bonne chance.
Merci.
Le haut-commissaire est très inquiet, ça va de soi.
Nous pensons tous les deux
que Morton et vous devriez quitter la Palestine.
Dans votre intérêt et celui de la situation politique ici.
Je ne veux pas partir.
Les journaux américains racontent plein de choses.
Par exemple qu'avec tout ça, on passe pour des nazis.
Je n'ai fait que mon travail au sein du CID.
Personne ne vous accuse de quoi que ce soit.
Tant mieux.
La question n'est pas là.
Il faut prendre en compte le contexte général.
Vous n'êtes plus de simples policiers, mais des personnages publics.
Des talons d'Achille.
Je suis désolé.
Les Britanniques pensent nous avoir vaincus en tuant notre chef.
Il faut venger sa mort.
Oui, j'arrive, Geoffrey !
Allez, en route.
- Bonjour. - Bonjour.
- Vous pouvez prendre ça ? - Bien sûr.
Merci beaucoup.
Désolée.
Mon Dieu...
Alice... ça va ?
Oui, je crois.
Et vous deux, derrière ?
Ça va, monsieur.
Je vais me remettre en route
au cas où ils attendraient pour nous achever.
Bonne idée, monsieur.
Alice a enseigné toute la journée, comme si de rien n'était.
Incroyable.
Mais je n'entendais rien tant mes oreilles bourdonnaient.
- Ça va mieux ? - Oui, bien mieux.
Je ne l'entends que la nuit quand j'essaie de dormir.
Quel courage !
Je vais juste dire un mot à Chambers.
Je lui propose de le ramener dans notre voiture ?
Mes excuses.
Vous devez le convaincre de partir avant qu'il ne soit trop tard.
- Ils n'auront de cesse de le tuer. - Oui, je sais.
Il ne m'écoute pas.
Il en va de même pour vous, non ?
Non. Vous pouvez aller partout.
Moi, je suis chez moi ici.
Ça doit être dur pour vous.
- Bonjour, Morton. - Monsieur.
- M. le commissaire. - Le héros du jour.
Content de vous voir vivant.
Faites attention.
Morton finit par se laisser convaincre qu'il est trop dangereux
pour Alice de rester.
Ça va rentrer ?
Ne me dis pas qu'il en reste...
Tom se retrouve
en première ligne.
Il est envoyé à Jérusalem.
- Tu es muté à cause de moi ? - Non, je...
Je ne crois pas.
File.
Entrez.
Monsieur, voici les documents demandés.
- Merci. - Je vous en prie.
- Alors ? - Wilkin travaille à Jérusalem.
Il loge dans une chambre de la police au sein de l'église roumaine.
Merci.
Bonne journée.
- Je prends sa mallette ? - Non.
Shoshana, un appel pour toi.
Merci.
Allô ?
- Mlle Borochov ? - Oui.
Ici Robert Chambers.
Je crains d'avoir une mauvaise nouvelle.
Tom a été visé par des tirs, il est mort.
Tout va bien ?
Shoshana, ça va ?
"S'il plaît à Dieu tout-puissant, dans sa grande miséricorde,
"d'accueillir l'âme de notre cher frère,
"de notre cher défunt,
"nous confions son corps à la terre.
"Les cendres aux cendres, la poussière à la poussière.
"Dans l'espérance sûre et certaine
"de la résurrection pour la vie éternelle.
"Pour notre seigneur Jésus-Christ, nous transformerons notre corps vil
"afin qu'il soit rendu conforme à Son corps glorieux."
Mlle Borochov.
De la part de toute l'administration,
recevez nos condoléances.
Dès la fin de la guerre,
nous, les membres de la Haganah, rejoignons les partisans de Stern,
que nous avons toujours détestés,
pour nous débarrasser des Britanniques.
Maintenant.
Des terroristes font sauter l'hôtel King David
Cette scène tragique rappelle les bombardements du Blitz.
L'hôtel abritait le QG de l'armée britannique
et l'administration palestinienne.
Les pertes sont très lourdes.
Des policiers assassinés dans un guet-apens
Voici la scène d'un meurtre prémédité dans une ruine de Jérusalem
où trois policiers britanniques ont été tués.
TENSION À TEL AVIV
Couvre-feu à Tel-Aviv,
où quatre jours durant, une division, dont des troupes aéroportées,
a appliqué les mesures les plus fermes
jamais prises contre le terrorisme en Palestine.
En novembre 1947,
l'assemblée générale des Nations unies
vote la création de deux États séparés
pour les peuples juif et arabe de Palestine.
À Tel-Aviv, l'heure est à la fête.
La première réaction des Juifs est une réaction de joie.
Des foules saluent la naissance de l'État
avec des danses traditionnelles.
L'administration britannique doit se retirer
d'ici mai.
Les Juifs et les Arabes devront ensuite
se gouverner eux-mêmes.
L'opposition arabe au plan de partage est violente.
L'appel à la guerre sainte contre les Juifs est lancé du Caire.
J'ai toujours cru en l'Israël dont mon père rêvait.
L'Israël pour lequel il a œuvré toute sa vie.
L'Israël pour lequel il est mort.
Où les Arabes et les Juifs pourraient vivre ensemble
côte à côte.
Le 14 mai 1948 a été fondé l'État d'Israël.
L'appartement où Avraham Stern a été tué
est aujourd'hui un musée en son honneur.
Geoffrey Morton a gagné plusieurs procès
l'accusant du meurtre de Stern.
Après la Palestine, il a servi à Trinité-et-Tobago et en Afrique.
Shoshana Borochov a vécu à Tel-Aviv
jusqu'à sa mort à l'âge de 93 ans en 2005.
Adaptation : Anouk Macquet
Sous-titrage : Le Joli Mai
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