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...
Musique intrigante
- Qui va te voler ça ?
Personne. On déteste tous les Petits Beurres.
On peut pas en manger un en moins de 15 s.
*- Rachid Ben Arfa travaillait
à Alger comme gestionnaire financier.
Le groupe Etat islamique au Sahel
a revendiqué ce matin son enlèvement.
L'information vient d'être confirmée par le quai d'Orsay.
- Vous le savez depuis quand ?
- Bonjour. - J'apprends ça par la télé.
- Voici la veille du bureau Chine
et le rapport du poste turc.
- Merci.
On l'a appris hier soir.
- Les Algériens ont pris notre clandé pour le livrer.
- Je rectifie. Notre clandé s'est livré aux Algériens.
Oui, maintenant,
il est aux mains de l'Etat islamique au Sahel.
- Et on va laisser faire ?
- On devrait pas tarder à le savoir.
- Merci.
- Combien de temps ?
- Deux minutes, M. le directeur.
- Désirez-vous un café ? - Non, merci.
- On commence par la Libye ? - Non, on attaque direct.
- On dit qu'ils ont un truc à nous proposer.
- J'espère bien. - 10 secondes.
Attention.
*- Bonjour, messieurs.
- Comment allez-vous, général?
*- Ca va, je vous remercie.
- Bien remis de votre déculottée ?
*- Est-ce qu'on ne se remet jamais d'un cambriolage ?
La prochaine fois, je descends sur le terrain.
- Le ballon allait-il à la main ? La main allait-elle au ballon ?
Dieu seul le sait.
*- Malheureusement pour les Algériens,
Dieu n'est pas arbitre international.
Et vous, Pierre, comment allez-vous ?
- Je ne vous cache pas que nous sommes inquiets.
Vous pouvez peut-être nous rassurer ?
*- Je suis chargé par le gouvernement algérien et la DRS
de vous présenter nos plus sincères excuses.
Naturellement,
nous ferons notre maximum
pour favoriser la libération de votre agent.
- Je comprends pas, général.
Comment une opération pareille a-t-elle pu être menée
sans que la DRS soit au courant?
*- Il s'agit d'une initiative locale
qui a échappé à notre vigilance.
- Vous plaisantez ?
*- Ceci d'autant plus facilement que nous ignorions
la présence de votre homme sur notre territoire.
Nous vous proposons à titre de compensation
de partager la production de notre agent infiltré
au sein du groupe qui détient votre...
*- Excusez-moi.
*- Votre Cyclone.
Je vous envoie
un échantillon des renseignements qu'il nous fournit.
Vous verrez, c'est très...
De grande valeur.
- Si je comprends bien,
les Algériens nous proposent de nous aider à libérer l'otage
qu'ils ont contribué à faire kidnapper ?
- C'est ce qu'ils proposent, oui.
- C'est pour ces renseignements qu'on accepterait
cette mascarade. - Il semble.
- J'ai compris.
Votre cantine est toujours aussi bonne ?
Une nouvelle monnaie à la mode circule dans le monde.
Ca s'appelle le "djida".
Vous savez ce que ça veut dire ? - Djihad data.
- Exact, djihad data.
Les réseaux djihadistes pour la Syrie.
Tout le monde veut ces renseignements.
Les Américains, les Russes, les Iraniens, les Syriens...
Avec du djida, vous achetez ce que vous voulez.
- Et le ministre veut accepter le deal ?
- Je dis juste que le ministre va saisir ce que les Algériens offrent.
Une montagne de djida pur.
- C'est à vous ou à l'autre ? - A l'autre.
- En même temps, un rasoir est un rasoir.
On frappe à la porte.
- Ils disent quoi ?
- Le Quai d'Orsay accepte le deal, mais pas nous.
On va jouer le jeu.
Une cellule de crise va traiter la prise d'otage
avec les Algériens.
Officiellement, on sera irréprochables.
Mais on ne laissera pas
des étrangers exploiter un de nos agents.
- Il y a un moyen de savoir où est Cyclone.
- Lefkir le sait grâce à sa taupe.
- Peut-être peux-tu le savoir aussi ?
Ta mission reste la même.
Nous ramener Cyclone.
- Malotru,
tant que c'est discret, on est couverts.
Si vous échouez, on saute tous.
- Ce n'est pas pour te mettre la pression.
- Bon.
On vous laisse finir le nettoyage.
- A plus tard.
- Et Nadia El Mansour ?
Vous avez des nouvelles ?
- Vous voulez qu'on en prenne ?
- Je me sens responsable.
- Chacun sa croix.
Sonnerie
- Allô ? *- M. Lefebvre ?
Il y a un appel pour vous.
La personne a laissé un message plutôt que de vous parler.
- Quelle personne ? *- Elle n'a pas dit son nom.
- Une femme ?
*- Oui, une femme.
- Quel est le message ?
*- Qu'elle n'arrivait pas à vous joindre sur votre portable.
- Et?
*- C'est tout.
- Merci.
Musique intrigante
Sonnerie
Allô ?
BiP
Ca s'écroule autour de vous.
Tranquillement, tout s'écroule...
jusqu'à être cerné de ruines.
Ca sera ça, votre ultime punition.
Survivre à votre faute, au milieu de vos victimes.
- OK.
- On dirait que des trucs bizarres vont arriver.
- Des trucs bizarres ? - Ouais.
Genre, des baobabs qui poussent à Paris.
- Des baobabs ? - Oui, comme dans "Le Petit Prince."
Ca y est, je suis pompette, Ginette.
- Tu bosses dans quoi ?
- Ca fait 15 fois que tu me la poses, ta question.
Je fais de la sismologie.
Allô ?
Tu comprends ou tu veux que je t'explique.
La sismologie, c'est quand il y a des tremblements de terre.
- Je sais. - Ca fait très peur.
T'as déjà vu une courbe sismique ?
Si tu veux, je te montre.
Viens, je te montre une courbe.
- Tu travailles pour les Français ?
Ils t'ont dit d'approcher Mortazavi,
puis il t'a ramené dans ses bagages. C'est ça ?
Réponds.
Bois.
Bois !
Dis-moi tout et on arrête,
tant qu'il te reste des neurones.
- Y a rien. Y a rien.
- Tu continues à me raconter des conneries.
- Waouh !
Elle tient mal l'alcool, mais elle tient bien sa légende.
- Ils sont là.
- Combien ? - Un sur le toit.
Et des voitures avec des gens dedans.
- OK.
- C'est annulé.
- Ils sont là.
- Oui, mais c'est annulé.
- Chacal ne vient pas ?
- Pas cette fois.
- Les communications ?
- Elles peuvent reprendre.
- Les Américains annulent Félisse. - Je sais.
- D'après eux, l'environnement n'est plus stable.
- Un de nos agents a été pris là-bas.
- Comment savent-ils que c'est lié ?
Quelqu'un de chez nous aurait parlé de Cyclone ?
- Non.
- Voilà.
C'est le groupe Etat islamique au Sahel.
C'est eux qui détiennent Cyclone.
Parmi eux, une taupe travaille pour le général Lefkir.
Elle communique avec les bureaux du général. Comment?
Pas par l'électronique. Trop risqué d'utiliser un téléphone satellite,
un ordinateur ou quoi que ce soit.
Elle doit laisser ses messages dans une boîte aux lettres morte.
Où ? Quand ? On répond à ces 2 questions
et on sera capables de contacter la taupe.
Voici les membres
du bureau de Lefkir. Certains connaissent
les réponses. Il faut trouver celui qui nous les donnera.
Voilà.
Bon courage.
Merci de me prêter ton équipe. - Je t'en prie.
Musique inquiétante
- Vous voulez des nouvelles de Marina Loiseau ?
- J'ai lu vos rapports.
- Vous comptez lui parler avant le départ?
- J'ai beaucoup de choses à faire. J'essaierai.
- Guillaume.
- Vous voulez me montrer les photos ?
- Non.
Quand allez-vous dire la vérité à Henri Duflot ?
- Quand j'aurai ramené Cyclone.
- Vous êtes sérieux ? - Bah oui.
- Vous pensez vous en sortir comme ça ?
- Me sortir de quoi? De quoi vous voulez que je me sorte ?
- De la sanction.
Musique calme
- Mon colonel.
- Votre bureau ne vous ressemble pas.
- Ah bon ? - Je le trouve un peu triste.
On dirait un meuble Roche Bobois des années 1970.
Roche Bobois, ça, c'est un nom de code.
Vous avez perdu votre bonne humeur ?
- Probable.
- Vous ne blaguez plus.
- Je peux vous mailer une blague par jour si vous voulez.
- Quand même... Dites-moi, comment va Emilie ?
- Très bien. - Elle a toujours sa boutique
de trucs en plastique ?
- Plastic city, oui.
- Ca marche ? - Du tonnerre.
- Comment va son frère ?
- Bien, aux dernières nouvelles.
- C'était quand ?
- Avant-hier.
- Les communications ont repris ? - Oui.
- Pourquoi ?
- Non.
- Parce que Félisse a été annulée.
- J'ignorais.
- Les Américains ont annulé.
Ils n'ont pas senti l'affaire.
Notre clandé en otage, ça rend les gens nerveux, au Sahel.
Ca ne leur a pas plu.
Ils ont préféré le reporter sine die.
- Ils ignorent que c'est notre clandé.
- Je pense qu'ils savent.
- Vous pensez que j'y suis pour quelque chose.
Vous pensez que je parle aux Américains.
- C'est possible que quelqu'un parle aux Américains.
- Mon colonel.
La disparition de Cyclone m'a beaucoup affecté.
Je me sens responsable de ce qui lui est arrivé.
Je veux bien qu'on m'en fasse le reproche.
Je dirige un service qui a perdu un des siens.
J'ai perdu mon humour, oui.
Oui, je dors moins bien.
Mais que vous pensiez que je puisse être déloyal,
alors là...
Je ne sais pas quoi dire.
- Si je parlais de vous, je ne serais pas ici.
Il est possible qu'il y ait eu une fuite.
Je ne veux pas ajouter la crise à la crise.
Certains savent pour Félisse et pour Cyclone.
Ils ne sont pas tous dans votre service.
Soyez un peu plus aux aguets.
Si vous avez une idée sur quelqu'un, dites-le-moi.
Je mettrai la DGS sur le coup.
On est tous sur les nerfs.
- C'est vous
qui vouliez travailler à la DGSE ?
- Non. Ils sont venus me chercher.
J'y pensais pas. - Vous vouliez faire quoi?
- Polytechnique.
- Et après, vous vous destiniez à quoi?
- Je sais pas.
- Vous savez pourquoi ils vous ont recrutée ?
- Je préfère pas répondre à ça.
- Pourquoi ?
- C'est narcissique et pas très utile.
- Vous ne vous êtes pas demandée ?
- Si, bien sûr.
- Alors, je vous prie d'y répondre.
A cause de votre intelligence ?
Vos tests psychométriques montrent que vous êtes performante.
A cause de vos qualités ? Votre rigueur ? Votre sang-froid ?
Parce que vous êtes loyale ?
Que vous savez vous adapter.
Parce que vous êtes exigeante et discrète ?
- Parce que je suis un soldat.
- Vous n'avez pas l'air d'un soldat.
- C'est pour ça que je suis bonne.
Je suis un soldat sans arme. J'ai l'air innocente.
Mon pays a l'air en paix.
- C'est important que vous me parliez.
On se parlera toutes les 2, 1 fois par mois.
- Marie-Jeanne m'a dit.
- Vous savez pourquoi ?
- Pour voir si je vais bien,
que je ne foire pas ma mission si j'ai le mal du pays.
- La DGSE a besoin qu'on se parle. Vous n'êtes pas seule.
Vous êtes un pilote de ligne.
Dans l'avion, il y a 200 ou 300 vies.
J'ai besoin d'être sûre que tout va bien.
Si vous allez mal, vous pouvez planter tout le monde.
Je suis là pour que ça n'arrive pas.
- Le Dr Balmès peut s'en occuper.
- Elle est occupée et vous êtes le mieux placé.
- Le moins bien placé, oui.
- Elle a besoin qu'on la comprenne.
Elle est encore sous le choc des images vues à la télévision.
- Oui, bien entendu. - Alors...
Raymond, voilà Mme Ben Arfa, la mère de Rachid.
Raymond Sisteron est un proche de votre fils.
Il va essayer de vous rassurer
sur nos chances de le libérer. J'aurais aimé
vous en parler, malheureusement...
- Je vais vous expliquer les grandes lignes de ce qu'on sait
sur l'enlèvement de votre fils.
Ensuite, le chargé de la communication vous parlera...
- Vous êtes qui?
- J'étais son référent jusqu'à sa disparition.
- Vous étiez son ami?
- J'étais très proche de lui, je lui parlais tous les jours...
Je ne sais pas si j'étais son ami...
Pas exactement parce que c'est le travail,
mais je veillais sur lui.
- Comment tout ça a pu arriver ?
- T'as l'air contente.
- Je suis amoureuse. - Ah bon ?
- On est tous amoureux.
Celui-là, on l'adore.
Passer chez le général Lefkir, c'est comme faire l'ENA.
Après, on a un poste haut placé, bien payé, à la DRS.
Le service de Lefkir, c'est un diplôme en or.
On reste 4 ans auprès de lui.
Si vous avez fait preuve de loyauté,
vos rêves de carrière sont exaucés.
Lefkir a ainsi des hommes dévoués partout.
Jamel Ayich,
fils de paysan.
Il a rencontré Lefkir à l'armée. Il l'a gardé
à la DRS jusqu'à aujourd'hui.
Il n'a rien demandé,
mais il a toujours attendu une reconnaissance
qui n'est jamais venue.
Il est le seul auprès de Lefkir
après 13 ans de collaboration.
Tous les autres ont trouvé un poste.
Il n'est jamais monté en grade.
- Et alors ?
- C'est un aigri de première.
Tous les jours, il se plaint
de ne pas déjeuner avec Lefkir.
- Il a compris que c'est Lefkir ? - Je pense, oui.
- Quelqu'un nous trahit.
Martèlement des touches
- "Personne.
"Et personne ne doit être au courant à part toi et moi."
"Demain, tu vas rencontrer un membre de la nouvelle équipe."
"Sois à 10h dans l'allée des platanes du jardin d'essai.
"La personne viendra à toi."
"En guise de reconnaissance, vous échangerez les vers d'un poème."
Très bien. Vous pouvez lui envoyer la liste.
BiP
- C'est moi.
Tu veux courir ?
Chez moi.
Prends un truc à manger, s'il te plaît.
Non, j'ai rien.
Juste une bière pour toi.
OK.
- Tu pars demain matin ?
- Longtemps ? - Ca change quoi?
- Si j'avais su, je t'aurais apporté un cadeau.
- Quoi, une bague ?
- Je sais pas. Pas une pizza.
Je sais pas. Des sushis. Un truc un peu classe.
Un souvenir.
- On s'en fout, des souvenirs.
- OK.
Bon.
On n'a jamais dormi ensemble. On va pas commencer ce soir. Hein ?
- C'était bien.
- Court.
Mais bien.
- Bon... - T'as rien oublié ?
- Non, je crois pas.
- Enlève ton manteau.
- Tu as petit-déjeuné ? - Non.
J'enlève tout? - Pas tes sous-vêtements.
- Super.
Vous avez contacté la proprio ?
- Oui, on fait l'état des lieux, samedi.
- Vous serez bien, là-bas.
- Ca a l'air calme, bien mieux que chez moi.
C'est bon, ton sac à main.
Dis au revoir à ton téléphone.
Voilà le nouveau.
- Vous avez mis le fixe de ma mère. Je l'avais pas, avant.
Je peux vous demander un truc ?
- Vas-y, c'est le moment.
- Simon, il vous faisait des rapports ?
- C'est important?
- Je pense qu'il vous en faisait.
C'était pas prévu, mais en sachant qu'on se voyait,
vous lui avez demandé des rapports.
- Si c'est le cas, ce devait être de bons rapports car tu pars.
- Juste pour savoir si j'ai raison.
- Il 'n'aimait bien.
Ca a dû l'ennuyer, les rapports.
Ceux qu'il me faisait, je veux dire.
Bon, pépé.
La petite est habillée.
Va chercher Henri Duflot. Dis-lui qu'on a fini.
- Venez là.
C'est compliqué, en ce moment. Je n'ai pas préparé de discours,
mais je voulais vous dire au revoir.
Au revoir et bonne chance.
Vous avez toute notre confiance.
- Merci, M. le directeur.
- Vous êtes tellement jeune.
- Merci.
- Les voyages forment la jeunesse. C'est un grand et long voyage
que vous commencez aujourd'hui.
Quand vous aurez terminé la mission,
dans 2 ans, dans 6 ans, dans 10 ans, je ne serai peut-être plus là.
- M. le directeur, vous êtes un peu pessimiste.
- Je ne serai plus là, à la DGSE.
Je serai encore vivant, je touche du bois.
Mais je ne serai plus là pour vous accueillir.
Ce n'est pas important.
Ce ne sont pas les hommes qui comptent, ce sont les missions.
Au démantèlement de l'arsenal nucléaire iranien
et à la jeunesse.
- Bonjour. - Bonjour.
Merci.
Merci.
Téhéran via Tbilissi.
Voilà. Bon voyage. - Merci.
- Il est surveillé ? - Il n'est jamais seul.
- Quels sont les risques ?
- Si l'opération échoue, que notre agent de contact soit enlevé
ou bien tué sur place.
- Si l'opération réussit, le plus grand risque
est que la taupe panique et abandonne sa mission.
- Ca changerait quoi pour Cyclone ?
- Pas grand-chose.
Sa situation sera difficilement plus mauvaise.
Nous ne toucherons plus un seul djida.
- Et en face ?
- On ramène Cyclone et on rassure tous les gens
qui travaillent pour nous.
- Décrivez-moi l'opération.
- La taupe de Lefkir sera au volant d'un pick-up.
Il ravitaille la katiba une fois par semaine.
Il se rend dans une casse,
à Bordj Mokhtar, près de la frontière du Mali.
Ils se fournissent en nourriture,
kérosène et pièces détachées.
Cette casse fait office de boîte aux lettres morte.
Un vieux est toujours là.
S'il s'appuie sur un bâton, l'endroit est sécurisé,
que le fournisseur est passé et la marchandise les attend.
Si le vieux n'est pas là ou sans bâton,
ils repartent immédiatement.
Si tout va bien,
la taupe va dans le bâtiment vérifier la marchandise.
A ce moment-là,
notre homme pourrait lui faire passer le message.
(En arabe)
Musique intrigante
- Ca ne se fait pas,
mais j'aimerais vous poser une question.
- Allez-y.
- Vous pensez récupérer Cyclone ?
- Vous le connaissez ?
- On le connaît tous, même moi.
- Vous êtes au courant de quoi?
- Malgré mon niveau d'habilitation, je vois et j'entends beaucoup.
Mais je m'efforce de ne rien comprendre.
- Asseyez-vous.
Cyclone est détenu par un groupe salafiste :
L'Etat islamique au Sahel.
Musique mélancolique
Il est détenu quelque part près de la frontière malienne.
Les services secrets algériens
l'ont donné aux terroristes.
Ils voulaient renforcer un agent à eux déjà infiltré.
Ils disent que c'est un franc-tireur
qui est à l'origine de tout ça,
le général Lefkir.
Ils s'excusent pour cette opération imprévue.
On n'y croit pas.
Mais on joue le jeu afin de les endormir.
On frappe.
- Venez voir.
On négocie pour la libération de Cyclone.
Les Algériens proposent de partager les infos
de leur taupe infiltrée chez les ravisseurs.
Pendant qu'on essaye officiellement de contacter les ravisseurs,
nous, de notre côté, on essaye d'identifier la taupe.
- Rim ?
- On a contraint un homme de Lefkir à nous dire
comment il communiquait avec la taupe.
Ils échangeaient des messages dans une casse,
en plein désert.
L'idée, c'est de faire pression sur cette taupe
pour qu'il amène les ravisseurs et Cyclone
dans un endroit où on pourra tenter une opération.
Voilà.
La punition ultime, survivre à sa propre faute
et rester debout au milieu de vos victimes.
Sonnerie
Bips
Musique mélancolique
Musique intrigante
"Annabel" (Goldfrapp)
Sous-titrage TITRA FILM Paris
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