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- Bonjour. - Bonjour.
Scooter seconde main, beaucoup servi mais encore bon �tat. � saisir rapidement.
- � votre avis, c'est Belkacem ? - Belkacem a pu donner le num�ro � quelqu'un, son sup�rieur par exemple.
En tout cas, l'appel est anonyme. Mais celui qui a appel� sait tr�s bien qu'on peut localiser le t�l�phone.
Vous en avez pour combien de temps ?
Pour localiser l'appel ?
- Avec toutes les autorisations � demander, les refus, les probl�mes de satellites ... - Demain ?
OK.
Bon, on donne un nom de code � celui qui a �crit ce message.
- Il �tait o� le bar o� vous avez donn� le num�ro � Belkacem ? - Pigalle.
- Pigalle, tr�s bien. - OK.
Faut esp�rer maintenant que ce ne soit pas un coup de bluff.
Il vous appelle pour vous dire qu'il a trouv� le scooter mais il ne sait m�me pas de quoi il parle.
- C'est une possibilit�. - Bien s�r.
D'autant qu'Henri Duflot les a alert�s avec ses sous-marins.
Gr�ce � sa grande finesse, si �a se trouve, ils savent qu'on a perdu quelque chose.
Ils savent pas quoi mais ils veulent en profiter.
- Bon, vous me tenez au courant. - Bien s�r.
- Alors ? - 24 heures pour tracer l'appel.
- Et MAG , il dit quoi ? - Beeen, il veut que �a avance comme nous tous.
- Jeudi soir, un d�ner avec �milie, �a te dit ? �a fait longtemps. - Avec plaisir.
Viens voir.
C'est Cist�ron qui veut aller � Alger.
Non, non. Mais je deviens maboul. Hier soir, � la t�l�, ils ont pass� un reportage sur le m�tro de Tokyo, j'ai cru voir Cyclone dans la foule.
Pourquoi partir � Alger ?
Je sais pas, aller chez lui, rencontrer sa secr�taire ...
- respirer le m�me air que lui, voir ce que �a donne. - Je pense que c'est une bonne id�e.
Les types de la s�curit� y sont pass�s deux jours apr�s la disparition.
Les types de la s�curit� connaissent pas Cyclone comme lui.
C'est vrai.
Vous partez demain.
Merci.
Elle aime bien qu'on lui fasse mal.
Je peux vous en avoir un autre.
De caf� ?
Un autre manuscrit.
Vraiment ?
En fait il a particip� � deux l�gendes. Celle d'un cland� en Russie dans les ann�es 90, le manuscrit que je vous ai donn�.
"Quelques jours avec elle ?" ?
Ouais. Puis apr�s, on a eu besoin d'une l�gende d'�crivain, mais un truc l�ger.
Mais il s'est emball� et il a �crit des po�mes qu'on a jamais utilis�s, pas mal d'ailleurs.
- �a vous int�resse ? - Ouais.
Je peux vous demander pourquoi ?
- Je vous l'envoie dans la journ�e. - Merci.
Merci pour le caf� !
Et si vous voulez draguer une fille, vous pouvez m�me �crire votre nom sur le manuscrit des po�mes.
Comme �a, vous dites que c'est vous qui les �crivez !
Merci.
Tu parles un peu persan ?
Un tout petit peu.
Tu connais les couleurs ?
Gris, noir.
J'ai eu la m�me jeune fille au pair de 2 � 12 ans.
Dorna. Elle �tait iranienne.
Gris, noir.
On s'en fout ! Ce n'est qu'un frigidaire.
Bon, tu vas venir avec nous. Gentille, tranquille.
J'ai fait quoi ?
Vous �tes qui ?
On va commencer ?
Pourquoi je suis l� ?
Je t'aime bien. Alors, on va faire �a vite.
On sait que tu tra�nes avec Reza Mortazavi.
- Bah, oui, je bosse avec lui. - Ouais, ouais, je sais, ouais.
On a m�me des petites photos de vous deux au boulot.
Regarde.
Depuis combien de temps tu bosses pour lui ?
Depuis quelques semaines.
Donc, tu bosses pour lui.
- Il m'a recrut� comme doctorante, on fait de la sismologie. - De la sismologie ?
La tectonique des plaques ?
Le choc des civilisations plut�t, non ?
Bon.
Tu me sors ta salade, comme �a, avec ta gueule de petit chaton. Mais c'est bon, on sait.
�a fait un an et demi qu'on bosse sur lui, on sait.
- Mais vous savez quoi, je comprends rien. - Reza Mortazavi, c'est pas de la sismologie qu'il fait.
Il bosse pour les Iraniens, comme toi.
Je peux avoir un mouchoir ?
Non, mais Reza, c'est pas un Iranien.
Si, c'est un Iranien, mais il travaille pas pour les Iraniens.
En France.
En France, il travaille pour l'Institut Physique du Globe.
En Iran, je sais pas du tout pour qui il travaille, c'est ....
C'est � la fac � T�h�ran, et ... je comprends pas du coup pourquoi je suis l�.
- Tu comprends pas ? - Non.
- Quand je te parle l�, tu comprends pas. - Non, je comprends rien.
Je fais comment alors pour la carte d'�tudiant ? Je te la laisse sur la table ?
Faut que tu la donnes, hein, pour la demande de cr�dit.
Mets l� dans le sac avec les affaires s'il te pla�t.
- Je le d�pose o�, moi, le sac ? - Au tabac du coin de la rue, je les ai pr�venus.
- Et je peux fouiller un peu ? - � tes risques et p�rils.
Je vais d�couvrir des trucs !
- Si tu as envie de voir quel genre de proth�se je porte ou quel genre de champignon j'ai aux ongles de pieds, vas-y, fouille. - Beurk, non.
- Merci ch�rie, je compte sur toi. - Ouais.
Dans notre jargon, on appelle �a un pi�ge � fouineurs.
Le manuscrit avait �t� ouvert, c'est ce que je voulais.
Qu'on fouille la vie de Paul Lefebvre.
Et qu'on en conclue qu'il n'y a rien � trouver.
Que Paul Lefebvre est un professeur qui se prend pour un �crivain.
Et donc, Nadia El Mansour n'est pas coupable de trahir des secrets d'�tat.
[parle arabe]
[parlent arabe]
�a fait du bien ?
Excuse, hein, �a pue mais c'est trop bon.
S'il vous plait, je peux pr�venir ma famille.
C'est � toi �a ?
Date de naissance ?
26/09/1989
T'as un mec ?
Il donne pas beaucoup de nouvelles, hein ?
Ah bah si, la semaine derni�re.
T'es chez toi, je peux passer ?
C'est un romantique ton mec.
Thibault.
C'est un pr�nom de merde, �a, Thibault ?
J'ai envie de te faire comme la derni�re fois.
C'�tait quoi la derni�re fois ?
Un cuni ?
Ouais, c'est forc�ment un cuni.
C'est ton mec, Thibault ?
C'est ton mec ?
- Non. - Ah.
C'est un plan cul, c'est �a ?
T'es le genre � te faire des plans cul avec des Thibault, toi !
Hein ?
Thibault.
Thibault.
Allez ! On y retourne, hein ?
Reza !
Roooh putain, mais quoi, Reza ? Vous commencez � me faire chier � la fin ! Putain, il y a rien, il y a rien.
C'est toi qui commence � me faire chier.
- �a fait longtemps que vous travaillez pour monsieur Benarfa ? - Deux ans.
Il avait une petite amie ?
Vous �tes qui exactement d�j� ?
Son ami d'enfance.
C'est ... madame Benarfa qui m'envoie.
Elle s'inqui�te pour son fils.
- Et pourquoi elle vient pas ? - Fatigu�e.
Un ami d'enfance devrait savoir s'il a une petite amie.
Il sait que je suis proche de sa m�re, il a pas envie de se marier.
Il a pas de petite amie. Trop de travail.
Et donc, avant qu'il parte, rien de sp�cial ?
Non, rien de sp�cial.
Pardon, excusez-moi.
D'accord.
Je l'aimais bien Monsieur Benarfa. �a me fait bizarre qu'il ne soit plus l�.
Vous parlez de lui comme s'il �tait mort.
Il est mort.
Vous croyez pas ?
Vous en �tes o� de votre rapport sur Malotru ?
Euuuh, c'est en cours, je m'en occupe, j'ai encore quelques entretiens, mais ...
- il est pas tr�s disponible, vous savez. - C'est pour �a que je vous propose de le voir ce soir.
Ce soir ... il est d'accord ?
Avec ma femme, on d�ne avec lui. Vous pourriez venir ?
Vous m'invitez � d�ner pour que je parle avec De Bailly ?
Oui, comme �a, vous le verrez dans un autre contexte, plus d�tendu. �a vous ouvrira de nouvelles perspectives.
Oui ou non ?
- D'accord. - Tr�s bien.
Il y a d'autres broyeuses � l'�tage qui marchent.
Arr�tez !
Ok, c'est bon, c'est bon !
Bah voil� !
T'es pr�t � tuer � peu pr�s qui tu veux maintenant.
Juste avec tes mains.
Mais �a va pas te servir � grand chose, Rambo. Maintenant, je vais t'apprendre � te faire casser la gueule.
Je vais te rentrer dedans.
- Et moi, je fais quoi ? - Tu fais rien !
T'es juste un pauvre libraire, un m�decin, un prof. Je sais pas quelle couverture tu auras.
T'es juste un pauvre type qui se fait agresser sans raison.
Je fais rien ?
- Non. - OK.
Non, mets pas le casque !
Sers toi des bras juste pour te d�fendre.
Prot�ge les visc�res.
En haut, tu as les c�tes qui font le boulot.
Baisse le menton.
Faut pas que leurs godasses arrivent � ta carotide.
Tu fais rien. Tu fais rien.
Tu sais pas te battre.
Si tu te sens partir, tu laisses partir, tu seras plus d�tendu.
Les coups font moins mal.
Ouais, je sais, c'est peut-�tre b�te, mais ... un gar�on meilleur en fran�ais qu'en maths, je trouve �a bizarre.
Alors qu'Henri, lui, il est super fort en maths.
C'est important aussi le fran�ais.
Ouais, mais quand m�me. Je me suis toujours demand� si ...
si finalement, c'�tait pas psychologique son blocage avec les chiffres.
C'est pas un blocage, ma ch�rie.
Non mais vous, vous en pensez quoi ?
Vous pensez qu'il devrait voir quelqu'un ?
Ouais, �a me d�range pas du tout que mon fils aille voir un psy.
- Enfin, si on me dit pas que tout est de ma faute. - C'est pas d'un psy qu'il a besoin, c'est de moins de jeux vid�os.
Pas de nouvelles de Guillaume ?
Il va arriver, il va arriver.
Je vais l'appeler.
Mon mari et l'id�e que son fils aille voir un psy ...
Il est un peu r�ac, hein ?
Non, vous trouvez pas ?
Et ... vous auriez pas un nom de coll�gue � me donner ?
Je peux r�fl�chir.
Non, mais l�, tout de suite. Vous pourriez m'en donner un ?
Parce que si c'est vous qui en parlez � mon mari, d�j� qu'il est pas tr�s chaud ...
Je pr�f�re lui en parler moi, quand j'aurai d�j� un rendez-vous.
C'est quoi �a ?
C'est un document ... important ...
Il est pas cens� sortir de la DGSE. Je sais pas comment il s'est retrouv� dans mon sac.
Je suis partie vite, j'ai pas fait attention.
Attendez, si vous n'avez pas fait expr�s, ce n'est pas de votre faute ?
Je sais, mais ...
Alors...
il y a ...
Sylvie Laffont qui est bien pour les troubles d'apprentissage
C'est tr�s g�nant mais, pour le document, est-ce qu'on peut �viter d'en parler � Henri, parce que c'est vraiment ...
- une tr�s grosse faute de sortir un document comme �a. - Ce sera notre petit secret.
- Laffont, �a s'�crit comment ? - Avec deux f.
Alors ?
Il r�pond pas.
�a sonne, hein ? �a sonne, mais dans le vide.
Et apr�s, il y a la messagerie.
D�s qu'il voit mon nom qui s'affiche, il r�pond pas. Alors que nous, on l'attend.
Mais je le sentais, �a.
Depuis qu'il est rentr�, je le sens.
Vous sentiez quoi ?
Il se moque de moi, il me prend pour un con.
Oh, je crois pas.
- �a vous ennuie pas que je prenne deux entr�es ? - Si.
Il me prend pour un con, pour un mauvais.
Parce que j'ai jamais �t� clandestin, parce que je suis un type normal.
Moins bien que lui.
Oui, parce qu'il est tellement ...
au-dessus de nous.
Au-dessus de nous tous.
Oui.
Vous aussi d'ailleurs.
S'il est pas venu, c'est qu'il doit avoir une bonne raison.
Oui, bah j'aimerai bien la conna�tre sa raison.
Et donc, tu parles farsi ?
C'est comme �a, t'es curieuse c'est tout.
Je suis fatigu�e.
Toi aussi, tu me fatigues.
Alors, le farsi ?
C'est ma nounou, quand j'�tais petite, elle �tait iranienne.
T'avais une nounou, toi, t'allais pas l'�cole ?
Si.
Mais apr�s l'�cole.
Mais quand j'�tais petite, avant l'�cole.
Elle �tait fid�le ta nounou !
Comme une jeune fille au pair.
Alors tes parents, ils sont secr�taire et au ch�mage, mais t'as une jeune fille au pair comme une princesse anglaise.
C'est une amie de la famille.
Alors, je peux l'appeler si je veux ?
Hein ? Si je veux lui poser des questions � cette amie de la famille.
J'ai faim !
Je sais.
Il y a personne qui m'a r�clam�e ?
Comment �a ?
Dis !
Qui pourrait te r�clamer ?
T'es quelqu'un d'important ?
Mon copain, il doit me chercher, il m'a pas r�clam� ?
C'est pas ton copain, c'est ton plan cul.
Et je suis s�r que tu jouis m�me pas.
Je peux te garder encore dix jours ici.
Et personne va te sortir de l�.
OK ?
OK.
Qu'est-ce que vous foutez l� ?
Et vous ?
Vous avez ... vous avez un double des cl�s ?
Ce sont ses cl�s � lui, il les avait laiss�es au bureau le soir o� il a disparu.
Attendez ! Non mais, �a, �a, c'est � vous �a ?
J'ai des probl�mes avec mon mari ...
je me dit que puisque Monsieur Benarfa n'est pas l� ...
c'est pour quelques jours, le temps que �a passe.
- Je suis s�re qu'il aurait �t� d'accord. - Mais pourquoi vous m'avez rien dit ? Je comprends pas moi.
Je n'�tais pas s�re que vous �tiez un ami de Monsieur Benarfa.
Vous n'�tes pas trop son genre.
Qu'est-ce que vous avez fait de mon chat ?
Je l'ai mang� pour d�ner, voil�.
Non, non, mais je suis d�sol�. Je sais pas o� il est, je sais pas o� il est pass�.
Attendez, attendez, vous oubliez �a !
C'est pas � moi �a.
Ah, vous �tes s�re ?
Momo ?
Momo !
Momo ?
Je vais dormir o�, moi, maintenant ?
Bonjour.
Ils m'ont juste pris ma veste.
Vous avez port� plainte ?
J'y vais cette apr�s-midi.
J'�tais aux urgences cette nuit.
Ils �taient combien ?
Du coup, bah, d�sol� pour le d�ner.
Aucun probl�me Guillaume. C'est nous qui sommes d�sol�s.
On s'est inqui�t�s, c'est tout, mais ...
On avait raison !
Bonjour !
- Guillaume, Sylvain et Ellenstein veulent vous voir d'urgence. - Merci.
C'est l� qu'on a localis� le t�l�phone qui a envoy� le message.
31, rue Mohammed Rached.
Cist�ron, j'�coute.
Comment �a va � Alger ?
Tout va bien.
31, rue Mohammed Rached. �a vous dit quelque chose ?
C'est une des bo�tes aux lettres mortes qu'on utilisait avec Cyclone, si jamais Internet sautait.
Pourquoi ?
Pour rien, merci.
Ouais ?
C'est Moule � Gaufres.
Qu'est-ce qui se passe ?
Restez dans l'appartement de Cyclone, ne bougez pas.
On vous envoie une �quipe de protection qui vous emm�nera discr�tement � l'a�roport.
Ne quittez pas.
Ouais.
Vous m'expliquez ?
Un portable nous a envoy� un message depuis la bo�te aux lettres mortes de Cyclone.
Quelqu'un d�tient Cyclone, quelqu'un sait qu'il travaille pour nous.
Si �a se trouve, vous �tes d�j� rep�r�, d�j� surveill�. Donc, vous ne sortez pas de cet appartement, et ne faites confiance � personne.
D'accord.
Tu viens ?
�a va ?
Casse-toi !
Tu me fais une blague, encore ?
C'est �a ?
Casse-toi !
Eh, non mais, h� !
Je suis pas partie de chez mon mari qui me parlait mal ...
pour laisser un connard que je connais m�me pas me ...
Les m�dicaments, c'est � toi en fait ?
T'es malade !
Au secours !
Ils ont cru qu'elle allait craquer cette nuit.
Elle a demand� si quelqu'un l'avait r�clam�e, mais tr�s vite elle s'est reprise, elle a dit qu'elle parlait de son mec.
M�me destabilis�e par l'option "Reza est un espion", elle l�che rien ?
C'est bien.
Simon dit qu'elle est forte.
Il m'a dit de vous dire qu'il en a marre de la taper. Elle est mignonne, il trouve.
Vous aussi, vous �tiez mignon avant de vous faire d�figurer.
Vous allez porter plainte ?
D�s que j'ai deux minutes.
On devrait appeler Simon.
Si elle a pas craqu� l�, elle craquera jamais. Et puis, elle doit avoir faim.
Tu peux y aller.
Hein ?
Il y a 5 minutes, j'�tais la fille de Ben Laden, et l� je peux y aller ?
On a fait des v�rifications.
On a rien contre toi.
Mange �a.
C'�tait bien ?
Comment �a ?
Je sais pas. M'interroger, c'�tait bien ?
Sympa, le clac, tout �a ?
Vous �tes r�sistante.
C'est le sport, hein ?
Vous courez ?
Assez, ouais.
Moi aussi.
Dans une salle ?
Buttes Chaumont.
Vous plaisantez ?
La derni�re fois que j'ai du interrompre Felis, c'est � cause d'une histoire saugrenue d'agent double qui a dur�e 24 heures.
Donc c'est quoi maintenant ?
Une taupe sovi�tique ?
Un faux transfuge ? Ou alors c'est du s�rieux ?
C'est du s�rieux.
Vous �tes s�rs ?
Oui.
Bon.
Alors, je vous explique le topo.
Felis est lanc�e depuis hier, on peut plus communiquer avec mes gars.
Si on veut stopper la machine, il faut appeler les Am�ricains et leur dire que l'op�ration qu'on pr�pare conjointement avec eux
et les Anglais depuis 14 mois est v�rol�e.
Ils doivent rappeler leurs gars, pr�venir les n�tres,
et s'asseoir sur un truc qui mobilise un croiseur, deux h�licopt�res et une bonne centaine de personnes chez eux.
Donc, je vous repose la question.
Prenez votre temps, hein ?
Vous �tes s�rs ?
Tout ce qu'on peut dire, c'est qu'un de nos clandestins est aux mains des Alg�riens
et qu'il conna�t l'emplacement de Felis.
Et il donn� cet emplacement aux Alg�riens ?
Il a donn� sa bo�te aux lettres, c'est tout ce qu'on sait pour l'instant.
C'est pas suffisant.
Non ! Je n'interromps pas tout le cirque � cause de �a.
Impossible ! Il m'en faut plus.
Qu'est-ce que vous faites l�, vous ? C'est l'heure des directeurs, vous n'avez rien � faire l�.
Vous avez toute la journ�e pour vous !
Et si vous venez pour fayoter, croyez-moi, vous �tes sacr�ment mal tomb�.
Ouais !
OK.
Ton arme.
Mademoiselle.
Nous sommes des policiers fran�ais en coop�ration avec la s�curit� du territoire alg�rien. Vous �tes en �tat d'arrestation pour complicit� de terrorisme.
Mais de quoi vous parlez ? J'ai rien fait !
Vous �tes la complice du terroriste Benarfa.
Quoi ?
Quoi ? Mais n'importe quoi, j'ai rien fait !
Mais Michel, j'ai rien fait !
On va lui faire la peur de sa vie.
- Elle va fermer sa gueule jusqu'� son enterrement celle-l�. - Michel !
Michel ! Mais, Michel !
A�e ! Michel !
Il est o� ?
Viens avec moi, b�b�, je vais te faire parler !
Elle squattait chez lui...
J'y peux rien si elle �tait l� quand vous m'avez appel�.
Avec tout ce que vous m'avez dit, j'ai cru qu'elle travaillait avec les Alg�riens.
- J'allais pas la laisser partir raconter tout � je sais pas qui. - Vous �tiez oblig� de lui casser la gueule ?
- Qu'est-ce qui vous est arriv� ? - Rien.
- Alors vous �tiez oblig� de lui casser la gueule, � cette pauvre secr�taire ? - Non, je ...
Pas oblig�, mais ...
J'ai pas eu d'autre id�e.
Pourquoi vous en avez pas parl� avant ?
J'allais vous appeler en pleine nuit devant elle ?
On vous a eu au t�l�phone !
Ah �coutez, j'avais beaucoup de choses � penser, quoi.. Non, mais je suis d�sol�.
Et puis vous m'auriez dit quoi ? De pas la laisser partir ?
- Et les m�dicaments ? - Anxiolytiques, anti-d�presseurs, somnif�res plus les prescriptions du psychiatre.
Il voyait un psychiatre.
Je peux vous parler ?
Il y a deux jours, j'ai sorti des documents secret-d�fense.
Et je l'ai pas fait expr�s, �videmment. C'�tait le soir de notre d�ner au restaurant
j'ai quitt� mon bureau rapidement et j'ai gliss� les documents dans mon sac sans faire expr�s.
Vous vous en �tes rendue compte quand ?
Euuuh, au restaurant. Apr�s, j'ai pas dormi de la nuit.
Vous l'avez dit ?
Bah je vous le dit � vous.
Pourquoi � moi ? Il faut en parler � Henri Duflot.
Et pourquoi pas � vous ?
En parlant � vous, je parle � la DGSE, non ?
On dira tout ce que vous faites me concerne, tout ce que je fais vous concerne. Enfin, moi �videmment, �a n'a pas d'importance mais ...
pour d'autres, �a peut �tre grave.
C'est pas une question de hi�rarchie, c'est aussi une question de responsabilit� collective, non ?
Vous avez ramen� le document ?
Bien entendu.
Amen.
Quand on fait une b�tise, on sait toujours si c'est grave ?
On devrait oui.
En parler � quelqu'un d'autre, c'est une mani�re de ..
d'objectiver la faute, et donc d'en �valuer l'importance.
�a vous est jamais arriv� d'avoir besoin de l'avis d'un coll�gue ?
Si.
� quelle occasion ?
On reprend les entretiens ?
Non. Pourquoi vous pensez �a ?
Ennemi dehors, ennemi dedans.
Quand on commet une faute, on entre dans un monde de menace permanente.
Flairer le pi�ge et ne pas le d�jouer, se faire casser la gueule et ne pas r�pliquer,
se faire cuisiner et ne pas se r�volter.
J'�tais d�j� un sp�cialiste mais je me sp�cialisais encore plus.
Dissimuler toujour plus et plus profond�ment.
Faire �cran partout, dehors et dedans.
J'�tais en formation permanente et je dois avouer,
sentir mon coeur battre � toute vitesse,
entendre marteler mon int�rieur de mon oreille,
et ne rien laisser para�tre,
je commen�ais � aimer �a.
C'est � ton tour de me voir souffrir, c'est �a ?
Tu m'aurais pas dit o� tu cours si �a t'avait d�rang� que je vienne.
J'avais fini de tout de fa�on.
Tu vas rien me donner, hein ?
Rien de rien.
Rien de rien de rien.
T'as envoy� ton petit message � la mord-moi-le-noeud, et apr�s termin�, hein ?
Pas de musique, pas de sonnerie, pas de photo, pas de contact.
Pas de rendez-vous ?
Je te d�range ?
Non.
Dans l'agenda du t�l�phone, il y a un rendez-vous. Pour toi.
Pigalle veut te rencontrer.
Can't find what you're looking for?
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