All language subtitles for Le.Bureau.Des.Legendes.S01E04.FRENCH.WEBRip.XviD-ZT

af Afrikaans
ak Akan
sq Albanian
am Amharic
ar Arabic
hy Armenian
az Azerbaijani
eu Basque
be Belarusian
bem Bemba
bn Bengali
bh Bihari
bs Bosnian
br Breton
bg Bulgarian
km Cambodian
ca Catalan
ceb Cebuano
chr Cherokee
ny Chichewa
zh-CN Chinese (Simplified)
zh-TW Chinese (Traditional)
co Corsican
hr Croatian
cs Czech
da Danish
en English
eo Esperanto
et Estonian
ee Ewe
fo Faroese
tl Filipino
fi Finnish
fr French Download
fy Frisian
gaa Ga
gl Galician
ka Georgian
de German Download
el Greek
gn Guarani
gu Gujarati
ht Haitian Creole
ha Hausa
haw Hawaiian
iw Hebrew
hi Hindi
hmn Hmong
hu Hungarian
is Icelandic
ig Igbo
id Indonesian
ia Interlingua
ga Irish
it Italian Download
ja Japanese
jw Javanese
kn Kannada
kk Kazakh
rw Kinyarwanda
rn Kirundi
kg Kongo
ko Korean
kri Krio (Sierra Leone)
ku Kurdish
ckb Kurdish (Soranî)
ky Kyrgyz
lo Laothian
la Latin
lv Latvian
ln Lingala
lt Lithuanian
loz Lozi
lg Luganda
ach Luo
lb Luxembourgish
mk Macedonian
mg Malagasy
ms Malay
ml Malayalam
mt Maltese
mi Maori
mr Marathi
mfe Mauritian Creole
mo Moldavian
mn Mongolian
my Myanmar (Burmese)
sr-ME Montenegrin
ne Nepali
pcm Nigerian Pidgin
nso Northern Sotho
no Norwegian
nn Norwegian (Nynorsk)
oc Occitan
or Oriya
om Oromo
ps Pashto
fa Persian
pl Polish
pt-BR Portuguese (Brazil)
pt Portuguese (Portugal) Download
pa Punjabi
qu Quechua
ro Romanian
rm Romansh
nyn Runyakitara
ru Russian
sm Samoan
gd Scots Gaelic
sr Serbian
sh Serbo-Croatian
st Sesotho
tn Setswana
crs Seychellois Creole
sn Shona
sd Sindhi
si Sinhalese
sk Slovak
sl Slovenian
so Somali
es Spanish
es-419 Spanish (Latin American) Download
su Sundanese
sw Swahili
sv Swedish
tg Tajik
ta Tamil
tt Tatar
te Telugu
th Thai
ti Tigrinya
to Tonga
lua Tshiluba
tum Tumbuka
tr Turkish
tk Turkmen
tw Twi
ug Uighur
uk Ukrainian
ur Urdu
uz Uzbek
vi Vietnamese
cy Welsh
wo Wolof
xh Xhosa
yi Yiddish
yo Yoruba
zu Zulu

Original subtitles

On reprend ?

Qu'est-ce que les Syriens pouvaient trouver alors ?

� ce moment-l�, pas grand chose.

Les l�gendes sont faites pour �a, pour faire �cran.

L'�cran s'appelait Paul Lefebvre.

Paul avait effectivement enseign� au lyc�e fran�ais de Damas,

il avait cr�� un cours de th��tre, puis il avait organis� des soir�es litt�raires dans un bar.

Une certaine intelligentsia fr�quentait l'�tablissement jusqu'� ce que la guerre vienne tout interrompre.

Paul Lefebvre �tait alors parti en Jordanie enseigner au lyc�e fran�ais d'Amman.

J'avais ensuite quitt� la Jordanie avec mon vrai passeport au nom de Guillaume de Bailly.

Les l�gendes sont des �crans invisibles,

des pare-brises sur lesquelles viennent s'�craser les mouches.

Supposons que Cyclone ait organis� sa propre disparition,

de tous les gens qui sont sur �coute,

quels sont ceux qu'il appellerait obligatoirement pour donner de ses nouvelles.

Sa m�re.

D'accord, sa m�re. Donc il appelle sa m�re et il dit quoi : "Bonjour, c'est Farid !" ?

- Non. - Non.

Il sait qu'elle est sur �coute, donc il utilise un code.

Bah, c'est m�me pas lui qui t�l�phone probablement.

Ceux qui s'occupent des �coutes,

ils seraient capables de r�p�rer quelqu'un qui appelle de la part de Cyclone en utilisant un code ?

Non.

Qui serait capable ?

- OK, je r��coute tous les appels � sa m�re. - Merci.

Guillaume !

Toute la d�l�gation alg�rienne est l�.

La r�union a commenc� ?

- On a nos pr�sentations, oui. Qu'est-ce qu'il y a ? - Faut tenter quelque chose.

S'ils n'ont pas Cyclone ?

On leur raconte qu'on a perdu un agent, et on leur fait l'affront que c'est eux qui le d�tiennent ?

On a tous les services secrets alg�riens qui sont devant nous, on en fait rien ?

Exactement. On va pas prendre le risque de provoquer un incident diplomatique simplement parce que vous n'�tes pas foutu de retrouver votre clandestin.

Admettons qu'ils le d�tiennent,

bon, ils sont pas l� pour parler de �a, mais en faire une allusion,

ils vont envoyer un signe, ouvrir une n�gociation mais avancer tr�s masqu�. - D'accord.

- Ouais. - Ils vont voir comment �a mord.

- Remarque, il est possible que ce soit uniquement quelqu'un de chez-nous qui soit capable de comprendre le signe. Voil�, �a va �tre un private joke, ... - Qu'est-ce que vous en pensez vous ?

Je pense que, effectivement, s'ils le d�tiennent et qu'ils veulent n�gocier, il faut qu'on soit pr�sent pour lire les signes.

Par contre, comme vous le dites, s'ils ne l'ont pas, c'est pas � nous de leur annoncer qu'on a perdu un agent.

OK, c'est bon. Je vous autorise � rentrer

mais � titre d'observateur uniquement. On est bien d'accord ?

Je reviens.

T'oublies pas le rendez-vous avec Balm�s aujourd'hui ?

Venez, je vais vous pr�senter.

Monsieur Vincent, responsable de la communication. Monsieur Leblanc,

de la direction des Renseignements.

Bonjour. Enchant�.

- Prenez place, je vous prie. - Bonjour messieurs. Bonjour.

Donc, c'est un exercice conjoint, n'est-ce pas ? Alors, comment envisagez-vous le partage des comp�tences

en mati�re de commandement op�rationnel ?

- En tant qu'observateurs, vos officiers auront acc�s � l'ensemble du processus. - Bien s�r.

N�anmoins, ce serait dans la logique de notre accord cadre d'aller plus loin.

Qu'est-ce que vous voulez de plus ?

Un r�le officiel de consultation pour notre officier de liaison.

�coutez, je veux bien en r�f�rer plus haut, mais je ne vous garantie rien.

C'est du ressort du politique.

Une autre logique, si vous voyez ce que je veux dire.

Oui, vous vouliez intervenir, Monsieur Leblanc ?

Non, non, je vous �coutais, simplement.

Excusez-moi. Je reprends.

Pour les dispositifs a�riens et terrestres, je pense que nous avons tout vu ?

Parlons maintenant des modalit�s de d�barquement des commandos-marines.

Nous avons donn� une autorisation exceptionnelle � votre marine

de faire rentrer un sous-marin � l'int�rieur de nos eaux territoriales pour la dur�e de l'exercice.

En esp�rant bien-s�r qu'il ne disparaisse pas comme la derni�re fois.

Excusez-moi, je ne vous suis pas.

J'�voquais une sombre histoire qui ne nous rajeunit pas, n'est-ce pas colonel ?

Ne me dites pas que vous avez oubli� notre Flambeau disparu au large d'Alger en 1972.

Non, non bien s�r.

Un sous-marin perdu en mer qu'on ne retrouve jamais, c'est le genre de chose qu'on n'oublie pas facilement.

Je comprends, je comprends.

Je reprends ?

Je reprends alors.

Pour les dispositifs a�riens et terrestres, je pense que nous avons tout vu ?

Parlons maintenant des modalit�s de d�barquement des commandos-marines.

� tout � l'heure !

� toute !

Pakistanais ou cor�en ?

- D�sol�e, j'ai un rendez-vous de dentiste. - A�e !

- Je termine des mesures. - Quelles mesures ?

Je peux voir ?

L�.

La courbe de tension,

elle d�croche.

C'est pourquoi ?

Les flux marins.

OK.

Bonne chance pour le dentiste !

Merci.

C'est pas bon, �a.

Non, mais je suis pas s�re.

Mais c'�tait ambigu.

Sa main sur la v�tre, c'est ambigu ?

Sa main sur la souris. Baah, quand il y avait ma main entre sa main et la souris.

Vous �tiez g�n�e ?

- Un peu ouais. - Alors il vous drague.

S'il y a rien, on sent rien.

� moins d'�tre h�rotomane. Vous �tes h�rotomane ?

- Bah non, je ne crois pas. - Alors il vous drague.

OK.

C'est la merde ...

J'ai rien fait, moi.

En plus pour moi, il est iranien, il est mari� et il est en mission officielle.

Bah justement. Vous �tes jeune, vous �tes nouvelle, vous �tes interdite.

�a fait trois bonnes raisons.

Bah je fais quoi, l� ?

Vous faites attention.

- Il faut surtout pas c�der, d�j� parce que ... - D�j� parce que non !

Voil� !

Et aussi parce que si vous commencez quelque chose avec lui maintenant, il vous emm�nera jamais en Iran.

Donc je le jette ?

Oui.

Mais pas n'importe comment.

Si vous le mettez trop mal � l'aise,

s'il a l'impression que vous vous foutez de lui, que vous le m�prisez ou qu'il vous d�go�te, apr�s c'est termin�.

L'Iran, plus aucune chance !

Il vous y emm�nera jamais.

Fin de l'histoire.

OK, donc je fais quoi alors ?

S'il essaie de passer � l'acte, vous tentez de l'�viter.

Mais il y a un point de rupture, c'est � dire un moment o� l'�viter,

c'est l'humilier.

Donc, vous ne vous d�robez plus.

Vous le laissez venir.

Et l� ...

Oui ?

Vous verrez. �a d�pend de l'animal en face.

Vous devez le d�sarmer.

Vous trouverez.

[parle en arabe]

Oh, putain !

Quand j'ai dit que vous ne devez pas intervenir, quelle est la partie de la phrase que vous n'avez pas comprise ?

- Fallait les sonder. - Vous appelez �a "sonder", vous ?

- �a a eu son effet. - Oui, de nous mettre dans l'embarras ?

Non !

S'ils d�tiennent Cyclone, au moins le message est pass�.

Maintenant, il faut juste leur donner un moyen de nous r�pondre.

Je propose d'ouvrir un canal de communications moins protocolaire.

Je peux essayer quelque chose.

Vous me proposez �a par �crit d'ici une heure avant la reprise de la r�union.

- Qu'est-ce qu'il y a ? - On a un petit souci l�...

Un PETIT souci ?

Euuuuuh, �a chie dans le ventilo en fait.

Allo ?

Mme Benarfa ? C'est Henri Duflot � l'appareil. Vous vous souvenez de moi ?

Oui.

Vous ne pouvez pas prendre cet avion. C'est une tr�s mauvaise id�e.

Il faut qu'on parle.

Je n'ai pas envie de vous parler.

Vous allez faire une b�tise.

�coutez, je vous envoie une voiture...

On fait quoi alors ?

On lui colle un GPS dans le cul et on voit o� elle nous conduit ?

Elle ne doit pas partir.

On ne sait ce qu'elle va faire comme scandale l�-bas.

Elle va alerter l'ambassade, la police, rameuter la populace. �a va brouiller les pistes.

Et la presse va s'en m�ler, les politiques aussi.

Et si jamais il y a une toute petite chance pour que Cyclone ne soit pas grill� ...

Cette chance nous passe d�finitivement sous le nez.

En raison d'une intervention des �quipes de maintenance, un retard est � pr�voir sur le vol AF342 � destination d'Alger.

Je r�p�te : en raison d'une intervention des �quipes de maintenance, un retard est � pr�voir sur le vol AF342 � destination d'Alger.

Bonjour, madame. Il va falloir nous suivre.

- Non ! Arr�tez ! Je n'ai rien fait ! - Venez avec nous madame.

- Nous non plus, madame. - Non, je n'ai rien fait ! Je ne vais pas avec vous.

Je n'ai rien fait ! Je n'ai rien fait !

Arr�tez ! Arr�tez !

Vous n'avez pas le droit ! Vous n'avez pas le droit !

Secret Square ?

- Pardon ? - L'ancienne bo�te de strip-tease s'appelle le Secret Square.

Elle se trouve dans le 9e arrondissement. Je peux vous y emmener si vous voulez.

Vraiment ?

Tout � fait. Quand �tes-vous disponible ?

- Et bah, demain soir. - Va pour demain soir.

Ah peut-�tre.

Demain 22h, � votre h�tel ?

- Ouais, parfait ! - Je demande ?

- Excusez-moi, je me suis pas pr�sent�. Belkacem. - Enchant�.

- Et vous, vous �tes Monsieur Vincent, c'est �a ? - Tout � fait.

Enchant�.

- Bah on se dit � demain alors ? - � demain soir.

Tr�s bien.

Messieurs.

Bonjour, Guillaume.

Asseyez-vous, je vous en prie.

Est-ce que vous voyez votre fille ?

J'aimerai bien, mais depuis que je suis rentr�, on m'a pas donn� beaucoup de temps � cause de Cyclone.

Bien s�r.

Mais c'est vraiment la seule raison ?

Qu'est-ce que vous avez en t�te ?

Non, je me demandais si elle faisait pas partie de la vie normale que vous �voquiez la derni�re fois.

Une vie normale peut-�tre un peu difficile � retrouver.

�coutez, j'aimerai bien voir ma fille et passer plus de temps avec elle.

Mais on m'a demand� de retrouver un clandestin dont la disparition prolong�e pourrait avoir de graves cons�quences pour tout le monde.

Je comprends.

Voil�.

Prune, c'est un tr�s joli pr�nom.

Et comment vous l'avez int�gr�e dans votre l�gende ?

Je veux dire, Paul Lefebvre avait une fille ou non ? Comment vous faisiez ?

On essaye de coller le plus possible � notre v�ritable identit�. �a nos permet de faire le moins d'erreur possible.

Donc, oui. Paul avait une fille et une femme, dont il a divorc�.

Et vous parliez donc de Prune et d'Elsa � vos amis � Damas ?

Sans trop rentrer dans les d�tails, et puis on utilise d'autres pr�noms.

Prune, c'�tait Jeanne,

et Elsa, c'�tait Sylvie.

Vous arriviez � vous y retrouver ?

Je suis form� pour �a.

Vous �tes form� pour vous glisser dans les habits d'un autre, puis retrouver vos vrais habits, puis changer de nouveau.

En fait, ce qui s'approche le plus de cette vie sous l�gende, c'est ...

c'est l'exp�rience de l'adult�re !

Non, mais c'est vrai. Beaucoup de personnes qui ont fait cette exp�rience de l'adult�re se rendent compte que ce qu'il y a d'excitant, ce qu'ils aiment l� dedans,

c'est presque plus le secret, la double-vie que la relation elle-m�me.

Et ce qui leur manque apr�s quand ils reviennent � une vie conjugale normale,

c'est moins la personne perdue, que ...

le contexte, l'ambiance,

le petit monde secret, myst�rieux o� �a se passe

en-dehors du monde r�el, quotidien, ordinaire.

Est-ce que vous voyez ce que je veux dire ?

Oui et non.

La comparaison ne vous para�t pas pertinente ?

Je ne doute pas qu'elle le soit pour vous.

Mais pour vous ?

C'est une belle vue de l'esprit.

Vous r�agissez comme si je vous tendais un pi�ge.

Pourquoi ? Moi, je cherche juste � comprendre.

Non.

Vous cherchez � d�montrer quelque chose.

Pourquoi parmi toutes les hypoth�ses possibles concernant les intentions d'autrui choisissez-vous toujours la plus sombre ?

Bonjour.

- J'ai votre fiche sur Nadia El Mansour. - Tr�s bien.

Depuis avril 2014, elle a continu� � enseigner � l'universit� de Damas

et elle a effectivement �t� nomm�e � la t�te de la Fondation pour la pr�servation du patrimoine. Tout est clean.

Elle a pas disparu pendant quinze jours, un mois ? Elle a pas voyag� ou ...

Pas de contacts avec le Minist�re de l'Int�rieur ou des services de s�curit� ?

Rien n'a �t� signal� ?

Non.

Voil�.

Juste elle est en plein divorce.

Mais c'est pas particuli�rement remarquable.

Vous �tes s�re ?

Son avocat a d�pos� une requ�te, c'est dans le dossier.

C'est la guerre, �a. Depuis que �a a commenc�, le nombre de divorces a �t� multipli� par 10.

- Merci. - Pas de quoi. Au plaisir !

Vous avez pas le droit.

Vous pouvez pas partir � Alger comme �a.

C'est dangereux pour vous et c'est dangereux pour lui.

C'est pour vous que vous avez peur.

Moi, je veux retrouver mon fils.

Vous avez des enfants ?

Vous savez ce que �a fait ?

D'attendre, de rien faire et de rien savoir ?

Je comprends.

J'ai un fils et je deviendrai folle � votre place.

Mais justement, partir � Alger, c'est de la folie.

Vous pouvez pas m'emp�cher.

C'est un pays libre la France, non ?

Je reviens.

Vous l'avez oubli�.

Vous l'avez laiss� tomber. Pour vous, c'est rien.

Mais moi, c'est mon fils !

- Je ne peux pas rester sans rien faire. - Vous vous trompez, croyez-moi.

- Pour nous, ce n'est pas rien. - Vous, vous dormez la nuit.

Moi, non.

Il �tait tellement fier de travailler avec vous.

Mais il l'est, fier, de travailler avec nous.

Je n'ai plus envie de parler avec vous.

J'ai envie de rentrer chez moi dormir.

Et demain, je repars pour Alger.

Vous pouvez pas m'emp�cher.

C'est mon fils.

C'est mon fils.

Madame Benarfa ...

Mon fils a�n�, � la naissance, il a eu une infection.

Il est rest� dans le coma une semaine.

Je suis devenue folle.

Je tournais en rond dans le service de r�animation.

Je chantais tout bas.

J'�tais comme vous, je ne pouvais rien faire.

Je ne pouvais pas �couter les m�decins, je ne pouvais pas les entendre.

J'avais l'impression qu'ils me mentaient tout le temps. C'�taient eux, les ennemis, c'�tait ceux qui enfon�aient des tubes dans, dans ...

dans le corps de mon b�b�

qui �tait minuscule.

Il �tait tout petit.

J'avais l'impression qu'ils me mentaient tout le temps !

Et ils l'ont sauv�.

Et il va bien maintenant.

Les m�decins, c'est nous.

Et je sais que c'est difficile.

Mais il faut nous faire confiance.

C'est pour votre fils.

D'accord.

Je reste ici, chez moi.

Je ne savais pas que vous aviez un fils.

J'ai deux filles.

Et le coma ?

Non, �a c'est vrai. L'a�n�e.

� plus tard.

- Viens ! Je t'emm�ne ! - Non !

Non, vous emb�tez pas, je vais attendre un peu. �a va bien finir par s'arr�ter.

C'est ridicule ! Tu vas pas rester ici dans le froid.

Vous allez dans quelle direction ?

O� tu veux, j'ai tout mon temps.

Allez, monte ! Je vais finir par me faire lyncher, moi.

- �a te pla�t alors, l'Institut ? - Ouais, beaucoup !

J'apprends pleins de trucs, les gens sont sympas.

Tant mieux.

Je n'ai jamais eu de collaboratrice comme toi.

Je trouve que tu es tr�s intelligente, tu sais ?

Vraiment !

- �a te g�ne que je dise �a, que je pense �a ? - Non, non, c'est gentil.

Non, mais c'est vrai ! Pour une fille de ton �ge, je trouve que ...

tu as un regard, une mani�re de voir ...

tu es dou�e !

Merci !

Tu crois qu'on pourrait se voir en dehors de l'Institut, tous les deux ?

Tu y as d�j� pens� ?

Vous voulez dire en ...

en ... oh, non. Oh, non, non, non.

Non, c'est pas possible. Je peux pas.

Pourquoi �a ?

Parce que je te plais pas, ou parce que je suis mari�.

Non, je suis d�sol�e, c'est ...

Euh ... C'est difficile, mais ...

Vous ressemblez � mon p�re en fait.

C'est nul, hein, je sais.

- Il a quel �ge ton p�re ? - Il est mort quand j'avais 6 ans.

Il avait 35 ans.

Je suis d�sol�.

Non, mais il a eu un lymphome, mais c'est all� tr�s tr�s vite ...

Normalement, on en gu�rit, c'est 90 % de chances mais, c'est le cancer des chanceux ...

mais lui, non.

Mais moi, je ne l'avais pas vu depuis mes 4 ans.

J'ai �t� lui rendre visite � la fin.

On m'a laiss� entrer dans sa chambre ...

et je suis rest�e dix minutes, il disait rien ...

je savais pas trop quoi faire ...

et puis, une infirmi�re est venue et elle s'est rendue compte qu'il �tait mort.

Depuis que j'�tais entr�e, il �tait mort.

Les infirmi�res avaient pas vu.

- �a te d�range si je fume ? - Non.

Je sais pas trop ce qu'on se serait dit de tout de fa�on.

Pardon, c'est un peu glauque.

On aurait �t� plus vite � pied.

Mais j'aurais �t� tremp�e.

[parle en farsi]

Maman ?

C'est moi, �a va ? Je te d�range ?

Non, non, �a va. Je pensais � papa.

Je sais.

- J'ai eu peur que tu ne viennes pas. - Pourquoi ?

- Bah tu avais l'air de me d�tester la derni�re fois. - Mais non.

Tu m'as fais peur !

Je suis d�sol�.

- Tu crois toujours que je te mens ? - Non.

Pourquoi ? Tu as r�fl�chi � ce que je t'ai dit ?

Comment �a va avec Marwan ?

- Pourquoi tu me demandes �a ? - Pour savoir.

-C'est important pour toi ? - Ouais.

On se s�pare.

Pourquoi tu m'as rien dit ?

Je voulais pas te faire peur.

Peur de quoi ?

Bah, je sais pas. On a �t� ensemble ...

tu m'as quitt�, on se retrouve � peine.

J'ai pas peur.

Ah mais moi, si.

� toi maintenant.

Moi quoi ?

Bah parle moi de toi.

�a t'int�resse ?

Raisonnablement.

Ta fille, elle va bien ?

Elle habite o� ?

� Montreuil avec sa m�re.

T'aimerais la rencontrer ?

Elle est jolie ?

Tr�s jolie.

Et elle a un petit copain ?

�a, je sais pas.

Tu sais pas ?

Elle est tr�s discr�te.

Ouais, comme toi.

Nadia !

Nadim El Bachir. Je suis un coll�gue de Nadia.

Paul Lefebvre, enchant�.

Je passais dans la rue et j'avais envie de boire un verre au bar

et qui je vois ?

Je peux m'asseoir cinq minutes ?

Bien s�r !

Monsieur, je vous sers.

Merci.

Au revoir.

- � bient�t. - � bient�t.

Qu'est-ce que c'�tait �a ?

- C'�tait Nadim, il est un peu lourd. - C'est qui ?

Un coll�gue.

Il est prof de quoi ?

Art pr�-m�sopotamique.

Pourquoi il dit qu'il t'accompagne � tes s�minaires alors que tu n'y vas pas ?

Parce qu'il n'y va pas non plus pour les m�mes raisons que moi et il a peur que �a se sache.

On peut parler d'autre chose ?

- Pourquoi ? - Pourquoi quoi ?

Pourquoi tu veux parler d'autre chose, il a pas arr�t� de me cuisiner.

- Arr�te, on commande. - On commande ?

Excuse-moi, mais il ne ressemble pas � un prof de fac. Il ressemble � un flic.

Tu trouves pas �trange toutes les questions qu'il m'a pos�es ?

- Il est poli, il s'int�resse aux gens, il fait les conversations, c'est tout. - Non, non. Non, non, non.

Il a pos� des questions, il voulait des r�ponses.

Oui.

Un peu comme toi avec moi, l�.

Je te le dis, si tu veux.

Quoi ?

Ce que je fais � Paris.

�a te regarde pas, �a, �a ...

Mais, m�me �a, je sais plus. Si Nadim d�barque pendant nos d�ners, alors peut-�tre que �a te regarde finalement.

Alors, dis-le moi.

Je vais le faire.

Mais j'ai pas le droit, c'est interdit.

- Qu'est-ce que tu risques ? - Je sais pas exactement.

De tr�s gros ennuis.

Si tu m'en parles.

Alors, dis rien.

Voil�. En m�me temps, tu n'es pas un journaliste.

Nadim a tr�s peur que tu sois un journaliste.

Pourquoi ?

On vit tous dans le secret.

Si ce qu'on fait devient public, on peut tous �tre tu�s.

Nadim aussi, je crois.

Ne m'en dis pas plus, alors.

Je ne te poserai plus de questions.

D'accord.

Je soup�onnais Nadia d'�tre � Paris parce que quelqu'un aurait d�couvert ce que je faisais en Syrie.

Mais je me trompais.

Nadia n'�tait pas une menace pour moi.

C'est moi qui �tais une menace pour elle.

Maintenant, est-ce que je peux te demander quelque chose ?

Est-ce qu'on peut s'en foutre une heure de Nadim, de mon mari, de ta fille, de la guerre ... ?

Est-ce qu'on pourrait oublier tout �a, je t'en prie ?

�coute, voil� ce qu'on va faire.

Je vois bien que tu es furieux, que tu es inquiet.

Je vais te laisser et je vais aller r�server une chambre � mon nom.

Et toi, tu restes l�, tu ...

tu r�fl�chis, tu prends tout ton temps.

Tu me rejoins si tu veux.

Bonjour.

J'ai besoin du rapport sur les bruits.

- Celui-l� ? - Non, le violet.

- Marina, on se retrouve dans mon bureau. - OK.

J'ai pass� une tr�s mauvaise soir�e hier soir.

J'ai presque pas dormi.

�a fait longtemps que je ne m'�tais pas senti aussi humili�.

Pire qu'humili�. Honteux.

Ce que vous m'avez racont� sur votre p�re, �a m'a glac�.

Je me suis senti minable de vous avoir ...

- enfin d'avoir essay� ... - Mais c'est pas grave.

Non, mais je ne sais pas ce qui m'a prit.

- Je vous demande de m'excuser. - Bien s�r, bien s�r.

C'est pas grave, c'est pardonn�.

- Merci, Marina. - De rien.

Personne n'a ce num�ro.

Seul votre interlocuteur pourra appeler ce t�l�phone.

D�s que le rendez-vous est termin�, vous nous ramenez l'appareil et on le garde au chaud.

Merci.

Il y a des danseuses ici ?

Il y en avait. Maintenant, �a fait plus partie du d�cor.

Ah, c'est dommage.

C'est devenu tr�s branch� ici.

Mais le quartier est rest� chaud.

D'ailleurs, il y a une semaine, je me suis fait voler mon scooter pas loin d'ici.

Ah, il y a beaucoup de vols ici.

Ah Paris, il y en a toutes les cinq minutes.

D'ailleurs, c'est marrant. Mon coll�gue vous a parl� d'un sous-marin fran�ais disparu en 1972.

Ouais, c'�tait �trange.

- Je vous aurais plus parl� d'un scooter. - Ouais ? Pourquoi donc ?

Parce que les scooters, on s'y attache. Vous savez, surtout quand ils sont un peu vintage.

Il y en a pleins qui seraient pr�ts � le racheter une deuxi�me fois plut�t que payer un nouveau.

Moi, par exemple,

ceux qui m'ont vol�, s'ils me proposaient de le racheter, je crois que je dirais oui.

Enfin, �a d�pend du prix.

- H�h�, vous �tes un sentimental. - Probablement.

Et elles, elles font partie du d�cor ?

� propos de votre histoire de scooter

� Alger aussi, on se l'ai fait voler, vous savez ?

Et en demandant aux bonnes personnes et puis, en rendant des petits services, on finit toujours par le retrouver.

- Alors, il y a toujours espoir, rien n'est perdu. - Toujours.

�coutez, si vous revenez � Paris,

que vous avez envie de vous amuser,

tout simplement parler de scooter,

voil� mon num�ro.

Bah merci, Vincent

pour cette soir�e merveilleuse.

Karim, ce fut un plaisir.

Ce que je peux vous dire, c'est que le canal est ouvert

le temps qu'il en parle � un sup�rieur et qu'une d�cision soit prise,

d'ici quelques jours, ils utiliseront ce canal pour n�gocier.

- S'ils ont Cyclone. - S'ils ont Cyclone, mais on travaille toutes les possibilit�s quoiqu'il arrive.

Allez, dodo ! Merci Guillaume.

Malotru !

Bien jou� !

On le conna�t.

C'est qui ?

Hachem Al-Khatib.

Homme d'affaires syrien, proche de Bachar Al-Assad.

Il fait beaucoup d'affaires en Europe.

Vous l'avez prise o� la photo ?

Pardon.

Ah ! Et sinon, pour l'h�tel particulier, c'est pas chez nous.

Pas l'Iran, pas le Qatar. M�me pas chez les Chinois.

J'ai transmis au bureau Russie, on sait jamais.

Merci.

Le 16, rue de la Faisanderie appartient � Alexandre Maniakine.

Plusieurs soci�t�s de gestion,

dont trois SCI [Soci�t� Civile Immobili�re].

Apparemment, tout est clean. Les comptes sont r�guli�rement d�pos�s au Greffe.

Et sur le mec lui-m�me, t'as quelque chose ?

Chez nous non, mais vu ses actifs immobiliers, il doit �tre fich� � l'Int�rieur.

- Je les appelle ? - Je m'en occupe, merci.

Madame Benarfa part � Marseille.

On a v�rifi�, elle a une place dans le ferry de 16h30 pour Alger.

Elle est partie sans son portable, on avait mouchard� sa valise.

Je m'en occupe.

Arr�tez ! Mon sac !

Mon sac ! Mon sac ! Au voleur ! Au voleur !

Au voleur !

Arr�tez !

T'es s�r que �a se boit comme �a ?

En fait, c'est un peu ta gar�onni�re ici.

Pourquoi pas !

Non, non, c'est tr�s bien !

Je t'ai connu toujours un peu plus s�rieux, c'est tout.

Et bien, je suis pas s�rieux.

- J'aime pas les plans � plusieurs o� tu te retrouves avec la bite d'un copain � la main. - Non, mais c'est fini tout �a.

C'�tait quand on avait 12 ans.

C'�tait avant le SIDA.

Alexandre Maniakine.

C'est un oligarque russe.

Il a fait fortune dans le papier et les combustibles.

Il poss�de un tr�s bel h�tel particulier rue de la Faisanderie.

- C'est tout ? - Non.

C'est aussi un proche de Poutine.

- Qu'est-ce qu'il fait ici ? - Des affaires.

Et de la politique.

Il s'est associ� � certains hommes d'affaires syriens et il conna�t tr�s bien les membres de l'opposition syrienne en exil.

Poutine l'utilise pour leur faire passer des messages.

Quels messages ?

Le jour o� Assad voudra n�gocier avec l'opposition syrienne

ce sera sous la pression de Poutine.

Et �a passera par Maniakine.

Pourquoi ?

Pourquoi ?

Bah, pour que �a reste secret bien s�r. T'es fou, toi !

Tu te souviens, les n�gociations sur le nucl�aire iranien ?

Tout le monde savait qu'ils se parlaient avec les Am�ricains.

Et bien, je te garantie qu'avec Assad, on saura rien.

Et celui qui laissera filer l'info selon laquelle Assad pr�pare son d�part

se fera tuer avant d'ouvrir la bouche.

La Russie �tait parvenue � contraindre Bachar Al-Assad de n�gocier son d�part avec l'opposition.

Mais Bachar Al-Assad faisait la guerre pour conserver le pouvoir.

Celui qui r�v�lerait ces contradictions,

celui qui ferait perdre la face au dictateur serait imm�diatement puni de mort.

Voil� ce qui attendait Nadia si on apprenait qu'elle fr�quentait un agent de la DGSE.

Je ne pouvais plus prendre de risques pour Nadia.

Je devais redoubler de vigilance, ne laisser personne savoir qui j'�tais vraiment.

Pour la prot�ger,

je devais placer un �cran entre moi et la DGSE.

Un �cran qui s'appelait Paul Lefebvre.

Can't find what you're looking for?
Get subtitles in any language from opensubtitles.com, and translate them here.