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- Elle était dans une couverture avant d'être jetée dans le lac.
- Je dois te parler. - T'as parlé de l'enquête.
- Qui a déposé cette couverture ? - C'est l'ADN de Luca
- Qui a déposé cette couverture ? - C'est l'ADN de Luca
sur la couverture.
- Tu ne vois pas que c'est une erreur ?
- Tu ne vois pas que c'est une erreur ?
Luca est accusé de meurtre. Tu l'as rejoint dans la nuit.
Que crois-tu que je pense ?
Que crois-tu que je pense ?
Le portable d'Angèle a borné dans la zone de la station-service.
Ca a changé quoi que j'en parle ? - Tu peux pas me dire ça.
Ca a changé quoi que j'en parle ? - Tu peux pas me dire ça.
- Y a un truc que je t'ai pas dit.
- Elle m'a dit que vous n'étiez pas ensemble le soir de l'éclipse.
- Elle m'a dit que vous n'étiez pas ensemble le soir de l'éclipse.
- Elle a planté Quentin et mis mon ADN sur la couverture.
- Je vais leur donner une reconstitution.
- Tu mets pas ça en story, hein ? - Non, c'est pour les souvenirs.
Putain, le téléphone !
- Non non non non !
- Non non non non !
- Laisse-la ! Laisse-la !
Arrête !
Arrête !
- Arrête, putain !
- Un bisou.
- Tu viens pas ?
- Non.
- Non.
- OK.
...
...
...
...
...
...
...
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...
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...
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...
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...
...
...
...
- T'as les bandes ? - Ouais.
C'est le jour où on a mis Quentin en garde à vue.
C'est le jour où on a mis Quentin en garde à vue.
- On voit quoi ? - Un bout du parking.
La benne où on a retrouvé la couverture est derrière.
La benne où on a retrouvé la couverture est derrière.
- T'as vu David ?
- S'il te plaît...
- S'il te plaît...
- Et si on trouve rien ?
- On est dans la merde.
- On est dans la merde.
Ils devront rejouer la scène devant tout le monde.
Des gamins de cet âge là,
ce qu'ils peuvent lâcher sous la pression !
ce qu'ils peuvent lâcher sous la pression !
J'en ai vu faire des aveux bidons pour que ça s'arrête.
Alors, Angèle, t'imagines ?
Alors, Angèle, t'imagines ?
Tu peux aller chercher l'imprimante ?
- Tu crois qu'on va faire quoi ?
Y a 18 bêtes malades et il faudrait qu'on en abatte 270.
C'est le travail de 15 générations.
C'est le travail de 15 générations.
Il faut se battre. - C'est Mayet. On peut rien faire.
- Je m'en fous, de Mayet. - Arrête de t'énerver.
- Je m'en fous, de Mayet. - Arrête de t'énerver.
- Je suis pas énervé !
- On a 18 bêtes positives à la tuberculose.
- On a 18 bêtes positives à la tuberculose.
On a 40 jours pour abattre le troupeau.
Je comprends pas où elles ont chopé cette saloperie.
- Elles ont pas chopé ça toutes seules.
- Hein ?
J'ai trouvé le cadavre d'un blaireau dans l'étable.
- Qui aurait fait ça, sérieusement ?
- Qui aurait fait ça, sérieusement ?
- En 60 ans, j'ai jamais vu un blaireau dans mon étable !
- Papa,
- Papa,
y a ça encore à mettre !
- Je m'en fous ! - Tu vas où, Jean ?
Jean, tu vas où, là ? - J'ai un truc à régler.
- Mais qu'est-ce qu'il fout, ce con ?
Putain...
Jean !
Tu vas faire quoi, là ? - Fous-moi la paix.
Tu vas faire quoi, là ? - Fous-moi la paix.
Je vais discuter. - Qu'est-ce qui se passe, là ?
- Me prenez pas pour un con. Je sais que c'est vous.
- Me prenez pas pour un con. Je sais que c'est vous.
- De quoi ? - Le blaireau.
Ca vous dit rien ? - Je sais pas, moi.
- Qu'est-ce que tu fous chez moi ? - Qu'est-ce que t'es venu foutre ?
- Qu'est-ce que tu fous chez moi ? - Qu'est-ce que t'es venu foutre ?
T'as foutu un blaireau dans mon étable !
- C'est quoi votre problème ? - C'est pas nous, votre problème.
- C'est quoi votre problème ? - C'est pas nous, votre problème.
C'est vous ! Vous êtes arrivés avec vos grandes idées.
Monsieur Je-sais-tout !
Monsieur Je-sais-tout !
Vous vous y êtes pris comme des branquignoles !
Vous vous êtes foutus dans la merde tout seuls !
Vous vous êtes foutus dans la merde tout seuls !
- Tu veux me frapper, Grand-Père ? - Stop ! Ca suffit !
- Vas-y ! Allez ! ! - Jean, recule.
Ils viennent de perdre leur fille. De quoi tu leur parles ?
Ils viennent de perdre leur fille. De quoi tu leur parles ?
- Et moi ? Je fais quoi, moi ?
- Et moi ? Je fais quoi, moi ?
Laisser massacrer mes bêtes ? ! - Je suis désolée.
Allez, rentre à la maison.
Allez, rentre à la maison.
Allez. La portière de la voiture claque.
- Aller foutre un blaireau dans son étable, il est complètement taré.
- Il va mal depuis l'arrestation de Quentin.
- Et nous, alors ? On va bien, tu crois ?
Il ose venir chez nous pour nous accuser.
Il ose venir chez nous pour nous accuser.
C'est eux qui s'en prennent à nos bêtes.
- Qu'est-ce qu'ils ont fait ?
- Qu'est-ce qu'ils ont fait ?
- Le vieux, je sais pas, mais Quentin a ouvert nos clôtures.
- Quand ça ? - Le soir de l'éclipse.
- Quand ça ? - Le soir de l'éclipse.
Tu te souviens pas ? T'étais là.
Les bêtes sont parties jusqu'à la citerne des Vignard.
- T'es sûr que c'est lui ? - Putain, arrête de le défendre.
- T'es sûr que c'est lui ? - Putain, arrête de le défendre.
Tu crois qu'il nous aurait attendus ?
Il passait son temps à mater chez nous, alors oui, je suis sûr.
Il passait son temps à mater chez nous, alors oui, je suis sûr.
- Tu seras à la reconstitution ?
- Tu seras à la reconstitution ?
- Oui.
- Tout ce qu'on veut, c'est savoir ce qui est arrivé à ma fille.
- Tout ce qu'on veut, c'est savoir ce qui est arrivé à ma fille.
- Moi aussi, c'est ce que je veux, Mathilde.
- Moi aussi, c'est ce que je veux, Mathilde.
- Pardon.
...
...
...
...
...
...
- T'es sûre de ta décision ? - Ouais.
- T'es sûre de ta décision ? - Ouais.
- T'as pensé aux enfants ?
- Je pense qu'à eux.
Potentiellement,
tous ceux-là ont pu déposer quelque chose dans la benne.
tous ceux-là ont pu déposer quelque chose dans la benne.
- Oui mais on voit que dalle.
- Je connais cette veste.
Son téléphone vibre.
Son téléphone vibre.
*-Manue Vitali n'est pas disponible...
*-Manue Vitali n'est pas disponible...
Brouhaha.
Brouhaha.
- Un paquet de clopes, s'il te plaît.
- Demande à ton neveu de se calmer un peu sur la boisson.
Il accélère, là.
- Ca va, Quentin ? - Coucou, tata !
Il rote.
- Qu'est-ce que tu fous là, toi ? T'es pas censé aller pointer ?
- Qu'est-ce que tu fous là, toi ? T'es pas censé aller pointer ?
- Je suis en train de passer un bon moment avec mes potes.
Pas vrai, Thierry ? - Tu me lâches, oui ?
- C'est ça, oui. Tu fais le dégoûté, maintenant ?
- C'est ça, oui. Tu fais le dégoûté, maintenant ?
Qui c'est qui t'a dépanné quand ta stabu, elle a cramé ?
Hein ?
Hein ?
Tu venais me bouffer dans la main. - Quentin, tu te calmes maintenant.
- Mais tous !
Vous faisiez les gentils devant et vous crachiez par-derrière.
Vous faisiez les gentils devant et vous crachiez par-derrière.
Il crache. - (Manue !)
- Tu prends ton pied, maintenant, toi, hein ?
Quentin le violeur, Quentin le puant !
Quentin le violeur, Quentin le puant !
Ca te fait kiffer que mes parents, ils soient dans la merde ?
Ca te fait kiffer que mes parents, ils soient dans la merde ?
Que moi, j'aille en taule ? Hein ? - Bon, ça suffit, là !
Toi, tu t'assieds, toi, tu sors. - Connard, va.
Toi, tu t'assieds, toi, tu sors. - Connard, va.
- Quentin ! - Fous-moi la paix, je vais pointer.
- Quentin ! - Fous-moi la paix, je vais pointer.
- C'est toi qui as libéré les bêtes des Wilhem,
le soir de l'éclipse ? - C'est eux qui t'ont dit ça ?
le soir de l'éclipse ? - C'est eux qui t'ont dit ça ?
- Ouais. Quentin rit.
- Beh non.
- Beh non.
C'est Nour qui a libéré les bêtes.
C'était son truc.
C'était son truc.
Et tu sais quoi ?
C'était elle aussi chez les Courtin.
- Mais pourquoi t'as rien dit ?
- Mais pourquoi t'as rien dit ?
T'étais amoureux d'elle.
- Qu'est-ce que ça peut te foutre ?
- Qu'est-ce que ça peut te foutre ?
- Pourquoi elle a fait ça aux Courtin ?
- Elle trouvait qu'ils traitaient mal leurs bêtes.
- Elle trouvait qu'ils traitaient mal leurs bêtes.
- C'est à cause de Nour que les parents d'Anthony
ont abattu leur troupeau ? - Ouais.
Elle savait pas qu'ils avaient isolé une bête malade.
Elle savait pas qu'ils avaient isolé une bête malade.
- Y a que toi qui savais. - Ouais.
Y avait que moi.
Y avait que moi.
- Faut que je te parle.
- La reconstitution est dans 20 mn. - J'y serai.
- J'ai quelque chose. La couverture.
- J'ai quelque chose. La couverture.
Je sais qui l'a déposée pour faire accuser Quentin.
Je sais qui l'a déposée pour faire accuser Quentin.
- Les services techniques nous envoient deux drones
sur le périmètre.
- Et pour les barrages, on est comment ?
- Et pour les barrages, on est comment ?
Tout le village parle de ça.
Je voudrais pas qu'un curieux se pointe ici.
Je voudrais pas qu'un curieux se pointe ici.
- On est en place ? *-Les collègues arrivent.
- Et pour les riverains ? - C'est bon aussi.
- Allez c'est parti. Nicole...
*-La reconstitution va démarrer.
*-La reconstitution va démarrer.
- C'est bon ? Ecoutez-moi : vous allez rejouer les événements
- C'est bon ? Ecoutez-moi : vous allez rejouer les événements
dans l'ordre dans lequel ils se sont déroulés.
D'accord ? Plus c'est précis, mieux c'est.
A tout moment, vous pouvez revenir sur vos déclarations.
A tout moment, vous pouvez revenir sur vos déclarations.
Evidemment, on n'est pas là pour vous piéger.
OK ?
Vous avez des questions ? - Elles sont où ma mère et Johanna ?
- Je sais pas mais elles devraient pas tarder.
- Je sais pas mais elles devraient pas tarder.
Allez, on y va ?
Téléphone.
- C'est David. - Réponds pas.
- Il est quelle heure ?
- Je sais pas.
- Je sais pas.
Elles devraient être là.
- Salut, Charlie. - Bonjour.
- La roue plus vers toi, et pose la selle sur le rocher.
- La roue plus vers toi, et pose la selle sur le rocher.
- Alors ? - Elles me répondent pas.
- Aucun accident signalé ? - Non, non, rien.
- Aucun accident signalé ? - Non, non, rien.
Qu'est-ce qu'on fait ? - On commence.
- OK. - Allez hop, c'est parti.
- Vous n'êtes pas à la reconstitution ?
- Non, tu vois. - Je pensais que si.
- Non, tu vois. - Je pensais que si.
- Comme tu n'y allais pas, on est passées te voir.
- T'as des trucs à nous dire ? - Je vois pas trop quoi.
- T'as des trucs à nous dire ? - Je vois pas trop quoi.
J'étais même pas à la croix le soir de l'éclipse.
Il va bien, Luca ? Elle verse du café.
Il va bien, Luca ? Elle verse du café.
- Tu savais pas qu'il y avait une soirée ?
- Tu savais pas qu'il y avait une soirée ?
- Depuis que j'ai Jenny, je fais plus trop de soirées.
J'ai plus la même vie qu'Inès ou Angèle.
J'ai plus la même vie qu'Inès ou Angèle.
- Ca va, Charlie ? Qu'est-ce qu'y a ?
- Ca va, Charlie ? Qu'est-ce qu'y a ?
- Bah rien.
- On sait ce que t'as fait.
- Je comprends pas.
- Après l'accident de ton père, ce que tu as fait pour ta famille.
- Après l'accident de ton père, ce que tu as fait pour ta famille.
Le boulot que t'as dû prendre à la station-service.
- Tu sais qu'on y a retrouvé la couverture ?
- Tu sais qu'on y a retrouvé la couverture ?
- Oui. - Tu sais qui l'aurait mise là ?
Le quand déjà ? - Le 25 mai.
- Le 25. - Le 25 mai,
- Le 25. - Le 25 mai,
c'était samedi dernier, non ? Non, je travaille pas le samedi.
- Tu travaillais pas le 25 à la station ?
- Bah non.
Vous pouvez demander à mon boss.
Vous pouvez demander à mon boss.
- C'est bizarre.
Tu apparais sur les caméras
Tu apparais sur les caméras
de vidéosurveillance de la station. - Tu vas venir avec nous.
- Et ensuite, alors ?
- Je suis rentré dans la voiture. - Vas-y, fais-le.
Luca ? Luca ?
Et après ? - Heu...
Et après ? - Heu...
Heu... Je...
J'essaie d'allumer la radio.
*Grésillements.
*Grésillements.
Ca fonctionne pas.
*... Du coup, au bout d'un moment,
*... Du coup, au bout d'un moment,
je m'énerve... Vous savez, quand y a des choses qui marchent pas.
J'ai tapé, quoi. - D'accord.
J'ai tapé, quoi. - D'accord.
Montre-moi comment t'as fait.
- Bah, du coup, j'ai tapé. - Ensuite ?
- Bah, du coup, j'ai tapé. - Ensuite ?
- Ensuite, je vois l'arme. - D'accord.
- Je la prends.
- Pourquoi tu prends l'arme ? Tu penses à quoi ?
- Je sais pas, c'est bête. Je suis intrigué.
- Je sais pas, c'est bête. Je suis intrigué.
J'en ai pas touché beaucoup. - Et ensuite ?
J'en ai pas touché beaucoup. - Et ensuite ?
- Ensuite, je sors de la voiture.
- D'accord. Vas-y, fais-le.
Et après ?
- Après, je vais rejoindre Angèle,
- Après, je vais rejoindre Angèle,
qui est là-bas en train de boire des bières.
- Hé ! - T'as pas un feu ?
- Hé ! - T'as pas un feu ?
- Non. J'ai autre chose.
J'arrive de la voiture avec l'arme,
je la montre à Angèle... - Là, je me lève,
je vais vers lui et je lui dis d'arrêter.
T'es fou, il est chargé. - Déstresse.
T'es fou, il est chargé. - Déstresse.
- Arrête, arrête ! - Lâche.
- On va le refaire vraiment comme vous l'avez fait.
- On va le refaire vraiment comme vous l'avez fait.
- T'es con.
Les gars, ça commence !
- Comment ça s'est passé ?
- J'ai mis la main... - Ne raconte pas. Joue-le.
- J'ai mis la main... - Ne raconte pas. Joue-le.
- C'est obligé ? - Oui, c'est obligé.
Comment ça s'est passé ?
Comment ça s'est passé ?
- Arrête, arrête, arrête, arrête... - Lâche ! Lâche !
- Pourquoi tu voulais lui prendre l'arme ?
- Pourquoi tu voulais lui prendre l'arme ?
- J'avais peur qu'il fasse une bêtise.
- Refais-le. Comment t'as pris l'arme ?
Par le canon ? - Non. J'ai mis ma main là.
Par le canon ? - Non. J'ai mis ma main là.
- Et le coup est parti. - Oui.
Arrête ! Détonation.
Arrête ! Détonation.
- Dans quelle direction ?
- Dans le bosquet. - Où ça dans le bosquet ?
- C'est vague.
- C'est vague.
- Y avait déjà l'éclipse, un peu. - C'était noir, on voyait rien.
- D'accord.
- D'accord.
C'est bon ? On a tout ça, là ?
T'es d'accord avec tout ce qu'elle vient de dire ?
T'es d'accord avec tout ce qu'elle vient de dire ?
- Ouais.
- C'est bon ? OK, on passe à la suite.
- Nour. Nour ! - Nour ! !
- Nour. Nour ! - Nour ! !
- Il s'est passé quoi, là ? - Elle saigne. Elle va pas bien.
- Elle saigne ! Elle va mourir ? - Tais-toi.
- Elle saigne ! Elle va mourir ? - Tais-toi.
- Et après ? - Après, je leur ai dit
de venir m'aider pour l'emmener à l'hôpital.
de venir m'aider pour l'emmener à l'hôpital.
1, 2, 3 !
1, 2, 3 !
Nour hurle.
- Stop, stop, stop !
- Elle a eu mal. Elle a gémi.
J'ai pris mon téléphone. Y a pas de réseau.
J'ai pris mon téléphone. Y a pas de réseau.
- Vas-y, enchaîne.
- Là, je suis allée voir Luca. - D'accord. Fais-le.
- Là, je suis allée voir Luca. - D'accord. Fais-le.
- Luca, regarde-moi. Faut l'emmener à l'hôpital.
Je vais chercher de l'aide, vous restez avec Nour, OK ?
Je vais chercher de l'aide, vous restez avec Nour, OK ?
Luca, appelle les secours !
- Nour ! Nour ! Nour ! Nour ! !
- Nour ! Nour ! Nour ! Nour ! !
- David répond pas.
- Rappelle.
- Rappelle.
- Oh, putain.
- Donc, tu t'es arrêté là...
D'accord. Bon, et après, t'as fait quoi ?
D'accord. Bon, et après, t'as fait quoi ?
- Je continuais à chercher Nour. Je l'appelais.
- Vas-y, fais-le.
- Nour ! Nour !
Nour !
- Pourquoi t'as fait ça ?
- Tu sais ce qui va se passer pour Jenny ?
- Ils me la prendront pas. J'ai rien fait.
- Ils me la prendront pas. J'ai rien fait.
- Tu as déposé la couverture dans la benne
pour faire accuser Quentin. Pourquoi lui ? Pourquoi Quentin ?
pour faire accuser Quentin. Pourquoi lui ? Pourquoi Quentin ?
Y a le sang de Nour sur la couverture.
Tu sais ce que ça veut dire ?
- Nour ! - T'appelles Nour. Et après ?
- Nour ! - T'appelles Nour. Et après ?
- Après, j'ai arrêté. - Pourquoi ?
- J'ai entendu la voix de ma mère.
- T'as entendu la voix de ta mère d'ici ?
- Je l'ai entendue d'une radio ou un talkie.
- Un talkie ? - J'ai cherché une voiture
- Un talkie ? - J'ai cherché une voiture
de gendarmes pas loin et je suis allé vers la route.
- Vas-y, montre-moi.
- Vas-y, montre-moi.
- C'est là.
- Comment t'as su qu'il était garé là-bas ?
- Comment t'as su qu'il était garé là-bas ?
Tu travaillais pas le samedi. Nour est morte un samedi.
Qui te l'a dit ? !
- Lâchez-moi ! J'ai rien fait. - Si c'est pas toi, c'est qui ?
- Lâchez-moi ! J'ai rien fait. - Si c'est pas toi, c'est qui ?
Hein ? Tu protèges quelqu'un ?
Hein ? Tu protèges quelqu'un ?
Tu protèges qui, là ?
- Voilà.
La voiture de gendarmes était là.
Anthony était à côté. - Anthony !
Anthony était à côté. - Anthony !
- Anthony Courtin ? Vous vous êtes parlé ?
- Je suis allé vers lui.
Il m'a proposé de m'emmener à la Croix.
Il m'a proposé de m'emmener à la Croix.
Il cherchait Nour.
- Il t'a dit qu'il était là pour chercher Nour ?
- Oui.
- Manue a passé qu'un appel. Anthony ne pouvait pas être déjà sur place.
- Manue a passé qu'un appel. Anthony ne pouvait pas être déjà sur place.
Il est où, Anthony ?
- Qu'est-ce qu'il fout là ?
- Cherchez-moi Courtin !
- Cherchez-moi Courtin !
*Chanson en anglais.
*Il est 15h15. Le point sur l'actualité locale.
*Il est 15h15. Le point sur l'actualité locale.
- Ca va, papa ? *-Aujourd'hui, à 17h56,
*la lune va nous priver... - Elle dort, la petite ?
- Elle dort profondément.
- J'y vais, moi.
- Tu vas à la fête ? - Je vais voir les Wilhem.
Raphaël a vu Quentin traîner autour de ses clôtures.
Raphaël a vu Quentin traîner autour de ses clôtures.
- Parle pas de ça devant ton père.
- C'est quoi, ça ? - J'ai eu ça au marché.
- C'est quoi, ça ? - J'ai eu ça au marché.
La mairie les distribuait. J'en ai pris pour toi.
- A toute. - A TOUT A L'HEURE.
- A toute. - A TOUT A L'HEURE.
...
...
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...
...
...
Coup de feu.
Halètement et pleurs.
...
...
- On m'a tiré dessus.
On m'a tiré dessus.
On m'a tiré dessus.
Je sais pas ce qui s'est passé.
Elle halète.
Elle halète.
Mais tu fais quoi ? Démarre, là !
Mais tu fais quoi ? Démarre, là !
Je perds du sang !
- C'est toi qui as libéré les bêtes de mes parents ?
- C'est toi qui as libéré les bêtes de mes parents ?
- De quoi tu parles ?
- Y a 2 ans. C'était toi ?
- Mais je m'en fous ! J'ai besoin d'aller à l'hôpital !
- Mais je m'en fous ! J'ai besoin d'aller à l'hôpital !
- D'abord tu me réponds.
- Je m'en fous de tes conneries. Il faut aller à l'hôpital.
- Je m'en fous de tes conneries. Il faut aller à l'hôpital.
- Tu t'en fous que mon père ait flingué sa vie à cause de toi ?
Que ma mère et ma soeur aient flingué leur vie à cause de toi ?
Que ma mère et ma soeur aient flingué leur vie à cause de toi ?
Tu t'en fous ?
Tu te prends pour qui ?
Tu crois que tu peux nous chier dessus comme ça ?
- C'est pas grave.
Je vais y aller à pied.
Elle essaie d'ouvrir la portière.
Tu peux m'ouvrir, s'il te plaît ?
Ouvre, s'il te plaît.
Je m'excuse.
Je m'excuse.
Franchement, je m'excuse.
Elle pleure.
Elle pleure.
...
Laisse-moi !
Laisse-moi !
Elle hurle. Il pousse un cri de rage.
Elle pleure.
Elle pleure.
...
Je suis désolée ! Non ! Non ! !
Je suis désolée ! Non ! Non ! !
Non ! ! !
Elle crie.
Elle crie.
Elle suffoque.
Il pousse un cri de rage.
...
Il pousse un dernier cri.
Il reprend son souffle.
*-A toutes les patrouilles
*-A toutes les patrouilles
*en service dans le secteur des Grandes Côtes.
*Signalement d'une possible disparition :
*Signalement d'une possible disparition :
*jeune fille de 17 ans, 1, 60 m,
*cheveux noirs, coupe afro, métisse.
*Elle a disparu au croisement de la D15 et la D204.
*Elle a disparu au croisement de la D15 et la D204.
*On sera sur place avec le capitaine Croiset.
*-Je vous rejoins.
- Anthony. Je vous rejoins sur zone.
- Anthony. Je vous rejoins sur zone.
- Anthony !
Anthony. - Qu'est-ce qui t'arrive ?
Anthony. - Qu'est-ce qui t'arrive ?
- J'arrive plus à respirer. - Viens.
- J'arrive plus à respirer. - Viens.
Je te ramène à la Croix.
Ta mère est là-bas.
- Pourquoi y a ton ADN sur la couverture ?
- Pourquoi y a ton ADN sur la couverture ?
- Je sais pas moi. Votre algo de merde
a dû faire une erreur.
- Y a pas d'erreur. C'est ton ADN.
- Y a pas d'erreur. C'est ton ADN.
- Ca n'a pas de sens que Luca ait déposé cette couverture.
- Ca n'a pas de sens que Luca ait déposé cette couverture.
- Peut-être qu'il voulait brouiller les pistes.
- Tu sais comment ça va se passer :
- Tu sais comment ça va se passer :
tu vas être interrogé. Tu dis toute la vérité,
et, de toute façon, c'était un accident.
et, de toute façon, c'était un accident.
- Luca, il est 19h30 et tu es placé en garde à vue
pour blessure involontaire par balle.
pour blessure involontaire par balle.
- Allez, on y va.
- Anthony ? - Ouais.
- Tu peux me ramener les cartes du secteur ?
- Tu peux me ramener les cartes du secteur ?
- OK.
- La nuit va tomber. Faut commencer les recherches.
- La nuit va tomber. Faut commencer les recherches.
Il me faut un véhicule. - Je m'en occupe.
Il me faut un véhicule. - Je m'en occupe.
*-La battue commence dans 30 mn sur le site de la Croix de Bozouls.
- Elle a été en contact avec une couverture
- Elle a été en contact avec une couverture
au moment d'être jetée dans le lac.
- Donc celui qui l'a tuée s'est débarrassée d'elle pendant la nuit.
- Donc celui qui l'a tuée s'est débarrassée d'elle pendant la nuit.
- Le lieutenant Courtin va organiser les recherches.
- Pour le ratissage,
- Pour le ratissage,
on va faire des groupes de 10 : 1 gendarme, 9 civils.
Merci.
- Qu'est-ce qu'il fout là ?
...
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Anthony, arrête !
- Bougez pas ! - Baisse ton arme. Baisse ton arme !
- Bougez pas ! - Baisse ton arme. Baisse ton arme !
- Je vais tirer ! Bougez pas ! - Anthony, calme-toi.
Antho, je suis là.
Calme-toi.
Calme-toi.
OK, regarde.
J'avance seule. Je suis pas armée. - N'avance pas trop.
J'avance seule. Je suis pas armée. - N'avance pas trop.
- J'avance un petit peu. D'accord ?
- Charlie, elle a rien fait à Nour.
- Je sais.
- Je sais.
- Elle a juste mis la couverture dans la benne.
C'est moi qui lui ai demandé. OK ?
C'est moi qui lui ai demandé. OK ?
Faut que tu la laisses tranquille. - Je vais la laisser tranquille.
Promis.
Promis.
- Faut qu'elle reste avec Jenny.
- Elle va rester avec Jenny, je te promets.
- Elle va rester avec Jenny, je te promets.
- Faut qu'elle reste avec Jenny.
- Maintenant baisse ton arme. Hein ? Regarde-moi.
- Maintenant baisse ton arme. Hein ? Regarde-moi.
Anthony, regarde-moi. Fais-moi confiance.
Anthony, regarde-moi. Fais-moi confiance.
Sirènes de police. Non, regarde-moi.
... On va trouver une solution.
... On va trouver une solution.
... Calme-toi. Tu me fais confiance ?
... Voilà... Voilà.
... Voilà... Voilà.
Baisse ton arme, s'il te plaît.
Baisse ton arme, s'il te plaît.
C'est bien.
Voilà, c'est bien. - Tu m'aimes ?
- Oui, je t'aime.
- Oui, je t'aime.
- Tu mens. Détonation.
Cri de stupeur.
Cri de stupeur.
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- On va les laisser là ? - Oui.
- On va les laisser là ? - Oui.
- Au moins, ils seront toujours avec nous.
Enfin, je veux dire...
Enfin, je veux dire...
Elle, je sais qu'elle est là. Elle est dans ma tête.
Elle me lâche pas.
Elle me lâche pas.
Et toi ?
- De moins en moins.
- De moins en moins.
- C'est peut-être mieux comme ça.
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- J'ai eu Coco. Elle va essayer de nous trouver
quelqu'un qui s'y connaît.
quelqu'un qui s'y connaît.
- On peut toujours y croire.
Je sais pas. - T'inquiète pas.
Je sais pas. - T'inquiète pas.
On va trouver une solution.
- On n'est pas obligés de s'acharner.
- On n'est pas obligés de s'acharner.
- Mais on en a besoin !
- Je parle de la ferme.
On vend aux Germain et on se casse.
- Raph...
Regarde. Elle est ici, notre vie.
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- C'était dans le salon.
C'est bon, pour ton truc d'étudiant ?
- Le CROUS ?
- Tu vas l'avoir, ton appart ?
- Tu vas l'avoir, ton appart ?
- Ouais.
- A toute.
- A toute.
Euh... Inès ?
Je crois que...
J'ai...
J'ai pas toujours été très cool avec toi.
J'ai pas toujours été très cool avec toi.
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- Tu connais des gens dans ta classe, l'an prochain ?
- Quelques copines du lycée. - Double expresso,
signore ! - Merci.
signore ! - Merci.
- Il est où, Simon ? - Dans sa chambre.
- Coucou ! - Salut, chérie.
- Coucou ! - Salut, chérie.
Ils sont dehors. - OK.
- Salut ! - Salut.
- Salut ! - Salut.
Je vais vous laisser. Ouais, je vais faire ça.
Je vais voir Simon. - Merci.
- T'es content de partir à Nice ?
- T'es content de partir à Nice ?
- Je sais pas.
Tu sais, c'est un peu impersonnel, les grandes villes.
Tu sais, c'est un peu impersonnel, les grandes villes.
C'est pas comme ici.
Mais y a plus grand-chose pour moi, ici.
Mais y a plus grand-chose pour moi, ici.
- Tu vas te refaire des potes, là-bas.
- Mouais.
- C'est les potes d'enfance, les plus importants.
C'est à la vie, à la mort, non ?
- A la vie, à la mort.
- Oh, ça va !
T'as dit au revoir à Nour ?
- Je suis allé au cimetière ce matin.
C'était un peu...
C'était un peu...
Avec le vent... Y avait plus les fleurs.
T'en remettras ?
- Promis.
- Promis.
- Merci.
Elles rient.
Elles rient.
- Tu fais chier, putain.
On avait dit "ensemble jusqu'à la retraite" !
On avait dit "ensemble jusqu'à la retraite" !
- T'es pas si loin. Rires.
- C'est dégueulasse. T'es dégueulasse.
- C'est dégueulasse. T'es dégueulasse.
C'est où qu'on a merdé ? - On n'a pas merdé.
C'est où qu'on a merdé ? - On n'a pas merdé.
- Quand même...
- Allez, on avait dit qu'on serait pas tristes.
- Je sais.
Comment je vais faire, moi ? Hein ?
Comment je vais faire, moi ? Hein ?
- Pour trouver une partenaire comme moi ?
Tu trouveras pas. - Non.
Peut-être que celle-là sera sobre.
Peut-être que celle-là sera sobre.
- Allez, les filles !
- On se revoit vite.
- T'appelles en arrivant ? - Oui.
- Ca va aller ?
- Ca va aller ?
- Faudra bien, de toute façon.
- Je te reconnais bien là.
- Tu me reconnais ?
- Plus que tu crois.
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- Simon, chéri, viens ! Tout le monde t'attend !
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