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In nomine Patris et Filii
et Spiritus Sancti.
Amen.
Laisse �a tranquille !
Pas maintenant !
Armand, tu veux danser proprement ?
C'est ton tour, p�re.
Viens danser avec moi.
Genevi�ve, tu sais que je ne danse pas.
Bien s�r que si. Je t'ai d�j� vu.
C'�tait il y a longtemps.
Armand, dis-leur de jouer une valse.
Oui.
C'est ma nuit de noces.
Une danse ne te fera pas de mal.
On va voir ce qu'on peut faire.
Vous voulez danser ?
Que fais-tu ici ? La danse est � c�t�.
Viens, je vais te montrer quelques bons pas.
Que t'arrive t-il ? Tu sais qui je suis?
Je suis Albert, le fr�re d'Armand.
Armand est ton nouveau beau-fr�re.
Hmm... H� bien, si...
Si tu ne veux pas danser...
Oh, n'importe qui peut danser, c'est facile.
Essaie de danser.
L�.
L�, je t'ai dit que je pouvais le faire.
C'est �a.
- Laisse-moi. - Il suffit de prendre le coup.
Laisse-moi !
Albert, conduis-toi bien.
Albert !
J'essayais... de lui montrer comment danser.
Je t'ai demand� de ne pas l'amener.
Karen ?
Vous faites quoi ? Vous voulez vous suicider, esp�ce d'idiote ?
A vous jeter devant ma voiture comme �a !
Agn�s, viens ici.
Tu dois t'�loigner de la route.
Je veux rentrer chez moi.
Ne sois pas stupide, il n'y a pas � avoir peur.
- Je veux rentrer, maintenant, - Agn�s, sois raisonnable, veux-tu ?
Tu ne peux pas partir, hein ? C'est le mariage de ta soeur.
Karen, je t'en prie !
C'est mon cong� depuis plus d'un mois et tu le g�ches.
Karen...
D'accord, viens, allez. On va demander � ton p�re.
Oh, wow !
Oh, wow!
Oh, tu es m�che !
Tu as de la chance, Th�r�se.
Tu n'�tais pas au mariage.
Trop de gens et trop de bruit.
- Que fais-tu ? - H� bien, j'�tais...
Karen te cherchait.
T'es cens�e rester dans la maison pour l'aider � nettoyer ?
Ou...oui.
Qu'est-ce que c'est que �a ?
C'est ma poup�e, Th�r�se.
Que fais-tu avec �a ? Tu n'es pas un enfant.
Oh, tu vas la tuer ! La mar�e descend !
Tu m'entends ? Tu n'es pas un enfant.
Je viens, Th�r�se, je viens.
Je vais te faire un bandage. Tu te sentiras mieux.
Tu peux manger plus calmement ?
C'est encore une de ses humeurs.
Il est en col�re contre moi.
�a m'�tonne pas.
Cesse d'agir comme un enfant de 10 ans ?
Karen, qui �tait dans ta chambre la nuit derni�re ?
Dans ma chambre ?
Je ne vois pas ce que tu veux dire.
Quelqu'un �tait dans ta chambre la nuit derni�re.
Et il est d�j� venu.
Oh, tu es folle Il n'y avait personne.
Comment c'est possible sans que ton papa ne le sache ?
Il aurait pu grimper par la fen�tre.
Tu ne l'as pas dit � ton p�re, hein ?
Que fais-tu dans ta chambre ?
Mon petit ami,
il me dit des blagues.
- Que fais-tu dans ta chambre ? - Pourquoi tu te marres ?
Pour rien.
Cesse de mastiquer ton pain et va te coucher.
Oh, regarde tes mains !
Ne fais pas de bruit, elle nous a entendu.
C'est toi qui fait toujours du bruit.
Moi ?
- Pourquoi t'es allong�e sur le sol ? - Je suis un �pouvantail.
Tu vas te salir.
Mais ils mangent toutes les graines !
Comme �a, ils resteront loin des l�gumes.
Qui fera �a ?
- L'�pouvantail. - Je ne sais pas de quoi tu parles.
Je vais fabriquer un �pouvantail.
Avec quoi ?
Ton vieux costume noir.
Celui dans le grenier.
- Ne touche pas � ce costume. - Mais pourquoi ?
Tu sais pourquoi.
Je t'en prie !
Je le veux, je le veux !
Pourquoi je peux pas l'avoir ? Il te sert � rien.
Laisse-moi l'avoir.
Pourquoi je peux pas l'avoir ?
Je le prendrai si tu veux pas me le donner.
- �a suffit, �a suffit ! - Tu m'entends, je dois l'avoir.
Arr�t ou je te fais enfermer.
Tu comprends ?
Je m'occuperai bien de ton costume.
Je le brosserai chaque jour.
J'ai du travail � faire.
Laisse-moi tranquille.
Allez, va jouer.
Je veux que tu ailles me le chercher.
Je t'en prie.
Tu veux pas dire chercher, mais le voler.
Il garde les cl�s de la maison au bout d'une cha�ne.
Dans sa poche, je sais.
Et tu veux que je le lui prenne,
juste comme �a, hein ?
Je suis pas pickpocket, hein ?
Si tu r�cup�res pas la cl�,
je lui parlerai des bruits.
Tu n'en feras rien.
Oh que oui.
Tu verras.
Ecoute, esp�ce de sauvage.
J'en ai ma claque de toi.
Tu renverses ta nourriture, tu salis tes robes,
- tu cries, tu hurles... - Je lui dirai. Les cl�s !
Tu es donc un ma�tre-chanteur ?
D'accord.
Suppose que tu fabriques un �pouvantail avec le costume,
comment tu l'installeras sans que ton p�re le voit ?
Il sera trop tard.
T'es un monstre, tu sais �a ?
Pour qui tu veux un �pouvantail, apr�s tout ?
Oh, j'en veux un...
Quelque chose � moi,
vraiment � moi.
H� bien...
on peut essayer.
Oh, merci, merci !
Chut.
Allons, allons, allons.
H�, h�, joli.
Oh, ce sera parfait.
Viens, il faut descendre.
Faut remettre les cl�s.
Viens.
Elle veut juste un vieux costume mang� � mites.
Je l'ai oblig�.
Oblig� � prendre les cl�s.
On aura besoin de garniture.
- Que vas-tu utiliser ? - De la paille, des chiffons.
N'importe quoi.
Agn�s, attends.
Pour ses mains.
Tu es tr�s beau.
Je pensais pas que �a t'int�ressait.
Peut-�tre, c'�tait trop triste.
Je peux te jouer ce que tu veux, �coute.
- Pouquoi le laisses-tu pas jouer ? - Il pourrait s'il le voulait.
J'en suis s�re.
Il danse aussi ?
Seulement avec moi.
N'en sois pas si s�re.
Attends, je vais lui demander gentiment.
Viens.
Oh, Monsieur, pardon.
On s'est d�j� rencontr� ?
Oui, je le pense.
Vous vous rappellez de cette merveilleuse valse � Paris ?
Oui.
Laisse-le !
H� !
- Qu'est-ce que t'as ? - Il ne veut pas �tre d�rang� !
C'est pas un gars.
C'est juste des vieux chiffons.
Entre pour le diner.
Elle ne voulait pas �tre grossi�re.
Viens, Agn�s.
Amen.
Mr Marchand, que pensez-vous du pamphlet que je vous ai envoy� ?
- J'attendais que vous... - Pourquoi nous ennuie t-il ?
Docteur.
- Docteur ! - D'accord, j'arrive.
Attendez ici.
Vous pouvez l'aider ?
Ah, Monsieur Larbaud.
D�sol� de vous d�ranger.
J'ai fini de diner.
J'ai peur que ce soit une urgence.
On recherche un prisonnier �chapp�, il s'est enfui avec 2 de ses amis.
On a les autres mais le jeune homme est peut-�tre dans le coin.
- Je n'ai rien vu. - Oh, excusez moi, Monsieur.
Je crois que vous et votre fille avez �t� t�moins de l'accident.
Ferme la porte.
Que fais-tu ?
Le vent et la pluie... Il va se blesser.
D�p�che-toi avant que ton p�re arrive.
Un jeune homme ?
Non, je n'ai vu personne.
J'aurais bien voulu.
Bonsoir, jeune femme.
N'ayez pas peur.
Je veux juste savoir si vous avez vu quelqu'un aujourd'hui.
Dis-lui.
Non.
Personne.
Personne du tout ?
Non.
Seulement mon �pouvantail.
Dans le jardin.
Rien d'autre ?
Non rien d'autre, merci.
Si vous entendez ou voyez quelque chose d'int�r�t...
Bonne nuit.
Non, ne bouge pas.
Tu as l'air si fatigu�.
- La police ? - T'inqui�te pas pour eux.
Ils sont partis.
Tu vois, c'est vrai, il est vivant.
Vivant mais c'est pas l'�pouvantail.
Il est � moi, je l'ai fabriqu�.
On devrait le dire � la police.
La police ?
Pourquoi le voudraient-ils ?
Sois pas idiote, tu sais bien qui il est.
Il est pas mal d'ailleurs.
Quel g�chis !
- On l'emm�ne et on le lave. - Bien s�r !
- Et la taule, on cache un prisonnier ? - C'est pas vrai.
Je te l'ai dit, je l'ai fabriqu�.
C'est pas le costume de p�re ?
On va le mettre dans la vieille chambre de Genevi�ve.
T'attends quoi ?
D'accord.
Il a l'air mal en point.
- O� l'as-tu trouv� ? - Dans la cabane.
T'as pas vu sa blessure ?
On aurait d� s'occuper de lui imm�diatement.
Karen, va chercher le brandy dans le bureau.
Agn�s, ma trousse de m�decine.
De l'eau.
L�, prenez �a.
�a vous aidera � vous reposer.
Quand il se r�veillera, donne-lui une soupe chaude
et peut-�tre un peu de viande.
Il est tr�s faible.
Il n'a rien mang� depuis une semaine.
- Une semaine ? - Mm-hm.
�'a fait une semaine que je l'ai fabriqu�.
Il est � moi, n'est-ce pas ?
- Je l'ai fabriqu�. - Vraiment ?
Dans ce cas, je vais le laisser dormir.
Viens.
Vous avez dit que votre nom �tait Joseph ?
Mm-hm.
Qu'est-ce que vous comptez faire ?
Finir �a.
Ils finiront par m'avoir, alors il ne me reste qu'� me rendre.
Je ne veux pas vous causer d'ennuis.
Merci de l'aide, je suis sinc�re.
Vous pouvez me dire ce qui est arriv� ?
Bien s�r.
On a amarr� il y a juste 2 jours.
Cette nuit-l�, j'ai bu un coup avec des amis
et on s'est bagarr� avec des civils.
La police vous a ramass� ?
Oui.
On a pass� la nuit en taule.
Le matin, ils nous ramenaient au b�teau, on s'est enfui.
Pourquoi ?
Dans le panier � salade,
on s'est engueul�s avec les gendarmes.
Ils �taient en col�re, l'un d'eux � balanc� un coup � mon ami
et il a r�pondu en frappant.
Je me souviens m'�tre d�barrass� du gendarme...
et je vous ai vu.
Vous vous rappelez ?
- Ouais. - Moi, aussi.
Etrange.
Vous �tiez boulevers�.
�a s'est pass� dans la fureur du moment,
� cause de la brutalit� du garde.
Vous �tiez boulevers�, pas vrai ?
Oui, j'imagine.
Vous pensez que la justice le comprendra ?
La balance penche du c�t� de la police dans ces cas-l�.
Il suffit d'un juge s�v�re et d�sagr�able.
Je dois prendre le risque.
Comment un juge...
Comment peut-on comprendre les racines de l'�tre humain ?
Je travaille sur un livre.
Qui parle de compr�hension humaine et de la justice.
La justice vous int�resse ?
Non.
La justice n'a pas de sens s'il n'y a pas de compassion.
Je veux faire comprendre �a aux gens.
J'�cris des lettres, j'envoie des. circulaires m�me des rencontres.
Qui s'en soucie ? Ici, personne ne vous �coute.
Je n'avais pas parl� comme �a...
C'est un peu tard, non ?
Ne devriez-vous pas dormir ?
Oui.
Alors, bonne nuit.
Vous croyez que je suis laide ?
Non, pas vraiment.
Vous pensez que Karen est jolie ?
- Qui c'est, Karen ? - Vous l'avez vu.
Elle travaille ici mais c'est mon amie.
Vous croyez qu'elle est gentille ?
Je suppose.
Vous la laisseriez venir ici la nuit ?
�a c'est une autre histoire...
Vous ne devriez pas me traiter ainsi.
Vous ne lui appartenez pas.
Elle n'a pas attendu que vous preniez vie.
J'ai pens� � vous depuis longtemps.
Agn�s.
Quoi ?
Vous savez que je ne suis pas un �pouvantail.
Vous le savez.
Non.
Vous l'�tes.
Vous avez oubli�.
Tout ce temps, debout dans le jardin,
les bras �cart�s.
Vous �tiez superbe.
Je vous observais jour et nuit.
Je brossais vos v�tements et...
je nettoyais vos gants.
Et quand la pluie tombait,
je prenais parfois mon parapluie
et le tenait au-dessus de votre t�te.
Vous ne me refusiez rien � ce moment-l�.
Je peux vous enseigner des choses
maintenant que vous voyez et vous entendez.
Et vous m'apprendrez.
Parce que je sens...
Je sens que je vois et j'entends pour la premi�re fois.
Vous m'aiderez, n'est-ce pas ?
Oui, je vous aiderai.
Mais demain matin.
Vous �tes s�r que vous voulez que je parte ?
Ouais.
Dormez bien.
Peut-�tre r�verez-vous de moi ?
Je r�verai de vous.
- �a semble assez facile. - Oh, oui.
Occasionnellement, quand je veux parler � quelqu'un,
je mets mes id�es en place
et je les envoie � des gens que j'ai connu il y a longtemps.
Ils ne me r�pondent pas, mais je les envoie quand m�me.
Essayez.
- Oh, vous allez bien. - Ne le d�range, Agn�s.
Il travaille pour moi.
C'�tait pas vrai.
Quoi ?
Ce que je pensais.
Oh, bien s�r.
Je sais � quoi vous pensez tout le temps.
Oh ? Vous pouvez entrer dans mon esprit, hein ?
- Mm-hm. - A quoi je pense ?
Vous pensez... � fuir.
J'y ai pens� trop t�t.
Mais... pourquoi ?
Vous savez ce qui est arriv�, n'est-ce pas ?
- Non. - Allons, vraiment ?
Vous voulez dire...
Le gendarme ?
Oui, avec le gendarme.
Vous ne vouliez pas lui faire du mal.
Je peux dire de qui vous �tes la fille.
Vous ne pouvez pas fuir.
Je vous ai fabriqu� et je peux vous d�chirer en morceaux.
Je peux vous d�truire.
- Vous ne me trahiriez pas. - Oh, bien s�r que si.
Bien s�r que je ne vous trahirais pas.
A personne.
Vous m'appartenez, toute � moi.
Vous ne comprenez pas.
C'est ce que les gens me disent toujours mais...
mais ce n'est pas vrai
Je comprends tout.
Je sais que vous �tes en s�curit� ici.
Vous pourriez me faire une faveur ?
Vous pouvez arr�ter de venir dans ma chambre, la nuit ?
Pourquoi, vous me d�testez ?
Oh, je ne vous d�teste pas.
Oh, oui, vous me d�testez.
- Depuis que vous �tes vivant. - Ne dites pas �a.
Vous ne voulez pas que les gens vous croient folle, non ?
Mais, vous voyez...
je suis folle.
Tout le monde le dit.
S'ils ne le disent pas, je le vois dans leurs yeux.
Quand j'avais 12 ans, ils m'ont enlev� de l'�cole
parce que j'�tais folle.
Je n'�coutais jamais ce que disait le professeur.
Je m'asseyais sur mon bureau et regardait le soleil.
Je ne sais pas pourquoi je le faisais.
Puis soudain, j'ai eu froid, m�me un jour de canicule.
Et je regardais le soleil.
Je pensais qu'il pouvait m'emmener dans ses rayons.
Alors, ils m'ont retir� de l'�cole.
- Vous avez vu un docteur ? - Mm-hm.
Un jour, je me suis cass�e la jambe en tombant.
- J'ai vu un docteur. - Non, vous savez ce que je veux dire.
J'en ai vu un de ceux-l� aussi.
Un homme s�rieux avec un grand visage et...
deux dents argent�es, en plein milieu de sa bouche.
Je me rappelle...
il m'a demand� si j'aimais mes parents.
C'est idiot, bien s�r que j'aimais mes parents.
Je les aimais, mais...
ils me faisaient peur aussi.
Ils parlaient entre-eux en chuchotant.
Tout le temps des chuchotements.
�a me faisait peur... une voix fredonnait dans ma t�te,
de ne pas les �couter.
J'avais des migraines.
Le bourdonnement �tait parfois tellement fort
que j'essayais de m'enfuir.
Je me suis m�me jet�e dans la mer pour arr�ter ce bruit.
Juste avant que ne meure ma m�re.
Ensuite, le bourdonnement ne servait plus � rien...
Je ne voyais plus rien clairement et...
et mon p�re me regardait sans arr�t,
sans arr�t, sans arr�t, me regardait.
Je n'ai jamais racont� �a � personne.
Vous voyez comme j'ai besoin de vous ?
Oui.
Bonjour.
Nous aimerions voir votre p�re.
Il est dans son bureau.
Dites-lui que nous sommes l�.
Les 2 gendarmes sont revenus !
Si vous avez un moment, Monsieur.
Qu'y a t-il, maintenant ?
Peut-�tre un histoire de meurtre.
Je vais dehors,
au cas o� quelqu'un arrive.
Oh, je ne sais pas � qui �a appartient.
Un petit gosse, probablement.
Seul un gosse jouerait avec ce genre de choses.
O� avez-vous eu ce v�tement ?
L� o� on vivait.
�a, c'est ma soeur, Genevi�ve.
Et �a, qui est-ce ?
Agn�s...
tu ressembles trop � votre m�re.
Elle n'est pas le moins du monde comme elle.
Il n'y a aucune ressemblance, aucune.
- Mais je suis comme elle. - Tu ne le seras jamais.
Je suis, je suis comme elle.
- Oh, Maman ! - Karen !
Non...
Allez.
On va en haut, allez.
Il n'y a aucune ressemblance.
Vous en voyez une ?
Un peu.
Aucune.
Entre.
Tu as mis �a sur mon lit ? "Gendarme bless� en train de mourir".
Oui.
Je ne sais pas ce que je vais faire.
Tu peux commencer � fuir...
Ils te poursuivront.
Tu peux fuir le monde, ils te retrouveront.
Merci.
Ou tu peux rester l�.
Le gendarme peut s'en sortir.
Ils finiront par arr�ter de chercher.
C'est pas si mal ici, hein ?
J'ai dit � Larbaud que je partais ce soir.
On peut changer d'avis.
Pourquoi a t-il montr� ce film ?
Oh, me demande pas.
Je ne sais jamais ce qu'il pr�pare.
Il fait quoi ici, en fait ?
Comment gagne t-il sa vie ?
Il a un peu de fric, pas beaucoup.
Il est toujours occup� � �crire.
C'est un juge c�l�bre.
A Paris.
Un jour, il a d�missionn�.
Personne ne sait pourquoi.
Puis sa femme est d�c�d�e
et il est venu vivre ici.
Joseph ?
Tu sais quoi ?
Je vais pr�parer un truc sp�cial pour le diner.
H�, h�, h� !
C'est pourquoi faire ?
C'est pour �a.
Oh, mon Dieu, c'est devenu froid tout � coup.
Qu'est-ce qui t'arrive ?
Tu penses � quelque chose ?
Ou � quelqu'un ?
Qui d'autre y a dans cet endroit ?
Juste moi-m�me.
Seulement moi.
Ne l'oublie pas.
Agn�s ?
Agn�s...
Ouvre cette porte.
Agn�s !
Non...
Agn�s ! Karen !
Agn�s !
Agn�s !
Ouvrez, c'est moi, Agn�s !
- Laissez-moi entrer ! - Agn�s... Agn�s !
- Rentre chez toi. - C'est l� que j'appartiens.
Dis-le leur !
Dis-leur de m'emmener.
Allez, allez, rentre.
Allez, maintenant.
Repars, va t-en !
Ils te verront, je ne veux pas qu'ils te voient.
Je veux juste aider, Agn�s, c'est tout.
On ne peux m'aider.
Je suis... folle.
Non, tu n'es pas folle.
On t'a dit �a mais c'est faux.
J'aurais tu� Karen.
Je l'aurais tu� !
Regarde-moi, regarde-moi.
Allez, retournons chez nous.
Non, laisse-moi entrer.
- Je n'en peux plus. - Arr�te, Agn�s !
Un garde se pointe.
Va t-en.
Va t-en, tu vas �tre pris.
Va t'en !
Tu viens ?
Tu as peut-�tre encore une chance.
O� va t-elle ?
Elle a juste d�cid� de partir, je crois.
Pourquoi ? Elle ne m'a rien dit.
Va dans la maison. Pr�parer le repas.
Je voudrais vous parler, Joseph.
Mon livre...
peut-�tre voudrez-vous le regarder ce soir
et me dire ce que vous en pensez ?
Asseyez-vous, Joseph.
J'esp�re que...
que c'est pas trop technique pour vous.
C'est �crit pour l'homme de loi autant que le professionnel de la loi.
Qu s'est-il pass� ce matin ?
- Elle s'est engueul�e avec Karen. - A quel sujet ?
Je ne suis pas s�r.
Mais elle a d� d�couvrir quelque chose sur elle-m�me.
Oh, quoi ?
Qu'elle n'est pas aussi �trange qu'elle pouvait le croire.
Est-ce une sorte d'accusation ?
Tout � fait, oui.
Ce ne sont pas vos affaires, Joseph.
On parlera au matin.
D�sol�e de ce qui est arriv� aujourd'hui.
Tu aurais pu �tre pris.
Pardonne-moi.
J'�tais venu savoir si tu me pardonnerais.
Pourquoi ?
Pour ne pas �tre ce que tu croyais que j'�tais.
Bonne nuit.
- Une bi�re, s'il vous pla�t. - Oui, monsieur.
D'accord, on va sur la rive
et tu me diras au revoir.
Je viens avec toi.
Tu ne peux pas.
- Pourquoi pas ? - Je dois y aller seul.
En outre, ton p�re a besoin de toi.
Je te suivraI l� o� tu iras. Je laisserai personne dormir avec toi...
Je resterais pas longtemps libre si tu venais avec moi !
Si la police ne te pourchassait pas...
m'emm�nerais-tu ?
Monsieur...
- Ce n'est pas le probl�me.
Va t-en d'ici et oublie que tu m'aies jamais connu.
Tous les visiteurs descendent.
Si tu ne pars pas, moi j'y vais.
Que faites-vous ?
Je regarde votre livre.
Je me suis lev� t�t ce matin.
J'ai cherch� Agn�s.
Vous, o� �tiez-vous ?
Je me suis promen�.
J'en ai lu un peu, �a � l'air bien.
- Vraiment ? - A ma connaissance.
Comme vous dites, il y a beaucoup de technique...
De radotage, de b�tises.
La loi � ce niveau est derri�re moi.
On peut chercher ses d�fauts mais...
c'est un instrument cr�� par l'homme, Ceux-ci ne sont pas � la hauteur.
Que pensez-vous d'elle ?
Ma femme.
- Je pense qu'elle est belle. - Mais plus que �a.
N'est-ce pas un visage g�n�reux ?
Un visage chaleureux et g�n�reux.
Oui.
Vous n'auriez pas d� voler l'argent !
Je vous l'aurais donn�.
Pourquoi l'avoir remis ?
C'�tait une sorte de test.
Un test ?
Un test de votre abilit� au vol ?
Je vous ai fait du mal ?
Je vous ai mal trait� ? Je ne vous ai pas montr� de la compassion ?
Laissez-moi vous dire ce qui s'est pass�.
Qu'est-ce qui vous a amen� ici ?
Un accident.
Pourquoi vouliez-vous que je reste ?
Laissez-moi, Joseph.
Joseph ?
J'y vais en premier.
Il est peut-�tre r�veill�.
Vas-y.
Que... Que s'est-il pass� ?
Il... savait qu'on �tait ensemble.
Ma soeur.
Retourne � la maison noire.
Attends-moi l�-bas.
Repars, je t'en prie, �a va aller.
Viens.
Je n'ai plus d'argent � donner.
Oh, nous le savons.
On pensait qu'Armand trouverait un poste en ville pour �pargner.
Maman serait heureuse, qu'elle repose en paix,
de savoir que sa fille-a�n�e s'occupe de toi.
Agn�s s'occupe de moi.
Combien de temps restera t-elle avec toi ?
On devrait aller...
� l'h�pital.
Armand serait heureux de s'oocuper de la garde.
N'aie pas peur.
Dieu, pardonne-moi.
�a fait pas mal.
Tu es comme ta m�re.
Tu te souviens d'elle ? Tu �tais si jeune.
Elle m'aimait.
Elle me tenait souvent dans ses bras.
Je m'en rappelle.
Tu te rappelles combien je l'aimais ?
Je me rappelle juste les voix entre vous deux.
Des voix basses.
Je cr�ais un son dans ma t�te pour les faire taire.
Tu nous as entendu.
Tu as entendu ma voix,
la suppliant de m'aimer.
- Mais pourquoi ? - Non, non, �coute-moi.
Tu dois comprendre.
Je pensais que ta m�re aimait quelqu'un d'autre.
- Mais pourquoi maintenant ? - J'ai essay� de le tuer.
Aucune accusation contre moi.
Que ce soit par mes amis ou ta m�re.
Seulement par moi-m�me.
J'ai d�missionn�.
Comment pouvais-je juger les autres quand...
Nous sommes venus ici.
Ta m�re est morte sans jamais m'avoir aim�.
Je ne supportais que tu me la rappelles.
Je refusais m�me que tu ...
partes avec lui.
Je l'aime.
O� est-il ?
Le gendarme est mort, donc plus besoin de fuir.
Tu mens, exactement comme tes sentiments � mon �gard.
- Que veux-tu dire ? - Je t'ai entendu, toi et Genevi�ve.
- Vous voulez m'�carter. - Je n'ai jamais �t� d'accord.
- Je ne te crois pas, je pars. - Tu ne sais pas ce que tu fais.
Je ne le permettrai pas.
Le gendarme est mort.
Agn�s !
Agn�s, attends !
�a ira mais tu dois trouver une chambre.
Quand tu auras peur,
dis-toi, "je suis aussi valable que les autres."
Je t'aime.
Dis, "je suis mieux que les autres."
Pourquoi croyez-vous que je vous paie ? Pour reluquer les filles ?
Pourquoi vous ne retournez-vous pas � votre travail ?
- Allons, qu'on en finisse, - D'accord.
Je t'ai dit de ne pas venir ici.
Je devais te voir.
Ce f�t dur de trouver ce travail, essayons de ne pas le perdre.
La lumi�re s'est �teinte et j'avais peur.
Ce serait mieux de trouver un bel endroit o� vivre.
Je chercherai une chambre demain.
Demain, je le promets.
Jette un oeil dans ma poche.
Salaire, pas mal, hein ?
Non, garde-le.
Tu es la gardienne, non ?
- C'est pour vous ? - Pour mon mari et moi.
Pas d'enfant, je n'accepte pas les enfants.
Non, il n'y a pas d'enfant.
Et bien s�r,
- une semaine d'avance. - Oh oui, bien s�r.
Pas de bains dans la soir�e. Faut pas d�ranger les voisins.
Ne laissez pas la lumi�re allum�e dans le couloir.
Je viens juste de refaire l'endroit.
Doc, soyez un peu soigneuse.
S'il y a des dommages, vous paierez.
Oh oui, bien s�r.
Refardez ce que vous avez fait, il faudra payer.
Oh, merci beaucoup. Je ne pensais pas autant.
Ce n'est pas...
Attendez une minute.
Oh, non !
Mais perdre tout ?
Tout, mon Dieu !
- Pourquoi avoir tout pris ? - Pourquoi m'avoir tout donn� ?
Je suis d�sol�.
T'as qu'� me renvoyer.
Agn�s...
Tu es perdu avec moi. Renvoie-moi !
C'�tait ma faute. J'aurais d� m'en rendre compte.
Je suis d�sol�.
- Merci. - Bonne nuit.
Bonne nuit.
Agn�s.
Tu as faim ?
Je te pr�pare quelque chose.
Agn�s ?
Mademoiselle, vous devez vous rappeler de quelque chose.
Le nom de la ville.
L'adresse de la maison.
Je ne me rappelle pas.
Il me semblait me r�veiller d'un r�ve infini.
Et j'�tais � nouveau chez moi.
Vous vous rendez compte que c'est dur � croire.
De quoi avez-vous v�cu, vous et votre ami ?
Je ne me souviens pas d'ami.
Comme je l'ai dit,
ne rien divulguer est un d�lit s�rieux.
Je sais que c'est grave.
Je ne me souviens de rien, partez.
Joseph, la police !
Va t-en !
Non, ne saute pas, la mar�e se retire.
J'ai toujours su que tu �tais r�el.
Toujours.
Mieux vaut rentrer, p�re.
Il va pleuvoir.
Trad: Uncle Jack 2016 !
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