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Tous avec moi "Oh, yeah !"
Oh, yeah !
Tous avec moi "Oh, yeah !"
Oh, yeah !
Il reste peu de gens r�els.
Ceux que je connais sont morts,
asiles de dingues, lobotomie,
came, suicide.
Ou alors, ils se planquent
sans rien dire � personne.
Une affaire � pas rater.
Amph�tamines, capsules, speed,
tout ce que vous voulez. �a marche ?
Gardez vos munitions.
Vous n'avez besoin de rien.
A tout � l'heure peut-�tre.
Me regarde pas comme �a.
Je sais ce que tu penses.
Dolly et Patty n'ont rien � voir avec toi, ni avec moi.
Je ne veux plus qu'on me parle de ces gouines, tu entends, et...
et si tu n'arr�tes pas
ce baratin, ces insinuations,
tu vas aussi m'exacerber la parano�a, compris ?
Allez, Eddie, on y va.
Qu'est-ce qu'il a dit ?
Deux types. Il n'a pas vu l'autre,
mais il peut d�crire l'assassin.
La trentaine, 1m80,
brun, manteau en peau de mouton.
Ils pilotaient une vieille bagnole,
peut-�tre bien une Ford Mod�le A.
- Caro ? - Oui.
Tu m'envoies l'expertise balistique
- d�s que tu peux. - D'accord, Inspecteur.
- Alors ? - Le nom de l'assassin a �t� dit,
mais le Chinois n'est pas s�r.
Il affirme que l'autre type l'a appel� Freddie ou quelque chose.
Il a fini par commettre une erreur.
Tu sais qui c'est ?
Pedak. Bela Edward.
J'ai une note de l'immigration ici.
- Il est d'ici ? - Il vient de Trieste.
Tu n'es pas n� l�-bas, toi ?
Inspecteur Vido.
Non, ne l'arr�te pas tout de suite,
ne le quitte pas d'une semelle.
Le moment venu, il sera pour moi.
Tu as raison. Pas de probl�me.
A moins d'avoir une preuve,
laisse courir Pedak.
J'attends l'expert en balistique, Lieutenant,
la preuve, elle est l�.
Irr�futable cette fois, j'esp�re.
Cette fois-ci, pas de plaintes pour brutalit� polici�re, Vido.
Je veux des preuves.
Une peau de mouton ? Une Mod�le A ?
Un type qui s'appelle Eddie ?
Le rapport mentionne "Freddie."
Le Chinois n'a pas bien entendu.
C'�tait "Eddie."
J'esp�re que tu as raison.
Il a pass� 18 mois � St Quentin pour vol � main arm�e.
�a fait six ans qu'il est sorti.
Il va y retourner.
Kristine ?
- Tu es pr�te ? - OK, OK, t'�nerve pas comme �a !
Papa, papa !
Je peux m'asseoir � l'arri�re ?
Je me tiendrai bien, promis !
D'accord ! Vas-y !
- Alors, tu me le dis, ce secret ? - Non !
Allez ! Dis-le moi !
Tu es vraiment impossible !
Oh, le grand myst�re !
D'habitude, tu portes un trench-coat.
Papa ?
Des types sont venus ce soir,
ils voulaient te voir.
Qui c'�tait ?
Je ne sais pas.
Vido ?
Bien re�u 28, filez le v�hicule de Pedak.
Informez le QG. Termin�.
- Allez viens, ch�rie. - Sur tes �paules, papa !
- Tu vas me dire ce qui se passe ? - Je m'occupe de mes affaires !
A VENDRE
Et �a ? Ce sont mes affaires !
Tout le monde descend.
Qu'est-ce que tu en penses ?
Mais comment as-tu pu l'acheter ?
J'ai vers� 500 dollars.
Encore 1 000 dollars,
- et il sera � moi ! - O� as-tu trouv� ces 500 dollars ?
Eh bien, je...
J'ai �conomis� sur ma paye.
50 dollars par mois.
Tu croyais que je ne voudrais pas ?
Oui. J'avais un peu peur.
C'est vraiment � toi, papa ?
- Vraiment � moi ! - Il est tout vert.
Raconte-lui l'histoire de ton p�re.
Oh oui, raconte.
Eh bien, voil�,
La chouette et le chat s'embarquent
dans un joli bateau tout vert !
Ils emportent un pot de miel,
et beaucoup d'argent,
emball� dans un billet d'une livre !
Tu es s�re que ton p�re avait un accent aussi dr�le ?
Aussi dr�le que celui de ton p�re.
Mon p�re n'a pas un dr�le d'accent !
C'est parce que tu y es habitu�e.
Je vais jouer.
D'accord.
T�te de mule.
Immigr� slave.
- Ch�ri ? - Oui ?
Ch�ri, qu'allons-nous faire
pour ces 1 000 dollars qui restent ?
Oh, ne t'en fais pas.
J'ai pens� � tout.
Dans un mois,
cela fera une ann�e compl�te que je travaille chez O'Hair.
Je vais pouvoir faire un emprunt. Rien de plus facile.
Te voil� propri�taire d'un bateau, et moi je suis femme de p�cheur ?
Eh oui !
Oh, Cathy !
Tu viens ?
Lorsque j'�tais gamin, � Trieste,
je partais en mer sur des bateaux
et j'adorais �a.
J'ai envie de prendre le large,
de regarder la terre dispara�tre. D'�tre libre.
Lorsque je reviendrai au port,
que la terre se rapprochera,
une nouvelle vie commencera.
On pourra quitter ce taudis,
et se trouver un autre endroit.
Essaierais-tu de m'apprivoiser ?
Toi ?
Tu rigoles, il me faudrait une chaise et un tr�s long fouet !
Ne change jamais, ch�ri.
Sauvage !
Les yeux de la poup�e se ferment
quand on la couche.
Mais la poup�e veut jouer avec toi.
- Veux-tu jouer avec moi ? - Bien s�r !
Tu dois fermer les yeux.
C'est toi qui dois me les fermer.
La balle de droite a �t� extraite du corps de Lisa Wing,
Smith & Wesson, calibre 38.
Les deux balles proviennent de la m�me arme.
Celle de gauche est dans un dossier qui remonte � septembre 1956,
extraite du corps de Michael Vido. C'est tout.
De toi ?
Alors, tu comprends que
je ne peux pas l�cher Eddie Pedak.
- Inspecteur ? - Oui ?
Merci.
Il s'est rendu Quai des P�cheurs,
et a vers� 500 dollars sur un bateau.
Il rentre chez lui, maintenant.
- Je vais lui coller un mandat. - Non, ce n'est pas le moment.
Il ne va pas s'envoler.
Je vais le laisser passer une bonne nuit d'abord.
Mike, il faut que tu m'expliques.
Si Pedak t'a plomb� avec cette balle,
pourquoi n'est-il pas en taule ?
Je m'y suis pris comme un con.
J'ai d�barqu� sur le coup tout seul,
et me suis pris une bombe lacrymog�ne
dans la chambre forte.
Son fr�re et le reste de la bande �taient en train de faire la razzia.
Eddie se tenait pr�s de la porte.
Il m'a tir� dessus... dans le ventre.
Tu n'as pas r�pondu � ma question.
Apr�s avoir �t� touch�,
j'ai eu la force de lui arracher son masque � gaz.
Je n'ai vu que ses yeux.
Le tribunal a conclu : "manque de preuves."
Tu as d�j� pris une balle de 38
dans les tripes ?
Non. Mais comment peux-tu affirmer
qu'il s'agissait de Pedak ?
Je n'ai pas oubli� ses yeux.
La police ?
Pas dans une de ces grosses bagnoles.
H�, Eddie! Il veut te parler.
Miaou.
Kris, je te pr�sente mon fr�re, Walter.
Qu'est-ce qu'il veut, ton fr�re ?
Aucune id�e.
Sargatanas,
tu pourrais faire un effort ?
Je ne peux pas encadrer ton frangin.
C'est encore moi le patron de cette entreprise, n'oublie pas.
Tu manques � ta parole en le recevant ici.
- Ne te m�le pas de �a. - Fous-les dehors.
Ne te m�le pas de �a. Jamais.
Bien s�r, j'adore jouer avec les gamines.
Tu veux bien jouer avec moi ?
Cathy...
C'est l'heure d'aller au dodo. Kris ?
Tu fais une bise � Oncle Walter, Cathy ?
Allez, ch�rie.
Tu vas me lire une histoire, maman,
sur le beau bateau vert sur la mer ?
Papa, maman et moi,
on va prendre un pot de miel,
beaucoup d'argent, et s'en aller
dans un beau bateau peint en vert.
Bravo, Cathy !
Bonne nuit, petite fille.
Bravo, bonne nuit ! Eddie.
Tu as besoin de �a quand tu viens chez moi ?
Tu r�ussissais mieux
quand on �tait ensemble, Eddie.
C'�tait le bon temps.
- Oui, le bon temps... - Qu'est-ce qui t'am�ne ?
O� est-ce que tu bosses maintenant ?
Je me d�brouille plut�t pas mal.
C'est ce que je vois.
Tout va bien, Walter.
Pas de doute. Tu es devenu quelqu'un.
Te moque pas de moi. Conduire un camion, c'est mieux ?
Comment tu sais �a ?
De la m�me mani�re que j'ai appris o� tu habites.
Il faut s'entraider entre fr�res, tu ne crois pas ?
On est quittes. J'ai pay� mes dettes.
Toi, l'Etat. Presque deux ans.
Tu me prends pour le Parrain ?
Tu crois que je cherche des ennuis ?
�a ne me pla�t pas de te voir
en baver comme �a tous les jours !
Eddie, Il y a tellement de fric ici-bas.
Et tellement de moyens d'en gagner !
Ill�galement.
Oui, ill�galement !
Sur cette plan�te paum�e, tout le monde vole du fric !
La presse, les cur�s,
tout le monde !
Eddie, tu sais ce que nous avons en commun
avec les rois et les lions de cette plan�te ?
On est tous voleurs.
J'ai pris ma retraite, Walter. Je me suis rang�.
J'ai l'intention d'y rester.
- Quel �ge a ta gamine ? - Ferme-la.
- C'est simplement que... - Je t'ai dit de la fermer !
D'accord, Walter. Je t'�coute.
Et ne parle plus de l'affaire Legno.
- J'ai quelque chose � te proposer. - Vas-y.
Tu te fous de moi !
Ma parole, c'est la v�rit�.
Sur table, 50 000 dollars !
- Pour quoi ? Pour risquer ma peau ? - Non, non, Eddie.
Une nuit de boulot, pas plus. Une seule nuit !
Avec ce genre de fric,
tu peux te payer les meilleurs.
Non, c'est Eddie que je veux.
D'accord.
Tu as fait ta proposition,
la r�ponse est non.
Maintenant, tu peux partir.
Subir un tel affront
dans la maison de mon propre fr�re ?
Ne t'ai-je pas fait venir ici sans rien te demander,
quand maman est morte ?
Un fr�re a toujours une dette envers son fr�re !
Sors de chez moi.
Fous le camp !
Jamais j'aurais pens� voir �a un jour.
En bien, tu l'as vu.
J'ai besoin de toi, Eddie.
Pas moi.
Tu as entendu ?
J'ai entendu.
Allons-y.
Eddie, si tu as un oeuf dur pour le d�jeuner,
je te l'�change contre du c�leri. J'ai mal aux dents.
Ah oui ?
On ne bouge plus.
Fouille-le.
- Il n'est pas arm�. - OK, Pedak, grimpe l�-dedans.
- C'est vous le patron ? - C'est moi.
Jack.
Appelle ma femme.
Tu n'as qu'un mot � lui dire. Vido.
D'accord, �a suffit, les gars.
Allez, on y va.
Arr�te ton charabia, Pedak ?
Parle comme tout le monde.
D'accord.
Votre excuse, cette fois-ci ?
Me faire perdre encore mon boulot,
c'est bien �a ?
Pas du tout.
Non, cette fois, c'est diff�rent.
J'ai l'intention de t'accompagner
jusqu'� la chambre � gaz.
Nous survivrons...
Cellule num�ro un.
Salut, Luke !
Eddie, qu'est-ce qui t'arrive ?
La derni�re fois que je t'ai vu,
tu jouais au basket � St Quentin.
Je me suis rang�.
Combien de temps que tu es sorti ?
Quatre mois. A peine assez pour profiter de la vie.
- Tu as des clopes ? - Oui.
Ils m'ont piqu� mes Zig-Zags � l'entr�e.
Ce bon vieux cancer du fumeur !
Gracias, mon vieux, gracias.
Tu sais,
c'est de la clope, �a.
Pourquoi es-tu l� ?
Descente bidon.
48 heures de pr�ventive.
Tordu comme chef d'accusation...
- C'est vrai. - H� !
Les mecs de la num�ro un.
Vous avez des s�ches ?
- Non ! - Et ton coll�gue ?
Il n'en a pas non plus, vieux.
Il para�t que les assassins se retournent dans leur lit, le soir.
C'est vrai, Luke ?
Aucune id�e, M. Vido.
Parle-moi de ton appart, Luke.
C'est un appart comme un autre.
Tu y �tais hier soir ?
Oui.
Et cette fille ?
Elle �tait avec toi ?
Disons qu'elle �tait chaude,
disons qu'elle aimait �a.
Oui... Est-ce qu'elle a cri� ?
C'est dans le journal, la fille �tait b�illonn�e,
- comment aurait-elle pu ? - Tu sais qu'elle �tait b�illonn�e ?
Je l'ai vu � la t�l�.
Tu mens.
Tu es un sacr� menteur !
On se pique pas mal chez toi, pas vrai ?
S'ils veulent se shooter,
c'est leur affaire, pas la mienne. Moi je ne me pique pas.
Vous n'avez qu'� v�rifier.
Je picole un peu, je fume des clopes, de l'herbe.
Et tes jambes ?
Qu'est-ce qu'elles ont mes jambes ?
Il y a des marques. T'as les cannes plus perfor�es qu'une r�pe � gruy�re.
Plus une veine vierge nulle part.
Vous avez de l'humour, M. Vido.
J'ai pass� le test, alors ?
Sans probl�me, M. Vido.
Parle-moi des filles de chez toi.
Les nanas viennent s'�clater l�-bas,
moi, je ne suis pas responsable.
Je touche le bl� quand elles entrent.
Ce que ces gouines font entre elles, �a me regarde pas.
Une fille est morte dans ta taule hier soir.
Elle �tait ligot�e, b�illonn�e et d�fonc�e.
Pour moi, c'est toi le responsable. Qu'est-ce que tu en penses, toi ?
C'est la vie, M. Vido.
C'est toi l'assassin, Luke.
Avec pr�m�ditation !
Allez, sortez-le.
Il se peut qu'ils abolissent la peine de mort, un jour.
Des tas de gens en parlent.
Dehors.
- Jack Parr est sur l'affaire. - Fais-le sortir.
Il y a longtemps que tu bosses chez O'Hair, Pedak ?
Dix mois. Depuis que vous �tes venus. Parlez � mon ancien patron.
Tu nous accuses, Eddie ?
Non. C'est la v�rit�.
Ouais, le coup est rude, pas vrai ?
C'est s�r.
Il y longtemps que tu as vu ton fr�re, Eddie ?
Alors ?
Il y a cinq ans, � peu pr�s.
Et, dis-moi,
Cleveland Showenstein,
James Arthur Sargatanas ?
La m�me chose. A peu pr�s cinq ans.
C'est avec lequel d�j�, que tu as braqu� cet �picier ?
Je ne sais pas
- de quoi vous voulez parler ! - Ah, tu ne sais pas ?
Deux types ont fait un hold-up dans la boutique de Wing l'�picier.
L'un d'entre eux portait une peau de mouton !
Dans les un m�tre quatre-vingt,
tr�s brun... et il s'appelait Eddie.
C'�tait toi ! Tu as tir� et tu� la femme !
- C'est un coup mont� ! - Tu es bon cette fois-ci, gamin !
C'est un coup mont� !
On a trouv� un doigt ! Celui qui te manquait !
Vas-y, Charlie.
Est-ce que vous les voyez bien tous ?
Oui.
- D'accord. - C'est bien.
Dites-nous de qui il s'agissait ?
Non.
Qu'est-ce que �a veut dire, non ?
Non !
Vous me dites qu'il n'est pas l� ?
Non. Pas l�.
Bon, regardez celui-l� !
Allez-y, regardez-le bien !
L'homme n'est pas ici.
Bon, le num�ro 4 ! Avance-toi !
Regardez-le bien !
- Allez, regardez-le mieux que �a ! - �a suffit, Vido.
Un type du nom d'Eddie !
Au Volant d'une Ford Mod�le A.
V�tu d'une peau de mouton.
Et vous allez me dire
- que ce n'est pas lui ? - �a suffit, Vido !
J'ai vu l'homme qui a tu� ma femme. Ce n'est pas lui !
Vous mentez.
Sortez.
Pedak.
Un pas en avant.
Votre t�moin ne m'a pas reconnu. Pourquoi me gardez-vous ?
C'est moi qui t'ai arr�t� ! Je te coffre pour 48 heures !
Rel�chez-le.
- En tant qu'officier de police... - Rel�chez-le ! C'est un ordre !
Rel�chez-le.
Je vous ai averti, Vido.
- J'�tais certain qu'il... - Vous vous acharnez sur Pedak !
Que �a ne se reproduise plus !
Bien, monsieur.
A quoi tu penses ?
A toi. A moi.
Un tas de choses.
Tu sais qu'au Mexique les femmes rendent visite � leur mari en prison.
La prison...
C'est un autre monde.
J'avais presque r�ussi � l'oublier.
Vido a essay� de me faire tomber.
Un sacr� coup mont�.
Presque parfait.
Avec un t�moin, tout ce qu'il faut.
Allez, ne vois pas tout en noir.
Alors, O'Hair ne veut plus de toi ?
Tu trouveras un autre boulot, ch�ri.
Un autre, et puis un troisi�me apr�s.
Vido viendra me les casser � chaque fois.
Comme d'habitude.
Peut-�tre... que... si je trouvais un boulot...
- Non. - Mais si tu ne travailles pas.
Je trouverai l'argent.
C'est � moi de le trouver, pas � toi.
Ne fais pas �a ! Arr�te !
Tu m'aimes ?
Je te hais.
Moi aussi, je te hais.
Maman ?
Oui, ch�rie ?
Je voudrais un verre d'eau, s'il te pla�t.
Ta petite fille veut boire.
- Je ferais mieux d'y aller. - Ah, c'est s�r, tu ferais mieux.
- Je reviens tout de suite. - D'accord...
Ne va pas � la p�che.
Papa, tu vas me manquer !
Il va me manquer aussi.
Une seconde.
Tu crois que Cathy est endormie ?
Tu veux une cigarette ?
Tu sais bien ce que je veux.
Cathy n'est pas encore endormie.
Tu sais ce type dont je t'ai parl�,
Luke,
dans la cellule...
Oui, eh bien ?
Je pourrais �tre l�-bas en ce moment,
� croupir dans ce trou,
et attendre que Vido vienne me chercher,
pour me conduire � la chambre � gaz.
J'�tais exactement comme Luke, avant.
Avant de te rencontrer.
Je suis contente que tu m'aies rencontr�e.
Mlle Hampton, je voudrais un paquet pour ces articles de p�che ?
Je remplirai les cartes moi-m�me.
Qui est ce type qui attend ?
Pedak. Il est venu du syndicat
des peintres en b�timent il y a un an, environ.
O'Hair ne veut pas le reprendre.
Ces articles sont d�ductibles des imp�ts. Impeccable, non ?
Parfait.
Casier judiciaire.
Il n'est pas sous caution, alors ?
Non. Il ne reste que des boulots pour des types sous caution.
- La situation est plut�t difficile. - Le S�nateur Fox ne sait pas p�cher.
- Il faut lui trouver autre chose. - Pas facile, Georges.
On a des gars sans boulot depuis quatre ou cinq ans.
Parle-lui, arrondis les angles.
Tu sais comment t'y prendre.
Bien s�r.
Viens voir, Eddie. Par l�.
Salut, Eddie. Quoi de neuf ?
Pas grand-chose.
Je cherche du boulot. Tu ne conna�trais pas quelque chose ?
Je ne peux embaucher personne.
Tu as essay� sur les gros bateaux ?
Oui. Ils n'ont besoin de personne.
Soit on embarque sur un gros bateau, soit on a un petit bateau � soi.
J'ai fini dans une seconde. Attends-moi, on ira s'en jeter une.
Non merci, il faut que je rentre.
Ma femme commence un boulot ce soir.
Excuse-moi, je ne vais pas pouvoir faire la vaisselle, ch�ri.
Eddie... ? Ce ne sera pas pour tr�s longtemps.
Comme tu es belle, maman.
Tu vas �tre une petite fille sage
et prendre bien soin de ton papa.
Tu n'as jamais �t� travailler avant.
Tout est diff�rent aujourd'hui.
Il faut que j'y aille.
Alors, vas-y.
Tu n'oublieras pas de coucher Cathy avant huit heures.
Tu vas �tre en vacances combien de temps, papa ?
Je ne sais pas. Pourquoi ?
Je peux t'aider ?
- Non ! - J'aide toujours maman.
Elle me laisse monter sur une chaise
pour essuyer la vaisselle.
Moi, je ne suis pas ta maman !
S'il te pla�t.
Un tas de petits ingr�dients ont �t� jet�s dans la marmite.
�a commence � puer...
Crois-en mon intuition.
Regarde. Rapport de surveillance
la nuit du meurtre chez les Wing.
Une berline Imperial s'est gar�e devant chez Pedak.
Premier rapport des immatriculations de Sacramento.
- Nouvelle immatriculation. - Walter Pedak !
Eddie a menti � propos de son fr�re : il l'a vu ce soir-l�.
Il y avait trois hommes dans cette voiture.
Je suis pr�t � te parier
que c'�tait Showenstein, Sargatanas
et son fr�re Walter.
Quand le Lieutenant saura �a,
il va p�ter les plombs !
Pour l'instant, �a ne veut pas dire grand-chose,
mais �a risque de devenir s�rieux.
Walter ne perd pas son temps dans des hold-up minables.
Mike ? Jamais tu n'obtiendras la coop�ration du D�partement.
Tu sais ce que j'aimerais faire ?
J'aimerais r�unir ce sacr� gang tous ensemble,
dans une pi�ce, et puis un par un...
Vido.
Dan.
Tu n'arrives pas � dormir ?
Il est 3 heures et demie.
La fille qui m'a ramen�e
a voulu qu'on prenne un caf�.
Je ne pouvais pas refuser, tu sais.
Evidemment ! Tu ne pouvais pas.
Eddie, s'il te pla�t ?
S'il te pla�t.
On ne va pas se disputer, d'accord ?
O� est ton alliance ?
Ils ne veulent pas que je la porte.
Regarde, ce sont mes pourboires !
J'ai fait 20 dollars ce soir !
En vendant des hamburgers ?
Cet argent ne te fait pas plaisir ?
Et les 1 000 dollars qu'il reste � payer sur ce bateau ?
Les 500 autres, que tu pourrais perdre ?
Tu n'aimes pas mon argent ?
- Tu vas arr�ter ce boulot. - Mais pour faire quoi ?
Pour te regarder
aller et venir dans la maison ?
Ch�ri, de quoi on va vivre ?
Je trouverai de l'argent ! D�s que j'en aurai,
tu quitteras ce boulot idiot !
Tu resteras � la maison, et tu porteras ton alliance !
D'accord ?
- Eddie, j'essaie de t'aider ! - Laisse-moi dormir, maintenant !
Je dois me lever t�t pour Cathy,
et pour nettoyer la maison.
Tu vises la chaise longue ?
Pardon ?
Ch�mage.
Oui. Je suis ici depuis dix heures.
Tu crois qu'on n'a pas de pot ?
Regarde ce pauvre type.
La chaise, ce sera pour lui.
LE MEURTRIER AVOUE
Il a abattu une femme.
Tu as lu l'article ?
Oui, je l'ai vu � la t�l�.
Il va �tre condamn� � mort, certain,
c'est un pauvre type. Un toquard.
Un moins que rien.
Des types comme lui, comme nous,
�a finit sur la chaise �lectrique.
Pendant ce temps-l�, les types qui nous dirigent,
ils �copent de deux ans, maximum.
Pedak ?
Edward Pedak ?
- Fred, d�jeuner ? - J'arrive.
Brown ?
D�sol� de vous avoir fait attendre.
Pourquoi ai-je attendu ?
On a rencontr� un probl�me,
� propos de votre �ligibilit�, pour les versements, M. Pedak.
Il a fallu que je fasse des v�rifications. Vous comprenez ?
Pour que vous puissiez toucher...
une allocation de ch�mage,
il faut que vous soyez licenci�.
D'apr�s votre patron, M. Olden,
vous avez quitt� votre emploi chez O'Hair de votre plein gr�.
Vous aurez droit � une allocation, mais pas tout de suite,
- Il faut remplir un dossier. - C'est moi qui suis parti ?
Raison donn�e : "l'employ� a quitt� son travail sans pr�avis."
O� est-ce que c'est �crit ?
C'est faux ! J'ai �t� licenci�.
- Je vous jure : j'ai �t� renvoy� ! - M. Pedak,
c'est une question � r�soudre entre vous et votre ancien employeur.
Si vous voulez, je peux l'appeler...
Ecoutez-moi. Il m'a vir� !
Pourquoi le croyez-vous, et pas moi ?
Attendez une seconde...
M. Pedak, vous pouvez discuter avec mon patron, si vous voulez.
Je peux aussi en parler avec vous tout de suite !
- Attention... - C'est � vous de faire attention !
Je viens avec une tenue correcte,
pour trouver du boulot,
comme l'exige le r�glement.
Je remplis tous les formulaires,
comme l'exige le r�glement.
Je ne veux pas de votre argent. Je veux du boulot.
Si vous ne pouvez pas m'en fournir, donnez-moi mon ch�que.
Comme l'exige le r�glement !
Je ne peux rien d'autre pour vous,
- vous ne semblez pas comprendre. - Oh si, je comprends parfaitement !
J'ai cotis� pour cette organisation chaque semaine o� j'ai travaill�.
Vous avez accept� mon argent.
Eh bien, je veux ce qui me revient.
Mais vous avez quitt� votre emploi...
C'est faux, nom de Dieu, je n'ai pas quitt� mon emploi !
Allez-vous m'�couter ? Allez-vous me croire ?
Regardez-moi dans les yeux !
La prochaine fois que vous recevrez votre paye,
pensez � tous ces pauvres types que vous faites attendre
pour mieux les foutre dehors !
Je veux que vous pensiez � cela !
M. Pedak !
C'est moi, �a ?
C'est moi, toute cette paperasse ?
Vous voyez ? C'est pas compliqu�.
Envol� !
Je n'existe plus.
Vous pouvez aller d�jeuner.
S'il vous pla�t ! Une minute !
Je suis d�sol�e, monsieur, mais vous �tes en infraction...
Envoyez deux dollars par la poste, monsieur. Au revoir.
Pas �tonnant que j'y voyais rien !
Papa ?
- Oui ? - J'�tais cens�e faire la nounou.
Pourquoi, c'est pas le cas ?
Il m'a dit que je pouvais partir.
Dis donc, toi ! La nounou !
Il y a trop de mati�re grise investie l�-dedans
pour que je laisse des cr�tins tout foutre en l'air !
Attends un peu, hein, veux-tu !
Fais-moi voir.
Tu le mets l�, contre la gencive, comme �a.
Mords bien avec les dents.
Allez, mords ! Plus fort !
Dis donc, avec tout le bl� que tu vas te faire,
tu vas pouvoir t'acheter des dents toutes neuves !
Des dents en platine !
�a va ?
Qu'est-ce tu as fait ?
Pourquoi tu as saut� sur Sargatanas ?
Je regardais danser la gamine c'est tout.
Pourquoi est-on revenus, au fait ?
Oui ! Pourquoi vous me l�chez pas un peu,
- Hein ? - Je te l'ai dit, j'ai besoin de toi.
Une affaire. Une grosse affaire.
Pourquoi tu me pr�tes pas plut�t 2 000 dollars, frangin ?
Je suis un homme d'affaires. Donne-moi une nuit,
je te donnerai 50 000 dollars.
Pourquoi lui ?
On va taper O'Hair
d'un gros... million... de dollars.
Toi, tu connais l'endroit, le coffre,
le syst�me d'alarme, tout.
- Tu es compl�tement barjot... - Non. Dans le coffre de O'Hair,
il y a un million de dollars en platine
du c�ble enroul� sur des bobines.
Tout cela tient dans deux petites mallettes.
Mais dans deux jours ils vont commencer � le d�biter.
Non, impossible, oublie �a !
- N'y pense plus... - 50 000 dollars ! Une seule nuit !
C'est beaucoup plus que ta femme pourra jamais gagner,
� faire la pute dans son resto.
Est-ce que Kristine est l� ?
Kristine? Vous voulez dire Kitty ?
- Oui, Kitty. - Elle est l�-bas.
Bonjour, Kitty.
H�, mon vieux, qu'est-ce que... ?
Ne roule pas les clients, Kitty,
Montre-leur la marchandise ! D�gage !
Sors d'ici !
Non !
Non, non !
Monte l�-dedans !
Quartier du March�.
J'accepte.
Je veux du fric maintenant.
En route.
ENTREPOT O'HAIR
QUAI DE CHARGEMENT
HANGAR
AGENCE DE PROTECTION ATLAS
Tu viens te coucher ?
Combien de fois dois-je te dire que je suis d�sol�e pour ce soir ?
Tu ne me parles plus ?
Il n'y a rien � dire.
C'est moi qui travaille d�sormais.
Eddie, je n'aime pas �a !
Eh bien, appelle les flics !
Eddie, si on quittait cette ville ?
Si nous allions dans un autre �tat, si nous changions de nom ?
Tu veux que je manque � ma parole ?
Tout vaut mieux que ce que tu pr�pares !
Ch�ri, tu vas trouver du travail !
Et apr�s ? Vido arrive
et me colle de nouveau au trou.
Ainsi de suite.
�a dure depuis six ans. J'en ai marre.
- Marre de tout ! - C'est de ma faute !
C'est la faute de tout le monde.
Va te coucher, maintenant.
Eddie, je te demande pardon !
Il faudrait plus que des excuses ! Elles ne changent rien du tout !
Elles ne me donnent pas un boulot ! Elles ne nous font pas partir d'ici !
Pourtant, Eddie, je suis d�sol�e pour ce soir !
Je n'ai fait que mon boulot !
- C'est le moins qu'on puisse dire ! - Allez, laisse-moi t'aider !
Je ne peux m�me pas �tre ta femme !
Qu'est-ce que je peux faire ?
Fous-moi la paix.
D'accord !
D'accord !
Tu es si seul !
Fous le camp !
JOHN LING POMPES FUNEBRES
Un ami du d�funt, monsieur ?
Vous �tes M. John Ling ?
Je m'appelle Eddie Pedak.
Certainement, monsieur.
Vos amis sont derri�re.
Eddie.
Tiens, je te pr�sente l'ing�nieur.
- Tu as apport� ce qu'il faut ? - Tout est l�. Je n'en sais pas plus.
C'est pour ce soir.
Tu as l'�quipement ?
Dans le Cimeti�re Chinois, dans mon caveau de famille.
A ton avis, il y a une cartouche dans le coffre ?
Au moment o� je fais sauter la porte, pouf ! Du gaz.
- Dangereux ? - J'ai suffisamment de masques.
Et les liaisons ?
Directement vers l'Agence de Protection Atlas
et le gardien nous offre une liaison t�l�phonique directe.
- �a ne va pas �tre simple. - Je connais aussi quelques trucs.
Tiens. Ici, c'est le central,
l�, dans la cour.
Eddie : ton premier objectif. Cleve,
tu �tais dans les Transmissions, apprends-lui � faire des raccords.
Je t'apprendrai tout ce que tu veux.
- Il y a combien de gardiens ? - Deux.
Combien de temps avant la ru�e ?
A mon avis, disons,
peut-�tre trois, quatre minutes apr�s l'explosion.
Ils d�bouleront tous en moins de trois minutes,
la cour de chez O'Hair ressemblera � OK Corral !
Il faudra se barrer en vitesse !
Bim-bam, clic-clac, mec, en moins de deux.
C'est mon vieux revolver !
C'est bien lui.
L�, on gare la vieille fourgonnette.
Le portail est ici.
Ma voiture sera gar�e l�, juste en face.
La bagnole d'Atlas arrive juste derri�re moi. Ling,
tu seras dans la fourgonnette.
On va passer tout �a en revue, point par point.
On n'aura pas droit � l'erreur.
Cette voiture, l�-bas. Qu'est-ce qu'on a dessus ?
Rien, c'est une voiture vol�e. �a fait trois jours qu'elle est l�.
Alors Ling a demand� au type,
"Comment �a, je suis pas italien ?"
"Tu viens de m'entendre parler ?"
Le vieux a r�pondu, "Oui,
"c'est justement pour �a que je croyais que tu �tais Chinois !"
Je vais v�rifier l'�quipement. A plus tard.
Salut. Va bene !
Il faut que je te parle.
D'accord.
Je reviens, d'accord ?
Mais...
Eddie, �a va marcher ce soir.
Question organisation, au moins
tu n'as pas perdu la main.
Qu'est-ce que tu entends par l� ?
Viens.
Tu sais, quand tu t'es fait piquer, dans ce coup mont� ?
Ils ont �t� ma seule famille
pendant huit ans.
Ce sont des vautours, pos�s sur ton �paule,
ils n'attendent qu'un faux pas.
Il n'y aura pas de faux-pas !
Tu sais,
c'est mon dernier boulot.
J'en ai marre. Je vais me retirer.
Eddie, je vais rentrer chez nous,
l�-bas, � Trieste. Et toi, qu'est-ce que tu vas faire ?
L'oc�an est immense.
Et j'ai un bateau de p�che.
Je pensais qu'on aurait pu rester ensemble.
Les vautours ont rep�r� l'odeur du sang.
J'aimerais que tu y penses.
J'ai presque fini Snoopy.
Il a les yeux bleus.
Maintenant, je dessine la queue.
Je lui ai fait une queue verte.
- Vido. - Snoopy s'endort toujours
sur le toit de sa niche.
Je sais dessiner les maisons,
mais pas les niches.
Salut, Eddie.
Vous avez un mandat ?
Non.
Alors, fichez le camp de chez moi.
Ah oui, c'est Snoopy.
- Et �a, c'est quand il... - N'ennuie pas M. Vido, ch�rie.
Papa va parler affaires.
Tiens, viens dessiner ici.
Tu peux me dessiner un cheval ?
Bien s�r. Un cheval rouge.
Je ne veux pas retarder votre d�ner, Mme Pedak.
Vous n'�tes pas seulement venu
pour admirer les dessins de ma fille.
Non. Bien entendu, tu as raison.
Tu te souviens de l'affaire Legno ?
Tiens, vous en �tes encore l�.
Eddie, j'ai besoin de tes lumi�res,
je ne t'embarque pas, promis.
Pas de grabuge, simplement quelques indications.
Le tribunal a d�cr�t� que je n'�tais pas coupable.
Alors, dites-moi ce que vous �tes venu me dire.
On a m'extrait cette balle du ventre. D'accord ?
Celle-ci du corps de Lisa Wing.
Accord parfait, Eddie.
Ces deux balles ont �t� tir�es avec le m�me revolver.
Tiens.
Lis toi-m�me.
Je t'ai marqu� l'endroit.
Qu'est-ce que c'est que �a ?
Un formulaire pour une voiture vol�e.
Une Ford Mod�le A comme la tienne a �t� vol�e dans le Comt� de Marin
la veille du hold-up chez Wing.
Il y avait une peau de mouton sur le si�ge avant.
Je vous avais bien dit qu'il s'agissait d'un coup mont� !
Je sais. Et � mon avis tu sais qui.
J'en sais rien.
Eddie, parle-moi !
Je vous l'ai dit, je ne sais rien.
Tu mens et tu m'as menti
lorsque tu m'as dit que tu n'avais pas vu ton fr�re.
Walter �tait l� ce soir-l�, avec Sargatanas et Showenstein.
Voil� votre cheval, M. Vido. Je l'ai dessin� pour vous.
Il est superbe.
Tu n'es pas aussi intelligent que je le pensais.
Il est en train de se passer quelque chose d'important
et tu es en plein dedans,
mais je ne crois pas que tu saches vraiment o� tu en es.
Merci pour l'accueil, costaud.
- Si jamais tu changeais d'avis... - Je vous appellerai.
C'est �a, appelle-moi.
Bonne nuit, Mme Pedak.
Dis-lui !
- Il veut te donner ta chance ! - Ferme-la.
Donne-moi ce revolver !
C'est ton fr�re qui te l'a donn�, pas vrai ?
- R�ponds ! - Je n'ai rien � dire.
Vido a raison. T'es pas dou� pour le vocabulaire !
Ton propre fr�re essaie de te faire endosser un meurtre
et tu ne bronches m�me pas !
- O� vas-tu ? - Je sors.
- Je le vois bien, mais o� vas-tu ? - Je sors ! Un point c'est tout.
Eddie ? �a ne te ressemble pas !
Qu'est-ce que tu en sais ?
Tu ne me connais que depuis six ans.
Comment peux-tu savoir qui je suis et qui je ne suis pas !
Vido me conna�t. Walter me conna�t.
Ce pauvre bougre qui attend de mourir, Luke,
il me conna�t. Et moi aussi, je me connais.
Je suis un voleur,
- alors je sors. - Pour voler.
C'est ce que font tous les voleurs, tu ne crois pas ?
Je t'appellerai ce soir. Tr�s tard.
Prends quelques affaires
et am�ne Cathy jusqu'au bateau.
Apr�s ce soir, on va quitter cette ville.
Et si on ne venait pas ?
Tu es en retard.
As-tu entendu parler de Lisa Wing ?
Hein ?
J'en ai entendu parler.
C'est moi qui l'ai enterr�e.
Qui est Lisa Wing ?
Une femme, abattue dans un hold-up.
Deux types ont fait le coup.
Il y en a un qui portait un manteau en peau de mouton comme le mien.
Ils se sont enfuis � bord d'une Ford Mod�le A, comme la mienne.
Quelqu'un a essay� de me faire endosser un meurtre.
Eddie, tu te fais des id�es.
Esp�ce de sale cam� !
C'est pas le moment !
Ces types sont en train de faire leur ronde ! On a juste une heure !
Tu entends ce que je te dis !
Il y a un million de dollars dans la balance
et plus rien d'autre ne compte.
Absolument plus rien.
Tu ne sais pas si c'�tait eux.
Tu sais qu'ils ont mont� le coup.
Et qu'est-ce que tu veux que je fasse ? Dis-moi un peu ?
H�, Benny !
Qu'est-ce que c'�tait ?
On aurait dit un bruit de bouteille cass�e !
Benny ! Pourquoi t'as fait �a ?
Je ferais mieux d'appeler.
Oui ?
Mark.
Artie ne serait pas en train de te battre au gin-rummy ?
L�che Bill et Al. Il y a un probl�me dans la cour.
Bon, on y va, Jack. Al est dans les parages en ce moment.
Je vais lui t�l�phoner, il y en a pour une seconde.
OK. A plus tard.
Ils arrivent.
Les voil�.
Tu ferais mieux de chauffer le caf�.
Ils se shootent � la caf�ine...
J'arrive !
Du calme, les gars !
Ne bougez pas.
- Ecoutez-moi bien, les gars... - La ferme. Dans le bureau, vite.
Sans sucre.
D�gage.
Couchez-vous � plat ventre.
Les mains derri�re le dos.
Walter.
Un Chinetoque de moins.
C'est toi qui conduis.
Tourne � gauche ici.
A droite dans la prochaine impasse.
Monte !
Prends le camion, appelle-moi chez Ling.
Garde bien tes distances.
D�tends-toi, Eddie !
Je viens de r�ussir le plus beau coup de la C�te.
J'ai gagn�, hein ?
Tu as vu,
je sais encore me faire plaisir, pas vrai ?
- D'accord, c'est vrai, tu as gagn� ! - Petite crapule !
Appelle-moi d�s que tu peux.
Walter.
...on estime les pertes � plus d'un million de dollars.
La bande avait jet� son d�volu sur des bobines de fil de platine,
pesant quelques dizaines de grammes, rang�es dans des mallettes portables.
Les voleurs poss�daient certainement, des informations...
Kris ? Viens me rejoindre au bateau, tout de suite.
Non. Je n'irai pas.
Sois l� !
...pr�t � faire exploser des bombes lacrymog�nes en cas d'attaque,
Les voleurs ont fait sauter la porte avec une charge de nitroglyc�rine.
On a retrouv� sur place des masques � gaz, qui ont servi...
Quelque chose ?
Pas un indice.
- Je n'attendais pas une r�v�lation. - C'�tait Pedak.
Ne remets pas �a, Vido !
Les deux gardiens donnent des descriptions qui concordent.
Ils se souviennent de lui, c'est un ancien employ� !
Le deuxi�me homme identifi� ressemble bougrement � Sargatanas.
D'apr�s moi, les complices sont Walter Pedak et Cleve Showenstein.
C'est qui ce type par terre ?
Lui, connais pas.
Mandats d'arr�t pour Sargatanas, Showenstein et les fr�res Pedak.
Mike.
O� allez-vous, tous les deux ?
Pedak !
Non, pas question. Vous avez d�pass� votre horaire.
- Je prends les choses en main. - Mais, Lieutenant... !
Mike, je parle s�rieusement !
Revenez demain matin.
Rentrez chez vous, dormez un peu.
On peut �tre vraiment con, parfois !
...croisez des individus ressemblant � ces individus, contactez la police.
Tous ces hommes sont arm�s et pr�sum�s dangereux. Walter Pedak...
Voici les informations. Dans les titres ce soir,
Un audacieux hold-up dont le butin est estim� � 1 million de dollars...
Eddie ?
Gangster � la manque !
Tire-moi dessus ! Tue-moi, je t'en prie ?
Esp�ce de salaud ! Tire !
Tue-moi !
- Tue-moi ! - Kristine !
Qu'est-ce qui s'est pass� ?
- Que s'est-il pass� ? - Ils ont enlev� Cathy !
- Qui ? Qui l'a enlev�e ? - Sargatanas !
Sargatanas !
Ecoute. Il t'a parl� ?
- Il ne t'a rien dit ? - Je te jure !
Il ne lui fera pas de mal.
Je sais ce qu'il veut, il ne lui arrivera rien !
Ecoute ! Je vais la ramener.
Je te le jure !
Je ne veux pas de tes promesses !
- Ecoute-moi ! - Je veux ma petite fille !
Je veux qu'elle revienne !
Ecoute !
Ecoute-moi ! Reste ici !
Non !
Ne bouge pas. Reste pr�s du t�l�phone.
Je t'appellerai, je te le promets.
Je ferai ce qu'il faut. Je te le promets.
Je te le jure.
EDDIE, ATTENDS. BIEN A TOI.
All�.
Tu as lu les journaux ? Il para�t que ton frangin a abattu le Chinetoque !
O� est ma gosse ? Elle n'a rien ?
Elle est ici !
Je t'aurais bien appel� plus t�t,
mais j'attendais qu'elle se r�veille.
Une petite fleur comme elle, �a a besoin de sommeil, pas vrai ?
Je veux lui parler.
Cleve.
Mignonne, tu veux parler � ton p�re ?
Oh oui !
On est en train de jouer, tu vois ?
Tiens. Choisis la couleur.
All� ? Papa ?
All�, mon petit chat.
Est-ce que tu es en train de jouer avec Oncle Jimmy ?
Oui, ma ch�rie. On joue � un jeu.
�a suffit pour le moment. On jouera encore plus tard.
- Oh, tant pis. - Finis tes corn-flakes.
Tu crois que je suis un m�chant.
Pourtant, j'adore les gosses !
Ils sont pr�cieux. On ne les remplace pas comme �a.
J'ai le platine. Tu le veux.
Moi, je veux ma fille.
Tu es plut�t raisonnable, disons.
Donne-moi un num�ro o� je pourrai t'appeler.
Pourquoi pas maintenant ? Ecoute, je suis pr�t...
Non,
Il va falloir que tu en baves un peu, Charlie.
Donne-moi un num�ro.
Attends une seconde.
Appelle-moi �... Mission 719 99.
Je t'appelle dans une demi-heure.
Eddie ?
Tout va bien, je viens de parler au t�l�phone avec Cathy.
Je veux qu'elle revienne ! Pourquoi ne me la rend-il pas ?
- Ecoute, calme-toi, je... - Je n'en peux plus d'attendre !
Je te jure, Eddie. Ram�ne-la ! Sinon tu le regretteras.
Je te l'ai dit, je vais la ramener.
Je n'attendrais pas toute ma vie ! O� vas-tu aller ?
L� o� ils ne penseront jamais � me chercher.
Si ?
Est-ce que votre fils est l� ?
Je... d�sol�e, parle pas anglais.
Il est charg�.
Tu as un mandat ?
Entrez, asseyez-vous l�.
Pas de gestes pr�cipit�s.
Mama, cappuccino, grazie.
Cela te g�nerait-il de ne pas m'exploser la t�te
tant que ma m�re est ici ?
Vous avez toujours autant d'humour si t�t le matin ?
Tu crois que tu peux entrer chez moi l'arme au poing
et en ressortir vivant ?
J'esp�re bien.
Ecoute, gamin, je n'ai jamais dit que tu n'avais pas de cran.
O� sont les autres gar�ons, tous tes petits copains ?
Mon fr�re est mort.
C'est Sargatanas qui l'a tu�.
Tu crains peut-�tre d'�tre le prochain sur la liste ?
Pas du tout.
J'ai le butin. Le platine. Tout.
Et tu as doubl� Sargatanas ?
Tu sais, tu as le droit d'�tre inquiet.
Ce n'est pas pour moi que je crains.
Sargatanas a enlev� ma fille cette nuit.
Il t'a contact� ?
Oui. Ce matin.
Il doit me rappeler.
Je n'ai rien � �changer, Eddie.
Je ne veux pas d'�change !
Je vous demande une seule chose...
Aidez-moi � retrouver ma fille.
Je vous donnerai ce que vous voudrez.
Le butin, Sargatanas et Showenstein.
Et toi ?
Oui, moi aussi.
Tu veux que la police te prot�ge pendant que
- tu �changeras le platine ? - Non !
Pas de flics.
Vous, c'est tout.
Pourquoi moi ?
J'ai confiance en vous.
D'accord,
je suis pr�t. Mais � une condition.
Laquelle ?
Non... je ne suis pas arm�.
L'affaire Legno.
C'est... toi qui m'as tir� dessus cette nuit-l�, n'est-ce pas ?
Oui. C'�tait moi.
C'est dr�le, cela fait des ann�es que j'y pense, �a me ronge.
Aujourd'hui, c'est idiot !
Je le sais, maintenant !
La belle affaire, hein ?
J'�tais gamin, et plut�t nerveux.
Oui, et moi, je crois que...
Merci.
Je crois que je voulais
jouer les h�ros de cin�ma.
Je ferais mieux de m'habiller.
Sargatanas, c'est pour moi.
- All� ? - Alors, papa, o� est le magot ?
D'accord. Le Quai des P�cheurs.
- Dans un restaurant ? - Non.
Devant le Caf� Sausalito.
- Pas mal pour un poisson en platine. - La marchandise est � c�t�.
L� o� ton bateau est amarr� ?
Vous en savez autant que moi, alors ?
- Si je vois des flics tra�ner... - Ne t'inqui�te pas !
Je remplirai ma part du contrat.
Il faut faire vite.
LE MEURTRIER SE PEND DANS SA CELLULE
All� ?
Oui. Je voudrais parler...
je veux parler � l'inspecteur Vido, s'il vous pla�t.
Bureau de l'inspecteur Vido.
Non, madame, il n'est pas ici.
Je suis l'inspecteur Kane. Puis-je vous aider ? Qui �tes-vous ?
La femme de Pedak !
Non ! J'ignore o� est Eddie !
Attendez, allez-vous m'�couter ?
Mais, vous ne comprenez pas !
Je veux retrouver ma petite fille !
Ne vous inqui�tez pas, Mme Pedak, vous avez bien fait d'appeler !
Je veux ma fille ! J'ai attendu toute la nuit !
Je vous en prie, j'ignore o� il est ! Je vous en supplie !
Bon, restez o� vous �tes !
D'accord, c'est moi qui viens !
C'est papa, voil� papa !
Papa, regarde le cadeau d'Oncle Jimmy !
On peut commencer le jeu ?
Dans une seconde, ma ch�rie.
O� est la marchandise ?
Laisse-la partir d'abord.
En quel honneur ?
Laisse-la partir... Il te reste encore moi.
Mon petit chat,
tu sais comment aller au bateau de papa, d'ici ?
Oui, c'est par l� !
Tr�s bien. Tu vas vite courir jusqu'au bateau.
Maman est l�-bas. Elle est impatiente de te voir.
Elle t'attend. Tu as compris ?
Fais comme papa t'a dit.
- Tu en as pour longtemps ? - Non. D�s que tu seras avec maman,
Papa commencera le jeu, d'accord ?
Sors ton flingue.
Jette-le dans la voiture.
Marche devant.
- Mme Pedak ? - C'est moi.
Maman ! Maman !
Ma ch�rie !
- Tu as vu le cadeau d'Oncle Jimmy ? - Ma ch�rie !
Mme Pedak, laissez-moi parler avec votre petite fille.
- Non, laissez-nous, maintenant ! - Mme Pedak, je vous en prie !
- Partez ! - Il faut que...
- Je voulais ma petite fille! - Mme Pedak...
- Laissez-nous tranquille ! - Il faut que je lui parle !
Cathy !
O� tu l'as planqu� ?
Dans le camion.
O� est ton p�re, Cathy ?
Il joue � un jeu avec Oncle Jimmy,
et papa a dit que je pouvais jouer, moi aussi.
J'aimerais bien qu'on joue ensemble.
Montre-moi o� ils sont et on pourra jouer ensemble, d'accord ?
Pedak est dans le coin... Mais o� !
Tout est l�. On touche au but !
Des bagnoles superbes et... des nanas de r�ve.
Je n'aime pas les femmes.
C'est � ton tour.
Sargatanas !
Eddie !
Frank, non !
Eddie !
Non !
Papa, papa, papa !
Tout va bien ?
Bon Dieu, pourquoi... ?
Reculez, tout le monde. Reculez !
Laissez passer, s'il vous pla�t. Allons, reculez !
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