All language subtitles for Live a Little Love a Little

af Afrikaans
ak Akan
sq Albanian
am Amharic
ar Arabic
hy Armenian
az Azerbaijani
eu Basque
be Belarusian
bem Bemba
bn Bengali
bh Bihari
bs Bosnian
br Breton
bg Bulgarian
km Cambodian
ca Catalan
ceb Cebuano
chr Cherokee
ny Chichewa
zh-CN Chinese (Simplified)
zh-TW Chinese (Traditional) Download
co Corsican
hr Croatian
da Danish
en English Download
eo Esperanto
et Estonian
ee Ewe
fo Faroese
tl Filipino
fi Finnish
fr French Download
fy Frisian
gaa Ga
gl Galician
ka Georgian
de German
gn Guarani
gu Gujarati
ht Haitian Creole
ha Hausa
haw Hawaiian
iw Hebrew Download
hi Hindi
hmn Hmong
hu Hungarian
is Icelandic
ig Igbo
id Indonesian
ia Interlingua
ga Irish
it Italian
ja Japanese
jw Javanese
kn Kannada
kk Kazakh
rw Kinyarwanda
rn Kirundi
kg Kongo
ko Korean
kri Krio (Sierra Leone)
ku Kurdish
ckb Kurdish (Soranî)
ky Kyrgyz
lo Laothian
la Latin
lv Latvian
ln Lingala
lt Lithuanian
loz Lozi
lg Luganda
ach Luo
lb Luxembourgish
mk Macedonian
mg Malagasy
ms Malay
ml Malayalam
mt Maltese
mi Maori
mr Marathi
mfe Mauritian Creole
mo Moldavian
mn Mongolian
my Myanmar (Burmese)
sr-ME Montenegrin
ne Nepali
pcm Nigerian Pidgin
nso Northern Sotho
no Norwegian
nn Norwegian (Nynorsk)
oc Occitan
or Oriya
om Oromo
ps Pashto
fa Persian Download
pl Polish
pt-BR Portuguese (Brazil)
pt Portuguese (Portugal)
pa Punjabi
qu Quechua
ro Romanian
rm Romansh
nyn Runyakitara
ru Russian Download
sm Samoan
gd Scots Gaelic
sr Serbian
sh Serbo-Croatian
st Sesotho
tn Setswana
crs Seychellois Creole
sn Shona
sd Sindhi
si Sinhalese
sk Slovak Download
sl Slovenian
so Somali
es Spanish Download
es-419 Spanish (Latin American)
su Sundanese
sw Swahili
sv Swedish Download
tg Tajik
ta Tamil
tt Tatar
te Telugu
th Thai
ti Tigrinya
to Tonga
lua Tshiluba
tum Tumbuka
tr Turkish Download
tk Turkmen
tw Twi
ug Uighur
uk Ukrainian
ur Urdu
uz Uzbek
vi Vietnamese
cy Welsh
wo Wolof
xh Xhosa
yi Yiddish
yo Yoruba
zu Zulu

Original subtitles

LE GRAND FRISSON

Albert ! Albert !

Ne le laisse pas partir, Albert.

Hé, vieux.

Va-t'en. Va jouer dans l'eau !

Cours après le vent. Allez. Va-t'en. Il n'y a pas de place pour nous deux.

Bon, reste là où tu es.

Sors de la couverture, d'accord ? Je veux m'allonger.

Bonjour, madame. C'est votre cheval ?

C'est un chien et il s'appelle Albert.

Les choses nouvelles l'intéressent.

- Je ne suis pas une chose nouvelle. - Pour Albert, si.

Puis-je m'asseoir dans le sable ?

Ce n'est pas mon sable. Allez-y.

Merci.

Le sable est granuleux.

En général, oui.

Puis-je m'asseoir sur votre couverture ?

Je vous en prie.

Aujourd'hui, j'ai envie de m'appeler Alice.

C'est joli.

- Vous ? - Quoi ?

- Votre nom. - Greg Nolan.

- Marié ? - Non.

- Envie de l'être ? - Pas si je peux l'éviter.

Je parie que vous êtes un merveilleux amant.

Je représente les États-Unis aux Jeux olympiques,

mais je ne pense pas gagner.

Ah bon ? Pourquoi ?

C'est à Mexico, en altitude.

Voudriez-vous vous entraîner ?

- Pour les Jeux olympiques ? - Pour quoi d'autre ?

Vous ne manquez pas d'audace.

Non. Pas vraiment. C'est juste une question théorique.

- Mais répondez-moi. - Reformulez la question.

Voudriez-vous me faire l'amour ?

- Devant Albert ? - Ne me trouvez-vous pas attirante ?

- Trop. - Comment ça ?

Vous savez, c'est très dur d'être une belle femme.

Les hommes ne me laissent jamais tranquille.

Vous n'allez pas le croire, poupée, mais je vous laisse tranquille.

- Rendez-moi un service. - Lequel ?

Approchez-vous de moi.

Plus près.

- Alors ? - Alors quoi ?

Êtes-vous bouleversé ?

Le sang a-t-il afflué contre les rivages lointains de votre cœur ?

Non.

- Qu'avez-vous ressenti ? - Rien.

Rien ?

- R-I-E... - Attaque, Albert.

Attends. Attention, Albert.

- Du calme. Rappelez-le ! - Attaque, Albert !

On devrait peut-être s'entraîner plus.

- On pourrait s'arranger. - Attrape-le !

Dégage. Hé. Albert, ne mords pas.

Du calme.

Dites-lui d'arrêter.

Faites-le dégager. Attendez.

Tourne-toi un peu vers là, Albert. Je ne vois pas ta tête.

Souriez, Greg, chéri.

Je vous ferai sourire. Si j'arrive à vous coincer.

Allez. Dégage, Albert.

Venez, on rentre.

Dépêchez-vous, ou j'y vais sans vous.

On ne devrait pas autoriser les gens

à aller dans l'eau s'ils ne savent pas quand en sortir.

Allez. Viens, Albert.

Venez, on va vous débarrasser de ces habits mouillés.

Oh, non. Je peux me déshabiller tout seul.

Fais-le venir ici, Albert.

Attention, Albert.

Merci, Albert.

Voilà qui est mieux.

Greg, vous avez de la fièvre.

Vous devriez prendre soin de vous.

Si vous voulez vraiment m'aider, préparez-moi un grog.

Vous devez vous déshabiller, sinon vous allez geler.

Si vous sortez d'ici, je le ferai.

Comme vous voudrez.

Apportez-moi vos habits, je vais les faire sécher.

Dépêchez-vous. Vous mouillez mon carrelage.

D'accord, d'accord.

Voilà.

Tenez, mettez ça.

- Vous allez où ? - Je reviens tout de suite.

Hé.

Elle est dingue, complètement dingue.

Bonjour. Voilà vos courses.

- Merci. - Où est Suzie ?

- Qui ? - Suzie.

Qui est Suzie ? Tu es sûr d'être à la bonne adresse ?

Oui et vous ?

- Passez le bonjour à Suzie de ma part. - Suzie ?

Dites-lui que j'essaierai d'arriver un peu plus tôt la prochaine fois.

- Au revoir. - Au revoir.

Petit malin.

Venez.

Albert ? Tu veux un colocataire ?

Albert dit que vous pouvez dormir sur son canapé.

C'est très aimable de sa part.

Il y a un type qui vient de passer.

Greg, vous êtes bouillant. Vous le saviez ?

Oui et je pense que j'ai des hallucinations aussi.

- C'est à vous ? - Non.

- À Albert. - Ne soyez pas bête.

- Ouvrez la bouche. - Qu'est-ce que c'est ?

Du soulagement extrêmement rapide. Ouvrez grand.

C'est mieux. Asseyez-vous.

Allongez-vous et dormez.

Oui, oui.

N'oubliez pas de ranger les courses.

Quelles courses ?

Laissez tomber.

Bonne nuit.

Bonne nuit, Albert.

Comment allez-vous aujourd'hui ?

Très bien.

Que faites-vous là ?

Vous serez plus à l'aise sur le canapé.

Je me disais la même chose.

Allez.

On est quel jour ?

- On n'est que jeudi. - Jeudi ?

Et lundi, mardi et mercredi ?

Je vais retourner bosser.

Vous n'irez nulle part dans cet état.

Bonjour, Betty. Vous voulez des œufs ?

Non merci. Juste de la margarine.

Je vous ai gardé du pain perdu.

Merci, Betty, à samedi.

Au revoir.

- Lui ? - Ne soyez pas ridicule.

Je pense que vous avez encore de la fièvre.

Vous avez dit quoi ?

Je croyais que vous m'aviez dit que vous vous appeliez Alice.

Oui. Eh bien, vous pouvez m'appeler Mme Baby.

Mme Baby ?

Prenez ça et ne parlez pas,

je vais vous raconter comment j'ai rencontré mon mari, Harry Baby,

qui est malheureusement mort d'une maladie du foie.

Je roulais sur le boulevard Wilshire et Harry était sur la voie de gauche.

Il était là avec son truc gauche qui clignotait.

Son machin pour tourner, vous voyez.

Je venais de trouver le seul homme que j'aie aimé

et il allait sortir de ma vie par la voie de gauche.

- Que pouvais-je faire ? - Je ne sais pas.

J'ai tourné violemment vars la gauche

et je suis rentrée dans le... comment ça s'appelle ? Le truc pour l'essence,

et j'ai enfoncé sa portière droite. Très malin.

Et il est tombé amoureux de moi, on s'est mariés

et il a attrapé la coqueluche et il est mort.

La coqueluche ? Vous avez dit une maladie du foie.

Quelle est la différence ?

- C'est bien ce que je pensais. - Quoi ?

37 degrés ! Vous devez prendre vos médicaments.

- Mais c'est normal. - Vous voulez mourir comme Harry ?

- Vous ne savez rien de sa mort. - Lui non plus.

Donnez-moi votre main. Avalez.

Non. Pas avant que vous m'apportiez de l'eau.

D'accord.

Allez, Albert, ne fais pas ton rapporteur.

J'aime regarder les hommes le matin.

Vous utilisez toujours une lame ou Harry est mort comme ça ?

Allez savoir.

Betty, Suzie, Alice, quel que soit votre satané nom.

J'ai un nom pour chaque humeur.

Vous êtes de quelle humeur ?

Je n'ai pas encore décidé.

Puis-je m'asseoir ?

- Demandez à Albert. - Puis-je, Albert ?

Il dit que je peux.

Puis-je vous faire un bisou ?

Et si un de vos amis entre et nous voit ?

J'ai fermé la porte à clé.

Je veux juste un câlin d'ours.

- Un câlin d'ours ? - Oui, détendez-vous.

- J'entends des cloches. - Super. C'est bon signe.

- Bonjour, Bernice. - Bonjour.

Bernice ? Comment vous appelez-vous bon sang ?

Je m'appelle Bernice. Harry, voici Greg.

- Bonjour, Greg. - Harry Baby ?

Oui.

Vous ne m'aviez pas dit qu'il était mort ?

Vous a-t-elle aussi dit que j'étais son mari ?

Oui.

- Pas vraiment. - Je suis content de l'apprendre.

Je pense que je vous dérange.

- Mais non, Harry. - Pourquoi pas ?

Je suis juste venu récupérer mes embauchoirs.

Ça doit être votre pipe.

Je me demandais où elle était passée.

C'est ma robe de chambre. Merci infiniment.

Bon, j'y vais.

- Je te raccompagne... - Et vos trucs ?

Mes embauchoirs ?

- Au revoir, Greg. - Au revoir, Harry.

Merci, Bernice, de m'avoir laissé revenir chercher mes affaires.

Oh, pas de problèmes, Harry.

- Je vais essayer de ne plus te déranger. - Je suis toujours ravie de te voir.

- À plus tard. - Salut.

Greg, que faites-vous ?

- Il est 10 h, je pars. - Ne soyez pas ridicule.

- Comment est entré Harry ? - Avec sa clé.

Bien sûr.

Greg, vous devriez vous allonger. Vous êtes très malade.

Je suis très malade ?

Peut-être que l'on se reverra.

Peut-être.

Albert, on t'a déjà dit que tu ronflais ?

Ne le laisse pas partir.

Oh, non.

- Salut, Greg. - Salut.

- Où étais-tu ? - Tu ne me croirais pas.

M. Hamilton a dit qu'il voulait te voir dès que tu arriverais.

- Où est ce vieux fils de... - Rédacteur local.

En bas, il vérifie les presses.

- Merci, ma poule. À plus tard. - Bonne chance.

Vous êtes viré.

Fichez-le dehors.

Attends, qui es-tu, petit ?

Tu me laisses rentrer ? J'habite ici.

- Maman ! Maman ! - Arrête.

Arrête.

Robbie, qu'est-ce qu'il y a, mon poussin ?

- Excusez-moi, madame. Je viens de... - Oh... C'est bon.

Suivez-moi et ne me regardez pas.

Viens , mon chou.

Voilà.

Quand je repasse, ça se lève sans arrêt.

Et ça se baisse quand on veut le ranger.

Je sais, je sais. J'ai le même problème avec.

Ne faites pas de blagues, réparez-la.

Écoutez, madame, je ne suis pas venu ici pour réparer une planche à repasser.

Alors vous êtes venu pour quelque chose d'autre ?

Il y a un malentendu.

Vous m'avez vue par la fenêtre ?

Un regard sur une épaule, je connais les mecs dans votre genre.

Ce n'est pas mon jour.

Si vous faites un pas de plus, je vous éclate le crâne.

Robbie, va dire à la propriétaire d'appeler la police.

Non, attendez. C'est ma maison. J'habite ici.

Gardez votre énergie, voyou.

On sait comment traiter les obsédés sexuels comme vous ici.

- Écoutez, madame. - Comment ?

Ne vous tirez pas comme ça.

- M. Nolan. Que faites-vous ici ? - Vous connaissez ça, vaurien ?

Oui, c'est M. Nolan, l'ancien locataire.

Le locataire actuel.

L'ancien. Ne vous en faites pas, M. Nolan.

Votre sœur s'est occupée de tout. Du déménagement, de l'arriéré de loyer.

- Ma sœur ? - Mme Baby.

Oh, ma sœur, Mme Baby.

- Vous, dégagez. - Mais je n'ai pas fini mon pain perdu.

Demandez une boîte à Albert.

- Voulez-vous que j'y aille, Betty ? - C'est Bernice.

C'est bon, Truman. M. Nolan a quelque chose à me dire.

- Très bien, si vous le dites. - Dégagez, dégagez.

- On se voit dans quelques jours, Betty. - C'est Bernice.

Si vous m'aviez écouté,

vous le sauriez.

Je vous l'ai dit 4 fois.

Pourquoi ne lui dites-vous pas ?

Greg, qu'est-il arrivé à votre visage ?

Je me suis fait virer, je me suis battu.

Et j'ai appris que j'habite plus chez moi.

Oh, laissez-moi...

Que voulez-vous de moi ?

- Où sont mes affaires ? - Dans la chambre d'Albert.

Sauf quelques chemises qui sont au pressing.

Comment ?

Qui vous a autorisée à me faire déménager ?

Je ne vois pas ce qui vous plaît dans tout ça,

mais vous n'allez pas diriger ma vie.

Ne partez pas !

Je déteste qu'on s'enfuie pendant les disputes.

Ça ne va pas vous aider.

Je vais attendre là jusqu'à ce que vous sortiez me donner une réponse.

Vous feriez bien de sortir.

- Où allez-vous ? - Je m'en vais.

Je ne vais pas vous infliger ma présence.

Vous resterez ici ce soir,

mais n'oubliez pas de nourrir Albert.

Où allez-vous ?

Je ne sais pas. Où seriez-vous allé ?

Je n'y ai pas vraiment pensé.

Vous n'avez pas à partir. Je peux dormir avec Albert

et demain, je me chercherai un travail et un appartement.

Vous pouvez rester longtemps si vous voulez.

Juste cette nuit.

Bon, enlevez votre manteau et détendez-vous.

Quel coup bas.

Je partirai quand même demain matin.

Des draps propres, une autre couverture,

du savon, une brosse à dents.

- J'en ai une. - Je l'ai jetée.

Du dentifrice.

- J'ai du dentifrice. - De la mauvaise marque.

Un gant de toilette et une serviette de bain.

Autre chose ?

Le petit-déjeuner est à 9 h, le déjeuner à 13 h et le dîner, quand il est prêt.

Est-ce que tout ça est nécessaire ? Je ne reste qu'une nuit.

Écoutez, Greg, je dirige une maison, d'accord ?

Que suis-je censée faire ? Adapter mon planning à vos lubies ?

Je ne voudrais pas que vous fassiez ça.

Que préférez-vous ? Laver ou essuyer ?

Je veux le boulot d'Albert.

- Ne faites pas le malin. - Désolé.

- Vous ouvrez la porte, s'il vous plaît ? - Oui, bien sûr.

Hé, je porte plein de choses. Vous devez ouvrir cette porte.

Elle n'est pas fermée à clé.

Je ne peux pas. Je suis aussi chargé. Vous devez ouvrir.

J'ai dit que je ne pouvais pas. Ouvrez la porte.

J'arrive.

- Salut. - Salut.

Sale gosse.

Qui a sonné ?

- Salut, voilà vos provisions. - Comment vont tes pieds ?

- Un peu plus plats, merci. - Woodrow a les pieds plats.

- Ça ne pouvait pas arriver à plus sympa. - Merci.

Je n'arrive pas à trouver un boulot dans ma branche.

- C'est quoi, ta branche ? - Le génie sanitaire.

- À plus tard, Suzie. - Salut, Woodrow.

Si vous entendez parler d'un boulot dans ma...

Dégage, dégage, dégage.

Trouvez-vous qu'il y a trop d'ail là-dedans ?

C'est délicieux.

Bien. Albert, ton déjeuner est prêt.

Ça sent très bon. C'est quoi ?

La poignée de la cafetière. Je viens de la brûler.

C'est merveilleux.

Salut. J'ai oublié mes cintres à pantalon quand j'ai déménagé.

Devinez quoi ? Harry est de nouveau ici.

Ce coup-ci, il a oublié son cintre.

- Salut, Harry. - Salut, Bernice.

On allait dîner. Tu manges avec nous ?

Je ne sais pas. Vous êtes d'accord, Greg ?

Les amis de Bernice sont mes amis.

Ça a l'air très bon. C'est quoi ?

- Ton plat préféré. - Des feuilletés ?

- Non. Du ragoût de bœuf la bière. - C'est bon aussi.

Regarde sa tête. Vous vous êtes coincé dans une porte à tambour, Greg ?

- Non, c'est un cadeau de mon chef. - Bon sang.

- Vous faites quoi ? - J'étais photographe de presse.

- "Était" ? - Je me suis fait virer.

Oui, mais il va se trouver un autre boulot.

Tout à fait. Oui.

Allez travailler dans une agence de pub.

C'est la belle vie.

- Pourquoi ? - Vous rigolez ?

C'est génial. Travail facile, très bonne paye,

et un bureau plein de superbes nanas.

- Je veux dire, avec de gros nichons. - Qu'est-ce qu'on boit, Harry ?

- Du lait. - Je vais en chercher.

Albert ? Du woof, d'accord.

- Greg ? - Vous avez quoi ?

Du café, du thé, du lait et du woof.

- Avec du café. - Avec quoi ?

Avec du woof.

Oh, petit malin. N'est-ce pas, Harry ?

- Oui, vous êtes très... - Ne le dites pas. Ne le dites pas.

Albert, as-tu quelque chose à dire ? Elle y va.

Je pense que celle-là est mal lavée.

C'est un bon plan que vous avez là, hein, Harry ?

Vous parlez de Bernice ?

Je fais de mon mieux pour rester loin. Ce n'est pas facile.

Oui, j'ai remarqué.

Elle ne m'aime pas. Elle est gentille.

- Oh, comme c'est noble. - Elle a peur, Greg.

- Elle est morte de peur. - Elle a peur de quoi ?

De la vie, de la solitude, de l'amour...

Vous rigolez, là.

Non, c'est vrai.

Faire l'amour, ça n'a jamais été son truc.

Elle ne va jamais jusqu'au bout.

Je pense qu'elle espère trouver l'homme qui puisse

lui apporter le bon type d'amour.

Mais, entretemps, elle va détruire tous les hommes qu'elle rencontrera.

Je vais vous dire un truc.

Je vais rester loin d'elle, pour me préserver.

Et je ne pense pas que vous acceptiez de conseil.

- Probablement pas. Lequel ? - Enfuyez-vous.

Dès demain matin, mon pote.

Il est temps de rentrer, Greg.

Dépêchez-vous. Dépêchez-vous. Dépêchez-vous. Dépêchez-vous.

Je pars demain matin.

Restez aussi longtemps que vous voudrez. Dépêchez-vous. Dépêchez-vous.

Réveillez-vous, Greg. Il est temps de s'enfuir.

Tu peux pas parler. Tu es un chien.

Ne faites pas d'histoires. J'essaie de vous aider.

Tenez, prenez ma patte.

Je ne vois pas...

Revenez, Greg. Revenez.

Je m'en vais. Je m'en vais.

Vaudriez-vous me faire l'amour ?

Enfuyez-vous.

Enfuyez-vous.

Enfuyez-vous.

Bernice !

- Je m'appelle Alice. - Alice ?

- Elle s'appelle Suzie. - Suzie ?

- C'est Betty. - Betty ?

Comment vous appelez-vous ?

Elle s'appelle Bernice.

À votre place je partirais.

"Galerie d'art. Salon de beauté. Recherches en chimie.

"Création publicitaire, Radlin, Kernig, Canford et Penlow.

"21e étage."

MAGAZINE CLASSIC CAT UNE ENTREPRISE LANDSDOWN

- Comment puis-je vous aider ? - Vous n'avez pas froid ?

Seulement de 9 h à 5 h. Qui désirez-vous voir ?

Le rédacteur en chef. Il est là ?

Avez-vous un rendez-vous ?

Un rendez-vous ? Non, mais je crois qu' on m'attend.

- Quel est votre nom, s'il vous plaît ? - Dites que Nolan est là avec la vérité.

"Nolan est là avec la vérité" ?

Exact. Dites-lui ça. Il sait de quoi il s'agit.

M. Landsdown,

Nolan est là avec la vérité.

Plus fort, poupée.

J'ai dit : "Nolan est là avec la vérité."

Oui, monsieur.

M. Landsdown va vous recevoir.

Pour diriger un magazine si célèbre,

il faut avoir l'esprit vif à chaque instant.

Les massages font circuler le sang, le sang irrigue le cerveau.

L'esprit est vif.

Je trouve aussi que j'ai très peu de temps à perdre, Nolan.

Alors, quelle est la vérité ?

M. Landsdown.

Appelez-moi Mike, je hais les formalités.

Mike, la vérité, c'est que j'ai besoin d'un emploi.

Pourquoi pensez-vous qu'on a un emploi pour vous ?

Je ne sais pas. Vous en avez ?

- Non. - Alors, au revoir.

Où allez-vous ? Venez ici !

Fermez la porte.

Par ici. Par ici.

Asseyez-vous.

- Vous aimez les filles ? - Je les adore. Et vous ?

Je vous ai demandé ça pour une très bonne raison.

- Quel est votre métier ? - Que vous faut-il ?

- Soyez pas impertinent. - Je suis photographe.

La vérité est la beauté.

La meilleure expression de la beauté,

c'est la relation entre un homme et une femme.

C'est à la glorification de cette relation

que les entreprises Landsdown se consacrent.

Je suis d'accord.

Vous êtes bon ?

- Au lit ? - En photographie !

- Ça, oui. - Montrez-moi.

Flou.

Mauvaise mise au point.

Je pense que c'est la vapeur. Les photos fondant.

Mais elles sont habillées.

Les gens ne veulent pas voir de femmes habillées.

J'aimerais faire partie de votre milieu.

Je ne pense pas que l'on soit sur la même longueur d'onde.

Non, je ne pense pas non plus.

Attendez, attendez. Où allez-vous ?

On n'a pas encore fini. Venez par ici.

Essayez un cocktail germes de blé, jus de palourde. C'est bon pour le foie.

Je crois savoir ce que vous cherchez.

Qu'est-ce que vous dites de ça ?

Oui. C'est mieux.

Beaucoup mieux.

Oui, c'est beaucoup, beaucoup mieux.

- Vous voulez travailler ici ? - Y a du travail ?

J'ai changé d'avis. Quel salaire ?

- Mille par mois. - D'accord, vous serez à l'essai

et on verra comment ça se passe.

Vous commencez demain à 9 h. Si vous êtes en retard, vous êtes viré.

Et ne mettez pas ce costume.

Je ne supporte pas de voir des cravates. C'est mauvais pour la circulation.

Et n'oubliez pas, cul sec.

Désolé, je suis en retard.

Bienvenue chez Radlin, Kernig, Canford et Penlow.

Qui désirez-vous voir ?

- Radlin. - Je suis navrée, il n'est pas là.

Quelqu'un d'autre peut-il vous aider ?

- Kerning. - Je suis navrée, il n'est pas là.

Quelqu'un d'autre peut-il vous aider ?

Canford.

Je suis navrée, M. Canford est décédé. Quelqu'un d'autre peut-il vous aider ?

Qui est ici ?

- Voulez-vous parler avec M. Penlow. - Il est là ?

- Oui. - Bien, je voudrais lui parler.

Je suis navrée, M. Penlow est en réunion.

- Dites-lui que je veux lui parler. - Désolée, il est en réunion.

Dites-lui !

- Avez-vous un rendez-vous ? - Dites-lui !

De la part de qui ?

Dites-lui que Nolan est là avec la vérité.

Très bien.

M. Penlow, un certain M. Nolan dit qu'il est là avec la vérité.

Nolan. Vérité.

Oui, M. Penlow.

C'est la deuxième porte à droite.

L'apparence est une vertu à ne pas prendre à la légère.

J'accorde une grande importance à la coupe des vêtements.

Comme Benjamin Franklin l'a si bien dit,

"Mange pour toi, mais habille-toi pour autrui."

Si votre secrétaire entrait maintenant,

mon apparence ne lui plairait pas vraiment.

Je pourrais récupérer mon pantalon ?

Quand il sera prêt.

"Les plaintes incessantes sont les pires des paies pour tous nos conforts."

- Aussi Benjamin Franklin. - Oh, ce bon vieux Ben.

La réceptionniste a dit que vous êtes venu avec la vérité.

C'est exact.

Bien. Il n'en reste que peu dans la branche.

Vous avez raison.

La vérité, c'est que j'ai besoin d'un emploi.

Merci. J'ai dit, "La vérité, c'est que j'ai besoin d'un emploi."

J'ai entendu. Je ne suis pas sourd.

Désolé.

La vérité, c'est qu'il a besoin d'un emploi.

Vous savez attirer l'attention.

Et qu'est-ce que la publicité ? L'art d'attirer l'attention.

Je suis tout à fait d'accord.

- Êtes-vous rédacteur ? - Non, photographe.

Un photographe. Bon, bon.

- C'est une honnête profession. - Quand on est bon.

Voyons voir si vous êtes bon.

Le secret de la bonne photo, c'est de ne pas être trompé par ce qu'on voit.

Il faut connaître ses sujets, trouver la vérité en eux et les photographier.

Très impressionnant. J'aime votre style.

- Combien vous faut-il ? - Mille par mois pour commencer.

- Avec une augmentation dans six mois. - Ça me va.

Aussi tous les avantages connexes, y compris une place de parking.

Si vous êtes encore là dans six mois.

Vous pouvez commencer demain à 9 h ou 9 h 30.

Je veux que mes employés soient tirés à quatre épingles.

N'oubliez pas ça.

Allez regarder la chambre noire.

Regardez s'il y a tout ce dont vous avez besoin.

Ma réceptionniste vous montrera.

La porte vers l'escalier de service est là.

- Quelle porte ? - Derrière les cartons.

Je vais faire ranger cette pièce pour vous.

- Merci. - Excusez-moi.

Oui.

Le numéro que vous avez composé n'est pas attribué.

Veuillez raccrocher et composer de nouveau. Ceci est un message enregistré.

Ça aussi.

Je vous appelais pour vous inviter à dîner, mais tant pis.

Greg, attendez. C'est bien vous ?

Oui. J'ai trouvé un emploi. Même deux, en fait.

Un pour vous et un pour moi.

- Je comprends pas. - C'est simple.

Le deuxième emploi servira à rembourser mes arriérés de loyer.

Oh, vous êtes trop gentil.

Je serai là à 17 h, je prendrai mes affaires, on ira fêter ça.

D'accord, je serai prête.

J'aimerais qu'elle arrête de mettre de l'ail dans ta gamelle.

"Cher Greg. J'ai dû faire une course.

"Retrouvez-moi au 211 Lookout Mountain Drive."

Dégage, Albert. Je ne t'ai pas invité à dîner.

Que fais-tu ce soir, Albert ?

Salut, Albert. Bonjour, chéri. Bienvenue chez toi.

Qu'est-ce que tu mijotes ?

Rien. Je t'ai juste trouvé une maison. Tu as dit que tu en voulais une.

C'est une adorable maison de plain-pied.

Tu rigoles.

Comment l'as-tu trouvée ?

La propriétaire est une amie d'Harry.

Elle fait du spiritisme.

Elle doit envoyer un fantôme chercher le loyer.

Je lui ai dit que tu paierais dans une semaine.

- Oh, bon sang, merci. - Bonne pendaison de crémaillère.

- J'aurais dû me douter que vous seriez là. - Sois gentil.

Harry a acheté du champagne et le dîner.

Des feuilletés et des hot-dogs. Vous allez adorer.

Attention. Reculez.

Ils ont dit qu'il était bon.

Je devais t'emmener au resto.

N'est-ce pas mieux ainsi ?

Ta première soirée dans ton nouveau chez-toi en bonne compagnie.

Oui, asseyez-vous, Greg. Champagne ?

Je n'ai pas soif.

Comme ça, il y en a plus pour nous.

Pas mal, à nous, à une longue amitié.

Bon, je vais y aller.

- Es-tu sûr de vouloir rester ? - Il est sûr.

Remercie Harry pour le champagne et le dîner.

Je n'aimais pas les feuilletés et les hot-dogs avant,

mais maintenant, je les déteste.

Je suis ravi, Greg.

- Bonne nuit Bernice. - Bonne nuit.

Plein de bonheur dans votre demeure.

- Je vais vous en foutre du... - Bonne nuit, Harry. Bonne nuit.

J'ai du mal à y croire. On est enfin seuls.

Je dois te remercier de m'avoir trouvé cette maison.

Heureusement, elle te plaît.

Je ne suis pas habitué à ce qu'on me trouve un logement.

Je suis désolée.

J'essayais de t'aider, mais j'ai dû encore faire un faux pas.

- J'ai oublié Bernice. - C'est bon. Je la ramènerai.

Partir avec la fille que j'ai amenée.

- Une de mes règles. - Je la ramène.

C'est bon, chéri, ça me gêne de te forcer à faire un aller-retour à la plage.

Bonne nuit.

Allez viens, Albert.

Bernice !

Combien de temps cette situation ridicule va durer ?

Je ne trouve pas que ça soit ridicule. C'est civilisé.

Civilisé ? Ce serait civilisé si on arrêtait ce manège.

Si tu essaies d'arrêter de manège,

je te donnerai à manger à mon gros chien.

Je te le promets.

Bernice, il est tard.

Bonne nuit.

Bon, allumez les ventilateurs.

Comme ça. Pas trop fort.

Bon, lancez la neige.

C'est ça. Pas plus que ça. Au travail, ma poule.

Bien. C'est ça. Voilà.

Voilà, reviens par là.

Ne sois pas si sérieuse. Bien.

Bon, soulevez la jupe.

Un peu plus.

Hé, attendez ! Aidez Heidi !

Vous détruisez le plateau ! Éteignez le ventilateur ! Aidez-la !

Nettoyez-moi ça. Je prends une pause de dix minutes.

Vous n'aimez pas les ascenseurs ?

Non, ils sont trop lents.

- Désolé, je suis en retard. - Bonjour, Greg.

- Bonjour, Greg. - C'est bien, comme décor.

Ça représente un concept subjectif traitant d'une approche métaphysique...

Bon. Bon. Fais ton travail pour moi, poupée, d'accord ?

Détends-toi dix minutes.

C'est sur cette histoire de Samoa.

Il faut parler à Mary, du service juridique, pour voir s'ils ont reçu...

Suis l'objectif.

Bon. On réessaie la jupe. Par ici.

C'est bien. Par ici.

Juste un instant.

Entrez.

Vous êtes une vraie dynamo, N'est-ce pas ?

Je voulais juste développer ces photos et faire des tests.

Il est 18 h. Je ne travaillerais pas après 20 h, à votre place.

Les hommes doivent se reposer.

Vous avez raison.

Vous pourrez partir quand vous aurez fini ça.

J'admire la motivation,

mais je n'oblige pas mes employés à travailler tard le soir.

J'espérais terminer cette pub de parfum.

Vous aurez le temps demain.

- Vous avez l'air fatigué. - Vous n'avez pas idée.

Attendez un peu.

Bonsoir. On parlait justement de toi.

On avait rendez-vous ce soir.

C'est de ça que l'on parlait.

Je vais mettre ces fleurs dans un vase.

- Qu'est-ce que vous en dites ? - Ça !

Greg, ne pars pas, s'il te plaît, je peux tout expliquer.

Excellentes. Tout simplement excellentes.

Il y a quelques bonnes photos dans le tas.

"Bonnes" ?

Vous êtes fou. Elles sont excellentes. Exactement ce dont on avait besoin.

- Vous avez des soucis ? - Non, juste un petit problème personnel.

Oubliez-le. Vous voulez faire carrière dans la pub, non ?

Oui.

Vous devez surmonter vos problèmes personnels.

Le secret, c'est l'apparence.

Où vous habitez, la voiture que vous conduisez, les bars que vous fréquentez.

Qui fabrique vos habits, qui vous coiffe, qui vous suit en analyse.

Qui me suit en analyse ? Personne.

Vous n'êtes pas en analyse ?

Non, mais je commence à saisir votre message.

Bien.

Vous me donneriez une avance de six mois sur mon salaire ?

Une avance de six mois sur votre salaire ?

Le cocktail de navet et de lait de tigre est délicieux.

Je ne suis pas un homme déraisonnable. Pensez-vous que j'en suis un ?

Non, vous n'êtes pas déraisonnable.

Eh bien, en fait, je suis un homme raisonnable.

Mais quand un homme vient me demander une avance de six mois sur son salaire,

je dis, "Bon".

"Donnez-lui une avance de six mois sur son salaire."

Pas de doute, Mike. Vous êtes un homme raisonnable.

Donne-moi la clé, Bernice.

Parle à Albert aussi, sinon il se sent seul.

Je sais que tu as un double des clés. Donne.

Adresse-lui aussi la parole.

Oh, bon sang. Bonjour, Albert. Donne-moi la clé.

Je suis sûr que tu as une bonne raison d'être ici.

Harry a mis sa maison en vente.

"Sa maison" ?

Il a dit que s'il la vendait, il n'aurait plus d'excuse pour me voir.

Mon coup lui a fait perdre la tête.

Non, mais il lui a fait perdre la couronne de sa dent.

Je suis désolé pour ça.

Mais tu ne peux pas rester ici, je ne veux plus te voir.

On n'a personne vers qui se tourner.

On est seuls, abandonnés dans cette ville inhospitalière.

Albert et moi, on est venus vers toi pour être protégés, c'est tout.

Tu ne me crois pas ?

Non. Tu ne m'auras pas de nouveau.

Trouve-toi un appartement. Mats Albert au chenil.

Oh, tais-toi, Albert.

Porte-toi volontaire comme première femme sur la lune.

Mais tu ne vas pas ficher ma vie en l'air.

Comment peux-tu nous mettre dehors comme ça ?

C'est facile, je vais te montrer.

Comment es-tu venue ici ?

J'ai emprunté la voiture d'Harry. Elle est devant.

Et il serait venu la chercher

pour qu'on se voie tous encore ?

Les femmes d'abord, Albert, tu devrais le savoir.

Voilà l'argent pour l'arriéré de loyer. Sois prudente sur la route.

On s'est bien amusés, petite.

- Dis au revoir à Albert. - Adieu, Albert.

- Tu es prêt ? - Tu rigoles ?

- Bonsoir, Greg. - Merci de m'avoir invité.

Trouvez-vous une fille. Trouvez-en deux ou trois.

Il y en a beaucoup ici.

J'invite toujours cinq filles pour un homme. Par principe.

C'est dur pour les filles.

Écoutez, Greg, on vit dans un monde d'hommes et je veux que ça reste.

Comme ça, c'est naturel.

Qu'est-ce que c'est que ce truc ?

Impressionnant, hein ? C'est ma "boîte à rien".

"Boîte à rien" ?

Oui, ça ne fait rien, mais c'est un bon sujet de conversation.

- Je vais faire un tour. - Amusez-vous bien.

Albert vous envoie le bonjour.

Qui t'a invitée ?

Les jolies filles sont toujours les bienvenues dans ce genre de sauteries.

Comment étais-tu au courant ?

Vu que je suis une jolie fille, je t'ai suivi.

Comment te faire comprendre ?

On n'a jamais rien eu en commun et ça ne va pas changer.

Greg, comment peux-tu être si controversable ?

Controversable ?

Serait-ce une vodka orange que vous avez là ?

Oui. Tout à fait.

J'en ai entendu parler, mais je n'ai jamais goûté. Puis-je ?

Je vous en prie.

- Ils ont mis trop de vodka à mon goût. - Ah bon ?

Oh, je veux dire, oui.

Nous avons des tas de choses en commun.

Oui.

Vous êtes de quel mois ?

- Décembre. - Un Sagittaire.

On n'est pas compatibles. Ça ne marchera jamais.

Voyons voir si nous pouvons faire mentir les astres.

Comment vous appelez-vous ?

Ellen.

- Mais que faites-vous ? - Juste un test.

Un test ne prouve rien.

Vous n'avez pas mauvais goût pour un Sagittaire.

Partons d'ici, Ellen.

On ne plaisante pas avec les planètes.

Je connais quelque chose de beaucoup plus fiable que les astres.

Mais il n'y a rien de plus fiable.

Attendez ici, je reviens tout de suite.

- Puis-je prendre une photo ? - Pas maintenant, merci.

Super photo avec ce truc, prenez la pose !

- Merci. - Oui.

Cet ordinateur va vous prouver que les planètes se trompent.

Ça fait juste du bruit.

Oui, mais il faut comprendre ces sons.

- Vous les comprenez ? - Bien sûr.

- Vous vivez ici ? - Oui.

C'est très joli.

Quelle vue romantique !

Vous ne perdez pas de temps.

- Bonsoir, M. Nolan. - Bonsoir.

Mon Dieu, vous rentrez tard ce soir.

- Qui est cette femme ? - Cette femme ? C'est...

- La femme de ménage. - La femme de ménage.

Elle passe l'aspirateur la nuit ?

C'est le seul moment que j'ai de libre.

- Combien de clés as-tu fait faire ? - Assez.

M. Nolan, je dois vous rappeler que je ne travaille que chez des gens bien,

et il semblerait que ça ne soit pas tout à fait le cas ici.

Si vous êtes de cet avis, partez donc. Tout de suite.

On ne remet jamais au lendemain ce que l'on peut faire le jour même.

Excusez-moi.

Greg, je dois rentrer chez moi. Il est tard, je travaille demain.

Pourquoi ne pas en discuter là-bas ?

Il y a Albert.

- Qui est Albert ? - Mon chien.

Vous me ramenez chez moi ?

Pourquoi pas ? Allons chez vous.

Et vous, vous feriez mieux d'être partie à mon retour.

Il faut que vous alliez voir ce qu'il y a.

J'ai l'impression que ça ne va pas me plaire !

Oh, mon Dieu !

- J'appelle un médecin. - Et appelez un taxi pour moi.

Alors, docteur ?

À part la bosse qu'elle s'est faite en tombant, elle n'a rien, je crois.

Qu'est-ce qu'elle a dit ?

Laissez-la se reposer quelques jours.

Quand elle pourra se lever, emmenez-la faire une radio.

Merci, docteur. Désolé de vous avoir appelé si tard.

Ne vous en faites. Je vous enverrai la facture pour ça. Bonne nuit.

Bonne nuit.

Si tu crois que je vais te sortir maintenant, tu es fou.

Bon. Allez, au travail.

Mais attendez. Vous ne comprenez pas.

- Laissez-moi... - C'est bien comme ça.

Si le tissu n'est pas drapé

en harmonie symétrique avec l'hypoténuse des mannequins...

D'accord, d'accord.

- Je fais cette photo. - Attendez !

- Attendez. - Allumez les lumières.

- Bien, bien. - Mais vous ne comprenez pas.

J'essaie de développer une symétrie multilatérale intrinsèque

entre les objets animés et inanimés.

Non, non.

Pensez à toutes les heures que j'ai passées à faire les boutiques...

- On commence. - ...pour le tissu.

- Gardez la pose. - Et tous ces panneaux doivent...

Greg, voulez-vous prendre des photos individuelles des filles ?

- Oui, monsieur. - C'est une très bonne idée, M. Penlow.

Merci.

Bonsoir, M. Penlow. Passez une bonne soirée.

Au revoir, poupée.

Bonsoir.

Content de voir que vous partez à une heure normale.

Bonsoir, Greg.

Pat était superbe dans ces tenues, M. Penlow.

Je sais. Je sais.

Bonsoir, Landsdown.

Salut, Mike.

Vous vous connaissez ?

Oui, Lewis.

Bonsoir, Greg.

Attendez. Mais qu'est-ce que vous faites ?

Je n'ai pas encore fini de lire cette partie. Merci.

- Ne me frappez pas. - Je ne vais pas vous frapper.

- J'ai une raison pour être venu. - Une bonne ?

Je suis venu récupérer ma voiture.

Bonne raison. J'ai entendu dire que vous vendiez votre maison.

J'ai essayé, mais je n'ai pas pu.

Cette maison est pleine de souvenirs.

Après qu'elle m'ait quitté, je me sentais seul.

Elle vous a quitté ?

Elle est partie en disant qu'elle ne voulait plus me voir.

Tenez bon. Vous pouvez le faire.

Je sais que je peux le faire.

Au revoir, Greg.

- Oui, à la prochaine, Harry. - Sûrement.

Descends. Descends. Allez.

- Je t'ai apporté du poulet. - Merci.

Merci.

- Comment te sens-tu aujourd'hui ? - Mieux.

J'ai réussi à me brosser les dents.

Tant mieux pour toi.

- J'ai vu Harry dehors. - Il est venu pour sa voiture.

C'est ce qu'il m'a dit.

J'espère que tu sais à quel point j'apprécie ce que tu fais pour moi.

Pas de problème. Pas de problème.

J'espère que ça ne te dérange pas trop ?

Me déranger ?

D'avoir un cheval adulte et une femme

à moitié adulte dans ma petite maison ?

Tu plaisantes.

- Tu vas faire quoi ? - Prendre une douche.

J'ai eu très mal au dos toute la journée.

Tu as déjà mangé ? Tu n'as pas faim ?

J'ai mangé sur le chemin. Je veux juste dormir.

Bernice, qu'est-ce que tu fais ici ?

- Je viens chercher de l'aspirine. - Sers-toi.

Merci.

- Tu en as trouvé ? - Oui.

Bien.

Tu veux autre chose ?

Je te frotte le dos ?

Ce n'est pas nécessaire.

- Ça me gêne pas. - C'est pas nécessaire.

- Bernice, va... - Tu as peur ?

- De quoi ? - De perdre le contrôle.

Je ne perds jamais le contrôle.

Prouve-moi que je peux te frotter le dos sans que tu me sautes dessus.

- Tu es tarée. Tarée ! - Tu as peur ?

- Bien sûr que non. - Bien.

Mon dos ne descend pas si bas.

- Tu commences à perdre le contrôle ? - Mais non.

Attention !

- Tu as perdu le contrôle. - Sors de là.

Retourne te coucher.

Dommage que tu doives dormir sur la chaise.

Je vais essayer le canapé.

Peut-être que tu pourrais dormir dans ton lit. Je vais pas te sauter dessus.

Je suis bien trop faible.

Bon, mettons les choses au clair.

Tu es ici parce que je crois que tu t'es fait mal.

Greg, bien sûr que je me suis fait mal.

Je ne vais pas coucher avec toi.

Je vais pas être un autre mec que tu tiens en laisse.

- Ça ne se passera pas comme ça. - Ah bon ?

Je suis un homme. J'aime prendre les décisions seul.

Si tu commences à penser comme une femme, tu comprendras ça.

Dors maintenant.

- Bonne nuit. - Bonne nuit.

Réveille-toi. Ce n'est pas confortable ici.

Quel est le problème ? Ta copine t'a tenu éveillé toute la nuit ?

Sally, tu as l'esprit mal placé.

Je peux avoir une viennoiserie et un café, mon chou ?

Bon sang. Je dois être à l'auditorium dans 20 minutes.

Laisse ces trucs et prenons les photos.

Allez, je n'ai pas encore déjeuné.

S'il te plaît ? Allez. Attends un peu.

C'est super. À plus tard, petite.

Merci.

Désolé.

Vous êtes très en retard.

On ne va pas pouvoir saisir l'ambiance dans cette lumière.

- Mais si. - Je ne vois pas comment.

La lumière du soleil n'est pas bonne du tout.

M. Penlow va être très mécontent.

Prenez ce réflecteur et allez derrière la table. Il me faut plus de lumière.

Reculez, vous êtes dans le cadre.

Plus. Plus.

Super. Gardez la pose.

C'est bon.

J'espère que c'est assez fort pour toi.

Oui.

Tu te donnes beaucoup de mal.

C'est la moindre des choses que je puisse faire pour un homme aussi gentil que toi.

Le dîner sera près dans un quart d'heure.

En attendant, que dirais-tu d'un peu de musique ?

- Tu l'as eue où ? - Elle appartenait à ma chère mère.

J'ai une surprise pour toi.

Harry vient dîner ?

Non. Viens, je vais te montrer.

Pour que tu puisses dormir dans ton lit en toute sécurité.

Qu'est-ce que tu viens de faire ?

- Quoi ? - Oui, à mon oreille.

Je viens juste de te donner un bisou, comme une sœur.

Comme une sœur ?

- Je ne sais pas. Tu as une sœur ? - Non.

Moi non plus. Alors, on n'en sait rien. C'était peut-être un bisou de sœur.

Extinction des feux.

Oui, mon seigneur.

- Qu'est-ce qu'il y a ? - Une écharde.

Ça t'apprendra à grimper par-dessus les clôtures.

Tu veux bien m'enlever cette écharde ?

Bien sûr. Elle est où ?

Oh, laisse tomber.

Bonjour, M. Penlow. Comment allez-vous, monsieur ?

Mon Dieu, quel accoutrement moderne.

Désirez-vous voir M. Landsdown ?

Oui. Où est ce vieux chenapan ?

Il est dans le studio, à regarder

la nouvelle page centrale du prochain numéro.

Bien. Bien. Je vais lui parler.

- Par cette porte. - Merci, chaton.

Allez, poupée, au travail.

Garde la pose. Oui, c'est beau. C'est beau.

Bonjour, Landsdown.

Je vois que vous utilisez Pat.

Salut, Lewis.

J'ai eu de la chance de vous croiser.

Pat est parfaite pour ça.

Je suis content de vous avoir aidé.

Quel bon vent vous amène au pays des filles, Lewis ?

J'ai besoin de votre aide.

On essaie une nouvelle approche pour une pub de maillots de bain.

Tu me recommandes un bon photographe de pinup ?

Facile. Il y en a un ici. Greg Nolan, je vous présente Lewis Penlow.

Bonjour, M. Penlow.

Tiens donc, mais c'est le jeune homme avec la vérité.

- La vérité, c'est que vous êtes viré. - Attendez. Attendez.

C'est aussi valable pour les entreprises Landsdown.

Vous ne pouvez pas me virer. Qu'ai-je fait de mal ?

- Vous êtes mal habillé. - Ce n'est pas une bonne raison.

C'en est une pour moi.

Excusez-moi, Nolan, je suis attendu à un déjeuner-bénéfice dans une heure.

J'ai toujours remis les photos à temps.

Elles vous plaisaient.

Ce que vous avez fait est bas, grossier,

sale, vil, bas...

- Déjà dit... - ...et répréhensible.

C'est insensé !

- Ça alors. - Voyou !

- C'est votre dernier mot ? - Oh que oui.

Bon. Je vais démissionner.

Attendez. Vous ne pouvez pas démissionner. Je vous ai viré.

Je ne vous ferai pas le plaisir de vous laisser me mettre dehors.

Comment avez-vous fait pour occuper deux emplois en même temps ?

Ce n'était pas facile. Je jonglais entre les deux.

Une heure par-ci et une heure par-là.

Des pauses à des heures différentes.

Hallucinant. Deux emplois à temps plein.

C'est la meilleure.

Penlow n'a pas dit ça.

Oubliez Penlow. Il est coincé. J'aime votre style, Greg.

Vous êtes un petit malin.

- Merci, Mike. - Je voudrais 50 employés comme vous.

Dites à la comptable que j'accepte de doubler votre salaire.

Dites-lui vous-même.

Mon Dieu, j'aime son esprit.

Un double jus de palourdes.

Bernice.

Bernice. Bernice.

Salut, chéri. J'étais en train de préparer ton dîner.

BERNICE EST EMBROUILLÉE.

NE LA CHERCHE PAS, S'IL TE PLAÎT.

MERCI, CHÉRI, D'AVOIR FAIT UNE FEMME DE MOI.

Quelle surprise ! Entrez.

Asseyez-vous. Vous avez déjeuné ?

Où est-elle ?

- Qui ? - À votre avis ?

Je croyais qu'elle était chez vous.

Elle a disparu. Dans la nuit ou tôt ce matin.

Que lui voulez-vous ?

Qu'est-ce que j'en sais ? Peut-être que je l'aime.

Peut-être que je veux l'épouser.

- Vous ne pouvez pas faire ça. - Pourquoi ?

- Je sais où elle est. - Où est-elle ?

Qu'est-ce que ça veut dire ?

Elle est venue ce matin me demander de la reprendre.

- Elle a tiré des leçons. - Et ?

- Et j'ai accepté. - Je ne vous crois pas.

Écoutez, je suis désolé. C'est comme ça.

- J'ai gagné. - Je veux lui parler.

- Elle ne veut pas vous voir. - C'est vous qui le dites.

Bernice !

Bernice.

Je suis désolé, Greg. Vraiment.

- Salut. - Salut.

Je peux m'asseoir ?

- Sur le sable ? - Bien sûr, ce n'est pas mon sable.

Pourquoi es-tu partie ?

Harry dit que tu es retournée vivre avec lui.

Harry raconte des salades.

Je ne l'ai pas vu depuis qu'il a récupéré sa voiture.

Si tu n'es pas retournée avec lui, pourquoi es-tu partie ?

- Pour réfléchir. - À quoi ?

À l'amour.

Qu'as-tu décidé ?

J'ai décidé que je t'aime.

Tu sais quoi ?

Je t'aime aussi.

Ça t'a fait quoi ?

- Rien. - Rien ?

R-I-E...

- Attaque, Albert ! - Attends, ça n'est pas juste.

Attrape-la, Albert. Allez !

Albert ! Sale traître !

Tu ne peux pas me faire ça ! Je te nourris !

Albert ! À l'aide ! Je ne sais pas nager !

- Je ne te pardonnerai jamais ! - Viens, Bernice.

- Il est l'heure de rentrer. - Viens jusqu'à moi.

FIN

Rip by zundertaker ++/

Can't find what you're looking for?
Get subtitles in any language from opensubtitles.com, and translate them here.