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Une porte claque.
- Bonjour. - Bonjour.
Musique mélancolique
- Ca a été avec l'administration ?
- Oui.
- Il faudra signer votre - Oui.
- Vous aurez un bureau, mais en attendant, vous serez ici.
- Mes collègues sont en intervention ?
- Non, en salle de brief. Ils ne vous ont pas prévenue ?
- Ca va ? - Oui.
- Je vous accompagne.
- On n'a pas tout perdu hier... - Je vous interromps deux minutes.
- Bonjour.
- Vous connaissez le commandant Berthaud.
Elle prend un poste d'adjointe de section.
Elle viendra en soutien sur cette enquête.
Le commandant Escoffier garde la direction du groupe.
Amrani, vous allez faire équipe avec deux pointures.
Je vous laisse travailler.
- Il est en forme. Tu devrais revenir plus souvent.
Je t'en prie.
- Assieds-toi là.
- On a affaire à 4 lascars.
Ca, c'est Rayan.
Celui-là, c'est Jimmy. Ceux-là, on les connaît.
Le 3e, c'est Karim Alridi.
Celui qui a été tabassé hier soir.
Les médecins l'ont plongé dans le coma.
Un pronostic vital est engagé, on ne peut pas l'interroger.
Le quatrième, le Black, toujours pas identifié.
Oui ?
- Ils sont hyper jeunes.
- Quand un braquage dégénère, personne ne maîtrise rien.
Encore moins des gamins inexpérimentés.
- Le portable de celui qui est dans le coma
bornait à côté du restaurant chinois le soir du braquage.
Les jeunes semblent impliqués dans le double homicide.
- Rien sur le RDV d'Herville, on attend les résultats de l'IJ.
- Je ne capte pas
qui sont les mecs du 4x4 qui les ont tabassés.
- La plaque du 4x4 est bidon.
- Le cuistot du resto chinois
dit que son patron file des enveloppes à des types
pour assurer la sécurité du restaurant.
Ces types ont pu s'en prendre aux gamins.
- Si c'est ça, ils sont mal, les jeunes.
Ces gars-là n'aiment pas qu'on touche à leur business.
Un braquo, ça passera pas.
- On doit les retrouver maintenant.
- Ils sont devenus très prudents. Leurs portables sont muets.
- Karim s'est fait tabasser,
ils se planquent.
Bip - C'est JP. Ca bouge chez Rayan.
La mère et le frère sont rentrés. - On y va. Ali !
Reste avec Tom, y a du boulot sur la téléphonie.
Ca te va ? - OK.
- Priorité, identifier le 4e, le Black.
Générique de début
- Hé, Jimmy !
- Ca y est, faut qu'on se rende. - Je vais pas chez les keufs !
Je repars pas au chtar !
Faut qu'on réfléchisse. - Réfléchir à quoi?
Le flic est mort !
Les keufs vont jamais nous lâcher !
Karim s'est fait défoncer et tu veux qu'on réfléchisse ?
Ils sont tous sur nous ! Tu comprends pas ?
- C'est pas ma faute ! T'as dit que c'était un plan sûr!
Tu fermes ta bouche !
- Passe le nouveau téléphone, je vais prévenir ma daronne.
- T'as pas compris ?
Ta mifa est sur écoute.
On va faire comme moi je dis.
On va trouver un coin tranquille, le temps que ça passe.
Musique de suspense
- Bonjour. - Pardon, merci.
Fouad ! Fouad ! Il monte.
Police ! A genoux ! Les mains sur la tête !
Les mains sur la tête !
Checke si y a pas son frère. - Je suis seul.
- Que fais-tu là ?
- Je cherche mon frère. - Nous aussi.
C'est sa planque ? - Il est pas rentré.
Personne sait où il est. Je l'ai cherché toute la nuit.
- Il a failli se faire défoncer la gueule.
Lève-toi !
- Par qui ? - On sait pas.
- C'est pas la veste qu'on voit sur la vidéo ?
- T'as des gants ? - Non. J'appelle 1'11?
- Non, laisse tomber.
- C'est les mêmes
que dans le resto chinois.
- Ils font un braquo et piquent des bombecs.
Ton frangin est mal barré. Il y a une carte aussi.
Serge Langlois.
- On le connaît pas. - Peut-être celui qu'on cherche.
- Le RDV d'Herville ?
- Ca pourrait.
Appelle Tom,
qu'il passe le nom au TA]. Essaie de choper une adresse.
Dès qu'on trouve Rayan, on te prévient. Ca marche dans les 2 sens.
- OK.
- Cet enculé de juge a refusé
ma demande de remise en liberté.
C'est écrit "séquestration".
C'est ma gosse ! C'est un truc de ouf !
- En quoi ça me concerne ?
- T'es pas avocate ?
- Tu dégages, s'il te plaît?
Ca va mieux ?
Corinne s'est calmée ?
- Oui. T'as un service de livraison très efficace.
- Je pensais à un truc. Une copine devait venir me voir.
Mais ces bâtards m'ont privée de parloir.
Si je peux pas être livrée,
Corinne, ça va la rendre dingue.
Ce serait con, tu trouves pas ? - C'est sûr.
T'es pas fouillée au parloir ?
- Et ?
- Et c'est cool.
Ma copine va faire une demande de visite.
Tu réceptionneras la marchandise à ma place.
- Concrètement, je fais comment?
- Je te laisse imaginer.
Sandy Estevez, elle s'appelle.
Elle fait sa belle, mais ça va marcher.
Rires
- Je peux pas le faire.
Je vais bientôt sortir... - Attends !
On s'est pas bien comprises. Moi, je t'ai rien demandé.
Je t'ai juste dit
ce que tu allais faire.
Ce serait dommage
que quelqu'un donne l'idée à cette pute de fouiller ta cellule.
Avec le shit que vous avez...
- Tu l'as mis où ?
Où as-tu planqué le shit ?
Hein ?
Putain, réfléchis ! Elles vont venir fouiller!
Si elles le trouvent, tu n'en auras plus.
Merde !
- Fouille de cellule ! Vous sortez.
Siboni, tu te lèves.
Allez ! Hop !
Surveillantes !
Regardez-moi ça.
C'est bien ton lit?
Compte-rendu d'incident et commission de discipline.
Ca va faire bien dans ton dossier.
- L'enquête sur la mort
d'Herville s'annonce compliquée.
Je souhaite mener cette instruction à son terme.
Je voulais m'assurer avec vous
que le carcan administratif n'y fera pas obstacle.
- J'ai peur de ne pas pouvoir vous aider.
Le couperet de la retraite va tomber, c'est une question d'âge.
- Vous savez bien que certains magistrats
vont au delà de l'âge légal de leur retraite.
- Vous parlez des magistrats en hiérarchie ?
- Par exemple.
- Vous avez toujours méprisé ceux qui convoitaient
ce grade.
- J'ai toujours préféré consacrer du temps à mes dossiers
plutôt qu'à ma carrière.
- Faute d'avoir fait carrière, vous vous retrouverez sans dossier.
- Monsieur le président, tout ce que je demande,
c'est un peu de temps pour instruire sereinement l'affaire Herville.
Il n'y a rien à faire ? - Si, si.
Respecter la loi. Vous pouvez exercer jusqu'à la fin du semestre
qui suit votre 65e anniversaire.
Ensuite, quoi que vous fassiez, vous nous quitterez
le 30 juin.
Voilà.
Sonnerie de téléphone
Musique mélancolique
- Laure, tes affaires. - Merci.
Tu brancheras l'ordinateur ? C'est le bordel.
- Ouais, t'inquiète pas. - Merci.
Il soupire longuement.
- Les écoutes sur la famille Khelfa, Fouad et sa mère, ça donne rien.
- Gilou, pas de nouvelles ? - Il ne rappelle pas.
J'essaie d'identifier le portable qui nous manque, le 4e, le Black.
- T'as croisé les numéros communs aux 3 lascars ?
- Je suis dessus, mais...
j'en ai encore une quinzaine.
- Regarde si un des numéros a activé la borne place du Maroc.
Vous y étiez à quelle heure ? -20 h 50.
Voilà.
On l'a.
- Super ! Demande une fadette.
J'appelle Roban. - OK.
- Oui, Laure ? *-M. le juge, je vous dérange ?
- Non, vous ne me dérangez pas.
Vous avez réintégré le 2e DPJ ?
- Oui, je suis comme vous, je lâche pas facilement.
- Oui, enfin, c'est pas toujours facile.
*je vous écoute.
- On a repéré le numéro d'un complice de Rayan.
J'ai besoin d'une mise sur écoute en urgence.
- Oui, très bien. Je vais dire à Didier de préparer la CR.
- Merci.
Je voulais vous dire...
Je suis contente qu'on retravaille ensemble.
- Oui, moi aussi, je suis très content.
Au revoir, Laure.
- Monsieur le Juge !
Je voulais savoir quand vous aviez l'intention d'entendre ma cliente.
- Je dois étudier le dossier. Je viens de le reprendre.
Inutile de me harceler. - Attendez...
Me Karlsson est incarcérée depuis 3 mois.
Ma demande de mise en liberté n'a reçu aucune réponse,
alors, si, c'est utile.
- J'ai récupéré 37 dossiers du cabinet de la juge Esterhazy.
Je ne suis pas responsable de son congé maternité.
- Je vais être obligé de saisir la chambre de l'instruction,
vu les délais d'audition et les garanties
de représentation de ma cliente.
Vos collègues apprécieront la façon dont vous tenez vos dossiers.
- Je vais la convoquer rapidement.
Espérons que ce soit dans son intérêt.
- Ouais, on vous tient au courant.
Dujol, l'adjoint d'Herville. Langlois, ça lui dit rien.
- Fond de cour.
- C'est là ? - Langlois, c'est là.
*-Oui ? - Oui, monsieur Langlois
Police, on a quelques questions à vous poser.
Bip
Bonjour. - Bonjour.
- Vous êtes M. Langlois ? - Oui, c'est moi.
- Herville, ça vous dit rien ? - Herville ?
Jacques Herville.
- Herville ? Non, ça ne me dit rien.
- On a trouvé votre carte bleue dans le cadre d'une enquête
dans un restaurant. - Ma carte ?
- Une perte ou un vol?
- C'est Rayan qui devait l'avoir.
C'est un môme qui m'aide, qui fait les courses.
Il a oublié de me la rendre.
- Rayan Khelfa ?
- Oui.
- Vous le connaissez ?
- Ce gosse a fait des conneries. Il avait une mesure de réparation.
Il l'a faite à l'association des Amis du 18e.
On s'est connus comme ça.
C'est un chouette môme. - Là, ce qu'il a fait,
c'est pas des petites conneries.
- Il a fait quoi ?
- Il est en danger. Il faut vite le retrouver.
- Je ne sais même pas où il habite. - Si vous avez des nouvelles,
n'hésitez pas à nous contacter.
Je dois la reprendre, vous verrez avec votre banque ?
Merci. - Au revoir.
- Bonne journée.
- On va le brancher aussi. - Il nous baratine ?
- Il a l'air de bien connaître Rayan.
- Oh...
J'en peux plus !
Fouad parle finance avec ses potes.
C'est une tronche, je comprends que dalle.
Et toi, le Black ? - Toujours rien.
- Fais chier... Bip
- Attends, c'est lui !
*-Tranquille, mon boug ?
*-Ouais, ça va ?
Je suis avec Driss, au calme.
*-Tu sais ce qu'il a bavé sur moi, cette pute de Driss ?
*-Attends, c'est des mythos.
Féfé, tu pourrais me dépanner de 2 grammes ?
*-T'es un ouf, toi !
C'est pour ça que tu m'as appelé ? Tu t'es cru chez Cetelem ?
Vas-y...
- Vas-y, vas-y... Féfé, Driss...
- Féfé, Driss...
- C'est pas la carte du type qui buvait un coup avec Herville.
Elle appartient à Langlois, un mec en fauteuil.
- Rayan lui fait ses courses.
- Rien de plus sur le RDV. - Sur Rayan, on a du nouveau.
On a retrouvé dans sa planque la veste de jogging Adidas.
Il était bien dans la Clio après le braquo.
- On a du nouveau aussi.
Le Black se fait appeler Féfé.
Driss, ça vous dit quelque chose ? - Non, rien du tout.
- J'ai lu le PV de Rayan.
L'éducatrice, vous l'avez pas interrogée
sur sa bande de potes ? - Pas encore.
On était sur la carte bleue. - Il faut la questionner.
Si elle suit Rayan, elle connaît ses potes. On y va ?
- J'y vais avec Ali.
On a besoin de toi ici. Branche Langlois.
Rayan l'a à la bonne, il peut l'appeler.
- Je peux rester aux écoutes, ça ne me dérange pas.
- T'as pas l'habitude, tu risques de louper quelque chose.
- Mais attends...
Les écoutes, c'est pas non plus... Allez, on y va !
- Non ! Vous me faites chier!
Viens, Ali !
- Petit café... - Merci, Catherine.
Je vais plutôt prendre un calva.
- Un Calva. - S'il vous plaît.
- Moi aussi.
- OK.
- Merci.
Il tousse.
C'est du brutal.
- A ce point?
- C'est humiliant.
- Vous allez penser que je bois ça tous les matins.
- Non, je suis pour la présomption d'innocence.
La journée s'annonce difficile ? - Plutôt, oui.
- Non, laissez. - Non, ça me gêne.
- Ca me fait plaisir.
- Merci.
Au revoir. - Au revoir.
- Il se passe quoi avec Berthaud ? - Rien.
C'est l'ancienne chef de groupe. On a collaboré pendant 10 ans.
Elle allait pas bien et elle revient.
- Oui, mais c'est quoi, le malaise ?
- Des vieilles histoires.
- Ca te fait chier qu'elle revienne ?
- C'est un bon flic, on a besoin d'elle.
- Rayan traîne de nouveau avec Jimmy et Karim ?
Ils sont d'Argenteuil.
Il les a rencontrés dans un foyer.
Ils ont fugué ensemble.
Rayan était attiré par eux, mais ils sont plus âgés.
Ils ne le prenaient pas au sérieux.
On les place en foyer pour les couper des mauvaises influences
et ils trouvent des gamins encore pires.
- C'est pas évident... Lui, ça vous dit quelque chose ?
Son surnom, c'est Féfé.
- Oui, Féfé. Il est connu dans le quartier.
Il deale. - D'accord. Il y en a une autre.
On ne voit pas bien, mais ça pourrait être lui.
Ils traînent près d'un square.
J'allais chercher Rayan quand il séchait mes rendez-vous.
- Et Féfé,
vous connaissez son identité ?
- Non, il n'est pas suivi ici. - On l'a localisé
grâce à son téléphone. On sait qu'il est dans le quartier.
Les photos sont pas assez bonnes pour le reconnaître.
Vous venez avec nous ?
- Non, vous vous doutez bien !
Si un gamin me voit avec des policiers,
je vais perdre la confiance de tout le monde.
- On a une voiture banalisée.
Vitres teintées, on vous voit pas. - Je ne peux pas.
- D'accord. Karim est dans le coma,
on attend que Rayan soit dans le même état?
C'est par là ? - C'est la place où ils traînent.
- Ca borne dans le coin. Il est pas loin.
- A la terrasse ?
- Non.
C'est peut-être la bande de jeunes, là-bas.
Là ! C'est celui qui a le blouson noir et rouge.
- Sûre ?
- C'est difficile ce que vous me demandez.
- C'est bon, c'est le même blouson que sur les photos.
- Merci, Mathilde. On vous dépose.
- Tenez-moi au courant pour Rayan.
- Oui, vous inquiétez pas.
Descendez là.
Vite !Vite !
Qu'est-ce qu'il fout ? Vibreur
Ouais, alors ?
- Il ne se passe rien ici. Vous avez quelque chose ?
- On vient de repérer Féfé. On le filoche.
- Et tu disais rien ? - Il part !
- Vas-y!
- On vient de le retrouver.
- Vous êtes où ?
- Écoute, c'est pas le moment !
- Gilou !
- Merde ! Putain, bouge-toi !
Bip - C'est Féfé !
*-Allô ? *-Ouais, allô ?
*-Ouais, c'est Féfé.
*-Ouais. *-J'ai deux frères à moi.
Ils ont des problèmes, ils sont dans la merde.
Ils ont besoin d'outils rapidement. T'as ce qu'il faut ?
*-Oui, toujours.
Ils ont ce qu'il faut ?
- Ouais, ils ont plein d'argent, on paie cash.
*-OK.
On se retrouve en bas de chez moi.
*-Vas-y, j'arrive tout de suite.
- Les 2 frères dans la merde, c'est Rayan et Jimmy ?
- Carrément. Ca pue l'achat d'armes, leur échange.
- Des flingues, ils en avaient pour le braquo.
- Ils ont pu s'en débarrasser.
Bip Il rappelle un autre numéro.
*-Allô ?
Les mecs, je récupère le matos
et je vous retrouve au Danube.
-"Danube", c'est un nom de bar ?
Charge les fadettes du nouveau numéro.
- Tu préviens Gilou ou... - T'inquiète.
- J'y crois pas ! Pousse-la, ta caisse !
Putain...
T'es où, là ?
- Rue des Vignoles. T'es là.
OK.
- Je te vois.
- Il se barre.
Accélère ! *-Je fais le tour.
Droite, droite.
- Je le perds, il a tourné.
- Le lâche pas !
Je prends la rue des Orteaux, je redescends sur la droite.
- Je crois que c'est la rue des Haies. C'est bon.
Je le vois.
- Rue des Haies, je la prends.
- Ouais.
T'es où ? Il vient de décoller !
- Là! Là! Oh! Oh!
- T'as vu quoi? - Il a récupéré un flingue.
- Pff... - Le nouveau numéro
que Féfé a appelé est une puce prépayée. Identité bidon.
- C'est Rayan ou Jimmy.
Ils n'utilisent plus leur ancien portable.
- Ca borne porte du Pré-Saint-Gervais.
- Mais ils se rencardent au Danube, place du Rhin-et-Danube.
On peut serrer les 3 d'un coup. - T'as eu Gilou ?
- Non, il répond pas !
- Ca bouge grave !
- On fonce place du Rhin-et-Danube.
Tom, viens avec moi !
- T'appelles pas Gilou ? - Il répond pas !
- Le Dr Micaleff et son avocat.
- Faites-les entrer.
- Bonjour. - Bonjour.
- Entrez !
- Bonjour. - Installez-vous.
Euh... Madame Micaleff,
je vous ai convoquée, car vous faites l'objet
d'une mise en examen pour homicide involontaire.
- Je ne vous cache pas notre surprise.
Ma cliente a déjà reconnu sa responsabilité dans ce décès.
Pourquoi devrait-elle se replonger dans cet événement pénible ?
- Nous pourrions laisser s'exprimer votre cliente.
- Je n'ai rien à ajouter
à ce que j'ai déjà dit à votre prédécesseur.
En tant qu'anesthésiste-réanimatrice,
j'ai assisté le Dr Bénabias qui a fait une hépatectomie.
C'est une ablation d'une partie du foie.
L'opération s'est déroulée normalement.
Le chirurgien est sorti, le patient semblait stabilisé.
Et brutalement, sa tension s'est effondrée.
Une hémorragie interne.
Je ne l'ai pas vu venir.
- J'ai vu dans le dossier que vous êtes une anesthésiste expérimentée.
Ce n'était pas votre 1re opération du foie.
C'est un organe réputé sensible à l'hémorragie.
- C'est exact, oui. - Dans ces conditions, j'imagine
que la surveillance de la tension artérielle est une routine.
- Oui.
- Cependant, vous dites que vous vous êtes laissé surprendre
et que quand vous avez réagi, il était trop tard.
Pourquoi ?
- On ne fait jamais d'erreur dans votre profession ?
- Si, malheureusement.
Pour ne pas en commettre dans votre cas,
je veux comprendre la nature de votre erreur.
Y a-t-il une circonstance particulière
qui pourrait expliquer
que ce jour-là, l'état du patient
ait échappé à votre vigilance ?
- Non.
- On va en rester là. - Merci.
- Au revoir. - Au revoir.
- Maître. - Au revoir.
- Didier, convoquez-moi l'infirmier qui assiste le docteur Micaleff.
Son nom est dans le dossier.
- Je n'espérais pas un sourire, mais c'est une bonne nouvelle.
- Une audience avec le juge Wagner après 3 mois de détention,
une bonne nouvelle ?
- Tu penses que c'est à cause de moi
si t'es restée enfermée si longtemps,
mais là, ça y est, on va pouvoir se battre.
- Wagner est dans quel état d'esprit?
- A côté de toi, c'est le Mahatma Gandhi.
- Très drôle !
Ta demande de mise en liberté a quand même dû l'énerver.
- Ca, c'est mon affaire.
- Tu dois juste te tenir à carreau.
Ton dossier carcéral doit être nickel.
Quoi? T'as un truc à me dire ? - Non.
Tu peux arrêter ? C'est énervant !
- On fait pas ce cadeau à Wagner.
Tu bouges pas une oreille. - J'ai compris !
- Tu peux faire ça pour une fois ?
- Laure, pour JP et Nico. On est en place.
- Reçu, Nico.
On se tient prêts. Ca borne dans le secteur. Ca devrait pas tarder.
Musique de suspense
- Il se pose là ? - Ouais.
- Le môme en scoot devant le Danube.
- Ca borne devant le Danube, c'est lui.
- C'est bien Féfé. Ca borne devant le Danube.
*- Reçu.
- On le tape pas ? - Non, il va nous amener aux autres.
- Il s'allume un bédo, tranquille.
- S'il s'arrache,
on n'a ni nom ni adresse.
- Tiens.
*-Centrale 19.
- Centrale 19 ? *-Oui.
- Cdt Escoffier, 2e DPJ, on a besoin d'une voiture en appui
pour un contrôle d'identité.
On est en filoche sur un petit Black devant le restaurant le Danube.
Il fume un joint, faites un contrôle d'identité
ni vu ni connu.
On veut l'identifier sans le taper.
Faites attention, il est chaud. *-On a un véhicule tout près.
- Faites ça en douceur. *-On s'en occupe.
- Merci.
- Tu n'as pas dit qu'il était armé. - Si, je l'ai dit.
- Vous ne voyez pas Jimmy et Rayan ?
*-Négatif. *-Négatif, toujours rien.
- T'as jeté ça ?
C'est quoi, ça ? - C'est pas à moi.
- Que font-ils là ?
- Tu viens de le jeter ! - Lâche-moi !
- Sors-moi tes papiers !
Sinon je t'embarque !
Fais ce qu'on te dit.
- C'est bon ! - Tes papiers !
- C'est pas le moment ! Merde ! Tirez-vous ! C'est bon !
Laissez-le ! - Pourquoi tu mets ta main ?
- Je mets ma main où je veux. - Tes papiers !
- Tiens ! - Arrête !
- Y a les papiers !
- Vous voyez pas Jimmy et Rayan ?
*-Toujours rien. *-RAS.
- Il y a un contrôle de la BAC.
- J'ai rien du tout.
- Des drogues ?
Fais voir...
C'est quoi ? C'est un flingue. - C'est pas à moi.
- Putain, il le fouille !
- Ils devaient y aller doucement.
- Ca dégénère ! On y va, on les prend.
- Les cons ! J'y crois pas.
- Et ça ? Tu te fous de moi?
Sans déconner! Putain !
- Hé !
- C'est moi qui vous ai demandé d'intervenir.
Désolé.
- Que faites-vous là ? - Quoi ?
Je leur ai demandé d'intervenir pour l'identifier discrètement.
- C'est réussi !
- Quoi ? Qu'est-ce que tu fous là, toi ?
- On essaie de te joindre, tu réponds pas. Il faut communiquer.
- Tu la suis comme un clébard ? On va le récupérer.
- Allez ! - Mon scooter, gros !
- Mon scooter ! - On va appeler Le Bon Coin.
- Tu redis "gros", je te casse le genou !
- Je vois avec une surveillante.
OK.
Vous vouliez me voir ?
- Au sujet du compte-rendu d'incident.
Vous l'avez envoyé à la direction ? - Je le dépose ce soir. Pourquoi?
- Il vaudrait mieux que mon nom n'apparaisse pas.
- Oui, vos désirs sont des ordres.
- Je dis ça pour vous.
Quand j'ai voulu changer de cellule,
le directeur m'a demandé des informations sur le trafic.
Je ne lui ai pas dit
que c'était avec votre complicité que le shit rentrait en cellule.
Ca pourrait t'intéresser.
Ou on ferme les yeux, toutes les deux,
et vous direz que le shit était dans les affaires de Corinne.
Je compte sur vous pour obtenir mon changement de cellule.
Vous trouverez les mots.
- Avance ! Arrête !
- Tiens, Nico !
Mets ça sous scellés. - On allait les cueillir.
Féfé attendait Rayan et Jimmy.
Vous avez tout fait foirer.
- Tu devais rester aux écoutes. D'où tu déboules ?
- Réponds aux appels !
- Mais tu me harcèles toutes les 5 min !
- Moi ? - Je dirige les opérations !
- Berthaud, au cas où ça vous intéresse,
je vais au point prévu avec le directeur.
Que vais-je lui dire ?
Qu'on avait les petits cons qui ont buté Herville et qu'on les a perdus.
Quand vous aurez fini avec votre cirque, occupez-vous de ce Féfé.
Des fois qu'il ait un truc intéressant à dire
et que votre intervention ne soit pas un fiasco total.
- Vas-y, redresse-toi !
Redresse-toi !
C'est pas toi sur les photos ?
- Ta doudoune ? - On voit rien sur tes photos.
Tout le monde peut l'acheter, cette doudoune.
C'est pas une preuve.
- Un commissaire est mort. Tu vas plonger pour longtemps.
- La qualité de la photo ne permet pas de tirer des conclusions.
Et en quoi ça prouverait qu'il a participé au braquage ?
12 témoins peuvent attester que mon client était à Cergy ce soir-là.
Vérifiez le bornage
de son téléphone.
- OK. Jimmy Meyer.
Rayan Khelfa, comment vous les contactez ?
Vous savez où ils sont? Les armes, c'était pour eux ?
- Je vous l'ai dit.
Rayan, je le connais peu, il vit dans le quartier.
On se dit juste bonjour et au revoir.
Je sais même pas il habite où. C'est pas ma petite sœur.
Le gun, je l'ai déjà dit,
un mec me l'a passé pour que je le repasse à un autre mec.
Je sais pas c'est qui, ces mecs.
Bon, je peux y aller ? J'ai des trucs à faire.
- Tu ne connais pas Rayan et Jimmy,
mais tu les contactes sur leur portable de guerre ?
- Toi, suce des bites, t'es perchée ou quoi?
- Tu parles autrement ! T'as compris ?
Tu parles mieux que ça !
C'est bon, ça va.
- T'as pas appris à respecter les filles ?
- Je souhaite faire des observations quant à ce qu'il vient de se passer.
- Remets-le au frais !
- Lève-toi !
- Il a pété les plombs !
C'est sa meuf ou quoi?
- Vas-y, Tom.
Prends les observations de monsieur.
- Suivez-moi.
- J'y vais, moi. - On va tous y aller.
Rentrez chez vous, reposez-vous. On reprendra Féfé demain.
Ca va, ta femme ? - Un peu fatiguée avec la grossesse,
mais ça vaut le coup.
- Fais-toi plaisir.
- Ciao ! - Ciao !
- A demain ! - Ciao !
- Je m'excuse pour tout à l'heure.
J'aurais pas dû intervenir sur le dispo.
En fait, ils l'ont fait.
Je veux dire...
T'avais raison, les gamins ont sûrement tué Herville.
Ils sont pas si débiles.
Ils ont cramé la bagnole.
Ils se sont débarrassés des flingues après le braquo.
Direct, ils ont un contact pour acheter un nouveau calibre.
- Je sais.
Ca fait chier qu'Herville ait fini comme ça.
- Faut qu'on les retrouve.
On se fait Féfé ? - Pas maintenant, repose-toi.
Faut que tu lâches. Hein ?
Tu m'obéis. C'est moi, le chef de groupe.
- Allô ? *-Laure ?
Salut ! C'est moi, Vincent. *-Ouais.
- Ca va ?
T'es sortie du Courbat ?
- Ouais. *-C'est une super nouvelle.
T'as enquillé sur Herville. Tu tiens le coup ?
*-On est dessus, ouais.
- Dis-moi, t'as reçu les photos de Romy ?
- Elles sont très bien. Merci.
*-Les filles organisent un goûter pour ses 6 mois samedi.
- Oui, tu m'avais dit.
*-Du coup, je me disais que...
ce serait bien que tu sois là. Ce serait l'occasion.
- Ouais, ben, je serai là.
*-Super ! - C'est une bonne idée.
- A samedi !
- A samedi.
- Monsieur, ce que je vous demande, c'est de me décrire précisément
le déroulement de l'opération,
pas de me débiter la version officielle.
Que s'est-il passé après le départ du chirurgien ?
- Notre patient était stabilisé.
On allait le débrancher pour l'amener en salle de réveil
et il a fait une violente chute de tension.
- A ce moment-là, vous étiez seul au bloc avec le docteur Micaleff ?
- Oui.
- L'appareil qui mesure la tension
toujours branché sur le patient?
- Absolument. - Le docteur Micaleff
a donc vu la tension artérielle baisser ?
- Oui, on l'a vu. - Donc vous dites que cette chute
était brutale,
mais d'après le rapport, la décision de transfuser le patient
n'a été prise qu'une demi-heure après.
Pourquoi a-t-elle tardé à transfuser le patient?
Elle était sous l'emprise d'alcool ou de stupéfiants ?
- Non, pas du tout. Quand la tension du patient a commencé à baisser,
je savais plus quoi faire.
Le docteur m'a dit d'injecter de l'éphédrine
en attendant son retour.
- En attendant son retour ? Elle n'était pas avec vous ?
- Euh... non.
- C'est contraire au protocole. Elle était où ?
- C'est pas à moi de répondre à ça.
- Vous avez raison.
On va lui poser la question directement.
*-J'ai 2 frères à moi,
ils ont grave des problèmes, ils sont dans la merde.
Ils ont besoin d'outils.
T'as ce qu'il faut ? *-Toujours.
Eux, ils ont ce qu'il faut ?
*-Ils ont plein d'argent, on paye cash.
- Là, c'est bien toi ?
C'est ton numéro et on a retrouvé le téléphone dans ta poche.
- Non, c'est pas moi, ça. Vous faites erreur.
- Les 2 frères, c'est qui ? - Les 2 frères ?
J'en ai aucune idée. C'est même pas ma voix.
Vous me prenez la tête avec votre enregistrement pourri.
- Si vous lui présentez
des éléments pertinents, il est disposé
à coopérer.
- Ca saute aux yeux.
*-Les mecs, je récupère le matos
et je vous retrouve au Danube.
- Tu retrouves qui au Danube ?
Tu retrouves qui au Danube ?
- Un mec, là, je connais même pas son blaze.
- Et tu dis "vous" ?
C'est qui, "vous" ?
- Remets un coup.
*-Les mecs, je récupère le matos et je vous retrouve au Danube.
- Alors ?
- Écoute le bruit qu'il y a en fond.
- Allô ? Les mecs...
Roulement de machine en fond
- Chez Langlois,
une bétonneuse tournait. - Je me souviens.
Jimmy et Rayan seraient chez Langlois ?
- Il faut vérifier.
Nico, remets-le au frais.
Tu viens avec nous ?
Musique de suspense
- Allez, bouge !
Bouge ! Allez, dégage !
- Karlsson !
Prépare tes affaires, tu bouges.
- Sabine fait ce que je lui dis.
Tu feras aussi tout ce que je te dis.
Sinon tu vas vivre un enfer.
Tu dors là-haut.
T'en fais pas.
Y a pas de shit dans ton oreiller.
- Faut qu'on se casse d'ici !
Faut qu'on se barre loin ! - On reste là !
- Les keufs nous attendaient au Danube !
Ils vont nous retrouver ici ! - Bouge-toi, je te dis !
On bouge pas ! - Oh !
Rayan, que se passe-t-il ?
- Oublie ! C'est pas ton problème ! - Vous descendez
- Oublie, je te dis !
- Descendez ! Dégagez de chez moi !
- OK ! - Rayan, tu dégages !
- On va y aller!
(-JP, reste à l'extérieur.)
(OK. go !)
- Tu vas dégager qui ? - Rayan, prends ton clown et dégage !
- Tu vas nous dégager
avec tes roulettes ? - Partez !
- Tu me regardes !
- Vous dégagez!
- Qui dégage ? - Dégagez !
Dégage ! Rayan !
Rayan !
- C'est bon ! C'est un handicapé ! T'abuses !
- C'est bon ! - Vire-le-moi !
Dégagez! - Tu vas nous dégager comment?
Tu vas faire quoi? Tu vas faire quoi maintenant?
- Police ! Police !
Police !
- Viens ici, toi !
- Tom, la fenêtre ! Ca va ?
- A genoux !
- Stop ! Arrête-toi !
Mets les mains sur la tête !
- Viens ici, connard !
Donne-moi ton bras !
- Bouge pas ! Bouge pas !
- C'est bon.
- Allez ! Viens !
- Tu me fais mal! - Tais-toi !
Assieds-toi ! - Checke dehors si c'est fait.
Il siffle.
- C'est bon.
- C'est bon, c'est serré. - Donne-lui ses droits.
- Ton nom ?
- Jimmy.
- Jimmy comment?
- Jimmy Meyer.
- Il est 10 h 45, vous êtes en garde-à-vue
pour vol avec arme et homicide.
Vous avez droit à un avocat et à un médecin.
- C'est quoi, ça ?
- C'est un faux, ça. - Un faux ?
- Vous avez le droit au silence
ou de prévenir un proche.
- Les tickets restau viennent d'où ? - Réponds !
- T'aimes bouffer chinois ?
- Lève-toi ! Lève-toi !
- Vas-y, pousse-toi !
- Assieds-toi !
- Oh, putain !
- Ouah !
Générique de fin
Sous-titrage : Isabel Fournier pour Lylo Media Group
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