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Ne r�pondez pas.
Oui.
Oui.
Un an plus tard...
- Le gamin d'Oncle ? Entre. - Jerome ?
D�p�che.
Assieds-toi.
Mets-toi � l'aise.
Tu l'as apport�e ?
C'est bon ?
Attends.
Tiens, petit.
Tu fais quoi ?
Il manque 500.
Non. On avait dit 2 500.
- Non, 3 000. - C'�tait 2 500.
- Trois. - Appelle Oncle si tu veux.
Vous, appelez-le.
Petit con.
Doucement avec �a.
J'ai commenc� doucement.
Maintenant,
vous me devez encore cinq cents.
Dans le frigo.
Il y a des liasses de 1 000 $.
Prends les cinq.
J'ai dit cinq.
- Vous avez menti. - OK.
T'inqui�te, petit.
P�TISSIER
Merci.
Arr�te.
Tais-toi.
Tu me donnes la migraine. Tu es en retard. Entre.
C'est ton boulot.
Ferme la porte.
Ferme la porte !
Quoi ? Tu as des miettes sur le tee-shirt.
L'argent, c'est pas pour manger. �a veut dire que tu as pris mon fric.
Regarde-moi.
Regarde-moi.
Je te coupe une phalange pour avoir vol� ? C'est ce que tu veux ?
Donne.
C'�tait trois dollars, le g�teau.
J'ai pris 20 et j'ai remis le reste.
J'ai eu 500 de plus.
Tu as quoi ?
Il manquait cinq. J'ai g�r�.
�a ne t'autorise pas � me voler.
�coute, Danny. On te nourrit.
Tu ne meurs pas de faim.
C'est la deuxi�me fois, la deuxi�me fois que tu me voles.
J'avais faim.
La prochaine fois, je te coupe la main et je la mets au frigo.
Pour �a, tu �copes d'une autre course. Debout.
H� ! Connard !
On ressuscite ?
O� suis-je ?
Tu es en s�curit�.
Chez moi.
Qui �tes-vous ?
Mary.
Tu �tais bless�. �vanoui dans une ruelle.
Allez. Mange.
O� est mon sac ?
Je te le rendrai.
- Avec son contenu. - J'en ai besoin maintenant.
Assieds-toi.
Il faut que j'y aille.
O� �a ?
Je suis cens� aller � Back Bay.
�coute.
Assieds-toi, mange et je t'emm�nerai � Back Bay. D'accord ?
Doucement. De quand date ton dernier repas ?
- Il y a quoi, � Back Bay ? - Votre m�re.
La famille, des amis ?
C'est quoi, ces questions ?
Vous �tes flic ?
Pas vraiment.
J'essaie de t'aider.
J'ai pas besoin de votre aide.
Je crois que si, vu le contenu de ton sac.
Attends, deux briques d'h�ro
et un pistolet semi-automatique ?
Le mec qui t'a donn� ce sac, c'est quoi, son nom ?
- Il me tuera si je parle. - Jamais de la vie.
Il nous tuera tous les deux.
Tu sais ce qui arrive
si on t'arr�te avec �a ?
- Les flics feront de toi un indic. - Oui ?
- Je suis pas une balance. - Et alors ?
C'est ce que pensent les gens qui compte.
On n'aime pas parler aux gosses qui parlent aux flics.
Surtout l� d'o� on vient.
�coute, on est dans le m�me camp.
Je vais nettoyer la plaie.
Tu as du sang sur le tee-shirt.
Ne bouge pas.
Tiens.
Qui t'a fait �a ?
Oncle ?
- Vous le connaissez ? - T'inqui�te.
C'est lui ?
O� allez-vous ?
Apprendre les bonnes mani�res.
Merde. Je viens.
- Qu'allez-vous faire ? - Reste ici.
Verrouille les portes.
Mets ta capuche.
Qu'est-ce que tu veux ?
Tout y est. Il n'a touch� � rien.
Ce n'est pas ton quartier.
Je voulais le rendre.
- On ne veut pas d'histoires. - Pas d'histoires ?
�tre une fille de Benny Spencer
te donnerait le droit de causer comme un perroquet � nichons ?
D'accord. Vous �tes grossier.
- Danny est � moi. - Il n'est � personne.
C'est bien. J'aime ton style.
Sans rancune.
Ram�ne-moi le petit voleur.
Dans quelques ann�es,
si je n'en veux plus et qu'il est encore en vie,
je te le vendrai.
Si vous �tes encore en vie.
Oncle ?
- Vous avez fait quoi ? - J'ai merd�.
Grave.
Tu dors sur le canap�. Il est confortable.
Je sors un petit moment.
- Vous me laissez ici ? - Pourquoi pas ?
- Et si je vole ? - Tu ne feras rien.
Installe-toi. Prends ce que tu veux dans le frigo.
Tu sais o� est la salle de bains.
Une seule r�gle :
N'entre pas dans ma chambre.
IMMOBILIER INDUSTRIEL
Tu n'appelles plus ?
Mon t�l�phone est mort.
Quelqu'un a but� Oncle.
Kozlov croit que c'est nous.
O� est Benny ?
- Dans son bureau. - Je monte.
Les Kozlov pensent qu'on l'a tu� pour lui prendre son territoire.
- C'est ridicule. - �videmment.
- C'�tait un connard. Bon d�barras. - Qui a fait �a ?
- N'importe qui a pu le faire. - Walter.
Il faut faire quelque chose, papa.
- Je ne veux pas de guerre. - C'est ce qu'il nous faut.
Il a raison.
Mary ?
Mary.
Tu es bien silencieuse.
Je r�fl�chis.
Tu as raison.
Pas une autre guerre.
On va r�gler �a maintenant.
Tom.
- Organise une rencontre demain. - Oui, papa.
Tu as fouill� dans ma chambre.
Je t'avais interdit d'y entrer.
�a te fait rire ?
Non.
- C'est quoi, toutes ces armes ? - Tu n'as rien vu. Compris ?
J'ai dit : compris ?
Oui, c'est bon.
Il faudra m'�couter, la prochaine fois.
On s'est compris ?
Oui.
Il faut que j'y aille, mais je reviens.
Reste ici. Mets le verrou. N'ouvre � personne.
Tu as compris ?
- C'est bon. - Ne dis pas "c'est bon".
Vous allez faire quoi ?
Frappez-moi si c'est �a.
Pardon.
Pardon.
�pargnez-moi vos condol�ances.
Prends �a. Tiens.
Oncle �tait le petit fr�re de mon p�re. Pas le plus malin ni mon pr�f�r�,
mais ma famille.
On veut que justice soit faite.
Et nous, �viter un malentendu.
Et ce pervers de Walter King ?
Il y avait une querelle entre eux.
Je n'ai pas autoris� ce coup.
Si c'est un des miens, on r�glera son compte.
Vous avez toujours �t� malin.
Que voulez-vous ? Que je pardonne et que j'oublie ?
Que vous fassiez gaffe o� vous pointez le doigt.
�a peut �tre n'importe qui. Si c'est un des miens, parole.
Je l'appr�cie.
Il y a autre chose.
- Le West End. - Oui ?
- On le veut. - Vous avez perdu la t�te ?
- En r�paration. - Je ne suis pas venu pour �a.
Mais je promets d'y r�fl�chir s�rieusement.
Faites-le, Benny.
- Promis, Luka. - Bien.
Merci, Benny.
Ils en profitent pour red�couper le territoire ? Pas question.
Il faut qu'on sache qui a foutu le bordel en tuant Oncle.
Walter.
Luka a dit qu'il y avait une querelle entre eux.
Oncle l'a trait� de pervers.
Walter aurait agress� un gosse.
Il faut �liminer le salaud qui a commenc�.
Non. On va lui donner un os.
N'importe quoi.
- Il faut envoyer un message. - Donnons-lui Walter.
- Il en voulait � Oncle. - C'�tait il y a longtemps.
La rancune a la vie dure.
Il le d�teste.
Walter voulait la mort d'Oncle.
Elle n'a pas tort.
Walter est assez arrogant pour le faire sans ma b�n�diction.
Mary. Tu t'en occupes ?
Il court tous les jours � 15 h.
R�gl� comme du papier � musique.
- D'accord. - Bien.
Je saurai convaincre Luka.
JARDIN PUBLIC
�a va ?
- Je veux savoir pour Oncle. - Quoi ?
- Vous dites que c'est r�gl�. - C'est vrai.
Pour tout le monde.
Merde.
Trop forte.
- Putain, vous �tes qui ? - Ton langage.
J'ai dit qu'on ne te ferait plus de mal.
Vous l'avez fait pour moi.
Ce n'�tait pas pour moi.
Merci.
C'est g�nial.
Mais il a des amis. Et s'ils me cherchent ?
Attends.
- Madame... - Mary.
S'il te pla�t. Merci.
D'accord. Mary.
C'est quoi toutes ces armes ? Celles que je n'ai pas vues.
- Les affaires. - Quel genre ?
La s�curit�.
- "S�curit�" genre protection ? - Oui.
Pour prot�ger qui ?
- �a ne te regarde pas. - Et tout ce fric ?
�a non plus. Tu aimes les hot-dogs ?
- Putain, et comment ! - Ton...
Je cr�ve de...
Je vais avoir du travail, avec toi.
Je rigole.
Attention, parce que je ne rigole pas.
- Vraiment ? - Oui.
Heureusement.
Je me m�fie de ceux qui n'aiment pas les hot-dogs.
- Tu veux quoi ? - Ketchup ?
C'est tout ?
- Je veux la totale. - C'est quoi ?
Tout.
- Deux totales. - Deux ?
Tu vas manger quoi ?
Ce sera quatre.
J'en mangerais tout le temps. Et tant pis pour ce qu'il y a dedans.
Et si on s'installait sur le banc
pour les manger ?
J'ai une meilleure id�e.
C'est ici que je viens m'�vader.
C'est cool, non ?
Plus que cool.
Oui.
Avant qu'elle parte,
ma m�re m'emmenait ici.
On s'installait au bord. On avait des super d�jeuners.
On nourrissait les mouettes.
Mon p�re a �t� tu�.
Il y a un an.
J'ai habit� avec ma grand-m�re jusqu'� sa mort.
Et apr�s ?
Ils ont voulu m'envoyer au foyer.
Qui �a ?
Les enfoir�s des Services sociaux.
Je me suis tir�.
Je dormais dans les parcs.
Un des hommes d'Oncle m'a trouv�.
Vous connaissez la suite.
Termine ton hot-dog.
�coute-moi. Il faut que je te parle.
Garde la porte verrouill�e, n'ouvre � personne et ne sors pas.
Ta pr�sence ici, c'est notre secret.
- Oui, oui. - Regarde-moi. C'est s�rieux.
C'est bon.
"C'est bon." Montre-moi cette balle.
Arr�te de la lancer contre le mur.
Je reviens.
Qu'est-ce que j'ai dit ? Tu veux que je revienne ?
Couvrez-le !
Ils ont tu� cinq de nos meilleurs.
Mateo a pris une balle � l'�paule.
Derek est en r�a.
�a aurait pu �tre toi ou moi.
Ils ne comprennent qu'une chose. �il pour �il.
Je dis qu'on attaque les Kozlov.
Pas...
si vite.
Pas de guerre
- avant d'�tre s�r que c'est eux. - Tu n'aurais pas dit �a il y a 20 ans.
- �a veut dire quoi ? - Que je vais m'en occuper.
Omar, � ton avis ?
- Kozlov. - Il me faut la preuve.
Je m'en occupe.
... votre insigne ? Il est arm�. Tirez !
Qui es-tu ?
Danny.
Et vous ?
- Que fais-tu ici ? - Et vous ?
Je cherche Mary. Elle ne r�pond pas.
Tu habites le quartier ?
Oui. Jamaica Plain.
D'o� connais-tu Mary ?
Je recommence.
D'o� connais-tu Mary ?
Du quartier.
- Et vous ? - On bosse ensemble.
La s�curit� ?
La s�curit�.
Elle est bonne, celle-l�. Dis-lui de m'appeler.
C'est tr�s important.
Tu as compris ?
D'accord.
Passe-lui le message.
Danny ?
Je t'ai interdit d'entrer dans ma chambre.
Vous avez menti.
- J'ai menti ? - Oui.
Je ne suis pas b�te.
Je t'avais dit de ne pas fouiller.
Votre ami est venu. Sympa, le mec.
Tom ? Tu lui as ouvert ?
Il avait la cl�.
- C'est votre petit ami ? - C'�tait.
Alors oui, avant.
C'est compliqu�.
Pourquoi ?
Disons que Tom est comme un fr�re.
- Il ne l'a pas toujours �t�. - Non, Oprah.
- Que voulait-il ? - Je ne sais pas.
Qu'a-t-il dit ?
Que c'est bidon, la s�curit�.
Tom est un enfoir�.
- Quoi d'autre ? - Il attend votre appel.
C'est important, urgent.
Il �tait �nerv�.
Madame,
vous faites quoi, en vrai ?
Je suis bonne s�ur.
Qu'est-ce que �a peut te faire ?
Vous voulez que je parte ? Je pars.
Bien. La porte est l�. Vas-y.
- C'est ce que vous voulez ? - J'ai dit �a ?
�coute,
ne t'inqui�te pas pour Tom.
L'important, c'est toi et moi.
C'est nous.
Compris ?
Oui.
Bien.
Tu as gard� ma cl� ?
Je n'arrive plus � te joindre. Tu ne r�ponds pas.
J'ai envoy� un texto. Silence radio.
Qu'y a-t-il de si urgent pour...
Kozlov a essay� de descendre papa.
- Apr�s Walter ? - Avant. Ils se fichent de Walter.
Ils s'en servent pour �liminer Benny.
Comment le sais-tu ?
Viens.
Regarde-moi.
Non.
Je ne r�p�terai pas.
Sais-tu depuis quand il est avec Tom ?
Deux heures.
Tu sais ce qu'il lui a dit ?
- Tout. - On fait quoi, maintenant ?
Le nouvel ami de Tom dit que Luka organise
une grande r�union de famille vendredi.
Tom et toi allez leur livrer un message.
Je comprends.
Alors, tu as ramass� un gamin.
Oui, j'allais t'en parler.
Mais tu ne l'as pas fait.
Tu m'en veux ?
Je devrais ?
Il �tait bless�. Il avait besoin d'aide.
Il est l� depuis quelques jours.
- Quel �ge ? - Douze, treize ans, je ne sais pas.
Invite-le � d�ner ce soir.
C'est l'anniversaire de Mina.
Alors ?
On parlait de l'anniversaire de ta m�re.
Tu maintiens la soir�e ?
Tu veux que je lui dise qu'on annule son 65e ?
- Non. - Bien.
Il faut r�gler cette histoire.
Pourquoi un blazer ? Je ne sais m�me pas le dire.
Parce que tu es invit�.
Un gar�on convenable porte une veste convenable.
Il te faut un nouveau sweat.
- Le mien est tr�s bien. - Tu l'as d�j� lav� ?
- "Lav�" ? - Justement.
Viens voir.
Merci beaucoup.
Attention � tes mani�res.
- Et un nouveau jean. - J'aime ce sweat.
�a c'est bien. Regarde.
- Un sweat bleu. - �a va.
Non ?
- �a t'irait parfaitement. - C'est joli.
- C'est � chier. - Pardon.
- C'est quoi ? - Viens.
Un peu de respect. Essaie la veste.
- Putain de... - Attention � ton langage.
- Tr�s joli. - Oui.
Je ressemble � un connard.
Ton langage.
Il serait plus � l'aise...
- Tout va bien... - Eh bien...
Il y aura qui � la fameuse soir�e ?
La famille.
Si c'est la famille, un joli tee-shirt fera l'affaire.
Non, du tout.
- Pas pour Benny. - C'est qui, Benny ?
Le p�re de Tom.
- Votre petit ami ? - Ce n'est pas mon petit ami.
Benny, le p�re de Tom,
s'est occup� de moi quand j'�tais gamine.
Comme vous avec moi ?
Plus ou moins.
Plus ou moins ?
Mon p�re n'�tait pas gentil avec ma m�re et moi.
Quand j'ai pu, je suis partie de la maison.
J'ai v�cu dans la rue.
Comme moi ?
Oui, comme toi.
Elle revient.
- Ceci ? - Beaucoup mieux.
Essaie-la. Tiens.
- Allez. - Je ne veux pas.
Sortons de ce quartier bourge.
Ton langage.
Le bleu, c'est classe.
Et �a te pla�t.
C'est bien de changer. Allez.
N'oublie pas, avec Benny.
S'il t'interroge...
Ne pas lui dire que j'ai travaill� pour Oncle.
C'est �a.
Merde.
Approche.
Ton nom de famille ?
- Warren. - Danny Warren de...
- Dorchester. - La rue ?
Norfolk Avenue.
Tes parents ?
Jamais connus.
Plusieurs familles d'accueil. Nulles.
C'est �a.
�coute,
Benny sait �tre tr�s gentil.
Ne lui fais pas confiance.
Ce n'est pas ton ami.
Ne l'oublie pas.
D'accord.
On recommence. Le nom de famille ?
- Danny Warren. - Danny Warren ?
- D'o� viens-tu ? - De Dorchester.
Enfant, un de mes meilleurs amis s'appelait Danny.
On l'appelait "Danny Boy".
On t'appelle comme �a ?
Certaines personnes.
Je veux lever mon verre � ma femme.
� encore 45 ans de bonheur.
- Bon anniversaire, Mina. - � toi.
Merci. Merci.
- Qu'est-ce que j'entends ? Oui. - Seigneur. Mon Dieu.
Tu te rappelles quand on la dansait ?
- Allez, Benny. - Comme Fred et Ginger.
- Non, Ginger est fatigu�e, ce soir. - Oh, non.
Eh bien, Mary, c'est � nous.
- Bonne chance. - J'en aurai besoin.
Tu sembles distraite. Tu as des soucis ?
Eh bien...
Je pense � un truc depuis quelques jours.
- Quoi ? - Eh bien, je...
Je me dis qu'il serait temps de passer � autre chose.
J'ai envie de faire autre chose dans la vie.
Regarde-moi, ma belle.
C'est � cause de Tom ?
Non, c'est pas lui.
C'est moi.
Ah, d'accord.
�a peut attendre demain.
Parce qu'aujourd'hui, on f�te Mina.
- Bien s�r. - D'accord ?
Bien.
Je ne comprends pas qu'on abandonne un enfant.
Je vais le retrouver.
Bonsoir, ch�ri.
- Red velvet. - Il est bon.
- Bon anniversaire. S'il te pla�t. - Merci.
Tu en apportes � Danny ? Je veux parler � Mary.
- Oui. - Merci.
Merci.
Tu es tr�s belle, ce soir.
Qu'est-ce que tu veux me dire ?
- Le gosse. - Oui ?
Il est bien habill�.
- Danny Warren de Dorchester. - Oui.
Il m'avait dit Jamaica Plain.
S'il est de Jamaica Plain, pourquoi il a dit Dorchester ?
- Qu'est-ce que tu veux ? - Je me suis souvenu d'une op�ration
contre un bookmaker de Jamaica Plain.
- Son nom, d�j� ? Miller. - J'ai oubli�.
Ils disaient aux infos qu'un gamin avait surv�cu.
- Ne fais pas �a. - Tu n'as rien dit, � l'�poque.
Je ne tue pas les enfants.
- C'est pas l'id�e. Il t'a vue ? - C'est l'id�e. Non.
- Tu l'as vu ? - Non.
Ce gamin pourrait-il faire le lien entre la famille et l'op�ration ?
- Non. - Je l'esp�re pour toi.
- O� l'as-tu trouv� ? - Pas ce soir.
Pas ici. Laisse-le tranquille.
Tu as pens� � la r�action du vieux ? Et si on allait lui parler ?
Tu le connais, avec les secrets.
On a d�j� assez d'ennuis comme �a.
Cette histoire avec le gamin,
�a pourrait �tre tr�s dangereux.
- Si des gens apprennent... - Jamais.
- Si �a ne pla�t pas au vieux ? - Il sait que tu l'appelles le vieux ?
- Qu'est-ce que tu fais ? - Je veux m'excuser.
Pardon.
Je ne dirai rien sur le gosse,
ni son nom au vieux.
Je veux que ce soit comme avant.
Je ne peux pas, d'accord ?
Viens l�.
Dis-moi que tu ne m'aimais pas.
Pendant des ann�es.
Et cette fille n'a jamais cess� de t'aimer.
Mais j'ai chang�.
�a veut dire quoi ?
Que je devrais ramener Danny.
Va te reposer.
On a une grosse journ�e, demain.
Bonjour.
Tu as faim ?
Des c�r�ales.
Il dit que je peux venir quand je veux.
Comment �a ?
Il dit de venir quand je veux.
�coute, Danny, je...
L'argent dans mon armoire, avec les armes...
S'il m'arrivait quelque chose,
je veux que ce soit � toi.
Pourquoi vous dites �a ?
Je veux que tu sois pr�t.
Tu sais d'o� on vient. Il vaut mieux �tre pr�t.
Cet argent, c'est ta libert�.
D'accord ?
Tu le prendras et tu partiras en courant.
Le plus vite possible.
Tu t'offriras une belle vie.
D'accord ?
Promets-moi.
Promets-moi.
Promis.
Bien.
Allez, mange.
- Pourquoi tu ne m'as rien dit ? - Quoi ?
Papa raconte que tu veux encore raccrocher.
- C'est � cause de moi ? - Non, c'est pas �a.
Pourquoi tu n'as rien dit ? Tu vas prendre ta retraite ?
Et ensuite ?
Ouvrir une chambre d'h�te avec le gosse ?
Cette vie-l�, on ne l'abandonne pas. Tu le sais.
Le vieux ne te laissera jamais partir.
Tu en sais trop. C'est dangereux.
Il te dit ce que tu veux entendre. Tu fais semblant de ne pas comprendre.
R�veille-toi.
Personne ne part.
O� est Luka ?
Mauvaise r�ponse.
- �a va. - Ralentis, Mary.
Pas si vite !
- Merde. - Arr�te.
Tu n'es plus responsable de moi.
On a r�ussi, papa. Message re�u.
- O� est Mary ? - Bless�e.
- Bless�e ? - �a va.
O� est-elle ?
- Elle ne voulait pas d'aide. - De la tienne.
- Sans moi, elle serait morte. - Sans toi, elle serait ici.
- Je ne veux pas la perdre. - Moi non plus.
Il faut que tu saches pour le gamin.
Quoi, le gamin ?
- C'est quoi ? - Rien.
Une �gratignure.
�a va aller.
C'est une �gratignure.
- �a va ? - Retourne au lit. �a va aller.
Il faut que je m'allonge un peu.
Je peux aller vous chercher quelque chose ?
Je vais m'allonger, fermer les yeux. C'est tout.
Quand �a ira, on partira, d'accord ?
On s'en ira d'ici ?
On ira loin, comme vous avez dit.
Tom a raison.
Il ne me laissera jamais partir.
- J'ai essay�. - N'importe quoi.
J'ai essay�.
Danny ?
Danny ?
Je viens voir Benny.
Tu viens voir Benny ? Qui es-tu ?
Danny.
- Un ami de Mary. - Attends.
Oui.
Il y a un gamin pour Benny. Un ami de Mary. Il s'appelle Danny.
- Oui. - Dites-lui : Danny Boy.
Danny Boy.
Non, il est seul.
D'accord.
Vas-y.
Danny Boy.
O� est Mary ?
Je suis venu seul.
Comment va-t-elle ? Elle est bless�e ?
�a ira.
Tant mieux.
� quoi tu penses ?
Danny ?
Laissez-la partir.
Tom dit que vous ne voudrez jamais,
mais il le faut.
C'est une affaire de famille.
�vite de te m�ler de ce que tu ne comprends pas.
Je comprends tr�s bien.
D'accord ?
Je ne suis pas
idiot ni rien.
Puisque je sais que tu n'es pas idiot ni rien,
voici ce qu'on va faire.
Tu vas retourner dire � Mary
que je veux la voir.
Et que si elle est bless�e,
on lui assurera les meilleurs soins m�dicaux.
Je ne pense pas.
Ah, non ?
Non.
Je ne pense pas.
Elle ne travaille plus pour vous.
Tu es brave.
Je le vois.
Mais tu te trompes.
Je vais te raconter une histoire.
Il y a environ un an, je crois.
J'ai fil� un contrat � Mary, � Jamaica Plain.
La cible �tait un bookie
qui devait plus de 100 000 $.
Marcus Miller.
- Vous mentez. - Mary ne t'a pas trouv�, Danny Miller.
Elle te suivait.
- Vous mentez. - Vraiment ?
�a ne te rappelle rien ?
Je m'en doutais.
Tu es secou�. C'est compr�hensible.
Mais pose ton arme.
Tu peux la poser par terre
ou je peux la prendre.
�a va. Je comprends.
Moi aussi, j'aime Mary. Nous l'aimons tous.
Mais elle n'est pas qui tu crois.
Elle s'occupe de toi parce qu'elle se sent coupable.
Il y a de quoi.
Elle t'a rendu orphelin.
- Tout ira... - L�che-le.
File � la voiture.
Allez.
Tom a dit que tu �tais bless�e.
- Tu n'as pas l'air bien. - Pose l'arme.
Je pars avec Danny.
Je vois.
J'ai pay� ma dette envers toi.
Ta dette ?
Je t'ai �lev�e, donn� une famille.
- J'ai �t� un p�re pour toi. - Vraiment ?
Je t'ai appris � survivre.
Oui. Il est temps que j'aille voir ailleurs.
Mary, b�b�.
C'est de la folie. Arr�te.
Tu sais combien je t'aime.
Si tu m'aimes,
laisse-moi partir.
S'il te pla�t.
Non.
Salope ingrate.
Ta dette ?
Tu ne me dois rien.
Tu es � moi.
Et tu n'iras nulle part.
Tu resteras dans la famille.
Tu formeras Danny � travailler pour la famille
comme je t'ai form�e.
Si tu pars,
on vous retrouvera, toi et le gamin.
Tu vois ?
Tu n'iras nulle part.
Maintenant,
regarde-moi
et dis-moi que tu comprends.
Mary,
je veux que tu me regardes
et que tu me dises que tu comprends.
Je comprends.
�videmment.
- O� est-il ? - Dans son bureau.
- Les flics savent ? - Pas encore.
Boucle tout. Pas d'appels entrants ou sortants.
- Personne ne parle. - Entendu, Tom.
- Donnez-moi un instant. - Sortez.
- Tom. - Pas maintenant.
D�sol�, patron, mais tu voudras l'entendre.
Jerome.
Am�ne-toi.
Raconte-lui ce que tu as vu.
- Un gamin. - Quel gamin ?
Un des gar�ons d'Oncle.
Je d�chargeais le dernier container
et j'ai vu le gamin entrer dans l'entrep�t.
Il a parl� � Rick et Maurice. Maurice a appel� et l'a laiss� monter.
Et ?
Dix minutes plus tard, je l'ai vu courir
comme s'il y avait le feu.
Tu es s�r ?
Oui.
Il m'a d�j� point� un calibre.
Il �tait seul ?
Oui, d'apr�s ce que j'ai vu.
D'accord.
C'est vrai ce Benny a dit ?
� propos de mon p�re ?
Danny,
il n'y a pas un jour
o� je ne regrette pas l'op�ration contre ton p�re.
Maman a quitt� ce salaud quand j'avais 7 ans.
Elle a oubli� de m'emmener avec elle.
Elle m'a oubli�.
Vous me gardez par culpabilit�.
Non, c'est faux.
C'�tait peut-�tre �a au d�but.
Mais plus maintenant.
Vous avez menti.
- Je ne compte pas pour vous. Non. - Si.
Je tiens � toi. C'est pour �a que je t'ai retrouv�.
Comment ?
Comment m'avez-vous retrouv� ?
J'ai vu une photo, chez toi,
le fameux jour.
Et je t'avais vu aussi.
J'ai interrog� des gens et j'ai appris que tu travaillais pour Oncle.
J'ai commenc� � te surveiller.
Je ne savais pas comment t'aborder, alors...
quand je t'ai trouv� dans...
Dans la ruelle, bless�...
Je comprends que tu puisses me d�tester.
Ou que tu veuilles ma mort.
Mais ils vont te chercher.
Appel
Ils vont te chercher.
Il faut que tu me fasses confiance.
Allez. On y va.
Reste dans la voiture.
- Trois coups de klaxon en cas de p�pin. - D'accord.
Je reviens.
Merde !
- O� vas-tu ? - L�chez-moi.
- Du calme. - Mary !
J'ai le gosse.
Elle nous attend.
Je n'en doute pas.
Ram�ne-le ici. On a ce qu'elle veut.
Qu'elle vienne le chercher.
J'ai du mal � croire
que tu sois venu ici
et que tu l'aies tu� seul.
Regarde-moi !
Je n'ai pas tu� ton vieux.
- Enfoir�. - Oui.
C'est ce que je craignais.
Am�ne-le en haut.
Assure-toi qu'il y reste.
On y va, petit.
- Elle viendra me chercher. - Allez.
- Elle viendra. - Tais-toi.
J'ai le gosse.
Merde.
Cette salope a compl�tement perdu la t�te.
Je veux tous nos hommes aux entr�es.
Allons-y !
Mary.
Tu as vraiment merd�.
O� est-il ?
�a va ?
Tu as tu� Oncle.
Je me suis demand� pourquoi tu ferais une connerie pareille.
Tom, je m'en vais avec le gosse.
Pas question.
Allez, Tom.
Il n'a rien fait.
Laisse-le partir.
On r�glera �a sans lui faire de mal.
Danny.
Tu vas te lever et courir...
- Pas sans vous. - Reste l�.
Debout et vas-y.
- Vas-y ! - Assis !
- Je vais tirer, je le jure. - Non, Tom.
Tu ne peux pas et on le sait.
�coute-moi. Parce que je ne le dirai qu'une fois.
Je vais sortir retrouver Danny
et je ne reviendrai jamais.
Pour m'en emp�cher, il faudra me tuer.
Sans cette famille,
ta famille, le vieux qui t'a arrach� de la rue,
tu tapinerais pour payer ta poudre.
Flash info : tu n'as pas la fibre maternelle.
Tu es minable.
Ne me tourne pas le dos.
Ne t'en va pas.
Je vais tirer !
Flash info, enfoir� :
j'ai la fibre maternelle.
Danny ?
- Il lui est arriv� quoi � la porte ? - C'�tait pour te sauver.
- Putain, �a a mis du temps. - H�, ton langage.
O� est-ce qu'on va ?
O� tu veux, petit.
Un endroit chaud et sympa ?
�a me pla�t.
Allons-y.
Ta ceinture.
Vous aussi.
- Il n'y a pas de putain de porte. - Ton langage.
Je vais t'apprendre la politesse.
On se tire.
Sous-titres traduits par : H�l�ne Le Beau
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