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Original subtitles

LE CHOIX D'AIMER

Hilary !

Les cl�s.

On me fait poireauter depuis dix minutes.

Regardez-moi �a, il n'en reste plus que 39.

J'adore ce chapeau.

Sans parler de Roger Callahan, de Misty Ryan...

du gar�on Kinsella,

- et de sa s�ur... - Rosemary.

Rosemary, c'est �a.

Tu �tais la meilleure de tout ce petit groupe.

Tu avais les meilleurs carnets de notes.

Et elle est dans l'immobilier.

Elle roule en Cadillac, c'est la r�ussite.

Cherchons jeune femme capacit�s infirmi�re

Tu pourrais �teindre ta cigarette quand tu manges.

Regarde-moi �a, il n'en reste plus que 15.

Prends des cours en �conomie, retourne � l'�cole.

Et appelle Danny.

Dis-lui...

Il te trompe une fois et toi...

tu le quittes comme s'il avait tu� quelqu'un.

Retourne vers lui, crie, hurle, mais pour une fois, fais quelque chose de ta vie.

N'oublie pas qu'il t'entretenait.

Tu l'as rat�e.

PLUS DE POUP�ES

O� est Nob Hill ?

Au fond et � droite.

Bonjour. �a se passe o� ?

Asseyez-vous et remplissez �a.

Quelqu'un a un stylo ?

Nous pr�viendrons votre agence.

Mlle... O'Neil.

Je sais que tu es nerveux.

Tout est en ordre. D�tends-toi.

Les bagages sont pr�ts, l'avion attend,

le Japon m'attend.

Elle n'est pas sur la liste.

Vous n'�tes pas de l'agence ?

Je r�ponds � l'annonce.

D�s que j'arrive l�-bas, Marvin,

je te le promets.

Je dois te quitter.

Prends un calmant. On se verra au Japon.

Excusez-moi.

- Oui, Mlle... ? - O'Neil.

Je suis navr�, Mlle O'Neil,

mon fils a pass� cette annonce.

Pour �tre bref, je recherche une infirmi�re pour lui.

�tes-vous infirmi�re ?

- Non, mais l'annonce... - Je suis d�sol�.

Merci d'�tre venue.

- C'est moi qui vous remercie. - Payez-lui son taxi.

- Pas question. - Payez.

Je ne veux pas de votre foutu fric !

Payez son taxi et engagez la derni�re infirmi�re.

Mlle ! Je vous en prie, revenez !

Plus nous descendons et plus il nous faudra remonter.

Je ne remonterai pas.

Je me dois de vous retenir.

Quitte � vous suivre, Dieu m'en garde, jusqu'� Oakland.

Quelle belle journ�e.

Je dois vous dire qu'il y a eu une affreuse m�prise.

Revenez je vous prie, pour une interview informelle en bas.

En bas ?

Allez-y, c'est l�.

Oui, entrez.

Je suis Victor Geddes.

Pi�g�e.

Que se passe-t-il ?

Pardonnez-moi.

Je plaisantais. Pour briser la glace.

Je comprends que vous n'ayez toujours pas d'infirmi�re.

- Mlle O'Neil ? - Hilary, oui.

Parfait.

�a se passe tr�s bien.

- Quel �ge avez-vous ? - Vingt-trois ans.

J'en ai 28. Vous n'�tes pas infirmi�re.

- Non, je ne le suis pas. - Mais vous avez suivi des cours.

Oui, au lyc�e, mais j'ai abandonn�.

J'�tais membre des Futures Infirmi�res d'Am�rique.

J'en �tais vice-pr�sidente.

La gloire, quoi.

Et ensuite ?

Je suis all�e � l'h�pital.

- Au "Mercy" ? - Non, "Our Lady".

� Oakland ?

C'est de l� que je viens.

Je vous ai interrompue.

- J'ai laiss� tomber. - Vous y avez travaill� ?

Les s�urs... Vous n'�tes pas all� � l'�cole catholique ?

Les s�urs de l'h�pital et celles du lyc�e se connaissaient.

Et, si on avait le malheur de porter une jupe trop courte,

ou de commettre un p�ch� mortel comme rouler un patin,

on vous confiait les corv�es de l'h�pital.

Bassins de lit...

Bassins de lit, changement des draps...

Nettoyages en tous genres.

Parfois on nous laissait changer les b�b�s

et les montrer aux parents � travers la vitre.

On les tenait en l'air.

C'est � peu pr�s tout.

J'ai la leuc�mie.

Je l'ai depuis dix ans.

J'ai vingt-huit ans.

Je l'ai dit.

�a dure depuis le lyc�e.

Mais pas en permanence, il y a eu des r�missions,

j'ai men� une vie � peu pr�s normale.

Je suis all� en Europe.

J'ai �tudi� � l'universit�, j'ai fait de la course � pied.

Le cent yards.

Vous n'�tes pas la premi�re femme ici.

Que savez-vous de la chimioth�rapie ?

C'est un traitement pour...

On m'en fait d�s que j'ai trop de globules blancs dans le sang.

C'est plut�t...

J'ai besoin d'aide � ce moment-l�.

Vous acceptez ?

C'est si tentant...

- Votre p�re voulait... - Oubliez mon p�re.

Une infirmi�re.

Ne tenez pas compte de lui.

- Si c'est lui qui engage... - Non.

Il s'est envol� pour le Japon, c'est moi qui engage.

Si vous acceptez, vous travaillerez pour moi.

Pourquoi m'avoir choisie ?

J'ai pig�.

La jupe la plus courte ?

En fait, il y avait plus court que vous.

Mais ce n'�tait pas une femme.

En tout cas...

Vous serez nourrie et log�e,

plus quatre cents dollars par semaine.

En liquide ?

Suivez-moi.

Voici votre chambre.

Si vous acceptez.

Il a une grippe ou quoi ? Il est tr�s malade ?

- Cancer. - Merde ! Si on parlait d'autre chose.

- Jim, �a va ? - C'est une t�te de n�ud.

Alors, comment va son n�ud ?

Mike, des bi�res.

� quoi ressemble-t-il ?

- Il est de la haute. - Un intello snob.

Je pense qu'il l'�tait, avant.

- Qu'il �tait quoi ? - Mignon.

Alors, tu vas accepter ?

Peut-�tre, c'est un bel endroit.

Bien d�cor�. J'aurai ma salle de bains.

Combien ?

- Quatre cents. - Enfoir�e !

Pas toi.

N'h�site pas.

Ta m�re va �tre sci�e. Tu pourrais rouler en Cadillac.

On fera du shopping tous les jours.

Un probl�me ?

Surtout reste calme.

Bienvenue.

Laissez...

Ce sera tout, Malachi.

Ce sera tout.

Minute.

Il n'est pas pr�vu que vous entriez dans ma chambre.

Je l'entendais ainsi.

Excusez-moi.

Comment �a va ?

C'est Moamar.

Moamar "Kadhafi".

Il me conduit tous les lundis.

� la chimio.

Hilary O'Connell.

O'Neil, excusez-moi.

Peter Schmidt, 1886.

Barth et Kenitzer, 1892.

Les deux ont surv�cu au tremblement de terre.

L'incomparable tandem Hiss et Weeks, 1910.

Ronald McDonald, 1986.

Les produits qu'on m'injecte...

sont en fait du poison.

Du poison ?

De nouveau Hiss et Weeks, 1911.

Le but de la chimio �tant de tuer le cancer, mais pas moi.

Je fais des r�actions au traitement.

- De quel genre ? - Je transpire.

Je tremble et je vomis.

Parfois �a me fait hurler.

H�pital Mercy... 1936.

- Vous voulez que je reste ? - Non.

Le docteur appellera.

C'est trop fort !

Trop fort !

- C'est trop fort. - Je l'ai �teinte.

Beaucoup trop fort.

Je l'ai �teinte.

Allez, laissez-moi vous emmener au lit.

Je vous tiens.

L�, je vous tiens.

Cette chambre bourdonne.

Dormez.

Attends un peu.

Je comprends pas. Ils lui filent du poison ?

Ils utilisent du poison.

J'ai cru qu'il allait mourir.

Je me suis dit : Encore une crise et il cr�ve.

J'ai besoin d'aide.

J'ai de la piti� pour lui, vraiment.

Personne ne vient le voir.

J'aimerais savoir le soigner. Il a besoin d'une infirmi�re.

Il a besoin de quelqu'un qui sache faire face � ses r�actions.

Je ne m'en crois pas capable.

Je ne sais pas.

Il faut que je le lui dise ce soir.

Ici Victor Geddes.

Veuillez laisser un message apr�s le signal sonore.

C'est ton p�re. Es-tu l� ?

Je sais que tu es l�. La chimio a donn� quoi ?

�a va ? J'ai su que tu avais pr�f�r� engager la rouquine.

Je te demande pas pourquoi.

Je serai de retour bient�t.

Je t'aime, Victor.

Le d�ner.

Des �ufs.

La rouquine a fait de son mieux. Il n'y a rien ici.

� moins d'aimer l'omelette au cake.

Au cake...

- Je vais essuyer �a. - �a va.

- Ce n'est rien. - C'est votre journal.

Ce ne sont que des notes.

Il s'agit de ma th�se de doctorat.

J'y travaille depuis cinq ans.

Quand je pourrai, je la terminerai. J'y compte bien.

C'est � propos de quoi ?

Histoire de l'art. Vous connaissez les impressionnistes allemands ?

Ils habitent � Oakland ?

Non... Ou connaissez-vous l'impressionnisme ?

Par exemple... Renoir ?

Ou...

Monet ? Gauguin ?

Van Gogh ?

Les fleurs.

Les tournesols.

Ma th�se n'est pas sur lui.

Je vous montre ?

Klimt.

Gustav Klimt.

Les femmes l'obs�daient.

Il s'en repaissait.

Val�rie Neuzil.

Il l'appelait Wally. Elle avait 16 ans.

Pendant une p�riode il n'y eut qu'elle.

Beaut�, amour, sexe.

Puis il la renvoya.

Elle mourut cinq ans plus tard, le c�ur bris�.

- Trop tard pour m'espionner. - Il n'est jamais trop tard.

Bonne nuit, Malachi.

Bonne nuit, monsieur.

Dante Gabriel Rossetti.

Obs�d� lui aussi, mais par une seule femme.

Elisabeth Siddal, sa femme.

Elle avait 28 ans quand elle mourut d'une overdose de laudanum.

Joli nom pour une drogue.

Rossetti ne cessa de la peindre.

Jusqu'� sa mort quelques ann�es plus tard.

Encore Klimt. "Le Baiser".

C'est de l'or v�ritable ?

J'aurais d� �tre plus franc � propos de la chimio.

Je n'ai pas �t� correct. Je peux vous r�gler maintenant.

Pour la semaine. Vous l'avez m�rit�.

Et on peut...

en rester...

On peut en rester...

�a va.

Merci, Moamar.

Je vais retirer �a pour un instant.

J'ai lu aujourd'hui que le taux de survie chez le leuc�mique adulte

est maintenant de 50 pour cent.

Il est m�me plus important avec une th�rapie lourde.

Vous trouvez la v�tre assez lourde ?

Vous aurez chaud dans un instant.

TROISI�ME AVIS

- Que puis-je faire ? - Rien !

- Que dois-je faire ? - Rien !

Il n'y a rien � faire !

Rien, bordel de merde !

Elle a des dents. Tu vois ?

C'est si rare. On ne les voit jamais.

N'importe qui peut peindre une bouche ferm�e.

J�sus, Marie, Joseph ! C'est un serpent ?

Un morceau. Entier, c'est trop cher.

- Il mange �a ? - Il ne mange pas.

Hilary ch�rie, fais-lui un jambon.

- �a vous remplume un homme. - Trop gras et trop sal�.

�a te fera trois d�ners et quelques sandwiches.

Ta grand-m�re n'a jamais mang� de serpent, grand Dieu !

Ni tante Elma qui a v�cu jusqu'�...

206 ans.

Quatre-vingt-douze ans.

Elle fumait un paquet par jour et se tapait son whisky.

Paix � son �me. Il t'a d�j� pay�e ?

Il l'a propos�.

Et bien s�r, tu as refus�.

Et je ne suis pas mari�e et Rosemary a une Cadillac.

Tu fais sa lessive ?

Non, il a un cancer, p�se 10 kg et je lui ai dit

qu'il n'avait qu'� se d�merder pour avoir des chaussettes propres.

Je te croyais infirmi�re, pas une femme de m�nage

qui gagne mieux sa vie que moi.

Est-il simplement concevable

qu'il ne te demande pas plus que de lui faire � d�ner ?

Je suis d�sol�e, c'est trop fort ?

Non. Je peux entrer ?

Un instant.

Tout va bien ?

Vous avez un truc l�.

Vous ai-je remerci�e pour hier ?

Vous avez beaucoup jur�.

Alors, merci.

Il est presque 8 h.

Et vous ne sortez pas.

Vous pourriez sortir. Vous en avez le droit.

Notre march� ne vous oblige pas � rester le soir.

Mais vous restez.

Eh bien... aimeriez-vous sortir avec moi ?

Je me suis permis d'entrer.

Dois-je vous laisser ?

Ce n'est pas n�cessaire, monsieur. Votre courrier.

Et vos journaux.

- Merci de vous �tre d�plac�. - C'est naturel.

Autre nouvelle, votre p�re rentre � la fin de la semaine.

Dois-je comprendre � l'odeur persistante de mayonnaise

que vous d�nez ici ce soir ?

Non, nous sortons.

N'est-ce pas ?

Nous sortons ?

Certainement.

Nous sortons.

Superbe endroit, non ?

D'apr�s le Chronicle, c'est l'endroit en vogue.

Le meilleur. Superbe, non ?

Formidable.

Ma m�re disait toujours qu'il fallait go�ter � tout.

Ma m�re, elle, ne jure que par le gouda.

- C'est quoi ? - Du b�uf cru.

Mort.

Et si je vomis ?

Je m'occuperais de vous.

Go�tez.

Carpaccio.

D�licieux, non ?

D�licieux.

�a doit �tre hors de prix un restaurant comme �a.

Je ne sais pas. Trente ?

Trente !

�a ne va pas ?

Non, formidable. J'adore cet endroit.

Il ne vous pla�t pas.

Victor... vous voulez vraiment vous amuser ?

Dansons !

- Vous dansez ? - Non.

Vous gardez ma veste ?

Vous �tiez magnifique.

Cet endroit n'est pas si formidable que �a, hein ?

On retourne au restaurant ?

Arthur Rubinstein.

Il jouait �a � 80 ans. Je l'ai rencontr�.

J'�tais avec ma m�re. Il avait des mains immenses.

- Elle le connaissait ? - Il �tait un client de mon p�re.

Je suis impressionn�e.

Mon p�re est un homme impressionnant.

- Je peux fumer si je bois �a ? - Non.

C'est comment ?

- Les succ�s se succ�dent. - Il est tr�s tard.

Le dernier, c'est le meilleur.

Et en prime l'histoire d'une belle femme morte.

Oui, ma m�re.

C'�tait sa chanson pr�f�r�e.

J'avais 9 ans quand elle est morte.

Elle �tait belle.

Je suis d�sol�e.

Vous dansez ?

Merci pour cette soir�e.

J'arr�te la chimioth�rapie.

C'est fini.

Vraiment ?

Le traitement est fini.

Sans analyses ?

Appelez mon m�decin.

- Son num�ro est sur mon bureau. - Mais non.

Excusez-moi.

Je suis vraiment un ingrat.

Croyez-moi, c'est fini.

Pour f�ter �a, on va partir.

- O� ? - Dans le nord.

Je ne suis pas parti depuis des ann�es.

Et votre p�re ?

Je le pr�viendrai.

Impossible de finir ma th�se ici avec la porte qui sonne sans arr�t.

- Une fois en quinze jours. - C'est une aventure.

Nous m�ritons une aventure. Une aventure sans risque.

Il y a un h�pital � deux heures.

�coutez, on va faire un pacte. D'accord ?

Je vous promets de revenir s'il arrive quoi que ce soit.

Si vous mourez ?

Je ne mourrai pas.

Je vais gu�rir. Mais je ne peux le faire sans aide.

Je ne peux le faire sans vous.

La vitesse est limit�e.

Vous allez faire exploser votre guimbarde.

Ce n'est pas une guimbarde mais une Cadillac 1974 pay�e par bibi.

Jolie couleur.

La couleur est cool, la voiture est cool. Pouvez-vous dire "cool" ?

Je peux dire que vous roulez vite.

Alors prenez le volant.

Ne faites pas �a, je ne sais pas conduire.

Vous plaisantez ?

- Merci pour votre compassion. - D�sol�e.

On avait un chauffeur. Je n'ai jamais appris.

- Faut s'y mettre. - Je vous en prie, ne faites pas �a.

- C'est cool, hein ? - Prenez le volant.

Je vous aide � savourer la vie.

Je sais pourquoi �a vous pla�t ici.

Toutes les maisons ont des dates.

Regardez �a. Non, plut�t la route.

On va un peu vite, non ?

Je plaisante, on se tra�ne.

Bonjour ! Nous venons d'arriver !

Amicaux, les voisins.

C'est superbe.

C'est quoi �a ?

Des ampoules de morphine.

Pour la douleur.

- Il ne faut pas un docteur ? - Je sais comment me les administrer.

- Des ann�es de pratique. - Vous en voulez une ?

Non.

Rangez-les, je n'en ai pas besoin.

- Excusez-moi. - �a va, j'ai fini.

Allez, entrons.

- Ils vont me d�visager. - Mais non.

Puis ils me questionneront sur mes cheveux.

- Ils ne pensent qu'� boire. - Ils le font toujours.

Deux bi�res.

� la bouteille.

Vous avez lou� la maison de Demazian ?

Vous avez des v�tements chauds ?

Vous allez geler � mort l�-bas.

Il faut isoler vos fen�tres.

Je l'ai fait pour plein de maisons.

- C'est efficace. - Il adore l'isolation... � deux !

Je vous le ferai.

Moi, c'est Cappy.

Hilary, c'est ma tourn�e.

Pourquoi t'es ras� ?

C'est un Hare Krishna. Un de ces types en jaune dans les a�roports...

- ... qui distribue des fleurs. - Des p�querettes.

- C'est �a ! - Si. Il a des cymbales et il chante.

Chante.

Chante, ch�ri.

- Quelques notes. - Non, je ne peux pas.

J'ai quitt� cet ordre.

J'ai rendu ma robe et mes cymbales.

Pourquoi ?

Ils sont pour le c�libat, comme les pr�tres.

Ils sont m�me plus stricts.

Et...

je ne devrais pas en parler.

On sait se taire.

C'est personnel.

Hilary a crois� mon chemin. J'�tais � l'a�roport,

pr�s du guichet d'United Airlines, le meilleur.

Je distribuais des fleurs en disant que Dieu est amour.

Puis j'ai vu Hilary.

Elle m'a regard� et j'ai su.

J'ai arr�t� de me raser et on est venus jusqu'ici.

C'est son lieu de vacances favori. Pas vrai, ch�rie ?

Tu nous a presque eus, fiston. �a fera 2,50 pour la bi�re.

Est-ce que �a va ?

Tu as besoin de moi ?

Excuse-moi.

Oui, j'ai besoin...

Je n'arrive pas � dormir.

J'ai besoin de m'allonger.

Pr�s de toi. En fait, j'ai besoin de...

J'ai envie de dormir... dans ton lit.

Tu ne risques rien, pas apr�s la chimio. Je ne peux pas...

Ce n'�tait pas convenu. Dis-moi de m'en aller.

Non, tu peux rester.

Que signifie ton tatouage ?

La force du c�ur.

Si je bois �a, je pourrai fumer ? Non.

Touche.

�a repousse.

Pas de fi�vre, hein ?

Attends.

- J'ai une id�e. - Pourquoi pas.

J'ai tr�s envie de t'en parler, mais surtout ne te f�che pas.

Pourquoi ?

�a touche un sujet sur lequel tu es tr�s sensible.

Ma cuisine, mes fringues, mes cheveux ?

Ton �ducation.

J'ai pass� ma vie � �tudier, ce qui n'est pas ton cas.

- Je couchais avec des ouvriers. - Tu as appris la vie.

Et j'essaie de l'apprendre de toi. J'aimerais te donner � mon tour.

Je voudrais t'enseigner, pas de fa�on scolaire...

Je sens en toi, bien que tu le masques, de l'int�r�t...

pour les choses.

Dis-moi d'aller au diable.

Va au diable.

Dis que tu t'en fiches.

Que m'apprendras-tu ?

Klimt t'a plu. Commen�ons par un livre sur l'art.

Tu l'examines, tu le lis, et on en parle, c'est tout.

Tu en parleras.

Je me tairai, promis.

Si je me mets � parler, frappe-moi. N'h�site pas.

Cogne, bourre-moi de coups.

Compte sur moi.

Touche pas.

Je suis pr�t � parier.

Tu n'as rien.

Ch�ri, t'as que dalle.

Deux dollars.

- Tu bluffes. - Mise ou ferme-la.

Deux dollars, je suis.

Je suis.

On devrait changer les r�gles.

La suite, m�me incompl�te, devrait valoir quelque chose.

Et j'avais aussi un as, le plus fort.

L'as de pique.

� lui seul, il devrait battre une paire.

Tu veux danser ?

Tu es tout � fait r�tabli.

Oui, gr�ce � toi.

Qu'as-tu ?

Je ne sais pas. Notre march� arrive � terme.

- Comment ? - La chimio est finie. Tu vas mieux.

Tu me paies encore. �a ne me semble pas correct.

On devrait rentrer.

Rentrer ?

Quelle dr�le d'id�e.

Il me semble qu'il n'y a plus de travail pour moi.

Non ?

Possible.

J'ai un aveu � te faire.

- Tu es r�veill�e ? - Non.

Bien, �a me sera plus facile.

Je t'ai menti.

Il n'y a pas eu d'autres femmes chez moi.

Pas grave, je t'ai menti aussi.

Je n'ai pas �t� vice-pr�sidente des Futures Infirmi�res d'Am�rique.

J'ai vu une photo de toi avec une fille.

Dans ton appartement.

Jean.

� l'universit�.

C'�tait pendant une p�riode de r�mission,

nous �tions amoureux...

Je suis retomb� malade et elle est partie.

Et toi, tu me quittes parce que je vais bien.

Ce n'est pas �a. Je ne veux plus que tu me paies.

D'accord, plus d'argent.

Je dois bien te donner quelque chose.

Surtout plus d'histoire de l'art.

Je n'ai plus qu'une chose � te donner.

Mon c�ur.

Je te donne mon c�ur.

C'�tait impossible avant. On ne peut le dire quand on est malade.

Si, on peut.

Je t'aime, Hilary.

Je veux que tu restes.

Tu n'es pas forc�e de r�pondre.

Je vais te r�pondre.

Je veux te dire...

Je veux te dire...

Que tu es un vrai chieur.

Je sais combien tu es doux et combien tu m'as chang�e.

Et je veux te dire...

Merci.

Je reste.

Ne d�fiez jamais un Geddes !

Bonjour, Mme Merkel.

Il faut isoler les fen�tres.

J'ai mis du temps, j'�tais occup� � faire des tonneaux pour une dame.

Une dingue, elle a d�j� enterr� trois maris chez elle.

Elle lit dans les feuilles de th�. C'est pas une blague.

Elle est dingue, tu devrais la voir. Voil� o� passe l'air.

Tout l'air de la mer s'engouffre par l�. Sens.

Tu sens ?

Bonjour, Gordon.

Comment tu vas ?

- Que fais-tu ? - J'ai une surprise.

Il fait froid ici.

Gordon a envie de te r�chauffer de toutes les fa�ons imaginables.

Vous n'avez pas de t�l�.

En fait, jamais...

C'est une t�l� noir et blanc, je ne m'en sers pas.

Je la pose sur la table.

Fichtre !

"Fichtre" ?

Fais attention.

�a marche.

Merci, Gordon.

Nous ne sommes pas vraiment des fanatiques de la t�l�vision.

Merci quand m�me.

Attends.

- Tu es un fan de �a ? - Remets l'autre.

- La Belle d'Amherst. - Emily Dickinson.

Qui �tait Emily Dickinson ?

Un tra�neau russe tir� par trois chevaux.

- Une tro�ka. - Qu'est-ce qu'une tro�ka ?

Qu'est-ce qu'une tro�ka ?

- C'est quoi ? - Un tra�neau tir� par 3 chevaux...

Pi�ce o� Amanda reste fra�che et jolie.

"La m�nagerie de verre".

Qu'est-ce que "La m�nagerie de verre" ?

Tu n'es qu'un rat de biblioth�que.

Ils vivaient au-dessous de chez les Ricardo.

Les Mertz !

Qui �taient les Mertz ?

Qui �taient les Mertz ?

Remue son nez !

Qui est-ce qui remue son nez ?

Fichtre...

Personnage jou� par le beau-fils de Shirley Jones dans un feuilleton des ann�es 70.

David Cassidy.

Ils demandent le personnage, pas l'acteur.

- Keith Partridge. - Trop tard, d�sol�.

Non, monsieur-je-sais-tout, c'�tait juste � temps.

Veux-tu te taire ?

La menace de Ralph.

Je t'enverrai sur la lune, Alice !

On vous a gav�s de t�l�vision ?

L'un des deux pr�sidents � avoir utilis� la malle-poste.

Buchanan.

- Qui �tait Lincoln ? - Tu as tout faux !

Et Buchanan.

Merci � vous tous ! Envoyez-moi l'argent par la malle-poste.

Donnez-moi un ch�que, l� dans la main.

Admire le travail. N'aie pas peur.

- Comment �a va ? - Bien.

Des tonneaux.

En ch�ne.

Il s'y conna�t.

C'est le chai ?

On visite ?

Venez.

Cette vieille folle est la proprio.

Elle me passe tout parce qu'elle m'aime.

Oui, comme une m�re aime son enfant d�bile.

C'est Estelle Whittier.

Viens d�jeuner avec nous.

- Victor conduit. - Non merci.

D�jeunez avec moi.

Tout va bien. Vous voulez encore du vin ?

- Qu'avez-vous ? - Un labyrinthe.

Bravo. Qu'y a-t-il dedans ?

- Mes trois maris. - Morts.

Il veut dire "enterr�s".

Par mes soins. Chacun � son heure.

- De braves hommes. - On ne sait o� ils sont.

Tout le monde essaie de d�couvrir o� ils sont

et de ressortir du labyrinthe. Peu r�ussissent.

- Ce n'est pas sorcier. - D�trompez-vous.

Entrez dedans et vous �tes perdu.

"Levure de bi�re au go�t de noisette".

- Je n'en doute pas. - �a contient du fer.

"Lait du tigre, 95 % de prot�ines".

"Quatre cuillers � caf� par verre".

De quoi �touffer une autruche.

Aide-moi � trouver la gel�e royale. J'en ai besoin.

- Tu sais ce que �a fait ? - C'est un jeu t�l�vis� ?

- Tu es en nage. - Il fait chaud ici.

Chaud.

Mes l�vres aussi...

Ce ne sont que des su�es nocturnes, rien de grave.

Que se passe-t-il ?

Tout va bien, ch�rie.

Rendors-toi.

Encore du th�, madame ?

Non, merci. Il est temps de lire dans les feuilles.

Je ne m'occuperai pas de mon petit Gordon.

J'ai d�j� lu dans ses feuilles. Les femmes d'abord.

Tr�s �parpill�es.

Une route.

- Un lapin. - Une lapine...

C'est un bon signe ?

Signe de chance.

� la fin d'un voyage. Apr�s le d�sarroi.

Vraiment ?

Passons � Victor.

Je peux lire dans mes feuilles.

Un autre de mes talents, outre les boules et la ma�onnerie appliqu�e.

�a, vaut mieux oublier. Voil� autre chose !

J'ai un avenir �tonnant. Bref mais ardu.

Plein de courbes cach�es.

C'est un labyrinthe.

D�marre quand j'y serai.

Attends.

Attends encore. C'est bon, vas-y !

Mon 1er mari a construit cette horreur, il y courait tout nu.

- Il faut aller le chercher. - Non, �a va.

Une minute !

Oui, Gordon.

Le compteur tourne !

Trouve le centre.

Trois minutes, Victor !

Tu es perdu ? Tu veux qu'on t'aide ?

Je vais le chercher.

Laisse-la aller.

J'ai perdu la t�te un moment. Nom de Dieu !

Trouve le centre et tu t'en sortiras...

Bon sang !

Eur�ka !

L�ve-toi...

Pourquoi cries-tu ? Suis-moi.

Pourquoi tu ne r�pondais pas ?

Pourquoi ?

Il y a une tombe l�-bas.

Douze minutes et 24 secondes ! Victoire, Victor !

Tu m'as fait peur.

- Trouve une autre couverture. - Quoi ?

Il fait froid et tu...

Bien, maman.

J'aurais aim� un labyrinthe plus grand, on y serait encore.

Il y a celui de Versailles...

J'ai dit � Estelle que tu avais une maladie incurable.

La connardite aigu�.

Tr�s chic, merci.

- Un probl�me ? - Non.

Que veux-tu ?

- Tu ne peux pas... - Quoi ?

- Le faire ? Non, pas maintenant. - Parce que tu es malade ?

- Non, parce que... - Tu es malade.

Parce que je ne fonctionne pas � la commande.

Je ne suis pas comme tes amis ouvriers.

Va te faire foutre.

Arr�te de dire �a, Hilary.

Pardonne-moi.

Tu es malade ?

Tu me le dirais sinon ?

C'est entendu.

- Comment �a va ? - Bien.

Estelle m'a donn� une robe des ann�es 50 pour la soir�e de No�l.

J'ai le cadeau de maman, ce n'est pas une poup�e.

Tu as appel� ton p�re ?

Oublie-moi.

- Il sait o� tu es ? - Je l'appellerai demain.

Je suis tomb�e sur Gordon.

�patant...

Il est tout seul pour No�l et je l'ai invit� � d�ner.

J'y vais, ch�rie !

- C'est Gordon ! - Joyeux No�l.

Content de te voir.

- Je suis ravi d'avoir �t� invit�. - Et nous, que tu sois l�.

Rien.

Non, pas un fil d'air.

Je vais aux poubelles. Tu as amen� un pudding ?

Non, des cadeaux.

Ouvre.

Du bain moussant.

Ce n'est pas tout.

Du bain moussant.

- Du whisky. - Il a 52 mois d'�ge.

Il n'ira pas plus loin.

Trinquons.

Je l�ve mon verre...

� ce formidable d�ner.

S�rieux.

�a change de chez ma m�re. �a manque de grumeaux !

- Il n'y avait pas pire. - Si, la mienne.

Elle te pr�parait quoi pour l'�cole ?

T'avais un sac en papier ou une timbale ?

Une timbale ? Tu rigoles ?

J'avais une timbale avec Steve Austin peint dessus.

Elle grin�ait quand je l'ouvrais et tout le monde regardait.

Tu avais des sandwiches au beurre de cacahu�te et � la banane ?

Au beurre de cacahu�te et au marshmallow.

Au marshmallow ?

Van Gogh.

C'est la r�ponse. La question ?

D'accord.

- Trop tard. - Une autre.

Le plus jeune pr�sident.

Tu dois le formuler en r�ponse.

Kennedy.

- T. R. - Qui ?

Couleurs du drapeau fran�ais.

Rouge, blanc et bleu.

- Bleu, blanc, rouge. - Sois sympa.

A sculpt� la Piet�.

- Plut�t du sport. - Michel-Ange.

Ex�cut�e par Elisabeth l.

- Je veux du sport. - Mary, reine d'�cosse.

- Le "S" de U.S. Grant. - Attends.

Simpson.

Grant Wood.

Allons, ch�rie, tu devrais le conna�tre.

Il a peint "American Gothic". Ch�rie !

Premier concurrent, attendez. Vous ne jouez pas ?

Reste dans le registre sport ou feuilleton.

Va pour le feuilleton.

Les feuilletons ! Il a �crit "Lysistrata".

Des feuilletons, Victor. Comme "Mr Ed".

"Elle s'abaisse pour conqu�rir", d'Oliver Goldsmith.

Un sacr� feuilleton !

Qu'est-ce qu'il a ?

Qu'est-ce qui t'arrive, Victor ?

Neuf ! D'accord, neuf !

Neuf !

Il y a quelqu'un ?

Pas �a, Gordon.

Joueurs d'une �quipe de base-ball.

Je vais le porter.

D�tends-toi, Victor.

�a va aller.

Je n'aurais pas d� apporter le whisky.

Si je peux t'�tre utile.

N'oublie pas, en cas de besoin...

Tu m'as menti.

Je suis d�sol�.

D�sol�...

Je deviens fou, je ne sais plus ce qui se passe.

Je ne voulais pas... Je ne veux pas que �a se termine.

C'est tout.

Tu es malade. Nous devons rentrer.

Si on faisait semblant que...

Faire semblant ?

Oui, faire semblant que je vais bien.

Mais tu es malade.

Et tu vas rentrer.

Hilary, est-ce que tu m'aimes ?

Dis-le-moi. Je sais que c'est difficile, mais dis-le-moi.

Dis-moi.

�a ne me pla�t pas.

Je ne retournerai pas l�-bas, jamais.

Je t'ai menti, je n'avais pas termin� ma chimio.

Ma belle, ma douce, pardonne-moi.

Il le fallait.

La chimio me tuait. Tu l'as bien vu.

Je ne t'ai pas choisie uniquement pour m'accompagner ici.

Mais pour rester avec moi, quoi qu'il puisse arriver.

Pour rester pour de bon. Quelle que soit l'issue.

Plus d'h�pitaux.

Plus de chimio. Termin�.

J'ai assez subi, Hilary.

Dix ann�es, �a suffit.

Ce n'est pas la vie.

J'ai besoin de vivre.

Avec toi, je vis.

- Si tu m'aimes, tu m'aideras. - � faire quoi ?

� aller au bout.

Tout simplement.

� te laisser mourir ?

Tu veux que je t'aide � mourir.

Quand l'as-tu d�cid� ?

Tu ne m'as rien demand�. Tu as d�cid�.

Et tu veux que je dise...

Tu veux que je te dise que je t'aime.

Pour que tu te dises que tu vas mourir en paix.

Dire que tu m'as laiss� croire que je vivais

quelque chose de vrai pour la premi�re fois de ma vie

et ce n'�tait qu'un mensonge.

J'y ai cru aussi.

J'ai cru que cette fois �tait la bonne.

Et que tu pourrais...

Quoi ? Que je pourrais quoi ?

Sais-tu seulement ce qu'est cette vie pour moi ?

Chaque jour,

chaque putain de jour, je me l�ve pour voir si tu es en vie.

Je surveille ta nourriture, je surveille tes selles.

Tu savais que tu �tais de nouveau malade et tu n'as rien dit.

Je ne pouvais pas savoir.

Parce que je ne suis pas une infirmi�re, bordel de merde.

Tu crois que je ne ressens rien parce que je suis conne ?

Je ressens tout et je ne peux pas te voir mourir !

M. Geddes ? Hilary O'Neil � l'appareil, je suis...

Je sais parfaitement qui vous �tes.

Je vous pr�viens que si mon fils est en danger...

Il l'est. Je vous appelle pour �a.

Il est tr�s malade, vous devez venir.

Entendu. O� �a ?

O� est-il ?

Mlle O'Neil.

Je vous en prie.

Au 3 Main Street � Mendocino.

Bon, c'est fait.

J'ai pr�venu la police, j'ai engag� des d�tectives.

Je ne comprends pas.

Je ne comprends pas que tu te sois enfui comme �a.

- Tu me hais tant que �a ? - Non.

Tu es mon p�re.

Je t'aime.

Je ne suis plus un petit gar�on. Je voulais �tre seul avec Hilary.

Entendu.

Mais quand tu auras fini ton traitement.

Comment as-tu pu partir en plein traitement ?

Je voulais qu'elle me voie avec des cheveux.

Pourquoi ne pas l'avoir dit ?

Tu penses que je n'aurais pas compris ?

Tu m'aurais laiss� partir ?

Tu peux me croire, crois-moi,

j'adorerais venir ici avec une jolie fille.

C'est un endroit enchanteur. Je vais te ramener � l'h�pital maintenant.

D'accord.

Demain. J'y retournerai demain.

- Victor... - Il y a une soir�e.

Je dois la voir une derni�re fois.

Il le faut.

Je t'en prie.

Entendu.

Je ne pourrai pas venir � ta soir�e.

Victor est malade et j'ai pr�venu son p�re.

Je sais.

Victor a appel�. Son p�re et lui viennent ce soir.

Tu sais,

�a amuse les gens le fait que j'aie enterr� trois maris.

Les gens d'ici en plaisantent.

J'ignore pourquoi.

Ce n'est pas dr�le de voir quelqu'un qu'on aime

devenir malade, tu ne crois pas ?

Les conseils, c'est pas mon genre.

Mais � ta place, je serais l� ce soir.

Bonsoir, je suis le p�re de Victor.

Merci, Mlle O'Neil.

Vous l'avez sauv�.

Il est l� ?

Il �tait l�-bas il y a une seconde.

Tu veux danser ?

Pas vraiment.

Allez, viens.

�a ne va pas ?

Je reviens.

Je suis d�sol�e, je devais appeler ton p�re.

- Je rentre avec lui. - � l'h�pital ?

Ils vont s'occuper de toi.

Gordon a int�r�t � bien s'occuper de toi.

Non, ce n'est pas ce que tu crois.

Je vais bient�t rentrer � Oakland.

Je viendrai te voir, d'accord ?

Je crois qu'il vaudrait mieux...

Adieu.

M. Geddes ?

Victor ne rentre pas avec vous ?

Si, demain matin.

Il voulait passer la nuit seul.

Ne vous inqui�tez pas, tout se passera bien.

Il doit m'appeler demain matin.

Joyeux No�l, Mlle O'Neil.

Tu t'enfuis ?

Je croyais que �a m'�tait r�serv�.

Plus de faux-fuyants.

Plus d'h�pitaux.

Je ne veux plus te blesser. Je n'ai jamais voulu te blesser.

Tu es la premi�re personne en dix ans qui m'ait fait oublier ma maladie.

Je voulais seulement rester ici avec toi.

- Faire l'amour avec toi. - O� vas-tu ?

Te cacher pour mourir ?

Je ne peux pas te laisser faire, tu ne dois pas abandonner.

Parce que tu m'as laiss�.

Non, tu as abandonn� avant que je ne parte.

Je ne veux plus souffrir.

C'est pour �a que tu dois rentrer avec moi.

- Je ne peux pas. - Pourquoi ?

- Je vais te ramener l�-bas. - Je ne le supporterai pas.

- Pourquoi ? - Je ne peux pas.

- Dis-moi pourquoi. - Parce que.

Parce que j'ai peur.

Peur de quoi ?

D'esp�rer.

�a fait mal d'�tre pr�s de toi, parce que...

tu me donnes une envie de vivre si forte.

Tu n'as qu'� vivre.

Tu ne sais pas ce qui va t'arriver, ni quand. Personne ne sait.

Nous avons le pr�sent, alors lutte. Vis avec moi.

Je ne peux pas, je ne peux pas te faire �a.

Regarde-toi.

Tu es si...

jeune...

et si belle.

La vie est � toi.

Pourquoi rester avec moi ?

Parce que je t'aime.

Si tu retournes � l'h�pital et si tu luttes pour nous,

si tu luttes encore, je ne te quitterai jamais.

Il faudra te battre. Et si tu gu�ris...

quand tu seras gu�ri, je serai l� avec toi.

Si tu meurs, je te tiendrai la main.

Je te tiendrai la main.

Et la derni�re image avec laquelle tu partiras

sera la mienne, parce que je t'aime.

Vraiment.

Je t'aime.

Sous-titrage DVD : Visiontext

FRENCH

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