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RÉCIT INSPIRÉ DE FAITS RÉELS EN PARTIE MODIFIÉS POUR L'ÉCRAN
DÉVORÉ PAR LES FLAMMES
Deux Rosa
SÉCURITÉ
SUPPRIMER - ROGNER
Alors, Pumba !
Bonjour !
Coucou !
Je peux appeler…
papi ?
Oui.
Je peux appeler…
papa ?
Je peux appeler Albert ?
Fini de jouer.
- Rends-moi le téléphone. Merci. - Pumba !
Allô ?
Je te dérange ?
Non. Je t'écoute.
La nuit a été bonne ?
Oui.
Tu veux venir chez moi ?
Je ne peux pas.
Il y a les Mossos dehors.
Ah oui.
- Tant pis. J'avais juste envie. - Moi aussi.
On a sonné. Je te laisse.
Maman !
J'y vais.
Je n'ai pas pu faire ça à l'église.
Je sais.
Comment tu vas ?
Hyper mal.
Ce Facebook de merde
vient de me rappeler notre virée à moto d'il y a quatre ans.
Sa famille m'a demandé de les représenter.
Ah oui ?
Je vais me défoncer.
On va laminer le fils de pute qui a fait ça.
J'en suis sûre.
Mais ce fils de pute a un nom.
C'est Javi.
Les Mossos cherchent un lien possible entre le meurtre
et la flambée de violence entre narcotrafiquants.
On suspecte un règlement de compte lié à la drogue.
Bonjour, Ester.
Bonjour, Rosa. Comment ça va ?
On fait aller.
Vous avez vu mon ex ?
Je vais le voir, là.
Bien.
En fait, ça me tracasse. La patrouille ferait peut-être mieux de le filer lui.
Ils sont là pour vous protéger, Rosa.
Je sais. Mais ça affole Sofía.
Elle croit qu'il va nous arriver malheur.
Elle sait qu'ils sont là pour vous protéger ?
Oui, je lui ai dit.
Elle est très sensible. Je vois qu'elle a très peur.
Et finalement, ma famille et mes amis sont très présents.
J'ai parlé trop vite. On n'en a pas besoin.
Alors, on fait quoi ?
Miss parano.
Ce petit jeu va durer longtemps ?
Non.
L'inspecteur l'interroge aujourd'hui.
Javi ?
Putain. Génial.
Il doit être sur écoute.
Si tu lui parles, fais-le rager.
Les données du portable de Pedro arrivent, paraît-il.
C'est vrai ?
Eh bien, voilà.
Ils vont voir vos messages, non ?
Les messages craignos ?
Je les ai effacés.
Mais ça, ils vont le découvrir.
Tu parles.
Pas avant un bon moment.
Javi plongera avant.
Tu leur as dit qu'il court près du barrage ?
- Pas encore. - Pourquoi ?
Je ne peux pas enfoncer Javi en permanence, gros nigaud.
Quoi ?
J'ai hâte qu'on puisse être ensemble.
Moi aussi.
Puisqu'on est collègues, tu peux peut-être nous aider.
Bien sûr.
Vous avez des pistes ? J'entends parler des narcos.
Tu vois Pedro là-dedans ?
Je ne crois pas.
Un narco va plutôt acheter un flic discret, non ?
Mais je ne veux pas…
Épargne-moi le respect du défunt.
Il était…
plutôt bourrin.
On l'a sanctionné pour agression au travail.
Je sais.
On a tous nos mauvais jours.
Enfin, tabasser un gamin, ça t'est déjà arrivé ?
Moi non plus.
On n'a rien.
Pas de piste, pas de suspect.
Mieux cerner Pedro m'aiderait.
On n'était pas proches, tu vois.
Tu connais bien Rosa.
La partenaire qu'on choisit en dit long.
Tu crois ?
Comment est Rosa ?
Elle était…
normale.
Une fille normale.
Regarde.
Quoi ?
- Ça. - Sur le minibalcon ?
Attends, notre heure viendra.
- Vraiment beau. - À ce prix, n'y touche même pas.
- Non. - Mais tu veux un jardin ou pas ?
Bien sûr. Tu penses.
Passe le concours de la fonction publique et arrête…
Enfin, tu vois.
Excusez-moi. Vous ne pouvez pas vous asseoir.
Rosa.
Quoi ?
Voilà ! Allez !
C'est ça, tu y es presque !
- Championne ! - Super, vas-y !
Très bien !
- Excellent ! - Bravo !
Pourquoi pas Mosso ?
Moi ?
Quinze mois de salaire, 36 000 euros par an.
Ah ouais ?
Tu t'es bien renseignée.
Je pense aussi le tenter.
Toi ?
Je ne vais pas faire des photocopies toute ma vie.
Non.
Je m'y vois bien.
- Je t'y vois bien aussi. - Mais pas toi.
La police, peut-être.
Municipale ?
- Moins payé. - Moins risqué.
- Plus chiant. - Plus facile d'y entrer.
Allez !
- Vite ! - Allez !
- Vas-y ! - Cours. Vite !
Allez !
- Bien. - Allez, à fond !
Voilà ! Vas-y !
Rosa a réussi du premier coup. J'ai eu plus de mal.
J'étais fier d'elle.
C'est rien. Tu passeras au prochain coup. Pas de…
Quand a-t-elle connu Pedro ?
À son dernier poste.
Elle a fait plusieurs commissariats.
Elle a la bougeotte.
Tu l'as quittée pour ça ?
Désolé. J'ai ma fille cet après-midi.
Ton ex-femme pardonnera ton retard si…
Bien sûr.
On reprend demain ?
Je préférais quand vous étiez sous protection.
On va rester avec toi, bien sûr.
Non, papa. Ils le surveillent, je t'ai dit.
Tu crois Javi capable d'une telle chose ?
- Moi, je… - On s'est fait avoir aussi, Almu.
Je ne t'ai pas tout raconté.
- Lâche-moi, imbécile ! - Sofía !
Imbécile toi-même !
Sofía, s'il te plaît ! Elle est pénible en ce moment.
- Sofía, non. - Leo !
C'est pas un enfant de chœur lui non plus. Leo !
Mais bon sang !
- Hé, Leo ! - Arrête !
La petite t'a parlé du monstre ?
Quel monstre ?
Je ne sais pas. Un monstre qui fait du bruit au sous-sol.
L'autre jour, elle m'a parlé de "bruits horribles".
Sûrement un cauchemar.
Quoi ?
Pourquoi Sofía n'est pas à l'école ?
L'instit a appelé. Elle pleurait. J'aurais dû la laisser ?
Putain, tu aurais dû m'appeler. Je serais venu.
Tu ne sais même pas ce qu'elle a.
Qu'est-ce qu'elle a ?
Elle est triste.
Pedro lui manque.
Va te faire foutre.
Toi, va te faire foutre. Même mort, tu ne le respectes pas.
D'où tu sors ça ?
- Fais-lui un bisou. - Je veux pas !
S'il te plaît.
Calme-toi, ma chérie. Papa ne vient pas.
- Je veux pas ! - Il ne vient pas. Du calme.
Tu veux quoi, Javi ?
Je pensais que tout ça t'aurait un peu calmée.
Tu croyais que la mort de Pedro m'apaiserait ?
Je veux t'aider, putain.
Figure-toi qu'en parlant à l'inspecteur, j'ai omis certains trucs.
Ah bon ? Quoi donc ?
Des trucs sur toi.
Pour te protéger.
Comme un con.
Flash info de 18 h. La police de Barcelone à nouveau secouée
par une affaire de diffusion de photos intimes entre agents.
Le procès se tiendra dans deux semaines.
Il y a des années, au commissariat de Ciutat Vella,
une policière avait accusé un supérieur de harcèlement.
Cela vient s'ajouter à la tension qu'a provoquée
la découverte du corps de l'agent Pedro Rodríguez
dans son véhicule incendié au barrage de Foix.
Par ailleurs, la mairie de Barcelone supprime la taxe…
- À demain, Varona. - Attends une minute.
J'ai trouvé un truc.
Sur elle ?
PORNODIVULGATION AU SEIN DE LA POLICE DE BARCELONE
Inspecteur, Rosa Peral est là.
J'ai un procès en cours.
Je sais.
L'audience est dans 15 jours.
La mort de Pedro pourrait avoir un lien ?
Oui.
D'une certaine façon.
Bonne journée.
Merci.
J'ai culpabilisé pendant des semaines.
Il disait qu'on m'avait fait cadeau du poste.
J'ai connu Manu lors de l'affectation.
Bienvenue.
J'ai été affectée à son commissariat, Ciutat Vella.
Il s'est arrangé pour bosser avec moi.
Laisse-moi !
- File-moi une clope ! - Va-t'en !
- Tiens, ta clope. Tire-toi ! - Lâche-moi, vieux !
Allez, Peral.
Dégage !
Baptême du feu.
Aujourd’hui ?
Tu fais chier à taxer des clopes. Va t'en acheter !
On se calme !
Ça suffit !
Arrêtez !
Ça suffit !
Arrêtez !
Voilà.
- J'ai fini. - Merci, Patri.
De rien.
On m'a engueulé. Je devais veiller sur toi.
C'est rien.
Je suis baptisée.
- Tu fais quoi ? - Quelle frayeur !
J'ai abusé sur la boisson énergisante.
Et toi ?
Rien. Je révisais. Tu as pris une douche ?
Tu es encore sur l'histoire ? Je ne sais pas comment tu fais.
- Il y avait qui ? - Toujours les mêmes.
- Isa, Nuria, Almu. - Almu ?
- Enceinte ? - Elle n'a pas arrêté de danser.
Dingue.
À un moment, j'ai dit : "Le pauvre petit va avoir le tournis."
Ne le dis pas à Bernat.
- Mais non. - Jure-le.
- Rosa. - OK.
Putain.
Comment ils l'appellent ?
Leo.
Tu déconnes. Sérieux ?
On avait trouvé quoi d'autre ?
Adam.
C'est pas mal, mais…
Bon. Si ce n'est pas Leo,
ce sera Sofía, tu verras.
Je vais me coucher. J'ai la tête…
OK.
Almu qui me dit de me taire. Je rêve.
- Bonne nuit. - Bonne nuit.
Attends. Je veux tenir encore un peu.
S'il te plaît.
Votre relation a duré longtemps ?
Moins d'un an.
Bienvenue.
Bienvenue.
Je n'étais pas fière de moi.
Ça ne me plaisait pas.
Je ne comprends pas.
- Quoi donc ? - Non. C'est pas grave.
- Je sais. - Ça me va. Mais dis-le.
- Quoi ? - Dis-le-moi en face.
- Vas-y. - Mais quoi ?
- Mais pas par texto, bébé. - Que veux-tu que je te dise, Manu ?
- On peut discuter. - T'es en couple. Moi aussi.
Nous deux, ça fait des mois. Tu ne peux pas me sortir d'un coup…
- Tu veux que je la quitte ? - Non.
- Je la quitte sur-le-champ. Je l'appelle. - Non. Je t'en prie.
- J'ai rien demandé, moi. Ça m'allait. - Non.
- C'était le pied. - Je suis désolée, OK ?
Tu ne peux pas…
Je t'aime.
J'allais me marier.
Qu'est-ce que tu m'as fait ?
Reviens.
Rosa, reviens !
Viens là !
J'ai un e-mail de toi.
Quel e-mail ?
Salut. C'est moi, Rosa.
Je suis une pute.
Regarde comment je suce.
C'EST MOI, ROSA. JE SUIS UNE PUTE. REGARDE COMMENT JE SUCE.
Lâche-moi.
- Donne-moi ça, Javi. - Non. Laisse-moi passer.
- Laisse-moi passer. - S'il te plaît.
- Lâche-moi ! - S'il te plaît !
Javi, ne t'en va pas !
Il m'a quittée.
Il m'a balancé des atrocités.
- Que je ne méritais pas d'être mère. - Javi !
Il l'a envoyé à Javi.
Et à tout le commissariat.
Et…
comment Manu a pu l'envoyer de votre messagerie ?
Il avait le mot de passe.
Il l'avait demandé. Il était jaloux.
J'ai été idiote.
Je l'ai dénoncé.
J'aimerais éclaircir…
Personne ne m'a crue.
Notre relation a duré plusieurs mois. On se voyait constamment.
Et finalement, j'ai perdu.
C'est vrai que j'ignore si…
Et Manuel Clos est passé inspecteur adjoint.
Quoi ?
C'est faux.
- Je garantis… - C'est faux !
On m'a fait vivre un enfer.
J'étais cataloguée à jamais.
Vous n'imaginez pas la torture.
Ce ne sera pas génial.
Je me suis fait muter en zone franche.
Salut.
- Ça va ? Je suis Rosa. - Juanjo.
Enchantée.
- Salut. - Salut. Alfonso.
Alfonso ? Enchantée.
- Álex. Enchanté. - Ça va ?
C'est moi qui ai dû partir. Ça m'a écœurée. C'était injuste.
Et j'ai porté plainte.
C'est admirable, ce que vous avez fait.
Que faire, sinon se défendre ?
Et le procès a lieu maintenant.
Ça tombe bien.
Et Javi ?
Javi ne m'a jamais pardonné.
Mais vous êtes restés ensemble malgré tout.
Coucou, bébé.
Il me regarde.
- Alors ? - Salut.
Félicitations.
Coucou.
Coucou, bébé.
Quoi ?
Je t’aime.
S'il te plaît.
Ce jardin sera génial après un petit coup de propre.
Je paie l'apport.
Vous n'avez pas pu épargner ces dernières années.
J'imagine que c'est ce qui vous arrêtait.
Je ne sais pas quoi dire.
- Ne dis rien, Javi. - Demande s'il y a un barbecue.
Mon Dieu.
C'est rare, quelqu'un qui te pardonne tout.
En dehors de tes parents.
Tu seras fier de moi. Et des petits-enfants que je te ferai.
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- J'y vais ? - Oui.
Je comptais plus que tout pour lui.
Il est malheureux.
Et il m'en veut encore.
Il ne vous en a pas parlé ?
Il connaît le barrage de Foix par cœur.
Il court là-bas depuis des années.
C'était pas à 15 h ?
Tu m'as caché la raison de la mutation de Rosa.
- C'est la mère de ma fille. - Elle était la victime.
Je peux entrer ?
Quel petit déjeuner appétissant !
Miam !
Sofía chérie,
le bruit au sous-sol, c'était moi.
J'ai démonté le canapé.
Le nouveau ?
Il ne me plaisait pas.
Ce n'était pas un monstre. C'était moi.
Tu aurais dû m'en parler.
Si tu m'en parles, je peux t'expliquer, trésor.
Comme ça, tu es rassurée.
D'accord.
D'accord.
Tu l'as dit à quelqu'un ?
Non ?
Je suis ta meilleure amie.
Tu dois tout me dire.
À moi, en premier.
Oui.
Bien.
Tu veux lequel ?
- Le rose. - D'accord.
Tu en veux encore ?
Papa est méchant ?
Je croyais que tu savais ça. Je t'interroge, et tu me dis tout.
OK. Et qu'y a-t-il à dire là-dessus ?
Tu lui as refait confiance ?
J'ai essayé. Oui.
Tu souffrais de la voir heureuse avec Pedro ?
C'est une blague ?
Tu m'as caché que tu connais bien le barrage.
Pardon ?
Où étais-tu la nuit du 2 mai ?
Tu as le droit d'appeler ton avocat.
- C'est du délire. - Au travail ? En repos ?
- J'étais dehors, je crois. - Où ?
Si tu penses à de la jalousie, pourquoi tu me suspectes ?
Qui dois-je suspecter ? L'inspecteur adjoint Manuel Clos ?
Non. Albert.
Albert López.
Surprise !
Alba, ce sont des couches. Je te jure.
Merci beaucoup, les gars.
Je vais mourir d'ennui au standard.
- Tu vas me manquer. - Toi aussi. Énormément.
- Bon. Avec qui je vais me retrouver ? - Je t'ai demandée.
C'est vrai, chéri ?
- Au père Noël. - Ta gueule.
- Avec lui, il y a zéro action. - Je te manquerais.
Il y a pire, Rosa. T'es avec le superhéros du commissariat.
Quoi ?
- Quoi ? - Salut.
Salut.
- Regarde-le. - Rosa.
Attention à Albert.
Il est pire que moi. Demande à être avec moi. Parle à Ester.
- Il part la queue basse. - Demande-lui.
Allez, raconte.
Tu es là pour me surveiller, non ?
Pardon ?
Tu n'es pas censée me le dire.
De quoi tu parles ?
OK.
- Pourquoi je te surveillerais ? - Pour rien. Tu verras.
Ou bien c'est l'inverse.
Tu crois ?
Va savoir.
- Tu fais quoi ? - Attends.
- Tu fous quoi ? - Attends.
Tu en as combien ?
Une.
T'es siliconée ?
Tu as déjà fait ça ?
C'est plutôt cool.
Allez ! Dégagez de là !
Dégagez !
Quoi ? Fuyez et vous vivrez.
Sinon, tu sais ce qui t'attend. Allez !
Quoi ?
"Fuyez et vous vivrez" ?
- J'ai déjà entendu ça. - Où ça ?
Dans un film, non ?
Quel film ?
- Je l'ai vu avec mon mec. - Tu as un mec ?
Parfait. Je suis fixé.
C'est un Mosso.
Tant mieux pour lui.
"Battez-vous et vous mourrez peut-être. Fuyez et vous vivrez.
"Quelque temps du moins. Et un jour, sur vos lits de mort…"
C'est quoi déjà ? J'ai oublié. C'est Braveheart.
- Braveheart. - J'adore ce film.
- J'étais écossais dans une autre vie. - Ah oui ?
- Albert. - Albert ?
Eh oui.
- J'étais danseuse. - Ah bon ?
Dans une autre vie ?
Attends.
Tu fais quoi ?
- Pas de problème. - Tu fais quoi ?
- Alors ? - Pas de problème.
"Pas de problème" ?
- Quoi ? - Allez, tes papiers.
- Ils sont chez moi. - Chez toi ?
Pas ici. Chez moi.
Tu dois les avoir sur toi.
- Pas ici. Chez moi. - À genoux.
- À terre. - Tu fais quoi ?
- Ferme-la. - Parle-lui !
- Tu sais où est ma cicatrice ? - Hein ?
Dans le dos, 15 points de suture.
Accident de moto à 150 km/h.
OK.
Allez, range ça.
Voyons voir.
Cadeau.
Prends-le.
Je le garde.
Et toi, tu la boucles. Ferme ta bouche.
D'accord ? Allez.
Rentre chez toi.
Merci.
Qu'est-ce que t'as ? Quoi ?
Ouais, voilà.
Tiens, c'est pour toi.
L'autre commissariat t'a virée pour avoir sorti ton arme ?
Ça ne t'a pas suffi ?
"Ferme ta bouche", toi.
Oblige-moi.
Tu fais quoi ?
Rien, putain.
Pardon. Je ne le referai plus.
Ça, c'est moi qui décide.
C'est vrai ?
Foutez-moi la paix. Je veux le gâter.
Il n'a pas de pieds. Mais si tu veux, papa.
- J'apporte l'eau ? - Oui.
- Donne-moi une bière. - Bien sûr.
- On est bien, là. - Oui.
Tu te ménages déjà, je vois.
C'est mignon.
Ça ?
Une fantaisie.
C'est la vie rêvée, ma fille. Tu as tout pour toi.
Sous-titres : Nathalie Nifle
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