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Il y a risque de tornade dans l'ouest du Texas.

Brian Chadwick est au bureau du sh�rif � Sweetwater.

Nous tentons de pr�venir le public de s'y pr�parer.

Nous esp�rons que la tornade ne deviendra pas un entonnoir.

Mais apr�s Saragosa, il faut se m�fier.

Selon la m�t�o, la temp�te se d�place vers le nord-est...

et, sauf un peu de pluie, la r�gion de Dallas sera �pargn�e.

Voil� pour les nouvelles et la m�t�o. Ici Frank Castle, talk radio KGAB.

TALK RADIO

Du c�ur du plus grand �tat des �tats-Unis...

c'est l'heure du talk-show le plus populaire de Dallas...

Night Talk avec Barry Champlain.

Nos lignes sont ouvertes et pr�tes � recevoir vos appels...

au 555-TALK.

L'animateur de Night Talk, Barry Champlain.

"� l'antenne" Selon un sondage, 3 personnes sur 4...

pr�f�rent regarder la t�l�vision que faire l'amour � leur conjoint.

Autre mauvaise nouvelle, des ados qui voulaient de l'argent...

pour acheter du crack hier soir ont �gorg� une mamie de 80 ans...

sur l'avenue Euclide ici � Dallas.

Une nuit dans une ville am�ricaine.

Multipliez-la par des centaines de villes et vous avez un pays...

o� culture est synonyme de films de pornographie et de gangsters...

morale est synonyme de combines, de magouilles et de d�lits d'initi�...

int�grit� veut dire mensonges, prostitution et intoxication.

Ce pays est mal barr�, messieurs dames !

Il est corrompu jusqu'� la moelle et on a int�r�t � y voir.

Retirez la main de votre bol de frites, jetez votre feuille de chou...

prenez le t�l�phone, gardez-le pr�s de vous...

et composez 555-TALK.

Ouvrez la bouche et dites-nous comment r�tablir l'ordre au pays.

Talk radio... c'est le dernier quartier en ville.

Les gens ne se parlent plus.

Voici notre premier appel.

Bien des probl�mes au pays s'expliquent par...

l'exploitation continue des pays du tiers monde.

Minute. Les pays du tiers monde ? O� as-tu pig� �a ? Au coll�ge ?

- Sais-tu ce que �a veut dire ? - C'est � c�t� du sujet.

Ce n'est pas � c�t�, mais en plein c�ur du sujet.

Josh, retourne au coll�ge. Rappelle quand tu auras un dipl�me.

Bel exemple de cette institution particuli�rement am�ricaine :

le gauchisant sentimental...

en qu�te de probl�mes qu'il peut faire siens.

- Francine � Oakline. - Je suis travestie.

J'essaie d'�pargner de l'argent pour une op�ration...

Tes aventures chirurgicales sont sans int�r�t pour mes auditeurs.

- C'est un sujet que je dois aborder. - Pas moi.

Un instant. As-tu mis de la testost�rone dans le caf� de Barry ?

- Il est poss�d� ce soir. - Il est un peu tendu.

Sans blague !

Des fois, je rentre du boulot et nous d�nons ensemble, tu sais ?

Non, je ne sais pas. Tu d�nes � table avec ton chat ?

- Avec une nappe et des chandelles ? - Non, Barry.

- Juste sa gamelle par terre. - Bien.

Mais on mange la m�me chose. Si je mange du porc, elle en a aussi.

Si j'ai du veau, elle mange du veau.

Glenn, suis mon conseil.

Cesse de jouer avec ta chatte et va en trouver une vraie.

J'�coute, Michael. Qu'est-ce que tu veux dire ?

J'ai entendu ta r�clame pour cette pizzeria.

Oui, Pizza J�richo. Je l'adore. Pas toi ?

- Tu sembles du genre � l'aimer. - J'aime bien la Pizza J�richo.

Ce que je voulais te dire, Barry, c'est que...

des amis � moi ont un int�r�t dans ce restaurant.

Parle en monosyllabes, Billy, si c'est trop difficile. Oh, Michael.

- H�, petit fut�. - Parle en monosyllabes.

Petit fut� ? On est... Petit fut�.

On a un correspondant fort en gueule ce soir.

- H� ! - Ne m'appelle pas h� !

Ce n'est pas une conversation. Je parle, tu �coutes.

- Tu me comprends ? - Oh ! Oui, j'�coute.

Oui ? Vas-y.

Je ne veux plus de remarques sur la pizzeria, d'accord ?

- Tu as des parents dans l'affaire ? - Des gens cherchent � en vivre.

- L'oncle Vinnie ou qui ? - Il y a des gens...

Sais-tu, Michael ? T'es une andouille.

- Debbie � Highland Park. - Je m'appelle Debbie.

All�, Debbie. Quel �ge as-tu ?

- J'ai 23 ans. - Oui.

- Qu'est-ce que tu fais ? - Je ne fais rien.

Tu te rappelles la derni�re fois que tu as fait quelque chose ?

Je ne sais pas. Il y a � peu pr�s un mois.

- Qu'as-tu fait il y a un mois ? - Je suis all�e nager !

Je vois. Que fais-tu pour gagner de l'argent ?

J'ai mon fr�re. Je n'en gagne pas.

Debbie, t'es une sangsue.

Tu ne crois pas qu'il est temps de te grouiller et de gagner ta vie ?

Eh bien, pas vraiment. J'ai tout ce que je veux.

Debbie, de quoi as-tu besoin ?

- Qu'est-ce qui te manque ? - Un petit ami.

Un petit ami ? Qu'as-tu � offrir � un petit ami ?

J'ai de longs cheveux luisants...

On peut acheter une perruque.

�a se voit que ce n'est pas une perruque, �a ne tombe pas.

Tu es super, ma ch�rie. Mais s�rieusement, Debbie.

N'as-tu d'autre ambition que de te faire vivre ?

Pas vraiment.

Tu vas tra�ner jusqu'� ce qu'on vienne prendre soin de toi.

- Oui. - Tu es dynamique, ma ch�rie.

Rhonda, de Garland, en ligne. Rhonda, tu es � Night Talk.

Barry, je veux exprimer mes opinions...

- Qu'est-ce que tu fais, Stu ? - Je regarde ce Dietz.

C'est � propos du fait de donner des seringues aux drogu�s � New York.

On le fait pour pr�venir le SIDA. Les seringues st�riles aident.

C'est immoral de la part du gouvernement de ce pays...

donner nos taxes aux drogu�s.

Mais �a va d'investir l'argent de nos taxes, quatre milliards...

dans un syst�me qui est de la pure rigolade.

Plus de drogues que jamais entrent dans ce pays.

Nos cours, nos prisons sont engorg�es par les cas de drogue.

L'autre soir � New York, des dealers de crack ont encore tu� un flic.

- N'importe quel gamin peut se d�foncer. - C'est vrai.

Quand allons-nous nous r�veiller, Rhonda ?

Admettrons-nous que l'interdiction de la drogue ne marche pas ici ?

- Je pense... - Tu sais ce que je pense ?

Je pense qu'on devrait l�galiser toutes les drogues.

- Quelle sottise ! - Vraiment ?

- Le junkie irait au drugstore. - Encore des papiers, Laura.

Il signerait son nom, ach�terait la drogue pour un dollar.

- Merci. - Il ne volerait pas et ne tuerait pas.

Les enfants risqueraient d'en avoir ?

Pourquoi pas ? Ils en trouveront de toute fa�on.

Aux �tats-Unis aujourd'hui...

on commence � se shooter � l'�cole primaire.

- Nous avons une obligation morale. - Tu sais quelle est la pire drogue ?

- C'est l'h�ro�ne. - Non, elle est l�gale.

C'est le tabac. Il tue 350 000 personnes par ann�e.

Tu sais combien la coco, le crack, l'h�ro�ne et le foin en tuent ?

Quatre mille. Veux-tu entendre raison ?

Veux-tu �tre logique, bon sang ?

Les seuls qui profitent de la prohibition...

ce sont les gangsters qui font du fric � dealer...

les politiciens qui gagnent des votes � condamner la drogue.

Et qui paie l'addition ? Toi, Rhonda Q. Pigeon !

- Je te demande pardon ! - Ce serait fini demain.

Le commerce de 200 milliards fondrait du jour au lendemain.

L�galisez la foutue came. Maintenant, apr�s ce message.

Ici Barry Champlain. Vous �coutez Night Talk.

Voici un message publicitaire. Je vais me shooter et je reviens.

Qui c'est, le cr�tin ?

Barry, Dan et moi avons de bonnes nouvelles.

Dan, pas maintenant. Faut que j'aille pisser.

Je te vois plus tard, d'accord ?

Stu, suffit les appels de base-ball et de travestis. C'est occup� ?

- J'ai cinq lignes en suspens. - Donne-moi 45 secondes.

Barry, je te pr�sente Chuck Dietz...

vice-pr�sident � la publicit�, Metrowave, Chicago.

Vraiment ? Enchant�.

Le plaisir est pour moi.

Je lis toutes les coupures de presse � ton sujet...

et j'�coute l'enregistrement de tes �missions depuis des semaines.

- Et ? - Tu es vraiment sp�cial.

- Tu es tr�s dr�le. - J'essaie de divertir.

- Je dois me d�p�cher. - G�nie au travail.

Metrowave commandite l'�mission d�s lundi au r�seau national.

Il y a des gens au caf� Humphrey pr�ts � sponsoriser au national.

Encore 30 secondes, Barry.

Un instant. L'�mission devient nationale � partir de lundi ?

Quand est-ce arriv� ? N'ai-je pas un mot � dire ?

Oui.

Nous n'en savions rien jusqu'� ce soir.

Ce n'est pas la peine de t'�nerver avant de savoir que �a marche.

Chuck sera les yeux et les oreilles de Metrowave, pour ainsi dire.

- Pour ainsi dire. - Quinze, Barry.

Retourne au micro. Nous en parlerons plus tard.

Nous parlons Larry King, d'une c�te � l'autre.

Il y a toujours une �mission fumante. Stu, trouve-moi un cath�ter.

Tr�s fumante. Nous aurons un contrat de six mois.

Vous �coutez le meilleur talk-show au Texas.

- Barry Champlain � KGAB. - Tu es au courant de �a ?

Oui. Calme-toi, Barry. La vie est d�gueulasse. Attention.

� toi.

Metrowave Broadcasting est une soci�t� g�ante...

qui se sp�cialise dans la radio.

Elle compte 357 stations affili�es...

aux �tats-Unis et au Canada.

Il y a deux minutes, j'ai re�u un coup de fil...

de l'homme qui dirige ces 357 stations...

le pr�sident de Metrowave Broadcasting.

Il m'a demand� si Metrowave pouvait vendre cette �mission...

vendre Barry Champlain � plusieurs cha�nes � compter de lundi soir.

On m'a d�j� fait de telles offres...

et on m'a demand� si je pouvais mod�rer le ton...

�tre moins cinglant et j'ai toujours donn� la m�me r�ponse :

C'est � prendre ou � laisser.

On l'a prise.

Donc, � compter de lundi...

cette �mission, Night Talk, sera diffus�e au r�seau national.

La nation sera � l'�coute.

J'esp�re que vous aurez des choses � dire. Moi, j'en aurai en tout cas.

Chet, de Mesquite, est en ligne.

All�, Chet. All� ?

- Tu te crois intelligent. - All� ?

Pourquoi parles-tu toujours de drogues et de n�gres...

et d'homos et de Juifs ?

- N'y a-t-il pas d'autres sujets ? - Tu sais ce que je d�teste ?

Je d�teste les gens qui me disent ce dont ils ne veulent pas parler.

Si tu ne veux pas parler des Noirs et des homos, pourquoi en parles-tu ?

Il semble que tu aimes en parler.

Sinon, dis-moi ce dont tu veux parler ou l�che le t�l�phone.

- Pourquoi tu ne dis pas la v�rit� ? - � propos de quoi ?

Tu sais. Les gens qui financent ton �mission.

- Tu parles des sponsors. - Ne fais pas l'innocent.

Quelle sorte de nom c'est, Champlain ?

- Annule mon vol de ce soir. - Pourquoi l'as-tu chang� ?

- Je vais rentrer demain. - Parce qu'il �tait trop juif.

- Dis-lui de m'appeler demain. - Tu te fais refaire le nez.

- C'est la m�me vieille histoire. - Allez !

- C'�tait un peu incertain au d�but. - Ton attitude me rappelle une histoire.

L'�t� dernier, j'�tais en Allemagne.

Je voulais voir la patrie d'Hitler.

Le nom d'Adolf Hitler t'est familier, Chet ?

Je sais qui est Adolf Hitler.

J'en suis s�r.

J'ai d�cid� de visiter un ancien camp de concentration pr�s de Munich :

� Dachau.

On y va par autobus, on descend � l'entr�e. �a donne le frisson.

Un �criteau au-dessus de la porte dit "Arbeit macht Frei".

"Le travail lib�re"... C'est ce que les nazis disaient aux prisonniers.

- Tu m'�coutes toujours, Chet ? - Je compte tes mensonges.

Bien. Je veux m'assurer que tu les entends.

En marchant dans ce camp, j'ai vu quelque chose au sol.

Je l'ai ramass�. Devine ce que j'ai trouv�, Chet ?

Une petite �toile de David. Tr�s vieille.

Qui sait ? Elle appartenait peut-�tre � un prisonnier.

Peut-�tre un petit gar�on arrach� � ses parents...

qu'on tra�nait � l'abattoir.

J'ai gard� cette �toile de David.

Je n'aurais pas d�, mais je l'ai gard�e. Je la garde ici sur ma console.

J'aime la prendre dans mes mains.

En fait... je l'ai justement � la main.

J'aime la tenir dans ma main pour me donner du courage.

Le courage de ce petit gar�on devant le mal qu'il affrontait...

peut m'aider � faire face aux vicissitudes de ma vie...

� faire face aux esprits born�s, l�ches, sectaires...

et intol�rants qui se cachent derri�re des appels anonymes...

pleins de haine et de m�pris.

Les gens trouillards et l�ches...

comme toi, Chet, qui me font vomir !

Continue, youpin. La vie est courte.

Stu, envoyons � Chet un four � micro-ondes.

Kent est maintenant en ligne. Oui, Kent ?

- J'ai besoin d'aide. - D�balle.

Je fais la f�te avec ma petite amie.

- Quel �ge as-tu ? - Dix-neuf ans.

- Quel �ge a ta petite amie ? - Dix-sept ans.

- Bon, raconte. - Nous aimons faire la f�te.

Quand vous faites la f�te, o� sont vos parents ?

En vacances.

Il est tellement excit�. Regardez-le.

Je pense que c'est Fiji. �a se peut ?

- Y a-t-il un endroit appel� Fiji ? - Excusez-moi. J'ai � faire.

Vos parents sont aux �les Fiji et vous faites la f�te.

Oui, c'est ce dont je veux te parler, Barry.

Nous faisons la f�te depuis deux ou trois jours.

- Je vois. - On a fum� de la coco, du crack.

Coca�ne pure.

C'est sordide, Kent. Tu fumais du crack avec ta petite amie.

- Qu'avez-vous fait d'autre ? - On a bu.

Je ne sais pas.

J'ai bu une bouteille de whisky hier parce que j'�tais parano�aque.

Jill faisait de l'acide avec des Valium.

Kent, tu dois appeler un m�decin et vous faire faire un lavage d'estomac.

- Je vais te donner un num�ro. - C'est pourquoi je t'appelle.

- Pourquoi ? - C'est Jill.

Elle dort depuis longtemps.

Elle dort et je n'arrive pas � la r�veiller.

Ne m'ennuie pas avec ces sottises. Rappelle quand tu seras d�sintoxiqu�.

- Elle devient bleue. - Elle devient bleue ?

Super. Donne ton adresse � Stu, nous enverrons une ambulance.

Donne ton adresse � Stu, l'ambulance y sera dans deux minutes.

Je vais noter ton adresse. Kent, all� ?

Je suis content que Kent soit l� et moi ici.

Nous ferons maintenant une pause commerciale.

Pizza J�richo, route 111 � l'intersection de J�richo.

Vous n'oublierez jamais leur pizza. Une pointe vous suffira pour la semaine.

J'ai vu l� un gars...

qui se coiffait avec les restes de son assiette.

Nouvelles et m�t�o apr�s la pause, puis Night Talk sera de retour.

- Voici ton courrier. - Lis-le.

Quel est le probl�me ce soir ? Tu t'es bagarr� avec ta femme ?

- Non, il n'y a pas de probl�me. - Tu me lances de vraies courbes.

- Qu'y a-t-il de mal aux courbes ? - Bizarre d'appel.

- C'est un canular. - Comment peux-tu en �tre s�r ?

Un canular. Qui est cet Henry ? Tu ne m'as pas donn� celui-ci.

Qui est Denise de Fort Worth ? Je n'ai pas eu celui-l�.

- Laura devrait peut-�tre r�pondre. - J'ai que des macchab�es.

- Tu en veux, je vais t'en donner. - Non, Stu.

Je ne veux pas de macchab�es. Je parle l'anglais ? Lis mes l�vres.

Garde le rythme, donne-moi du mat�riel pour travailler.

- Tu as du mal � me comprendre ? - Non, je n'ai pas de mal.

Comme question de fait, je te re�ois cinq sur cinq.

Bien !

Ch�ri, calme-toi. Tout est sous contr�le.

C'est moi qui suis au filet, pas toi.

Tout ce que tu as � faire, c'est d'�tre gentil.

D'accord ? Juste ce soir.

Sois gentille, Laura. C'est ta sp�cialit�.

Tu ne perdras pas, m�me avec un 15...

Jerry, je te mets en attente. Qu'est-ce qui ne va pas, Barry ?

Je ne peux pas travailler avec lui dans mon dos. Je veux qu'il se casse !

J'ai ton contrat juste ici. Prends-le et jette un coup d'�il.

Tu me l'annonces le vendredi avant que �a commence.

Tu me mets un con dans mon studio.

J'ai le sentiment d'auditionner pour mon emploi !

- Barry, calme-toi. - Tu t'en fiches.

Tu me plantes l�, tu vois comment je m'en tire.

Si �a ne va pas, on jette Barry dans les toilettes.

Je ne m'excuserai pas de t'avoir trouv� un cr�neau au r�seau national.

J'ai travaill� fort sur cette affaire et j'en suis plut�t content.

Si tu ne l'es pas, nous d�chirons le contrat...

et renon�ons au r�seau Metrowave.

Grave erreur, vieux.

Le risque en vaut la peine, l'�mission est bonne.

Tu es bon.

Et on en sera retourn� partout o� on t'entendra.

Dietz fait partie du march�. Prends-le avec le sourire.

Tu fais ton boulot, je ferai le mien.

As-tu pass� Sani Clean avant les nouvelles ?

- Oui. - Tu suis ton horaire ?

- Un Harry, un Firestone, un logo. - Ils sont tous pr�ts.

Ne t'�nerve pas. C'est un soir �trange.

Il n'y a rien d'�trange � cela. Depuis quand travailles-tu ici ?

- Quatre mois. - Depuis quand couches-tu avec lui ?

- �coute, Ellen. - Je voulais te remonter le moral.

Metrowave veut diffuser l'�mission au r�seau national.

- Oh, mon Dieu ! � Chicago aussi ? - Oui, � Chicago aussi.

- Ce n'est pas si simple... - Tu dois �tre excit� !

Oui, bien s�r que je le suis.

Il y a ce type de la compagnie qui me surveille ici.

- Je raccroche tout de suite. - Dis-lui que tu me parles.

Dis-lui que c'est moi.

J'adore les nuits comme ce soir. C'est vraiment �a le truc.

Ou on s'y fait, ou on fout le camp.

C'est ce qu'ont fait sa femme et les deux r�alisateurs pr�c�dents.

Mais Stu est rest�, n'est-ce pas ?

Je n'ai pas � le supporter. Je ne suis pas sa femme.

Non, mais moi, je le suis.

Ce n'est pas le meilleur moment pour moi de te parler.

Oui, oui. Je suis d�sol� d'appeler si tard.

- Mais c'est important. - Barry, 20 secondes.

J'ai besoin de toi. Je ne t'ai jamais rien demand�...

Peux-tu venir � Dallas ce week-end, jusqu'� mardi ?

- Quoi ? - Je veux quelqu'un � qui je me fie.

C'est important.

Attends !

- Je ne pense pas qu'il m'y laissera. - Laisse tomber.

Laisse tomber. Ne viens pas.

Il a r�pondu "La nuit qu'il n'est pas rentr�".

- Non, �a arrive tout le temps. - Ellen ?

Je r�fl�chis, d'accord ?

Cinq, Barry.

D'accord. Dimanche ? Tu me prends � l'a�roport.

- Micro, Barry. - Oui, j'y serai.

J'y serai. Je dois te laisser. Au revoir.

Les lignes sont ouvertes et nous attendons vos appels...

au 555-TALK.

Bob, quel soulagement ! Comment vas-tu ce soir ?

Super. Tr�s bien, merci.

J'esp�re que tu n'es pas trop occup� pour prendre mes appels.

Aucune �mission n'est compl�te sans ton appel. Comment vont les jambes ?

Elles sont bien... un peu de douleur... mais tu sais ce que je dis ?

Quand on te donne des citrons, tu fais de la limonade.

- Ce qui est fait est fait. - �a ne sert � rien de r�ler.

On ne peut perdre ce qu'on n'a jamais eu.

On ne sait pas ce qu'on a avant de l'avoir perdu.

Donc, ne perds pas espoir. �a passera.

C'est aujourd'hui le premier jour du reste de ta vie.

Oui, et il fait toujours noir avant l'aube.

Bob, puis-je...

On croit qu'il n'y a rien de pire qu'�tre clou� � un fauteuil roulant.

Ce n'est pas mon point de vue.

J'imagine que le pire au monde serait...

de ne pas reconna�tre ce qui nous arrive de bon chaque jour.

Le sourire des enfants, les jardins en fleurs...

le chant des oiseaux perch�s sur des branches bourgeonnantes.

Le lever du soleil chaque jour est d�j� un miracle.

Je suis absolument d'accord, surtout � propos du soleil.

Nous sommes d�bord�s par nos petits ennuis et oublions l'essentiel.

Oh ! J'oubliais autre chose dont je suis reconnaissant.

- Qu'est-ce que c'est ? - L'�mission de Barry Champlain.

Merci, Bob. Il faut courir.

- Tu ne peux pas, mais nous, si. - Encore une chose.

- Tous les oeufs dans le m�me panier. - Un tien vaut mieux...

Bonsoir. Et nous avons...

Debbie, tu es l� ? Baisse ta radio. Cesse de pleurer.

Eh bien, je suis Noir.

Bravo. Qu'est-ce que tu veux ? Une m�daille ?

Non, ne te moque pas de moi comme tu fais des autres.

"Va au diable" Je veux que tu saches...

que j'aime ton �mission et que j'aime les Juifs.

Eh bien, j'aime les Noirs. On devrait tous en poss�der un.

Ce que je veux dire...

c'est que j'ai beaucoup d'amis qui sont Juifs.

- Vraiment ? Combien ? - Trois ou quatre.

- Ce n'est pas beaucoup. - Ils sont tr�s bien.

Ils sont instruits et habiles en affaires.

John, tu l'ignores peut-�tre, mais tu ne peux adh�rer au B'nai B'rith.

Tu es Noir. Sais-tu ce que les Juifs pensent des Noirs ?

Ils vous d�testent ! Ils traversent la rue pour vous �viter.

Tu sais les taudis de Dallas o� les rats bouffent les b�b�s ?

Ces taudis appartiennent aux Juifs et tu les aimes ? Es-tu l'oncle Tom ?

Que sais-tu de l'oncle Tom ? Je pense que la fraternit�...

Je me fiche de ce que tu penses ! Tout le monde s'en fiche !

Tu sais pourquoi ? Parce que tu baises le cul du ma�tre.

Tu m'appelles pour me faire croire que tu aimes les Juifs.

Tu mens. Tu les d�testes. Tu me hais !

- Je ne baise le cul de personne ! - Bien s�r que si !

Tu me baises le cul maintenant. Sinon, tu me raccrocherais au nez.

- Je ne veux pas raccrocher ! - Alors, je le ferai pour toi.

Night Talk. Debbie, � toi.

C'est Debbie encore.

Oh, Debbie. Oui.

La fille aux longs cheveux, ma reine zombie, mon fantasme.

- Comment vas-tu, ma belle ? - Mal.

Je pensais � ce que tu disais.

- Je veux te demander une chose. - Oui ?

- Qu'est-ce que j'ai ? - Quoi ?

Chet rappelle. Debbie a �t� � l'antenne deux fois. Tu ne devrais pas lui parler.

- Je sais quoi faire. - C'est trop important...

Je ne ferai pas des pieds et des mains ce soir juste � cause de ce...

Dis-lui de la mettre en ligne.

Oui, Debbie, �coute. Tu devrais voir dans quel �tat je suis.

Rien qu'un chirurgien plastique ou un verre de cyanure ne saurait r�gler.

Je veux dire, tu es jeune. Tu as la vie devant toi.

Pourquoi ne vais-je nulle part ?

Eh bien, tu dois te lever d'abord.

Je veux dire, chaque voyage commence par un premier pas.

- Tu dois foncer, ma chouette. - R�fl�chis.

Comment suis-je cens�e d�m�nager � Houston ?

�coute, Debbie.

Tu as deux bras et deux jambes ?

Es-tu aveugle ?

Tu as un nombril ?

- Deux nombrils ? - Non, j'en ai un.

Tu en es s�re ? As-tu v�rifi� r�cemment ?

- Oui, j'en ai un. - Tu vas t'en tirer.

Tout ira tr�s bien.

Et nous avons... Chet de Mesquite en ligne. Chet ?

Maintenant tout le monde au pays peut entendre ta grande gueule.

Chet, c'est charmant de t'entendre encore une fois.

Ne devrais-tu pas faire br�ler des croix ou agresser des enfants ?

- Je pr�f�re te parler. - Et si tu entra�nais des pitbulls ?

Tu te crois intelligent.

As-tu eu le colis que j'ai envoy� � la station ?

Le colis ?

- Tu l'as eu, je le sais. - Tu m'as envoy� un pr�sent ?

Je ne savais pas si je devais utiliser un minuteur ou non.

Tu le d�couvriras quand tu l'ouvriras.

Tu me dis que tu as envoy� une bombe par la poste ?

Emball�e dans du papier brun. Je sais que tu le regardes.

Tu prends du C4 que tu m�les...

avec des �crous et des boulons et �a fait le travail.

C'est int�ressant. Je ne l'ai pas re�u.

- Tu es s�r d'avoir la bonne adresse ? - Tu l'as eu.

� ta place, je dirais � ma jolie assistante d'appeler la police.

L'�quipe de d�minage y sera dans dix minutes.

Pourquoi devrais-je appeler l'�quipe de d�minage, Chet ?

Parce qu'un plouc born� me parle d'une bombe dans mon courrier ?

- Rira bien qui rira... - Ta gueule !

Night Talk. Denise, tu es en ligne.

- J'ai peur, Barry. - De quoi as-tu peur, ch�rie ?

Rien de particulier, mais d'autre part...

partout o� je vais...

Je vois. Oui ?

Barry, tu sais, nous avons...

un broyeur d'ordures dans l'�vier de cuisine.

Dis � Dan que mon courrier m'appartient.

- Ce n'est pas dr�le. - C'est mon affaire.

... tombe dans le broyeur. Tu sais ce que �a fait ?

Tu dois plonger la main dedans...

pour retirer ce qui le bloque.

- Sais-tu ce qui peut �tre l�-dedans ? - Tu n'appelles pas les flics, j'esp�re.

Si tu les appelles, je serai vraiment furieux.

Raccroche ou je m'en vais.

- Tu ne peux m�me pas voir. - Ne perds pas mon temps.

- Raccroche ou je fous le camp ! - �a pousse l�.

- Raccroche ! - �a te colle � la main.

La salmonella, la levure, le cancer, m�me le rhume. Qui sait ?

Mais, Barry, m�me sans tout cela, si...

Je dis seulement si...

Si le broyeur se mettait en marche tandis que j'y ai la main ?

- Et �a tourne et �a tourne... - Denise, dis-mois une chose.

Tu me dis que tu as peur du broyeur dans l'�vier de cuisine de ta m�re ?

Ce n'est pas seulement le broyeur � ordures.

J'aime les choses propres, Barry.

Combien de fois �a arrive ?

Deux fois depuis que je suis ici.

... les maisons de la rue. On savait qui vivait dans la rue avant.

Maintenant toutes sortes de gens habitent ici...

Des �trangers qui ont des accents.

- Sont-ils hygi�niques ? - Pourquoi ne pas le leur demander ?

Ce serait une gentille id�e d'aller frapper...

� la porte d'une maison...

mais si un tueur fou y habitait ?

Si Ted Bundy y habitait ?

S'il �tait assis � l'int�rieur regardant la t�l�vision...

et que je me pr�sentais � la porte ?

"Mais bien s�r, entrez, Denise, je vous en prie", dirait-il.

C'est pourquoi je ne frappe plus � la porte de maisons d'�trangers.

Je garde les portes ferm�es � cl�, mais �a ne r�gle rien.

Tu n'emp�ches pas un avion de s'�craser sur ta maison, non ?

"Je sais o� tu habites." On me livre du courrier non sollicit�.

"Je te connais de vue. Tu es mort." Un sid�en aurait pu l�cher le timbre.

Ma m�re menace ma vie en insistant pour sortir.

O� va ta m�re ?

Barry, savais-tu qu'il y a une temp�te de poussi�re en Californie ?

Elle transporte des spores, et ces spores...

p�n�trent les poumons et le syst�me sanguin...

elles poussent et tuent les gens.

Air �trange. Air �trange, Barry.

J'entends la cl� de ma m�re...

Air �trange. Eh bien, euh...

Cela conclut un autre �pisode palpitant avec l'homme que vous aimez aimer.

Il faut rentrer maintenant et nourrir le poisson rouge.

Restez � l'�coute ce week-end, lundi nous serons diffus�s...

sur plusieurs cha�nes et Dallas aura des relations orales...

avec le reste des �tats-Unis.

Ne quittez pas.

Si vous �tes malades de la t�te ou suicidaires...

le docteur Sheila Fleming se fera un plaisir de vous conseiller.

Si vous �tes normal, heureux et �quilibr�, fermez la radio.

Ici Barry Champlain, qui vous dit � lundi et vous rappelle que...

la bave du crapaud atteint la blanche colombe.

Il est temps de le sangler pour sa th�rapie du week-end.

Mais Barry Champlain sera de retour � Night Talk lundi...

� KGAB, Dallas.

Barry, mon vieux. Qu'est-ce qui t'arrive ?

L'instructeur est ici.

Tu vas dire quelques mots et lui remettre la coupe...

et ensuite il parlera.

Tu seras pr�sent� par Mel dans la cabine.

Entendu. Tu as �cout� l'�mission, Dino ?

Bonne �mission. Super.

Je n'ai jamais eu cette photo autographi�e que tu m'as promise...

pour accrocher dans mon restaurant.

- Tu devais me l'envoyer le mois pass�. - �a m'est sorti de l'esprit.

Quel esprit ? Qu'est-ce qui est plus important que Dino ?

Je vais te l'envoyer d�s demain matin.

Ne te donne pas de mal pour moi.

- Il n'y a pas de mal. - O� est-il ?

Le voici.

Ne t'�loigne pas. Tu es le meilleur, Barry !

- Au revoir. - � plus tard.

- Il est super, hein ? - Tu parles.

- Il te prend pour le bon Dieu. - Qu'est-ce qui t'a mordu au cul ?

Tu es emmerd�e parce que je dis d'envoyer une photo...

alors que c'est ton boulot.

Je suis furieuse que tu ne m'aies rien dit, sauf me donner des ordres.

Nous travaillons ensemble. C'est normal. Je suis le patron. Je donne des ordres.

C'est plus que �a. Tu as toujours l'air d'�tre en col�re contre moi.

- Vous �tes Barry Champlain, non ? - Oui.

- Puis-je avoir un autographe ? - Bien s�r.

- Voici. - Merci infiniment.

J'adore votre �mission.

D'accord, au revoir.

De retour dans la cage.

J'�coutais ton �mission quand j'�tais au lyc�e.

J'�tais cens�e faire mes devoirs, et...

Tu veux adresser un mot � Joe Bob, s'il te pla�t ?

Bien s�r.

Tu aurais d� appeler. J'aurais �t� te border.

Merci, Barry. Dieu te b�nisse.

Dieu te b�nisse, Joe Bob.

La diffusion nationale est importante. Travaillons ensemble.

Fais un peu plus attention autour de Dietz.

C'est une grosse affaire, Barry.

- D'accord. - Je n'essaie pas de t'amadouer.

Je d�teste �a, quand je te parle � titre de r�alisatrice...

tu me traites comme ta copine...

et quand je te parle en copine, tu me traites comme ta femme.

Je ne suis pas le fil de cette conversation.

Nous travaillons ensemble, nous couchons ensemble. C'est tout.

Je ne savais pas qu'en te fr�quentant, je fr�quenterais un guide pratique.

Si je suis f�ch�, c'est ma nature.

Pour le meilleur ou pour le pire, c'est ce qui m'a men� o� je suis.

Si �a te semble dur de l'ext�rieur, sois contente de ne pas �tre moi.

Il faut que je sois cingl�e pour me bagarrer avec toi.

T'es un peu grincheuse aujourd'hui ? C'est �a, le probl�me ?

Excusez-moi. �tes-vous M. Barry Champlain ?

Peut-�tre.

Puis-je vous demander un autographe ?

Tu fais un super boulot � l'�mission.

- Je ne pourrais la faire sans toi. - Merci.

J'�coute votre �mission r�guli�rement.

Je pense que vous �tes malade, mal engueul�, d�go�tant...

et que vous donnez la naus�e � votre public 365 jours par an.

On voit que le public est masochiste de m'�couter 365 jours par ann�e.

Je ne sais pas pourquoi votre �mission reste sur les ondes.

Les gens que je connais la d�testent et moi, j'ai envie de jeter ma radio.

Si vous d�testez l'�mission, pourquoi l'�coutez-vous ?

Parce que j'attends la bonne �mission qui la suit.

Vous attendez l'autre �mission ? Il y a 30 autres �missions � Dallas.

C'est la mienne que vous �coutez. C'est plein de sens.

Je vous plains et je pense que vous devriez avoir honte.

- Vous n'�tes qu'un minable. - Je devrais avoir honte ?

Au moins je ne m'exhibe pas en public � moiti� gel� faisant l'idiot.

Vous n'�tes pas cr�dible. Vous aimez ce que je fais. Vous avez besoin de moi.

Vous n'avez pas le sens de l'humour, vous ne pouvez pas aimer l'�mission.

Vous �tes une perdante, comme tous ceux qui n'ont pas le sens de l'humour.

Vous faites d�finitivement partie de ce groupe. Au revoir.

En plus...

Mais qu'est-ce qui t'arrive ?

Qu'est-ce que tu as fait ? Qu'est-il arriv� � ton costard ? Merde.

D'accord, �a ira.

Viens, allons-y.

Nous sommes ici pour une chose tr�s importante et excitante...

et je pense que vous savez de quoi je parle.

Qui est pr�t pour un nouveau d�part ? Que diriez-vous du football Mustang ?

C'est ce que je pensais.

Je vous pr�sente celui qui prendra charge du football ici au SMU...

notre vedette de la radio KGAB... l'homme que vous aimez aimer...

mesdames et messieurs, M. Barry Champlain !

Merci.

En venant ici ce soir, je...

Je d�couvrais que...

Ils m'aiment. Ils m'aiment vraiment.

Mesdames et messieurs, un peu de calme.

Un genre de bienvenue diff�rent de ce que je connaissais.

- All� ? - C'est Dan. Barry est l� ?

Ne quitte pas.

C'est Dan.

Je t'ai r�veill� ? Je suis d�sol�.

Non, je me l�ve toujours dix heures avant le travail.

C'est dimanche, tu as cong� d'autod�rision.

Tu as dit que tu ne voulais pas Dietz derri�re toi. Nous avons pris un verre.

C'est un gars brillant. Il t'aime, il aime l'�mission.

- Tu devrais parler un peu avec lui. - Est-ce qu'il me donnera des ordres ?

J'ai pens� que ce serait ta r�action et j'ai organis� un brunch dimanche.

- Quoi ? - Il a de bonnes id�es, Barry.

Il ne saurait reconna�tre une id�e si elle rampait sur son genou.

Ne monte pas sur tes grands chevaux.

Nous avons d�cid� d'�tablir des r�gles avant d'aller sur le r�seau national.

Des r�gles ? C'est quoi, Dan ? Une station radio ou un a�roport ?

- Ta gueule. - Non, je ne t'�couterai pas.

Je savais d�s l'instant o� ce cannibale est venu en studio que j'�tais mal pris.

Quelle diff�rence �a te fait ? C'est qu'une �mission, non ?

Dis-tu que je m'en fiche ? Personne n'y tient plus que moi.

- Personne. - Je ne veux pas l'entendre.

J'entrerai demain soir et je ferai la m�me �mission que tous les soirs.

- Et foutre l'affaire en l'air. - Si c'est ce que �a veut dire, oui.

Je fais mon �mission ou pas du tout. Au revoir.

Il faut que j'aille pisser.

- Est-ce que Barry est l� ? - Qui parle, je vous prie ?

�coutez, je suis press�e. Puis-je parler � Barry ?

Barry, t�l�phone encore ! C'est une femme !

- Prends le num�ro. Je la rappellerai. - Il va vous rappeler.

C'est un t�l�phone � pi�ces. Je ne peux rappeler. Qui parle ?

�coutez, dites � Barry que je suis son ex-femme.

C'est un t�l�phone � pi�ces. C'est ton ex-femme.

Merde.

- Passe-la-moi. - Je suis � l'a�roport.

- Quel a�roport ? - Dallas. C'est dimanche.

- Tu m'as dit de venir. - Super.

Es-tu trop occup� pour venir me chercher ?

Oui. Non, je ne suis pas trop occup�. Je faisais juste un peu de travail ici.

Qui a r�pondu au t�l�phone ? Je croyais que tu �tais seul.

Ce n'est que ma secr�taire. �coute, Ellen, sur quelle ligne es-tu ?

American Airlines. Peut-�tre devrais-je repartir ?

Non, reste l�. Je te vois dans 20 minutes, d'accord ?

- Tu fais mieux d'�tre l�. - Oui, je te vois dans 20 minutes.

- �a va ? - �a va. Je te vois dans 20 minutes.

D'accord. � tout � l'heure.

Je dois aller la chercher.

O� sont mes chaussures ?

Quoi ? Ne me regarde pas comme �a.

Allez. Elle veut �tre ici pour la premi�re nationale.

Dois-je le lui refuser ? Hein ?

Qu'est-ce que Dan voulait ?

Il veut que j'aille baiser le cul de Dietz.

Je lui ai dit de baiser mon micro.

�coute.

Peux-tu faire un petit m�nage ici avant de partir ?

O� sont mes godasses ?

Je t'appelle plus tard, d'accord ?

- Tu as l'air bien. - Merci.

- Tu as l'air super. - Tu as l'air bien aussi.

- Sauf tes v�tements froiss�s. - Sauf... Tu me manques, et alors ?

- Qu'est-ce que tu deviens ? - Je d�teste que tu m'appelles si tard.

Lou est furieux contre moi, je me suis bagarr�e.

- Je me suis bagarr�e avec Lou. - Tu es trop bonne pour Lou.

Ne commence pas, Barry. Barry, ne commence pas.

- Tu vas au gym ? - Tu es con. Excuse-moi ?

Tu vas au gym ou un truc du genre ?

- Pourquoi ? - Tu as l'air en super forme.

Je t'ai quitt�. Je suis en forme parce que je t'ai quitt�.

Merde. Je m'accorde un peu de temps.

Je travaille aussi. Personne ne me fait marcher � la baguette.

Ellen ceci, Ellen cela. Je veux ceci, je veux cela.

- Je n'ai pas travaill� pour toi... - Tu lui apportes sa bouffe.

C'est �a fondamentalement ?

- Ne commence pas. - Un autre plat de spaghetti.

Tu es si provocateur.

Pourquoi il ne va pas au gym ? Il ne fait pas dans la porte.

Bien s�r. Barry !

Je n'ai pas de rancune envers Lou.

Je suis content qu'il ait de la veine.

Je suis content qu'on te traite bien pour faire changement.

J'ai du temps pour moi. C'est comme, tu sais...

Quand j'�tais avec toi, je passais mon temps � prendre soin de toi...

et Lou des fois prend soin de moi.

Je ne sais pas. C'est un mode de vie diff�rent.

Tu es comme un carnaval...

et lui, c'est du lait homo.

Pourquoi tu me regardes ?

Tu me manques.

Tu me manques aussi.

Quelle emprise tu as sur moi ?

L'amour.

Je suis d�sol�. Je ne suis pas cens� dire cela. J'ai oubli�.

Barry, que veux-tu que je fasse ? Redevenir amoureuse de toi ?

- C'est ce que tu veux ? - Je ne veux rien.

Tu es l�. C'est tout ce que... Je suis content que tu sois l�.

Je... Je ne sais pas... Je dois me rendre au bout de la journ�e...

et demain...

et je ne peux passer mon temps � revenir en arri�re.

Je... Tu sais, tu as du succ�s.

Tu sais, l'important, c'est que tu commences � t'aimer.

Tu r�ussis. Tu es bon. Tu es merveilleux.

Tu dois le sentir et savoir que tu dois avoir une vie.

Trouve quelqu'un avec une �me.

Ne tombe pas amoureux d'un corps de fille.

Tu aimais le corps de cette fille, n'est-ce pas ?

- Je me suis fait prendre. - Oui, quoi faire ?

Tu aurais peut-�tre d� rester chez ta m�re ce jour-l�.

Tony, ajuste-le bien � la taille.

Le juge veut �tre �l�gant pour sa dame.

Ces revers ne me semblent pas convenir � une remise de prix.

Tout le monde portera ces revers dans un an.

Attendez de voir. Il vous faut une chemise.

Qu'est-ce que vous pensez du prochain r�f�rendum ?

- J'allais te le demander. - Parfait. Je vous la donne.

- Un cadeau de Teddy et moi. - C'est tr�s gentil.

Vous faites ressortir mon c�t� f�minin. Vous �tes superbe.

Salut, mon beau.

Tony, montre au juge o� sont les cabines d'essayage.

- Je vais raccourcir ceci pour vous. - Merci.

Tu as fait du shopping ? As-tu achet� des dessous transparents ?

Je pensais qu'on d�jeunerait.

J'aimerais, ch�rie. Je d�jeune avec le juge.

Il va me r�gler ce probl�me de zonage pour la bo�te de nuit.

D'accord, le travail d'abord. D�ner alors ?

Je ne peux pas. Moe Thompson.

Pr�sident du conseil de ville. On enterre sa vie de gar�on.

Assure-toi qu'il n'y a pas de femmes.

Demain soir, toi et moi, d�ner, juste nous deux. Au Caprice ?

- Promis ? - Promis.

- Fleurs ? - Nappe.

- Trio de mariachis ? - Musique. Quoi, Vince ?

J'ai quelqu'un � te pr�senter. Devine qui c'est. Allez, devine.

Je n'ai pas id�e. Ton cousin ?

Non. Quel farceur ! Jeff, dis quelque chose.

- C'est l'heure du chien savant ? - Je r�duis du quart.

Vous �tes de l'histoire ancienne. Vous �tes � Talk of the Town.

Vous �tes Jeff Fisher.

Dans ma boutique. Incroyable. Je suis un fervent de votre �mission.

Vous �tes g�nial. Je vous imaginais diff�rent.

- Comment, grand, avec des �perons ? - Oui.

- C'est ma femme, Ellen. - Enchant�e.

Les gens les plus fous appellent cette �mission.

J'ai parfois envie d'appeler.

Vous �tes trop timide, hein ? �a se voit.

- Ne suis-je pas un de ses fid�les ? - Il croit que vous �tes le bon Dieu.

- Merci, monsieur. - J'aimerais bien votre photo pour ici.

Je vous en enverrai une. Vous avez toute une voix.

- Ma voix ? - Avez-vous d�j� fait de la radio ?

- J'ai pens� faire de la radio. - Je suis en retard. Faut que j'y aille.

�coute, Vince, envoie la veste chez moi.

- Quel est votre nom ? - Barry. Barry Golden. Oui.

Si vous passez dans le quartier, venez � la station.

Je vous ferai visiter, vous laisserai dire quelques mots...

vendre des costards, faire de la pub.

Ma secr�taire enverra la photo. N'oublie pas les manches. Enchant�.

Au revoir !

Nous parlons de fantasmes amoureux.

Avec qui aimerais-tu avoir une liaison amoureuse ?

Je suis avec notre bon ami, Barry. Quel est ton nom cette semaine ?

- Champlain. Barry Champlain. - Barry Champlain est ici...

et il a dit "sa femme".

L'id�e est de fantasmer avec des femmes c�l�bres...

� moins que ta femme ait circul� plus que je pense.

Allez, ta femme n'est pas � l'�coute, non ?

Avec qui aimerais-tu vraiment avoir une relation intime ?

- Je trouve Marie Osmond tr�s sexy. - En voil� une pour Marie Osmond.

- En cuir noir, oui. - Le poisson du studio rougit.

Elle est le sexe incarn�, vieux. Elle est mormone, n'est-ce pas ?

Les mormons croient � la bigamie. Marie, je t'�pouse sur-le-champ.

Viens � la station. J'ai envie de toi, Marie.

Nous prenons un autre appel. Oui, vous �tes � Talk of the Town.

Vous savez ce que je pense ? Vous �tes des lib�raux gauchisants.

Voil�. �tes-vous homosexuels ? Est-ce ce que vous l'�tes ?

Tu sais ce que tu es, mon ami, tu es de l'histoire ancienne.

Minute. Il soul�ve un bon point.

C'est vrai, en effet, Jeff Fisher et moi sommes amants.

Nous le sommes depuis 15 ans. Nous nous tenons la main en ce moment.

- Vous aimez les n�gres aussi. - Oui, de quelle race �tes-vous ?

Je suis blanc et fier de l'�tre.

D'un Blanc � un autre, laissez-moi vous demander.

Savez-vous combien les Am�ricains blancs d�pensent chaque ann�e en cr�me solaire ?

165 millions de dollars.

C'est beaucoup d'argent juste pour bronzer.

Vous savez pourquoi ils veulent bronzer ? Jeff, sais-tu pourquoi ?

- Passons � un autre appel. - C'est une question int�ressante.

Ils veulent bronzer parce qu'ils aimeraient �tre noirs.

- Pourquoi ils veulent �tre noirs ? - Cette question et d'autres...

Ils sont sexuellement inf�rieurs.

T'es une tapette avec de la gueule. Voil� ce que tu es.

- D'accord, d'accord. - Tu es une r�gression atavique...

C'est un rod�o texan. Nous les arroserons � la lance...

et reviendrons apr�s cette pause commerciale.

Quand je dis "coupez", tu cesses de parler.

Nous en avons d�j� discut�. Tu es amusant et le public t'aime...

mais je ne perdrai pas ma licence pour cette merde.

- Pourquoi perdrais-tu ta licence ? - � cause des normes et pratiques.

- Jeff, prends la sept. - Merci.

Normes et pratiques, tu sais ce que c'est ?

Oui.

Oh, il est dr�le, oui.

Oui, d'accord, oui, bien s�r.

Il vend des costards.

Demain � 10 heures ?

Je vais lui demander. Ne quitte pas.

Peux-tu rencontrer le patron demain matin � 10 heures ?

- Pourquoi ? - Ce que je ferais, c'est...

une piscine et un sauna...

Ennuyant. Allez, tu peux faire mieux que �a.

Ligne quatre. Nancy, que ferais-tu avec un million de dollars ?

Barry, j'adore ton �mission.

Envoie-moi tes mesures et une photo � poil et je te reviens.

Ligne un, Frank � Grapevine. Oui, Frank ?

- Je suis Chicano... - Bravo ! Je suis Juif.

- C'est s�rieux, vieux. - Mauvaise �mission.

�coute, Stu, je n'ai pas eu une seule bonne r�ponse de la soir�e...

� cette question.

Allez, messieurs dames, donnez-moi une bonne r�ponse.

- Oui, ne quittez pas. - Je vais vous punir.

D'accord, allons �...

Tiens, parle � Barry. Allez, parle � Barry.

Dis quelque chose, n'importe quoi. Pr�te ? Dis quelque chose.

- Dis quelque chose. - Euh, oui, je m'appelle Cheryl Ann.

Qu'est-ce que tu ferais avec un million, Cheryl Ann ?

Si j'avais un million de dollars, j'ach�terais une station de radio...

et je ferais mon talk-show...

pour ne pas avoir � entendre ta voix.

Si tu hais tant ma voix, pourquoi tu ne changes pas de poste ?

- Je ne peux pas. - Pourquoi pas ?

Je suis en prison et le directeur choisit les �missions que nous �coutons.

- Bien. - Tu mens. Tu aimes ma voix.

- Je d�teste ta voix. - Tu adores ma voix.

C'est un cas d'amour et de haine. Tu ne te lasses pas de ma voix.

- Allez, admets-le. - Tu brasses du vent !

Si tu n'aimes pas ma voix, raccroche. Allez, raccroche.

Tu m'adores. Allez, raccroche. Raccroche !

Je te d�teste, Barry Champlain !

Merveilleux. J'adore.

Pas assez bien, messieurs dames. Vous me d�cevez encore une fois.

Pour cela, je dois vous punir.

Voici les Bee Gees et celle-ci est pour toi, Cheryl Ann...

"Saturday Night Fever" dix fois de suite.

C'est le meilleur appel en deux semaines, je le jure.

C'�tait super, ch�rie. Cheryl Ann doit appeler plus souvent.

Le public en raffole, Barry. Tu as lu l'article dans le journal ?

Qu'il me faut un garde du corps ? Super publicit�.

Tu le veux dix fois en ligne, tu es s�rieux ?

Non, seulement trois fois. Je reviens dans une minute.

Superbe �mission. J'adore.

Ici ?

- C'�tait super. - Le baiser ou l'appel ?

Dan m'a annonc� une bonne nouvelle.

Il me donne le cr�neau de 10 heures.

Il engage un r�alisateur juste pour mon �mission.

- Barry, c'est merveilleux. - Oui. Tu veux le boulot ?

Tu serais la plus qualifi�e. Tu es brillante, travailleuse...

tu fais tout ce que je te dis.

Barry, je pense que tu ferais mieux de prendre quelqu'un d'autre.

- Ce n'est pas une bonne id�e. - C'est une id�e g�niale.

Allez, tu dois le faire.

- Non, je ne pense pas. - Allez, j'ai besoin de toi.

Barry, si je travaille pour toi, �a g�chera le plaisir, tu sais ?

Il y aurait beaucoup de tension. Notre m�nage peut en souffrir.

Au diable notre m�nage ! Allez, c'est important. J'ai besoin de toi.

Tu ne veux pas t'assurer que l'�mission est la meilleure ?

- Tu rigoles ? - Non, je ne rigole pas.

Tu as dit "Au diable notre m�nage !"

Je rigole.

�a devient vraiment assommant. J'en mets un autre, d'accord ?

Je pensais juste que...

Laisse tomber.

Je suis tr�s fi�re de toi.

C'est merveilleux pour toi.

Viens, d'accord ?

Viens. D'accord ?

Je ne veux pas aller dans l'�vier.

- Faites-vous la f�te ? - Oui, une f�te d'�vier.

Salut. Ma m�re n'�tait pas bien, j'ai d�cid� de rentrer.

Je croyais que toi et ta m�re �tiez...

Que faites-vous tous les deux ?

- Je fais mieux de revenir. - Barry, reviens.

Tu m'as gard�e debout.

Theresa, viens ici. Viens avec Stu...

faire un sandwich avec Mimi et Stu.

Tu en veux un ?

�a rappelle des souvenirs.

Un tas de changements. Je suis plus gentil, je fais plus de fric...

et je ne raccroche qu'une fois sur sept.

... avec M. Popularit� de Dallas, Barry Champlain.

Ici Sidney Greenberg, vous rappelant que ce n'est pas tant ce que gagnez...

que ce que vous rapportez � la maison.

- Comment est Chicago ? Tu as l'air bien. - Toi aussi.

Ellen, que fais-tu ici ?

Je viens � la premi�re de Barry.

Nous n'avons que deux minutes. Tu permets que je te vole Barry ?

Tu sais o� est le salon vert. Prends un caf�. On te rejoint.

Bien s�r. Au revoir.

- Bonsoir, Barry. - J'ai deux minutes. Qu'y a-t-il ?

Je serai bref. Je sais que tu as une �mission � faire.

Barry, nous avons de petits probl�mes d'horaire...

� propos du r�seau national.

Nous devrons retarder la premi�re d'au moins deux semaines.

Salut, Stu.

�a alors ! Je savais que tu te pointerais.

Laisse-moi te regarder. Prends-tu des pilules pour rajeunir ?

- Tu viens dans ma cr�che ? - Tu dois �tre excit�.

J'ai du mal � me contenir. Tu rigoles ?

J'ai dit � ma m�re que nous serions entendus dans tout le pays.

"Oh, Stuart, c'est magnifique. Quel pays ?" m'a-t-elle demand�.

- C'est bon de te voir. - C'est bon de te voir aussi.

Je suis Laura Nicholson. Je vous ai parl� au t�l�phone.

Enchant�e de vous conna�tre. Vous �tes la secr�taire de Barry.

Non, r�alisatrice. Nous sommes � l'antenne dans quelques secondes.

- Allons-y. - Du c�ur...

du plus grand �tat am�ricain...

c'est l'heure du talk-show le plus populaire de Dallas, Night Talk...

avec Barry Champlain.

Les lignes de KGAB sont ouvertes et pr�tes � recevoir vos appels...

"Sur les ondes" � 555-TALK.

- Enchant�. - Moi aussi. N'est-ce pas excitant ?

J'apprends une terrible nouvelle.

Night Talk ne sera pas diffus� au r�seau national ce soir...

� cause de l'inefficacit�, la n�gligence et la bureaucratie...

habituelles de la grande entreprise.

Je viens d'�tre inform� d'un probl�me d'horaire.

Rien de personnel, rien de logique, tout simplement les affaires.

L'�mission sera au r�seau le mois prochain ou la semaine prochaine.

Personne ne semble le savoir. Je suis d�sol�.

J'ai le sentiment de vous avoir laiss� tomber, chers auditeurs.

J'ai assez de m�tier pour savoir qu'on peut perdre une bataille...

et quand m�me gagner la guerre.

Night Talk garde sa raison d'�tre, une norme � respecter...

et je ne vous laisserai pas tomber sur ce point.

Cette �mission consiste � dire ce qui doit �tre dit.

C'est ce que nous ferons ici ce soir.

Ce soir, tout est permis.

Je veux vous entendre. Je veux savoir le fond de votre pens�e.

- Tout est permis. Composez 555-TALK. - Je suis d�sol�.

La porte est ouverte. Allez-y sans retenue.

Night Talk.

Jerry, de Rockwell, j'�coute.

Barry, as-tu d�j� eu un seul doute...

� propos de l'Holocauste ?

Je crois qu'on a d�j� eu cette conversation.

Quand tu lances ces accusations et remets l'Holocauste en question...

tu devrais citer des faits et les faits sont disponibles.

Nous aimerions nous asseoir et en d�battre avec toi.

Je vois. Qui c'est, nous ? Je parle � un nous ou un tu ?

Eh bien, Barry, nos convictions sont organis�es...

de la m�me fa�on que celles des sionistes le sont.

Nous pourrions en d�battre, ce serait facile et tr�s simple.

En fait, ce serait beaucoup plus simple pour vous...

de contacter le mus�e de l'Holocauste � Washington.

On vous enverra les noms des Juifs tu�s durant la Seconde Guerre mondiale.

On a tous ces renseignements. Si quelqu'un a fait une erreur...

Six millions sont morts, dit-on. C'est peut-�tre cinq ou sept millions.

C'est peut-�tre deux aussi.

Est-ce la question ? Deux millions d'innocents morts ?

Pourquoi un seul innocent devrait-il mourir, Juif ou non-Juif ?

D'accord, Barry, mais les sionistes misent sur cette question...

et la culpabilit� du public am�ricain pour extorquer les contribuables.

Selon les chiffres que nous avons, chaque famille en Isra�l...

touche 10 000 $ de nos taxes.

Oui, vous ne verrez jamais plus de pauvret� collective qu'en Isra�l.

- Je vous recommande d'y aller. - Allez en Virginie-Occidentale.

Qu'a la Virginie-Occidentale � voir avec cela ?

Ou au Nebraska ou dans l'Idaho, o� vous verrez les fermiers...

mordre la poussi�re, perdre leur ferme, incapables d'emprunter.

Avec les pr�ts et les subventions qui sont envoy�es en Isra�l...

nous ne perdrions pas nos fermiers, qui sont le pivot de ce pays.

Et si une femme vous concurren�ait au travail et prenait votre emploi ?

Et si des Noirs se mettaient � sortir avec des Blanches et � les �pouser ?

Et si des homosexuels faisaient la classe � vos enfants ?

Et si vous aviez peur de marcher dans la rue la nuit ?

Et si les yuppies s'enrichissaient alors que vous �tes en ch�mage ?

Et si votre gouvernement vous envoyait au Vi�t-nam...

vous battre dans une guerre qu'il n'a aucune chance de gagner ?

Et si votre pays s'�clipsait ?

Je connais l'argument, mon ami. C'est la th�orie de la rousp�tance.

Je l'ai d�j� entendue. Si les choses vont mal...

au lieu de retrousser ses manches et de faire quelque chose...

au lieu de changer sa vie, c'est plus facile de bl�mer quelqu'un d'autre.

�a ne marche pas pour moi.

C'est un tr�s joli discours...

mais tu me sembles faire pas mal de fric � cette station...

et comme tu es �tranger � ce coin de pays...

je suppose qu'il t'est difficile d'accrocher aux probl�mes locaux.

Il n'y a pas de place pour la piti�, ni dans ma vie ni dans la v�tre.

Tu devrais lire The Turner Diaries de William Pierce. Tout est l�-dedans.

Tu vos, �a dit...

Oui, ce roman m'est familier. Produit de l'esprit �clair�.

- Laisse-moi terminer. - Barry, un appel sur la une.

Le livre trace le plan de la prochaine r�volution.

Le mot "Am�rique" veut dire "royaume c�leste"en langue gothique.

C'est la nouvelle J�rusalem de l'�criture sainte...

et le livre montre que les Juifs sont des imposteurs qui ont pris...

Oui, oui. Pour les auditeurs qui ne le savent pas...

le livre commence assez b�tement en l'an 1991 et est r�dig�...

� la mani�re d'un journal par un jeune ing�nieur blanc raciste...

qui se joint � une organisation paramilitaire clandestine...

- appel�e "l'Ordre". - C'est exact.

Je ne me trompe pas ? Super. Elle d�clenche la r�volution contre GAOS...

le Gouvernement d'Am�rique occup� par les sionistes...

et en cours de route, elle �limine toutes les races hybrides...

Juifs, Noirs, homosexuels, f�ministes...

et d'autres peuples inf�rieurs.

C'est un livre idiot �crit pour des gens sans cervelle...

qui n'ont pas r�ussi leur primaire et regardent les reprises de The Blob.

Doucement, Barry. Tu es partie du probl�me, tu vois ?

Tu es Juif, un autre youpin aux commandes des m�dias du pays...

et de l�, tu passes jugement sur ce que tu ne connais pas.

Viendra un jour o� toi et des milliers d'autres...

comme toi, qui avez couch� avec des Noires, qui nous avez menti...

serez pendus avec un �criteau au cou, disant :

"J'ai trahi ma race."

Que peut-on dire � un schizophr�ne parano�aque...

assez l�che pour raccrocher, sauf que, je suppose...

le jour que je raccrocherai, je d�fendrai l'encul� qui m'a pendu.

Talk-radio. La libre expression n'est pas vraiment libre.

En fait, c'est un peu comme la roulette russe...

un produit tr�s cher, on ne sait jamais ce qui nous attend.

- Oui, vous �tes � Night Talk. - J'ai chang� mon nom...

et je n'ai pas eu de mal � obtenir la s�curit� sociale.

Mon nom est �pel� autrement sur mon acte de naissance et je...

- All� ? - Oui, c'est tr�s int�ressant.

- Que dites-vous des pr�tres lesbiennes ? - De quoi ?

- Et votre opinion de la masturbation ? - Eh bien, je n'en ai pas. Je...

Que pensez-vous de la loi de l'Arizona qui fait un crime d'une �rection ?

- Qu'est-ce que vous en pensez ? - Je n'appelle pas � ce sujet.

S'ils le veulent, qu'ils le fassent, mais cette affaire de nom...

- Oui, quoi ? - Kent sur la trois. Ne le prends pas.

- Perds-le, Barry. - Barry, all� ?

Oui, tant mieux pour vous. Dis-lui de me le passer.

- All� ? - C'est bon. Tant mieux pour vous.

Ce soir, c'est le moment de se souvenir.

Kent est de retour avec nous. Oui, Kent ?

- Je ne voulais pas raccrocher. - Mais c'est ce que tu as fait.

�coute, Kent, tu mens. Tu nous montes un canular.

Tu nous fais croire que ta petite amie et toi prenez de la drogue...

qu'elle a fait une overdose et que tes parents sont � Acapulco.

- Fiji. - Fiji. D�tail important.

Tu n'es qu'un pauvre gamin paum�. Tu ne sais pas quoi faire.

- Je pense qu'elle est morte ! - Qu'est-ce que tu essaies de me dire ?

- Ta copine a fait une overdose ? - Elle ne se r�veille pas.

Nous l'avons d�j� entendue celle-l�.

- Elle a l'�cume aux l�vres. - Quoi ?

Coupe la communication.

- C'est le show de Barry, patron. - Mes parents sont aux �les Fiji.

D'accord ? Et il y a des trucs au sujet de ma petite amie.

- Oui, quoi ? Crache. - Elle...

- Non, vous allez me couper. - Je ne te couperai pas.

Promis ?

"Coupe-le" Je promets de ne pas te couper.

J'ai invent� toute l'histoire !

- Quoi ? - J'ai menti. Je te coupe. Salut.

�coute, je ne mens pas. Je dois te parler.

Qu'est-ce que tu vas raconter ? Ta m�re s'est tranch� les veines ?

Et ton p�re ? Il a le fusil dans la bouche et va se flamber ?

Dis-moi. Qui d'autre est mort ? Allez, qui est mort ?

- Qui est mort ? Dis-moi, qui est mort ? - Personne n'est mort.

Allez, �coute. J'ai envie de parler.

- On parle. Tu as deux secondes. - Je t'�coute toujours.

Je pense � ce que tu dis. Tu es si cool.

�coute, je ne savais pas quoi dire.

Je voulais te rencontrer.

Tu fais l'imb�cile. Tu voulais me rencontrer ?

Tu peux me voir n'importe quand. Je suis ici � la station.

- Tu es � la station ? - Je ne suis pas le pr�sident.

Je suis au studio au centre-ville.

- Donc, je pourrais y aller ? - Tu pourrais venir.

- Maintenant ? Tout de suite. - Maintenant.

- Comment, tout de suite ? - Tout de suite. Je peux y aller.

Je suis � l'antenne.

Je t'en prie !

- Bien s�r. Pourquoi pas ? - Vraiment ?

J'aimerais te rencontrer. Vite, je suis � mi-chemin de l'�mission.

C'est la fin de la premi�re heure de conversation intellectuelle...

� Night Talk.

Ne quittez pas. Les nouvelles et la m�t�o vont suivre.

Puis, nous reviendrons avec Night Talk.

Avez-vous votre plein d'essence ?

Dites � la s�curit� que ce gamin arrive. Dan, tu veux quelque chose ?

Caf�, th�, insuline, crack ? Nous avons tout juste ici.

Tu devrais me demander si tu veux un invit� � l'�mission.

- Pourquoi ? - Parce que je suis le patron.

Dan, je fais mon boulot. Fais le tien.

Il ne vient pas � l'�mission. Il y a trop en jeu ce soir.

Qu'est-ce qui est en jeu ce soir ?

S'ils croient un seul instant que tu n'es pas fiable, c'est fini.

Dan, Metrowave a achet� mon �mission. C'est mon �mission.

J'invite qui je veux � mon �mission.

Si je veux inviter Charles Manson, je l'invite. Ou Ted Bundy.

Et si je veux David Berkowitz, Bernhard Goetz et John Hinckley.

Je ferai un sp�cial sur le contr�le des armes � feu. �a te chanterait ?

Et le facteur de l'Oklahoma qui a tu� 14 personnes ? Il a tu� son patron.

- Nous l'invitons � l'�mission... - Coupe.

- Tu seras mon invit� sp�cial. - Dehors. Dehors.

Nous aurons une �mission g�niale. Ce sera super.

C'est dr�le, le facteur qui a tu� son patron.

As-tu vu ce que le facteur m'a apport� aujourd'hui ? Hein ?

La moiti� des tordus qui habitent 30 kilom�tres � la ronde...

disent qu'ils veulent br�ler ta gueule de Juif.

Pensez-y ? Le temps qu'il faut pour s'asseoir et �crire une lettre.

La mettre dans une enveloppe et l'envoyer � la station.

J'ai de pleines bo�tes de ce genre de lettres dans mon bureau.

Elles sont tr�s s�rieuses.

Je sugg�re de te mod�rer juste pour un moment.

Je pense que tu perds pied un peu. Je pense qu'il est temps...

Ferme-la et �coute-moi deux minutes !

Tu n'as pas d'auditoire ici pour te r�conforter.

Fais ce que tu veux ce soir. Amuse-toi. G�che l'affaire.

Je ne dirai pas que je m'en fiche parce que j'y ai beaucoup travaill�.

Je me suis cass� le cul l�-dessus.

- C'est de ma vie dont tu parles. - Non, ce que tu es...

c'est un foutu vendeur de costards avec une grande gueule.

Appelons un chat un chat. C'est un boulot. Rien d'autre.

Tu peux venir ici et te mettre � pr�dire l'Apocalypse si tu veux...

mais �a reste un boulot.

Un boulot que tu ne savais m�me pas faire avant que je te l'enseigne.

Que penses-tu faire ici, changer le monde ?

C'est un talk-show et tu es l'animateur.

Alan fait le retour � la maison, Jerry fait le bricolage...

Sheila fait les trucs de psy, Sid fait les trucs financiers...

et tu raccroches au nez des gens... voil� ton boulot.

Tu le fais tr�s bien. Tu es le joker dans mon jeu...

et je suis tr�s content que tu r�ussisses.

Mais tu travailles pour moi ! Je suis ton patron.

Tu veux avoir le gamin au micro, invite-le !

Mais rappelle-toi une chose. Tu ruines mon affaire...

et tu retournes vendre des fringues.

C'est bien de te prendre au s�rieux...

mais tu dois savoir quand t'arr�ter ou �a va te tuer.

- Va chercher le gamin. - Le gamin n'est pas une bonne id�e.

- Tu es de son c�t�, n'est-ce pas ? - Je veux que tu penses � l'�mission.

Tu peux tout g�cher ce pourquoi toi et moi avons travaill�.

Va chercher le gamin.

Oui, il est important pour moi. Il est important.

Lou, c'est un paquet de nerfs. D'accord, laisse tomber.

Je reste voir l'�mission ce soir et je serai � la maison demain. �a va ?

Je t'aime. Oui.

Dis-toi que je rends visite � un parent malade, d'accord ?

Au revoir. Oui.

Night Talk. De retour. C'est l'esprit de Barry Champlain.

- Joe, l�che le paquet. - Oui, Barry...

Je chauffe un taxi depuis 11 ans environ.

- J'en ai vu de toutes sortes. - Je voudrais pouvoir dire de m�me.

Laisse-moi te dire, l'ami. Le gamin qui vient d'appeler...

ce qu'il lui faut, c'est un coup de pied au cul.

- Tu crois que �a l'aiderait ? - Il a besoin d'�tre disciplin�.

- Disciplin� ? - Je te dis, j'ai deux enfants.

Et s'ils me cr�ent des ennuis, je retire ma ceinture.

- Tu vois la ceinture, c'est �a. - Quel �ge ont tes enfants, Joe ?

La petite fille a cinq ans et le gar�on, trois ans et demi.

- Tu les frappes avec une ceinture ? - Brosse, ceinture, journal, tout.

S'ils ne l'attrapent pas de moi, ils l'attraperont d'un autre.

- Je pense que tu dois te faire traiter. - Quoi ?

Tu devrais t'associer � Jerry. Il peut les tenir pendant que tu les frappes.

- Qu'est-ce que tu racontes ? - Frapper tes enfants.

Tu es psychopathe.

Et toi, l'ami, p�d� ?

Venant d'un cr�tin comme toi, c'est un compliment.

Et si j'allais � la station tout de suite...

et cassait ta petite gueule de p�d� ?

- Qui va t'aider, ton fr�re ? - Ne parle pas de mon fr�re.

Ton fr�re tra�ne sur le boulevard Harry Hines ? Il est maquereau.

- Ta femme, pute, n'est-ce pas ? - Ma femme...

Ta femme... avec quoi la bats-tu, une batte de base-ball ?

Hein ?

Je sais o� tu habites, vieux. D'accord ?

- Je sais de quoi tu as l'air. - Je vois.

Fais de beaux r�ves, petit.

Je meurs d'impatience. Vincent, tu es � Night Talk. J'�coute.

- Ouais. - Ouais.

Je t'�coute depuis cinq ans.

Les types ici � la boutique t'�coutent tous les soirs.

Nous rions de toi parce que tu es un tel branleur...

Oui, d'accord. Night Talk. Agn�s, oui ?

- Puis-je te poser une question ? - Tape.

Je ne te taperais pour rien au monde, ch�ri.

- l Love Lucy... Il nous en faut plus. - Quoi ?

De quoi veux-tu parler avec Barry ?

Tu veux violer quelqu'un ?

Rentre prendre une douche froide. �a vaudrait mieux.

C'est de l'histoire ancienne. Lucille Ball a au moins 105 ans.

- Le reste du groupe est d�c�d�. - Non, elle n'est pas d�c�d�e.

Je l'ai vue l'autre soir � la t�l� et elle avait l'air d'environ 35 ans.

Et ce Ricky Ricardo, comme il joue les bongos.

Personne ne peut �tre aussi stupide. Tu sais en quelle ann�e nous sommes ?

Oui, John, tu es � Night Talk.

Tu te souviens de moi, Barry ?

Je t'ai appel� d�j� de Turtle Creek.

J'ai viol� trois femmes depuis.

- Tu te souviens de moi ? - Rafra�chis-moi la m�moire, John.

Je pense en violer une autre. Je l'ai vue ce matin.

Qu'est-ce que tu fais, Stu ? Tu me tues � l'antenne.

- Calme-toi, tu veux ? - Ces femmes que j'ai viol�es...

m'ont d�nonc�... Pourquoi ?

Dis-moi o� tu es, John, et je t'enverrai de l'aide.

- Tu as ma parole. - J'en ai marre de violer.

J'en ai ras le bol !

J'ai de la rage pour elles !

Quand as-tu viol� une femme la derni�re fois ?

� Greenville, il y a deux semaines.

Elle se pavanait et se prenait pour une autre.

Oui, je comprends, John. Je te plains.

On fait tous des col�res. O� est survenu le viol ?

Dans sa bagnole.

Elle s'est gar�e dans le parking.

J'ai saut� dans sa voiture. C'�tait le soir.

Des fois, je ne sais pas quoi.

- Quel �ge as-tu, John ? - J'ai 40 ans. En taule 12 ans.

- Tu l'enregistres pour moi ? - Je n'ai pas eu de th�rapie.

Ils n'ont rien fait pour moi ! Ils ne se sont pas donn�...

la peine de m'aider !

Barry, je vais violer une femme. Je vais le faire.

- Mais pourquoi ? - C'est un besoin irr�sistible.

C'est comme de fumer.

Barry, je ne peux m'en emp�cher. Je ne peux pas...

D'accord, tu as cette envie irr�sistible.

John, la derni�re fois...

tu as dit que le jogging t'aide.

Turtle Creek de bout en bout. Je jogge � Turtle Creek.

Je peux te nommer tous les canards � Turtle Creek.

As-tu d�cid� qui tu veux violer ?

Je l'ai choisie, je la surveille et elle est m�re.

J'ai toujours eu envie d'elle.

Qu'est-ce qui t'attire chez elle ?

Qu'est-ce qui attire dans la tarte aux fraises...

ou la tarte � la citrouille ?

Je veux dire, je ne sais pas. Elle peut �tre noire ou blanche...

latine, japonaise, mignonne, grosse, laide.

Je ne veux pas la violer !

D'accord, John, calme-toi. Je veux t'aider. Je suis ton ami.

Es-tu mon pote, Barry ?

Je suis ton pote, John.

Je ne peux m'en emp�cher. Je dois le faire.

Tu peux t'en emp�cher. Tu ne le feras pas, John.

- Je dois le faire. - Non, tu ne le feras pas.

- Bon, bon, �coute-moi. - Je vais aller le faire.

Non, pense � ce que tu dis, John.

Il est parti.

Une autre �me perdue erre dans la nuit de Dallas.

On a mis la police sur sa piste.

Si vous savez quelque chose de cet homme...

ou si vous le voyez dans une cabine t�l�phonique � Turtle Creek...

donnez-nous un coup de fil � KGAB.

Le num�ro � composer est 555-TALK.

Un mot de nos commanditaires, les d�ratiseurs Pasty Mate.

�coutez attentivement.

Le son de cafards qui s'accouplent, amplifi� 500 fois.

On n'a pas pu le rep�rer.

Bon. J'aurais d� le garder en ligne encore trois heures.

J'ai un jour bu un caf� de Humphrey. J'ai crach� le sang trois semaines.

Tu devrais essayer le d�ca, Barry.

- Super. - Oh, attends, ne me dis pas.

Il semble plut�t inoffensif. Viens. Voici ton fauteuil.

C'est ton microphone. Parle directement dans le micro.

Reste � une douzaine de centim�tres. Ton casque d'�coute.

Voici les r�gles. Les r�gles.

Aucun nom, ni marque de commerce, ni num�ro de t�l�phone � l'antenne.

Agis et parle normalement. C'est M. Barry Champlain.

- Tu es Barry. Super. - Tu l'as.

- Allons-y. - Petit, parle. Niveau de voix.

Contr�le, contr�le, contr�le un.

Barry, cinq secondes, quatre...

- Stu. - trois, deux, une.

Attachez vos ceintures. C'est parti.

Je suis de retour, Barry Champlain. Vous �coutez Night Talk.

Nous avons un invit� sp�cial avec nous ce soir. Kent.

- Dis bonsoir, Kent. - Super.

J'ai le m�me sentiment. Nous avons invit� Kent...

pour jeter un regard sur l'avenir de l'Am�rique.

Kent est un jeune Am�ricain typique, plein d'�nergie et de ressources...

g�t�, pervers et troubl�.

- Le portrait est-il juste, Kent ? - Oui, bien s�r.

- Comment appelles-tu cette coiffure ? - Je ne sais pas. Rock and roll.

- Est-ce que tu planes ? - Si je plane ?

Es-tu d�fonc� ou est-ce ton air imb�cile habituel ?

Attention � la bave. Tu arroses la console.

Je peux pas croire.

Est-ce que ce truc marche vraiment ?

Tu es dans une station de radio, devant un micro allum�.

Quand tu parles, des milliers de gens entendent ta voix.

Elle p�n�tre leur esprit.

Oh, merde.

D'accord. J'envoie celle-ci � Diamond Dave...

et Billy le contrebassiste...

et toutes les nanas du centre commercial de Valley View.

Nous parlons de l'Am�rique ce soir. Tu as des id�es sur le sujet ?

- Oui. - J'ai interrompu le fil de ta pens�e.

Continue. C'est grisant.

Non, non, ce n'est pas que je ne suis pas politis�, tu sais ?

J'aime Bruce. Il est politis�.

Bruce. Bruce Springsteen. Un tr�s grand penseur politique.

Il est communiste, n'est-ce pas ?

Non, il est du New Jersey.

- Son ex est pas mal. - L'ex de qui ?

- De Bruce. - De Springsteen. Comment ?

Julianne. Salut, Julianne.

Elle �tait mannequin. Tu le savais ?

Ils ont tous des mannequins, Barry. Mick et Jerry et Keith...

Patti et Prince.

- Elles fr�quentent des mecs cool. - Bravo.

Regarde-toi. Tu es une vedette, tu es c�l�bre et tout.

Tu as cette jolie poup�e l�-bas qui travaille pour toi.

Si tu as du fric et que tu es cool...

tu sors avec un mannequin.

Tu ne te pr�tendrais pas f�ministe alors, hein ?

Oui, je dirais, Barry. Tout le monde �mancip�.

Tu sais, les femmes, les Noirs, tout ce monde-l�.

Je veux dire, j'ai vu un spectacle � ce sujet-l�...

disant que les r�volutions sont des trucs importants.

Il y aura beaucoup plus de r�volutions...

avec la solidarit� et tout �a.

Tu connais la chanson de Megadeath.

- Allez. - Allez !

J'ai aussi vu ce show qui dit que dans l'avenir...

on aura la t�l� � double sens.

Les gens pourront se voir et tout...

donc, il n'y aura pas moyen d'arr�ter la r�volution.

Qui ne pourra pas l'arr�ter ?

Le Grand fr�re. Le gouvernement. Les entreprises.

Ce sont tous des fascistes. Ils veulent contr�ler les esprits.

Mais la libert� est importante, comme tu le dis toujours, Barry.

Tu parles bien, Barry. Je t'�coute tout le temps.

- Tu es super. - Kent, tu es idiot.

J'esp�re que tu ne repr�sentes pas l'avenir de ce pays...

parce que si tu le repr�sentes, notre avenir est bien triste.

Tu es tellement dr�le, vieux.

C'est pourquoi j'aime t'�couter et tous les jeunes t'�coutent.

Et ces brutes qui te menacent. Tous les jeunes t'�coutent.

Tu es l'as de la radio !

Nous parlons d'un tas de sujets s�rieux dans cette �mission.

Des sujets tristes, effrayants, tragiques.

- Y en a-t-il qui te d�rangent ? - Non.

Pourquoi pas ?

- C'est juste un show. - Juste une vid�o rock, hein, Kent ?

Ouais !

Allons, Barry.

C'est ton show.

Oui, �a l'est. C'est mon show.

Retournons � nos appels � mon show.

- Julia, tu es � Night Talk. - Barry, all�.

Tu sais, ch�ri, je pense que ceux qui t'ont appel� ce soir...

sont une bande de je sais pas quoi, c'est dingue.

Et cet idiot de gamin au micro, c'est terrible.

J'�coute ton �mission depuis cinq ans...

je t'aime et j'aime ton �mission.

Je pense que c'est sensationnel que tu aies plus d'auditeurs.

J'esp�re que tu trouveras encore le temps de causer � tes vieux amis.

J'ai toujours du temps pour mes amis.

Tu es g�nial. Ton show est g�nial. Je ne sais que dire d'autre.

Dis-moi une chose, Julia, comme tu m'�coutes fid�lement.

- Qu'est-ce qui te pla�t surtout ? - Eh bien, je ne sais pas.

Un tas de choses.

- Quoi, par exemple ? - Je t'aime, Barry.

Qu'est-ce que tu aimes chez moi ?

- Tu es tr�s dr�le. - Je vois.

J'aime t'entendre parler de tout ce que tu as � dire.

Revenons � l'�mission. Elle doit servir � quelque chose pour toi.

- Eh bien, je ne dirais pas cela. - Qu'est-ce que tu dirais ?

- Je ne sais pas. - Comment, tu ne sais pas ?

Tu as r�p�t� cela au moins cinq fois. Qu'est-ce que tu ne sais pas ?

Tu �coutes depuis cinq ans et tu ne sais pas pourquoi !

- Je viens de dire que... - J'ai entendu ce que tu viens de dire.

Tu as dit que tu ne sais pas pourquoi tu �coutes. Je vais te dire pourquoi !

C'est pour te sentir sup�rieure aux autres perdants qui appellent.

- Barry ! - Ne m'appelle pas Barry.

Tu as de la sciure entre les oreilles au lieu d'une cervelle. �coute-toi.

Si je semblais aussi stupide que toi, je n'oserais pas ouvrir la bouche !

- Je raccroche. - Bien et ne rappelle pas.

Rien n'est plus assommant que les gens qui t'aiment.

- Oui, vous �tes � Night Talk. - J'ai une chose � te demander.

- Vas-y. - Es-tu aussi laid que tu sembles ?

Plus laid.

Oui, je pensais que tu dirais un truc du genre...

mais, comme d'habitude, tu �vites la question.

- Quelle est la question ? - Tu sais quelle est la question.

Est-ce animal, v�g�tal ou min�ral ?

La question est �vidente. Pourquoi un type intelligent comme toi...

met-il autant d'�nergie � blesser les gens, hein ?

Tu ne t'aimes pas ?

Je crois que tu es tr�s seul, Barry.

J'ai piti� de toi parce que tu ne sais pas comment aimer.

Night Talk. Ralph.

Elles disent toutes �a, non ?

Pourquoi es-tu si f�ch� ?

Elles ne nous comprennent pas.

Nous sommes du genre trop sensible.

Tu crois, Ralph ?

Oui, je m'appelle Cheryl Ann. Je reste en ligne.

Qui sait ? Je veux dire, prends, par exemple, prends le cancer.

- Qu'est-ce que le cancer ? - Qu'est-ce que tu fais, Ellen ?

- Il est tout seul l�. - Et alors ?

Il coule � pic.

C'est l'�mission de Barry.

Laisse Barry faire son �mission.

Nous la regardons. C'est ce qu'on fait avec la t�l�.

Et que voit-on ? Des gens tuer, des b�b�s affam�s, des inondations.

Et pourquoi ? Pour rien.

Pour des pubs de bi�re, de tampons, MTV, un yacht, l'oc�an...

une boucle d'oreille, un cheval.

Eh bien, je suppose.

Je suppose. Je ne sais que ce que je lis dans le journal.

Et c'est un tas de mots, Barry. Des mots, des mots, que des mots.

Dis-moi. Je suis curieux.

Comment peux-tu composer un num�ro dans une camisole de force ?

Je ne sais pas grand-chose de Dieu et je ne suis pas tr�s religieux...

mais je ne peux m'emp�cher de voir que quelque chose ne va pas...

comme un train sans conducteur...

"Juif mort" le syst�me...

parce que trop de gens tombent malades.

Et la circulation... un gros bouchon. "Notre cause est juste, notre volont� ferme"

"Ceux qui s'y opposent ne vivront pas longtemps."

M�me la m�t�o d�conne. "Le seul bon Juif est un Juif mort. L'Ordre."

Barry, je ne comprends pas. Je ne comprends pas.

Tu ne comprends pas, mauviette ? Voici quoi faire ! Trouve 1,59 $...

- C'est �a. - ... va au drugstore...

ach�te des lames de rasoir et tranche tes veines, connard !

- �a y est. Allez. - Sors-le d'ici !

Putain de merde ! Merci, Dallas ! Bonne nuit !

�a va, Barry ? Attention.

Je suis confuse, Barry.

- Comment tu t'appelles d�j� ? - Cheryl Ann.

C'est au sujet de mon ex-mari.

Il est de retour en ville et il y a un moment que je l'ai vu.

Pourquoi es-tu confuse ?

Laisse-moi dire d'abord que je l'ai quitt� pour de tr�s bonnes raisons.

N'entrons pas l�-dedans, d'accord ?

Il est moins que parfait.

Il fume, il boit, il adore argumenter.

- Il semble �tre mon genre. - Oui.

Il est un peu comme toi.

Oui, il faut avancer ici.

Tu veux dire ce que tu as � dire ?

J'ai des sentiments pour lui.

Quelle sorte de sentiments ?

De bons sentiments.

C'est difficile � dire.

Une attirance sexuelle ?

Ce n'est pas que cela. Il y a cela, bien s�r, mais...

je l'aime encore.

Ce n'est pas comme avec mon mari. Nous avions quelque chose...

et je le veux.

Je le veux � l'int�rieur de moi.

Je veux m'occuper de lui.

Je veux �tre avec lui.

Tu veux �tre pr�s de lui.

Oui.

Tu veux l'�treindre.

Oh, oui.

Tu veux revivre les sentiments que vous aviez l'un pour l'autre.

Oui, Barry.

Tu n'aimes pas ton mari ?

- Eh bien, je... - Tu lui dis que tu l'aimes.

Tu lui mens et tu lui dis que tu l'aimes.

Je l'aime.

Je l'aime comme un ami.

Un ami. Tout le monde est ami avec toi.

Pas comme mon ex-mari.

Il y a une passion l� pour son �me et...

Je croyais que je voulais une vie simple, mais j'avais tort.

Je veux retrouver mon ancienne vie.

Il semble que tu as fait une erreur.

Tu aurais d� rester avec le premier.

Oui, mais quoi faire ?

Je t'aime, Barry.

Tu connais l'histoire du petit chien qui avait un os dans la gueule...

et en passant sur le pont...

il voit sa r�flexion dans l'eau.

Il croit que c'est un autre chien...

qui a aussi un os dans la gueule.

Il veut les deux et il aboie au petit chien dans l'eau...

pour lui faire peur.

L'os tombe de sa gueule...

il perd les deux os.

Qu'est-ce que �a a � voir avec ce que je viens de dire ?

Ch�rie, je ne sais pas quoi te dire.

Tu as rat� ta chance !

Tu sais, les femmes comme toi ne sont jamais heureuses.

Que veux-tu que je te dise... laisse ton mari et retourne � l'ex ?

Ton ex ne veut pas de toi.

Il a des femmes partout. Il n'a pas besoin de toi.

Ce n'est pas un zombie de banlieue comme ton mari. Il s'amuse.

Y as-tu d�j� pens� ? Ton ex-mari ne veut pas de toi.

- Hein ? - Il m'a dragu�e. Il a envie de moi.

- Tu mens encore. - Il a dit qu'il m'aime encore.

Tu mens. Tu es insatisfaite de ta vie sexuelle et tu r�ves.

Tu me fais piti� ! Pourquoi pas rester avec M. Am�rique...

t'acheter un bon vibrateur...

et t'�clater.

On r�colte ce qu'on s�me.

Tu me suis, Cheryl Ann ?

Probablement frigide. Et Theresa est en ligne.

"Comment ce sera" Le jour viendra pour toi.

On fera les comptes...

et on fera la somme.

Ceux qui se sont d�tourn�s seront attaqu�s.

Et je me fiche de ton histoire.

Tu es responsable et il n'y aura pas de confusion � ton proc�s.

Il sera bref et des cous craqueront.

Les fouets te d�chireront le dos jusqu'aux os...

et tes enfants pleureront pour toi...

quand ils seront massacr�s sous tes yeux.

Toi...

les Juifs seront pendus dans les rues.

Vous serez enterr�s en masse. Vous creusez vos propres trous.

Je suis ici simplement pour te dire que le jour viendra.

Il viendra.

Crois-le ou non, je te trouve parfaitement sens�e.

Je devrais �tre pendu.

Je suis un hypocrite.

Je demande la sinc�rit� et je mens.

Je d�nonce le syst�me en m�me temps que je l'embrasse.

Je veux l'argent, le pouvoir et le prestige.

Je veux la cote d'�coute et le succ�s.

Je me fiche de toi et du monde. C'est la v�rit�.

Je pourrais dire que je le regrette, mais c'est faux. Pourquoi devrais-je ?

Qui �tes-vous de toute fa�on, mes auditeurs ?

Vous vous jetez sur moi comme une meute de loups parce que...

vous n'osez pas faire face � ce que vous �tes et ce que vous avez fait.

Oui, le monde est un lieu terrible.

Oui, le cancer et les ordures auront raison de vous.

Oui, une guerre s'en vient.

Oui, le monde va au diable et vous �tes tous fichus.

Tout est foutu et cela vous pla�t, n'est-ce pas ?

Vous �tes fascin�s par les d�tails sordides.

Vous �tes envo�t�s par la peur.

Vous vous d�lectez des inondations et des accidents de la route...

des maladies incurables.

C'est quand les autres souffrent que vous �tes le plus heureux.

Voil� o� j'interviens, n'est-ce pas ?

Je suis ici pour vous guider � travers la for�t noire...

de votre haine, de votre col�re et de votre humiliation.

J'offre un service public.

Vous avez si peur.

Vous �tes comme de petits enfants sous les couvertures.

Vous avez peur du croque-mitaine, mais ne pouvez pas vivre sans lui.

Votre peur, votre propre vie sont devenues votre divertissement.

Le mois prochain, des millions de gens �couteront cette �mission...

et vous n'aurez rien � dire !

Une technologie merveilleuse est � notre disposition.

Au lieu de viser un nouveau sommet, nous chercherons � nous enfoncer.

Nous plongerons dans la fange.

De quoi voulez-vous parler, hein ?

Des scores de base-ball ?

De vos animaux domestiques ?

D'orgasmes ?

Vous �tes path�tiques.

Je vous m�prise tous.

Vous n'avez rien...

absolument rien.

Ni raison, ni pouvoir, ni avenir.

Ni espoir.

Ni Dieu.

Vous ne croyez qu'� moi.

Et si vous ne m'aviez pas ?

Je n'ai pas peur, vous voyez ?

Je viens tous les soirs vous dire le fond de ma pens�e, ce que je crois !

Je vous dis ce que vous �tes. Il le faut. Je n'ai pas le choix.

Vous me terrifiez.

Je viens tous les soirs taper sur vous, vous humilier, vous insulter...

et vous ne faites qu'en redemander.

Qu'est-ce que vous avez ? Pourquoi continuez-vous � appeler ?

Je ne veux plus rien entendre. Cessez de parler !

Allez-vous-en !

Vous �tes une bande de l�ches, invert�br�s, sectaires...

tremblotants, ives, insomniaques...

parano�aques, d�go�tants, pervers, voyeurs, mesquins et obsc�nes.

Voil� ce que vous �tes.

Allez vous faire foutre.

Je n'ai pas besoin de votre peur et de votre stupidit�. Vous comprenez.

C'est gaspill� sur vous.

Les baudets avant les fumiers.

Si une personne � l'�coute a la moindre id�e...

de ce que je raconte...

- Fred, tu es � Night Talk. - Oui. Tu vois, Barry...

je sais que c'est d�primant qu'on ne comprenne pas que tu blagues.

- Jackie, tu es � Night Talk. - Je t'�coute depuis des ann�es...

et je te trouve chaleureux et intelligent...

Ce que tu dis au sujet de la solitude, je suis ing�nieur en �lectricit�...

Ma m�re est de Waco et veut savoir si tu es all� au secondaire...

Pourquoi insiste-t-on pour dire que les homosexuels sont normaux ?

Je suis chez moi.

Je suis � la maison et c'est l�...

o� tu devrais �tre, Barry.

H�, je ne suis pas loin. Tu peux venir si tu veux.

Nous sommes du m�me genre.

J'ai de la bi�re, de la soupe.

Je suis ici.

Viens plus tard.

J'attendrai.

Il reste 60 secondes d'�mission.

C'est mort, Barry.

C'est mort.

Je crois que nous sommes pris ensemble.

Ici Barry Champlain.

C'�tait g�nial. Je suis tr�s optimiste.

Je parle aux avocats et nous amor�ons l'affaire tout de suite.

Nous nous reverrons souvent d�sormais.

Je reste en contact.

C'�tait super.

Tu as r�ussi, champion. F�licitations.

Je te vois demain.

Et si je n'entrais pas demain soir ?

Tu entreras demain.

Tu entres toujours.

- Elle est partie, hein ? - Oui, je ne la bl�me pas.

Le meilleur mot �tait " Barry Champlain est un bel endroit � visiter...

mais je ne voudrais pas y vivre."

L'�mission est un fiasco, Stu.

Fous-moi la paix, tu veux ? Nous allons au r�seau national.

Et puis, ce n'est pas si important. C'est qu'une �mission.

Si ce n'est pas important, pourquoi je le fais ?

Je ne sais pas, Barry. Si tu crains la hauteur, n'escalade pas la montagne.

Tu vois ce que je veux dire ? C'est comme a dit le petit...

"Vieux, c'est ton show."

O� vas-tu ?

Je ne sais pas. � l'h�tel d'Ellen, parler un peu.

C'est bon. Viens.

Demain.

Je t'accompagne � ta voiture ?

Tu veux prendre une bouch�e, parler ?

Je suis trop vieux pour toi, Laura.

A�e.

Je veux dire, tu n'es pas au courant du Vi�t-nam...

Easy Rider, les Beatles.

Recommence, grand-p�re.

Je ne peux pas.

Je suis dans ce truc.

Tu n'y es pas.

Tu sais quel est ma pire crainte ?

D'�tre ennuyant.

Tu n'es pas ennuyant.

J'ai peur que l'auditoire d�croche et disparaisse.

Je suis d�sorient�e parfois en amour.

Je ne sais pas ce qu'on veut dire quand on pr�tend �tre amoureux...

mais...

je sais que je ne te crois pas aussi m�chant que tu crois l'�tre.

Oui, je le suis.

Ce sera pour une autre fois, la bouch�e.

Excusez-moi. M. Champlain.

Je ne veux pas vous d�ranger, mais j'aimerais bien un autographe.

- Toute une �mission ce soir. - Bien s�r.

- Comment vous appelez-vous d�j� ? - Tu es mort, connard.

Tu viens dans ces r�gions...

et tu te mets � humilier les gens et � insulter leur race...

tu finis comme le Champagne, je te le dis tout de suite.

J'ai �cout� son �mission le soir o� il a �t� tu�.

Il y a eu ce drogu� qui l'a d�rang�.

Les gens qui fument ce crack, ils deviennent fous, tu sais ?

J'esp�re qu'ils pinceront ce drogu�.

Ils devraient �couter l'�mission. Il �tait � l'antenne.

Je ne pensais pas qu'il se ferait descendre ni rien de tel...

mais cette �mission �tait �trange.

J'ai �t� invit� � son �mission le dernier soir. Sa derni�re.

Il me semble que toute ma vie a chang�, tu sais ?

Comme si j'avais �t� b�ni...

mais comme j'ai dit � Barry, tu sais, je veux dire, h�...

la vie est une grande f�te organis�e par le bon Dieu...

et je suis le nouvel animateur.

Comme Barry a toujours dit...

si vous ne l'aimiez pas, �teignez la radio.

Ils n'�taient pas oblig�s de le tuer.

Je pense que ce gar�on qui est all� � l'�mission, c'est le meurtrier.

Je vais te dire ce que je pense.

Je pense que si tu voles, on devrait te couper les mains...

si tu violes, on devrait te couper tu sais quoi.

- Je pense qu'ils devaient le tuer. - Je ne l'ai jamais appel�.

Et maintenant je le regrette.

Il ne m'a jamais raccroch� au nez.

Il me manque. Tu sais, comme quand tu as un pl�tre au bras...

et qu'on l'enl�ve, il te manque.

Il �tait comme un pl�tre � mon bras. Il me manque.

Il �tait comme une glace avec pacanes fra�ches.

Je savais que je ne devais pas l'�couter parce qu'il me f�chait...

tellement que j'avais envie de casser mon poste de radio.

Il a fait toute une �mission une fois sur la fa�on d'enrouler le papier cul.

Par-dessus ou par-dessous ? On a r�pondu pendant des heures.

Certains lui ont raccroch� au nez.

J'appelais presque tous les soirs. J'aimais Barry.

Je n'aimais pas tellement celui qui r�pondait au t�l�phone cependant.

Tu sais, il oubliait toujours que j'attendais en ligne.

Je crois avoir lu quelque part qu'il avait des ennuis avec sa femme.

Il �tait insensible et m�chant...

mais il avait beaucoup de pr�sence � la radio.

Pourquoi le tuer ?

C'est une autre grande �toile au firmament.

Je crois qu'il ne faut pas donner aux n�o-nazis...

acc�s aux ondes comme il a fait.

Je ne pouvais pas souffrir Barry Champlain.

- J'�tais amoureuse de sa voix. - J'�tais amoureuse de sa voix.

Il �tait amoureux de sa voix.

Je ne croyais pas qu'on pouvait le d�tester autant.

On pouvait le trouver d�plaisant, mais de l� � le ha�r pour le tuer.

Ma deuxi�me r�action, c'est...

qu'il s'est toujours demand� si Dieu existait.

Barry disait qu'il devait attendre qu'on le prouve.

Maintenant tu le sais, Barry.

Quoi que dise la loi, elle ordonne...

que tous se taisent...

et que le monde rende des comptes � Dieu.

Le monde est fou, fou !

Barry �tait grossier, mais dr�le.

Il a insult� ma m�re quand j'ai...

appel�, mais c'est pourquoi nous avons la libert� de parole.

J'esp�re qu'en pensant � Barry...

on se rappellera ce qu'il disait...

et non pas sa fa�on de le dire.

C'�tait le karma.

On ne peut pas faire circuler autant de mauvais karma...

sans que �a revienne nous hanter.

Barry et moi avons travaill� ensemble plus de sept ans.

Quand on le mena�ait � l'antenne, il vous le renvoyait au visage.

C'est comme si sa queue claquait au vent...

et il voulait voir s'il pouvait bander.

Il avait une petite queue, mais aimait la faire claquer.

Puis, on la lui a coup�e. Maintenant il est mort.

Je ne sais pas si vous comprenez cette analogie...

mais elle est claire pour moi.

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