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Zulu
C'est petit ici !
Mary Jayne.
Mary Jayne, réveille-toi.
Ils ont réussi. Ils sont là.
Tu viens avec moi ?
Il vaut mieux qu'ils ne me voient pas. Ça va aller.
Bonne chance.
On a six revolvers Lee-Enfield,
six fusils .303,
300 cartouches chacun.
Des grenades, du plastic et des détonateurs.
- À quoi va servir tout ça ? - Une longue bataille nous attend.
Eh bien, joyeux Noël.
Bon Noël. C'est dans sept semaines ?
- Vous serez rentrés. - Vous croyez ?
Si seulement le père Noël m'offrait un avion Dakota.
- J'avais un Vega Gull. - Jamais quand on en a besoin.
Je l'ai vendu pour cette opération.
Vous allez prendre le train pour Banyuls-sur-Mer.
C'est un passage sûr par les Pyrénées.
Arrivés là, vous êtes en Espagne.
Voici vos nouveaux passeports
et vos vêtements de rechange.
Des tenues de viticulteurs.
Allez, les gars, on y va.
Et Miss Gold...
Merci.
Ici l'Europe.
Alors que les nazis continuent d'envahir le continent,
les Américains se rendent aux urnes.
S'il est réélu pour un troisième mandat sans précédent,
le président Roosevelt promet de rester neutre.
Mais Wendell Willkie en est persuadé,
son adversaire prévoit secrètement d'engager les États-Unis dans la guerre.
Bienvenue à Marseille, Gruppenführer.
La ville est à vos pieds.
Parfait.
Les rues sont propres.
Ni agitation ni protestations.
Nous avons retiré tous les éléments dissidents.
Parfait.
Bon séjour à Marseille. À ce soir.
Bonjour.
C'était plus fort que moi.
J'ai bu bien pire dans les prisons soviétiques.
Il faut faire sortir Walter Mehring. Il me rend dingue.
Il m'empêche de dormir à chanter tout son répertoire.
- Il est drôle. - Qui supporte sa marche nazie ?
Il a les énervés, Goebbels veut sa mort.
Raison de plus pour le faire sortir d'ici
et l'expédier à Broadway.
Pauvre gars.
- Pas facile avec une cible dans le dos. - On a tous une cible dans le dos.
Les nazis se prennent trop au sérieux.
Tu crois ?
Au bureau, Mehring se donnerait en spectacle.
Tu peux l'emmener au Pélican ?
Bill Freier vous remettra son passeport.
Imbuvable. Messieurs...
Messieurs.
Bonjour.
- Levée tôt. - Pour voir le lever du soleil.
Si tu le dis.
Goebbels ment. Il ne peut pas être aryen
- Divertissant. - Oui, et j'ai besoin de carburant.
Camarades, regardez dans son pantalon...
Merci.
Alors ?
J'espère qu'ils sauront lire ma carte.
Ce sont des soldats, ils passeront.
Bon boulot.
Merci.
Si Varian l'apprend, il me tuera. Puis toi.
Il ne l'apprendra pas.
Et sinon, il saura que c'est juste.
Tu en es sûr ?
Évidemment.
Bonjour.
Bonjour.
Merci. Nous allons vous recevoir.
- Bonjour. - Salut.
J'ai enfin une bonne nouvelle.
J'ai besoin de café.
Du vrai café.
- Dis-moi. - Freier a fini le passeport de Mehring.
Il s'améliore.
Parfait.
Qu'il retrouve Albert et Mehring au Pélican.
Après ça, on file à la gare.
Et demain matin, vous serez en Espagne.
Laissez-moi payer d'abord.
Suivez-nous.
Oui, je viens.
- De quoi s'agit-il ? - De rien.
C'est la base du fascisme.
Le chien.
On vous embarque.
- À quoi ça rime ? - Ils serrent la vis.
Pourquoi maintenant ?
- Varian. - Ils sont venus à la villa ?
Ils ont fouillé partout.
C'est ridicule.
On cherche les signes indiquant si le New Deal de Roosevelt
a percé les défenses républicaines...
Le New Deal est vieux de sept ans !
- Ça finit quand ? - Ce soir.
Qu'y a-t-il ?
- On a rendez-vous avec... - Doug Nugent.
De l'American Computing Machines.
Pour présenter ses produits.
Excellent. Si les républicains l'emportent,
ACM est le genre d'entreprise avec de l'avenir en Europe.
Un futur ambassadeur a besoin d'amis bien placés.
Un cadeau d'ACM. Des machines à écrire électriques.
Les premières du genre.
J'ai deux claviers anglais et un clavier français.
On peut même fournir des claviers allemands,
si vous le jugez nécessaire.
En remplaçant ces touches par le tréma
et ce B rigolo qui sonne comme un S.
Et je vous ai aussi apporté ceci.
J'ai pensé que vous pourriez trouver ça utile ce soir
pour les résultats.
Ça permet de suivre le collège électoral.
Le collège électoral ?
Je vous expliquerais bien,
mais ça ne suit aucune logique.
Les ânes contre les éléphants.
Et on soutient qui ?
Les éléphants !
Les ânes.
La tradition veut qu'on s'en tienne à deux mandats.
On croit aux nouveaux départs.
On verra les résultats, mais je peux déjà vous dire
que Willkie est en tête dans ces quatre États.
Les entreprises américaines
n'apprécient pas la tentative de dictature par Roosevelt.
J'ai un dernier cadeau.
Celui-ci est un produit local.
Un millésime 1916 ? Ça a dû coûter une fortune.
Ouvrez-la à la victoire de Willkie.
Saviez-vous que vous travailliez pour le prochain ambassadeur ?
Ce n'est pas certain.
- Je ne peux pas accepter. - Bien sûr que si.
L'ACM veut prendre soin des nouveaux décideurs en Europe.
Merci infiniment.
C'est Walter Mehring.
Que se passe-t-il ?
Ils procèdent à des arrestations dans toute la ville.
Le Walter Mehring.
Ces affiches sont partout.
Seigneur.
Une chambre à l'étage.
Arrêter des innocents à Marseille ?
C'est pas bon signe.
Entrez.
Ça vous va ?
Albert, je ne supporte pas d'être seul.
Je reviendrai vous voir.
Apportez du vin.
Je vais essayer.
Fermez la porte à clé.
Mehring, fermez à clé.
Mehring est dans sa chambre. Merci.
Il ne restera pas, il a un train.
Lisa veut le faire passer ce soir.
Ils préparent quelque chose.
Si tu remontes, il te faut un déguisement.
Échangeons nos vêtements.
Tu vas où ?
Dehors.
Reste là.
Fais attention.
Il faut qu'on sache ce qui se passe.
Je crois que j'ai déjà été sur ce bateau.
Quoi ?
Le nom me dit quelque chose. Le SS Sinaia.
C'est pas vrai !
Excusez-moi.
- C'est forcément à cause de nous. - Ce n'est pas logique.
Pardon.
Thomas.
Toi ici !
Ça va ?
- Pas vraiment. - On va bien.
Où est Lena ?
Ils ont investi tout le bureau, mais n'ont emmené que moi.
Tout ça n'a aucun sens. Pourquoi arrêter des citoyens américains ?
Vichy faisait bien attention à rester dans nos bonnes grâces.
- Mme Nouget nous aurait dénoncés ? - Elle ne ferait jamais ça.
- On abrite des fugitifs. - C'est impossible.
Notre comportement n'est pas légal.
Quel comportement ?
Les faux passeports et l'échange de monnaie au noir.
Tu me reproches d'en faire trop peu. Et là, j'en fais trop ?
On fait tous de notre mieux.
Vraiment ?
Pardon,
mais vous pourriez m'expliquer votre air coupable ?
Je dois lui dire.
On travaille avec les Britanniques.
Les Britanniques ?
Le premier groupe de prisonniers prend la route F ce soir.
La femme venue me parler dans le hall de l'hôtel.
- Elle travaille pour vous ? - On travaille pour elle.
Mary Jayne a fait ça pour financer le Comité.
- On est à sec. - Et ton fonds ?
- On est dans le même camp. - Pas si simple.
Il y a plus en jeu que notre relation.
Tu as mis en danger tout le Comité.
Une Américaine au service de renseignements étrangers,
ce n'est pas rien, c'est de la trahison.
Ils ne me tueront pas parce que j'ai aidé des alliés à fuir.
Ah non ?
La trahison est passible de mort aux États-Unis. Tu comprends ?
- Ça n'ira pas jusque-là. - Qu'en sais-tu ?
C'est ridicule. Pas étonnant qu'on ait été arrêtés.
Mehring, c'est moi. Ouvrez.
Albert, j'ai vu la Wehrmacht. Ils savent que je suis là ?
Non.
Merci.
Walter...
Écoutez-moi.
Oui.
C'est trop risqué de partir. Vous comprenez ?
- Vous allez rater votre train. - Pardon ?
Je sais que vous avez peur.
En attendant, vous êtes en sécurité ici.
Mais...
Soyez patient.
Patient ? Je suis entouré de nazis.
Alors, fermez à clé et n'ouvrez qu'à moi.
Entendu ?
Oui.
Jeune homme !
J'ai une requête.
J'ai une requête.
Bien sûr. Que puis-je pour vous ?
Repassage vapeur.
Des plis nets aux bons endroits. Compris ?
Oui.
Repassage vapeur.
Ça va ?
Un vrai nazi. En chair et en os.
Tu n'avais jamais fait face à ton oppresseur ?
Non.
Pas comme ça.
Moi, c'est tous les jours.
La distinction est facile. Les Français sont blancs, nous noirs.
On assimile leur culture.
Les nazis exportent ce qu'on a vécu dans les colonies.
La peur, la violence.
Déshumaniser ceux qui osent avoir leur culture.
C'est la folie dehors. La police rafle partout.
- Pourquoi ? - Pour les nazis.
Schrader dîne ici ce soir avec le chef de la police.
Ici, à l'hôtel ?
- C'est l'occasion. - De quoi ?
Le tuer. Avec un couteau, un coupe-papier,
n'importe quoi !
Calme-toi.
J'ai passé mes sept dernières années à fuir.
J'aide, et je le sais,
mais seulement car tout le monde fuit.
Le moins que je puisse faire, si je dois mourir,
c'est d'entraîner avec moi un de ces salauds.
D'accord.
Mais au moins, sortons d'abord Mehring d'ici.
Le Führer peint Un paysage couvert de sang
Devant le tableau d'Hitler
Picasso tire son chapeau
Avec sa gomme Il fait disparaître tous les Juifs
Mais son pinceau Fait la taille d'une souris
Le Führer l'appelle Et Goebbels arrive en boitant
"Je n'ai qu'une boule" Dit Hitler en baissant son pantalon
Le fidèle Goebbels Lui donne une de ses boules
À quoi bon en avoir deux Quand on a un Führer ?
Oh, le Führer !
Hissez les drapeaux ! Le monde va à sa ruine
Alors que Goebbels boite Jusqu'à sa victoire
Juifs, artistes et communistes Ont déjà été abattus
Il n'en manque qu'un
Lui-même
Alors on serait en paix
Walter !
Enfilez ça.
Vous êtes ivre ?
Non.
Maintenant, oui.
Allez.
Dépêchez-vous.
Commissaire Frot ?
Que me vaut ce plaisir ?
J'ai trouvé vos amis américains.
- Qui ? - Varian Fry et Mary Jayne Gold.
On n'est pas amis.
Bien. Mais ils ont été arrêtés.
Pour quel motif ?
Le maréchal Pétain arrive à Marseille aujourd'hui
avec ses collègues nazis.
On a nettoyé la ville pour un défilé.
Vous avez arrêté des citoyens américains pour un défilé ?
Pour la sécurité nationale.
Quel rapport avec les Américains ?
Je ne suis pas libre de commenter des enquêtes en cours, mais...
Mais,
sachez, M. Patterson,
qu'ils étaient tous deux sous surveillance ces derniers jours.
Depuis quand ?
Où les gardez-vous ?
Sur un bateau.
Sur les quais.
Le SS Sinaia.
Je voulais vous annoncer la nouvelle en personne,
compte tenu
de la nature de votre relation
avec Miss Gold.
Albert...
Sans casquette, ils vont me démasquer.
Merde. Retournons à l'hôtel.
Hors de question.
Suivez-moi.
Restez là !
Tout le monde a été arrêté ?
Aucune idée.
Vous ne trouverez pas ici ce que vous cherchez.
Vous vous méprenez.
- Reculez ! - Il se fait passer pour un nazi.
- Je suis Walter Mehring. - L'ennemi public numéro un de Goebbels.
Pour quel motif ?
J'écris, je chante.
La critique est aisée.
J'ai vu votre visage sur les affiches.
On doit se cacher.
Ce n'est pas un lieu sûr. Nous devons tous partir.
Vous devez manger.
Le secret de la survie, c'est de penser comme un soldat.
On mange quand on peut et on se repose quand on peut.
Vous voilà ! Varian Fry.
- Pourquoi on a été arrêtés ? - Je viens voir si vous êtes en vie.
- Faites-nous sortir ! - Ça dépend pas de moi.
Portez un message au capitaine.
Demandez-lui s'il se souvient de la défense de Berlin en 1930.
Et s'il aimerait une revanche.
- Quoi ? - Demandez-lui.
Je suis juste venu voir si d'innocents citoyens américains
ont été arrêtés par inadvertance par la police.
La police sait pour nous.
Quoi ? Il n'y a pas de "nous".
C'est fini.
C'est une blague ?
Si tu ne viens pas m'aider, va-t'en.
Ne parle de moi à personne.
Tu rigoles ?
Je ne penserai même pas à toi.
Demandez-lui.
On a renvoyé nos fidèles dès qu'on a entendu parler des rafles.
Mais ils n'arrêtent pas les Juifs français.
C'était vrai, jusqu'à maintenant.
Tenez, mettez ça.
Ça devait finir par arriver.
Ça ira.
- Ils envahissent Marseille ? - Aucune idée.
Il faut sauver les judaica.
Le seul moyen de s'enfuir, c'est de se fondre dans la masse.
C'est pour ça qu'on a rasé nos barbes.
Allez.
L'arrêt de bus est au bout. On va l'y emmener.
Merci.
Au revoir.
Suivez le rabbin. Le bus va jusqu'à la villa.
Restez-y. Vous y serez en sécurité.
Allez !
M. Fry, comme on se retrouve !
L'homme qui m'a fait échec et mat trois fois de suite.
Capitaine Dubois.
Vous n'êtes pas là en touriste cette fois.
Comment avez-vous fini mêlé à cette mascarade ?
Pas par choix.
Vous êtes un homme d'honneur, capitaine. Puis-je parler librement ?
Contre une revanche.
On en fait sortir 8 à 10 par semaine par les Pyrénées.
C'est régulier, mais insuffisant.
Qui est "on" ?
On était un petit groupe à New York.
On a fondé un comité avec des émigrés allemands.
Thomas Mann, Theodor Adorno.
Ils voulaient sauver leurs amis,
leurs collègues, les plus grands penseurs et artistes
du monde.
On avait besoin de quelqu'un sur place. J'étais le seul volontaire.
Les Américains refusent de voir ce qui se passe en Europe.
Je ne sais plus à qui me fier.
Les gens ne suivent pas les règles, ils les inventent.
Ils ont peut-être raison.
Quand le monde tourne à l'envers, où est le nord ?
Je fais deux allers-retours en Martinique cet hiver.
La cargaison est légère.
Assez pour 200 personnes.
Je peux pas les sortir clandestinement.
Trouvez une autre solution.
L'offre tient toujours.
Échec et mat.
Notre but est de...
consolider les camps d'internement le long du front de l'Est.
La logistique pour déplacer autant de gens
à travers l'Europe
est compliquée, bien sûr.
Mais pas impossible.
Et...
nous sommes prêts à vous aider comme bon vous semblera.
Parce que nous sommes ambitieux à Marseille.
Et nous prenons le problème juif très au sérieux.
Bien.
Et nous attendons le jour
où notre grand pays
sera libéré de leur influence étrangère.
Il n'y a qu'un seul grand pays en Europe.
Oui. Bien sûr.
Bien sûr. Je vous demande pardon, Gruppenführer Schrader.
La France a été infectée.
Mais avec votre aide, Gruppenführer,
bientôt, un jour,
tous ces gens seront sous ma coupe.
Notre. Notre coupe.
Ça a été ?
On a sorti Mehring et j'ai ramené ça.
- Non. - N'essaie pas de m'arrêter.
Non, c'est trop dangereux.
- Ressaisis-toi. - Lâche-moi !
Respire.
Si tu fais ça, on meurt tous.
Varian a été arrêté et la police a fouillé la villa.
- Et MJ ? - Embarquée aussi.
Ils sont sur un bateau sur les quais.
Vas-y.
On a été arrêtés à cause d'un défilé ?
Selon les dires du capitaine.
C'est ridicule.
Cherchez la logique, vous serez déçu.
Si on a de la chance, ils nous relâcheront.
Et demain, nous reviendrons au point de départ.
Mais alors,
on saura que c'était le paradis.
Allez, on y va.
Allez.
Varian.
Ne me regarde pas comme ça.
Je suis épuisé. Ça peut attendre ?
Tu comptais sur moi pour l'argent.
- Tu disais que tu l'avais ! - Au début, oui.
Mais après, je ne voulais pas te laisser tomber, toi ou...
Je comprends.
Tu couches avec Patterson ?
Et toi avec Thomas ?
Je te préviens...
Une seule fois.
Seulement car je pensais qu'il m'aiderait avec mon père.
- Tout ça pour l'opération. - C'est la vérité. Varian !
On est dans le même camp. Toi, moi et Thomas.
Lisa ?
La police a arrêté des soldats britanniques à Banyuls.
Ils avaient ma route,
écrite sur un magazine de mode.
C'est toi ?
On avait un seul passage.
Maintenant, plus rien.
Comment peux-tu être aussi bête ?
M. Fry.
Merci de m'avoir ramené André.
Vous avez reçu un télégramme.
Merci.
VOUS ÊTES RELEVÉ DE VOS FONCTIONS À EFFET IMMÉDIAT.
RENTREZ À NEW YORK.
Votre femme ?
Ce n'est rien.
Varian.
Je vais me coucher.
Bonne nuit.
Bon Dieu...
M. Fry.
- Vous n'allez pas croire ma journée. - Je suis tout ouïe.
Voyons d'abord si Roosevelt est toujours président des États-Unis.
Malgré un fort sentiment isolationniste
dans un pays qui sort de la Grande Dépression,
le peuple américain a brisé la tradition ce soir
en réélisant le président Roosevelt.
Il a battu l'outsider Wendell Willkie,
un homme d'affaires novice en politique.
Va-t-il rejoindre la Grande-Bretagne dans sa guerre contre les nazis ?
L'Europe retient son souffle.
Mary Jayne !
Je suis arrivé trop tard.
Le capitaine a dit que vous aviez été détenus toute la journée ?
Que fais-tu ici ?
Ça va ?
Je travaille avec les Britanniques.
Et la route de Lisa a été compromise par ma faute.
Tu voulais juste aider.
Je n'arrête pas de penser à tous les gens à Chicago
qui pensent...
que ce qui se passe ici ne les concerne pas.
Des gens comme mon père, qui ont voté contre cette guerre
pour protéger les Américains.
Ils n'ont mis personne en prison.
Ils n'ont pas de sang sur les mains.
Tu sais...
Personne ne peut prédire les conséquences exactes de nos actions.
Mais ça ne justifie pas l'inaction.
Sinon, à quoi bon être en vie ?
TRANSATLANTIQUE
INSPIRÉ DU ROMAN DE JULIE ORRINGER
CETTE FICTION EST INSPIRÉE DE PERSONNES ET DE FAITS RÉELS.
Sous-titres : Sarah Gerbod
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