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J’adore ton accent.
Ouais, j’ai du mal à m’en débarrasser.
- On va fêter mon anniversaire ? - Bien sûr.
Hé toi, ça suffit. Baisse la vitre.
Écoute-moi bien.
Tu crois que la rue t’appartient juste parce que tu conduis cet engin ?
Eh bien tu ne nous impressionnes pas.
- Laisse nous tranquille, mec. - Qu’est-ce que tu dis ?
- Laisse-nous tranquille et décampe. - J’entends rien.
Je ne reçois d’ordres de personne, alors calmos.
On ne t’a rien fait alors laisse tomber et dégage de là .
- Tu veux en mettre plein la vue à cette petite pute ? - Allez, dérape.
- La moto, c’est l’idéal pour ça, mec. - Tu me files la gerbe.
C’est que je commence à m’attacher à vous deux.
Va te faire foutre, sale enfoiré !
Tu vas me le payer !
Salut.
Quelle surprise.
Comment vas-tu ?
A ton avis ? Tu as quitté la ville sans rien dire.
Tu sais très bien que j’attendais de tes nouvelles.
- Désolé Cheryl. - Le moins que tu pouvais faire c’était de…
- Je n’ai pas pu t’appeler. Je le ferai demain. - OK, mais n’oublie pas.
HĂ©, Rosie !
Rosie…. S’il te plait, Rosie.
Hé, poupée ! on a soif.
- Tu te souviens de moi ? - Comment une fille pourrait-elle t’oublier ?
Je m’en doutais que tu te souvenais de moi.
Je rĂŞve du contraire.
Tu exagères.
Bien sur que non.
Tes fans te demandent tous les jours.
J’ai du bol. Rosie, on a très soif. J’aimerais ton meilleur champagne.
OK.
Deux verres glacés pour les amoureux.
Merci.
Tu as de la chance, c’est notre dernière bouteille.
HĂ©, Rosie !
On va s’assoir, apporte-nous le champagne là -bas.
Je prends les verres avec moi.
Viens, Dabsy.
- Félicitations. - Merci.
- Portons un toast à ton 18ème anniversaire. - 18 ans !
- Tu veux me saouler. - Merci, remplissez.
- Viens porter ce toast avec nous, Rosie. - Bien sûr.
Très bien… Merveilleux.
- Combien de verres ? - Vous voulez vous joindre Ă nous ?
Du champagne ? OK ?
On doit fêter ça.
- A vous deux ! - On vous souhaite le meilleur.
A toi chérie et à tes merveilleux 18 ans.
J’adore le champagne…
Mais ça me pique toujours le nez.
Malheureusement c’est la dernière bouteille qu’ils ont.
Pas de chance.
Oui.
Encore un autre verre…
et ça me monterait à la tête.
Je vais aller chercher Ă boire.
Ça nous empêchera au moins de mourir de soif.
Et j’espère que ça nous aidera à perdre notre timidité.
Ne ris pas, je suis sérieux.
Oh oui…
- Tu te fiches de moi parce que je n’ai aucune expérience. - Je t’ai dit que j’allais tout t’apprendre.
Laisse-moi juste te montrer.
J’ai un peu peur.
C’est naturel.
- C’est ce qui arrive la première fois. - N’as-tu jamais peur ?
Bien sûr que non.
Allez, bois ton Whisky.
- Tu te sentiras audacieuse et déterminée. - J’espère bien.
- Tu peux faire marche arrière, tu sais. - On a passé un marché.
Peut-être que c’est toi qui fait marche arrière.
- J’ai toujours tenu mes promesses, chérie. - A nous.
Tout va bien se passer, ne t’en fais pas.
Je ferais mieux d’arrêter de boire si je veux tenir jusqu’à la fin.
Je crois que nous devrions y aller.
Regarde, nous sommes les derniers clients. On est un peu ivre, pas vrai ?
Nous boirons le reste de la bouteille ailleurs.
Hé, l’ami ! Bonne soirée.
OK !
Une minute. Je vais chercher vos vestes.
- Vous avez passé un bon moment ? - Oh, merveilleux.
Parfait.
Je crois que j’ai trop bu.
- Merci. Bonne nuit. - Bonne nuit.
- Revenez souvent. - On reviendra bientĂ´t. Bonne nuit.
- Tu vas être capable de conduire ? - Bien sûr que oui.
Je vais t’emmener chez moi et une fois là -bas…
Tu verras, je te ferai voir.
Allez, prend encore une gorgée… Ça va te convaincre.
Attends! Ne bois pas tout ! J’en veux aussi.
Ça suffit chéri, tu vas finir par t’endormir.
Ne t’en fais pas.
Je peux boire un tonneau et être capable de conduire et de garder les idées claires.
VoilĂ , on y est.
Très chère princesse.
Je vous offre mon carrosse royal.
Oh… mon sac.
OK, prĂŞte Ă prendre le large ?
Et maintenant je te conduis Ă mon palace.
Pas si vite mec, on aimerait discuter avec toi.
Qu’est-ce que tu veux ?
Approche, on t’attendait.
HĂ©, les gars ! Amenez-vous. Il est lĂ .
- Que voulez-vous ? - Tu va voir mec.
Et tu ne vas pas aimer.
Attendez une minute ! Qu’est-ce que c’est ? Qu’est-ce que j’ai fait ?
Quel héros !
Sors ! Le spectacle va te plaire.
Laissez-moi !
N’aie pas peur.
Hé les gars, venez voir ça !
Tu sais que t’as une belle paire de nichons.
Voyons ce qu’il y a là -dessous.
Tu n’auras pas besoin de ça.
Eh bien, quelle surprise ! Tu es toujours vierge.
T’es une sale chienne.
Regarde ce que tu as fait.
Regardez-la, on dirait un petit lapin.
La fille est encore vierge ! On ferait mieux d’y remédier !
- Vas-y Stileto, mets-lui un bon coup. - Avec plaisir.
- Non ! Laissez-moi ! - Tu vas aimer ça, bébé !
Écartez-lui les jambes !
Allez salope, ça va te plaire !
- Tu vas en redemander ! - Un… Deux…
Trois… Quatre… Cinq…
- Bye, mec. - A plus Stileto.
Te fatigue pas les burnes, on se tire.
Allez, attendez-moi, je finis.
Sale pute, tu m’as mis plein de sang.
Allez, les porcs !
On doit se préparer pour les funérailles de demain.
J’arrive !
- Vous ĂŞtes libre ? - Oui, monsieur.
Park Street, numéro 8.
Pas mal, hein ?
Ouais, pas mal du tout.
Allez, vas-y, donne tout ce que t’as.
Faudra que je retienne ce coup.
- Allo. - Lynus… C’est Hal.
Babsy s’est fait violer hier et je veux que tu me fasses une petite faveur.
Ce n’est pas possible. Comment va-t-elle ?
Assez mal, elle est à l’hôpital en ce moment.
Ça a l’air sérieux, ouais.
Qui a fait ça ?
Un gang d’enfoirés de loubards.
Je sais oĂą les trouver.
- Et tu veux qu’on t’aide, pas vrai ? - Ouais, c’est ça. Vous le ferez ?
Bien entendu.
Dis-nous oĂą on peut les trouver.
Je pense qu’ils seront à des funérailles ce soir à l’amphithéâtre.
Il faut qu’on rende à ces porcs la monnaie de leur pièce.
Oui, on se retrouve lĂ -bas.
Tu peux compter sur nous.
On va leur donner une leçon qu’ils ne sont pas prêts d’oublier.
Je savais que je pouvais compter sur toi Lynus.
Les amis sont faits pour ça.
Les gars et moi, on va s’occuper d’eux.
Combien sont-ils ?
Cinq ou six, mais assez dangereux.
Ne t’en fais pas, on leur réserve un traitement spécial.
Tu connais nos méthodes.
J’ai hâte d’être à ce soir.
- Très bien, on se rejoint là -bas. - A vingt heures.
Oui, je crois qu’il va y avoir un spectacle sympa à l’amphithéâtre.
A plus.
Pas de bol, mec.
Personne ne pilotait une moto comme toi.
Pourquoi tu nous as laissé ? Pourquoi tu t’es fait tuer ?
Ce fils de pute est le seul à blâmer.
Ce putain d’enfoiré ! Pourquoi on ne l’a pas tué tout de suite ?
Allez, reprends-toi, mec. Du calme.
On doit tous mourir un jour ou l’autre.
On devrait s’amuser maintenant, c’est ce qu’il aurait voulu.
Silence !
Mes camarades…
Nous sommes venus ici ce soir…
pour dire adieu à un ami…
un partenaire que nous n’oublierons pas.
Jamais.
Il n’est plus parmi nous…
mais peut être rassuré puisque nous l’avons vengé.
A présent nous allons nous saouler en sa mémoire
et offrir son corps aux flammes.
A notre ami et partenaire…
puisse-t-il reposer en paix.
Puisse-t-il reposer en paix !
Santé.
C’est trop dur, on ne le reverra plus jamais.
- Donne-moi ça, allez. - Bois !
- Allez, mec ! - Goute un peu ça aussi.
- Laissons Jimmy boire aussi. - Ouais, qu’il se joigne à nous.
Allez, il en a eu assez !
Allumez le feu !
Bonne chance l’ami et puisses-tu faire bon voyage.
On te souhaite le meilleur, partenaire.
Si tu rencontres une jolie poulette lĂ -haut, envoie-lĂ nous.
Ouais, on saura l’accueillir.
Et s’il y en a plusieurs, Jimmy, on pourra s’occuper de chacune d’elles.
Hé, fils de putes…
Me voilĂ !
C’est pas ce que vous vouliez ? Eh bien… me voilà .
Qu’est-ce que tu veux, toi ?
Vous occupez pas de moi. Continuez votre petite fĂŞte.
Je suis juste venu aux funérailles
mais j’ai pris la liberté d’amener quelques amis avec moi.
On veut partager votre chagrin, alors oublions tout et buvons ensemble.
Allez les gars, donnons à ces fiottes une bonne leçon.
- Que dois-je faire ? - Coupe-moi ça !
Tu es enfin venu.
- Oui, me voilà . - J’ai cru que tu étais parti avec une autre fille.
- Alors, je t’ai manqué ? - Tu sais bien que oui.
Quel est le problème avec ton sourcil ? Tu t’es battu ?
Ouais, mais l’autre est en plus mauvais état que moi.
- Tu as été mêlé à une bagarre ? - Ouais.
Tu es pourtant doux avec moi.
Ce n’est pas moi qui ai commencé, mais j’ai dû me défendre.
- Tu comprends ? - Je te crois.
Concentre ta force, et frappe.
- Compris ? - Ouais, je vais essayer.
Alors vas-y.
Salut les enfoirés ! Voilà un petit cadeau pour vous !
Attention, c’est une grenade !
Suceur de bite !
Tu fais moins le malin qu’hier.
On est venu parce qu’on avait une dette envers toi.
Et puis, je voulais avoir personnellement un petit entretien avec toi.
Je veux savoir oĂą on peut trouver ton fils de pute de copain
qui aime bien faire le vantard avec sa belle bagnole.
Dis-le-moi ou je te jure que je te tranche la gorge, sale enfoiré !
Allez ! Parle !
Park Street.
Quel numéro ?
Numéro huit.
Quel est son nom ?
Hal Martin.
Les mouchards me font gerber, tu sais.
Et tu me files la nausée.
Tu peux garder mon couteau en souvenir.
Et pour te récompenser… voilà un bon cigare !
J’espère que tu apprécies !
Allez, amenez-vous.
Ce fils de pute doit habiter dans cet immeuble.
On va vite le trouver.
Regardez, le voilĂ ! Hal Martin.
Venez !
Si sa caisse est là , C’est qu’il doit être chez lui. Allons lui rendre une visite.
Après ça il devra embaucher un chauffeur.
Que faites-vous ici ?
Dehors !
Foutez le camp !
Ferme-la sale fouine ou je t’arrache la langue.
Tiens-moi ça.
Et tu ferais mieux de ne pas parler sans mon autorisation, espèce de fils de pute !
A quel étage habite Hal Martin ? A quel étage ?
Au deuxième… Au deuxième !
Descends-le !
- Deux bastos ne semblent pas suffisantes pour l’abattre. - Il en veut peut-être deux de plus.
Essaie de lui tirer entre les deux yeux.
Flingue-le !
Génial ! Joli tir.
Félicitations !
Regardez, voilĂ sa bagnole.
Pas mal, hein ?
Elle a dĂ» couter bonbon.
Ouais, et faut être un putain d’enfoiré pour acheter un engin comme celui-ci.
Je n’en voudrais même pas.
Je ne chierais mĂŞme pas dessus.
Cet escalier doit mener Ă son appartement.
Allons voir ça, venez.
Si on choppe cet enfoiré, cette fois on lui arrache les couilles.
Ouais, c’est ce qu’on va faire !
Allez, allez, bougez-vous !
Ils doivent toujours ĂŞtre lĂ , attention.
Et tu dis qu’ils l’ont abattu ?
Je crois qu’ils l’ont tué.
- Ils sont lĂ ? - Je ne sais pas.
- Va appeler la police. - Je veux rester avec toi.
Va appeler la police Cours !
HĂ©, il se tire ! Attends ! ArrĂŞtez-le !
Le fils de pute ! Il n’ira pas loin.
Allez, démarre-la. Allez !
Ramasse le flingue et monte.
Magne-toi !
On ferait mieux de se magner, on va le perdre.
Tiens-toi bien.
C’est une putain de tortue !
Mets les gaz !
Ah, putain de merde !
Allez, descends.
OĂą tu vas ?
Hé, un taxi…
Bonne idée.
Ouvre cette porte.
- Allez, grouille… - C’est bon.
- Une belle valse. - Ouais.
Non…
Il faut qu’on y aille, il est tard.
Juste quand on allait s’amuser.
Je prends la serviette.
Tu as froid ?
Non.
- Tu crois qu’on pourra se faire prendre en stop ? - Je m’en occupe.
J’adore voyager avec toi.
- Et toi ? - Bien sûr.
- Je ne sais jamais quand tu es honnĂŞte. - Je le suis.
- Laisse-moi t’embrasser. - Juste une fois alors.
- Sans moi, personne ne te prendrait. - Je sais.
Tu sais, j’aime bien ton look.
Vraiment ?
Mais je pourrais un jour m’en lasser.
Fais-le-moi savoir avant qu’il ne soit trop tard.
Je plaisantais.
Salut.
Ça vous dérange de me prendre ? Je vais par là .
Vous voulez dire vous emmener ?
- C’est juste que…. - Je ne vais pas vers la côte.
- Vous comprenez ? - Oui.
- Je peux vous conduire jusqu’au carrefour. - Génial.
Mais si ça ne vous dérange pas, un ami à moi vient aussi. Nous étions à la plage.
- Impossible. - Pourquoi ça ?
Désolé, mais je ne peux pas le prendre.
Il n’y a que deux sièges, il n’y aura pas de place pour lui.
- Je ne peux prendre que vous. - OK.
HĂ©, je pars avec ce type. A plus.
Lilly ! Attends ! Ne me laisse pas ici !
Reviens. Reviens, ne pars pas !
Lilly !
Qu’est-ce que je vais faire avec cette valise ? Reviens !
Reviens ! Ne pars pas !
Lilly, reviens !
Espèce de sale pute !
Il doit ĂŞtre vraiment furieux.
Mais il n’y a aucune raison pour que je reste avec lui,
je ne le connais que depuis deux jours.
Bien sûr.
OĂą vous rendez-vous ?
Vous n’êtes pas obligé de me le dire.
Je vais voir mes parents. Ils vivent à la campagne près d’ici.
Quelle chance ils ont de vivre Ă la campagne, hein ?
Écoutez, je vais vous dire.
Pourquoi ne venez-vous pas passer quelques jours avec nous ?
J’adorerais.
Vous aimeriez ma famille.
Bien que ma mère soit invalide. - Que lui est-il arrivé ?
Elle est tombée de cheval et elle est paralysée depuis.
Ils vivent une vie très paisible. Venez avec moi.
- OK. - Ça va vous plaire.
Je m’appelle Lilly.
Et moi Hal. Ravi de vous connaitre.
- Madame veut vous voir. - Très bien.
Bonjour mon cher.
Bonjour.
Vous avez bien dormi cette nuit ?
Oui, très bien. Ne lâchez pas votre journal pour moi.
- Voulez-vous un verre de Sherry ma chère ? - Oui merci, ça va me réchauffer.
C’est mieux que les médicaments.
Le Sherry active la circulation du sang et accroit l’appétit.
S’il vous plait Annie, fermez la porte.
En espérant que ça me fasse dormir. Merci Annie.
- Voilà chérie. - Merci.
- Santé. - Santé.
- Encore un peu ? - Oh, non mon cher.
Que lisiez-vous Philip ?
Oh, rien de bien important.
Quand vous êtes entré je regardais la rubrique finances.
En fait, nos actions sont en hausse.
C’est fantastique.
On ne sait jamais quand la chance peut nous sourire.
C’est votre savoir-faire, pas la chance.
Nous allons pouvoir faire le voyage que vous désirez.
- La Polynésie, Philip. - Pourquoi pas.
Sans problème chérie, nous avons gagné assez d’argent pour faire tout ce que nous voulons.
Merci, vous essayez toujours de me rendre heureuse.
VoilĂ , on y est.
- C’est une maison magnifique. - En effet.
J’espère qu’ils ne sont pas couchés.
Ma mère a hérité cette maison d’un vieux parent.
J’aimerais avoir autant de chance.
- C’est très grand. - Oui, c’est pas mal.
Venez…
Entrons.
Oh, les portes sont ouvertes.
Nous ne les fermons jamais.
Ils ne m’attendent pas, ce sera une surprise.
Il y a quelqu’un là -haut ?
Vous verrez, ils vont ĂŞtre ravis.
Hé, père !
C’est moi.
Quelqu’un est réveillé ?
Hal, mon fils. Quelle surprise.
Bonsoir père.
Je pensais justement à toi. Ça a l’air d’aller.
Toi aussi père.
J’aimerais te présenter mon amie, Lilly.
- Bonsoir Lilly, ravi de vous rencontrer. - Elle aimerait rester quelques jours…
- …si ça ne te fait rien. - Allons, entrez donc.
Tu as un peu grossi…
Hal ! Vous avez l’air en pleine forme.
Elle l’a élevé comme son fils.
Vous ĂŞtes revenu !
- Apportez quelque chose Ă manger Ă Hal et Lilly. - Oui, monsieur.
Ils doivent être affamés.
Il faut fêter ça. Venez dans le salon.
Ta mère se sentait fatiguée et est allée au lit.
- Je voulais vraiment venir plus tôt. - Goute ça et dis-moi ce que tu en penses.
C’est un très bon vin, je l’ai gardé pour toi.
Alors ?
Tu aimes ?
- Excellent. - Si tu l’aimes alors c’est qu’il est bon.
Parce que mon fils est un spécialiste.
Merci.
Ce n’est pas facile de trouver un bon vin de nos jours, pas vrai Hal ?
A présent, portons un toast à cette surprise inattendue.
- Bienvenue chez nous, ma chère. - Merci.
Vous voyez, c’est un vin merveilleux.
N’est-ce pas ?
- Oh, tu l’aimes ? - Il est super, père.
Oh mais ça…
Ça c’est encore mieux. Qu’est-ce que c’est ?
La meilleure chose que nous avions dans le réfrigérateur.
Du homard…
des champignons…
des anchois…
des tomates et de la salade.
Non… C’est trop riche pour moi, merci.
Je pensais au moins que tu y gouterais.
- Vous vous servez toute seule ? - Oui, bien sûr. Merci.
Tu sais que tu as beaucoup changé, Hal. Il a perdu son appétit.
Il ne mange plus rien depuis qu’il vit en ville.
Vous a-t-il dit qu’il était né ici à la campagne ?
Ça a toujours été un garçon très fort.
mais nous savons que la civilisation ruine tout.
Dans les grandes villes, vous ne respirez que la pollution.
- Vous aimez la campagne ? - Beaucoup.
- Et les chevaux ? - Je les adore.
Eh bien, demain vous pourrez en monter un si vous voulez.
Il y a de beaux coins par ici.
J’en suis certaine. Et puis j’adore monter.
Tu ne sais pas…
Tu ne sais pas combien de temps j’ai attendu ça.
Tu es sûr que personne ne va nous entendre ?
Bien sûr.
Et comment le sais-tu ? Tu l’as déjà fait auparavant ?
Viens lĂ .
Très bien…
Comme tu veux.
Viens, assieds-toi sur moi.
Vous voulez un peu plus de café ?
Oui, merci.
Il est fort.
Et encore chaud.
- Du lait ? - Oui s’il vous plait.
Du sucre ?
Vous savez qu’Hal est ici, John ?
Il est arrivé la nuit dernière.
Et cette fois il a amené avec lui une jolie fille.
Ils sont allés au lit très tôt, vous savez ?
Et ils ont passé toute la nuit dans la salle de bain
à rire et à faire toutes sortes de bruits étranges.
Je n’ai pas pu dormir, je me demande bien ce qu’ils faisaient ?
- A quoi vous attendiez-vous ? - Vous savez que nous ne sommes pas habitués à cela.
Ça a toujours été une maison honorable.
N’est-ce pas ?
Que croyez-vous qu’ils aient pu faire ?
Comment voulez-vous que je le sache ?
Vous avez raison, et puis ce ne sont pas nos affaires.
Le propriétaire de la maison peut faire ce qu’il veut.
- Vous voulez autre chose ? - Non merci, j’ai beaucoup de travail.
Très bien, on se voit à l’heure du déjeuner.
- Au revoir. - Au revoir.
Et ensuite j’ai voulu étudier et j’ai dû louer un appartement en ville.
Regarde un peu.
- C’est là qu’était ma chambre. - Celle-ci ?
- Là ? - Ouais…
Celle avec les fleurs sur la fenĂŞtre.
Cette chambre est l’une des meilleurs de la maison.
Je suis né ici.
Et pourquoi me dis-tu tout ça ?
Peut-être parce que je t’aime beaucoup.
Moi aussi.
Je suis heureux de t’avoir rencontrée.
Vraiment ?
C’est mignon.
J’adorerais vivre ici. Juste là .
Ce ne serait pas possible, c’est la chambre de ma mère.
La journée est si belle et si chaude.
Mais j’ai un peu froid.
Comme j’aimerais être en Polynésie.
A profiter de la plage.
J’espère que nous pourrons y aller.
Ce serait un voyage merveilleux.
Eh bien…
Oh Hal, regarde cette rose.
Pourquoi ne me la cueilles-tu pas ?
J’espère que ça ne dérangera pas ma mère.
VoilĂ .
Heureuse ?
Oh oui.
J’ai toujours aimé chasser.
Depuis que mon père m’a acheté mon premier fusil de chasse.
Et quels autres hobbies as-tu ?
Les belles femmes… comme toi.
Mais maintenant j’aimerais tuer un oiseau.
- En voilà un là -bas. - Il est très haut.
Tu vas voir quel bon tireur je suis.
- Regarde bien l’oiseau. - OK.
Regarde… regarde.
Tu es complètement dingue !
- Tu l’as manqué, à moi. - Laisse ça.
- Ce n’est pas un jeu pour les femmes, Lilly. - Oh allez, laisse-moi tirer juste une fois.
ArrĂŞtons la chasse. Je pense Ă un jeu plus plaisant, tu sais.
Vraiment ?
- Quel genre de jeu ? - Tu verras.
Tu n’auras pas besoin de ce genre de munition.
C’est mieux.
- Maintenant baisse ton pantalon. - Ne sois pas si pressée.
Attends…
Et toi ?
Ah, c’est mieux.
- Bonjour. - Bonjour.
Bonjour.
Allons, assieds-toi.
Pourquoi ne pas finir cette partie ?
Il a peur que je gagne.
Alors ?
Tu ne sais plus comment on joue ?
Échec et mat.
Désolé, c’est mon jour de chance.
Tu devrais avoir plus de respect pour ton père.
C’est vrai.
Nous allons faire du cheval, OK ?
J’ai dormi comme une masse.
- A la votre les mecs. Santé ! - Santé !
Allez, debout enfoiré, tu ne peux pas dormir tout la journée.
- J’ai encore sommeil. - Allez, lève-toi.
Pourquoi tu ne me laisses pas dormir, fils de pute.
On ne peut jamais se reposer ici.
HĂ© Stileto, tu arroses les fleurs ?
- Comme c’est mignon. - Arrête ça !
Hé, où t’as eu cette dope ?
T’en veux ?
Hé… arrête ça tu veux.
- Arrête ou je te pète la jambe. - Donne-moi du feu.
Tiens.
Viens ici espèce de fils de pute.
C’est la meilleure dope que j’ai jamais eu.
Viens lĂ !
- Laisse-moi te pisser dans la bouche ! - C’est de la bonne, hein ?
- Suce-bite ! - La meilleure.
Tu vas aimer.
Allez en enfer, bande d’enfoirés !
HĂ©, descends de la moto ! On doit y aller.
- Allez, vite. - Ne me presse pas, sale goret.
HĂ©, toi !
Cette bouteille est Ă toi ?
- Ouais. - Alors prends-la !
Attention. Y’a un bus qui arrive.
Allez, on y va ! Roulez, vite !
Vite !
C’est ici.
Stop !
Regardez, sa voiture est lĂ .
Ouais, merci au type de la station essence.
J’ai hâte de mettre la main sur ce fils de pute.
Ouais, sa caisse est lĂ .
Il doit ĂŞtre dans le coin.
Pas mal, hein ?
- Mais je préfère ma moto. - Ouais, moi aussi.
La baraque est pas mal non plus, pas vrai ?
- Quelle chaumière ! - Ouais, un joli nid.
Cet enfoiré sait comment vivre.
Et si on allait rendre visite Ă la famille !
Ouais, je m’occuperai des femmes.
Hé vous, qu’est-ce que vous voulez ?
Vous feriez mieux de partir d’ici avant que je n’appelle la police.
- Dégagez ! - Où est le propriétaire de cette voiture ?
Ça ne vous regarde pas.
- Dégagez - T’as dit quoi ?
Ferme-la salope ! Je vais te faire avaler ta langue.
N’as-tu aucun respect pour les uniformes ?
Allons-y.
Allez, parle-moi.
Que faites-vous ici ?
Hé, Stileto ! Regarde un peu cette sorcière !
Je ne sais pas qui vous ĂŞtes mais je vous prie de partir.
S’il vous plait, sortez de cette maison !
Dehors !
Tu ferais mieux de la fermer, vieille chouette !
Au secours !
Oh, mon dieu.
Parle ! OĂą est-il ?
Je ne sais pas.
Parle, sale chienne !
Quel est le problème ?
Non, non Philip, non !
Du calme, dites-moi ce que vous voulez.
Que cherchez-vous ?
Cet enfoiré doit être son père.
On veut savoir oĂą est ton fils.
Mon fils n’est pas à la maison et
je ne sais pas quand il rentrera.
Maintenant je vous prierais de bien vouloir quitter cette maison, je…
Nous voulons seulement vivre en paix, vous comprenez.
S’il vous plait partez et cessez de nous ennuyer.
Comment oses-tu nous parler comme ça ?
Lève les mains en l’air avant que je ne te tranche la tête !
On va laisser une petite surprise pour ton fils.
Un petit souvenir.
Hé, occupe-toi d’elle !
Tiens-le.
- Regardez ce que j’ai trouvé. - Je vous en prie, non !
Bien, bien… Bienvenue !
Toi, viens m’aider !
Allez.
Elle est toute Ă toi.
Quelle fĂŞte, hein les gars ?
On est les rois de l’univers !
Le monde entier nous admirera !
Nous sommes les plus grands !
Ils voulaient la paix… Maintenant ils l’ont !
J’aimerais voir la tronche de ce porc quand il va revenir !
Une fĂŞte inoubliable !
On y va !
Auparavant nous élevions des chevaux
mais mon père a arrêté parce qu’il n’avait plus le temps de…
Mon dieu !
- Ne t’approche pas de lui ! - Attends-moi, Hal !
Reste dehors.
Mère…
Mon dieu, mère.
Tout est de ma faute… ma faute.
Je les tuerai mère.
Je les tuerai tous !
Je les tuerai, je le jure !
Oui, tout le monde connait leur planque.
Suivez la route jusqu’à ce que vous ayez traversé trois ponts
Puis au pont suivant tournez Ă droite.
- Ils seront lĂ -bas ? - Ouais.
Vous êtes sûr que ce sont eux.
Ces voyous sont vite reconnaissables avec leurs casques et leurs cheveux sales.
- Ils conduisent des motos. - L’un d’eux a une moustache…
Oui, c’est ça.
Vous trouverez un bar quand vous tournerez. Demandez-les lĂ -bas.
Merci, j’espère que j’aurai de la chance.
En ce temps-là j’étais le meilleur.
Je le garantie, sans aucun doute.
Vous prendrez quoi ?
Donnez-moi un verre de rhum.
Tu sais, je pouvais avoir toutes les femmes que je voulais.
Mais tu me crois pas.
Tu me crois pas je le sais.
J’te jure que c’est la vérité…
J’avais toutes celles que je voulais.
OĂą se trouve cette bande de loubards ?!
- Laissez-moi ! - Dites- moi oĂą je peux les trouver !
Laissez-moi, je ne les connais pas.
Elle n’aime pas qu’on la touche sans son accord.
- Combien ? - 35.
- Tu aurais dĂ» lui dire. - De quoi tu te mĂŞles ?
- Tu sais qu’il y a l’un d’entre eux là -dedans. - Sors d’ici.
Et ne reviens pas.
J’men vais parce que je le veux. Personne me fout dehors.
Au revoir… salope !
Stileto !
Stileto !.
- Stileto ! - Qu’est-ce que tu veux ?
Ils te cherchent.
Ne bouge pas.
Reste calme et ne dis pas un mot.
Je dois discuter avec cet enfoiré, compris ?
Qu’est-ce qu’il y a ?
Dégage !
C’est quoi le problème ?
D’abord tu gueules comme une truie et ensuite tu ne réponds plus.
Toutes les femmes sont des tarées.
Personne ne peut les comprendre.
Les mains en l’air !
Si tu es si courageux, pourquoi tes mains tremblent ?
Ne braille pas comme une vieille pute !
Ma main ! Ma main !
Tu n’avais pas un petit couteau sur toi ?
J’aimerais te découper la queue.
Eh bien, qu’a-t-on là ?
Une grenade Ă main.
Cela peut être très dangereux quand tu es en colère.
Et je suis très en colère, tu sais.
Parle ! Dis-moi oĂą sont tes amis !
Allez !
Parle ou je te fais sauter la cervelle !
OĂą sont-ils ?
- Deux d’entre eux sont au studio de cinéma. - Où sont les autres porcs ?!
Parle !
Ils sont Ă la casse.
Combien sont-ils ?!
Deux… deux !
Je vais te montrer ma gratitude.
Non… non… Que vas-tu faire ?
Non !
Où est-ce que j’ai foutu cette clé ?
Putain d’enculé !
OĂą est ce fils de pute ?
Me voilĂ !
Bordel, pourquoi tu t’es pas arrêté ?
- J’ai essayé. - Tu vas voir…
Je vais pulvériser ta bagnole.
Tu vas voir. Je te garantie que tu ne vas plus la reconnaitre !
Allez bébé…
Reste pas lĂ Ă regarder.
Tu vois pas que je suis prĂŞt ?
- Viens lĂ . - Si je veux.
Quand je bois c’est ça que j’aime.
C’est ça.
C’est ça que j’aime.
- Approche. - Ne sois pas si pressé. Tu dois payer d’abord.
Porc !
Oui, j’obéirai.
S’il te plait ne me fouette pas.
Lève la tête !
Je ferai tout ce que tu veux.
Bien, donne-moi cette cagoule.
Oui, tout ce que tu veux, j’obéirai.
- Punis-moi ! - Je te hais.
- Dis-le encore. - Je te hais. Je te hais.
- Dis-le encore. - Je te hais. Je te hais.
Pas un geste vous deux !
Toi sur le lit !
Toi contre le mur !
Ne sois pas nerveuse ma chère…
Il n’y aura qu’une toute petite explosion
puis nous irons tous en enfer.
Hal ! Il y a un homme là -bas et il dit qu’il va tous nous tuer.
Il a une bombe et il va faire sauter tout l’immeuble.
Qu’est-ce que tu dis ?
- Le voilĂ ! - Attention mon petit lapin.
Approche !
Qu’est-ce que tu vas faire ?
Tu vas voir.
Tu sais ce que c’est, pas vrai ?!
Attends ! Attends une minute !
Non !
Je veux te parler, laisse la fille en dehors de ça.
Il est trop tard désormais. Désolé.
Je pourrais te faire sauter la cervelle avec ce flingue mais je préfère ça.
On va aller en enfer ensemble.
Non ! Ne fais pas ça !
Tu as tué tous mes partenaires, un par un.
Mais ne crois pas en avoir fini avec nous, parce que ce n’est pas le cas, non !
Quand je presserai ce petit bouton,
nous finirons tous ensemble en enfer.
- Non ! - Si !
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