All language subtitles for Robinson Crusoe 1954 ENG ESP Honeyko XviD 100%.FRENCH

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Original subtitles

Troisi�me fils d'une bonne famille

et n'ayant appris aucun m�tier,

j'eus bient�t en t�te

l'id�e de quitter l'Angleterre et de voir le monde.

Et ainsi, contre la volont�

et les ordres de mon p�re,

je larguai les amarres

et m'embarquai.

Mon p�re ne s'�tait pas tromp� en proph�tisant mon malheur

et, peu de temps apr�s,

alors que nous naviguions par 12�, 18' de latitude,

vers l'Afrique, pour y acheter des esclaves noirs,

pour des amis planteurs aux Br�sil,

une violente tornade s'abattit sur nous

et nous entra�na vers l'ouest,

loin de toutes routes commerciales.

Mon unique possession,

ma seule arme.

Je me r�veillai transi

et � moiti� mort de faim.

Assoiff�, sans provisions,

avec peu d'espoir de survie,

je me pr�parai � affronter mon destin.

Nulle autre terre en vue.

J'�tais sur une �le

perdue au milieu de l'oc�an.

L'�pave de notre navire

s'�tait �chou�e pendant la nuit.

Sam!

Le navire pourrait se briser sur les rochers.

Je dois construire un radeau

et essayer de sauver sa pr�cieuse cargaison.

Je tirai de l'�pave de nombreux coffres

pleins de toutes sortes de v�tements,

de chandelles,

de poudre � canon,

d'outils de charpentier

et de beaucoup d'autres d'objets utiles,

sans oublier son seul survivant, l'ami Sam.

De l'or!

A quoi me servira-t-il?.

Toutefois, � la r�flexion...

De l'amadou,

du fer,

du silex,

du feu.

Du feu!

Pour moi cela valait plus

que tout l'or du monde.

J'avais souvent vu mes domestiques faire cela,

et moi, leur ma�tre,

je serais incapable d'allumer un feu!

Rex!

Ah! Rex,

tu es vivant.

Rex.

Qu'est-ce que c'�tait, Rex?

Qu'est-ce qu'il se passe?

Il avait disparu.

Ce bruit effrayant avait �t� le dernier r�le de notre pauvre navire.

Je regrettais le fer forg�,

les c�bles et le plomb qui avaient sombr� avec lui.

Des rats!

La seule chose que je n'aurais pas voulu voir d�barquer du bateau.

Aucun navire ne s'approchera s'ils ne savent pas que je suis ici.

Je mis de c�t� des branches s�ches pr�tes

� br�ler, pour faire une puissante balise.

Je ne voyais pas passer les jours,

tant j'�tais pris par une multitude de t�ches.

Le plus urgent

�tait de me prot�ger

des b�tes f�roces et des sauvages.

Pendant ce temps, la saison des pluies s'approchait

et j'avais besoin d'un entrep�t

pour mes provisions.

Je trouvai un endroit o� la terre �tait plus meuble

et j'entrepris de creuser une grotte.

Je n'avais gu�re auparavant mani� la hache,

ni, d'ailleurs,

aucun autre outil.

J'�tais un pi�tre ouvrier

et tout ce travail me prenait �norm�ment de temps.

Je devins un assez bon tireur,

pouss� que j'�tais,

par cet incessant et dur travail manuel

qui me donnait un app�tit d'ogre.

Le lait des noix de coco

�tait pour moi une boisson

saine et rafra�chissante.

Le onzi�me mois.

J'avais pass� mes journ�es � chasser des animaux bizarres,

� pr�parer ma nourriture

et � me rendre � mon poste d'observation sur la colline,

en esp�rant voir venir un navire.

Un jour comme tous les autres,

aucun incident, et voil� que

je tombe malade.

Je frissonne.

J'ai la fi�vre.

Je me sens de plus en plus mal.

A l'aide...

Aidez-moi!

Je me rendormis

et j'eus un terrible cauchemar.

C'est vous, p�re?

Eh oui, je suis l�, l�, l�, l�, l�.

Pas l�, mais ici.

O� voudrais-tu que je sois?

N'es-tu pas ici?

Qu'est-ce que vous faites ici?

Mon gar�on, tu n'aurais pas d� quitter ta patrie.

A la maison, avec ta ch�re m�re et moi,

tu vivais dans le meilleur des mondes.

Oui, oui, je me souviens de tout ce que vous me disiez.

Vous aviez raison.

Donnez-moi de l'eau.

A la maison, tu �tais bien,

� l'abri d'une dure vie de labeur

et des �preuves des gens de basse extraction.

Mais tu avais honte de ne pas vivre

la fiert�, l'avidit�, le luxe et l'ambition

des gens de la haute.

De l'eau, p�re,

donnez-moi de l'eau.

Nous sommes de classe moyenne, mon gar�on,

de classe moyenne.

Mais les rois m�me t'auraient envi�.

Admets-le maintenant.

Vous ne voulez pas m'aider?

Je voudrais de l'eau.

Pourquoi t'es-tu lanc�

dans cette stupide aventure?

Ne savais-tu pas que ta m�re et moi, nous avons pri�

Dieu de ne pas nous s�parer de toi?

Mais...

tu as toujours �t� obstin�.

De l'eau, apportez-moi de l'eau.

Ta m�re et moi te pardonnons.

Mais, rappelle-toi, Dieu ne te pardonnera pas.

Il ne te pardonnera pas.

Tu mourras comme un chien. Tu vas mourir...

Je vais mourir.

Je vais mourir.

Je me r�veillai faible mais lucide.

J'avais dormi un jour entier ou plus,

je ne pourrais jamais le savoir.

Je pensai avant tout � boire de l'eau.

Les Br�siliens n'ont-ils pas une m�decine

qui pr�vient et soigne les fi�vres?

Mais bien s�r!

Du tabac m�lang� avec du rhum.

Dans ce coffre,

je trouvai une m�decine, � la fois

pour le corps et pour l'�me.

Viens � moi dans les jours de souffrance,

et je te d�livrerai.

Alors, tu me glorifieras.

Oui, c'est vrai,

Lui seul peut me sortir d'ici.

Dor�navant, je respecterai le dimanche

et je marquerai ce jour en le diff�renciant des autres.

Les derniers, Rex.

Maintenant, j'en suis r�duit � mes propres moyens de subsistance.

Je me rappelai une herbe

que j'avais vu germer et cro�tre.

Une graine qu'en Angleterre, nous appelons bl�,

et dans le nouveau monde, froment.

J'avais d� apporter � terre quelques semences

depuis le navire.

Avec l'aide de Dieu,

je pourrais essayer de les cultiver.

Et en attendant, je me mis

� parfaire la connaissance de mon domaine.

Je trouvai de nombreux cocotiers,

des orangers, des citronniers,

de la cane � sucre,

du tabac,

et des bananiers.

Je d�couvris que la tortue,

fournit une chair abondante et savoureuse.

Il y avait en grand nombre des coquillages, la plupart comestibles.

Et m�me des �ufs de tortues.

Ainsi que cette autre animal marin,

le poulpe,

que certains n'osent pas manger.

Des perroquets,

que j'avais d�j� vus.

Et d'autres oiseaux,

qui m'�taient totalement inconnus.

Des animaux que je ne connaissais pas,

et d'autres qui m'�taient familiers,

comme des ch�vres.

Un jour, le ciel �tait particuli�rement d�gag�.

Une terre!

Si je me construisais une pirogue pour m'y rendre?

Je taillais dans un arbre une petite pirogue,

mais je fus entra�n� au large par un fort courant.

Et par bonheur, gr�ce � une bourrasque,

je pus heureusement rejoindre la c�te.

J'eus plus de r�ussite dans d'autres entreprises.

Ici, Poll, ici.

Sur mon doigt, Poll.

Appelle Rex, Poll.

Ici, Rex.

Viens ici, Rex.

Allons.

Dis-moi seulement une chose:

O� as-tu trouver leur p�re?

Tu le sais, toi?

Le seul myst�re de l'�le que je n'ai jamais r�solu.

Ayant fait mes semailles pendant la saison s�che,

je perdis la moiti� de mes semences.

Dans l'autre moiti�,

reposaient tous mes espoirs.

Je pouvais penser que le meilleur �tait � venir,

puisque j'avais triomph� du soleil et de la pluie,

quand je fus menac� par un nouvel ennemi.

Les oiseaux!

Ils s'abattaient sur mon champ comme la peste.

Une impitoyable et vorace arm�e.

J'ai combattu pour mon bl� comme s'il s'agissait de ma vie.

J'eus recours � toutes sortes d'armes pour les effrayer ou les tuer.

Tu as faim, Rex?

Tu sais bouger la queue

mais tu ne sais pas parler.

Cinq ann�es.

Le cinqui�me anniversaire de mon arriv�e.

Il serait temps de la c�l�brer.

Je ne me soucie de personne,

Personne ne se soucie de moi.

Tu t'en soucies ou pas?

Tu ne t'en soucies pas?

Bon, moi non plus,

je ne m'en soucie gu�re.

C'est un jour,

un jour...

qui est le jour.

Et ce sera mon dernier mot.

Mes amis!

Mes vieux amis!

Je ne me soucie de personne,

Personne ne se soucie de moi.

Je me souviens de chacun d'entre vous!

Hourra pour l'amiti�!

Ici est mort le modeste tonnelet.

Restons toujours unis,

attach�s l'un � l'autre,

jusqu'� la r�surrection.

Tom,

je bois � ta sant�.

Et � la tienne aussi, Campbell.

Enfin!

Une bonne r�colte.

Maintenant on pourra vraiment dire que j'ai gagn�

mon pain � la sueur de mon front.

Petit pain, petit pain, boulanger

Cuis-moi vite, vite, un petit pain

Attends un peu, Rex

Chante, si tu veux d�ner, Poll.

Trop cuit,

br�l�,

mais je n'ai jamais mang� de mets aussi d�licieux.

Je construisis une tonnelle,

si bien que j'avais l'impression,

d'�tre un seigneur dans son vaste manoir.

J'avais une maison � la campagne

et une villa sur la c�te.

Je me perfectionnais dans toutes mes t�ches,

oblig� que j'�tais d'en apprendre toujours de nouvelles.

Bref,

j'appris � tout ma�triser dans mon �le, except� moi-m�me.

Parfois, alors que je travaillais,

l'angoisse de mon �me et ma solitude

�clataient en moi comme un orage.

S'�vader.

En d�pit des dangers,

je dois faire quelque chose

pour m'�vader de cette tombe,

de cette prison.

Mon c�ur est mort en moi.

Seul.

Seul.

Seul � jamais.

J'�tais un prisonnier,

enferm� derri�re d'�ternels barreaux, verrouill�s par l'oc�an.

Les jours devinrent des semaines,

les semaines, des mois

et les mois, des ann�es.

J'ai renonc� � chercher des bateaux � l'horizon,

tandis que mes v�tements de lin se d�composaient

et que mes chats devenaient sauvages.

Mon fid�le chien, affaibli par l'�ge,

ne pouvait plus aller avec moi � la chasse,

ce qui �tait pourtant son plus grand plaisir.

Rex.

Rex.

Qu'est-ce qui ne va pas?

Rex.

Allons, mon gar�on.

Mange, Rex, mange.

Pauvre Rex.

Mon pauvre gar�on!

Tu veux une friandise?

Une palombe?

Un �uf de pigeon?

Attends-moi l�.

Ici, Rex, ici!

A pr�sent, j'�tais vraiment seul.

Le son d'une autre voix, n�importe laquelle,

me manquait tant

que j'ai couru dans la vall�e pour entendre celle de mon propre �cho.

Le Seigneur est mon berger.

Je ne manque de rien.

Il me fait coucher sur de verts p�turages.

Il me guide

vers des eaux toujours calmes.

Il ranime mon �me.

Mon �me!

D'�pouvantables phantasmes envahissaient mon esprit.

J'ai du lutter pour ne pas devenir fou.

Il me fait coucher sur de verts p�turages.

Il me guide vers des eaux toujours calmes.

Il ranime mon �me.

De verts p�turages.

De verts p�turages.

Les Saintes �critures �taient d�nu�es de sens � mes yeux.

Le monde n'�tait qu'une boule tournoyante.

Ses oc�ans et ses continents,

des scories verd�tres

et moi,

je n'avais aucun but

et aucun sens.

A l'aide!

A l'aide!

Au secours!

S'il se trouvait, en Angleterre, une cr�ature bizarre

comme celle que j'�tais devenu apr�s 18 ans de solitude,

elle provoquerait la terreur

ou, peut-�tre, une grande hilarit�.

Ah, mes petits amis.

je ne sais pas comment vous appeler,

mais vous �tes mes petits amis, hein?

Allez attendre un peu chez vous, je vais vous donner � manger.

Vous �tes affam�s, hein?

Ouais!

Voil� un bon morceau pour vous.

L�.

Allez, prenez-le.

Prenez-le!

Bon, au revoir.

Adieu.

Condamn� � toutes ces ann�es de solitude,

� pr�sent, je tremblais de peur � l'id�e

de voir un autre homme.

Car les fous sont poss�d�s par la peur.

J'ai m�me dispers� mon troupeau

qui aurait pu trahir ma pr�sence.

Hello, Robin, hello.

Chut, tais-toi!

Des cannibales.

Ils venaient de cette terre

vers laquelle j'avais voulu naviguer.

Je me suis cadenass�, horrifi�,

et toute la nuit, j'ai observ� ces cannibales

et leur affreux c�r�monial.

Ils sont partis avec la mar�e du matin.

Mais bient�t, une autre mar�e n'allait-elle pas les ramener?

Combien de fois �taient-ils venus et repartis,

� mon insu, pendant que

j'�tais de l'autre c�t� de l'�le?

J'avais des envies de meurtre.

J'ai m�me pens� les attirer dans mon ch�teau

o�, embusqu�,

j'aurais abattu 20 or 30 de ces mis�rables.

Je n'ai pas connu la paix pendant des mois et des mois.

Cent fois,

ils m'ont assailli dans mon sommeil.

J'ai con�u ce que j'ai appel� ma "bombe".

Apr�s avoir fabriqu� cette "bombe",

en songe,

j'imaginai comment je pourrais facilement leur tendre un pi�ge

et d�truire ces monstres.

Apr�s la col�re, vient la haine.

Mais je me suis rendu compte que le ciel ne m'avait pas charg�

de juger et d'ex�cuter ces gens,

qui ne m'avaient rien fait.

Et qu'il valait mieux les laisser � la justice de Dieu.

Je ne me m�lerai pas de leurs affaires,

� moins qu'ils ne m'attaquent les premiers.

Je me d�pla�ais dans mon �le

avec la plus grande prudence,

ne sachant jamais quand ils pourraient m'attaquer.

Il y avait deux victimes.

Alors qu'ils en accrochaient un pour l'abattre,

je vis que l'autre tentait de s'�chapper.

Ici, ici.

Non, non, non.

Viens ici, ici.

Debout, debout, maintenant.

Debout, je ne te ferai pas de mal.

Allons, debout.

Debout, debout.

Lui et lui, toi,

enterrer, enterrer.

Cacher, ah!

Lui et lui.

Lui.

Lui, dessous.

Debout, debout.

Quel est ton nom?

Quel est ton nom?

Nom?

Mardi, mercredi, jeudi.

Viens ici.

Viens ici.

Viens ici!

Toi, Vendredi.

Toi, Vendredi, Vendredi.

Vendredi.

Non!

Vendredi.

Vendredi.

Ma�tre.

Ma�tre.

Ma�tre.

Vendredi, Ma�tre, amis.

Amis.

Amis!

Mange.

Mange!

Non, pas manger homme, mauvais.

Vendredi, �a bon, mange.

Je n'osai pas dormir.

Si les cannibales ne me tombent pas dessus cette nuit,

il pourrait bien le faire.

Les cannibales �taient partis,

heureusement pour moi,

sans prendre la peine de chercher

leurs compagnons disparus.

Je ne le laissais manipuler aucune arme.

J'utilisais mon mousquet

pour �tre s�r qu'il continue � me craindre et � me respecter.

Je mis une solide porte � ma grotte

pour qu'il ne puisse pas me surprendre la nuit.

C'�tait rassurant

de le voir manger des animaux,

en sachant qu'auparavant,

la seule viande qu'il appr�ciait

aurait �t� la mienne.

Ma�tre!

Un jour, si tu te comportes bien,

je t'apprendrai � fumer.

Il �tait agr�able

d'avoir � nouveau un domestique.

Vendredi, qu'est-ce que c'est?

Lait.

Et �a?

Pain.

Non, Vendredi, sers-toi de la fourchette.

Vendredi, qu'est-ce que c'est?

Assiette.

Et �a, Vendredi?

Viande.

Bien, Vendredi, tr�s bien!

Que regardes-tu?

Dedans, ligne noire.

C'est ta terre.

Ta patrie.

Dedans?

Non, l�!

Mais avec �a, on le voit plus pr�s.

C'est ta patrie,

ton peuple.

Heureux voir ma patrie, mon peuple!

Pourquoi venez-vous toujours ici, sur cette �le?

Dieu dit, seulement ici, bon endroit, apr�s avoir tu�.

Et tu aimerais retourner dans ta patrie?

Oui. Oh oui!

Vendredi aimer retourner.

Vendredi heureux d'aller l�-bas, voir mon peuple.

Je comprends.

Si beaucoup de ses compatriotes

venaient s�journer sur l'�le

n'oublierait-il pas toute obligation envers moi?

Il retournerait avec eux dans son pays natal,

ou pire encore,

il les m�nerait piller mes pr�cieux biens.

Et m�me, il se joindrait � eux pour festoyer de ma personne.

Vendredi!

Que fais-tu l�, Vendredi,

qu'est-ce que tu veux?

Fumer.

Bon pour Ma�tre,

Bon pour Vendredi.

Sors.

La prochaine fois que tu veux quelque chose, demande-le moi d'abord.

S'est-il vraiment souvenu que je lui avais promis qu'il pourrait fumer?

Non,

je ne peux pas lui faire confiance, une nuit de plus.

Va au lit, maintenant.

Pas fini travail.

Tu m'entends, au lit!

Autrefois,

je les avais pr�vus pour les esclaves.

Assis!

Donne-moi tes chevilles.

Tes jambes!

Pourquoi toi attacher Vendredi?

Je suis ton ma�tre,

je fais ce qu'il me pla�t.

Tu m'y obliges.

Maintenant, au moins, je peux dormir.

Enl�ve, vite.

Pieds Vendredi, bless�s.

C'est toi qui l'as voulu.

Tu ne m'as pas dit, l'autre jour, que tu voulais partir

et retourner dans ta patrie?

Que tu voulais aller chez les tiens?

Oui, avec toi, seulement avec toi.

Oui, pour qu'ils me tuent.

Moi dire, toi sauver ma vie.

Toi, ami.

Ils me tueraient quand m�me.

Non, pas tuer.

Mon peuple ob�ir � Vendredi.

Vendredi aimer Ma�tre toujours.

Vendredi, assieds-toi.

Si je ne peux pas te retenir de ton plein gr�,

il vaut peut-�tre mieux que tu t'en ailles.

Toi prendre. Tue Vendredi!

Pourquoi devrais-je te tuer?

Prends.

Tue Vendredi.

Pas chasser Vendredi.

Vendredi.

Vendredi.

Pardonne-moi, Vendredi, pardonne-moi.

Je veux que tu sois mon ami.

Je ne t'abandonnerai jamais.

Mais si tu veux y retourner, nous irons ensemble.

Vendredi, l�!

Un cochon sauvage!

Comme j'avais eu tort!

Vendredi �tait l'ami le plus loyal

que tout homme puisse r�ver.

Il �tait si habile

qu'il me facilitait la vie sur l'�le.

Nous avons constater qu'en travaillant ensemble,

on pouvait en faire beaucoup plus que s�par�ment.

Vendredi, �a te pla�t?

Tu sais ce que c'est?

C'est beau!

C'est beau cadeau de Dieu.

Plut�t du Diable.

Hein?

Non, tu ne peux pas comprendre, Vendredi.

Le Ma�tre veut bien donner � Vendredi 1, 2, 3?

Prends tout

et amuse-toi avec.

Si tu t'en lasses,

jette-les � la mer.

Ma�tre!

Regarde Vendredi.

Beau costume de guerre.

Enl�ve �a!

Ce furent les ann�es les plus heureuses

de toutes celles que je passai sur l'�le.

Assieds-toi, Vendredi.

Tu comprends, Vendredi,

Le Diable est l'ennemi de Dieu dans le c�ur des hommes.

Il se sert de toute sa malice et de ses ruses

pour d�truire le royaume du Christ.

Mais le Ma�tre dit que Dieu est tr�s fort, tr�s grand.

Dieu n'est pas plus fort que Diable?

Si, si, Vendredi,

Dieu est plus fort que le Diable.

Il est au dessus du Diable,

c'est pourquoi nous prions Dieu.

Mais si Dieu est plus fort que Diable,

pourquoi Dieu ne tue pas Diable,

pour qu'il ne fasse plus de m�chancet�s?

Qu'est-ce que tu dis, Vendredi?

Si Dieu est le plus fort,

pourquoi il ne tue pas Diable?

Eh bien, tu vois, Vendredi,

sans le Diable,

il n'y aurait ni tentation, ni p�ch�.

Le Diable doit �tre l�,

pour que nous puissions choisir de succomber ou de r�sister.

Dieu laisse le Diable nous tenter?

Oui.

Alors, pourquoi Dieu en col�re quand nous p�chons?

Toi, tu comprends, Poll?

Vendredi est incapable de concevoir ces choses.

Toi, tu comprends, hein?

28 ann�es dans l'�le.

Le d�sir de m'�chapper

br�lait toujours en moi.

Et maintenant, en tenant compte de l'habilet� et des connaissances de Vendredi,

j'envisageai la construction d'une embarcation

assez grande pour nous porter en un territoire espagnol,

qui, d'apr�s Vendredi, se situait au nord.

Nous avons consacr� des semaine � choisir un arbre ad�quat.

Ce serait ma derni�re chance

de revoir mon Angleterre natale, avant ma mort.

Il est venu par o�?

Par l�.

Cachons-nous!

Il doit y en avoir d'autres.

Ma�tre!

Chut, regarde!

Allons y!

Bon, une derni�re r�p�tition.

Ils sont l�,

et nous ici, derri�re les arbres.

Et maintenant, fais attention.

Non, non, allume la m�che.

Des hommes blancs, comme le Ma�tre.

Amis?

Chut!

En avant!

D�p�chons!

Vous deux, attachez-les aux arbres.

Nous vous reprendrons,

quand nous aurons fait provision d'eau.

Hommes blancs mangent aussi les prisonniers?

Ils ne les mangent pas, non Vendredi,

mais ils les assassinent!

On y va!

La corde, Ma�tre, la corde!

En d�pit de mon apparence,

je ne suis pas une de ces cr�atures qui vivent dans les arbres,

je suis un homme.

Capitaine Oberzo.

Maintenant, nous pouvons parler.

Mais � qui ai-je l'honneur?

Qui �tes-vous?

Et d'o� venez-vous?

Qu'est-ce qui vous est arriv�?

Racontez-moi.

Une mutinerie, Monsieur,

organis�e par mon second,

avec l'aide de ceux que vous avez vu d�barquer.

Mon bosco, que voil�, et la plupart des hommes � bord me sont fid�les

Mais les mutins contr�lent l'armurerie, Monsieur.

O� est votre navire?

A la cape, derri�re les r�cifs,

en attendant la prochaine mar�e.

En arrivant ici pour faire provision d'eau et nous abandonner,

ils sont tomb�s sur les sauvages et les ont massacr�s.

Fernandez!

S'ils retournent au navire, nous sommes perdus!

Si nous les en emp�chons,

croyez-vous, qu'en �tant arm� bien s�r,

vous pourrez reprendre le commandement?

Je crois que j'y arriverais.

Je vous aide � 2 conditions.

Accept�es!

La premi�re, c'est que, tant que vous serez sur cette �le,

vous serez sous mon commandement.

D'accord, et la seconde?

Si nous r�cup�rons votre navire,

vous nous emm�nerez, moi et mon serviteur,

en Angleterre, gratuitement.

Je vous emm�nerai chez vous, que ce soit en Chine ou aux Indes,

et m�me s'il faut faire trois fois le tour du monde!

Fernandez!

Fernandez!

C'est votre second?

Oui, c'est lui le meneur de la mutinerie.

Fernandez!

Ils vont s'�chapper!

A moins que je n'aie oubli� les travers de la Civilisation, Capitaine,

ils ne sont pas encore partis.

H�!

Qu'est-ce que c'est?

Tuons-le!

Je vais lui trancher la gorge!

Attendez!

De l'or!

O� as-tu trouv� �a?

L�-bas?

Laissez �a et prenez vos armes

Par o�?

En avant!

Toi, va jeter un coup d'�il.

Il n'y a personne.

On y va!

Par ici!

D�posez vos armes!

En tant que gouverneur de cette �le, je vous ordonne

de d�poser les armes!

Baissez votre arme ou je vous fais sauter la t�te!

Non, j'�tais aussi jeune?

Ma�tre!

Le bateau est l�

et le Capitaine vous attend.

Merci, Vendredi.

je ne m'y attendais pas si t�t.

On jugera sur pi�ce,

et personne ne pourra dire que Cruso� est fou.

Ca, c'est pour nos amis, dehors.

Vous avez ordonnez au Capitaine

de nous punir durement pour nos crimes,

n'est-ce pas, Gouverneur?

Pas du tout,

J'ai demand� au Capitaine d'acc�der � votre demande et de vous laisser ici,

au lieu de vous livrer � la potence.

Vous la m�ritez,

mais vous resterez ici en regrettant votre vaine trahison.

Voici des instructions que je vous laisse,

concernant le temps des semailles,

le soin du b�tail,

et les endroits o� sont stock�es les armes et la poudre.

Il y a des informations aussi sur les sauvages

qui, de temps en temps,

viennent faire un tour sur l'�le.

Que vous profitiez ou non des le�ons que j'ai apprises

pour survivre, je ne peux le pr�dire.

Mais vous poss�dez une chose

qui m'a manqu� pendant des ann�es.

une chose pour laquelle j'ai pleur�,

pour laquelle mon �me se consommait et criait famine!

La compagnie de vos semblables.

Vous aurez des compagnons.

D'autres humains.

Vous pourrez vous lib�rer les uns les autres.

Il vous en co�tera une heure de travail p�nible,

d'ici l� nous serons loin.

Avec tout ce que tu as vu aujourd'hui, Vendredi,

tu n'as pas un peu peur

de retourner avec moi � la Civilisation?

Si le Ma�tre n'a pas peur,

Vendredi n'a pas peur.

Et c'est ainsi que je quittai cette �le

apr�s y avoir pass�

28 ans, 2 mois et 19 jours.

Sous titres: JOC

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