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''Si on mariait papa ?''
Bonjour, Boston Morning Express. Poste 52 ?
Boston appelle Paris, France.
Pour l'organisation des r�fugi�es ....
L'orphelinat 46 pour Mr Peter Garvey, G-A-R-V-E-Y ...
... avec pr�avis. Mr George Degnan appelle de Boston ...
''Recherche m�re''. Ce n�est pas du m�lo !
- C'est juste humain ! - Votre appel de Paris.
Vous r�alisez que 300 orphelins ont �t� adopt�s � Boston ?
Le renvoyer ? Renvoyer Pete Garvey ? Moi ?
Je ne le renverrai pas ...
Alors, trouvez-vous un autre directeur, Mr F.C.
Il a raison, je devrais le renvoyer.
- O� est-elle ? Esther ! - Oui, monsieur !
- Trouvez-moi Peter Garvey. - Ca vient.
- Qui ? - Peter Garvey, � Paris.
Robert Dulac, Num�ro 401.
''Robert a dix ans, mais il n'a pas eu d'enfance''.
''Ses parents ont �t� tu�s � la derni�re guerre.''
- Salut Peter ! Ca va ! - Passez-le-moi !
- Du calme ! Il fait du bon travail. - Passez-moi �a !
Souriez. Crier ne le fera pas revenir.
Cher Peter, tu me manques.
Je te l'ai �crit, c�bl�, et par pigeon voyageur.
Maintenant, je paie un appel international pour te le dire, Peter.
Reviens ... ram�ne-toi ici tout de suite ou tu es vir�.
-''Tu aurais pu me r�pondre, esp�ce de'' ... ?
George, il y a des enfants ici.
''J'arr�te de te payer, alors aide-moi, Pete !''
''Tu reviens par le premier avion ou tu restes � Paris pour toujours.''
''Tu reviens ou non ?''
''Allo ?'' ''Allo ?''
''Esp�ce d'abruti de fils de kangourou, tu es toujours l� ?''
''Allo ! Allo ?'' ''Pete, tu m'entends ?''
George, d�sol�, �a ne me dit rien.
- Je te rappelle. - ''Reste en ligne !''
Je ne peux pas. Avec mon �quipe les ''tigres de Notre Dame''.
On a perdu 48 � 47. On doit s'entrainer.
On joue contre les Cubs de l'ONU. On va gagner, c'est moi le lanceur.
Oh, le facteur !
Oui.
C'est toujours un �v�nement, George, le facteur.
- Bonjour, Pierre ! - Bonjour, Pierre !
Bonjour, Mr Garvey !
Ils n'ont pas de lettres, mais la femme du facteur ...
... leur fait des biscuits.
Tu sais pourquoi ils n'en ont pas ?
C'est parce qu'ils n'appartiennent � personne.
Ca me touche, j'ai la gorge serr�e, le c�ur bris�.
Oh, tu seras de mon avis, George, tu verras.
Ton article sur Robert Dulac m'a touch� ...
Oh, Bobby ! Un chouette gosse.
Il parle anglais. oui, et il est gardien de baseball.
A sa droite, sa gauche, il passe en dessous, pivote ...
Tu crois que l''Express'' te paie ...
... pour jouer au baseball avec des vauriens ?
- Ca lui �vite des ennuis. - ''Et alors ?''
Il s'est pris d'amiti� pour moi. Comme moi pour toi, tu vois ?
''Tr�s bien, j'arr�te tes articles.''
- Quoi ? - ''Oui !''
Une minute, Bobby, va chercher le courrier ?
Tu ne peux pas me faire �a. Il reste 26 enfants ici !
''Si, l'histoire des orphelins de guerre''...
... ''c'est plus � la une.''
Plus � la une ? Tu es fou ? C'est une bonne id�e !
C'est la meilleure depuis l'invention de la roue !
60 pays s'occupent de ces gosses ...
... avec 5 millions de repas chaque jour.
En Europe, en Asie, et en Russie ...
''L'UNESCO construit des centres d'accueil partout !''
Ecoute, il nous faut du sensationnel.
J'ai une id�e pour toi. L'Extr�me-Orient.
- L'Extr�me-Orient ? - ''Oui, c'est l� que �a se passe.''
''Birmanie, Indochine, Hong Kong, l'endroit id�al pour Pete Garvey'' ...
... ''et sa machine � �crire.''
- L'Extr�me-Orient, hein ? - ''Oui !''
Ca me pla�t. Tu commences � m'int�resser.
Pete Garvey est mon ami ! Celui qu'est pas content prend un gnon !
Dans le nez !
Robert !
- C'est lui, c'est Bobby. - C'est Bobby.
- C'�tait Bobby. - Il est un peu timide.
Autant adopter un lapin.
Mr Garvey. Un couple arrive d'Am�rique ...
... pour adopter Bobby ! - Bien !
- Mais il ... - Vous n'avez pas pu l'attraper ?
- Il s'enfuit toujours ! - C'est un vrai d�mon.
- Vous nous quittez ? - Oui, on m'a rappel�.
Bobby va �tre pein�. Il vous adore.
Qu'allons-nous faire de lui ?
Il faut le placer avant votre d�part. Venez !
C'est un bon petit gars. Honn�te ...
... intelligent, et un bon caract�re.
Un m�lange de Joe DiMaggio et de Mr Beaucaire.
Montre tes mani�res, Bobby.
Bobby, reviens ! Il fait �a parfois.
A cause des bombes. Un peu de tendresse et ...
Je ne raffole pas des enfants, c'est ma femme qui ...
Du calme, Walter. Nous reviendrons, Mr Garvey.
Mr Walter Godfrey ... Vous �tes au Philharmonique de Boston ?
Le Philharmonique de Boston est avec moi.
Oh, excusez ma maladresse. J'ai une enfant ici.
Vous savez reconna�tre le talent.
- Allez chercher Theresa. - Th�r�sa !
Non, vous ne pensez pas que ...?
Asseyez-vous, asseyez-vous et �coutez !
Mon dieu !
Mr Garvey, je ne suis pas int�ress�. Je d�teste les enfants !
Ils sont terribles. Et Bobby aussi ...
... il n'a pas l'oreille musicale.
Il aurait rendu fou un grand musicien comme vous !
Mais Th�r�sa, c'est autre chose, je te pr�sente ...
... Mr and Mme Walter Godfrey ...
... ils cherchent un enfant.
- Elle est trop �g�e. - Ils sont tous trop �g�s !
Mr Godfrey est un grand musicien am�ricain. Tu comprends ?
Si, signore.
Sa m�re �tait aussi une grande musicienne.
Elle a laiss� sa voix � Th�r�sa.
Asseyez-vous et �coutez, vous me serez reconnaissant.
''Figaro''? Elle pourrait chanter une petite chanson ?
Magnifique !
Magnifique !
Vient ici, mon enfant, que je t'embrasse !
Oui ...
... Th�r�sa est aveugle ...
... mais elle a un c�ur et une voix ...
... c'est ce qu'il faut pour chanter, non ?
Oh, ma ch�rie, ma ch�rie. Walter, ramenons-la chez nous !
A la maison ?
Elle va aller au Metropolitan, � Carnegie Hall.
Les contrats, les papiers ...
On a enfin trouv� un foyer pour Th�r�sa !
- Quoi ? - Et moi, j'en aurai un ?
Bien s�r, Marcel.
En fait, tu as d�j� un excellent foyer.
Approchez, les enfants, je vais essayer de vous expliquer.
''Dans vos c�urs, il y a une salle de jeux.''
''Pour profiter de tous les jeux.''
''Fiston, tu as une maison, ta propre petite maison.''
''Et elle est inscrite � ton nom.''
''Et tes yeux ... ce sont les fen�tres.''
''Qui te montrent les merveilles du soleil.''
''Tr�sor, tu auras une maison, ta propre petite maison.''
''Et c'est la plus belle de toutes.''
''Alors astique bien l'ext�rieur.''
''Et ne laisse pas entrer la tristesse.''
''Prends soin de ta maison et tout ira bien.''
C'est un duplex. ''Toujours le bonheur chez soi.''
''Et ta t�te, c'est le grenier.''
''Plein de souvenirs, mais lequel choisir'' ... ?
''Fiston, tu as une maison.''
''Une maison d'avant-guerre.''
''Et �a ne co�te qu'un sourire pour y habiter.''
''Et tant que tu pourras payer �a.''
''Tu la perdras jamais.''
''Maintenant tes mains sont tes outils de travail.''
''Avec lesquelles tu construiras des merveilles.''
''Et bien, quelle maison ! C'est colossale !''
''Rejoue-moi cette note ! Quelle note ! Quelle note !
''Garde-le, j'en ai des millions.''
''Maintenant ta peau, c'est la peinture.''
''Ou des �claboussures.''
''Le sommeil d'aide � rester resplendissant.''
- En anglais ! - Merci.
''Vous n'avez pas besoin de fuir le propri�taire.''
''M�me si vous n'avez pas un sou.''
''Ici, vous vivez comme les princes et les seigneurs.''
''Et votre adresse est rue de la toi, toi ...
- Moi ? - Oui.
''Et tes oreilles, c'est la porte d'entr�e.''
Moi, j'ai un portail !
''O� les oiseaux viennent chanter.''
''Maintenant, tu connais ta maison, ta petite maison.''
''Mais voil� la meilleure partie.''
''Tu peux accrocher tes r�ves o� tu veux'' ...
... ''comme des photos sur les murs.''
A table ! C'est parti !
Andr� prend la t�te, suivi par Pierre puis par Marcel !
Vas-y Marcel ! allez !
''Dans la douceur du soir, soir !'' ''Dis-leur que je serai l� !''
''Dans la douceur du soir, soir !'' ''Gardez une chaise pour moi !''
Te voil�, hein ?
Tu sais que c'est la 5�me fois que tu refuses ?
Tu ne veux pas de parents ?
J'ai des parents. Tu es mes parents. Hein, Pete ?
Pas vrai, Pete ?
Je t'avais pr�venu ...
... que je ne resterai pas ici �ternellement.
Tu vas partir, Pete ?
Un homme qui a un travail doit le faire, non ?
Tu sais ce qui se passe en Extr�me-Orient ?
Mon patron a besoin de moi, George Degnan. Il m'a �lev�.
Tout ce que je sais, c'est George qui me l'a appris.
J'�tais grand comme �a.
Je n'avais pas de p�re, alors je me suis accroch� � George.
Je ne peux pas lui dire non quand il a besoin de moi.
Et c'est le cas.
Et puis toi et moi, on est plus que des parents, on est amis.
Comme mes amis br�siliens ou d'Alaska. Tu es mon ami Parisien.
Au revoir, Mr Garvey.
Au revoir, Mr Dulac ...
Au revoir, Suzie.
Eh !
On se quitte en chanson ?
Bien s�r, Pete, on se quitte en chanson.
''Dans la douce, douceur du soir'' ...
''Dites-leur que je serai l�'' ...
''Dans la douce, douceur du soir, gardez-moi une chaise.''
''Quand le monde entier s'illumine et que la chanson remplit l'air'' ...
''A la tomb�e de la nuit quand tout'' ...
De qui est-ce ...? Oh, Mlle Emmadel Jones.
Ca tombe bien.
Un disque ?
Bonjour, Mr Garvey. Vous me reconnaissez ?
- Ma voix ? - Voyons voir ...
- Non ? - Ne me dites pas ...
Assieds-toi et allume ta pipe.
Ca te reviendra peut-�tre.
- Je m'y vois presque. - Mon nom est Jones. Emmadel Jones.
- Celle que tu as laiss�e ... - Bonjour, Emmy.
... loin derri�re.
Tu excuseras cette intrusion ...
... dans ta gar�onni�re mais ...
... je pense que tu es assez vieux ...
... pour comprendre les choses de la vie.
- Dis-moi tout. - Hier, j'ai lu ...
'' Tout ce que doit savoir une jeune fille.''.
Et j'ai �t� stup�faite de voir ce que font les gens normaux.
Alors j'ai l'intention d'essayer autant que je peux.
Autrement dit, je compte me marier ... me marier ...
- Du calme ! - ...me marier ... me marier ...
Mais pas avec toi, ch�ri.
D�tends-toi et reprends des couleurs.
Je ne veux surtout pas t'effrayer.
Je me souviens tr�s bien de ta t�te, il y a trois ans ...
... quand on est all�s publier les bans.
Je me souviens aussi que tu as vite r�cup�r� ...
... quand notre ami, patron et conspirateur ...
... Mr George Degnan, t'a donn� ...
... une mission pour Paris qui t'a permis de t'�chapper ...
... in extremis. - Ce bon vieux George.
Tu m'as dit de trouver un travail et de t'attendre. Je l'ai fait.
- Bien. - Ca fait trois ans que j'attends.
Et que je cours.
Oui, je cours dans les bureaux, en te restant fid�le.
- Bonne fille ! - J'en ai assez de courir ...
... alors je ralentis.
D'abord, je ne vais plus bouger ...
... et le premier qui m'attrape je suis � lui !
Je suis n�e pour �tre m�re, pas secr�taire !
Et tu te rends compte que je devrais ...
... �tre m�re d'une prog�niture aujourd'hui ?
Il y en aurait un en septi�me ...
... en septi�me ... en septi�me ...
... en septi�me ... en septi�me ...
- Une minute. - En septi�me ...
... et un autre en dixi�me et peut-�tre m�me etc., etc.
- Des jumeaux ? - Mais ainsi va l'amour ...
... chez les journalistes.
Mais, je ne veux pas rester vieille fille sans enfants.
Donc, maintenant, je me prom�ne dans ...
... des endroits vent�s.
Emmy.
Donc, Peter Garvey, nous, c'est termin� !
- Fini ! Kaput ! - Kaput ?
Alors bonjour, bonsoir, au revoir et ...
- Bon voyage. - Va te faire voir, mon beau salaud !
Et reste � pourrir c�libataire tach� d'encre ...
... pour le reste de tes jours !
Elle m'aime toujours.
P.S. Connaissant ta vanit� ...
... je sais ce que tu penses ...
... et ne crois pas que je t'aime encore.
T'aime encore. T'aime encore... t'aime encore ...
- Encore. Elle est folle de moi. - T'aime encore ...
... t'aime encore ... t'aime encore...
Eh, Bobby ?
Tu as besoin de moi, Pete ?
- Tu es en quelle classe ? - Septi�me.
Et bien, �a alors ! Septi�me, hein ?
''Frotte ta lampe magique'', le mari� arrive !
''Vol sept, mardi soir ...
... ''et attends-toi � une surprise. Pete.
Votre attention, s'il vous pla�t. Votre attention, s'il vous pla�t.
Arriv�e du vol num�ro sept ...
... ''L'�toile de Paris'', porte num�ro 4 ...
Excusez-moi.
- Emmadel Jones ! - George Degnan !
- Ca fait longtemps ! - Contente de vous voir.
On dirait un sapin qui attend le p�re no�l !
Ca se voit ?
Inutile d'�clairer la piste. En quel honneur ?
Je dois briller ce soir.
Pour un passager de cet avion ?
Possible.
''Remplis ta lampe � huile, le mari� arrive.''
''Vol sept, mardi soir.''
''Et attends-toi � une surprise. Pete.''
Toujours impr�visible ...
... il ne m�a pas dit qu'il allait se marier !
Il apprend.
Et plus de missions au bout du monde ...
... parce que je vais le dresser.
Sortez votre fouet. Il arrive.
Vous allez voir la plus belle sc�ne d'amour ...
... de tous les temps.
Il n'arrive pas.
Mlle, il y avait-il un Peter Garvey sur ce vol ?
Peter Garvey ?
Non, monsieur, d�sol�e.
Il a parl� d'une surprise.
Oui, c'est exact.
J'aurai d� m'en douter !
Tenez, c'est avec vous qu'il est mari� !
Pas d'app�tit, hein ?
Depuis 2 semaines, il ne mange rien.
M�lancolie aigu�.
Il lui faut un grand changement.
Je le recommanderai demain au directeur.
- Merci, docteur. - Bonsoir.
Bonsoir.
Il faut oublier monsieur Garvey.
Ca ne va pas le faire revenir. Il est en Am�rique.
Pas sans sa machine � �crire, ni ses affaires.
Les journalistes sont diff�rents. Ils sont fous ! Ils sont ...
Vraiment fous, vraiment.
- Bonjour, Bobby, Suzie. - O� �tiez-vous ?
O� ? Partout, j'ai travers� la France ...
... � pieds, � cheval, et en scooter !
Et dans une heure et demie, je prends l'avion.
Dans quoi je me suis embarqu� ! Pour un acte de naissance !
Je vais au Consulat de l'immigration.
Impossible ? Pourquoi ? Je suis c�libataire.
Et � Paris ?
C'est impossible. Je dois aller � Saint-Nazaire.
J'ai faim ! Je pars pour Saint-Nazaire.
J'ai tout fait, aucun acte de naissance.
Un vieux moustachu me dit d'essayer Alen�on.
Je pars pour Alen�on. Vide, rien du tout.
Un gars me dit, allez voir le pr�tre. O� est-il ?
Il est parti � Orl�ans. A Orl�ans, il n'est pas l�.
Il fait les vendanges.
Je vais aux vendanges. Ni nourriture, ni argent.
J'ai lav� ma chemise dans la rivi�re.
Mang� avec les chevaux, dormi avec les poules ...
- Et votre acte de naissance ? - Pas le mien ...
- Celui de Bobby ! - Bobby ?
Emmadel. Elle doit croire que je suis dans la l�gion.
Bobby, la prochaine fois que tu nais, sois moins discret.
Que �a se sache.
Et ne sois pas c�libataire, m�me si tu dois te marier.
On devient un citoyen respectable ...
... alors que quand on veut adopter, ils pensent qu'on est ...
... un escroc, voleur menteur - Tu veux adopter quelqu'un, Pete ?
Pourquoi aurais-je travers� toute la France ?
On s'envole pour l'Am�rique aujourd'hui.
Un foyer et une m�re t'attendent !
Pete va �tre mon p�re !
Je dois �crire � Emmadel pour la pr�venir.
Ca va, �a va.
- Qu'en pense Suzie ? - Elle est aussi contente que moi.
Bien, je m'inqui�tais pour elle.
Suzie s'en moque du moment qu'elle est avec moi.
Attends un peu.
Bobby, je ne parlais pas de Suzie.
Pas Suzie ?
Non, je pensais que tu l'avais compris.
Je ne peux ramener une petite fille en Am�rique ...
... il y a des choses qu�il ne faut pas faire.
Je sais ! Je les fais toutes.
Je les ai d�j� faites, non ?
- Toutes ? - Toute.
Depuis que je l'ai trouv� sous un buisson ...
... je m'occupe d'elle. - Dans un buisson ?
Oui. Elle �tait petite comme �a
Elle compte sur moi, Pete. Je ne peux pas la laisser. Elle est � moi.
- A toi ? - Bien s�r.
Tu sais tout ce que j'ai fait pour avoir ton acte de naissance ?
J'ai enfreint la loi ... on a presque r��crit le pacte atlantique.
Tu ne veux pas �tre avec moi et Emmadel ?
- Si, mais ... - Tu pr�f�res Suzie ?
Non, non ! Je te pr�f�re toi. Elle, c'est rien.
Mais elle a besoin de moi.
La ferme !
Elle est b�te, elle ne comprend rien !
Et en plus, elle n'a pas de dents !
Tr�s bien Suzie, o� es-tu n�e ?
- Elle n�en sait rien. - Elle n�en sait rien.
C�est reparti ! Super, encore un mois.
Pete, je la vois ! Je vois l'Am�rique !
J'ai d�couvert l'Am�rique, Pete.
Attends que l'Am�rique te d�couvre !
Comme Mr Christophe Colomb, hein, Pete ?
- Je d�couvre l'Am�rique ! - Toi et le vieux Chris.
'' Voici Christophe Colomb qui rencontre Christophe Colomb.''
Enchant�, Chris.
''Il a prouv� que la terre �tait ronde ...
... '' en d�couvrant l'Am�rique.''
''Monsieur Christophe, Christophe Colomb '' ...
... ''est parti en mer un jour'' ...
... '' et il all� tellement loin'' ...
.. ''qu'il a trouv� les USA.''
Ils recommencent !
Ces acteurs n'arr�tent donc jamais ?
Ils chantent pour les soldats.
Les soldats peuvent leur tirer dessus, ils sont arm�s.
''Ca lui a pris du temps, et beaucoup d'argent'' ...
... '' puis � l'horizon est apparue la terre'' ...
''M�me si on arrive en avion maintenant'' ...
... '' c'est la m�me excitation.''
''Monsieur Christophe, Christophe Colomb'' ...
...''pensait que la terre �tait ronde'' ...
...'' vite fait, bien fait est parti � l'ouest'' ...
... '' et a d�couvert les USA.''
Le grand Louis.
''Isabella aimait vraiment ce gars-l�'' ...
...''elle a vendu son plus beau manteau pour lui acheter un bateau'' ...
''Monsieur Christophe, Christophe Colomb'' ...
...'' pensait que la terre �tait ronde'' ...
... '' vite, bien fait il est parti � l'ouest'' ...
... ''et il a d�couvert les USA.''
''Monsieur Christophe, Christophe Colomb'' ...
... ''pensait que la terre �tait ronde'' ...
... '' vite, bien fait il est parti � l'ouest'' ...
Qui a d�couvert les USA, hein ?
''Quand il a d�barqu� ce n��tait pas la foule l�-bas.''
''Maintenant, c'est plus anim�, le dimanche tout est bond�.''
''Monsieur Christophe, Christophe Colomb'' ...
...''savait vraiment manier la rame.''
''Il a atteint le continent et d�sormais'' ...
... ''on a une c�te de la libert�.''
''O� les d�munis, les sans-abris ouvre la porte de la libert�.''
''Les habitants du pays �tait sains'' ...
... '' ils ne portaient qu'un beau sourire.''
''Moi avec un beau pagne'' ...
... j'aurai fait sensation.'' - Oui, Phil.
''Voici Curlie, retiens ta petite fille.''
��Ce n�est pas moi ? Je me tais !''
''Qui est ce Chris ? Regardez-moi ce gars'' ...
''j'ai d�couvert le sud, les gars !''
''Sans blagues ! Je suis John Savonie'' ...
...''j'�tais assis, sans rien faire'' ...
...'' tout le monde s'est mis � chanter, �a m'a rendu nerveux !''
''Monsieur Christophe, Christophe Colomb'' ...
...''savait vraiment manier la rame.''
''Il a atteint le continent et d�sormais'' ...
... ''on a une c�te de la libert�.''
''O� les d�munis, les sans-abris ouvre la porte de la libert�.''
''Attachez vos ceintures.''
''O� les d�munis, les sans-abris ouvre la porte de la libert�.''
''Attachez vos ceintures.''
''Nous allons bient�t atterrir !''
Ce permis est valable cinq jours.
Il faut vous marier, sinon les enfants repartent en France.
- Vous avez compris ? - Oh, oui.
On sera mari� demain ...
Bonne chance, Mr Garvey.
Notez votre adresse. Le D�partement y tient.
Bien s�r. Sans probl�me.
Allez les enfants, on y va. Viens, Suzie.
- C'est chez toi, Pete ? - C'est chez Emmadel.
Venez, les enfants.
Faites qu'Emmadel nous aime.
- A qui tu parles ? - A Dieu.
Glisse-lui un mot pour moi, fiston ?
A bient�t !
Merci d'�tre venues. Au revoir. Au revoir.
Salut Emmy. Fais sonner les cloches.
- Le mari� est enfin arriv�. - Pete !
Celui-l� est en septi�me et celle-l� est en ... etc.
Des orphelins, tu vois.
- Oh, Pete. - Bobby, Suzie, voici Emmadel.
Bonjour, Bobby. Bonjour, Suzie.
- Heureuse que vous soyez l�. - Merci, Emmadel.
Elle ne parle pas anglais.
Ils doivent avoir faim ?
- Il est trop excit�. - Suzi a mang�, mais dans l'avion ...
La pauvre ch�rie !
Vous n'allez pas rester l� ? Entrez. Viens, Suzie.
Une minute, les bagages. Les bagages, attendez.
Tiens, attrape !
Comment vont papa et maman ?
- P�re et m�re vont bien. - P�re et m�re ?
- C'�tait Papa et maman � Gloucester. - Ah oui ?
Ils sont boulevers�s par le mariage ?
Papa oui, mais maman est tr�s heureuse.
Etonnant. J'ignorais que maman ...
... me voulait comme gendre. C'est quoi, un anniversaire ?
J'ai encore oubli�, ch�rie ?
Non, les cadeaux de mariage de mes coll�gues.
C'�tait �a, les oies que j'ai crois�es.
Regarde-moi ce magnifique butin !
Un gant de m�nage, indispensable pour d�buter dans la vie.
- Pete. - Viens ici, je veux te voir.
- As-tu vu le journal ? - Je veux te voir. Tu es belle.
- Je vais me rattraper. - Tu as du retard sur l'actualit�.
Sur toi, �a fait trois ans.
Lis le journal. Pr�pare les enfants pour le d�ner.
Je pr�viens maman que tu es l�. Papa essaie de se so�ler.
Il va y arriver. Eh, Bobby ?
Je peux vous appeler ''M�re'' ?
Je me suis entra�n� dans l'avion. Suzie aussi.
M�re !
- Si vous ne voulez pas ... - Ca va, Bobby. C'est merveilleux.
C'est juste qu'on ne m'a pas encore appel� m�re.
On n'a jamais dit ''m�re'' non plus.
Les orphelins n'ont pas de m�res.
''Cendrillon Jones.''
''La fille de p�cheur �pouse 40.000.000 de $.
''L'h�ritier Wilbur Stanley �pouse sa secr�taire.''
''Jonesy est plein de pognon'' ...
Eh ! Eh ! Moins fort !
Les voisins ! ... ''le marin est so�l'' ...
... ''le marin est so�l'' ...
''Jonesy est plein de pognon'' ...
Ici, le Capitaine Jones. Le p�re de Cendrillon.
- Eh, Papa ! - Laisse-moi, laisse-moi.
Moi, le meilleur p�cheur de maquereaux qui se prend pour un gentleman !
- Eh, Papa ! - Laisse-moi.
- Papa ! - Laisse ...
- Pete ! - Jonesy est plein de pognon, hein ?
- Content de te revoir ! - C'est gentil ...
Pete, Pete ! Tu es de retour, fiston.
Il faut te d�p�cher, mon gars. Ils la marient samedi.
Oui, avec 40 millions de dollars ?
Tu a mieux que l'argent, t�te de maquereaux !
Elle t'aime depuis toujours ! Tu as oubli� ?
C'est toi qui lui a appris � se battre, � boxer, non ?
A garnir l'hame�on ! Je vous vois encore gosses courir ...
... sur les rochers de Gloucester.
O� a-t-elle rencontr� ce Stanley ?
C'est son patron depuis deux ans.
Un type sympa ?
Ce n�est m�me pas un homme !
C'est une tradition !
Sorti de l'�cole militaire.
Ce n'est qu'une momie !
Les Stanley sont une grande famille de Boston, Papa.
Oui, une grande famille de fossiles.
Je ne sais pas ce qui a pris � mon Emmy ?
Pete, c'est pourquoi je suis sorti boire un verre.
Plus qu'un verre !
C'est simple. Toutes les filles veulent �tre Cendrillon. Voil�.
- C'est bien �a ... - Ca va ?
Oui, oui. C'est ce que je voulais dire.
- Je suis l�. - C'est ce que je voulais dire.
Les photographes, les reporters ...
... �a fait un raffut �norme !
- C'est pour �a qu'on d�m�nage. - Ah bon ? O� �a ?
Les Stanley veulent bien nous h�berger.
Ils donnent � maman et moi une aile ...
... de ce tombeau qu'ils appellent maison.
Ils ont une petite loge � l'entr�e, on pourrait y vivre ?
Non, non ! Que dirait les journaux s'ils savaient que ...
... les parents de la mari�e logent comme des domestiques ?
Il faut me sauver, Pete.
Ecoute, fiston ...
... ils vont m'obliger � vivre l�-bas.
Et je mourrai l�-bas, Pete ! Ils vont m'y enterrer !
Tu imagines, tu me vois, moisir dans la terre ...
... avec des marins d'eau douce comme eux ?
Tu moisiras que �a te plaise ou non !
Papa, sors de l�. Regarde-le ! Le p�cheur ...
... qui n'a pas vu de maquereaux depuis 10 ans !
Ce vieil ivrogne ! Regarde-moi cette allure !
Et on va aller vivre chez les Stanley !
Bonjour, Pete. Je ne veux pas d'ennuis.
Non, je connais papa et je te connais.
Je sais ce qu'il a d� te dire.
Va boire du caf�. Toute la cafeti�re !
Prends un bain et mets ton costume noir.
Et si tu n'es pas desso�l� dans une demi-heure ...
... je te laisse moisir ici !
Maman, laissez Jonesy f�tez �a. Il est plein de pognon.
Je ne veux pas que tu me cause des ennuis.
Emmy en a assez de lui. Elle a fait son choix.
C'est d�finitif. Et j'en suis bien contente, vu ?
Merci, maman.
Je vais faire � manger aux enfants.
- Aux enfants ? - Oui.
Pete a ramen� 2 orphelins qu'il a adopt�. Les pauvres !
- Tu as adopt� des orphelins ? - Bien s�r, papa.
- Les pauvres ch�ris ! - Voil�, Pete !
C'est ton app�t ! Prends-la, elle adore les enfants.
Toi, bois ton caf� !
Je ne ferais jamais �a, papa. Je ne suis pas un salaud.
Pas d'�tats d'�mes ! Tu as moins d'une semaine.
Moins d'une semaine pour quoi ?
Pour me pr�parer � ton mariage, bien s�r.
- Emmy, je voulais ... - Les pour devant les contre.
Je voulais te dire que je suis ravi.
- Vraiment ? - Oui.
- Moi aussi. - Tu l'aimes bien ?
- Je l'adore. - Papa, voici Bobby et Suzie.
Les enfants, voici le p�re d'Emmadel.
F�licitations, grand-p�re. Votre fille est magnifique.
Saperlipopette ! Emmy, il m'a appel� ''Grand-p�re''.
Je crois qu'il va me plaire, Pete. Et toi aussi !
Ne leur souffle pas dans la figure, pauvres ch�ris !
Les d�m�nageurs ! D�j� !
Non. Bur-will m'envoie une voiture.
Je dois y aller.
Emmy, merci beaucoup pour tout.
Retiens-la, Pete.
- A un de ces jours. - Oui, je serai dans les parages.
- Pete ! - A plus tard, Bobby.
Dis-moi, pourrais-tu-me d�poser quelque part ?
- Si Bur-will veut bien ? - O� ?
Je dois leur trouver un endroit pour dormir.
- Ils n'ont pas d�n� ! - Pas avec eux.
Je ne vais pas les emmener. Ils sont trop fatigu�s.
- Bien jou� ! - Pete veut �tre seule avec toi !
- Dis non ! - Ne soit pas ridicule.
Je serai heureuse de te d�poser en ville.
Fais-leur faire la sieste.
M�fie-toi, Emmy. Les serpents paraissent gentils parfois.
C'est gentil, maman.
Oh, non.
M�fie-toi, Emmy !
C'est quoi un Bur-will ?
Un Bur-will est un casse-pieds ...
Papa !
C'est magnifique, Cendrillon.
Imagine-toi avec une pantoufle de verre.
Le mal qu'on a eu � te faire mettre des chaussures ...
Je sais que �a ne te pla�t pas, mais moi si.
Et celui qui va avec aussi. Compris ?
- J'ai compris, tu m'as expliqu� ... - Je ne t'ai rien dit, toi ...
Cendrillon ...
Je ne pouvais pas devant ces pauvres enfants.
Que vas-tu faire d'eux ?
- Ca va aller, j'esp�re. - Tu esp�res ?
- Je leur ai fait une promesse. - Laquelle ?
Qu'ils auraient un foyer bien � eux.
Tu as vu le regard de Bobby ?
- Emmy, tu n'as aucune id�e ... - Tu crois �a ?
Tu veux que je te trouve une maison ?
La moiti� des maisons de Boston appartient aux Stanley.
Ne t'inqui�te pas pour moi, Emmy ...
Oh, ce n�est pas pour toi !
L'immeuble Stanley, Maurice.
Regardez-la !
Merci, Emmy.
Les mots suffisent.
Arr�te avec tes mains, tes pieds, tes yeux, ou ta mi�vrerie.
Je vois.
Merci, Maurice.
Wilbur re�oit son courrier ici.
C'est simple mais agr�able. Bonsoir, Mary.
Quel vaste royaume. Tu as m�me les clefs, je vois.
C'est la clef du local � clefs.
Il va t'�pouser et en plus, il te fait confiance ?
Tu as aim� les enfants, Emmy ?
Oui, ils sont tr�s gentils.
Tu sais ? J'avais pr�vu notre lune de miel.
Toi, moi et les enfants dans la cabane de papa � Gloucester.
- Elle est toujours l�, non ? - Oui.
Tu te souviens comme on s'y amusait, Emmy ?
Oui.
Mais, bien s�r c'�tait A.W.
- Quoi A.W ? - Avant Wilbur.
C'est ici que tu cours depuis deux ans ?
- Oui. - Quelle piste, �a fait 2 km !
- Tous les jours ? - Deux fois par jour.
Dans quel sens cours-tu ?
Celui d'une femme sens�e.
La liste des logements est aux fichiers.
Regardez-moi �a ... c'est Buckingham Palace ?
Oh, c'est la maison de ville.
- C'est exact. - C'est pas mignon ?
il y a des murs, des cr�neaux, des tours, mais pas de douves !
Il faut des douves, Emmy.
Cette cabane, c'est la loge, j'imagine ?
- Oui. - Tr�s mignon.
Si votre visite est termin�e, Mr Garvey ...
Excusez-moi, Mlle Jones.
C'est un golfeur ? Un bon sport pour les vieux.
J'esp�re qu'il n'est pas trop vieux, Emmy.
- Regarde-toi. - Moi, je suis un petit jeune.
Quel genre veux-tu ?
Une petite maison pour moi et les enfants. Non meubl�e.
Tu me donneras tes meubles ...
... �a me fera des souvenirs, m�me si tu n'es pas l�.
- Oh, seigneur ! - Emmy !
J'ai chang�, tu sais. Vraiment chang�.
Tu m'as d�j� vu avec des enfants avant ?
Non, jamais.
J'ai compris votre man�ge, � papa et � toi.
Ne crois pas que ces gosses vont me faire revenir ...
... parce que �a n'arrivera pas !
Ce sont des amours mais ce ne sont pas les seuls ....
... et je veux en avoir moi-m�me, c'est mal ?
Non, �a me va, et on a d�j� deux baby-sitters.
On sera libre comme l'air, Emmy.
Tu l'es d�j�, comme toujours.
- Oh, Emmy. - Ne prends pas ton air de chien battu.
J'ai attendu cinq avions.
- J'�tais dans le 6�me ! - Je n'avais plus d'huile !
- Et Wilbur arriva, hein ? - Et Wilbur arriva.
C'est de ma faute, mais quand on erre ...
... sans foyer pendant des ann�es et qu'on rentre ...
Si j'avais su, j'aurais apport� mon violon.
Tu es tr�s dure, Emmadel Jones.
Ca, c'est vrai.
Une femme tr�s, tr�s dure.
''Dans la douce ... douceur du soir'' ...
''Dis-leur que je serai l�.''
''Dans la douce ... douceur du soir'' ...
''Gardez une chaise pour moi.''
Eh, Emmy ? Viens voir, je vais te montrer quelque chose.
- Regarde ! - Qu'y a-t-il � voir ?
Gloucester.
Mais non, on ne peut pas voir Gloucester d'ici.
Si, Emmy. Je vois les rochers sous les vagues vertes ...
... et un gar�on et une fille.
Le gar�on est un peu abruti, mais la fille, c'est l'eau et le feu.
Un vrai feu follet.
Bien vu pour le gar�on.
Oui, Gloucester et l'�t� indien, les vagues d�ferlantes.
Et elle court les cheveux au vent ...
Ecoute, Heathcliff...
...la petite Emmy faisant la roue sur la plage ...
... c'�tait s�rement tr�s beau.
Mais la grande Emmy qui guette d�j� ses premi�res rides ...
... elle veut la s�curit�. Alors, tu vois toujours Gloucester ?
C'est un peu brumeux.
Non, en fait, je verrai toujours Gloucester.
C�est pour �a que j'aime ces deux gosses, Bobby et Suzie.
Ils sont un peu nos petits fant�mes, Emmy.
L�-bas, pendant trois ans, vivre avec ces gosses et...
... ce d�sir ardent qu'ils ont ...
... cette id�e du foyer. Je n'en avais pas la moindre id�e.
Mais maintenant je comprends.
Je suis comme eux, Emmy. Je veux un foyer. Je te veux.
J'ai besoin de toi, Emmy.
Plus que ton patron, George, a besoin de toi ?
Je n'ai pas encore parl� � George.
Je vais l'appeler en d�but de semaine.
Merci Pete. J'ai failli te croire pendant une minute.
Mais �a va, je viens de jeter l'ancre.
Je vais couler.
O� vas-tu aller ensuite, Pete ? Alaska ? Yougoslavie ?
Non, je ne ferais pas comme maman ...
... attendre un homme qui rentre tous les trois ans.
C'est comme �tre mari�e ` a un saumon.
Non, Pete, notre bateau � coul�.
Voil� quelque chose. Oh, non.
Ces gens ne veulent pas d'enfants, quels monstres.
Ca, �a � l'air bien. Tu as vu ?
- O� l'as-tu trouv� ? - Quelque part, l� ...
C'est disponible. Tu veux la voir ?
Inutile. Je l'aime d�j�.
La porte d'entr�e semble me tendre la main.
Ca me rappelle Gloucester, pas toi ?
Tr�s bien. J'ai un bail dans mon bureau.
D'accord, papa. Oh, comment vont les enfants ?
Papa va charger les meubles pour toi.
- Merci, Emmy. - D�sol�e de ne pouvoir t'aider.
Tu dois t'occuper de ton homme.
Ton bail et le re�u pour le premier mois de loyer.
- OK. - Tout est r�gl�, Pete ?
Tout est r�gl�.
- Il est tard. - Emmy ?
Bonne chance.
Merci, Pete, � ... un de ces jours.
La rupture doit �tre claire et nette.
Exact, claire et nette. Tu es pr�t ?
Dis, on ne se quitte pas en chanson ?
Si, on se quitte en chanson.
Oui.
- Tu veux jouer ? - Bien s�r.
Donne-moi le ''la'' sur ta machine � �crire ?
Tr�s joli, mais un peu haut. pour mon registre limit�.
Tu casses tout � un m�tre.
Accroche-toi et ne te perds pas.
J'ai mon scooter.
''Dans la douce, douceur du soir'' ...
''Dites-leur qu'on sera l�.''
''Dans la douce, douceur du soir'' ...
...'' gardez une chaise pour nous.''
''Quand le monde entier s'illumine'' ...
... ''et que la chanson remplit l'air'' ...
... '' � la tomb�e de la nuit, quand tout est parfait'' ...
... ''dites-leur qu'on sera l�.''
Tu t'en souviens !
Tu connais d'autres jeux ?
Elle m'aime toujours.
Messieurs, une r�union s'impose.
Prenez note, Mlle Jones.
''Sue veut un barbecue, Sam veut du s�same'' ...
... ''Grace veut de la glace'' - Tous � la cuisine !
''Jake veut un petit g�teau ... un steak avec une g�noise'' ...
... ''il va �tre malade.'
- ''Et vous ?'' - ''Ulc�re.''
''On va faire une tente ou un tipi.''
''La ville enti�re criera.''
''Et si c'est ''R�pondez SVP'' voici notre r�ponse.''
''Dans la douce ... douceur du soir'' ...
... ''dites-leur qu'on sera l�.''
''Si vous voulez deux t�tes de linottes'' ...
... ''pour vous faire mourir de rire'' ...
... ''je chanterai m�me du Pagliacci.''
''Ecartez-vous et laissez-la respirer !''
''On se dorlote pendant qu'on papote'' ...
...'' et dites-leur qu'on sera l�.''
Messieurs, asseyez-vous !
''Zee'', fait le bourdon, si nous c�l�brions'' ...
''Quand ?'' dit le paon, ''Bient�t ?''
- ''D'accord'', dit le dinosaure.'' - ''O� �a ?'' dit le grizzly.''
- ''Au clair de lune.'' - ''Oui.''
''Et toi, le baudet ?''
''Tout le monde a cri�.''
''Viens-tu � la bagarre ?''
- ''Il soupire sur ses lunettes.'' - Continue !
''Dans la douce, douceur du soir'' ...
... ''dites-leur qu'on sera l�.''
''Dans la douce, douceur du soir'' ...
- ''Brillantine mes cheveux.'' - Ca vient !
''Je semble peut-�tre inconscient'' ...
... '' mais souviens-toi'' ...
... '' si on est sur nos pieds et qu'on a mang�'' ...
... ''dites-leur qu'on sera l�.''
- Il sera l� aussi. - Il vaut mieux.
- Les indig�nes sont l�. - A Boston ?
''Non, dans les cara�bes, les Aborig�nes'' ...
... ''sont tr�s � l'aise'' ...
''Vous bien aimer chanter'' ...
''Nous aussi'', ont-ils cri�.''
��Je n�ai pas compris leur baratin'' ...
... ''alors j'ai r�pondu,'' ''Dans la douce, douceur du soir'' ...
Tu te souviens quand on a gagn� la coupe � Gloucester ?
- Et tu l'as perdue aux d�s ? - Ils �taient truqu�s !
''Ca veut dire qu�ils nous aiment bien'' ...
''Quand la tribu enti�re s'illumine'' ...
... ''que les tam-tam remplissent l'air.''
''Si le repas est gratuit et que ce n�est pas moi le d�ner.''
''Dites-leur qu'on sera l�.''
''Dites-leur bien qu'on sera l�.''
''Dites-leur qu'on sera l�.''
''Si je peux me lever pour me remettre.''
''Dites-leur qu'on sera l�.''
''S'il vous faut un visage ou une voix de basse.''
''Dites-leur qu'on sera l�.''
''On s'est bien amus�s, merci pour la soir�e.''
''Et dites-leur qu'on sera l�.''
- L�. - L� ?
L�, l�, l� !
Cette chanson est si b�te.
Mais la danse �tait superbe ? Souple, �l�gante, parfaite.
Eh bien ...
Eh bien ...
- A une prochaine fois, Pete. - C'est not�, ch�rie.
Oui, George. Ca va, je vais bien.
Oui. Je vais �pouser Emmadel Jones samedi.
Oui. Je sais pour Wilbur Stanley et Cendrillon.
Mais �coute-moi, George, ne crois pas de ce que tu publies ....
... s'il n'y a pas ma signature, compris ?
Je veux que tu viennes au 312 Harbour Village Road.
Oui, � 21 heures. Au 312.
Et am�ne des photographes.
- Cherchez le 312, les gars. - Voici le 302.
- Voici le 303. - 12 est un num�ro pair.
- Non ! - 308.
Voil� Pete ! Avec la foule sur la pelouse.
- Arr�tez-le. c'est un imposteur ! - Impossible, il a aussi un bail.
Bien dit ! Vous parlez en gardien de la paix.
Avec vous, notre pays est en s�curit�.
Ecoutez-moi, Mr McGonigle. Nous sommes les victimes ...
... d'un �norme canular pour nous escroquer.
Je suis la victime. Vous savez ce que vous �tes ?
Vous �tes une crapule ! Oui, monsieur.
Vous venez sans rien demander � personne ...
... et vous m'envahissez avec votre bric-�-brac.
- Soyez gentil de repartir ... - Du calme !
- Une minute ! Que se passe-t-il ? - Ce n'est pas vos affaires !
Je discute avec Mr McGonigle. Qui �tes-vous ?
Je suis George Degnan du ''Morning Express.''
- Un journaliste ! - Sergent O'Neil.
Vous arrivez � temps. J'ai un bail ici ...
... qui m'autorise � occuper ce bungalow ...
... avec mes deux orphelins venus d'Europe.
Mais ce n�est pas possible ? Non ! A cause d'une pieuvre !
Qui est une pieuvre ?
Non, Vous �tes un gentleman.
- J'aime mieux �a ! - Nous avons un bail identique.
D�livr�s dans le but de nous escroquer, une pieuvre ...
... dont les tentacules ... - Oh, une pieuvre immobili�re !
Oui, il faut d�noncer �a ! Si j'�tais journaliste ...
... je l'�crirais en lettres de feu !
... je l'�crirais en lettres de feu !
- Je la mettrais en prison � vie ! - Bien dit !
C'est moi qui fais les arrestations !
Je peux voir votre bail, monsieur ... Votre nom ?
Garvey, simplement Garvey.
Garvey, un nom admirable. Du comt� de Cork ?
- Non, de Kerry, je crois. - Alors ...
... si vous n'�tes pas de Cork, peu importe d'o� vous �tes.
Stanley immobilier. Wilbur Stanley.
Vous avez raison, monsieur ...? Votre nom ?
- Garvey. - Vous avez raison, Garvey.
Il faut d�noncer �a ! Et le Morning Express ...
... ne n�glige pas les opprim�s ! Votre t�l�phone ?
- Dedans, � gauche. - OK, photographiez tout.
L'affaire sera bient�t r�gl�e.
Le mari� arrive, Pete.
Dire que �a arrive dans la glorieuse ville de Boston ...
... la cit� de la libert�, lieu de la Boston Tea Party !
Tout ce qu'ils veulent, ces orphelins d'un monde d�vast� ...
... c'est un toit, un peu de gentillesse, d'affection.
Messieurs, Mr Stanley est l�.
Hou !
C'est lui ? Je l'arr�te pour trouble sur ...
Non, non ! Nous sommes en d�mocratie.
Mr Stanley doit s'exprimer.
George Degnan du ''Morning Express.'' Je vous ai appel�.
- Oh, oui. - Allez les gars, au travail.
Tout ce tapage pour si peu ?
C'est important pour moi et ces petits. C'est un outrage. C'est ...
Vous ...
... �tes Mr Stanley ? - C'est exact.
- Pas Wilbur Stanley ? - Si Wilbur.
Je n'ai pas choisi ce nom.
Messieurs, vous avez votre bail ?
J'ai le mien, le voil�. Au nom de McGonigle.
Et le votre ?
Oh ... je suis Garvey.
Vous aviez un discours touchant � mon arriv�e. A quoi jouez-vous ?
- Jouer, Mr Stanley ? - Jouer, Mr Garvey.
Car c'est une simple erreur d'�criture.
Une erreur d'�criture ? Avec ces orphelins dehors ...
... sous la mousson de Boston ?
La Cour ne sera pas de votre avis, monsieur.
- On y arrive ! - Oui !
Et Boston ne sera pas tr�s fi�re en lisant le ''Morning Express.''
Boston n'est jamais fi�re en lisant l'Express, Mr Degnan.
- Avec des photos, en plus ? - Bien s�r.
- Des photos int�ressantes. - Je vois.
Que voulez-vous, Mr Garvey ? Une plus grande maison ?
Non. Ma fianc�e l'a choisie. Elle l'adore.
- Votre fianc�e ? - Oui.
- Vous allez vous marier, Mr Garvey ? - Samedi, Mr Stanley.
Ca alors !
Mr Stanley se marie aussi samedi, Mr Garvey.
Eh bien ?
Je pensais que tout le monde �tait au courant.
Vous, votre express et votre Cendrillon.
Le prince. C'est lui qui va �pouser Cendrillon !
Il est plus jeune que tu le pensais, hein, Peter ?
Et il est plus beau que tu le pensais, hein, Peter ?
40 million de dollars, �a aide.
J'aimerai rester avec vous, mais je dois mettre ...
... ces enfants � l'abri. - Oh, oui.
- O� est Mr Garvey ? - Ici, au balcon.
Voulez-vous venir avec moi au bureau ...
... Mr Garvey, j'essaierai de vous trouver un logement.
Quelque chose de tr�s bien.
- Au revoir, tout le monde ! - Au revoir !
Au mariage !
Au bureau, Dino.
Puis-je vous f�liciter pour la vigueur ...
... avec laquelle vous r�agissez, Mr Garvey ?
Vous n'�tes pas facile non plus, Mr Stanley.
Maintenant que nous sommes seuls, Mr Garvey, allez ?
C'�tait quoi tout �a ?
C'�tait du chantage pur et dur.
Ca a le m�rite d'�tre clair. Que voulez-vous, Mr Garvey ?
J'aimerai passer quelques jours dans votre loge, Mr Stanley.
Pourquoi ?
Il semble que nous ayons un bail identique.
Je ne comprends pas.
- La fille que vous allez �pouser ? - Oui.
C'est celle que je vais �pouser samedi.
Vous �tes le journaliste de Paris ?
- Elle vous a parl� de moi, hein ? - Si vous saviez ce qu'elle m'a dit !
J'imagine !
Vous devez donc savoir qu'elle m'aime, Mr Stanley.
- Elle m'aime, moi, Mr Garvey. - Oh, non, c'est par d�ception.
- Je suis parti 3 ans. - 2 ans qu'elle travaille pour moi.
Non, ce n�est pas par d�ception. D�sol�.
Nous sommes tomb�s amoureux graduellement, prudemment.
Vous avez peur que je vous la reprenne ?
Peur ? Non, Mr Garvey.
Mais je n'ai pas envie de prendre de risque, m�me minimal.
Si je vous prenais pour un rival ...
On est � �galit�, Mr Stanley.
- Vraiment ? - Bien s�r.
Pourquoi voulez-vous ma loge ?
Je vous voyais en vieux fossile arpentant son domaine ...
... avec un ch�le sur le dos ....
... et se r�chauffant avec un feu de billet de banque.
Et je me suis dit qu'avec ma vigueur ...
... Emmy ne pourrait pas me r�sister, c'est tout.
Et maintenant ?
Je reconsid�re mes plans.
Vous pouvez emm�nager dans ma loge.
Et vous pouvez essayer de vous battre pour Emmadel ...
... car je suis s�r de moi et d'elle, Mr Garvey.
Moi aussi. Je suis s�r de moi, et d'Emmy.
- Je dois juste lui rappeler une chose. - Quoi ?
Je veux conna�tre vos armes, pour pouvoir riposter.
Emmy aime la voile. Je pourrais l'emmener en voilier, voyez ...
J'ai gagn� la r�gate de Bar Harbor, deux fois.
Je peux combattre des lutteurs professionnels. C'est ...
J'ai enseign� le judo pendant la guerre.
- Je suis un bon golfeur. - Je suis champion amateur de l'Etat.
- Une cigarette ? - Merci.
Et la canasta ?
Ca va. Je suis secr�taire du club de whist.
Oui, ''tout ce que vous faites, je le fais mieux'', hein ?
Je suis plus grand que vous.
Un peu plus jeune et un peu plus riche.
Des d�tails. Rien.
Qu'avez-vous pour compenser 40 million de dollars, Mr Garvey ?
40 million de dollars.
Ca sera difficile.
Mais il y a les gosses. Emmy adore les gosses.
Je sais.
On esp�re avoir des tripl�s avant la fin de l'ann�e.
Vous voulez toujours habiter dans la loge, Mr Garvey ?
Je sais que �a va �tre dur mais je tente ma chance.
Avec une peau de banane ...
Il n'y aura aucune banane sur mon chemin.
- Pas de r�gles ? - Pas de r�gles.
Tout les coups sont permis. Que le meilleur gagne. Tenu ?
- Tenu. - Emmadel sera l'arbitre.
L'arbitre et l'enjeu.
Tenu.
Content de vous avoir rencontr�.
Je me serais pos� des questions sur ce journaliste de Paris.
Emmadel vous d�teste tant que �a m'inqui�tait.
Je vois que je n'ai rien � craindre.
A la maison, Dino.
Je viens d'inviter Mr Garvey ` � a mon mariage.
- Une chose. - Quoi ?
Ne parlez pas � Emmadel de ce march�.
Sinon, elle pourrait m'�pouser par ent�tement.
Et je ne saurais jamais lequel elle pr�f�rait.
Vous connaissez Emmadel.
Je la connais mieux que vous, Mr Stanley.
C'est mon arme secr�te.
- A vos marques ? - Attention.
- Pr�t. - Partez.
Lydia, arr�tez toutes les horloges de la maison.
Au douze coup de minuit, Cendrillon redevient citrouille.
Oui.
Maintenant, regardez-vous.
- C'est vraiment Emmadel Jones ? - Pendant encore 4 jours, ch�rie.
- Wilbur ! - Ne bouge pas ! Ne bouge pas.
- Tenez. Ne la buvez pas. - Elle te pla�t ?
- Parfait. Parfait, ne change rien. - Pour le d�jeuner ?
Non, pour la pr�sentation � la cour, Cendrillon.
C'est un conte de f�es, oui ou non ?
- C'est la plus belle robe. - Il y en a des milliers, viens !
Oh, Wilbur. Si quelqu'un me pince et me r�veille ...
... je te jure, je te tue !
Quand je pense � mes jupes, ma robe noire ...
... je serai une bonne �pouse pour m�riter tout �a !
Oh ! J'ai essay� tous les parfums. Ca se sent ?
Tu sens bon comme une fleur dans la ros�e.
Ne sois pas si gentil avec moi. Je braille tout le temps.
- Il y aura toute la famille ? - Toute.
- Ma famille aussi ? - Ils d�jeunent au lit.
Au lit ? Papa aussi ?
C'�tait mon id�e. Pour �viter que nos familles ...
... s'affrontent d�s le premier jour.
Ca sera un choc. Pour les deux.
J'esp�re que c'est bien isol�.
Vos genoux, monsieur.
- Je casse votre �uf, monsieur ? - Non, merci.
- J'ai encore mes dents. - Oui, monsieur.
C'est la vraie vie, hein ?
Il y a que les oiseaux qui mangent o� ils dorment.
Ou les cochons !
Pour qui nous prend-il, ce fils de la r�volution ?
- Des cochons ? - William, je t'en prie.
Je suis ''William'' maintenant ?
Je suppose que si on restait dans ces lits, je serai Mr Jones.
Et on communiquera en se faisant des signaux.
Mari et femme ne doivent jamais naviguer s�par�ment.
Pas �tonnant qu'ils n'aient rien produit depuis 30 ans.
Et le petit-d�jeuner ? Je suis affam�e !
Oui, Abby.
Eh bien ! Seigneur ! Regardez !
- Vraiment. - Famille, voici Emmadel Jones.
- Bonjour, famille. - Elle est charmante !
Voici Tanta Amy. C'est la doyenne.
Bienvenue dans votre demeure. Vous allez y demeurer ?
Seuls les hommes comptent ici, ma ch�re.
- Emmadel va changer �a. - Je l'esp�re.
Et voici tante Abby. Elle n'entend pas bien, mais elle est brave.
- Oncle Adam. Il est armateur. - Enchant�e.
- Oncle Elihu. Il �l�ve des chevaux. - Enchant�e.
Mon dieu ! Quelle charmante petite pouliche.
- Merci. - Et oncle Prentiss.
- Un jour, il a �t� jeune. - Enchant�e.
Vous devez savoir que les Stanley, Mlle Jones ...
... n'ont pas de secrets de famille.
Nous allons tous descendre d�jeuner.
J'ai failli oublier ! Ma cousine Winifred.
Mon t�moin ! Enchant�e, Winifred.
- Merci. - Elle brille comme une lampe.
C'est parce que j'ai de l'huile sp�ciale dans ma ...
... veuillez m'excuser - Qu'y a-t-il de mal ?
Rien. Rien.
Le cadeau de mariage est pr�t, oncle Elihu ?
- Pour Emmadel avec tendresse. - Merci beaucoup.
Cinq mille dollars !
Oh, cinq ...
... cent mille dollars, pourquoi ? - Une vieille coutume ...
... des Stanley, ch�rie. - Mais un demi-million de dollars !
- Vous les m�ritez. - Et un bonus pour chaque poulain !
Vous �tes notre grand espoir, Mlle Jones.
Tu n'es pas trop d��ue, j'esp�re.
Wilbur, je vous aime tous tant que j'en pleurerais !
L'histoire dit que Cendrillon et le prince v�curent heureux.
Et je jure de respecter le conte de f�es.
''Dans la douce, douceur du soir'' ...
- Qu'est-ce ? - Que se passe-t-il, Adam ?
Quelqu'un chante dans le haut-parleur.
S�rement le ph�nom�ne qui a emm�nag� dans la loge.
''Et quand la mari�e met son voile'' ...
Tu as toujours la main lev�e, ch�rie.
Je vous prie de m'excuser.
''Dites-leur que je serais l�.''
C'est notre Pete qui chante ! J'arrive, Pete.
Qu'est-ce qui te prends ! O� vas-tu ...
... comme �a, par la fen�tre ? Tu es fou ?
Papa, reviens ! Tu vas tomber !
Vieux loup de mer crasseux ! Reviens ici, Papa ! Papa !
Je n�ai pas entendu �a depuis que ma 1�re femme est morte.
Tu m'entends ? Vieux maquereau !
Papa, reviens ici ! Je vais te tuer !
Reviens. Tu vas attraper la mort dehors !
Pete, arr�te de te raconter des histoires ?
Comment peux-tu arr�ter un mariage que tout le pays attend ?
Tu balaies, Pete, quand tout l'Extr�me-Orient br�le. Et je br�le.
- Quand vas-tu reprendre le boulot ? - Pete, Pete !
Bonjour, Papa ! Ca va ? Regardez !
- Mes petits loups de mer. - Ils sont formidables !
- Regarde, Papa. Ton navire. - Oh, Peter, tu l'as apport� !
- Je l'adore ... - Eh ! La cloche !
- On a de la compagnie. - Compagnie ? Qui ?
- Emmy ! - Emmy !
C'est ta dent ?
Emm�ne-la et arrache-la avec un fil.
Vous feriez mieux de dispara�tre.
Tout est r�gl�, clair et net quittons-nous en chanson ...
Regardez cette robe ? ... que fais-tu ici ?
- Si tu mets-�a pour d�jeuner ... - R�ponds � ma question.
... que mets-tu pour d�ner ? - Que fais-tu ici ? ...
- Suzie, Bobby ! - Maman !
Elle a une dent qui bouge. Bobby va l'arracher.
Pauvre chou ! Et avec un fil, esp�ce de monstre !
Je ne faisais pour toi, rappelle-toi ?
- Non. - J'attachais le fil � la porte, hein ?
- Non ! - Elle a oubli� !
Bon, Suzie, ferme les yeux et fais un voeu.
Dis-lui, Bobby.
Maintenant, ouvre la bouche.
Bien. Ils ont besoin de l'attention d'une m�re.
Suzie, ouvre les yeux. Dis-lui, Bobby.
Tu vois ? Tu n'as rien senti. Regarde !
Oh, ne pleure pas. Tout va bien maintenant.
C'est parce qu'elle a un peu faim.
Faim ? Pourquoi ?
Bobby et moi, on a un probl�me. Suzie ne sait pas cuisiner.
- Ils n'ont pas d�jeun� ? - Ils ont bien d�n�.
On a achet� du caf�, des beignets.
- Des gaufres ! - Des gaufres.
- Pete Garvey. - Ils ont besoin d'une m�re !
- Je t'ai d�j� dit que ... - Pas de dispute devant les enfants !
Suzie. va l'enterrer dans le jardin et ton v�u se r�alisera.
Explique-lui, veux-tu, Bobby ?
- Esp�ce de faux jeton ! - C'est faux.
- Mr Stanley m'a invit�. - Wilbur ?
Oui. Tu nous en veux d'avoir trouv� un logement.
Dans tout Boston, il fallait que �a tombe ici ? Comment ?
- C'est de ta faute, Emmy. - Ma faute ?
L'autre maison �tait lou�e. Stanley, en gentleman ...
... a dit, ''Venez donc habiter dans ma loge.''
- C'�tait du chantage ! - Pas du tout.
Si tu esp�res reste l� et g�cher mon mariage ...
... oublie. Ca ne marchera pas.
Je reste. Je veux te montrer �a !
Pas touche ! Compte juste les z�ros.
- Cadeau de mariage de la famille. - Fais voir. Mon Dieu ...
Merci, maintenant, je sais combien demander.
- Demander pour quoi ? - Comment te dire ...
... mais j'avais pr�vu mon propre conte de f�es.
J'ai essay� des pantoufles de verre. Ca me va bien.
- De quoi parles-tu ? - De Winifred Stanley.
Winifred Stanley ? Et alors ?
Je l'ai vue hier soir. Elle m'aime bien.
Esp�ce d'idiot ! Winifred Stanley ...
Elle est bien. Elle vaut 20 millions et elle est jolie, ch�rie.
J'aurai un ch�que aussi ! Quand une femme cherche un mari ...
Winifred Stanley ne sait pas que tu existes !
Non ? Tu m'as bien aim�, toi ! Pourquoi pas elle ?
- Je ne t�ai jamais aim� de ma vie ! - Tu deviens jalouse.
Jalouse ? De toi ? C'est vraiment formidable !
Bien. Tu parleras pour moi, alors ?
- Ne marche pas sur ma robe ! - Je pars. Je vais en ville.
Parle de moi � Winifred. D�cris-lui toutes mes qualit�s.
Mais pas trop de d�tails, restes vague.
Je n'en crois pas un mot et quand tu as cet air satisfait ...
... tu me fais mourir de peur.
Et voil� ! Tu vois Emmy ? Tu fonces !
- Aide-moi ! - Continue !
Tu dois apprendre � marcher comme une Stanley.
Tu as vu Winifred Stanley ? Elle flotte.
- Aide-moi ! - Et ton mauvais caract�re ...
... tu dois le ma�triser. On est bien partis, ici.
Mais pas si tu exploses.
- Aide-moi ! - Si tu joues le jeu ...
... on pourrait m�me devenir belles-s�urs !
C'est trop demander � la fille d'un p�cheur de maquereaux.
Debout !
Ma pipe de Paris !
- Dehors ! - Qu'y a-t-il ?
- J'�tais au calme ! - Dehors !
Rentres � la maison avant que maman t'attrape !
- Vous aussi, le collaborateur. - Emmy, je suis de votre c�t�.
J'ai un million de raisons d'�pouser Wilbur Stanley.
- J'en connais la moiti�. - C'est � cause de toi !
Tu couvres le mariage Stanley ...
... ou je demande � quelqu'un d'autre ?
Il n'y aura pas de mariage Stanley. Je connais Emmy.
Elle est comme un cheval sauvage ...
... pr�te � se cabrer, et � ruer.
Si je trouvais un chardon, � glisser sous sa selle ...
... elle d�molirait toutes les cl�tures de ce corral.
Je regardais cette blonde, Winifred, hier soir ...
... de tr�s pr�s, elle et son cousin, Wilbur.
Et soudain, j'ai ce ''bing'' qui annonce une histoire.
- Ca faisait longtemps ! - C'est infaillible.
Il y a quelque chose entre eux ...
... ou il y a eu, ou il va y avoir.
Il faut que je la rencontre.
Veuillez m'excuser.
Mlle Stanley !
Quand on parle du loup !
- Que vous est-il arriv� ? - Je crois que c'est un raz-de-mar�e.
Mettez-vous pr�s du feu. Je vais monter le gaz.
George, voici la cousine de Wilbur, la cousine Winifred.
- C'est normal. - Enlevez-�a.
Je vais vous donner des v�tements secs. On va les essorer.
Voil�. Je vais chercher des serviettes. Restez pr�s du feu.
- Wilbur, tu m'aimes, hein ? - Ch�rie !
Alors, marions-nous ce soir, vite !
Je ne veux pas attendre jusqu'� samedi. C'est long 4 jours !
Pour moi aussi. Mais un Stanley ne peut pas se marier ...
... comme tout le monde, au pied lev�. - Pourquoi pas ? Il y a une loi ?
Bien s�r, pour des gens comme nous ...
... la loi des traditions. Que tu dois respecter.
On a quand m�me envoy� 500 invitations !
La famille, les journaux, la t�l�vision.
- Je sais. C'est juste ... - Juste quoi, Emmadel ?
Wilbur. Tu sais, l'idiot avec qui j'ai grandi ?
- Et dont j'�tais amoureuse � 10 ans ? - Le journaliste.
Oui, il est ici. Mais tu ignores que tu l'as ramen� hier soir.
Je le sais !
- Vraiment ? - Vraiment !
Et pourquoi, si tu le savais ?
Pour �tre s�r que tu me voulais, moi.
- Tu crois que je le veux ? - J'esp�re que non.
Pas du tout ! Il me rend malade !
Et je veux que tu le chasses, tout de suite !
Ch�rie, merci !
- Mais je ne peux pas. - Pourquoi ?
C'est un accord de gentlemen.
Tu ne comprends pas. Pete Garvey n'est pas un gentleman ...
... je ne veux pas de lui ici.
Pourquoi ? Tu as peur ?
Peur ? De lui ? C'est la meilleure !
Il croit qu'en restant, il va faire rater notre mariage. Hein ?
- Il a dit �a ? - Il l'a dit !
Pas question de le jeter dehors ! Pas question de le jeter dehors !
Demande-lui de chanter � notre mariage. Il croit qu'il sait chanter.
Et je serai enchant�e qu'il chante � notre mariage.
Je vais y arriver !
Je vais me calmer, garder mon calme ...
... rester digne comme une lady, contre ...
... vents et mar�es. Et je vais t'�pouser !
Pardon, Mr Stanley, avez-vous demand� un Mr Cusick ...
Oui, Baines. Merci. Mr Cusick. Dites-lui ...
... de m'attendre dehors. - Oui, monsieur.
Je vais t'�pouser, quoi qu'il arrive.
Et je vais enlever �a, j'ai l'air d�guis�e.
- S'il vous pla�t, Mr Garvey. - Pete.
On m'appelait Pete quand je travaillais au hammam.
- C'est tr�s embarrassant ! - Embarrassant ?
A cause de George ?
On partage tout depuis qu'on est gosse, pas vrai ?
C'est vrai, mais on n'a rien partag� de tel.
- J'imagine ma t�te ... - Splendide !
Vous �tes plus belle mouill�e. Ca fait ressortir votre...
... personnalit�. Cousin Wilbur vous a d�j� vue mouill�e ?
Cousin Wilbur ? Non, pourquoi ?
C'est dommage.
Ca peut changer le cours de l'histoire.
Et ne l'appelez pas ''cousin'', �a lui rappelle des choses.
- Quelles choses ? - Que vous �tes des Stanley.
Je parie que �a vous � g�cher la vie, d'�tre une Stanley ?
- Comment le savez-vous ? - George.
''Bing !'' Tu �coutes ?
Cousin Wilbur vous a dit que vous �tiez belle ?
- Moi ? - Oui.
Je vois que non. C'est de votre faute ...
... vous �tes une vraie beaut�.
Mais il faut l'�il d'un artiste pour le d�tecter ...
... sous votre camouflage.
Et Wilbur n'est pas un artiste, je vous le dis.
C'est certain ... c'est ...
... c'est...
- Mettez-vous sur la pointe. - Mes pointes ?
Debout, allez. Debout.
- George. - Ne quittez pas, Esther.
- Qu'y a-t-il ? - Il y a une diff�rence ?
- De sacr�es gambettes ! - Vous voyez ?
- Gambettes ? - Pourquoi portez-vous ces chaussures ?
- Vous faites de la marche ? - Je suis trop grande.
- Trop grande, George ? - Trop grande pour quoi ?
Trop grande ! C'est ridicule ? Les d�esses sont-elles trop grandes ?
Et Cl�op�tre ? Et Mata Hari ?
La V�nus de Milo �tait naine ? Non, bien s�r.
Toutes des basketteuses comme vous.
Je veux un article sur les femmes grandes.
Des talons plats vraiment !
H�l�ne de Troie. C'est son visage qui a lanc� la flotte ?
Non, des talons hauts. Ses gambettes !
Retirez-moi �a et on attaque le cousin demain !
Les hommes ne font pas d'avances aux femmes � talons plats.
- George, bien dit. - Quoi ?
Je trouve aussi. Vous avez entendu Esther ? Ecrivez.
Il veut dire que vous n'�tes pr�te � �tre siffl�e.
- Etre siffl�e ? - Oui. Vous savez ?
Eh bien, je ...
- On vous a jamais siffl� ? - Mais non, c'est vulgaire !
George.
Il lui faut une r�vision. compl�te, je vois �a d'ici !
Ecoutez, il y a un pyjama dans la chambre. Mettez-le.
- Mr. Garvey ! - Vite, je n'ai que 4 jours.
- 4 jours pour quoi ? - Pour faire de vous une Jones.
On m'appelle Pygmalion Pete.
Mais pas si vous gardez ces v�tements !
Je vais faire de vous un produit ...
... qui va couper la chique au cousin Wilbur.
- Pourquoi ? - Pourquoi quoi ?
Pourquoi voulez-vous que je coupe ...?
... enfin, pourquoi voulez-vous que je plaise au cousin Wilbur ?
Je peux �tre franc ?
Oui, car je n'y comprends rien du tout !
Je veux �pouser Emmadel Jones moi-m�me.
Voulez-vous m'aider ?
Je peux �tre franche ?
Vous �tes amoureuse du cousin Wilbur depuis toujours.
Oui, et je ferai n'importe quoi.
Winnie, je vous aime, je vous aime !
C'est la premi�re fois qu'on me dit �a.
- Sans blague ! - Ca me pla�t.
Tant mieux.
- J'aurai d� m'y mettre plus t�t. - Oui.
- Un pyjama, l�-bas ? - Oui. Allez-y.
Quelle d�marche !
On dirait que vous marchez sur des �ufs, comme une Stanley.
Marchez comme une Jones, soyez brusque, comme Emmy, comme �a.
C'est plus attrayant. Mettez le pyjama ! Allez !
Vous restez, n'est-ce pas ?
Oui, oui. Diriger un journal, c'est juste un passe-temps.
- J'arrive, Esther. - O� vas-tu ?
- Travailler. Tu te rappelles ? - Tu plaisantes ?
- C'est mon chardon. - Elle ?
Oui, un beau chardon blond. A glisser sous la selle d'Emmy.
Je reste, Esther. Je vais � un rod�o.
C'est mieux, George.
- Mr Cusick ? - Oui.
- Comment �a s'�crit ? - C-U ...
Pardon, vous avez le soleil dans l'�il.
- Oh, merci. - Ca s'�crit C-U-S-I-C-K.
Peu de gens le prononce correctement.
- Polonais ? - Pol ... ?
Oh, non, am�ricain depuis des g�n�rations.
- Depuis quand �tes-vous � l'immigration ? - 25 ans en janvier.
- Une belle et longue carri�re ! - Oui.
Pour Mr Garvey. S'il n'est pas mari� samedi ...
... il perd les enfants ? - Oui, ils retournent en France.
Mr Cusick, j'aime beaucoup ces enfants.
Et ma fianc�e adore les enfants, tous les enfants.
Et moi, je me marie samedi.
Puis-je m'occuper de ces enfants si Mr Garvey reste c�libataire ?
Les adopter, Mr Stanley ?
Les adopter nous-m�mes.
D'abord, principe de base de l'�cole de charme de Pete ...
... c'est de rire, d'�tre, joyeux, gai et insouciant.
Profiter de la vie.
- Avec Oncle Elihu ? - Oncle Eli-qui ?
- Oncle Elihu. - C'est qui ?
Il se croit le chef de famille, il �l�ve des chevaux ...
... et aussi les Stanley et pense que mon sang est trop bleu.
- Pourquoi ? - Aucun Stanley n'a moins de 30 ans.
Et il veut plus de sang rouge.
- Comme le sang des Jones ? - Oui, oui.
Il croit que je suis st�rile ! Qu'en sait-il ?
Qu'en sait-il ? Il a peur, comme tous les Stanley !
Ils ont peur de vous, et vous, vous avez peur ... de vous.
- Je n'ai pas peur ! - Bien s�r.
St�rile, st�rile ! Vous pourriez avoir 20 enfants.
Une �quipe de football ! Avants, arri�res, que sais-je ?
Il a peur parce qu'il n'a jamais profit� de la vie ...
... pas de joie, de rires, de gaiet�.
Avez-vous d�j� �clat� de rire ?
Oui. Je crois que oui.
Alors, faites-moi un rire. Un beau gros rire gras.
- C'est un gros rire, hein ? - Plut�t triste.
Ce n'est rien ! Vous ne savez pas rire ?
Comment faire ? Il n'y a rien de dr�le ?
Pas besoin. Riez parce que la vie est belle, agr�able.
- Tr�s bien. Allez-y, riez ! - Bien s�r, George !
Tu te souviens quand on revenait de Wellesley ...
... et que tu �tais tomb� dans la neige ?
Et tu te souviens ...
... quand on �tait � Worcester ?
- Quand ... - Le flic est tomb� de sa moto ...
Et qu'on a fil� ...
- Qu'y a t-il de dr�le ? - Je ne sais pas ...
... mais je n�avais pas tant ri depuis longtemps !
Je crois qu'on va trop vite pour elle.
Elle n'est pas encore pr�te � rire de rien. Reprenons ...
... la d�marche, la fa�on, de marcher. C'est essentiel.
Il faut y travailler. Ca ne va pas du tout.
Maintenant, faites-nous un peu voir ...
Regarde, George. C'est tr�s important. La base.
Les hommes remarquent la fa�on de marcher ...
Non. C'est trop guind�.
C'est trop Stanley. Il faut y mettre un peu de Jones !
- Vous avez peur, vous ... - Je n'ai pas peur !
Si ! Essayez encore.
Non. Non, non ...
- Ca, c'est maman Jones ! - C'est pas mal.
Trop. Faites la moiti�.
Enlevez 50 %/ et �a ira peut-�tre.
Montrez-nous la moiti� de �a.
Pete ! Il m'a siffl� ! Moi ! Merci !
- Bien s�r. Pourquoi pas ? - Vous voyez ?
Ne regardez pas les hommes de haut. Ca leur donnent des complexes.
Comme s'ils passaient � l'inspection. Asseyez-vous.
Regardez-les comme Emmy.
- Comme �a ? - Sur le c�t�.
Maintenant, les yeux. Battez des cils. Voil� c'est �a !
Vous y �tes ! Vous comprenez.
- Je me sens b�te ! - Il n'y a pas de mal � �a ?
Les hommes les adorent. Emmadel Jones est tr�s b�te !
Si b�te qu'elle rit m�me aux enterrements !
Il n'y a rien de mal � �a, les hommes adorent.
Ils se sentent protecteurs.
''Elles est b�te ? Mignonne mais b�te.''
- Pas vrai, George ? - Oui.
Autre chose, apprenez � lutter.
- Lutter ? - Lutter.
- J'y vais ... - Une minute, George !
Lutter c'est important, �a vous d�coince.
Ca assouplit. Et vous devrez lutter contre Emmy pour Wilbur !
- Il faut se battre ! - Je suis pr�te !
O� est l'entraineur ? on prend les paris.
- Vous connaissez les prises ? - Non.
- Et qu'a fait Emmy � Wilbur ? - Je n'en sais rien.
Elle lui a fait une prise comme �a. Allez !
Vous lui faites la prise et vous tirez ...
Allez ! Faites-lui mal ! Tordez ! Tordez !
Tordez-lui le bras ! Tapez-lui sur la t�te !
- O� est l'arbitre ? - Tordez ! il n�y a pas d'arbitre.
- Tenez bon. Tordez ! Tordez ! - Non ! Non !
Faites-lui mal !
Je vous demande pardon.
- Cousine Winifred. - Cousine Wilbur.
On travaillait nos prises.
Winnie, une minute. o� allez-vous ?
Cette fille est une tueuse. Une vraie lutteuse.
- Tueuse ? - Bien s�r. Mais oui !
Vous n'avez pas peur, vous n'avez plus peur de rien !
Montrez-lui comment vous faites.
- Secouez-le un peu. - D'abord ...
... il faut se d�contracter.
Parce que les Stanley ont peur de se d�tendre ...
... de rire et de s'amuser, vous comprenez ?
- Cousine Winifred ...? - Ne m'appelez plus cousine !
Nous sommes cousins au 4�me degr� ...
... � peine parents.
Vous n'�tes pas des vrais cousins.
Oui, des faux cousins !
- Faites-lui une prise. - D'accord.
- Regarde ! C'est merveilleux. - Regarde.
George. ''bing''!
Wilbur.
Oh, Mr Cusick ! Etes-vous bless� ?
Non, mais j'aurais pu casser mes lunettes !
- Mais non ! - Qui est-ce ?
Une somnambule. Elle dort debout.
Dites, Mr Stanley est l�. Les pour contre les contre ?
Quoi ? Oh, bonjour, Mr Stan ...
Les pour contre les contre.
- Comment �a ? - Je ne sais pas.
- Je suis venu v�rifier ... - Entrez ?
Non ! Je suis venu v�rifier l'adresse ...
... et vous dire que la limite est samedi.
- Je sais, �a s'annonce bien. - Tant mieux.
- Je serai l� samedi matin. - Oui.
Pour laisser les enfants si vous �tes mari�, ou les prendre.
- Compris. - Inutile de vous dire ...
... que les enfants doivent rester ici.
Sinon, c'est un crime et le FBI s'en chargera.
- Compris. - J'ai d� casser ...
Faites-moi voir.
- Mon dentier a d� casser !
Non, non ...
Cette dent n'est pas tr�s belle, faites-l� arracher.
Je paie l'�ther. OK.
Tu vas perdre les enfants ` � a moins que ...
Vous voil� ! Du calme. Salut, Bobby.
Quand mange-t-on ?
C'est tout ce que tu sais dire. Que veux-tu manger ?
- Quoi ? - Jambon et �ufs.
Jambon et �ufs ? Bonne id�e.
Va tout pr�parer, j'arrive, vas-y.
Eh, reviens !
''Dans la douce, douceur du soir'' ...
Personne ne va me prendre ces gosses, George. Personne.
''Dans la douce, douceur du soir'' ...
''Dis-leur que je serais l�'' ...
''Quand la f�te s'illumine et que la chanson remplit l'air'' ...
- O� vas-tu ? - Trois orphelins cherchent une m�re.
Je retourne au bureau, Pete.
Ils vont se demander ce que j'ai fait de ma journ�e.
''A la tomb�e de la nuit quand tout est calme'' ...
''Dites-leur que je serai l�.''
- Bonjour, cousine Winifred. - Salut, Emmy.
- Quoi de neuf, ici ? - Winifred, votre langage.
Tiens, Madame fait la b�cheuse. C'est votre langage, pas le mien.
Nous devrions aller � la r�p�tition.
Vous avez mu� ou quoi ?
Oui. J'ai une nouvelle peau. Une peau de Jones.
Vous y arriverez avec ce serpent.
Un gentil serpent.
''Dans la douce, douceur du soir'' ...
''Dis-lui que je serai l�'' ...
''Dans la douce, douceur du soir'' ...
''Soyez une Jones et vous y arriverez.''
''Quand la f�te s'illumine'' ...
... '' et que les sifflets remplissent l'air''...
... '' si des tas d'hommes cherchent une fille'' ...
... '' dites-leur que je serai l�.''
Cousine Emmy.
Cousine Winnie.
''Promets-moi qu'un jour, toi et moi'' ...
Excuse-moi, mais ta promesse tombe � l'eau.
Comme toutes tes promesses, en fait.
Peu importe, du moment que tu chantes � mon mariage.
- C'�tait mon id�e. - Qu'est-ce qu'il a, ce type ?
Ce n�est pas l'argent ...
... Winifred en a autant que lui.
C'est dur, les deux seules filles � � que je veux �pouser ...
... sont amoureuses de Wilbur Stanley.
Tu �tais un bon reporter.
- L�, on dirait un journaliste. - Tu le savais ?
- Ne g�che pas ma journ�e. - Si tu voyais ...
... comment il la regarde !
- Les gens parlent. - Vraiment ?
Et elle va vivre avec vous apr�s le mariage ?
- Oui, et alors ? - Ca va �tre amusant.
J'ai du mal � t'imaginer dans un harem, c'est tout.
Ce n�est pas mes affaires. Tu quittes ma vie ...
- Certainement ! - Je dois te dire ...
... qu'on se moque de toi.
- Tr�s aimable. - Autre chose ...
... ce sont des faux cousins. - La mari�e !
- Qui ? - Au 4�me degr�.
D�licate situation, hein ?
- La mari�e, s'il vous pla�t ! - Attention. Ouvre l'�il !
Les amis, la r�p�tition va commencer.
Organisons-nous. C'est le moment !
Les Stanley, veuillez prendre vos places ...
... sur la droite, merci.
Le p�re de la mari�e, je vous prie.
- O� est le p�re de la mari�e ? - L�, l�.
- C'est votre p�re ? - Oui, des objections ?
Allons-y, Mr Lilley.
- Vous arriverez par la gauche. - Maintenant ?
- Oui, �a va ? - Tr�s bien mais ...
... si elle ne lutte pas ? - Elle luttera. Ca ira.
- A nous. - N'oubliez pas la prise ...
... et puis serrez ...
- Bonne chance ! - OK.
Pas de larmes maintenant. Mettez-vous sur la gauche ...
- Poussez pas ! - Ca porte malheur.
- Vous savez ? - Quoi donc ?
La mari�e � la r�p�tition.
Ce n'est qu'une superstition !
- Venez, papa. - Si c'est ce que vous voulez.
Ne vous d�concentrez pas pour autant.
Regardez bien ce qu'on fait et faites exactement comme elle.
Je vais vous emmener l�-bas avec votre m�re. Sur la gauche.
Wilbur va voir la face cach�e d'Emmy.
- Si �a marche, je me fais moine. - Tu seras bient�t au couvent.
Et je serai l� pour la rattraper.
Ceci est inutile. C'est un mariage, pas un concours de p�che !
Et la mari�e, un peu de tenue, je vous en prie !
Allez, ''La marche nuptiale.''.
- Regarde, George. - Maintenant !
Un et deux et ...
La mari�e ! La mari�e ! Vous le faites encore ...
Arr�tez ! Arr�tez la musique !
Non ! allez, Winnie !
Arr�tez de siffler ! Arr�tez ! Je ne peux pas continuer !
Si vous sifflez, il faudra tout recommencer !
Pourquoi Winifred tremble, Adam ?
- Adam a oubli�. - Adam l'ignorait !
- Vas-y, baby ! - Arr�tez ! Arr�tez !
Il faut tout recommencer !
Vous tenez la mari�e, pas un ballon de football !
Pour l'amour du ciel, arr�tez !
Voil� ! Voil� !
Pourquoi n'avez-vous pas fait �a plus t�t ? Mon Dieu !
Un et deux et ...
Voil� ! Vous �tes merveilleux.
Arr�tez !
Qu'est-il arriv� � Winifred ? Elle a perdu sa dignit� !
Elle a perdu son corset !
Pasteur ...
Apr�s l'allocution, je dirai, ''Wilbur, voulez-vous ...?''
- Je le veux. - Pas si vite, allons !
Un mariage ne doit pas �tre vite fait.
- Allons ! - D�sol�.
- Et je vous dirais ... - Je le veux.
Wilbur, je t'aime. Je t'ai toujours aim� !
La mari�e, s'il vous pla�t !
D�sol�e, c'�tait tellement r�el, j'ai cr� que j'�tais Cendrillon.
Ce n'est que la r�p�tition. Mon Dieu ...
Puis je dirais, ''Qui donne cette femme � cet homme ?''
- C'est moi. - Ce sera tout pour vous ...
... heureusement.
- Je demande l'alliance ... - Qu'arrive-t-il l�-bas ?
Ca me para�t �vident.
Passez l'alliance au doigt de la mari�e et dites ...
''Par cet anneau, je t'�pouse.''
Par cet anneau, je t'�pouse.
- Par cet anneau, je t'�pouse. - Dis-le encore, ch�ri.
- Par cet anneau ... - Mr Stanley ...
... on dirait que vous �pousez des tripl�es !
Ce sont des faux cousins, vous savez, papa.
Je vous d�clare mari et femme et vous embrassez la mari�e.
Tr�s bien. Tr�s bien !
C'est bon ! Mon Dieu !
Vous prenez la main de votre nouvel �poux. Ne courez pas ...
... flottez gaiement.
- J'esp�re que je n'interromps ... - Allez ! Allez !
Elle doit prendre la main de ...
C'est moi la mari�e qui vais prendre la main de mon �poux ...
... et flotter. - Emmadel.
Peu importe ! Quelqu'un prend la main de l'�poux ...
- Quittez mon mariage ! - ''Mon'' mariage, chercheuse d'or !
- Winifred ! Eh, vous ! - Sinon, c'est moi qui vous chasse !
Une Jones va jeter dehors une Stanley, hein ?
- Vous rigolez ? - Non ! Non, non !
Non, non, non ...
Emmy, l�ve-toi et bats-toi !
Bats-toi, ma fille !
Bien jou�, Winnie. Bien jou� !
Dites ''Je me rends.'' Dites-le.
- Je me rends. - Encore !
Je me rends !
On arrive Winifred !
- Vous croyez battre une Jones ? - Emmadel !
Je ne veux plus pr�tendre �tre une dame !
Je suis la fille d'un p�cheur de maquereaux ...
... et fi�re de l'�tre !
C'est valable pour vous aussi, les faux cousins !
Pourquoi ne nous as-tu jamais dit, Winifred ...
... que tu �tais une paysanne en herbe ?
Personne ne me l'a demand� !
Et je peux avoir douze gosses, vieux chameaux !
C'est encore mieux que la t�l�vision !
- Emmy, Je suis fi�re. - Laisse-moi !
Vraiment fi�re !
Je suis fier de toi aussi, ch�rie.
Tu �tais en train de devenir une Stanley !
Je suis tomb� amoureux d'une Jones et c'est ce que je veux.
Viens continuer la r�p�tition.
Bien essay�, Mr Garvey. Un peu vulgaire.
Bien, Mr Lilley, on peut reprendre !
Oui, Mr Stanley. Tr�s bien, mes amis !
Aux veill�es, il y a toujours quelque chose � boire.
- Tu as � boire ? - J'ai arr�t� pour les enfants.
Il faut que je le dise � Big Joe.
- Eh, o� sont les enfants ? - Au mausol�e avec maman.
Elle leur donne � manger.
Qu'est-ce qui a rat�, Pete ?
Emmy a fait ce que tu avais pr�vu !
J'ai sous-estim� mon homme, c'est tout !
Ce Wilbur n'est pas b�te, c'est certain !
Il a d� flairer quelque chose.
Si le vent soufflait dans le bon sens, oui !
Entrez !
Haut les mains !
C'est un hold-up ?
Oncle Wilbur nous les a donn�s.
Vraiment ?
Ca te plait, Pete ?
Ils brillent, oui, mais c'est l'heure d'aller au lit.
- Oh, non. - Si, allez hop, tout de suite.
Prenez un bain.
Lave-toi aussi les dents, Suzie.
Je viens de la part d'Emmadel ...
... Mr Garvey, pour vous virer !
Faites comme chez vous, Mr Stanley.
Bonsoir p�re, et Mr Degnan.
Et j'esp�re que vous chanterez ` � a mon mariage.
C'est � midi. Vous pourrez partir apr�s.
Ca laisse peu de temps pour trouver un toit aux enfants.
Inutile, papa, les enfants rentrent.
Ne vous inqui�tez, je leur ai trouv� une maison, la mienne.
- Quoi ? - Comme vous ne vous mariez pas ...
... Emmadel et moi allons les adopter.
C'est entendu avec l'immigration.
Ils viendront demain pour les formalit�s.
Emmy le sait ?
Elle sera tr�s heureuse quand je lui dirai.
Ca fera un beau cadeau de mariage de votre part.
Et nous pouvons leur donner plus que vous.
- C'est vrai. - Et ils l'appellent d�j� ''Maman'' ...
C'est bien pratique, hein ?
- Vous �tes bien. - Vous aussi.
- Ce fut un plaisir, Mr Garvey. - Immense.
- On se voit au mariage. - Oui, bien s�r.
Vous avez une id�e ?
Rien qui puisse m'�viter la prison.
Dieu b�nisse Pete. Maman. L'Am�rique ...
... et tout le monde.
- Bonne nuit. - Bonne nuit.
Papa ?
- Bonne nuit, fiston. - Tu as des soucis, Pete ?
Des soucis ? Moi ?
Je vais les tuer !
Non, pas ce soir. Demain matin, hein ?
Et hop, on s'envole !
Que je chante ? Je ne suis pas d'humeur, Suzie.
- Pas ce soir. - Eh, Pete.
- Quoi ? - On se quitte en chanson, non ?
OK ! D'accord !
''Faites de beaux r�ves'' ...
... ''et bient�t, nous verrons'' ...
... ''une belle journ�e'' ...
... ''commencer.''
''Sois joyeux dans ta pri�re du soir.''
''Ceux qui pleurent'' ...
... ''n'arrivent jamais � rien.''
''Alors garde l'espoir.''
''Mon tr�sor, r�ve d'une contr�e'' ...
... ''o� les �toiles'' ...
... ''tombent dans tes mains.''
''Et un jour'' ...
... ''nous trouverons ce paradis.''
... ''en attendant.''
Mesdames et messieurs, le mariage de Cendrillon.
Le rideau va bient�t se lever sur l'apog�e ...
... de l'histoire d'amour du si�cle.
Le d�cors est pr�t, les acteurs choisis.
La liste des invit�s comprend les noms les plus prestigieux.
Toutes les personnalit�s officielles sont l� ...
... ainsi que les magistrats.
Je vois de nombreux juges. En fait, tous ceux qui sont connus ...
... sont pr�sents � cette c�r�monie.
Nous attendons maintenant la mari�e.
Mesdemoiselles, attention !
Rappelez-vous ce que je vous ai dit.
Laissez-moi vous regarder ... Magnifique ! Magnifique !
Tout doit bien se passer. Montrez-moi ...
On pourrait quand m�me se parler !
- Pourquoi ? - Nous serons parentes.
Pourquoi pas amies ?
Vous osez utiliser le mot ''amie'' !
Excusez-moi, je couvre ce mariage pour l'Express.
Avez-vous un mot � dire pour votre public haletant, Cendrillon ?
Dites-leur que je suis tr�s heureuse.
''Emmadel Jones est tr�s heureuse.'' Autre chose ?
Dites aussi que George Degnan est tr�s heureux.
Non ? Je vous ai rendu votre reporter.
- Vous plaisantez ? - Des nouvelles ?
Dernier communiqu�, le FBI est s�r le coup.
- Pauvre gar�on ! - Quel pauvre gar�on ?
- Vous m'attendez ? - Je laisse tourner le moteur.
- De quoi parlez-vous ? - En place !
Bon, allons marier cette Cendrillon.
- Emmenez-la, papa. - Je ne veux pas.
George, attendez-moi ! Je l'escorte et je pars.
- Des nouvelles, Winnie ? - Le FBI est apr�s lui.
Pauvre Pete. Pauvres gosses.
Papa, qu'y a-t-il ?
Pourquoi ''pauvre Pete'' ?
Il a kidnapp� les gosses. Le FBI le recherche.
Pourquoi kidnapper ses propres enfants ?
Pour les adopter, il fallait qu'il se marie aujourd'hui.
Et s'ils l'attrapent, papa ?
Il va en prison et les gosses retournent en France.
Tu sais que Pete va en prison et les gosses en France ?
Ne t'en fais pas. Nous allons les adopter.
J'ai tout arrang�.
Chers amis, nous sommes ici ...
... pour unir cet homme et cette femme par les liens du mariage.
Si quelqu'un s'oppose � cette union ...
... pour une raison ou une autre ...
... qu'il parle maintenant ou se taise � tout jamais.
Tr�s bien, Mr Burchard, � vous avez gagne.
- Ca suffit ! - D�sol�, Mr Garvey ...
... l'immigration m'a dit de remettre les enfants � Mr Stanley.
Mais il y a un mariage !
- Vous n'avez aucune d�cence ? - Ils l'ont eu !
Maman ? Maman, Pete a des ennuis !
- Les gendarmes ! - Reste ici.
Wilbur, les enfants ne doivent pas me voir �pouser un autre homme.
Un autre homme ? Moi ?
Pete est leur p�re, pas toi.
Et ils croient que suis leur m�re et ...
Peux-tu les faire partir ?
D'accord. Veuillez m'excusez. Attendez-moi un instant ?
Je reviens.
Jetez-le dehors !
Mr Garvey !
Mr Stanley ? Ralph Burchard du FBI.
D�sol�. Je ne voulais pas venir !
Il a insist� pour m'amener devant chez vous !
- Je devais ramener ces enfants ... - Je les accepte.
Allez avec votre p�re, allez !
C'est votre p�re, allez !
Allez avec votre p�re. C'est votre p�re !
- Ce n'est pas notre p�re ! - Si.
- C'est toi, notre p�re ! - Mais si ...
- Papa, ne pars pas ! - Non, arr�tez ...
Vous savez qu'on vous regarde � la t�l�vision ?
Ils ne veulent pas venir.
Oh... Wilbur ...
... je ne veux pas enlever les enfants � Pete ...
... et je ne veux pas qu'ils repartent ...
.. et je ... Peux-tu faire quelque chose ?
Bon, c'est tr�s clair.
D'accord, Emmadel, je vais dire ...
... � Mr Garvey de t'�pouser. - Epouser Pete Garvey ? Tu es fou ?
Oui, ch�rie, je le suis.
- Attends-moi. - Wilbur ...
M�fie-toi, Emmy !
- Venez avec moi ! - O� allons-nous ?
Pour un mariage, il faut un mari�.
- Et alors ? - Vous �tes d'accord ?
- Je ne sais pas ... - Oh, non ! Non !
Oh, non, vous n�allez pas me faire �a !
Je pr�f�re aller en prison !
Quel �go�ste ! Tu penses � Bobby et � Suzie ?
Il faut publier les bans, r�gler les d�tails ...
- Qui c'est qui se marie ? - Qui ''est-ce'''', ma ch�re.
Oui, Wilbur, en cas d'urgence, je peux.
C'est un cas d'urgence, Votre Honneur.
Voici Mlle Jones, Mr Garvey.
Bonjour, Mr le juge.
D�sol�, R�v�rend. Je prends votre place.
Non, Emmy, ne fais pas �a !
Voulez-vous, Peter Garvey, prendre cette femme ...
... par la main droite ...
... que vous tenez maintenant par la main droite ....
... pour l�gitime �pouse ?
Promettez-vous de l'aimer, de l'honorer ...
... et de lui rester fid�le jusqu�� ...
... ce que la mort vous s�pare ? - Oui.
Vous, Emmadel Jones ...
... prenez-vous cet homme que vous tenez par la main ...
... pour l�gitime �poux ?
Promettez-vous de l'aimer, de l'honorer, d'�tre fid�le ...
... jusqu'� ce que la mort vous s�pare ?
Eh bien ...
... oui.
Passez l'alliance � son doigt et dites ...
- Par cet anneau, je t'�pouse. - Par cet anneau, je t'�pouse.
Tant pis, j'ai perdu !
En pr�sence de Dieu et de ces t�moins ...
... et par les pouvoirs qui me sont conf�r�s ...
... je vous d�clare mari et femme.
- F�licitations, Mr Garvey ! - Merci beaucoup.
- D�sol�, Emmy ... - Je suis d�sol�e, Wilbur.
Mais non ! Personne n'est d�sol� !
Pouvez-vous m'enlever �a maintenant, Mr Burchard ?
Si vous voulez, Mr Stanley.
Viens, maman.
Merci, Bobby.
Emmy, Emmy. Ta vie sera terrible. Tu vas t'amuser !
Je peux enfin enlever ce corset !
Je vous avais bien dit qu'avec une peau de banane ...
Voici la peau de banane.
Burchard du FBI est en fait un coll�gue de l''Express''.
- Ravi, Mr Stanley. - Danny, tu es sensationnel.
Admirable !
- C'est un plaisir de te payer. - Pete, vous �tes merveilleux !
- Je signerai l'article ? - On verra.
Impressionnant, Mr Garvey.
A terre dans le dernier round et vous gagnez.
Vous �tes pas mal non plus. Ce fut un plaisir.
Immense, Mr Garvey.
Prenez-soin de la fausse cousine, hein ?
Tu veux lutter ?
''Quand le monde s'illumine' ...
... ''et que la chanson remplit l'air.''
- ''Si le mariage, c'est la pagaille.'' - ''Cr�ez votre FBI.''
- Emmy ? - Tu ne m'as pas dup�.
C'est mon Emmy.
- ''Dites-leur que nous serons l�.'' - ''Dites-leur que nous serons l�.''
Sous titres fran�ais, Bob, le 30 Avril 2011.
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