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- 6 h 30. - Déjà...
Bonjour.
- Bonjour ! - Non.
Allez, debout.
Bien dormi ?
Dans le quartier de Forest
où quatre agents ont été pris pour cible,
on a retrouvé deux détonateurs.
Le parquet a confirmé.
Toutefois, on n'a trouvé aucune trace d'explosifs.
La météo...
- Tiens. - Miam.
- Qu'est-ce que je serais sans toi ? - Un homme heureux ?
Tu préfères pas rester à la maison ?
Verlaak a vraiment besoin de moi, aujourd'hui.
C'est un grand garçon, il peut se passer de toi.
Tu es vraiment mignon quand tu t'inquiètes, tu sais ?
Et si j'installais le berceau ?
Déjà ?
On a encore six mois à attendre.
Il va prendre la poussière, tu crois pas ?
À ta place, j'irais me brosser les dents.
Laroussa ! Tu as piqué la dernière place.
Oui, il va falloir virer du monde !
- Ça va ? - Oui.
On se voit à la réunion.
- Oui. - Tu as lu le brief ?
Café d'abord.
Tu as raison.
Ah, une place !
Supplément mousse et caramel ?
À plus tard, maman !
Samira...
C'est bon.
... après le double attentat à l'aéroport...
... l'aéroport est fermé depuis 10 jours.
Rien que chez les bagagistes,
900 personnes sont au chômage technique,
soit près de la moitié des effectifs.
... d'autres attentats pourraient se préparer...
- Hello. Tu as pu te rendormir ? - Oui, assez vite.
Allez, reste à la maison.
Impossible. On est en sous-effectif.
Ils ont besoin de moi.
Je vais m'inquiéter, tu sais.
Il faut pas.
L'aéroport ne craint plus rien, maintenant.
Laisse, je m'en occupe.
Toi, cuire un oeuf ?
T'as pas confiance ?
- Non. - Sympa.
Il en a pas marre d'appeler, lui ?
Tu devrais pas lui dire que tu es enceinte ?
Crois-moi, Nordin Laroussa sera pas le grand-père idéal.
Peut-être, mais tu devrais lui parler.
Pas maintenant.
Bonjour.
Tu devais pas être en repos ?
Si, mais tu me manquais, Glen.
Tu tombes à pic, c'est Verlaak qui régale.
D'après le ministre des Affaires étrangères,
l'aéroport ne pourra pas rouvrir
sans la coopération de la police.
Chers collègues,
on exige beaucoup de nous depuis dix jours.
Et ça ne va pas se calmer.
La réouverture va nécessiter un renforcement des dispositifs.
Il va falloir redoubler d'efforts.
Pour changer...
Mais on est une équipe.
Mieux que ça, une famille.
La semaine dernière,
on a vu des choses que personne ne devrait voir dans sa vie.
Ça laisse des traces,
je le sais.
On peut s'entraider,
mais ça ne suffira peut-être pas. D'où la cellule de soutien.
Appelez-les.
Et ne venez pas me dire...
"Je gère. Les psys, c'est pour les fous."
Non, ces gens sont là pour vous, ils peuvent vous aider.
Inutile de porter ce poids tout seul,
surtout avec ce qui nous attend.
Si vous avez besoin de parler à quelqu'un en chair et en os,
ma porte est ouverte.
Et...
J'ai oublié. Peu importe.
Vous êtes tous briefés ?
Samira a les plannings.
S'il y a des choses pas claires...
Encore une fois, on nous demande beaucoup.
C'est vrai.
Mais on est de taille à relever ce défi.
On est une famille.
Et la famille, il faut en prendre soin.
- Par conséquent... - Des viennoiseries !
De la meilleure boulangerie de Bruxelles. Régalez-vous.
Commissaire ?
Mme la procureure,
mes équipes sont au bout du rouleau.
Ils sont déjà en route ?
Ce sont les bagages abandonnés.
Le parquet les a inspectés.
On doit les retourner aux victimes ou à leur famille.
Sérieux ? Y en a combien, là ?
Mille, deux mille, qui sait ?
- Et c'est à nous... - Stop.
Voici le badge et le code du hangar.
Samira, je compte sur toi.
J'aurais mis tout ça à la benne, moi.
C'est encore à nous de nous taper ça ?
- Pour quelques croissants. - Arrête.
Ils ont raison, au syndicat.
Une bonne grève, ça va les calmer.
Tu veux pas en parler à Verlaak ? Il t'écoute, toi.
Je peux essayer.
De toute façon, qui a envie de récupérer ces vieilles merdes ?
C'est pas à nous de décider.
Voilà.
Yvonne !
Oui ?
Une petite perte de sang, ce n'est pas grave.
C'est pas inquiétant ?
Non, je ne pense pas. Mais restez vigilante.
Si vous voyez que ça persiste,
passez me voir demain, d'accord ?
Merci, docteur.
Au revoir, Samira.
Bonjour, John. J'ai regardé les plannings.
On a six collègues absents, en comptant Peter.
Ça fait beaucoup d'heures en moins.
Pour le hangar, on a pas le temps.
Je peux pas le caser au planning.
Et puis, les bagages, c'est pas notre boulot.
Ah bon ?
Alliaport peut le faire.
Si Bruxelles le dit, il faut le faire !
Mais...
Ils s'en foutent qu'on craque, ou qu'on soit à l'hosto.
Explique-leur.
Leur expliquer ? Je ne fais que ça.
À Verbeelen, à la procureure, aux syndicats.
Les explications, je m'en charge.
Toi, fais ton boulot.
Un point très délicat devra être abordé :
les syndicats exigent que passagers et bagages
soient contrôlés à l'entrée.
Samira.
Les formulaires d'indemnisation pour le 22 septembre...
ils sont où ?
- C'est pour qui ? - Moi.
Tu es resté chez toi à flipper pour tes collègues,
tu seras pas indemnisé.
J'ai fait ce que j'ai pu pour arriver sur place.
Mais on m'a pas laissé passer.
Et là, au moins, je reste pas au chaud chez moi.
Tu m'as mis au planning ce dimanche.
Oui.
J'avais pas le choix.
J'avais prévu d'aller à la mer, à Texel, avec Evi.
Si on continue comme ça, on finira tous en burn-out.
C'est la merde.
Tu fumes ?
Oui, depuis le 22.
Tu sais me faire plaisir.
Ils sont déjà venus me parler de prothèse.
Y en a de toutes sortes.
Même pour nager.
Mais non !
On peut choisir
la couleur.
Y en a même une qui est connectée.
- Avec une appli ? - Oui.
Si je la télécharge, je peux te faire courir partout ?
C'est cool.
Ça changera pas beaucoup d'avant...
Il me tarde de reprendre le boulot.
Peter.
Vas-y cool.
Remets-toi tranquillement.
Ils te reprendront de toute façon.
Tu crois ?
Bien sûr. Ils touchent des primes pour ça !
C'est comment, au boulot ?
Au taquet.
Glen est au bout de sa vie.
- Coucou ! - Salut, chérie.
Oui, ça va.
Tu es sûr ?
Oui, je rangerai tout ça après.
J'espère bien.
- Spaghetti ? - Oui, j'avais envie de ça.
Allez, chérie.
Il est juste inquiet. Il aurait pu te perdre.
Ça fait 20 ans qu'il m'a perdue.
Peut-être qu'il s'en rend compte maintenant, après l'attentat.
Tu le connais pas, Tom.
- Où est Verlaak ? - Je sais pas.
Elles avaient rendez-vous, apparemment.
- C'est quoi, le problème ? - Bonne question.
Le mari de la dame est mort dans l'attentat.
Elles parlent d'un sac à dos mais mon français...
Va boire un verre d'eau, trouve-moi un café, je m'en occupe.
- Tu veux une soupe ? - Non, merci.
Je reviens du hangar, ces femmes n'ont rien trouvé.
Après-demain, elles repartent au Congo.
Si je te dispense de patrouille...
Non, arrête...
Je te remplace aussi dimanche, tu pourras aller à la mer.
OK, j'y vais.
T'es un amour.
Voilà le dossier. Avec le badge et le code du hangar.
Ça va pour cette fois.
Hé, Glen...
Prends un seau d'eau, la mère a vomi.
- Oui ? - Mme Goossens ?
- Yvonne Goossens ? - C'est moi. Pourquoi ?
C'est qui, Yvonne ?
Personne.
Ne reste pas ici. Allez, va-t'en.
Toutes les victimes des attentats ont été identifiées.
Le Centre de crise dénombre 32 morts,
17 Belges et 15 étrangers.
Sans compter les trois terroristes. Un reportage de Steven Rombaut.
C'était qui, tout à l'heure ?
Je sais pas, un démarcheur.
Un démarcheur ?
Il vendait quoi ?
Je sais pas, j'ai dit qu'on n'achetait rien.
Yvonne, le lard...
il est pas assez croustillant.
C'est ça, leur sac ?
Ou ce qu'il en reste.
- Ne me remercie pas. - Tu en es sûr ?
C'était pas évident.
J'ai cherché parmi les plus abîmés.
J'ai pensé que, si le type était mort,
le sac serait en sale état.
J'ai rempli deux sacs poubelle et là, j'ai repéré
l'insigne de scout.
Des sacs poubelle ?
Ces bagages ressemblent plus à rien.
Ils sont bons à jeter.
Ça va pas, non ?
Viens avec moi.
Glen ?
Si je te le dis, t'y croiras pas.
- C'est bon ? - Oui.
- Ça vient du traiteur. - Je m'en doutais.
Où est le lapin ?
Je sais pas mais c'est censé en être.
Si on allait à la mer, demain ?
Il va faire beau. Une balade sur la plage,
ça nous fera du bien.
Chérie ?
Ça va pas être possible.
Je dois remplacer quelqu'un.
Encore.
On est en sous-effectif.
J'ai pas eu le choix.
Bien, on commence ?
Merci à tous d'être présents. Je serai brève.
À l'ordre du jour, la réouverture de l'aéroport, avec trois vols.
Le premier vol, le SN1901,
est à destination de Faro, à 13 h 40.
Excusez-moi.
Un vol très symbolique, avec l'avion Magritte.
Vous le savez,
nous sommes surveillés de près.
Nous devons reprendre nos activités
et montrer au monde qu'ils n'ont pas gagné.
Je compte donc sur vous
pour que tout se passe au mieux.
Et je ne suis pas la seule.
260 entreprises et 20 000 employés comptent sur vous.
Bien.
Commissaire Verlaak, vous vouliez intervenir ?
Commissaire ?
Oui, je...
Je...
Je crois que le commissaire veut dire que...
que beaucoup de nos hommes ne se sentent plus en sécurité.
Nous sommes la police. La sécurité, c'est nous.
Oui, encore faut-il avoir des moyens.
Nous avons besoin de moyens et de personnel
pour garantir la sécurité des passagers et des personnels.
Et pour préserver la paix sociale.
- Inspecteur... - Laroussa.
Laroussa. Je comprends que ce soit difficile,
mais une mobilisation sociale ne résoudrait rien.
Avec l'aide des syndicats, le commissaire a évité une grève.
Mais tout le monde est à bout.
Toujours plus de patrouilles, de contrôles...
Soit, mais on ne peut pas fournir plus de personnel pour l'instant.
Le ministère a été saisi, patience.
C'est une question de jours.
On ne peut pas solliciter l'armée ?
On peut s'occuper des zones difficiles.
Parfait.
Merci.
Bien, merci à tous.
Je crois que je vais rentrer chez moi.
Rattraper un peu de sommeil. OK ?
- À demain. - À demain.
Ce vol de 13 h 40 a été vécu comme un nouveau départ.
C'est la 1re fois en 12 jours qu'un vol de passagers décolle
avec 85 personnes à son bord,
direction Faro, au Portugal.
Ce vol
a été l'occasion d'un hommage vibrant aux victimes.
Vous êtes sur la messagerie de Tom.
À vous après le bip.
Coucou, chéri.
Est-ce que tu peux rentrer tôt ce soir ?
J'aurais un truc à...
Un truc à te dire.
À tout à l'heure, OK ?
Bonjour, Samira Laroussa, police fédérale.
J'ai parlé à Mme Goossens. Vous êtes ?
Yvonne !
Tu y crois ? Ils nous envoient une musulmane pour ramener le sac.
- Quoi ? - Une musulmane à la porte.
D'abord, ils font tout péter
et ils nous rapportent les restes avec le sourire.
Il y en a jusque dans la police.
Et après, on s'étonne.
Bonjour.
- Mme Goossens ? - Oui.
Samira Laroussa, police fédérale.
Nous nous sommes parlé au téléphone.
- C'est pour le sac à dos ? - Oui.
Votre petite-fille Neheisha vous le confie.
Neheisha.
Je vais le chercher dans la voiture.
Je viens avec vous.
Vous pouvez signer ici la preuve de dépôt ?
Elles sont à l'hôtel Freir.
Demain, elles rentrent chez elles.
Ah, d'accord.
C'est tout ?
Merci.
- Allô ? - Bonjour, Samira.
- Salut, Véronique. - John est déjà parti ?
Comment ça ? Il aurait déjà dû être rentré.
- Ah bon ? - Il voulait se reposer un peu.
Ils viennent nous narguer
jusqu'à notre porte, ces terroristes.
Je veux pas de ça chez moi.
Si tu l'avais accueilli, il serait encore vivant.
De mieux en mieux ! Ça va être de ma faute.
C'est pas moi qui ai mis la bombe !
Il avait rien à faire ici, il était pas invité.
Justement, et maintenant, il est mort.
Je vais te dire autre chose.
On va annuler cette fête pour nos 50 ans.
Y a plus rien à fêter, bon sang !
Tu préfères tes oiseaux
à ton propre enfant.
Tom !
Où il peut bien être ?
On va le retrouver, Véronique.
Mais où il est ?
Là !
John !
- Salut. - Chérie !
- Tu es où ? - Au boulot.
Tu en as pour longtemps ?
Encore un peu, oui.
J'ai eu ton message, alors j'ai pensé...
Tu voulais me dire un truc ?
Oui, mais ça peut attendre.
D'accord.
- Je t'aime. - Moi aussi.
Je vais essayer de trouver le lapin,
mais ça peut être long.
- Merde ! - Qu'est-ce qu'il fout là ?
- Tu lui as pas dit... - Désolé.
Peter !
Maman, pas de panique.
Babs parlait souvent de vous.
Mains visibles sur le volant !
C'est moi qui changeais les couches de ma mère
parce qu'il était pas là.
Tout va bien se passer, tu verras.
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