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Le t�l�phone sonne.
...
*-All�, Al�sia 12-12 ?
Ne quittez pas, on vous appelle de Tokyo.
*-Claire ? Enfin. C'est Castor.
All� ? Parle, mon amour !
Claire ! Tu as re�u ma lettre ?
-Oui.
*-Tu as fait ce que je t'ai demand� ?
-Non. *-Mais tu le feras ?
-Non.
*-Claire ?
...
...
*-All�, Paris ?
*Tonalit�
...
...
-Ah !
-Elisabeth ? Elisabeth ?
...
-J'ai cru que vous m'aviez oubli�e.
-Vous �tes la 4e cette nuit � avoir paum� ses cl�s.
Un chat miaule.
-Beau-Chat !
*-Non, non, non et non ! Toi et moi, c'est fini !
Et ne me rappelle pas, ou mon p�re va piquer une crise.
-Vodka. Un grand verre.
-On ne fait plus cr�dit, jeune homme.
Non, on ferme. -Donnez-la-moi.
...
Bip *-All�, Claire ?
C'est toi ? C'est maman !
All� ? All� !
Ah, c'est encore cette bo�te !
...
*-Allo, Miss Despr�s,
would you please call Mr Louis at 212 53 54 in New York
as soon as you return. Thank you.
...
*-Tu d�couches, Claire ? Rappelle-moi, mon amour.
...
-Eh oui, Mlle Claire,
*je suis toujours l�.
Le pr�sident ? Mais c'est l'heure du Conseil.
-C'est urgent.
-Attendez.
-Oui, vous avez raison. Je lui parlerai personnellement.
-M. le pr�sident. -Oui ?
Allez, M. le Premier ministre. J'arrive.
-Le pr�sident arrive.
-M. le pr�sident de la R�publique.
-M. le ministre des Affaires �trang�res,
nous vous �coutons.
Ayez la concision de Tacite,
aussi malais� que cela vous soit.
-M. le pr�sident, mon voyage
au Moyen-Orient a co�ncid� avec celui
du secr�taire d'Etat am�ricain.
J'y ai vu la preuve que les diff�rents Etats du monde
proc�dent...
La voix du ministre devient inaudible.
...
-Bonjour. -Bonjour.
-Tout a chang�, ici.
Comment vas-tu ?
Bien, on dirait. -Oui, tr�s bien.
-Alors ?
-Alors je... Le t�l�phone sonne.
Oui ? Non, le 20, je serai encore � New York.
Pardon.
-Dis-moi exactement ce qui s'est pass� de si grave.
-On m'a arrach� mon sac, hier soir, dans la rue.
Il y avait dedans une lettre de toi...
Une lettre que je gardais dans un portefeuille rouge. Tiens.
C'est vrai, tu bois fran�ais, maintenant.
...
-Tu ne pourrais pas arr�ter �a ?
...
*-Claire ?
C'est moi. Je croyais que tu travaillais chez toi, ce matin.
On d�ne ensemble ? Rappelle-moi, mon amour.
-Que disait cette lettre ?
-C'est ta lettre de Tokyo.
J'ai essay� de te pr�venir
tout de suite, mais c'est pas facile, de te joindre.
-L'as-tu montr�e � quelqu'un ?
-Non, � personne. Jamais.
-Il aurait fallu la garder dans un coffre ! Et en Suisse !
-Que dois-je faire ?
-Rien. On t'appellera.
Oui, le ministre ? Ah...
Dites-lui que je l'attends dans 1/4 d'heure.
Le pr�sident, voyons.
-L'ambassadeur sortait de chez lui, l'homme a tir�.
Il avait trois passeports sur lui. C'�tait deux de trop, non ?
-On l'a identifi� ?
-33 ans. Sujet libyen, venant d'Italie.
-Si M. Herbert le dit...
-Je songeais m�me � l'�crire, monsieur le ministre.
-Vous sortez quand ? Le lundi ?
Ne vous pr�cipitez pas.
Je dois vous bousculer un peu.
-Votre table est la meilleure du gouvernement.
-Vous perdez votre temps avec ces chiens de la presse.
De toute fa�on, ils sont contre nous.
-Pas tous.
-Merci.
Alors ? Le Libyen a parl� ? -On s'en occupe.
Il n'est pas plus libyen que moi, mais je laisse courir.
Ca nous arrange.
-Ce nom te dit encore quelque chose ?
-Claire Despr�s.
Un carillon sonne deux coups.
Claire...
-J'ai besoin de savoir qui elle fr�quente,
comment elle vit, d'o� viennent ses ressources.
-Je me suis souvent demand� ce qu'elle �tait devenue.
-Elle t�l�phone beaucoup.
Je veux ses �coutes, aussi.
-Motif ? -N'importe.
-Il en faut un. -C'est un ordre.
-Ah bon... C'est tout ?
-Non.
Elle raconte qu'on lui aurait vol� une vieille lettre de moi...
dont il serait pr�occupant
qu'elle tombe entre les mains de nos adversaires.
-"Pr�occupant" ?
-Pr�occupant.
-Elle racontait...
Tu la revois ?
On entre.
-Vous ne savez jamais rien, M. le ministre de l'Int�rieur.
L'ambassadeur est mort. Le con.
Pr�parez un t�l�gramme pour la veuve.
-Y a pas de veuve. Sa fille.
O� �tait-elle, cette lettre ? -Dans son sac.
Depuis dix ans. Tu vois la vraisemblance !
...
-Bonjour, Claire. -Bonjour.
-Vous me reconnaissez ? -A peine.
Ca vous va bien, les cheveux gris.
Ca vous donne l'air s�rieux.
-Tout a chang�, ici. -Tout. Moi y compris.
-Oui, vous �tes superbe. -Ah bon ?
Je ne l'�tais pas ? -Non, vous n'�tiez pas superbe.
Vous �tiez d�licieuse. -C'�tait dans une autre vie.
-Donnez-moi �a.
Le chat miaule.
Vous avez transform� cette baraque.
-C'est un peu mon m�tier. -C'est vrai. Racontez-moi �a.
On vous couvre d'or pour faire des petits dessins
sur des draps et des assiettes ?
-C'est pas tout � fait �a, mais presque.
-C'est bon, �a.
Ah oui, �a, c'est tr�s bon.
-Vous m'apportez des nouvelles ?
Ma gourmette !
Elle �tait � ma grand-m�re.
-Une vieille dame l'a trouv�e dans la rue
et rapport�e au commissariat.
-Y a plus que les vieilles dames pour faire �a.
-Votre voleur a d� garder l'argent et jeter le reste, c'est classique.
Parfois, ils ont la d�licatesse de renvoyer les papiers.
-Et si je passais une annonce ? -Une annonce ?
-"Perdu portefeuille rouge. Souvenir. Bonne r�compense."
-Oui, on peut essayer. Je m'en charge.
Inutile qu'on vous rep�re.
Dites-moi, Claire...
Vous connaissez cet homme ?
-Oui. -Que savez-vous de lui ?
-Il a des oreilles pointues, une femme laide,
il a un poste important.
Il est assez dr�le quand il imite le 1er ministre � la t�l�vision.
-Vous avez eu avec lui
des relations particuli�res.
-Pas tellement particuli�res. Et il y a longtemps.
-Mais vous le voyez toujours.
-Quelquefois, chez des amis. Pourquoi ?
-Jeudi, il vous a dit au t�l�phone :
"L'affaire est faite, je ne te remercierai jamais assez."
De quoi parlait-il ? -Il cherchait un appartement, et...
Comment savez-vous qu'il m'a t�l�phon� ?
Allez-vous-en, Pollux, ou je vais �tre d�sagr�able.
Je n'aime pas les flics.
-Ils auraient pu emp�cher le vol de votre sac. Si on vous l'a vol�...
-"Si" ?
-Pure hypoth�se.
-Quelle hypoth�se ?
-Un ancien amant sait que vous d�tenez
un document compromettant pour le pr�sident.
C'est un opposant notoire, actif.
Il veut utiliser ce document, vous vous laissez convaincre...
Un vieux compte � r�gler,
et un vol sera simul� pour vous couvrir.
-Pourquoi le pr�venir, alors ?
-Le pr�sident n'exclue pas le remords.
Il attend la confession.
Enfin, pure hypoth�se : vous le connaissez.
Il se croit menac�. -Il est compl�tement parano.
-Mais non, pas compl�tement.
-Je lui ai beaucoup pardonn�,
mais qu'il me soup�onne, je ne le pardonnerai jamais.
-C'est � cause de sa fonction. Il se m�fie m�me de moi.
-Vous, �a fait 30 ans qu'il vous pi�tine !
Moi, on ne me traite pas
comme �a !
Le t�l�phone sonne.
Oui ?
C'est pour vous.
-Merci. Oui ?
La s�ance reprend � quelle heure ? J'y serai.
Le dauphin a �t� bon ?
Mauvais comme un cochon ? J'en �tais s�r. Oui.
Non, ne m'attendez pas. Je vous retrouve � l'Assembl�e.
Bip
-Bien, monsieur le ministre.
Adrien ! Viens, on s'en va.
-C'est joli, �a. C'est ce genre de choses que vous fabriquez ?
-Je ne les fabrique pas, je les dessine. Je les imagine.
Vous installez un micro ?
-Non, je ne fais jamais �a moi-m�me. Je cale votre table.
Elle a toujours boit�. -Eh oui.
-Vous vivez seule, ici ? -Oui, presque.
Que cherchez-vous ? -Le tire-bouchon.
-Il est l�-bas.
Et vous ?
-Mes enfants sont cas�s, Jeanne vit de son c�t�,
depuis, je suis tr�s heureux.
Vous resterez longtemps en Am�rique ?
-Une petite semaine.
-Vous y �tiez � No�l, � P�ques... Vous y passez votre vie ?
-J'ai un contrat, l�-bas. Et un amoureux, aussi.
Vous n'avez pas �a sur vos fiches ? -Non, rien de ce genre.
Vous aimez un Am�ricain ? Vraiment ?
Ils sont tr�s ennuyeux.
-Vous l'aimez toujours baveuse, l'omelette ?
-Vous auriez un verre d'eau et une aspirine ?
Je peux ? -Oui.
-Patron ! Un Ricard !
-All�, Gallimard ? M. Herval, s'il vous pla�t.
*-Il est en voyage. Vous voulez sa secr�taire ?
-Non.
-Ca va pas du tout, hein ?
Je vous fais un sandwich ?
-Ouais. Avec beaucoup de beurre. -Jambon ou gruy�re ?
-Mme Berthe, vous �tes le seul �tre humain que j'aie jamais rencontr�,
avec ma m�re.
Donnez-moi la main.
Jambon ET gruy�re.
-Non, �a, c'est cuit.
Le t�l�phone sonne.
Ne quittez pas.
Non, le Libyen, c'est de l'intox.
Oui ?
Ah... On se souvient du vieil Herbert ?
-Vous �tes tr�s press�s ? -Oui.
-Restez quelques instants, je vais m'arranger.
Bonjour, madame.
-Merci.
-Tr�s bien. Bonjour, madame.
-Ah, bonjour ! Vous �tes � l'heure, bravo.
-Je n'ai pas tous les d�fauts.
-Ca me fait plaisir, de vous voir.
Alors, mon cher gar�on, que faites-vous en ce moment ?
-Je compte sur vous. On m'a promis une traduction, mais...
-Haben Sie gehoert, dass der Botschafter
vor seinem Haus ermoerdert worden ist ?
-Ja, von einem Lybien, glaube ich.
-Nein, es war kein Lybien.
Und er kamm aus Muenchen an.
Vous pouvez passer quelques jours en Allemagne ?
-Oui. Pour y faire quoi ? -Un bout d'enqu�te.
-Une petite seconde, vous permettez ?
-Le ministre de l'Int�rieur.
-Il est mal fr�quent�, votre bistro.
-Vous nous gardez deux millefeuilles ?
-Certainement, monsieur. -Merci.
Le millefeuille a toujours exerc� sur moi une s�duction particuli�re,
depuis que j'en ai trouv� un dans une p�tisserie
de Constantinople, un jour de d�sespoir.
-Vous �tes dr�le. -Dr�le ?
Non, je ne dirais pas �a.
Je suis m�me pas dr�le du tout. Mais j'aurais aim�.
C'est � vous, �a ? -Oui.
Enfin non. Je l'ai trouv�.
-O� �a ? -Pr�s de chez moi. En venant.
-"Perdu portefeuille rouge, coins m�tal, valeur sentimentale."
Eh ben dites-moi, c'est votre jour faste !
Vous allez toucher une belle r�compense.
De l'utilit� de lire les petites annonces.
Il y a quelque chose dedans.
Vous avez regard� ? -Non.
-Belle �criture.
Ambition, caract�re...
Cultiv�...
Surestimation de soi...
Elle me dit quelque chose.
Vous me la confiez quelques jours ?
-Gardez tout. Je me fiche de la r�compense.
...
*-D�part � destination de New York, vol Pan Am 115,
embarquement imm�diat porte 41.
...
-This is my house !
Hey ! Leave ! Get out !
Klaxon
...
...
Maman !
T'arrives en retard.
-T'as re�u mon t�l�gramme ? -Oui. T'as re�u ma lettre ?
-Oui. Tu fais moins de fautes.
-Julie m'a aid� un peu. -Ah ! Je me disais bien, aussi...
-Tu restes combien de jours ? -Jusqu'� jeudi.
Mais je reviens samedi prochain. -Ca va.
-Ils sont dans le jardin ? -Oui.
-Salut, les Hoffmann.
-Bonjour. Tu arrives tard.
-J'ai eu une journ�e �pouvantable � New York. Hello, Dan.
-How are you ? -I'm fine.
-Thanks.
-Alors ? Comment �a se passe, ton contrat avec Bloomingdale's ?
-Ca y est, c'est sign�. On fait le lancement en octobre.
-Bravo.
-Les Rutkins te pr�tent la maison d'Italie en ao�t...
Hello. Si tu leur pr�tes celle-ci, bien s�r.
Hello. -Hi, Claire !
-Hello !
Je le trouve un peu nerveux. Non ?
-Toujours, quand il t'attend.
-L'ann�e prochaine, je serai l�
du 5 au 20, chaque mois, �a sera mieux pour lui.
Si tu pouvais me trouver un studio � New York...
-Pas facile, mais je m'en occupe.
-Que ferais-je sans toi ?
-Tu mettrais Mike en pension
en Suisse, et il deviendrait snob et m�lancolique.
-Tu dis n'importe quoi.
-Ton fils est heureux avec nous,
alors n'invente pas des probl�mes qui n'existent pas.
Tu en auras bien assez le jour o� tu lui diras qui est son p�re.
-Il en parle ? -A moi, non. Jamais.
Mais il a dit � Patty : "Mon p�re est espion chez les Rouges."
-T'arrives ou pas ?
-J'arrive, mon amour !
-Tu m'�touffes !
...
La fanfare joue la "Marseillaise".
...
-M. le pr�sident, il s'est produit une petite catastrophe.
Votre bottier est au d�sespoir. Il s'agit de vos chaussures.
-Enfin ! Quelqu'un capable d'initiative.
Mes chaussures. Passez-les-moi !
Le bottier a sur�lev� le talon gauche au lieu du talon droit.
Huit jours que je marche comme �a. -Je savais que vous n'aviez rien.
-Moi aussi.
Mon m�decin est un �ne, mon bottier est un veau,
j'ai une douleur intol�rable dans les lombes,
et une couronne � d�poser dans 1/2 h aux pieds du h�ros de la R�volution.
Que sugg�rez-vous ? -Cortisone.
-Excellent. Vous avez bien travaill�.
-C'est vrai, tout �a ? -C'est vrai.
-Ca co�te quoi ? -Tr�s cher.
-Et vous en vendez beaucoup.
-Non. Elle part sous pli ferm� � mes abonn�s.
Langue slave
-Elle parle quoi, comme langue ?
-Cela d�pend. Cinq langues au choix.
Elle est agr�g�e en sciences �conomiques. Son p�re �tait g�n�ral.
Elle sort d'un camp de concentration.
Tr�s bon personnel, les r�fugi�s.
Dans leur pays, ils seraient � votre place.
On les paye moiti� prix, et ils ne sont pas syndiqu�s.
-C'est horrible, ce que vous dites.
-D'une mani�re g�n�rale, je suis horrible, mon cher gar�on.
Vous avez l� une petite fortune.
Tenez, mettez une cravate.
-C'est un salaud, ce mec. Un pur salaud.
-Vous le sentez comme �a ?
Quand il �crit cette lettre, les pr�sidentielles sont � 3 ans,
il croit en sa chance, ce qui est audacieux, mais bien pens�.
-C'est puant, oui ! Pour quoi ils se prennent, ces mecs ?
-Il a une femme, st�rile, mais irr�prochable.
Si elle divorce, il est coul�.
"Le seul outrage que ma femme ne supportera pas, c'est un enfant."
-Quel outrage : "Fais sauter ton gosse ou je ne te revois plus."
-Il le dit mieux que �a.
-Il fait des phrases, c'est pire. "My coy mistress". Du Shakespeare ?
-Du Marlowe. -C'est pareil.
-"Tu m'as d�livr� des femmes,
mais il y a plus important que toi, plus important que moi."
C'est pas possible.
-Quelque chose vous touche que je ne m'explique pas.
Petit b�tard,
peut-�tre ? -Oui.
Bon, vous publiez cette lettre, ou vous vous d�gonflez ?
-Je ferai ce que vous voulez.
Mais la "timide ma�tresse", vous y avez pens� ? Et l'enfant ?
Si enfant il y a eu. -Merde, c'est vrai.
-Si vous voulez n�gocier ce petit morceau de litt�rature,
on vous en donnera une jolie somme.
-Vous me voyez faire du fric
avec �a ?
-Je ne vous vois pas du tout.
Oublions tout �a, savourons ce d�jeuner,
et laissons les puissants dormir tranquilles.
-Pas question. Cette gueule, avec sa canne...
-Il boite un peu.
-Estropi� ? C'est complet.
On va le faire payer, ce mec.
Pas avec du fric. Je veux le faire flipper.
...
-Votre nom ?
-Odile Allais Bruneti�re.
-La femme de... ?
-Sa fille.
-Bien s�r. Nous �tions � Normale ensemble.
-Je sais. -Quelle perte pour la France.
Le pays a besoin d'hommes
de cette qualit�.
Je vous appellerai, un jour.
Nous parlerons de lui.
Vous ronfliez, ma ch�re.
-Pardon.
...
-C'�tait sur mon paillasson. La r�ponse � notre annonce.
-Merci, madame Gazeran.
"En d�daignant d'embrasser la fillette,
"le pr�sident a choqu� un pays
"traditionnellement attach� aux valeurs familiales.
"Notre envoy� sp�cial
a recueilli l'expression dans la bouche d'une m�re..."
Qu'est-ce que �a veut dire ?
-Quelqu'un a lu la lettre et a identifi� son auteur.
-J'en ai assez, de ces myst�res ! -Demandez � votre ami Castor.
-Bonjour, messieurs.
Ravi de vous revoir.
Voyage tr�s fructueux.
Excellent accueil. La France est toujours populaire, l�-bas.
-A�roports de Paris.
-Bonjour, messieurs.
Brouhaha -Monsieur le pr�sident !
-Je peux vous dire un mot ?
-OH !
-Pour la suite de cette affaire, vous verrez avec mon successeur.
-Votre successeur sera d�sign� quand je le jugerai bon.
Pour le moment, votre devoir est de prot�ger le chef de l'Etat,
M. le ministre de l'Int�rieur !
-Faudrait-il encore que je sache de quoi.
Mais parle, nom de Dieu !
-Claire a eu un enfant.
-De qui ? -"De qui" ? De moi !
-O� est-il ? -Je ne sais pas !
Je ne l'ai jamais vu, je n'en voulais pas,
pour toutes les raisons que tu peux imaginer.
Claire a refus� de comprendre.
J'ai rompu, elle a disparu.
-Elle t'a plaqu�, oui.
-L'�go�sme des femmes, dans ces cas-l� !
-En somme, tu t'es tr�s mal conduit.
-Si je n'avais pas eu ce courage,
je dis bien "ce courage", je ne serais pas l�.
-Et maintenant, il s'agit d'y rester.
Ta femme est au courant ? -Non. Mais elle...
Si Claire accepte de faire face,
on peut ma�triser la situation.
Si elle refuse, on l'y obligera.
-C'est une fille ou un gar�on ?
-Pas de d�claration !
Brouhaha -Monsieur le pr�sident !
...
-Je vais �tre oblig� de vous faire de la peine.
Ne pleurez pas.
Je vous en prie.
Nous sommes vieux, maintenant, vous et moi.
Quoi qu'il arrive, je compte que nous ferons face ensemble.
N'est-ce pas ?
-C'est une fille ou un gar�on ?
-Voil�.
-Mademoiselle Claire est injoignable.
-Personne n'est injoignable.
-Et le Premier ministre est arriv�.
-Qu'il entre. C'est quoi ?
-Un cadeau, monsieur le pr�sident.
-Entrez, je vous en prie.
Asseyez-vous. Qu'attendez-vous ? Entrez.
-Entrez, je vous attendais. -J'ai rendu la moto au coursier.
-Ca vous amuserait, d'en avoir une ?
-Vous connaissez pas les prix. -Si.
-La semaine prochaine, je lui apporterai des drag�es.
-Ca n'est pas un d�lit de faire des cadeaux au pr�sident,
mais deux fois, �a serait trop.
-H�, vous faites quoi ?
-Je vous photographie. Ca vous ennuie ?
-Je vous emprunte ce dictionnaire.
-Je d�teste qu'on emprunte mes livres.
Mais je me ferai un plaisir de vous l'offrir.
*-Un grand brun aux yeux bleus, �a te rappelle quelque chose ?
Bip
*-C'est encore moi, Mlle Claire. Le pr�sident s'impatiente.
...
*-Le ministre de l'Int�rieur vous demande de le rappeler.
...
-Qu'est-ce qu'on fait ? On se laisse impressionner ?
-Je la prends.
Claire, j'ai besoin de te voir. Je serai chez toi dans une heure.
Comment, jusqu'� dimanche ?
Soit. Dimanche, 18 heures, chez toi.
Le chat miaule.
-All�, brun aux yeux bleus ? Bonsoir.
Mais non, je t'abandonne pas. J'ai eu deux journ�es terribles.
Non, travail.
J'ai envie d'aller dormir � la campagne. Pas toi ?
*Jingle radio au loin *-18 heures.
-Bonsoir. -Bonsoir.
-Je suis d�sol�e pour vendredi soir.
Avec le d�calage horaire, j'avais besoin de dormir.
-Tu dors seule � la campagne ?
-Ca d�pend. Pas toi, si j'en crois les rumeurs.
-Tu lis les mauvais journaux.
-Tu bois quelque chose ?
-De l'eau et de l'aspirine. Ma jambe me tracasse encore.
-Mon pauvre vieux. C'est emb�tant, dans ton m�tier.
-Pourquoi es-tu en pantalon ? Tu sais bien que je d�teste �a.
Si j'�tais dictateur,
j'interdirais aux femmes le pantalon et le collant.
-Et s'il y a dans ma vie un homme qui m'aime en pantalon ?
-Alors c'est un jeune con. Tu aimes quelqu'un comme �a ?
-Non, pas vraiment.
-Non, assieds-toi. L�, pr�s de moi.
Parle-moi un peu de lui.
-De qui ? -De ton enfant.
Comment s'appelle-t-il ?
-Comme moi.
-Comment est-il ?
-Beau, charmant, intelligent.
-Beau, c'est toi. -Et intelligent ?
-Il vit ici, avec toi ?
-Non.
-Tu n'as pas une photo ? -Non.
-Il sait qui est son p�re ?
-Il le saura pour ses 14 ans.
-C'est bien.
Je ne serai alors peut-�tre plus prisonnier de ma fonction.
Et je pourrai
lui donner mon nom, si tu le souhaites.
-Je ne sais pas. C'est lui qui d�cidera.
-Oui, c'est �a. C'est lui qui d�cidera.
Connais-tu la derni�re ? -J'en �tais � la brassi�re.
-Deux hypoth�ses.
Optimiste : un ou des petits anarchistes jouent avec le feu.
Ils finiront
par commettre une erreur et nous r�cup�rerons la lettre.
-Et la pessimiste ?
-La lettre est publi�e.
Que fais-tu ? -Que veux-tu que je fasse ?
-Tu seras identifi�e, �videmment.
Un journaliste te retrouve. Que fais-tu ?
-Je le jette dehors. -Non, voil� ce que tu fais :
tu lui dis que nous avions rompu depuis longtemps,
que cet enfant est le fils de...
Nous trouverons quelqu'un.
Tu lui affirmes que tu n'as jamais vu cette lettre.
Puis je contre-attaque.
J'invoque une machination de mes adversaires.
J'exige une expertise.
Elle d�montre que mon �criture a �t� imit�e.
Pas tr�s bon, mais jouable.
Si nous devions en arriver l�...
Il en va de l'int�r�t du pays, Claire.
Tu le comprends ?
-Ma responsabilit� � moi,
c'est pas le pays, c'est mon fils.
-Et moi ?
-Toi ? T'as jamais pens� qu'� toi.
T'es rest� dix ans sans un mot, sans un signe !
-C'est toi qui l'as voulu !
-Oui, et je n'en ferai pas le fils de n'importe qui !
-Je ne peux pas �tre l'auteur de cette lettre. Je ne le veux pas.
-Mais tu l'as �crite !
-Toujours la m�me, hein ?
But�e !
Irr�ductible...
Mais cette fois,
je ne pars pas � Tokyo,
je ne serai pas � 10 000 km d'ici.
R�fl�chis bien � ce que je t'ai dit.
Tu seras l� le 28 ? -Oui. Peut-�tre. Pourquoi ?
-Regarde-moi � la t�l�vision.
Dis-moi ce que tu en penses.
Les autres me mentent. Tous.
Une voiture d�marre.
*C'est bien.
Je ne serai alors peut-�tre plus prisonnier de ma fonction.
Et je pourrai lui donner mon nom...
-Nous jouons maintenant pour un service de porcelaine.
Num�ro 1 ?
*-1 895 francs. -C'est moins.
-Num�ro 2.
*-1 750.
-Plus. -Num�ro 3 ?
-Le pr�sident fran�ais
*n'aime pas les enfants.
Je r�p�te : le pr�sident de la R�publique n'aime pas...
-Vous devez vous tromper d'�mission. Num�ro 4 ?
*-Et la qualit�, voil� pourquoi...
-Comment s'appelait ce type ? -Dujapon, monsieur.
-Faites rappeler ce Dujapon jusqu'� ce qu'il r�ponde !
...
*-Euromarch�, une nouvelle race de magasins !
-Onze heures, les titres du journal de midi.
-Et d'abord la m�t�o...
-M. le directeur, le ministre de l'Int�rieur...
-Passez-le-moi ici. -Il vous attend place Beauveau.
-Le pr�sident de la R�publique n'aime pas les enfants.
Le pr�sident
n'aime pas les enfants.
-Vous les connaissez, ces messieurs ?
-Oui, je les connais. C'est tous des habitu�s.
-Lequel est M. Dujapon ?
-Aucun de ceux-l�, en tout cas.
-Vous �tes s�re ? -S�re.
S�re.
-Aucun ministre
avant la d�mission de son directeur.
Quoi ?
-Bien, mais nous allons perdre un �l�ment d�vou�
� cause d'un �l�ment ridicule,
auquel vous accordez une importance excessive.
-Votre perspicacit� ne cessera jamais de m'�blouir.
Allez, vous �tes en retard.
Non, vous, restez.
-M. le pr�sident.
-"El�ment d�vou�". Un cobra, oui !
Un cobra sournois !
Lui aussi, d'ailleurs.
Lui aussi, il trahira, si ce n'est d�j� fait,
si ce n'est pas lui qui a mis la main sur cette lettre.
Mon dauphin !
Alors ? Qu'est-ce que tu attends pour le d�fendre, ton ami ?
-Je n'ai qu'un ami. Le m�me, depuis trente ans.
-Je sais.
Cette lettre va sortir.
Je le sens. Il y a eu deux avertissements.
-Je ne fais pas la m�me analyse.
-Que dit-on dans le parti ?
-On s'interroge et on bavasse.
-Tous des cons, ou des intrigants.
-Au moins, dans trois jours, nous serons d�barrass�s du Parlement.
-O� est mon fils ?
-On le cherche.
-H�tez-vous, M. le ministre de l'Int�rieur.
Mettez-y tous les moyens que vous voudrez, mais h�tez-vous !
Je dois tenir cet enfant !
-Bon, tenez-moi au courant.
-Comptez sur moi, M. Herbert.
*-Merci, cher ami.
-Ils sont s�rs de rien,
mais vous �tes dans leur collimateur.
Maintenant, on ne fait plus de folies.
-Je vais � Nice, pour travailler chez ma m�re.
-Travailler ?
-J'ai eu la traduction, un bouquin allemand sur le cin�ma.
J'ai m�me touch� une avance.
-Vous ne m'en avez pas parl�.
Vous savez, le vieil Herbert est jaloux de ses collaborateurs.
-Faites pas la gueule. J'aurai besoin de vous, pour mon boulot.
-Vous savez o� me trouver.
-Vous rentrez chez vous ? -Oui.
-Je vous emm�ne.
-N'allez pas trop vite, hein. -Pas de danger, je suis en rodage.
Salut. -Adieu !
...
-Claire ?
Une porte claque au loin.
Claire !
Madame, un sondage sur l'�ducation des enfants...
-Non, je n'ai pas le temps.
-Quatre questions seulement. -Allez-y, j'attends un taxi.
-Merci. Doit-on obliger les enfants � manger du poisson ?
-Non.
-A se laver les dents ? -Oui.
-A dormir dans le noir ? -Non, s'ils ont peur.
-Et les mettre au placard pour les punir ?
-Quelle horreur ! Vous avez invent� ces questions ?
-Mon beau-p�re m'enfermait dans un placard.
-Roissy.
-Vous partez ? -Oui.
-Vous revenez quand ? -Jamais.
...
...
-La pr�sidente n'est pas l� ? -Non, elle est un peu souffrante.
Avions de chasse
-Alors ?
On dit que vous �tes souffrante. -Non.
-Vous n'�tes pas souffrante. -Non.
-Qu'est-ce qui se passe ?
-Rien. J'en ai assez.
-Assez de quoi ? -Assez. De tout.
-Moi aussi, j'en ai assez, mais je ne le montre pas.
-J'en ai assez de ne pas montrer.
-Alors montrez. Mais � moi, pas aux autres.
Je suis �tonn� d'avoir � vous le dire...
-Je vais casser quelque chose.
-Propri�t� de l'Etat.
-C'est juste.
-Je suis heureux de voir que vous avez encore votre raison.
-Vous en doutiez ? -Franchement, oui.
Ces simagr�es ne vous ressemblent pas.
Alors ?
-A l'id�e de serrer deux mille mains moites, mon coeur se soul�ve.
Parmi les femmes pr�sentes, quatre, au moins, ont �t� votre ma�tresse.
Sans rien dire de la petite du service de presse,
qui se prend pour la Pompadour, la pauvre enfant.
Depuis que vous m'avez �pous�e,
parce que j'�tais la fille du pr�fet,
vous m'avez humili�e, ni�e,
culpabilis�e parce que j'�tais st�rile,
utilis�e parce que j'�tais utile.
En 30 ans de mariage, j'ai organis� ou assist�, pour vous,
� 3 589 d�jeuners, d�ners ou banquets,
30 c�r�monies du 14 juillet, 30 comm�morations du 11 novembre,
sans parler des f�tes locales,
des distributions de prix,
des inaugurations de coll�ges d'enseignement technique,
de piscines, de cr�ches, des mariages, des enterrements...
J'ai embrass� tellement d'enfants.
Comment la France peut-elle pr�tendre en manquer ?
J'ai effectu�, avec vous, depuis cinq ans,
27 voyages officiels, pour ne voir des pays visit�s
que les pouponni�res et les danses folkloriques,
avec, chaque fois, un op�ra en prime.
Je hais l'op�ra. Je hais la musique folklorique.
L'avion me tue, les fleurs m'enrhument,
les discours m'endorment.
Cette maison rendrait neurasth�nique un enfant de 3 ans. J'en ai assez.
-Je croyais que vous aimiez cette vie, o� vous avez toujours
�t� parfaite.
-Mon pauvre ami...
Ou, pour employer votre vocabulaire, une fois n'est pas coutume :
pauvre con.
C'est vous, que j'aimais.
-Mais vous ne m'aimez plus.
-Non.
M�me le son de votre voix...
votre c�l�bre voix m'insupporte.
-Alors...
-Ne dites pas "alors"
au d�but de chaque phrase !
-Je vois. Et qu'est-ce que vous comptez faire, maintenant ?
-Je ferai mon devoir jusqu'au bout de votre mandat,
et je compte que vous ferez le v�tre
vis-�-vis de cet enfant dont vous m'avez parl�.
Mais apr�s...
Propri�t� d'Etat ! -Je casse ce que je veux.
On sonne � la porte.
-Je vous d�range ? -Oui.
Mais �a ne fait rien.
Qu'est-ce qui se passe ?
-Une d�cision difficile � prendre.
-C'est personnel ?
-Non. Castor exige de moi un acte que je ne veux pas commettre.
-Je connais �a.
-Je fais tra�ner, mais il ne sera pas dupe longtemps.
-Eh bien refusez.
-Il me remplacera, et mon successeur ob�ira.
Mais je peux aussi le trahir.
-Trahir Castor ? Vous ?
Vous voulez ma b�n�diction ?
Castor est odieux, mais...
-Oui. "Il est odieux, mais..."
J'en aurai fait, � cause de ce "mais".
Moi, le premier flic de France.
Moi qui n'aimais que la peinture. -Que faites-vous exactement ?
C'est ennuyeux ?
-Non, au contraire, c'est parfois m�me tr�s grisant.
C'est... le pouvoir.
-Vous aimez �a, le pouvoir ?
-On peut aussi s'en servir bien.
Votre fils va �tre enlev�.
Ne vous affolez pas.
Pour le moment, tout va bien.
Il est dans le Connecticut, chez vos amis Hoffmann.
Le pr�sident ne le sait pas encore.
Non, n'appelez pas d'ici.
-Quel t�l�phone je prends ?
-Le blanc.
Voil� un passeport.
"Delarue Colette". Ca vous va ?
Pour votre fils, il me faut une photo.
-Il a un passeport am�ricain. -Je l'ignorais. C'est tr�s bien.
Emmenez-le o� vous voulez et restez-y,
jusqu'� ce que je parvienne � dissuader le pr�sident.
J'y arriverai. L'enl�vement d'un sujet am�ricain... Il h�sitera.
-All�, Julie ? C'est Claire. Mike est l� ?
-Non, keep it on.
-Tu sais ce que �a veut dire ? -Non.
-You know what that means ?
-"Ugly Monkey". -Don't kid me !
Qu'est-ce que �a veut dire ?
-"Unaccompanied Minor".
-"Unaccompanied Minor".
"Unaccompanied Minors" : nous sommes des mineurs non accompagn�s.
Quand on va chez toi � Paris ?
-Bient�t. -Tu promets ?
-Mike, tes pieds. Oui, je promets.
-Et apr�s, on ira avec Julie � la mer. Tu promets ?
-Oui, je promets.
Le t�l�phone sonne.
Oui ? *-Me Crozet est � la r�ception.
-Faites-le monter.
-Claire ? -Oui, entrez !
Bonjour. C'est gentil, d'�tre venu.
-Tu m'appelles, j'accours. Tu sais bien.
Tu as chang� de parfum.
-Non. Assieds-toi.
-Que fais-tu ici sous un faux nom ?
Amours clandestines ? -Y a de �a.
-Et quel est le probl�me ?
-Tu disposes de combien de temps ? -Mon avion part � 18 heures.
-Je dois mettre quelque chose en s�ret� dans un coffre.
Tu peux m'arranger �a ?
-Quel genre de chose ? Valeurs ? Bijou ?
Secret de fabrication ? -Plut�t secret de fabrication.
-Ca se pr�sente comment ? -Comme �a.
-Je vais t'emmener chez un confr�re de Gen�ve.
S'il est l�, �a sera r�gl� tout de suite.
L'annuaire...
-Tu devras r�cup�rer cette bande s'il m'arrivait quelque chose.
-Facile : tu signeras une procuration.
"Bagnoud". Ma�tre Bagnoud...
Qui est ce m�me ?
-C'est mon fils. -Ton fils ? Tu as un fils ?
Mais pourquoi l'avais-tu cach� ?
-"Secret de fabrication". Tu connais cette voix ?
*-Je ne serai alors peut-�tre plus prisonnier de ma fonction.
-Le petit-d�jeuner est servi.
-Un peu de caf� ? -Oui.
-Je le r�p�te : cela signifie enlever un ressortissant am�ricain.
-Tu es s�r qu'il est am�ricain ? -S�r.
-Alors trouvons autre chose. -La confession douloureuse ?
Un grand num�ro fait avec tout le talent dont tu es capable ?
L'hommage "aux deux femmes sublimes"...
-Ca, ce sera � la derni�re extr�mit�.
O� est Claire ? -Je ne sais pas.
-Si, tu le sais. Tu l'as mise en garde contre moi, non ?
Tu sais comment �a s'appelle ?
-Oui, "servir l'Etat".
Le scandale
le dessert toujours.
-J'en conviens.
Je vais annoncer que je ne brigue pas un second mandat.
Alors ? -Pr�matur�.
-Sur le principe, tu ne vois pas d'objection ?
-Je ne t'aurais pas sugg�r� une telle d�cision,
mais j'admirerais que tu saches la prendre.
-Tu "admirerais" ?
-Le probl�me majeur, c'est ta succession.
-Mon successeur est en place.
Le dauphin. -S�rieusement ?
-C'est le moins b�te. -Le mieux plac�, disons.
-Pour d�truire tout ce que j'ai fait !
Tu l'aideras ? -Nous n'en sommes pas l�.
-Et nous n'y serons jamais ! Laisser la France � cet �dredon ?!
Tu n'aurais pas sugg�r�, mais tu "admirerais".
Qu'admirerais-tu ? -Que tu saches t'en aller.
Sortir est bien plus difficile qu'entrer.
-Je n'ai pas du tout l'intention de sortir !
Que t'a promis le dauphin,
pour m'inciter � lui laisser le champ libre ? Matignon ?
C'est �a ?
C'est �a, le plat de lentilles ? Parle !
Je sais que vous vous �tes vus hier soir pour conspirer ensemble.
J'ai mes informateurs, moi aussi !
Mais je vous briserai. Je vous briserai tous les deux.
-Arr�te ces conneries,
je t'en prie.
-R�p�te �a.
-Je r�p�te : arr�te ces conneries !
Tu veux m'entendre ?
Alors �coute : tu as perdu le sens des int�r�ts de la Nation.
Tu as toujours �t�
insupportable, soup�onneux, parano�aque !
Mais on te pardonnait !
On te pardonnait parce qu'il y avait quelque chose
qui te d�passait, une vision,
une sorte de grandeur !
O� est-elle, cette grandeur,
quand tu es incapable d'accepter l'id�e que tu aurais
un successeur ?!
Au lieu d'�tre le premier � savoir pr�parer ta succession,
tu ne penses qu'� bousiller
le dauphin !
Mais c'est toi qui seras bris�, s'il d�missionne, et il le fera,
si tu continues.
Pourquoi crois-tu que je le dorlote depuis un mois ?
Matignon ? J'en ai rien � en foutre, de Matignon !
-Il fallait m'en parler.
-On ne peut te parler quand tu ne veux rien entendre !
-Ca aussi, tu aurais pu le dire plus t�t.
Interphone
*-Claire Despr�s au t�l�phone.
-Qu'elle me rappelle dans une heure. Pardon.
-Merci.
-Ils sont convoqu�s � quelle heure ? Le t�l�phone sonne.
All�, oui ?
Vous me d�rangez, Claire, je suis en r�union.
-Moi aussi, vous m'avez beaucoup d�rang�e.
Je passe � Paris, avec mon fils.
Dites � votre copain de tenir ses chiens en laisse,
sinon je l�cherai les miens. Au revoir.
-All� ? Claire ?
O� en �tions-nous ?
-Au pr�avis de gr�ve.
...
-L�, vous avez fait un contre-sens.
-Ah oui, j'ai pig�. -Mais le reste est tr�s bon.
C'est curieux : quand on vous entend parler...
-Votre secr�taire peut taper �a ? -Elle part en vacances.
"La Lettre H" ne para�t pas en ao�t.
Vous l'avez oubli� : sans �a, vous ne seriez pas l�.
-Mais si, vous �tes un p�re pour moi.
-Tout est rang�, monsieur.
...
-Je r�cup�re ma lettre. Salut. A bient�t.
...
*Th�me musical du film
...
Bip
*-Ne cherche pas ta montre, tu l'as oubli�e chez moi.
Si tu en as besoin, appelle-moi. Sinon, bonnes vacances,
mon amour, ne m'oublie pas.
On sonne � la porte.
-Bonjour... -Oh non !
Ca suffit, les sondages.
-Personne.
T'as bien jou�, j'ai vu. C'est bien rang�.
T'as pas pris ton bain ? -Non.
-Allez.
-Quand on ira � la mer ?
-Demain. Dis, tu voulais venir ici. -Oui, mais j'en ai assez.
-Allez,
-Petit Beau-Chat que j'aime...
Qui est-ce qui voudrait prendre un bain avec moi ?
...
-Il est l� ? -Non, pas encore.
-Je savais que �a finirait comme �a.
Il veut n�gocier la lettre.
-Bonjour !
-Tiens, te voil�, toi. Bonjour, mon vieux.
-Je m'appelle Mike. Et toi ? -Ta m�re m'appelle Pollux.
...
Bips
-God ! What's happening to me ?!
Dis donc, t'es fort ! -Et encore, tu sais pas tout.
Le t�l�phone sonne.
-All� ? *-Vous fr�quentez les flics ?
Je vous croyais pas comme �a.
-C'�tait lui. Il ne viendra pas. Il m'a dit que...
-Il a rep�r� ma voiture. -Elle a quoi, ta voiture ?
-Oui, M. le ministre. Sur une moto. Jeune, grand, brun.
-Je suis trop con.
-Tu n'auras pas ta surprise.
-Quelle surprise ? -Il avait une surprise pour toi.
Il est venu tout � l'heure.
-Il t'a dit quoi ? -On a parl� de football.
Il ne connaissait pas le vrai, le football am�ricain.
-Ca, mon vieux, on en reparlera tous les deux.
Si c'est l'un de nos suspects, il sera boucl� demain matin.
Sinon, il voudra reprendre contact avec vous, demain ou dans 8 jours.
-Demain, je serai partie. -Vous ne pouvez pas partir.
-J'ai faim ! -Il doit retrouver une vie normale.
-Mais il faut absolument mettre la main sur cet individu !
-J'ai faim...
Le chat miaule.
-Sans compter qu'il vous a vol� 5 000 francs, ce charmant gar�on !
-T'as pas faim, toi ? -Si.
-J'ai fait une connerie. -Ah. Vous m'�tonnez.
-Une grosse connerie.
-Allez, entrez.
-Mais j'ai vu le m�me, qui m'a bien plu.
-Police !
Police, ouvrez !
-Elle a pas l'air vraie.
-Faites-moi confiance.
-Et je vais faire quoi, � Gen�ve ? -Vous m'attendrez.
Laissez-moi votre cl�. J'irai chercher votre manuscrit.
-Le pr�sident vous attend dans sa chambre.
...
-Le pr�sident d�sire vous voir.
Le chat miaule. -C'est pas possible.
...
Le chat miaule.
-Je dois t'envoyer les forces de l'ordre pour te voir ?
Bonjour. -Bonjour.
Je m'appelle Mike. Et toi ? -On m'appelle "M. le pr�sident".
-C'est chez toi, ici ? -Oui.
-Alors tu sais o� est la cuisine ? -Non.
Que veux-tu y faire ?
-J'ai faim !
...
Beau-Chat !
Beau-Chat !
Beau-Chat !
-Le d�jeuner est servi, monsieur.
Monsieur voudrait peut-�tre se laver les mains ?
-Comment faire autrement ?
Tu refusais ta collaboration � la police.
Tu m'en veux ?
-Oui.
-Voil� notre jeune homme.
-Qu'y a-t-il ?
Dans un sanglot -Pussycat is lost.
-Non, come on. He's not lost.
-Yes, he's lost.
-Come on, calm down. He'll come back, you'll see.
Son chat s'est enfui.
-Un homme ne pleurniche pas.
-C'est de ta faute,
si Beau-Chat est perdu !
-Go and sit down. And eat, now.
-Je vais te le retrouver,
ton chat. Appelez-moi le commandant.
-Je n'aime pas le poisson.
-Tu dois manger de tout.
-(Oui.)
-Tu aurais du lait ?
-Je vais demander � la cuisine, monsieur.
-Il est tr�s familier avec les domestiques.
-Il ne sait pas ce qu'est un domestique.
J'esp�re que �a durera.
Mike, ta serviette.
-Ah. Entrez.
Prenez les hommes qu'il faut, et retrouvez-moi un chat.
Il se cache dans le jardin.
-Tout de suite, M. le pr�sident.
-Qu'est-ce que tu veux faire,
quand tu seras grand ?
-Astronaute. Ou bien j'aurai un ranch.
-Un ranch ? Noble ambition.
Je vais te raconter une histoire. -Apr�s, je pourrai me lever ?
-Il �tait une fois un petit gar�on dont le p�re �tait boulanger.
Il �tait bon en classe.
Sa m�re disait : "Il fera Polytechnique".
-C'est quoi ?
-Une �cole militaire tr�s difficile.
A treize ans, ce petit gar�on a eu la poliomy�lite.
Sa jambe est rest�e ab�m�e, et il a pas pu faire Polytechnique.
Alors il a fait une �cole encore plus difficile.
-C'est long,
ton histoire.
-Je raconte la fin : il �tait toujours premier,
et il a fini par devenir pr�sident.
On fait jouer
la "Marseillaise" ?
-Pr�sident de quoi ?
-De la France ! -C'est petit, la France.
-Non, c'est tr�s grand.
Je t'explique...
-Une autre fois. Je peux me lever, s'il te pla�t ?
-Il a des mani�res curieuses.
-Il a de qui tenir.
-Be nice... Be nice...
Don't move... Don't move !
Do not move. You stay here.
You'll be happier.
You're a nice little cat and you don't want to be mean.
Come on.
-Il est courageux, ce petit gars.
-Comme sa m�re.
-Et moi, je suis pas courageux ?
-Je d�teste les lacs.
-Vous �tes bien, ici, pour travailler.
-De toute fa�on, je suis foutu, maintenant.
-Laissez passer le temps, et votre ami Herbert arrangera tout �a.
-Le bon Samaritain, hein ?
Si je savais seulement
qui vous �tes.
-Trop long � raconter.
Compliqu�. Inutile.
Un ami qui vous veut du bien. -Pourquoi ? Dites-le.
Dites-le enfin.
-Parce qu'� cet ami, vous avez rendu une facult� qu'il avait perdue,
et qui n'a pas de prix : �a s'appelle la passion,
mon cher gar�on.
Et tout le reste... O� allez-vous ?
-A ce soir, vieille crapule !
T�chez de trouver un endroit un peu marrant, pour d�ner.
-Pardon. -Non, reste. J'ai fini.
Faites porter �a � Paris.
Assieds-toi.
Alors ? O� est-il ?
-Je l'ai fait d�ner. Il est couch�.
-Ah ? Bon...
Tu veux du champagne ? -Volontiers.
-Elle te va tr�s bien, cette robe.
-Merci.
-Qui t'a donn� �a ?
-Un homme qui m'aimait.
-Ils �taient modestes, mes cadeaux.
-Je n'�tais pas exigeante. -Non. Tu �tais d�licieuse.
-R�veuse.
-Silencieuse.
-Muette d'adoration.
-Je t'ai rendue malheureuse ?
-Non.
Je te dois m�me les quelques moments parfaits de ma vie.
-Alors ni remords ni regrets ?
-Ni regrets ni remords.
-A vous succ�s, madame. -A vos succ�s, M. le pr�sident.
-Pourquoi l'as-tu emmen� en Am�rique ?
-Mais il est n� l�-bas. -Il est n� l�-bas ?
Alors il pourrait �tre pr�sident des Etats-Unis.
Ce serait dr�le.
-Dr�le pour qui ?
-Il y a de tr�s bonnes universit�s en Am�rique. O� ira-t-il ?
Tu y as song� ? On doit en parler s�rieusement.
J'aimerais assez Harvard, ou Princeton.
-"Madame..."
-Police.
Au ministre, en mains propres.
-"Madame, un soir de juin, je vous ai arrach� votre sac.
"Une jeune fille que j'aimais voulait du saumon fum�.
"Je ne l'aime plus.
Dans ce sac se trouvait une lettre dont l'auteur est m�prisable."
-Et �a se m�le de morale !
-"Il a �t� un peu taquin�. C'�tait moi.
"Un jour de juillet,
"on vous a interrog�e dans la rue pour un sondage, c'�tait moi.
J'ai bien aim� vos r�ponses, j'ai bien aim� votre visage..."
-Quelle litt�rature.
-"Un jour d'ao�t, je suis venu vous apporter la lettre,
"contre la promesse de l'immunit� � propos du sac vol�.
"J'ai une m�re, elle n'a pas m�rit� de me voir en prison.
Mais vous aviez convoqu� votre copain flic..."
-Ils pensent que "flic" suffit � tout dire.
-"Je suis hors de France et je voudrais rentrer.
"La lettre contre ma libert�. Vous acceptez ?
"Si vous me dites oui, j'aurai confiance en vous.
"Je vous t�l�phonerai mercredi � 18 heures.
Je vous rendrai vos 5 000 francs un jour ou l'autre. Plut�t l'autre."
-Vous voyez qu'il fallait rester, Claire.
-Tu me jures qu'il n'arrivera rien � ce gar�on ? Sur la t�te de Mike ?
-C'est l'affaire du ministre de l'Int�rieur.
C'est lui, le chef de la police.
-Mes excuses, M. le pr�sident.
-Pollux !
Il t'a fait prisonnier toi aussi ? -Oui, ce bandit est terrible.
-Ne dis pas n'importe quoi. -Je ne dis que la v�rit�.
Je vous ram�ne � Paris ? -Oui.
-Que vas-tu faire de Mike � Paris par cette chaleur ?
Laisse-le moi jusqu'� demain. -Non.
-Alors reste encore un peu avec lui.
-Si tu veux.
-Eh bien je vous laisse aux joies de la famille.
A tout � l'heure, Claire. N'oubliez pas : 18 heures.
Mes respects, monsieur le pr�sident.
-Mike, on va �tre lib�r�s.
-C'est mon p�re, qui a pay� la ran�on ?
-Oui, c'est ton p�re. -Une ran�on tr�s lourde.
-Quand on part ?
-Apr�s notre partie d'�checs. -Si �a te fait plaisir...
...
-Dites � mon fils de me rejoindre. -Bien, madame.
-Madame vous fait dire qu'il est l'heure de partir, monsieur Mike.
-Mike !
La voiture d�marre.
...
*-Tous les passagers � destination de Paris
sont pri�s de se rendre � la sortie 11.
Sonnette
-Tu fais quoi ? -Chut.
-N'ayez pas peur. Vous ne risquez rien.
-Je vous fais confiance.
V�rifiez, c'est bien elle.
-Je vous fais confiance.
-Vous me pardonnez, pour l'argent ?
-C'est oubli�, mais ne recommencez pas :
vous finiriez dans un placard.
-Votre fils est l� ? Je peux le voir ?
-Non. Il faut partir, maintenant.
-Bonsoir.
-Qui c'�tait ?
-Une lettre.
-Une bonne lettre ? -Une bonne lettre.
-C'est dommage, de br�ler �a.
Sonnette
Laissez-moi y aller. -Non, il va croire... Non.
-J'ai besoin de t�l�phoner. Tout est ferm�.
-Entrez.
C'est l�.
-C'est fatigant, Paris. Il se passe toujours quelque chose.
-A qui le dis-tu !
-All�, maman ?
Je peux venir, demain ?
Je sais pas. Peut-�tre en avion.
A demain. Oui, moi aussi.
Encore un, je peux ?
-Bien s�r.
Quel �ge avez-vous ?
-22, 23.
Monsieur Herbert. 216.
All�, vieille crapule ? Je suis � Paris.
Non, le mec ne m'int�resse plus
et je ne l'int�resse plus.
Je veux pas qu'on vous retrouve noy� dans le lac de Gen�ve.
Allez, adieu, et ne cherchez pas � me revoir.
Bonsoir. -Bonsoir.
...
-Au revoir, ma petite Claire. Pensez un peu � moi au soleil.
-Tu ne viens pas avec nous ? -Non, je suis un pauvre travailleur.
-Au revoir, Pollux. Vous avez �t� tr�s bien. Merci pour tout.
Allez.
...
-Que s'est-il pass� ?
-Il a voulu s'enfuir quand on l'a interpel�.
-L'imb�cile...
*-All�, vieille crapule ? Je suis � Paris.
Non, le mec ne m'int�resse plus et je ne l'int�resse plus.
Je veux pas qu'on vous retrouve noy� dans le lac de Gen�ve.
Allez, adieu, et ne cherchez pas
� me revoir.
-Qui est-ce, M. Herbert ?
-Un jeune homme que je fais travailler.
-Vous travaillez o� ? -A la "Lettre H".
-Bien s�r.
Ce jeune homme l� ?
-Exact.
-Homosexuel ? -Pas � ma connaissance.
-Et vous vous y connaissez. -Et je m'y connais, oui.
-Vous ne le ferez plus travailler.
Il est mort.
Un accident.
Vous n'�tes pas bien ?
-Non, c'est rien. C'est la chaleur.
-L'ennuyeux est qu'en le ramassant sur la voie publique,
on a trouv� sur lui une seconde carte d'identit�.
Celle-l�.
Dont l'origine m�riterait d'�tre retrouv�e.
Ca n'a pas l'air de vous int�resser. -Non, pas vraiment.
-Et puis on a trouv� aussi une lettre.
Qui vous aurait int�ress�, celle-l�, si vous en aviez eu copie.
Vous n'en avez pas eu copie, n'est-ce pas ?
-Non.
-Vous avez rendu de grands services � cette maison.
C'e�t �t� d�solant qu'il vous arrive
des d�sagr�ments.
-Cette bande, j'aimerais bien l'avoir.
-Aucun inconv�nient.
C'est une copie.
...
-Bonjour, M. Herbert.
On travaille pas pour vous, cette semaine.
-Vous pouvez me faire un 4 pages avec un clich� ?
-Aujourd'hui, �a va �tre juste.
-Merci.
-Can we go to the pool ? -Oh yes !
-No, let's go to the kitchen first.
-Hey, mum !
On vous a rapport� les journaux.
-Ah, bravo.
-Alors... Qu'est-ce qui se passe dans le monde ?
*Musique de chambre
...
On sonne � la porte.
...
...
...
-Mais o� �tiez-vous ?
Ils arrivent. Perquisition. -Merci.
...
...
...
...
D�tonation
Sonnette
...
Une femme tape � la porte. -Monsieur Herbert !
Ouvrez !
Vous �tes en train de mettre le feu � la maison !
Ouvrez, c'est la concierge !
Monsieur Herbert !
...
-O� vas-tu ? -Il faut que j'aille t�l�phoner.
-Police.
-Mettez-les dans mon coffre.
...
-Non, il ne peut pas me rappeler. Passez-le-moi, je vous prie.
*-Claire ?
Qu'est-ce qui se passe ?
Comment avez-vous pu imaginer une chose pareille ?
Mais non.
Je sais, mais il y a des limites.
Il doit �tre en vacances, votre jeune homme,
comme tout le monde.
Non. Non, vous avez bien fait de m'appeler.
*Reposez-vous bien.
Et embrassez Mike pour moi.
...
-M. le pr�sident de la R�publique.
-M. le ministre de l'Int�rieur,
vous avez la parole.
-M. le pr�sident,
j'ai l'honneur de proposer au Conseil la dissolution
du conseil municipal de la commune de Cintr�.
Sous-titrage ST' 501
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