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Bobby !
Bobby !
Non.
�a va aller.
Chut...
Notre b�b�. On a perdu notre b�b�.
Je sais.
Regarde.
Doucement.
H�, Bobby ! Y a plus de courant.
Ah oui ?
Oui, mais on va aller arranger �a.
Pr�t, monsieur le maire ?
- Salut. - Salut.
Comment tu te sens, Grace ?
�a va.
Je croyais que t'�tais cens� arr�ter.
Oui, mais pas aujourd'hui.
Tu sais, Bobby, si... si Grace a des complications...
oublie pas que c'est tr�s commun.
Mais �a rend pas les choses
plus faciles pour autant.
Beau, elle a perdu le b�b�.
Dillon me disait qu'il n'y a presque plus de poisson.
Avec tous ces p�cheurs du continent
qui sont l� jour et nuit.
Mais l�, leurs bateaux sont foutus.
C'�tait juste une petite temp�te.
On va tous s'en remettre rapidement.
Oui. Mais quand m�me,
les jours comme �a, je me demande...
ce qu'on fait tous encore ici.
Je savais pas qu'on �tait cens�s faire
quelque chose en particulier.
T'entends �a ?
Qu'est-ce que c'est ?
Aidez-moi !
Faut le retourner !
T'entends quelque chose ? Faut le soulever, vite !
Qu'est-ce que c'est ?
Attendez, je vais plonger dessous.
OK.
Ah, merde. Encore.
Merde !
OK, fais voir.
J'ai trouv� ! Regarde.
Est-ce que tu peux trouver les autres ?
J !
J, c'est la premi�re lettre de Junior.
LA GRANDE MAR�E
Le tamia courait tout autour du tronc
pour essayer de voir sa queue.
Le faucon, perch� sur la cime, pensa :
"Si seulement le tamia
"savait qu'il ne fait que courir en rond."
La baleine pointa le bout du nez
entre les vagues en se demandant :
"Qu'est-ce qu'ils font tous l�-haut ?"
Dans le ciel, les nuages s'�tonnaient :
"Pourquoi le faucon et la baleine
"ne jouent-ils pas ensemble ?"
Charlotte ? Ton temps est �coul�.
B�nie sois-tu, Isla.
- Merci. - Allez.
DIX ANS PLUS TARD
Une si belle enfant.
Et tellement brillante.
C'est en bonne partie gr�ce � toi, Faye.
Gr�ce � nous tous.
- Merci, Faye. - De rien, voyons.
Monsieur Holland, mon Dieu.
Aurais-tu pris un verre de trop hier soir ?
Oh, non, �a n'arrive jamais.
Bonjour.
Isla ?
Grace, o� est Isla ?
Je la croyais avec toi.
Mais o� est-ce qu'elle peut �tre ?
Elle est s�rement quelque part ici.
Isla, je sais que tu es l�...
Vite, serre-moi fort.
La pierre et l'oiseau n'y font qu'un.
Notre �le sera � jamais.
Le poisson sous les flots abonde.
Notre �le sera � jamais.
Saluant la mar�e et l'aube.
Notre �le sera � jamais.
En son havre nous nous rallions.
Notre �le sera � jamais.
Peuple �lu sous sa protection.
Notre �le sera � jamais.
Rives bien-aim�es, notre foyer.
Notre �le sera � jamais.
Tr�s bien, Philip.
Merci, Madame Faye.
Parfait ! Et maintenant,
nous allons poursuivre notre le�on d'hier.
- Et alors ? - Jur�, je l'ai pas fait.
Qui est capable d'identifier ce cri ?
Isla ?
- La perdrix blanche. - Exact.
Maintenant, vas-y, essaie.
Quoi ?
Oh, allez !
Qui d'autre veut l'essayer ?
N'oubliez pas, le courage n'a pas d'�ge. Compris ?
Junior.
Oui, excellent.
Tu es tr�s courageux.
- B�nie sois-tu, Isla. - B�nie sois-tu, Isla.
- Au revoir. - B�nie sois-tu, Isla.
Y a des baleines ?
Non, j'en vois pas une seule.
Regarde.
Tu crois qu'on devrait pr�venir quelqu'un ?
Non, il est pas mal loin.
Est-ce que t'en as d�j� vu, des hommes du continent ?
Je les ai entendu parler dans le temps o� on avait une radio.
Ils parlent comment ?
Comme nous, j'imagine.
Sauf que �a gr�sillait un peu dans le haut-parleur.
Et... qu'est-ce qui est arriv� � la radio ?
Papa dit qu'on les a toutes d�truites
quand on s'est coup�s du monde.
Allez-vous-en chez vous, hommes du continent !
Oui, allez-vous-en !
Isla !
Isla ! Isla, aide-moi !
Isla !
Est-ce que �a va ?
Oui. Toi ?
Promets-moi que tu vas le dire � personne.
OK ?
Junior, s'il te pla�t !
OK, ouais, je te jure.
Oui, tu vas l'avoir !
Frappe-le, Dillon !
Allez, vas-y ! Ouais !
Allez, plus fort que �a !
Allez, les gars !
Ouais !
Allez, allez, allez !
OK, les gars, �a suffit !
OK, pour Dillon, j'ai compt� six !
Beau, qu'est-ce que t'as pour Marlon ?
Beau ! H� !
Beau !
Chut...
Allez, Bobby !
Qu'est-ce que t'as pour Dillon ?
J'ai six points.
C'est Dillon qui gagne.
S�rieux, Beau, tu regardais m�me pas !
J'�tais s�r que tu le mettrais K.-O.
Monsieur le maire !
J'ai un pari pour toi si t'en as envie.
�a t'int�resse ?
Oui, Dillon. Un pari !
J'ai toujours aim� les paris, tu le sais.
Vas-y.
On manque de morue.
Le pari est simple.
Je gagne, Isla vient avec nous une derni�re fois.
Franchement, Dillon,
on demande pas � un p�re de parier sa propre fille.
Y a un horaire en place et c'est pas pour rien.
- OK ? - Tu nous fais trimer dur
pendant des semaines, moi et mes gars,
ou on se fait un bel apr�s-midi sur l'eau avec Isla.
- Bobby, fais pas �a. - � toi de d�cider.
OK, un round !
OK.
Je suis venu faire un �change.
Viens par ici, beaut�.
- H�. - Je veux un bisou.
On y va.
Tu bois ton whisky plus vite que tu le fabriques.
- Et alors ? - Viens.
- O� est Isla ? - Dans sa chambre.
- Allez, debout, mon gars. - Elle est d�j� couch�e.
Merci, Grace.
- Bye, monsieur le maire. - Bye, mon gars.
- Qu'est-ce qui s'est pass� ? - Allez, avance, toi.
Isla dort dans sa chambre.
Il le sait. C'est chez lui, ici !
Regarde-toi.
Non, toi, regarde-toi.
Je vais emmener Isla � la p�che.
Quoi ?
Quand ?
Jeudi. Les stocks sont bas.
Oui, continue.
Super ! T'es rapide ! En haut.
C'est bien. Encore.
C'est bien. � ton tour.
- Je t'ai eu ! - Tu crois �a ?
Le tamia courait tout autour du tronc
pour essayer de voir sa queue.
Le faucon, perch� sur la cime, pensa :
"Si seulement le tamia savait
"qu'il ne fait que courir en rond."
Premi�re publication : Paris, France.
H�, Beau.
C'est quoi, "France" ?
- C'est le continent ? - Eh bien, c'est...
Tu sais, il y a des gens diff�rents un peu partout...
C'est un endroit invent� pour l'histoire, ch�rie.
Debout, Beau.
- C'est termin�. - Oui, �a va. �a va.
Bonjour.
- Monsieur le maire. - Salut.
Salut, Isla. T'es en forme ?
- Oui, �a va. - Super.
- T'es pr�t ? OK. - Un, deux, trois.
OK. On y va ?
Oui. C'est bon.
Vas-y.
Pr�te ? OK.
Tiens, petite s�ur.
Quand tu les auras mang�es, t'auras 15 minutes
avant que le poison fasse effet.
T'es s�r que �a va marcher ?
On l'a fait la semaine derni�re.
Fais pas ta poule mouill�e ! Isla est juste � c�t�.
Je te jure, Susan, �a marche.
On t'am�ne directement voir Isla.
T'es pas oblig�e de le faire.
Moi, je vais le faire. Donne.
D�p�chez-vous, vite !
Est-ce que tu le sens ?
Est-ce que �a marche ? Philip ?
- Philip ? - Non.
- Merde ! - Quoi ?
- Elle est pas l�. - Comment �a ?
Elle est toujours l� ! Bien, l�, elle n'y est pas.
Est-ce que tout va bien, les enfants ?
Bonjour, Madame Bentham. Isla peut venir jouer ?
D�sol�e, elle est sortie avec son p�re.
Papa !
Papa, viens vite, c'est Philip !
- O� est Isla ? - J'en sais rien.
- Elle aurait d� �tre l�. - Non ! Elle est � la morue.
C'est pas le premier du mois.
Qu'est-ce que vous avez encore invent� comme idioties ? Allez !
Maman ! Viens nous aider, vite ! Maman !
Qu'est-ce qui s'est pass� ?
Charlotte !
Va chercher Isla, elle est � Tiller's Cove.
Cours !
Les enfants, vous restez l� !
Couchez-le sur le c�t� !
OK. D�gagez sa bouche.
Sors, Nancy. Sors !
- Je vois rien qui bloque. - Roule-le sur le dos.
Et soul�ve sa nuque.
Ouvre.
OK. �a va, je sais comment faire.
L�, oui, on y est.
Doucement. C'est bon.
�a y est, vite, vite, vite, vite !
C'est bien, Philip.
Beau...
Beau, il respire, l� ?
Beau, je pense qu'il ne respire plus !
- Beau ! - Attends, on va te retirer �a.
Vite, vite ! Tu vas respirer. OK ?
Vas-y !
S'il te pla�t, mon gars ! Allez, Philip.
Bravo, ch�rie.
Bobby ! Bobby !
Emm�ne Isla � la clinique ! Philip va tr�s mal !
Quoi ? Vite ! D�p�chez-vous !
Ch�rie, qu'est-ce qui s'est pass� ?
- Non ! Ram�ne-le � la vie ! - Je t'en prie !
Je t'en prie, Isla ! Ram�ne-le !
Non !
Non...
Comment tu te sens ?
Bien.
T'es s�re que t'as pas envie de parler de ce qui est arriv� ?
Papa, Philip est parti pour toujours ?
Oui.
Ce que tu ressens en ce moment, c'est tout � fait normal.
Je sais que �a fait longtemps qu'on n'a pas eu d'assembl�e,
mais... j'ai plusieurs annonces � vous faire ce soir.
Premi�rement, Beau va r�ouvrir la clinique.
Il se rendra disponible pour tout le village.
Oui, je vais... je vais reprendre mes anciennes heures d'ouverture.
- Venez en cas de besoin. - Pourquoi ?
Pourquoi ? On ne va plus te voir depuis, quoi ?
Neuf... Neuf ans ? Dix ans ?
Tu sais compter, maintenant.
Tu m'impressionnes. Tr�s dr�le.
On peut savoir ce qui se passe, Monsieur le maire ?
Oui, pourquoi ?
Mon Dieu, qu'est-ce qui s'est pass� ?
Elle va bien ?
C'est peut-�tre pas grave.
Chacun de nous a v�cu...
quelque chose de traumatisant, et Isla tout autant que nous.
Elle voit la mort en face pour la premi�re fois.
- �a veut dire quoi ? - Oui, viens-en au fait !
- Est-ce que son don a disparu ? - Le fait est qu'elle...
Elle est �puis�e.
Alors, pour son propre bien, on va suspendre toutes les visites.
- Quoi ? - Non !
- C'est une mesure temporaire. - Non, non !
Est-ce qu'on ne devrait pas au contraire garder les choses
aussi normales que possible pour Isla ?
- Oui. - Faut �viter de l'inqui�ter, M. le maire.
- Oui. - Les visites font partie int�grante de sa vie
et elle en b�n�ficie autant que nous.
- Oui, oui, c'est vrai. - C'est tr�s positif pour elle.
Isla n'a plus le pouvoir de gu�rir.
Inutile de continuer en faisant semblant de rien.
- Elle a besoin de repos. - Montrer � Isla combien on l'aime et on l'appr�cie,
c'est pas faire semblant de rien, Bobby !
Isla nous a beaucoup donn�.
Elle l'a fait pour tout le monde.
Notre sant�, du poisson ann�e apr�s ann�e
et notre ind�pendance par rapport au continent.
Ce serait la moindre des choses de la laisser se reposer.
- T'as raison. - Facile � dire pour toi, M. le maire, ou...
pour Grace, �videmment.
- On est ses parents, Charlotte. - Et tous ceux qui ont des yeux pour voir
ont remarqu� que vous n'avez pas pris une seule ride en 10 ans.
Oui ! Personne n'en profite plus que vous.
On a tous b�n�fici� de ses dons.
Le village au complet.
Et je le redis, j'esp�re que c'est temporaire.
Merci de vous �tre d�plac�s.
Je sais que tu n'as pas demand� mon opinion,
mais la tradition dans ce village
a toujours �t� de voter quand il y a une d�cision importante � prendre.
- C'est vrai, �a. C'est vrai ! - �coute, Bobby,
ma fille et toi avez fait un excellent travail en �levant Isla,
mais c'est injuste de nous refuser le droit de donner notre avis sur la question.
- Oui, c'est vrai ! C'est bien vrai ! - C'est ma fille, Faye.
Le sujet n'est pas soumis au vote.
Mais vous �tes ses parents parce que nous,
on a vot� pour que vous le deveniez.
Oui, elle a raison.
Alors, je propose un vote � main lev�e.
Votons � main lev�e.
Combien de personnes veulent qu'Isla fasse une pause ?
- Allez ! - Un, deux, trois.
Et combien de personnes ici pr�sentes
pensent qu'elle devrait continuer les visites ?
On a la majorit�.
- Tr�s bien. - Ils ont d�cid�.
Salut, Isla.
Je t'ai trouv� des amis.
J'ai pris dans l'�tang des petits m�n�s.
T'as juste besoin de les nourrir.
Donne-leur un peu de �a chaque jour.
- Merci, D�. - �a me fait plaisir.
Je me disais que tu devais en avoir assez des poup�es.
Alors, comment va notre p�cheuse-en-chef ?
Bien.
Mais...
... tu vas pas te sentir mieux aujourd'hui.
- Ce n'est pas grave. - Je suis vraiment d�sol�e.
Non, �a va.
Je m'en fais pas pour �a.
Je veux juste �tre s�r que t'oublies pas comment sourire.
Entrez.
Monsieur le maire.
Beau. Est-ce que t'aurais un moment pour parler ?
- Oui. - OK.
OK. Content de te voir, Frank.
Moi aussi, Beau.
Assoyez-vous.
Non, �a va.
Comment est-ce que je peux vous aider ?
Eh bien, c'est Susan, Bobby.
Elle va pas bien du tout.
Ce qui est arriv� l'a �norm�ment secou�e, et...
on est...
- on ne sait plus quoi faire. - On a tr�s peur, Bobby.
On veut emmener Susan sur le continent
et lui trouver de l'aide.
Lui faire voir quelqu'un qui pourrait l'aider.
On ne dira rien sur Isla, pas un mot � personne.
Tu peux nous faire confiance.
C'est dur d'imaginer tout le chagrin que vous �prouvez en ce moment.
Mais on n'a pas le choix de rester tous unis, ensemble.
Elle dit qu'ils l'avaient d�j� fait auparavant.
- Pour s'amuser. - Nos jeunes...
Ils n'ont jamais connu un temps
o� ils pouvaient tomber malade ou se blesser.
- Ils ne savent pas. - T'as raison, Frank.
T'as raison. Et on doit s'efforcer,
tous ensemble, de les �duquer afin de s'assurer qu'ils...
Oui, mais cette fois-ci, on doit faire ce qu'il faut
pour notre famille. Pour Susan.
On �tait tous d'accord, Frank.
On a tous pris cet engagement.
Tu ne peux pas nous retenir ici.
- Je suis d�sol�. - Va chier, Bobby.
T'es rien qu'un l�che.
Viens.
Dillon garde encore les bateaux sous clef la nuit ?
Oui.
Bien.
Tu sais, Bobby, ce serait peut-�tre pas une mauvaise id�e de...
d'emmener Isla voir un m�decin de confiance sur le continent.
Beau.
Toi et moi, on sait ce qui se passera si elle y va.
Elle peut pas quitter l'�le.
Qui veut commencer ?
Tiens, Charlotte.
Merci.
En fait, je suis l� parce que je m'inqui�te.
Et...
Depuis quelque temps...
j'ai beaucoup, beaucoup pens� � ma m�re, en fait.
Et...
Je me suis rappel� toutes les choses qu'elle a d� endurer.
Avec tout ce qui s'est pass� dans le temps et...
Vous savez...
Avant, je faisais un auto-examen aux deux semaines.
Et l�...
je vous avoue que je crois m�me pas l'avoir fait une fois en 10 ans.
Ma m�re et la sienne ont eu leurs tumeurs � 41 ans.
Moi, j'aurai 60 ans la semaine prochaine, alors...
... c'est merveilleux.
De vivre sans peur.
Merci, Charlotte.
Je crois que, maintenant plus que jamais,
c'est important que nous ayons un endroit pour nous r�unir
et discuter avec honn�tet�.
Et je ne parle pas pour tout le monde ici,
mais je ne veux plus faire semblant de rien.
Isla n'est pas seulement qu'une enfant dou�e.
Pas seulement qu'une athl�te de talent
ou qu'un prodige.
Elle est beaucoup plus que �a.
Elle nous vient des �toiles et de l'oc�an.
Cette enfant nous a �t� offerte sur cette �le
� la veille de la grande mar�e.
Et ces hommes du continent...
ne peuvent plus nous atteindre.
Ils...
Ils veulent...
Bonjour, grand-m�re.
Bonjour, ma ch�rie.
Est-ce que �a va ?
Je sais pas ce que je fais ici.
Tu...
Tu parlais dans ton sommeil.
On aurait dit que tu faisais un mauvais r�ve.
Je ne t'ai pas effray�e, j'esp�re ?
Grand-m�re ?
D�sol�e de pas pouvoir te gu�rir.
Ne sois pas d�sol�e, ch�re enfant.
Je n'�tais plus moi-m�me avant que tu n'arrives dans cette famille.
Mais tu m'as ramen�e.
�a fait quoi comme effet ?
Quoi donc ?
�tre gu�rie.
C'est �a que �a fait.
O� est-ce que tu vas ?
Je vais voir ce que fait Junior.
OK.
Faye, tu veux qu'on parle de l'autre soir ?
J'aurais beaucoup appr�ci� avoir ton soutien.
�a concerne ta petite-fille.
Vous pouvez tous les deux �tre fiers de ce que vous avez fait comme parents.
Mais si ton poste de maire t'int�resse toujours, Bobby,
tu devrais me remercier d'avoir forc� le vote.
B�nie soit Isla.
Je peux faire �a ? Oui. Voil�.
OK.
Mais maintenant, je peux avancer ma tour.
Ce que tu pourrais faire...
Vous voulez voir un tour de magie ?
Chut...
Vous voulez essayer ?
Les choses sont diff�rentes par ici.
Je vais rester p�cher l� pour un petit bout.
�a mord ?
Tous les deux, vous devez me promettre
d'en parler � personne.
OK ?
Je vais t'avoir, petit sacripant !
Toi, tu t'en vas direct � la po�le !
- Regardez-moi �a, c'est plein d'eau. - Mais...
c'est quoi ?
Une merveille.
Un vrai poisson californien.
Il a mis tous ses atouts en vitrine,
mais il est tout creux � l'int�rieur, l� o� �a compte.
Bobby.
O� est-ce que tu vas ?
Chercher ma m�re avant qu'elle ait un autre �pisode.
Je crois qu'on devrait attendre demain.
C'est parce qu'elle est endormie, Bobby.
- J'y vais tout de suite. - Comment tu sais �a ?
De toute la journ�e, il ne s'est rien pass�.
Et regarde ta main.
C'est pas une bonne id�e.
Elle est arriv�e ici pour une raison, Bobby.
- Quoi ? Comment �a ? - Ce matin-l�...
j'ai pri�. Et je prie jamais.
Et t'es all� au bord de l'eau et t'as trouv� Isla.
Tu crois que c'est une co�ncidence ?
C'est pas parce qu'une chose est incompr�hensible
que �a veut dire qu'elle arrive pour une raison.
Une chose est s�re, � la minute o� ta m�re apprend �a,
c'est le groupe de soutien au grand complet qui d�barque en haut.
�coute, je vais pas rester l� et regarder ma m�re se...
On va mourir un jour, Grace.
Ne l'oublie pas.
Il faut que �a demeure un secret.
Il faut qu'on prot�ge notre fille.
OK.
- Oui, c'est bien. - OK.
OK.
Je fais souvent le m�me r�ve.
Isla est en train de se noyer dans la mer.
Comme le jour o� on l'a trouv�e.
Et je pourrais la sauver, mais...
Mais j'y arrive jamais.
Chaque fois, je...
D�sol�. Je vous d�range pas ?
Marlon �tait en train de partager.
Je peux me joindre � vous ?
- Merci. - Assieds-toi.
D�sol�.
Continue.
Je crois qu'il y a quelque chose qui cloche.
Peut-�tre qu'on a fait une erreur.
Mais tout ce potentiel...
C'est dur de croire que �a peut s'en aller
comme �a sans raison.
As-tu quelque chose � partager, Beau ?
En fait, je voudrais...
Oui, puisque je suis l�. Merci.
La seule chose qu'on te demande, c'est d'�tre honn�te.
Honn�te.
OK.
Je me souviens...
de Marlon qui �tait venu � la clinique
y a peut-�tre bien 15 ans de �a.
Il avait remont� une seine pleine de morue tout seul
et il s'�tait amoch� les deux �paules.
Je vous le jure. Tout seul, sans aide.
Le pauvre, il ne pouvait plus lever ses bras
plus haut que la taille, il avait l'air d'un pingouin.
Tu te souviens de �a ?
Un gars des prairies comme toi !
"Apprenez-moi la vie de marin !"
Oui, on t'a un peu tir� la pipe, mais...
avec les gars, on t'a quand m�me pay�
des whiskys tout le mois, pas vrai ? Oui.
J'ai jamais vu un homme aussi fier du travail accompli.
C'est �a, une vraie communaut�.
C'est �a, le vrai potentiel.
Mais maintenant, le gars le plus fort en ville
pleurniche parce qu'une fillette de 10 ans
ne peut pas gu�rir sa gueule de bois.
T'es ivre, Beau.
Tu devrais partir.
Ne t'inqui�te pas, je m'en vais.
Mais essayez donc de vous rappeler
ce que la vie signifiait avant que tout �a nous arrive.
Rappelez-vous ce qui vous rendait fiers d'habiter cette �le.
Fut un temps o� je vous aimais tous autant que vous �tes.
Aujourd'hui, vous avez perdu la t�te !
Beau, c'est un lieu sans jugement ici !
Je t'en prie ! Ton lieu sans jugement, c'est de la merde.
Je m'en vais, esp�ce de gorille !
Au suivant.
Frank !
Melissa ?
Papa !
Frank ?
H�, �a va !
Vas-y doucement, Frank ! C'est moi, Beau.
- Frank ! - Frank, je veux juste te parler.
En fait, j'aimerais...
vous aider � voler un bateau.
On peut savoir pourquoi tu voudrais faire �a ?
J'aimerais que Junior et moi, on parte avec vous.
C'est un morceau de ta maison, �a, Frank.
C'est ton plancher.
On pourrait embarquer deux personnes de plus.
Alors, on part quand ?
Maman ? Maman, est-ce que �a va ?
Le th�.
On est dimanche.
O� est Bobby ?
Dans la chambre, en haut.
Il dort.
Tu ferais mieux de lui dire de se lever.
Ton p�re va arriver d'une minute � l'autre pour manger.
Qu'est-ce qui se passe ?
Ce n'est rien.
Maman...
... j'ai quelque chose � te montrer.
On s'�tait mis d'accord pour garder le secret.
C'est ma m�re.
Bobby, Grace, c'est gentil d'�tre venus.
Vous le savez, on a perdu toute notre p�che
le jour o� Philip a eu son accident.
On essaie vraiment de se rattraper,
mais faut voir les choses en face :
ce qu'on a comme morue, �a va pas suffire pour passer l'hiver.
Alors qu'est-ce que vous faites l� au lieu d'aller p�cher ?
On p�che.
On y va tous les jours.
On sort tout ce qu'on a. On fait de notre mieux.
Le probl�me est ailleurs. Y a plus de poisson dans l'eau.
T'as vu tous les chalutiers qui sont l� jour et nuit.
T'as d� les remarquer.
Les p�cheurs du continent.
Ils n'arr�teront pas avant que l'oc�an soit vide.
Y avait autre chose ?
T'es le maire.
J'ai cru utile de te dire qu'on allait mourir de faim cet hiver.
La v�rit�, c'est...
qu'on croyait tous qu'elle serait revenue � elle maintenant.
Y a quelqu'un ?
Salut.
Salut.
Je vous d�range pas, j'esp�re ?
Non.
J'ai pens� � tout ce qui nous arrive, et...
je crois avoir une id�e.
Voulez-vous l'entendre ?
Mais vous devez garder l'esprit ouvert.
Isla m'a gu�rie pendant qu'elle dormait.
Elle t'a gu�ri, toi aussi.
Et toi, Grace.
Beau m'a donn� �a il y a quelques ann�es.
Quand j'avais mes probl�mes.
Qu'est-ce que t'es en train de sugg�rer, Faye ?
Je veux t'entendre le dire.
Qu'est-ce que tu veux qu'on fasse � ta petite-fille ?
Tu es peut-�tre le maire de cette communaut�,
mais tu n'as pas le droit de me parler comme tu le fais.
Tu ne veux pas que les gens meurent de faim cet hiver.
Ton p�re a d� prendre bien des d�cisions difficiles, lui aussi.
Le village a confiance en toi, Bobby.
Maman, est-ce que tu voudrais nous donner un moment ?
Je t'avais pr�venue.
Les d�cisions ne se prennent plus au conseil municipal,
mais dans ce groupe de soutien.
- On n'est pas s�rs de �a. - Bien s�r que oui !
De quoi est-ce que tu parles ?
C'est ce que tu veux ? Droguer notre fille ?
Bobby, y a beaucoup de gens qui prennent des somnif�res,
- c'est pas la fin du monde. - Pas des enfants !
Quand on a d�cid� de devenir ses parents,
c'�tait pour lui �viter d'�tre un rat de laboratoire.
Mais l�, c'est exactement ce qu'on fait !
Ce sera comme les visites quand elle �tait b�b�.
Elle...
Elle ne s'en rappellera pas.
Je crois qu'on devrait s�rieusement consid�rer l'id�e de quitter l'�le.
Quoi ?
Non.
- Grace... - Non, non !
Les choses vont rentrer dans l'ordre.
�a prend juste un peu de patience.
Ce sera comme si elle dormait.
De la nuit qui tombe jusqu'� l'aube.
Notre �le sera � jamais.
- Je t'aime. - Moi aussi.
- Bonne nuit. - Bonne nuit, papa.
Bonne nuit.
Je veux vous remercier d'�tre venus ce soir.
De montrer votre amour pour Isla...
... et pour notre excellent maire.
Par-dessus tout, je veux vous remercier
de garder l'esprit ouvert.
De comprendre qu'il y a quelque chose � l'�uvre ici
sur cette �le, qui nous d�passe tous.
C'est � nous qu'il revient d'avancer ensemble
comme nous l'avons toujours fait.
En tant que village...
... en toute solidarit�.
Entre la mer et le ciel unis,
notre �le demeure.
Elle sera � jamais...
forte et in�branlable.
B�nie soit Isla.
B�nie soit Isla.
B�nie soit Isla.
B�nie soit Isla.
Je suis fier de toi, ma ch�rie.
Je reviens tout de suite.
- Salut. - Salut.
De la morue fra�che, �a faisait longtemps, hein ?
Bordel, qu'est-ce qui se passe, Bobby ?
Comment... Qu'est-ce que t'as...
- Ils l'ont drogu�e. - Quoi ?
Faye avait un vieux pot de pilules.
Et t'as laiss� �a arriver ?
Tu crois que j'�tais d'accord avec �a ?
� toi de me le dire.
Je l'ai laiss�e tomber.
- Tu veux pas aller manger ? - Non, j'ai pas faim.
Je dois l'emmener loin.
Loin de ce foutu rocher.
Frank et Melissa.
Ils s'en vont ce soir.
Sois chez eux juste apr�s le coucher du soleil.
Mais ils ont seulement de la place pour deux.
Capitaine, je suis rentr�.
Junior ?
Junior est parti chez les Bentham.
�a te d�range pas, j'esp�re ?
Je me suis permis de faire un peu de th�.
Pas du tout.
Quand je suis pass�e un peu plus t�t,
Junior �tait en haut en train de regarder la t�l�vision.
Oui.
�coute, faut pas m'en vouloir d'avoir gard�
un petit souvenir, non ?
Content de te voir.
Eh bien...
Je dois admettre que la t�l�vision me manque aussi parfois.
Est-ce que je te sers... quelque chose de plus fort qu'un th� ?
Pas ce soir. Y a de l'�cole demain.
Beau, qu'est-ce que tu manigances ?
Je t'ai vu parler avec Bobby.
On a une mission � remplir tous ensemble.
Donner � cette jeune fille une vie normale.
Sauf que l�, on se plante royalement.
Si je te connaissais moins, je croirais que tu as l'intention de partir.
Isla a besoin de moi, plus que jamais.
Je la laisserais jamais ici.
C'est �a qui me fait peur.
Faye, depuis combien de temps
est-ce que nos familles habitent cette �le ?
Tr�s longtemps.
Oui.
Des g�n�rations.
D'autres sont arriv�es et reparties, mais les n�tres...
Cette �le est dans notre sang et nos os.
Elle est... une part de nous.
Bien s�r, on a eu nos disputes, mais on les a toujours r�gl�es.
Nos familles sont rest�es.
Elles ont travaill�, c�te � c�te.
Et je suis pr�te aussi � trouver un compromis, si tu le veux aussi.
Faye...
... Isla est qu'une enfant.
On peut pas continuer � l'empoisonner avec nos peurs.
Ce que je peux te promettre, c'est de tout faire
pour que tu sois le plus confortable possible...
Non, je retournerai pas � �a.
Je serai l� pour toi jusqu'au bout.
Est-ce que tu veux rester manger avec moi ?
Non.
J'ai pas tr�s faim.
Chut...
Papa, qu'est-ce que tu fais ?
Chut. C'est rien, �a va aller.
Maman, papa !
La clinique !
Allez chercher vos sacs. Tout de suite !
Allez, vite, vite, vite !
Bobby ? O� est Bobby !
Il y a quelqu'un � l'int�rieur ?
Est-ce que c'est Beau ?
Papa !
Non ! Non !
Papa !
Frank ?
Frank ?
Melissa ?
Papa ?
Papa ?
Non.
Papa ?
Papa, viens voir !
Junior, non !
Junior ! O� tu vas ?
- Maman ! - Isla !
- Maman ! - Isla !
Bobby !
Je vais chercher Faye.
C'est rien, �a va aller.
Rentre � la maison, attends le signal. �a va ?
Qu'est-ce qu'ils viennent faire ici ? C'est � cause de l'incendie ?
- Par ici, vite ! - C'est correct. �a va aller !
Je m'en occupe. Rentrez chez vous si vous �tes nerveux.
On fait ce qu'on a d�j� pr�vu. Rentrez chez vous, restez tranquilles.
Dillon, laisse-moi m'en occuper. D'accord ?
Bonjour !
Salut !
Pearl City ? Vous �tes perdus ?
Je m'appelle Lucy, voici Emily.
Moi, c'est Dillon. Salut.
Salut. Oui.
Je ne savais pas que ce village existait encore.
Je croyais que vous aviez �t� relocalis�s il y a longtemps.
Non, et on est tr�s fiers d'�tre rest�s.
J'imagine, oui.
Je vous ai jamais vus sur les manifestes de marchandises.
C'est parce qu'on est enti�rement autosuffisants.
C'est pas difficile quand on a tout ce qu'il nous faut.
- C'est vrai, �a ? - Oui.
Et il vous arrive d'aller sur le continent ?
Jamais.
Et qu'est-ce qu'on peut faire pour vous ?
Une famille dans une barque a �t� secourue ce matin.
On a des raisons de croire que le bien-�tre d'un enfant
est compromis sur cette �le. Alors, si vous pouviez
nous montrer o� habite Isla Bentham.
C'est... Isla est ma fille.
Je peux peut-�tre r�pondre � vos questions.
Non, en fait, nous devons d'abord
avoir une conversation avec l'enfant.
Je vous remercie.
Je vous y conduis.
- All� ? - Ici la centrale.
Il y a quelqu'un ? J'ai besoin d'aide.
D'o� appelez-vous ?
- Envoyez plus de gens. - Pouvez-vous nous d�crire le probl�me ?
All� ?
SIGNALEMENT D'ENFANT EN DANGER
Ici la centrale. Pouvez-vous d�crire votre probl�me ?
M. Bentham, y a quelqu'un d'autre chez vous ?
Oui. Ma femme, Grace.
Monsieur, je vous en prie, rentrez.
Vous n'avez pas besoin d'�tre l�.
Agis normalement. D'accord ?
Voici, Emily, des services sociaux.
Elle veut parler � Isla.
Nous avons re�u un signalement de maltraitance potentielle.
Je dois faire une v�rification sur la maisonn�e.
Je peux entrer, s'il vous pla�t ?
Essuyez vos pieds.
Elle est en haut.
Voulez-vous du th� ? Un verre d'eau ?
Non, merci, c'est gentil.
D'accord.
Isla, ma ch�rie,
il y a une �trang�re qui est l�
et qui voudrait te poser quelques questions.
Tout ira bien. D'accord ?
Isla.
Je m'appelle Emily.
Je suis travailleuse sociale � Pearl City.
Tu permets que j'entre ?
Je peux m'asseoir ?
Isla, mon travail est de voir � la s�curit� des enfants.
Surtout chez eux.
Alors, pour v�rifier que tout va bien ici,
j'ai quelques questions pour toi.
Tu permets ?
Monsieur, je l'ai r�p�t� plusieurs fois, vous n'avez pas � �tre l�.
Monsieur, rentrez chez vous !
Tout le monde !
- Je vous en prie. - Bobby, qu'est-ce qui se passe ?
�a va.
Rentrez chez vous. Non !
On est juste un peu inquiets, Bobby.
Qu'est-ce qui se passe l�-dedans ?
Isla, j'aimerais te poser des questions sur tes parents.
Est-ce qu'il leur arrive de se disputer ?
Oui, �a leur arrive.
C'est tout � fait normal.
Tout le monde se dispute.
M�me avec ses meilleurs amis.
Pas vrai ?
Mais quand ils se disputent,
dis-moi, est-ce qu'il leur arrive de se mettre � crier fort ?
H�, monsieur ! S'il vous pla�t ! Reculez.
Je m'en irai nulle part.
Isla, je suis l� parce que des gens sont inquiets pour toi.
As-tu une id�e de ce qui a pu les inqui�ter � ton sujet ?
Je vous en prie, rentrez chez vous.
Rassurez-vous, ce n'est rien de grave.
Tout sera bient�t termin�.
Isla,
as-tu d�j� eu l'impression d'�tre en danger ?
C'est vrai que vous parlez comme nous.
Es-tu s�re que tu vas bien, Isla ?
C'est tr�s important.
Je suis s�re.
En sortant, vous devez me b�nir.
R�p�te �a ?
En quittant la pi�ce, vous devez dire :
"B�nie sois-tu, Isla."
Isla !
�a va, Grace. �a va. C'est fini.
Je veux qu'on emm�ne la famille avec nous pour les interroger...
loin du village. OK. Reste pr�s de moi.
Vous n'avez aucune raison de vous alarmer,
mais nous voudrions vous ramener tous les trois pour vous interroger.
- Non, on ne va aller nulle part. - D�sol�e, madame.
- Vous serez rentr�e demain. - Bobby est notre maire.
Il est tr�s appr�ci� par cette communaut�.
Et je peux vous assurer que nous aimons
cette enfant et que nous la choyons.
- Merci, Faye. - Suivez-moi, je vous prie.
- Bobby ! - Maman !
- Non, non ! - Par ici, s'il vous pla�t.
- Maman ! - Vous �tes en train de les kidnapper !
- Par ici. - Vous avez d�couvert l'existence de ce village
y a une heure � peine et vous vous donnez d�j� le droit
- de nous donner des ordres ? - On prend le bien-�tre des enfants au s�rieux.
Ce dossier est pris en charge par les services sociaux, il ne vous concerne pas.
C'est moi qui d�cide ici, et vous emm�nerez pas cette enfant.
Monsieur, c'est mon avertissement final : reculez.
Monsieur ? Reculez !
- Dillon. - Faites reculer les gens, M. le maire.
- Dillon... - Monsieur...
Doucement !
Allez, rentre !
Fais pas �a, tu vas le regretter.
Posez cette arme tout de suite.
On sait que c'est votre travail, mais... �coutez !
- Arr�tez ! - Laissez cette famille tranquille.
Je vous en prie, tout le monde. Calmez-vous.
- L�chez-moi ! - Non, non !
Il l'a tu�e !
L�chez-moi !
Laissez-moi partir !
Respire.
�a va aller, d'accord ?
Mais l�chez-moi ! Non !
Je dirai rien � personne !
- Qu'est-ce que vous faites ? - �a va aller.
Je vous en supplie, l�chez-moi !
- �a va aller, �a va aller. - L�chez-moi !
Isla !
Maman, pourquoi est-ce que tout le monde crie ?
Maman, o� est papa ?
Maman !
Non, non.
Charlotte, je t'en prie, aide-moi.
Bobby, Bobby, �coute-moi.
Ce que tu viens de faire est admirable.
- Va chercher Isla. - �coute-moi.
- Va la chercher. - Ta femme a besoin d'un mari.
Ta fille a besoin d'un p�re.
Promets d'�tre des n�tres.
Dis-le.
- OK. - Dis-le. Je veux l'entendre.
Pour toujours, Bobby.
OK. C'est promis.
- Maintenant, va chercher Isla. - Oui.
Je t'en prie.
Respire.
- Maman, o� est papa ? - Non, �a va, ch�rie.
- On ira le voir plus tard. - Je veux le voir tout de suite !
Isla ! Ma ch�rie, reste o� tu es. Reste o� tu es !
Je t'en prie, reste l�.
Isla ! Isla, calme-toi !
Bobby s'est fait tirer dessus.
Il ne s'en sortira pas.
Grace, on n'a pas beaucoup de temps. Il faut faire vite.
Isla. Isla, mon lapin.
Il faut que tu boives �a. D'accord ?
- Quoi ? Pourquoi ? - J'ai pas le temps de t'expliquer.
- Bois, s'il te pla�t. - Qu'est-ce qui se passe ?
Isla ! Il faut que tu le fasses.
Qu'est-ce qui se passe ? Pourquoi tu me dis rien ?
Isla, papa est bless�. Il faut que tu boives, �a va l'aider.
Non ! Je veux le voir ! Isla, Is... Isla ! Maman !
- O� est-ce qu'il est ? - Isla !
- Je suis d�sol�e. - Qu'est-ce que tu fais ?
Qu'est-ce que tu fais ? Maman, non !
Allez, ouvre la bouche.
Ouvre, ch�rie. Ouvre la bouche.
Ouvre !
Je t'en prie, Isla !
- Non, arr�te ! - Ouvre la bouche !
Ouvre la bouche, ch�rie.
Je veux voir papa !
- Allez, Isla ! - Non ! L�chez-moi !
Isla ! Arr�te !
Isla ! Je t'en prie, ouvre la bouche !
- Non ! - Je t'en prie, ouvre la bouche !
Isla, arr�te �a et �coute-moi.
�a suffit ! Ouvre la bouche !
- Isla ! - �coute ta m�re !
L�chez-la !
�loignez-vous !
Junior, pose ce fusil.
Qu'est-ce que vous lui faisiez ?
- Rien. - Elle pleure !
Junior, Isla va bien.
- Je t'en prie, pose ce fusil. - R�fl�chis bien, Ju...
Junior.
Qu'est-ce que t'as fait � mon p�re ?
Ton p�re �tait mon meilleur ami.
On est de la famille.
- Tu l'as tu�. Avoue-le. - Non, non !
Junior.
Junior, je t'en prie, �coute-moi.
C'est vrai. On est de la famille.
Et on va s'en sortir ensemble.
Mais tu dois d�poser �a tout de suite.
Arr�tez de mentir !
Junior !
Je suis d�sol�e.
Je suis d�sol�e.
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