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1120 après J.-C.
Un navire transportant l'unique héritier du trône d'Angleterre prend feu
et sombre au large de l'Angleterre.
Cet événement cause une longue guerre de succession :
l'Anarchie.
CHÂTEAU DE WINCHESTER TRÔNE DU ROI HENRI 1er
Nous ignorons ce qui s'est passé, Votre Majesté.
Que ce soit un écueil ou une tempête, personne n'a survécu.
Pas même mon fils ?
Je suis désolé, Votre Majesté.
Père, je me marierai et j'aurai un garçon.
C'est très gentil, ma petite Maud.
Mais je serai mort avant qu'il ne prenne le pouvoir.
Qui règnera quand je ne serai plus là ?
- Il y a Gloucester. - Le bâtard ? Il n'héritera jamais.
Il y a la fille légitime du roi, Maud.
C'est une fille. Une enfant.
Alors je ne vois que moi. Mais je ne suis que le neveu du roi.
Et aussi
le petit-fils de Guillaume le Conquérant.
Ce naufrage fait de vous un favori à la succession.
Nous vous soutiendrons en temps voulu.
Contrairement au roi, vous estimez l'Église.
L'Église m'a très bien traité, Votre Éminence.
Le père Waleran peut en attester.
Mais il y a des rumeurs. Ce naufrage est opportun.
Des ragots colportés par jalousie. Ce malheur est la volonté de Dieu.
Ce drame profite à l'Église.
18 ANS PLUS TARD 1138 après J.-C.
CHÂTEAU DE SHIRING - ÉVÊCHÉ PRIEURÉ DE KINGSBRIDGE
- Frère Cuthbert ! - Philip !
Je n'en crois pas mes vieux yeux !
Pas si vieux. Quel plaisir de vous voir !
Un plaisir partagé. Nous ne vous attendions pas.
Vous m'avez manqué.
- Quand la tour s'est-elle écroulée ? - L'hiver dernier.
Frère Remigius dit que les réparations sont trop chères.
- Frère Remigius ? - Le prieur suppléant.
Le prieur James ne passera pas la semaine.
Mon père, c'est Philip.
Philip ? J'ai dit à Remigius de vous convoquer.
- J'ai une chose à confesser. - Me convoquer ?
Quelqu'un a survécu au naufrage,
- mais on m'a ordonné de l'arrêter. - Je ne...
Il était innocent. Il était innocent.
- Qui ? - Le Français.
Il a vu ce qui est arrivé au bateau.
- Il en savait trop. - Bienvenue, Philip.
Frère Remigius.
Le prieur vous avait demandé de me convoquer.
J'allais le faire. Le pauvre. Il perd la tête.
CHÂTEAU DE SHIRING DEMEURE DU COMTE BARTHOLOMEW
Certains enfants...
Ils naissent obstinés, mon bon Percy.
Je dois vous prévenir,
ma fille a repoussé les avances de nombreux prétendants.
- Soyez plus ferme avec elle. - J'ai essayé.
J'ai fait une promesse à la mère d'Aliena.
Elle pourrait choisir son mari.
C'est incroyable.
Ce mariage avantagerait toutes les parties.
- Oui. - Mon fils gagnerait un titre,
et votre fille, de riches terres.
Le cœur de ma fille est sensible à l'affection, pas à l'argent.
- N'est-ce pas, Richard ? - Ne nous tourmentons pas.
William la charmera, et ce sera le grand amour.
Épousez un chien, seigneur William !
Un chien sans dents, pour votre sécurité !
On se fait rudoyer, seigneur William ?
Bon sang.
Tu es un sot, William ! Tout ceci aurait pu être à nous...
Hé !
- Aliena. - Père.
Je t'aime tant.
Allez, vite !
Jack, décharge ici. Alfred, prends la relève.
Entassez-les proprement. Ne les jetez pas.
Un chantier négligé nuit à la construction.
Apportez-moi une hache-marteau !
Comment te sens-tu ?
Il n'aime pas les travaux pénibles, c'est un garçon.
C'est magique.
Les outils de papa.
On construit une maison pour le seigneur William. Il se marie.
Mon père la fera plus grande que n'importe quel autre bâtisseur.
Il est expert en pilastres, contreforts et arches.
Comme dans la cathédrale.
Le cochon !
Martha !
Apprends à cette gueuse à regarder où elle va !
Fiche le camp. Je n'ai plus besoin de la maison.
Vous nous avez engagés pour un an.
Ma future épouse m'a dégoûté.
Je dois payer mes ouvriers.
Je dois nourrir ma famille.
- Lâche mon cheval. - Payez-moi.
- Walter ! - Recule, bâtisseur.
Dieu reconnaîtra les justes !
Vos péchés vous vaudront l'enfer !
Tout va bien.
J'ai faim, maman !
Chante. Ça te changera les idées.
Ça ne marche pas.
Si tu étais resté à Exeter, tu serais peut-être maître d'œuvre.
C'était un travail ennuyeux, Agnès.
Ce château nous aurait nourris à vie.
Nous devons trouver à manger pour l'hiver.
Ne te tourmente pas.
Ce n'est pas bon pour le lait du bébé.
Je veux une maison, Tom. Un toit, de la nourriture.
- Une cathédrale se construit près de Wells. - Toi et tes cathédrales !
Ne peux-tu pas te contenter de maisons ?
Regarde autour de toi.
Nous sommes dans une cathédrale. Nef, colonnes, lumière divine.
- Je n'en ai jamais vu de pareille. - Je dois la construire.
Avec ton soutien, mon amour,
ton talent, Alfred, et la grâce de Dieu, elle sera magnifique.
Et moi, papa ? Je ferais quoi ?
Toi. Martha...
Tu seras la mesureuse.
- La quoi ? - La mesureuse.
- C'est quoi ? - La mesureuse ?
Tu décideras de la hauteur, la largeur...
Et le chœur du maître-autel ?
Tu choisiras où le placer.
- Ici ! - Un peu plus loin.
- Ici ! - Plus loin.
Encore trois lieues.
Au moins, elle ne pense pas à manger.
- Non ! Papa ! - Arrêtez !
Jack, arrête-le !
- Martha ! - Récupère le cochon !
Sauve le cochon !
Fichez le camp !
On a réussi ! On les a fait fuir !
C'est vrai, mon fils.
- Elle ne survivra pas. - Si.
Elle vomira, et ensuite, ça ira.
Sortons-la d'ici. Pouvez-vous la porter ?
Doucement.
Donne-moi ça. Donne-moi ça !
Jack.
- Par où ? - Par là.
Je n'ai pas confiance en eux. On dirait une étrangère.
- Je m'appelle Ellen. - Tom.
Tom le bâtisseur ?
- Vous êtes une artiste. - Pas moi, Jack.
- Votre fils a fait ça ? - Il a su lire et écrire à cinq ans.
- Qui lui a appris ? - À votre avis ?
- Qui vous a appris ça ? - Mon père.
Il m'a emmenée en Angleterre pour parfaire mon éducation.
Il m'a placée dans un couvent.
J'étais novice. Je n'ai pas prononcé mes vœux.
J'ai fui, parce que...
Un jour, j'ai rencontré le père de Jack.
C'était un Français ayant survécu à un naufrage.
Je l'ai installé dans la grange du cloître.
Nous sommes tombés amoureux.
On ne tolère pas les nonnes enceintes au couvent.
Non.
- Il est muet ? - Il ne parle pas aux étrangers.
Il a été traumatisé dans son enfance.
Maman, réveille-toi. C'est une sorcière !
Ne partez pas. Elle doit se reposer.
- Vous êtes une sorcière. - Non !
C'est un remède. Je m'en suis servi pour la guérir.
C'est contraire à la foi.
L'évêché a besoin de réparations.
Ça vous occupera pendant l'hiver.
Merci.
Puisque je suis vieux et que je n'ai pas de fils,
je vous ai réunis pour prêter allégeance à ma fille.
D'après les devins, la princesse Maud et son mari attendent un fils.
C'est pourquoi je vous demande de jurer devant Dieu
qu'en attendant qu'il puisse régner, Maud soit votre souveraine.
Avec son frère bâtard.
- Le jurez-vous, mon bon Gloucester ? - Je le jure.
Je le jure, mon oncle.
Seigneur Stephen ! Vous avez pris ma place !
Le petit-fils de Guillaume le Conquérant passe avant un bâtard.
Le bâtard du roi, qu'il aime autant que son fils mort noyé.
Heureusement, vous n'étiez pas à bord.
Je ne pense pas au trône.
Mais l'Église y pense pour vous.
Avec le pape et vous au pouvoir, le peuple souffrira !
J'ai froid, papa.
- Où est la route ? Sommes-nous perdus ? - Silence.
Papa.
Agnès. Agnès.
- Alfred ! - Maman !
Tout va bien. Je suis là.
- Que dois-je faire, papa ? - Fais un lit. Allonge-la.
D'accord.
De l'eau chaude ! Où est la fille ?
Respirez profondément. Ce ne sera pas long.
Respiration saccadée.
- Pourquoi n'as-tu rien dit ? - Je pensais que ça cesserait.
C'est un garçon.
C'est un garçon.
Tu as un autre fils.
Serre-moi, Tom. J'ai froid.
Tu es un homme bon.
- Tu mérites de belles choses. - Je t'ai, toi.
Construis la cathédrale.
Promets-le-moi.
- Maman. - Maman.
Tu le sens aussi ? Il y a un problème. Trouve-les vite, Jack.
À mon petit-fils, Henri II d'Angleterre.
Je le verrai peut-être grandir.
Je vous enterrerai peut-être.
Des lamproies ! J'adore ça !
Il est si petit.
Il est prématuré.
- Comment le nourrir ? - Nous ne pouvons pas.
Non, nous ne pouvons pas.
Alfred, emmène ta sœur. Je vous rejoins.
- Tu ne peux pas l'abandonner. - C'est la volonté de Dieu.
Il va s'endormir et il ira au paradis.
Mettez-vous en route. Je vous rejoins.
Allez.
Dieu te protège, mon fils. Dors à côté de ta mère.
- Qu'a-t-il ? - Un médecin !
Vite !
Faites place !
Le roi se meurt, Votre Éminence.
En tant qu'archevêque de Canterbury, vous seul pouvez couronner le roi.
Vous avantagerez l'Église dans toutes vos décisions.
Je vous donnerai ce que vous voulez.
Restez ici. Je ne peux pas...
- Je ne peux pas l'abandonner. - Papa.
Le roi est mort.
Vive le roi.
Regarde-le.
En 18 ans, il ne nous a jamais aidés.
Il l'a promis !
Je veux un titre.
Notre fils mérite un titre.
Quand Waleran deviendra évêque, il sera plus puissant, et nous aussi.
S'il devient évêque.
Je commence à perdre foi en lui.
Stephen a le soutien de l'Église
et de ceux qui ne veulent pas être gouvernés par une femme.
La plupart des hommes du pays.
Il est roi uniquement car ton frère s'est noyé.
Un accident malheureux.
Malheureux, oui. Accident, peut-être.
Ce n'était pas un accident.
Stephen a renié sa promesse.
Les rois meurent avec leurs promesses.
Sauf ici, au château de Shiring.
J'aimais votre père.
Il avait mon soutien total.
Il en va de même pour vous. Je vous le promets.
C'est aussi valable pour vous.
Je le savais, Bartholomew.
Nous lèverons une armée pour prendre Stephen par surprise.
S'il pense avoir affaire à une princesse gâtée, il se trompe.
Je suis une mère qui défend son fils.
Et le royaume qui lui revient de droit.
Frère Francis !
Dieu soit loué ! Tu es là !
Philip !
Tu vas bien ?
Le monastère va bien, alors je vais bien. Et toi ?
Je suis le secrétaire du seigneur Gloucester.
Je l'ai entendu dire.
Nos parents seraient fiers, cher frère.
J'ai besoin d'un service. Voilà pourquoi je t'ai convoqué.
Un nouveau roi a été couronné.
Le roi Stephen, oui.
Il est opposé à Maud, la fille du roi Henri.
Une femme ne peut pas régner.
Maud, soutenue par Gloucester et le comte Bartholomew,
lève secrètement une armée pour reconquérir le trône.
Stephen doit connaître leur trahison.
Mais si je parlais, Gloucester me ferait pendre.
C'est à moi que tu demandes ça ? Je n'obtiendrai jamais d'audience.
Mais ton évêque, si.
Si Maud l'emporte, l'Église sera perdante.
Politiquement, nous devons soutenir Stephen.
Je ne crois pas à la politique.
Je crois à la volonté divine.
C'est la volonté de l'Église après celle de Dieu.
ÉVÊCHÉ PRÈS DE SHIRING
Matthew le fermier,
deux cochons.
Veuve de John, trois douzaines d'œufs.
Michael le meunier, 14 livres de blé.
- Il a besoin de réparations. - S'ils ont de l'argent.
C'est l'évêché.
Il y a toujours de l'argent.
Ellen !
Cinq pots de miel.
Comment vas-tu, Martha ?
Maman est morte.
Je suis désolée.
Je suis venu voir l'évêque.
Il est absent, j'aimerais voir son assistant.
Suivez-moi.
- Qui êtes-vous ? - Philip.
Je viens du monastère de Saint-Jean-de-la-Forêt.
Philip de Gwynedd.
Le Gallois qui a transformé un monastère de fainéants
en affaire florissante et pieuse.
Je n'ai fait que remettre de l'ordre.
Qui êtes-vous ?
Le père Waleran Bigod.
En quoi puis-je vous aider ?
J'ai un message personnel à transmettre à Son Éminence.
J'ai la confiance de l'évêque.
Asseyez-vous.
Merci.
Quand l'évêque rentrera-t-il ?
Le sujet est épineux.
Vous pouvez avoir confiance en moi.
L'évêque n'a jamais été très soucieux
des ce genre d'affaires.
Voilà pourquoi l'archevêque de Canterbury m'a envoyé ici.
Vous avez confiance en lui ?
Bien entendu.
Il y a trois jours,
un soldat malade m'a confié un secret
qu'il voulait répéter avant de mourir.
Son maître, Bartholomew, le comte de Shiring,
conspire avec Robert de Gloucester pour lever une armée contre le roi.
A-t-il dit la vérité ?
Il était mourant.
Qui d'autre est au courant ?
Personne.
Que cela reste ainsi.
Rentrez-vous directement chez vous ?
Oui, par Kingsbridge. Le prieur James est malade.
D'où le connaissez-vous ?
Il nous a élevés, mon frère et moi,
quand nous sommes devenus orphelins.
On l'a envoyé à Kingsbridge il y a 20 ans.
Nous l'y avons suivi.
Quelque chose ne va pas ?
Je transmettrai le message.
Au revoir, Philip de Gwynedd.
Au revoir.
Mon père ?
Renvoyez ces gens.
Ils ne doivent pas passer la nuit ici.
Oui, mon père.
Pourquoi nous renvoyer ?
Il y a du travail et de l'argent.
L'hiver va être long.
- Quoi ? - Tiens, Martha.
Alfred.
Que faites-vous ici ?
Jack a besoin d'un maître d'œuvre.
Il est presque muet.
Mais pas stupide. Soyez sa voix.
- Nous ne serons pas un fardeau. - "Nous" ?
Je vous accompagnerai.
Je vous trouverai du travail, je guérirai Martha.
Nous ne sommes pas mariés.
Les gens vont jaser.
Qui le leur dira ?
Nos cœurs sont purs, Tom le bâtisseur.
Dieu, protège-moi d'elle !
Prieur James, je suis revenu.
Qui est cet homme avec le bébé ?
Johnny-Huit-Pences.
Notre nouveau membre.
Il a trouvé un bébé et l'a amené ici.
Ce voleur est devenu nourrice.
Des dettes ? Le prieuré possède des terres.
Et des mauvais payeurs, des moines fainéants,
et une église délabrée boudée par les pèlerins.
Les gens viennent ici pour être frappés par la majesté de Dieu.
Frère Remigius s'en fiche.
Pourquoi l'avoir élu prieur ?
Qui s'opposera à lui ?
Il y a un candidat qui pourrait tout changer ici,
mais je doute qu'il accepte.
Qui ?
Vous. Vous avez grandi dans un prieuré.
Vous dirigez un monastère que vous avez changé.
Il est clair que Dieu vous protège.
Un moine fier est un mauvais moine. La fierté est ma faiblesse.
Alors, laissez-moi vous tenter.
Le prieur James a mentionné un naufrage.
Un survivant.
- Pas de noms ? - Non.
Le délire d'un mourant.
Vous lui avez été d'une grande aide.
Vous êtes un homme bon.
Le prêtre le plus intelligent du diocèse.
Êtes-vous ambitieux ?
Je veux donner un sens à ma vie.
Qu'avez-vous prévu ? Devenir évêque ?
Non, non.
Ceci irait à l'encontre de ce que je crois.
C'est-à-dire ?
Purifier et sanctifier la communauté de Dieu.
Devenir prieur de Kingsbridge satisferait votre ambition ?
Soyons francs, Philip.
Je peux influencer les résultats de l'élection.
Vous n'avez qu'un mot à dire.
- Oui. - Bien, bien.
La politique, ce sont des services rendus.
Quand l'évêque meurt, les moines en élisent un autre.
Si vous m'élisez prieur,
je dois vous élire évêque en temps voulu ?
J'aurais fait la même promesse.
Vous me le devez.
Je n'aime pas qu'on me dise quoi faire.
Mais soyons francs,
Philip est le meilleur candidat.
C'est l'un des rares prêtres à croire ce qu'il prêche.
J'admire cela.
Et puis, vous me devez bien cela. Avez-vous oublié ?
Sodomie !
C'est passible d'excommunication.
Je suis votre confesseur, votre salut ne tient qu'à moi.
Voilà ce que vous allez faire.
Philip est un idéaliste,
ce qui est louable, mais parfois gênant.
Vous me rapporterez ses faits et gestes.
Les récoltes sont finies, l'hiver approche.
Malgré notre deuil, nous pouvons nous réjouir.
Philip de Gwynedd a été élu
nouveau prieur de Kingsbridge en lieu et place du feu prieur James.
Puisse saint Adolphe, dont les reliques sanctifient cette église, l'aider.
En même temps, la tristesse nous envahit.
Notre bon évêque,
qui a été un si bon berger pour son troupeau,
est mort en pleine messe samedi dernier.
Les moines lui choisiront un successeur.
Avec l'aide de Dieu, le prieur Philip les guidera.
Quel dommage pour William et Aliena.
Dieu connaît les pensées des hommes.
Votre patience a payé, cher évêque.
Je ne le suis pas encore.
Nous attendons toujours notre titre.
Vous avez promis !
Vraiment ?
Votre mémoire vous joue des tours. Mais trêves de soucis,
j'ai des nouvelles pour vous.
Bartholomew s'est allié à Maud contre le roi Stephen.
Bartholomew est un traître ?
Ce titre vous reviendra peut-être.
Nous arrêterons Bartholomew, et le roi nous donnera Shiring.
Tu auras un titre sans être obligé de te marier.
Taisez-vous, père.
Bartholomew se ralliera au roi,
niera le complot, et tu seras pendu pour trahison.
Je n'y avais pas pensé.
Il se sert de nous, Percy.
Si nous échouons, rien ne l'implique.
- Que devons-nous faire ? - Trouver des preuves.
Nous suivrons les gens suspects,
nous les encouragerons à parler.
Avec quel argent ?
Pas besoin d'argent pour délier les langues.
N'est-ce pas ?
Faites vite !
Faites-les entrer !
- Êtes-vous Matthew ? - Oui.
La sentinelle m'envoie.
Je suis maçon. Voici mes apprentis.
- Nous cherchons du travail. - Désolé.
Je peux réparer le château, travailler à la carrière.
Pas la peine. Merci.
J'espère que vous ne vous battrez pas bientôt.
Pourquoi ?
Le mortier du donjon s'effrite.
Un levier suffirait à le détruire.
Un donjon possède une porte en bois.
Si j'attaquais, j'y mettrais le feu.
Si vous étiez comte, comment empêcheriez-vous cela ?
J'engagerais un maçon.
Je lui ferais murer cette porte en cas de problème.
Engagez-le. Trouvez-lui un toit et à manger.
Où est mon épée ?
Allez, vite !
- Oui ? - Un message pour vous
de la part du comte de Gloucester et de la princesse.
Il emmènera ma réponse à Maud.
- C'est tout ce que j'ai. - L'argent ne nous intéresse pas.
Cet homme a avoué que Bartholomew,
le comte de Shiring, conspire avec Robert de Gloucester et la princesse Maud
pour lever une armée contre le roi.
Maud va rassembler des troupes en France.
Nous devons défendre le roi !
Pillons le château de Shiring, tuons les hommes
et montrons aux femmes ce dont nous sommes capables !
Sellez mon cheval. Je vais voir le roi.
Il faut une arche pour renforcer cette porte.
Une arche distribue le poids sur deux supports
jusqu'au sol.
Vous comprenez ?
Peu importe. Rapportez des pierres
qui ressemblent à celles qui sont en place.
Enlevez celles qui sont descellées. Gardez celles qui sont entières.
Entassez celles qui sont fendues.
Vous avez entendu ? Au travail !
Il t'a ensorcelé.
- Comme sa mère. - Ne sois pas bête.
Aliena !
- Qui est-ce ? - La fille du comte.
Je l'ai rencontrée hier soir. Sa mère est morte, elle aussi.
Bonjour, Martha. Tu te lèves tôt.
Papa me fait travailler. Alfred aussi.
- C'est mon frère. - Bonjour.
Bonjour.
- C'est un honneur. - Merci.
Et lui ?
C'est Jack. Il n'est pas bavard.
Regardez, il a dessiné mon portrait.
C'est remarquable.
Ton frère est doué.
Oh, ce n'est pas mon frère.
Jack est un bâtard.
Le déjeuner est servi !
C'est un bâtard doué.
Vous revenez faire la cour ?
Oui, cette fois, je viens pour toi.
Oh, tu es là.
Tu viens ?
Jack ! Vite !
On nous attaque !
Votre Majesté !
Votre Majesté !
J'ai une nouvelle urgente.
Rentrez tous !
Ils doivent être quelque part.
Aliena !
Percy !
Levez-vous !
Papa !
Non !
Rendez-vous, traître !
Plutôt mourir pour Maud.
Alors tous les occupants du donjon mourront !
Arrêtez ! Écoutez-moi !
Arrêtez !
Arrêtez de vous battre au nom du seigneur Percy !
Stephen sait que vous convoitez mon titre.
Il doutera de ma culpabilité.
Si vous épargnez tout le monde,
je lui avouerai ma culpabilité.
Merci, comte de Shiring.
Maud a fui en France avec son fils.
Arrêtez-les ! Je veux que cet enfant meure !
Le navire est prêt, Votre Majesté.
Le messager de Bartholomew aurait dû revenir.
Nous ne pouvons pas attendre.
Ton fils sera en sécurité en France.
- Papa ! - Arrête. Je l'ai vu tomber.
Il en faut plus pour me tuer.
Papa !
- Je vous ai fait peur ? - Tom !
Il faut partir au plus vite.
Il y a un nouveau prieur à Kingsbridge.
Il doit y avoir du travail.
Le prieur de Kingsbridge est mort ?
- Il paraît. - Tant mieux.
Le diable l'emporte.
- Vous le connaissiez ? - Je l'ai rencontré.
Pas d'histoires.
Tu deviens sentimental ?
Adaptation : Jean-Marie Rabeyrin
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