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- Ma s�ur, ce sont les v�tres ? - Oui.
Pouvez-vous en ouvrir une ? Pure formalit�...
Laquelle ?
Celle-l�.
Oh yes... Je l'ouvre tout de suite.
- Qu'est-ce qu'elle contient ? - Des cadeaux pour les petits orphelins.
- Thank you, vous pouvez y aller. - OK.
San Gennaro, fais le miracle ! Ne nous fais plus attendre !
San Gennaro, on t'attend !
Saint Gennaro !
San Gennaro, qu'est-ce que tu attends ?
San Gennaro, fais le miracle !
- Saint Gennaro ! - San Gennaro, fais le miracle !
- Fais le miracle ! - Saint Gennaro !
Saint Gennaro !
Dans cette crypte pal�ochr�tienne, d�couverte au IIIe si�cle
durant la construction du Duomo, se trouve le tr�sor de San Gennaro,
qui est l'un des plus grands au monde.
Le tr�sor s'est accumul� au fil des si�cles
et comprend des bijoux de grande valeur
historique et artistique, au-del� de leur valeur marchande.
Une �valuation exacte de ces objets pr�cieux est pratiquement impossible,
mais on suppose qu'ils atteignent le chiffre fabuleux de...
Le fabuleux chiffre de... Le fabuleux chiffre de...
Trente milliards. Trente milliards. Trente milliards.
Les objets les plus importants sont :
le chapelet offert par Charles III de Bourbon qui comprend 524 diamants...
Fabuleux ! En trente ans, tu ne m'as offert que ces boucles d'oreilles.
... de perles noires de la reine Margaret.
Une broche de diamants ayant appartenu � Matilde di Canossa.
La broche de perles et de saphirs de Cl�mentine d'Aragon
et des centaines d'autres bijoux...
San Gennaro a fait le miracle !
Le miracle s'est produit !
Est-ce que Don Vincenzo est l� ?
Don Vincenzo-le-Ph�nom�ne ne vit plus ici.
- Il a d�m�nag� � Poggioreale. - � quel num�ro ?
- Tu le sais, non ? - Oui, j'ai deux neveux l�-bas.
Merci.
Qu'est-ce que tu veux ?
Il y a Am�ricains qui veulent parler � Don Vincenzo.
C'est pas l'heure.
Ils viennent d'Am�rique, et vous pinaillez sur l'heure ?
C'est pas une question d'heure. � cette heure, Don Vincenzo dort.
- Ah, d'accord, s'il dort... - Il dort.
D'accord, attendons.
Ces messieurs dames peuvent entrer, peut-�tre que Don Vincenzo s'est r�veill�.
Gaetano� !
- Le parloir est termin� ! - Allez !
- Toi, � l'int�rieur ! - Allons-y !
- J'ai besoin de parler �... l'avocat. - Si on t'attend, on en a jusqu'� la nuit.
- Je n'ai pas vu mon mari depuis un an ! - Moins vous vous voyez, mieux c'est.
Priez Dieu que le Pr�sident ne signe pas ma demande de gr�ce...
parce que si je sors...
� Si je sors... �... � Si je sors... �...
Monsieur Settebellezze, quand tu sortiras, tu feras quoi ?
- Quelle belle cr�ature ! Quel �ge a-t-il ? - Huit mois, Don Vincenzo.
Huit mois et tu es en prison depuis trois ans.
Si tu avais �t� quelqu'un de bien, �a aurait pu �tre ton fils.
Tu as compris ce qu'a dit Don Vincenzo ?
Gaetano, un paquet de cigarettes � chacun de ces braves gars.
D'accord.
Excusez-moi...
- Vincenzo, tu ne me reconnais pas ? - Mais tu es Jack ?
- Oui ! - Comment vas-tu ?
- Je pensais que tu �tais mort. - Oh, please, no!
Tu sais comment je l'ai rencontr� ? Pendant la guerre. J'�tais dans un tank.
D�s qu'il a atterri � Naples, il a pris mon tank.
- Bon soldat. - Non, grand voleur !
C'est un compliment. On avait vingt ans de moins !
Et cette belle dame ? Voyage de noces, peut-�tre ?
Non, pas de mariage.
Boulot.
Je comprends. Gaetano, eh bien ?
Si je ne peux pas avoir d'entretien priv� avec des amis, je rentre chez moi.
- Vas faire une promenade. - � vos ordres, don Vincenzo.
Mettez-vous � l'aise, mademoiselle. Pardonnez le d�sordre.
- Alors c'est quoi ? - C'est un tr�s gros coup.
Non, je me suis retir�.
Mais j'ai de l'argent. Je paierai la caution pour te sortir d'ici.
Je suis bien ici. C'est comme si tu �tais chez moi.
- Ils me respectent, ils m'estiment. - Je suis venu d'Am�rique pour ce coup.
J'�tais s�r de ton amiti� et de ta coop�ration !
Mais oui, l'amiti� est l�.
C'est la collaboration...
Les jeunes d'aujourd'hui ne valent rien.
Jack, ils ne valent rien.
Oh mon Dieu, il y aurait bien quelques exceptions...
Oui, j'ai l'homme qu'il te faut.
Hein ? Attends... Gaetano !
Je voudrais donner un coup de fil.
T�l�phoner ? D�sol�, don Vicenzo, le directeur est en train de t�l�phoner...
Mais ce directeur exag�re. Il passe sa vie pendu au t�l�phone !
Don Vincenzo, approchez-vous.
Ah... Oui...
Oh, Jack, d�sol�.
Gaetano m'a rappel�...
Dans cette maison, je m'occupe aussi un peu d'administration.
Cette ann�e, nous voulons blanchir les cellules.
Si tu veux participer avec un peu d'argent...
Oui, oui, oui.
Est-ce que dix dollars suffisent ?
- Cent dollars, �a va ? - Merci. Gaetano, remerciez la jeune femme.
Merci, mademoiselle.
Ce jeune homme dont tu me parlais, comment il s'appelle ?
Armanduccio Girasole, dit Dud�, tu le trouveras sans doute � Vicolo Tofa.
Vas-y de ma part...
- Il est dou� ? - Tr�s talentueux.
Le mois dernier, il a braqu� un bus rempli d'�trangers
alors qu'ils regardaient le V�suve fumant.
- Le V�suve est �teint. - Lui, il l'a fait fumer, avec du bois.
Pain et ricotta !
Faites-vous un petit go�ter !
�pis de ma�s � allessata ��!
- Excusez-moi. - Je vous en prie, allez-y.
Go�tez-y, c'est du bon. Je vous en prie.
- Cinq cents lires. - Qu'est-ce que c'est ?
- Air de Naples. - Non !
Air de Naples, cinq cents lires ! Vous en voulez ?
- Air de Naples ! - Pardon mademoiselle. Mademoiselle !
- Mademoiselle. - Mademoiselle.
Je vous demande pardon.
Pardonnez-moi de vous importuner.
Voici ma carte de visite. Si je peux vous �tre utile...
Giovanni Caputo Amant. Re�oit de 18 h 00 � 22 h 00.
- Discr�tion maximale. - Merci beaucoup.
- Vous �tes tr�s gentil. - Mademoiselle...
- Mieux vaut appeler d'abord. - Oh, oui, bien s�r... Merci.
- Gar�on ! - Oui ?
Je voudrais un Coca-Cola, tr�s froid.
Le voici.
Excuse-moi. Savez-vous o� je peux trouver Dud� ?
Dud� ?
Franchement, ce Dud�, je n'ai jamais entendu parler de lui.
Don Vincenzo-le-Ph�nom�ne a dit que je pouvais le trouver ici.
- Ah, c'est Don Vincenzo qui vous envoie ! - Oui.
Mais... ce n'est peut-�tre pas le bon moment ?
Vous avez perdu �a...
Heureusement que c'est un gentleman qui l'a trouv�.
Les pommes de terre � l'am�ricaine sont arriv�es !
Pour Dud�, deux cents lires le kilo !
Les pommes de terre � l'am�ricaine sont arriv�es !
Produit sp�cial !
Pommes de terre � l'am�ricaine ! Dud�, deux cents lires le kilo !
Il y a des pommes de terre � l'am�ricaine ! Qui veut les acheter ?
Elles sont sp�ciales !
- Mais c'est qui ? - C'est une Am�ricaine qui veut te parler.
- Elle est comment ? - Ils disent qu'elle est sp�ciale.
Fais-la monter.
Le soleil...
� Guaglio �, la pomme de terre, on aime !
Faites-en monter un kilo !
- Est-ce que je repasse dans l'autre sens ? - Non, va-t'en.
Dud�, je serai en retard demain.
Pasquale Annunziata est mort et je dois lui faire la barbe.
Alors il faut mieux que tu laisses le rasoir ici.
Dud�, tu es splendide.
Combien de bouteilles de whisky vous avez fait ?
Cent.
Demain, �a devra �tre quatre cents.
- On est pass�s de vingt � cent. - Je dois respecter l'engagement pris.
Bon ! Mais le whisky, il est o� ?
Il y en a 20 %.
Mettez-en 25, on donne l'impression de vouloir voler les gens.
Ah ! Le Baron a t�l�phon�.
Qu'est-ce qu'il veut ?
Samedi, il y a une premi�re au Th��tre San Carlo.
Il veut savoir si tu y vas.
Ils font quel op�ra ?
- Euh... Cavalleria Rusticana. - Mais c'est un gala ?
- Non, c'est populaire. - �a m'int�resse pas. �a va �tre rasoir.
Dis-lui que je ne vais � l'op�ra que l'hiver,
quand les dames portent des fourrures et des bijoux.
Ah, �a doit �tre l'Am�ricaine. O� est-ce que je la fais venir ?
Ici ! Tu veux la faire venir o� ?
J'arrive !
Entrez, je vous montre le chemin. Il ne mord pas. Attention � la marche.
Voil�, je vous pr�sente Dud�.
Soyez la bienvenue !
Mon nom est Maggie.
Joli nom !
Vous parlez anglais ?
Non, c'est fini.
Concetti !
Monsieur Dud�...
Pas de � monsieur �. � Naples, � Dud� � suffit.
- Que puis-je vous offrir ? - Whisky.
- Sciascillo, on a whisky ? - Du whisky comme �a ?
- Ah du whisky ? Non ! - Je bois des choses plus simples.
- Alors un Coca-Cola. - De suite.
- Texas ? - Californie.
J'ai connu plusieurs filles de Californie.
Mais je ne peux pas deviner... qui vous a donn� mon nom.
Don Vincenzo-le-Ph�nom�ne.
- Je dois parler affaires. - Buvons d'abord.
- Une cigarette ? - Merci.
Je ne trouve plus mon briquet.
- Prenez celui-ci. - Merci.
Va-t'en. Et ferme la porte !
Alors comme �a, vous venez profiter de notre beau soleil.
Que pensez-vous de notre belle ville de Naples ? Vous aimez ?
Je ne suis pas ici pour le tourisme.
Concettina !
Qu'est-ce que tu veux ?
Mademoiselle a soif. Nous lui offrons quelque chose ?
- Elle est venue ici boire un verre ? - Apporte un Coca-Cola.
Y en a pas !
- Nous n'avons pas de Coca-Cola. - Bien.
O� pourrions-nous �tre tranquilles pour parler affaires ?
Je vais m'habiller.
C'est maman. Permettez... Ma m�re de lait !
Enchant�e, comme elle est belle. Tu lui offres quelque chose ?
Des filles de mauvaise vie � la maison, � pr�sent.
Tiens, Concetti.
Il fait la collection.
Maintenant, c'est aux tour des Am�ricaines.
Concetti, tu as dit bonjour � la demoiselle ?
Je la saluerai quand elle cr�vera, et j'allumerai un cierge.
Excusez, c�est ma fianc�e.
Nous nous aimons depuis deux ans.
Touchant !
- Bonne promenade, Dud� ! - Bonjour, Gaetano !
- Salut, Dud� ! - Salut !
Tu grandis bien !
De quoi vouliez-vous me parler ?
Il s'agit d'une affaire tr�s int�ressante.
Si c'est aussi int�ressant que la personne qui la propose, �coutons.
Voil�...
- Merci Dud� pour le m�dicament am�ricain. - De rien.
C'�tait bon, nous l'avons tous bu.
- Rafil�, comment vas-tu ? - Mieux, mieux !
Je suis heureux de l'entendre.
Aujourd'hui, c'est une belle journ�e, pleine de soleil.
Merci Dud�, mais on me l'a d�j� dit.
De quoi s'agit-il ?
Il vaudrait mieux que vous parliez � mes associ�s.
Attention, je co�te cher.
- En lires italiennes. - En dollars aussi.
- D�sol�, Dud�, je ne t'avais pas vu. - C'est rien, c'est rien !
- Salut, Dud�. - Salut !
- O� sont vos associ�s ? - Celui qui se bat, l�, c'est Jack.
- L�che-moi ! Je veux celui-l� ! - Jack !
- C'est Dud� ! - Qu'est-ce qui s'est pass� ?
- C'est un escroc. - Du calme.
Il m'a vol�. Mais je ne suis pas n� d'hier !
- Il a jou� et perdu. - Voyons... Ce jeu demande de l'attention.
- Combien avez-vous perdu ? - Deux cents dollars, il m'a vol�.
Alors, disons que vous allez miser deux cents dollars sur la carte rouge.
Oui.
- Allez, vas-y. - Regardez o� est le rouge.
Est simple. Un, un et un �a.
Voici le rouge. Je perds ici, je perds ici, au centre, maintenant.
O� est le rouge ?
- Celle-ci pour monsieur. - Non, c'est celle-l�.
- Vous �tes s�r ? Retournez. - Vous avez vu ? Paye.
- V�rifiez si tout est l�. - Oh, il manque vingt dollars !
On a fait perdre du temps � ce jeune homme !
Je dois vivre aussi.
- Normal... - OK, OK.
- Toi, tu es Dud� ? - Modestement.
�coute, Dud�, on a lou� une villa.
On se voit demain, on prend un verre, et on parle de tout �a.
S'enfermer avec ce soleil ? Rencontrons-nous � la mer.
Les poissons n'ont pas d'oreilles.
� dix heures � l'embarcad�re de Mergellina.
- Allons-y avec le yacht. - Toi, tu as un yacht ?
- Non, mais il y en a beaucoup, l�-bas. - Ah, Dud�, voici Frank.
- Enchant�. - Hello.
- Ah, vous avez les mains prises. - Il a un ulc�re.
Je pensais au ver solitaire !
- � demain. - � demain !
- Ciao... - Si vous ne saviez pas quoi faire...
? C'est le pays du soleil. ?
? C'est le pays... ?
Quelle voix !
C'est l'une des plus belles chansons napolitaines !
Dud�, tout est pr�t.
Le plan a �t� �tudi� dans ses moindres d�tails.
Frank est rest� ici trois mois pour le pr�parer.
Maintenant, j'ai besoin d'hommes, mais pas d'amateurs ni de pourcentages.
- Combien tu veux pour ta collaboration ? - Pour moi, ce n'est pas une affaire.
Je le fais par amiti� pour Don Vincenzo.
�a t'irait, cinq millions ?
- Je serais plus content avec dix. - Encore pour l'amiti� de Don Vincenzo.
Mademoiselle, l'amiti� est le bien le plus cher au monde.
D'accord, tu veux une avance ?
Tu me les donnes plus tard et tu penses d'abord � Sciascillo.
- Tueur ? - Non, il fait les appels t�l�phoniques.
Quoi ?
- Poisson ! - Tu as tir� les filets.
Tu as des questions ?
J'aimerais savoir de quel coup il s'agit.
Non, �a, tu ne peux pas le savoir. �a ne te regarde pas.
- Pourquoi, tu ne me fais pas confiance ? - Tu sais garder un secret ?
- Je suis une tombe. - Moi aussi.
Alors disons que ne veux pas savoir.
Je te donne un guetteur, un chauffeur, un technicien,
deux voitures avec des plaques propres, et le reste, c'est votre affaire.
- Vous dansez ? - Avec plaisir !
Et �a serait pour quand, ce coup ?
- Jeudi. - Je ne peux pas, j'ai un mariage.
Je ne remets pas le coup pour un mariage !
La petite-fille de la m�re de Dud� se marie !
Je m'en fous, j'ai dit jeudi !
- D'accord, on va voir ce qu'on peut faire. - OK.
Maintenant, parlez-moi des hommes.
D'abord le Baron. Le Baron est un gar�on exceptionnel.
Le voil�.
Qu'est-ce que vous voulez qu'on fasse d'un malade ?
Dud�, quel honneur !
J'aimerais te voir demain matin pour une affaire importante, tu peux ?
Oui, si c'est avant la fin du mois. Le 28, j'ai un congr�s � Stockholm.
Je veux voir la Su�de, et changer d'air me fera du bien.
Il doit �tre op�r� ?
Non, c'est un cas tr�s rare. Il a le c�ur � droite.
Il gagne sa vie en faisant des d�monstrations.
Maintenant, Agonia et le Capitaine.
Va le chercher.
Agonia !
Agonia, descends, c'est important !
- Comment je fais ? - Dud� veut te parler.
- Il est o� ? - L�.
Attends.
D�sol�, Monsieur, un malheur m'est arriv�. Je dois partir.
Et le guide, il sait conduire ?
Vincenzo a fait du trot, il a gagn� des courses. Allez !
Stop !
Ils ont marqu� ? Ils sont � combien ?
Tirez ! Feu � volont� !
H�, y a Dud� !
Attends, Dud�. On va mettre quatre buts � ces Cor�ens !
�a va pas tra�ner. Tire !
Sivori, tu es la mer de Naples !
- Concettina, mais o� tu vas ? - Laisse-moi !
Laisse-moi passer !
Tu ne peux pas, tu ne dois pas entrer dans...
Il est avec l'Am�ricaine. Je vais les tuer tous les deux !
Dud� travaille.
Menteur !
Tu ne me crois pas ? Va voir.
Maintenant, tu es convaincue ?
Oui, je suis convaincue que tu es un beau maquereau.
Ce sont des instruments japonais, de grande pr�cision.
En Am�rique, Frank est l'un des rares � savoir les utiliser.
Dud�, aujourd'hui maman fait des aubergines.
Elle veut savoir si tu les veux avec des anchois ou avec du fromage �pic�.
- Les aubergines ? - Bien, je lui dis...
C'est Concettina, ma fianc�e.
Ah, �a me fait plaisir. On poursuit la discussion ?
Asseyez-vous, s'il vous pla�t. Dud�, Sciascillo est de garde dehors ?
- Oui, il est � la porte. - S�r ?
OK. Va te faire voir.
Donc, il y a deux passages. L'un en sous-sol et l'autre en surface.
Les deux groupes seront reli�s par...
- Quelle bouche ! - Et une peau de porcelaine.
Nous avons deux itin�raires synchronis�s � la seconde. Compris ?
Le Capitaine et Agonia seront sous les ordres de Frank.
Bonjour.
Salut, entre.
La route qui nous int�resse se trouve dans cette zone, entour�e de rouge.
Pr�s du Duomo.
Mais je dois vous dire qu'il y a un poste de police ici.
- Ne t'inqui�te pas. On y a pens�. - Tr�s bien...
On ne va pas leur envoyer des fleurs.
On a r�solu des situations plus difficiles en Am�rique.
En Am�rique !
- Salvatore, ils t'ont embauch� ? - On va voir.
Et �ui-l�, c'est qui ?
Rien, c'est un fr�re cousin d'un parrain de maman, un parent.
Ne t'inqui�te pas, vas-y.
- Donc... - Oui.
Le rendez-vous est ici � une heure du matin pile.
� une heure, compris ?
- � une heure du matin ? - � 25.
Et comment je viens ?
- En trolleybus. - L� o� j'habite, il n'y en a pas.
H� ! Chut� !
Une question. On s'habille comment ?
- Quoi ? - Non, rien.
- Tu veux te mettre en smoking ? - Je demandais !
Les v�tements ont aussi leur importance...
� une heure du matin. Et les passants ?
� une heure du matin, les gens sont au lit.
Chez vous !
Ici quand il fait chaud, y en a m�me qui dorment dans la rue !
Si vous avez besoin d'un Naples d�sert, dites-le-moi et je viderai Naples.
Comment ?
Baron, quand est le festival de la chanson parth�nop�enne ?
Le 24.
J'ai d�j� des billets.
C'est un concours de chant. Qu'est-ce qu'on a � faire avec �a ?
�coutez-moi, faites-le le 24.
Quel jour part le bateau ? When the ship sales ?
Le 25.
- Non, impossible, il faut le faire jeudi. - Comme tu veux.
Bien, chacun de vous a une t�che sp�cifique.
Tout a �t� pr�vu et doit fonctionner � la seconde pr�s.
Frank s'occupe de la partie technique.
Synchronisons nos montres avec celle de Frank.
J'avais une montre en or, avec une cha�ne,
mais ils me l'ont saisie.
J'ai le re�u. Si l'organisation voulait subvenir...
- Agonia, tu sais quelle heure il est ? - D�sol� d'interf�rer...
J'ai entendu dire que vous aviez besoin de montres de pr�cision.
Il se trouve que j'ai ici un assortiment garanti.
C'est une marchandise de qualit� sup�rieure,
mouvement � ancre, anti-magn�tique, acier imitation or...
- S'il vous pla�t... - C'est pas possible.
Ce n'est pas possible ! Dehors !
Dud�, mets-les dehors ! Que font tous ces gens ici ? Dehors !
- Pasquale, ce n'est pas le moment. - Dehors !
- Mon chapeau ? - Jardin !
On voulait voir s'il y avait quelque chose � faire.
On verra �a plus tard.
Dehors !
Jack ? Je peux aider ? Quelque chose que je peux faire ?
Non ! Personne ne peut m'aider !
Bien...
S'il vous pla�t, je recommande par dessus tout quelque chose.
Le secret.
Gardez vos bouches ferm�es avec tout le monde.
Avec votre m�re, votre p�re, votre s�ur, votre fr�re, votre fem...
Silence avec tout le monde !
- Ne t'inqui�te pas, Jack. - Donc o� en �tions-nous ?
Dans cette zone marqu�e en rouge, il y a un point X que vous conna�trez plus tard.
Permettez ? J'entends que vous pr�parez un grand coup.
Je dois encore de l'argent pour les soins,
si je pouvais faire ne serait-ce qu'une petite chose...
Sciascillo ! O� est cet idiot de Sciascillo ?
Qui t'a dit de venir ici ?
Je vais le tuer. Je vais le tuer !
- Sciascillo, o� es-tu ? - Je suis ici.
Cr�tin !
Cours ! D�p�che !
Vous aviez laiss� la lumi�re allum�e.
Mais qui conduit ?
Le baron devait conduire, mais est parti devant.
Sciascillo, tu conduis.
Baron, � l'arri�re.
Je n'ai rien compris � cette distribution des places.
Tu crois qu'ils vont se souvenir de tes instructions ?
Eh bien, j'esp�re...
- Attention ! - C'est qui ?
Nous sommes en zone B.
Dans trois minutes, nous serons en zone F.
L'op�ration commencera dans 11 minutes.
- OK, re�u. - Termin�
- Dud�, tu peux me conduire � Sanit� ? - Je vais dans l'autre sens.
- Et o� tu vas ? - Tu le liras dans les journaux demain.
Tout droit.
Euh, comment tu t'appelles ? Range-toi l�.
- Qu'est-ce qui se passe ? - Juste une minute.
Suis-le � l'int�rieur.
O� est parti ton ami ?
Euh, je sais pas.
Mais s'il a dit qu'il revenait, il va revenir.
Rejoignons-le.
Allez !
Allez !
Doucement, pas besoin de le brutaliser.
Ne bouge pas, Dud�� ! Personne ne bouge !
J'ai fini, j'arrive.
Un autre, monsieur a boug�.
On me sourit !
- Je dois m'�chapper. - Quelle belle surprise, Jack !
Merci d'�tre venu honorer cette petite f�te familiale nuptiale.
- Mais vous �tes dehors ? - Oui, j'ai un petit permis.
Ces jeunes gens voulaient que je sois un � t�moin oculaire � � leur mariage.
Gaetano m'a accompagn�, vous le connaissez.
Il est jeune, il doit s'amuser un peu, lui aussi.
Ce beau jeune homme doit manger avec nous.
Non, nous sommes occup�s.
- J'ai fait de la parmigiana. - Dud�� !
Maman, on ne peut pas rester !
Tu viens d'arriver ! - H�, je travaille !
- Jack� ! - Je vous en prie, servez-vous !
- Voici Giovannino, comptable et chevalier. - Enchant�.
Gennaro Esposito, dit Pisciasotto, sa femme, sa s�ur,
le cousin, la belle-s�ur, l'oncle et l'ami.
- Oh, bien. - C'est mon cousin...
De quelle partie de l'Am�rique �tes-vous ?
- �tats-Unis. - J'ai un fr�re � D�troit.
Jack, ils sont nombreux.
Ils sont tous amis. Ne dis pas bonjour, assieds-toi.
Messieurs, mon ami Jack ! Voici la mari�e.
Salutations, et pourvu que �a soit un gar�on !
On verra �a dans un mois.
Qu'est-ce que c'est que �a ?
C'est des moules. Go�tez, c'est bon.
Very good.
J'ai mis �a en bouteille quand Dud� est n�.
Merci.
Monsieur l'Am�ricain, vous voulez un baba ?
Non, je n'aime pas �a.
- No, thanx. - Thanx very much.
il ne manque plus que les mandolines !
Silence, Don Vincenzo va porter un toast.
Silence !
Maintenant que les mari�s, avec ravissement,
prennent place sur le lit...
Don Vincenzo, ils ont d�j� pris place.
Ils se sont d�j� r�gal�s.
Don Vicenzo, changez votre discours.
Jack, tu veux porter le toast ?
Non ! Dud�, cette minute a dur� deux heures !
Nous, on y va. Maggie, on y va !
Allez, Frank.
Frank, allons-y !
Ce n'est rien, une petite indigestion.
Pauvre Frank !
C'est ainsi, Maggie.
�a aurait pu aussi bien �tre une colique.
Frank est parti, et on a encore ces idiots sur le dos.
Pourquoi tu ne fais pas ami-ami avec ces � idiots � ?
�a ne serait pas une bonne id�e de leur dire de quel boulot il s'agit
et de leur donner la part de Frank ?
Quoi, 30 % � ces cr�tins ?
Une promesse n'engage � rien.
Apr�s, on verra...
- Condol�ances au nom de mon entreprise. - Vous avez pens� � tout ?
� 14 heures nous l'embarquons dans l'avion,
et ce soir il sera � la maison.
- Si vous voulez lui dire un dernier adieu. - OK.
Ce sera la premi�re fois qu'il voyagera sans un faux passeport.
Pauvre gars...
O� est-ce qu'il a achet� cette bague ?
Il l'a achet� � Londres, il y a dix ans.
Il a toujours dit qu'il ne voudrait pas �tre enterr� sans elle.
Je pense qu'il sera content d'emporter 20 grammes avec lui.
Eh bien, le temps a pass�.
Elle doit peser beaucoup plus, maintenant, au moins 30 grammes.
J'en suis venu � associer votre douleur � la mienne,
et toute la douleur des quartiers populaires.
- La couronne est-elle arriv�e ? - Oui.
- Qu'est-ce qu'il y a ? - Viens.
Un cigare ?
- Tu n'as pas de cigarettes ? - Non.
Dud�, je veux te parler.
Adieu, Frankie.
�a a �t� une grande perte, tout �tait pr�t.
Il faut abandonner juste parce que Frank est mort ?
Il est mort, all right, et alors ? Le pauvre.
C'�tait un super technicien, d'accord, mais il y en a plein d'autres !
Dud�, si tu en trouves un pour le remplacer,
je te donnerai un pourcentage.
Le Capitaine.
- Ici, � Naples, c'est mieux que Frank. - OK, OK.
Et si tout va bien, je te donne 30 %.
- Mais 30% de quoi ? - De trente milliards.
- Tu as dit trente milliards ? - Oui.
O� trouve-t-on trente milliards � Naples ?
San Gennaro.
Le tr�sor de San Gennaro.
Trente milliards de lires.
N'en parlons plus. Je suis d�sol�, Jack.
Alors, ta r�ponse ?
Amis comme avant, mais rien � faire.
Je suis d�sol�, Maggie.
- Salut Dud� ! - LLucie, salut !
C'est une fille bien.
La journ�e, elle brode chez les s�urs,
et le soir, elle travaille ici.
Excuse-moi, Dud�, mais je ne comprends pas.
Un professionnel comme toi...
C'est justement parce que je suis un professionnel.
Et San Gennaro m'a toujours prot�g�.
Je suis orphelin.
Ma m�re �tait autrichienne et �tait danseuse sur pointes.
Mon p�re, je ne l'ai pas connu.
- Maman �tait belle, tu veux la voir ? - Oui.
- Elle est l�. - C'est laquelle ?
- Le quatri�me. - Elle ?
La quatri�me ou la cinqui�me.
- La cinqui�me est belle aussi. - Elles sont toutes belles.
F�r Vittorio, mit gro�er Liebe.
- � Avec beaucoup d'amour. � - Vittorio est ton p�re ?
Non, c'�tait le chor�graphe du ballet.
Ma m�re m'a mise en nourrice, et elle est partie.
Je me suis fait tout seul.
Cireur de chaussures, maison de correction.
� quinze ans, pour manger, j'attendais � la gare que les trains ralentissent
et je criais � � l'aide !�
Alors je piquais les chapeaux de ceux qui sortaient la t�te pour regarder.
Un jour, j'ai vol� Don Vincenzo, et ma vie a bascul� du tout au tout.
J'ai trouv� un p�re et un ma�tre.
Aujourd'hui, tout le monde me respecte.
Sans l'aide de San Gennaro, je ne serais pas l� o� je suis aujourd'hui.
Et tu ne veux pas aller plus loin ?
- Et toi ? - Je ne sais pas.
- D�j�, dans un endroit moins peupl�. - Allons-y.
On sera plus tranquilles.
- O� est parti Jack ? Salut, Lucie ! - Salut, Dud� !
On a perdu Jack.
Mar�chal, je vous offre quelque chose ?
Non merci.
C'est le mar�chal qui m'a arr�t� la premi�re fois.
H� Jack ! Viens ! Jack !
- Va-t'en, mon pote ! - Laissons-le l�.
Ils ont d� lui donner mon whisky.
Tout le monde dit que la beaut� est la force d'une femme.
Mais ce n'est pas vrai.
Certes, la beaut� compte, mais elle n'est pas tout.
L'Am�rique est entre les mains d'un millier de femmes pleines de rides,
mais avec beaucoup de dollars en banque.
Vous, les Italiens, vous dormez � droite ou � gauche ?
Ah, pour moi, n'importe, Maggie.
Je veux �tre riche avant d'avoir des rides.
Et quand tu seras riche ?
Je ne serai plus la manucure � trois cents dollars par mois.
Les hommes ne diront plus � petite Maggie � en me mettant la main aux fesses.
Tu es ridicule quand tu dis que tu es arriv�, que la ville te respecte.
C'est parce que les autres sont tout en bas,
et que tu es deux doigts plus haut. Voil� tout.
Mais d�s que tu quittes ton quartier, tu n'es plus personne.
Fini, le grand Dud�.
Tu te prends pour le roi de Naples,
mais pour les autres, tu es ce que tu �tais.
Un voleur de chapeaux.
� Naples, m�me un voleur de chapeaux est roi.
� Je ne suis personne ! �
Mais pr�sente-toi avec quinze millions de dollars en banque...
Tout change, ils oublient aussit�t que tu as �t� en prison.
Si un directeur de night club n'est pas aimable, tu le fais expulser.
Si un flic ne boit le coup avec toi, tu le fais muter.
Le monde devient � deux �tages.
Tu es au-dessus, et tous les autres en dessous pour applaudir.
Parce que les gens ne respectent que l'argent.
Quand on aura fait ce coup, on sera les ma�tres du monde.
Aide-moi s'il te pla�t.
�a fait un beau paquet d'argent. Trente milliards de lires !
On peut faire tant de choses... Tu ne crois pas ?
Tu crois que j'ai une t�te � avoir trente milliards ?
Oui, mais ne parlons pas d'argent.
Viens ici, Dud�. Ouvre la bouche.
Je suis d�sol�, Maggie.
Tu m'as fait r�fl�chir.
Tu sais ce qu'on dit � Naples ? � L'amour dispense de penser. �
Je n'espionnais pas� ! Je n'espionnais pas, Dud�� !
Mamma Assunta ne se souvenait plus pas si elle devait jouer le 28 ou le 48,
le mariage ou le revenant.
Elle m'a envoy�e � Maria Rosa
qui lui avait racont� le r�ve qu'elle avait fait l'autre jour.
On avait trop tard�, j'ai rat� le dernier trolleybus,
et je suis venue � pied � la villa.
J'ai vu la voiture, et j'ai pens� qu'avec toi, je ferais plus vite.
Mais je n'espionnais pas, je le jure, je...
Tais-toi, Concettina. Je dois penser.
Tu ne m'aimes plus, sinon tu m'aurais gifl�e.
Je veux faire d�m�nager les gens de Forcella, Sanit� et Pallonetto,
je veux les transf�rer � Vomero.
Au soleil, don Vincenzo, parce que dans les quartiers pauvres, il ne brille jamais.
Un grand quartier r�sidentiel pour les pauvres, aussi propre que la Suisse.
Tous gens honn�tes paient.
Celui qui ne paie pas, je le chasse.
Tu fais bien. Tu as raison.
Palais de verre, piscines, vue sur le golfe.
Dans le jardin principal, si vous me le permettez,
je mettrai une statue de vous en entier.
Armando, n'exag�rons pas !
Le tronc me suffit.
Mais selon moi, pour faire tout �a, il te faut deux ou trois cents millions.
Encore plus.
Et je dis...
- San Gennaro, combien �a vaut ? - Plus de trente milliards.
Nom d'un chien !
San Gennaro est riche !
Tout cet argent dans le Duomo, c'est de l'argent mort !
Avec moi, il prendrait vie.
Je ferai des choses que quand je passerai, tout Naples devra �ter son chapeau.
Armando, aujourd'hui, personne ne porte plus de chapeau !
Qu'est-ce qu'on va �ter ?
On devra aussi venir m'interviewer � la t�l� pour conna�tre mon opinion.
Et si on me demande si je suis pour le divorce, je dis que non.
- Pourquoi ? - Comme �a ! Qu'est-ce que vous en pensez ?
Abstraitement parlant, cette affaire ne me d�pla�t pas.
Vraiment, c'est une bonne id�e.
Dommage que ces id�es ne viennent qu'aux guappi, jamais aux maires.
Mais... cet h�ritage est rest� � Naples.
Mais d'apr�s ce que je comprends, cet argent ira en Am�rique.
Et alors ?
J'y ai pens�, don Vincenzo, je ne suis pas idiot.
Armandi, rappelle-toi que tu n'as commenc� � parler qu'� quatre ans...
et les gens ne comprenaient pas un mot de ce que tu disais.
- Mais l�, vous avez compris ? - Plus ou moins.
Il faut demander � San Gennaro si �a l'offense,
parce que s'il est offens�, il ne fera plus de miracles.
Armandi, nous, � Naples, on ne vit que de miracles.
Bref, vous pouvez pas me conseiller...
La question est peu d�licate.
Dis-moi une chose...
Tu es en quels termes avec San Gennaro ?
Dans quel sens ?
Tu as �t� impoli avec lui ?
Des paroles injurieuses ?
Moi ? jamais ! Je suis d�vot.
Alors tr�s bien. Alors je te conseille une chose.
Rends-toi personnellement � San Gennaro,
et parle-lui franchement, d'homme � homme.
Si San Gennaro te donne l'autorisation, alors je te la donne aussi.
�a te va ?
? C'est le pays du soleil. ?
? C'est le pays de la mer. ?
- Quelle journ�e ! - Esp�rons qu'il n'est pas �nerv�.
J'ai envoy� la carte postale comme tu as dit, avec les trois cents points.
Pourquoi la machine � laver n'est pas arriv�e ?
Je comptais sur ta bonne parole...
D�sol�, mais il s'agit d'une affaire sp�ciale...
Non, un instant. Je dois parler, je n'ai pas fini.
�coute, mon neveu est en train d'acheter un scooter.
Il veut gagner au loto. Il veut que le fasses gagner, hein ?
Ne me laisse pas tomber.
Ne recommence pas � me faire des cabrioles !
J'ai fini.
San Gennaro, mes pens�es, tu les connais d�j�.
On a beaucoup parl� de toi ces derniers jours,
que tes oreilles ont d� bourdonner.
Et puis tu n'es pas un saint pour rien...
C'est vrai, il y a eu des malentendus entre nous.
Mais comme on dit, mettons un mouchoir sur tout �a.
Qui a donn� a donn� et qui a eu a eu.
Je... Je suis venu te parler d'homme � homme.
San Gennaro, � Naples, nous t'aimons tous.
Tu es aim�, respect�.
De temps en temps, tu fais un miracle.
Mais disons-le franchement, dans le monde, tu es peu connu.
Non, je ne veux pas dire que tu n'es pas consid�r�,
mais il y a des saints plus connus que toi.
Peut-�tre moins m�ritants, mais ils ont des villes � leurs noms.
Saint-Marin, San Francisco, Saint-Tropez.
Gennarino, je te le dis respectueusement, nous devons ternir leur image.
Nous devons donc faire quelque chose de grand.
Donne-moi l'autorisation, et je ferai de toi le saint le plus important du monde.
Premier au classement, San Genna. Qu'est-ce que tu en dis ?
Il dit quoi ?
Je sais que tu es trop modeste, alors fais-le pour Naples.
Nous sommes pauvres, et nous souffrons comme toi, tu as souffert.
Sinon, tu ne serais pas un saint.
Maintenant, tu as un tr�sor. Mais � quoi il te sert ?
De quoi tu as besoin ? Tu ne manques de rien.
Avec trente milliards, on ferait des choses � faire mourir d'envie tout le monde.
Un pont entre Naples et Capri, de grands h�tels pour les sans-abris...
- Eus�bio. - Quoi ?
Eus�bio !
Ah, je t'ach�te Eus�bio.
Comme �a, on gagne la Coupe des champions et tu sera c�l�bre pour toujours.
Tu es content ?
San Gennaro, tu dois me faire un signe !
Sinon, je ne sais pas si tu m'entends !
�coute-moi.
Si tu n'es pas d'accord, n'aie pas honte ! Dis-moi juste non.
Mais penses-y bien d'abord.
- Le soleil ! - Le soleil est l� !
- Il ne pleut plus. - Tant mieux !
San Gennaro, j'ai compris.
Merci.
- Ah, les bougies ! - Oui, les bougies !
Gennarino, comme tu es beau !
Du Th��tre Politeama, nous retransmettons le Festival de la chanson napolitaine.
La premi�re chanson est � Ce vo 'tiempo �, de Maresca et Pagano.
Chant� par Peppino Di Capri.
? E lucente di acqua e mare ? ? sotto il sole ?
? Come allora mi pare di vedere ?
? Sotto il sole, Quando era ancora estate. ?
? Sotto il sole, Quando era ancora estate. ?
? Domani di prima mattina ? ? ti vengo a svegliare. ?
Mar�chal ! Si vous voulez monter, ne vous g�nez pas !
Merci, madame.
Le service, c'est le service.
Si cela ne vous d�range pas, montez un peu le volume.
Bonsoir, Mar�chal.
Permettez ?
Qu'est-ce que tu fais ? O� tu vas ?
O� est la prise ?
C'est quoi cette bo�te ?
Ah, elle est l�.
Je peux savoir ce que tu fais ?
Qui a envoy� �a ?
Je ne sais pas, j'en ai livr� cinquante.
Ils vont finir par me faire rater le festival.
�a c'est l'antenne, �a c'est le volume, et je ne sais quoi.
- Une belle signature. - Une signature ?
Voil�...
Peut-�tre que c'est le commissaire qui l'a envoy�e.
Mais c'est quoi cette histoire ?
- Si vous n'en voulez pas, je l'enl�ve. - Non, laisse-la ici.
Tu la reprendras demain.
- On doit trouver qui l'a envoy�e. - Merci !
Bonne �mission !
- Tu t'y connais un peu ? - Je m'en occupe.
? Ci vuole tempo per fare giorno. ?
? Io non dormo, ? ? Non dormo e penso a te. ?
Let's go!
C'est l�.
H�, vous ! O� vous allez ?
Vous ne pouvez pas. Cet immeuble est dangereux.
- On habite ici. - Ah, d�sol�.
Vous, vous attendez avec la voiture derri�re l'�glise.
? Ma perch� ? ?
? Ma perch�... ?
? queste mani pi� si stringono... ?
All� ?
All� ? Qui est � l'appareil ?
Je te pr�viens, ce soir, �a va bouger dans le quartier du Duomo.
Don Ferdinando, sers-moi un lait d'amande.
On est en contact. Va doucement.
Et s'il quelqu'un vient, embrasse-la comme si tu �tais son amant.
Attention, attention Agonia !
- J'�coute. - � l'endroit o� vous �tes descendu,
il y a une bifurcation.
- Attention � l'eau. - Bordel !
L'un des deux tunnels est ferm� par une porte en fer.
- Voil� la porte. - Utilisez le laser et d�coupez...
Chut !
- Y a quelqu'un. - Non.
J'ai cru...
Capitaine, le laser est un outil tr�s d�licat.
Il doit �tre utilis� avec beaucoup de pr�cautions.
- �a alors ! - C'est une sorte de chalumeau.
Allons-y.
Porte en fer enfonc�e.
Communiquez votre position. Termin�.
All�, all� ! Je ne vous entends pas. Je ne vous entends pas !
Ah, c'�tait coup�.
Fais demi-tour.
On a perdu le contact, qui sait o� ils sont all�s.
Ah, les voil� ! Arr�te-toi.
L'obstacle num�ro deux est le tunnel mur�. - Voil� le mur.
Utilisez le perforateur � ultrasons.
- Passe-moi le mixeur, peu importe son nom. - Ultrasons.
Je ne crois pas en ce truc.
Vraiment, ces Am�ricains sont fut�s !
Passe-moi la m�che.
Watch out, the police!
Je n'aime pas �a.
Pourquoi ce policier �tait ici ?
Dud�. Oh, Dud� !
Qu'est-ce qu'il y a ?
Va voir ce qu'il se passe, je veux �tre tranquille.
Ah, oui, oui.
On est foutus, y a un fourgon de police.
Ils vont entendre l'explosion. Ils sont juste au dessus !
Capitaine, Capitaine, �teins vite la m�che !
Trop tard, elle est de l'autre c�t� du mur !
Look. Reculez de vingt pas. Vingt pas !
Faites vite demi-tour !
� vos ordres !
All right, now.
Tournez � gauche, et regardez autour de vous.
Il doit y avoir un escalier en fer. Grimpez et ouvrez la...
- Ouvre la... Comment �a s'appelle ? - Le truc, l�...
What's it's called... Comme une petite tombe.
Ah, la bouche d��gout ! Pour moi, c'est � chiavica �.
La bouche d��gout. Ouvrez la bouche d��gouts, et sortez.
Comme �a, la police les prendra quand ils sortiront...
Comment �a ?
et ils seront partis avant l'explosion.
- Vous voulez de l'aide ? - Non, merci.
Mar�chal Vasile ! Vous avez entendu comment il chante �a ?
Et maintenant, il y a une belle cantate qui t'attend.
Il y a un malentendu.
Ces cr�tins ont aussi pris la valise.
Et maintenant, comment on va faire sans outils ?
- Il y a un malentendu ! - Oui, oui, allons-y.
Si on se d�p�che, on pourra entendre la deuxi�me partie du festival.
D�p�che-toi !
Ferme la porte, �a fait courant d'air.
- Dud�, pourquoi tu as �t� si long ? - J'ai r�par� la voiture.
�coute, on a un impr�vu.
Comment on va passer sans nos outils ?
Qu'est-ce qu'on peut faire ?
Que faire, que faire, qu'est-ce que j'en sais ?
- Dud� ! Mais Dud� ! - Il est o� ?
Bordel de merde...
Attention, il y a un trou.
Tu ne peux pas regarder o� tu mets les pieds ?
J'ai regard�, j'ai regard� !
Maintenant qu'on n'a plus d'outils, qu'est-ce qu'on fait,
comment on fait pour passer ?
C'est de la haute tension.
C'est au moins du dix mille volts.
Regarde �a.
La chaise �lectrique fait moins peur.
On va finir dessus, avec la chance qu'on a.
Il faudrait mieux faire attention.
J'aurais bien un truc...
On pourrait essayer...
- Quel truc ? - La cale au compteur.
- Quoi ? - J'ai appris �a pendant la guerre.
Avec ce syst�me, � Naples...
presque personne ne payait l'�lectricit�.
Maintenant, comment la mettre ? Cela prendrait...
J'aurais besoin...
Excuse-moi. C'est de l'�caille de tortue ?
Oui.
Ce n'est pas conducteur.
Essayons.
Non, non, il vaut mieux pas.
Qu'est-ce que tu as ? Tu as peur ?
- Courage ! - Qu'est-ce que tu fais ? Tu me brusques ?
- Courage ! �a ne durera pas longtemps. - J'y vois rien !
- O� ? - L�, courage !
Vite, Maggie !
Oh !
Excusez-moi ! Mais c'est pas le moment de se formaliser...
- Maggie, prends �a, le sac. - D'accord !
- Attrape �a. La lampe, Jack, la lampe ! - Un moment, un moment.
Prends les fils. Courage !
Tire dessus.
Vite, Dud�, vite !
Ne bouge pas, je vais te tirer.
- Fais doucement. - Oui.
Tire lentement.
Attention au nez !
Tire, tire. Tire !
Tu t'en tires bien.
Allons-y.
J'ai aussi ruin� ma cravate.
- O� en est le festival ? - Tendons l'oreille.
Mais qu'est-ce qu'ils font ? Ils n'arrivent pas...
- Qui chante ? - Maria Paris.
Gloria Christian, Mario Abbate, Sergio Bruni, et c'est fini.
Chut !
- Comment on passe, l� ? - C'est simple, on va le faire sauter.
- O� est la dynamite ? - L�.
Heureusement, ces idiots ont oubli� ce truc.
Ah ! Un rat ! Un rat !
C'est des souris !
- Mademoiselle ! - D�sol�, d�sol� je suis tr�s nerveux.
Je vois !
Allume-la.
- Tiens, vaut mieux que tu l'allumes. - Oui, oui, d'accord.
Attention, c'est une m�che courte.
Maintenant, c'est bon.
- Qui s'y colle ? - Il y a une autre charge.
Non, c'est dangereux.
La charge est trop forte, et la m�che est trop courte !
On doit l'enfoncer loin, on ne pourra pas l'allumer.
�a ne va pas.
Mais je ne me souviens pas qu'il y avait ce mur.
Donne-moi la carte.
Il veut la carte. La carte...
Elle n'est plus l� ! J'ai d� la perdre quelque part...
Tu l'as perdue !
�a veut dire quoi, � j'ai perdu la carte � ?
Je ne peux te faire confiance sur rien !
Et toi, tu fais tout bien ?
Par exemple, tu as embauch� ce type, cet abruti de Dud� !
Elle a raison, regarde comme je suis calme.
C'est toi qui as voulu que je l'embauche. C'est toi.
Si c'est moi qui avais tout dirig� �a se serait bien mieux pass�.
- Ah, c'est vrai que tu es un g�nie ! - J�imagine que tout est de ma faute ?
Oui, oui, c'est ta faute. L�, on pourrait �tre aux USA !
� voler des banques et des h�tels !
Tu as toujours tout abandonn�, dans la vie.
Oui, et j'aurais d� t'abandonner il y a longtemps !
J'aurais d� t'abandonner l� o� je t'ai trouv�e.
Et l� o� je t'ai trouv�, tu �tais dans la m�me merde, � moiti� mort...
J'ai trouv� ! J'ai trouv�, Jack !
- J'ai trouv� ! - Quoi ?
- J'ai attach� la cartouche au rat. - Pauvre rat !
Si ont fait sauter le mur, vous ferez un monument au rat.
Maintenant, je le mets dans le trou...
... esp�rons qu'il ira de l'autre c�t�.
? Quando poco a poco... ?
Ferme cette porte !
Brave spaghetti !
Merci stupide Dud� !
Oui, on en est d�j� � Mario Abbate, faisons vite.
Maggie, Dud� ! On y est enfin !
C'est la catacombe de l'�glise, le plan �tait correct.
Mais o� est le passage ?
Il n'y a pas le passage signal� par Frank.
Mais qu'est-ce qui te fait tant rire ?
On ne peut pas avancer, on ne peut pas reculer...
Jack, Maggie et Dud� !
Il n'y a pas de quoi rire, tais-toi !
Jack n'a aucun sens de l'humour.
Toi, tu l'ouvriras quand je te le demanderai.
Mais � quoi �a sert de s'�nerver ?
De toute fa�on, on ne peut pas sortir.
C'est des catacombes, pas des murs modernes.
�a ne saute m�me pas avec de la dynamite.
�coutez �a !
Entrez !
Poussez, la porte est ouverte !
Vous en avez mis, un temps !
Et toi, comment tu es arriv� l� ?
Le gardien est sorti, il a laiss� la porte ouverte,
et je suis entr�...
- Je veux bien �tre pendu... - Allez, allez qu'est-ce qu'on attend ?
- On casse la vitre et on prend les bijoux. - �a ne casse pas, regarde.
- J'ai tout essay�, rien � faire. - Quoi ? C'est pas vrai !
�cartez-vous !
- Je vous l'avais dit ! - Non !
Non, non, non ! C'est pas vrai !
Calme-toi. Prends �a.
Laissez-moi essayer.
Ces verres ont un point critique. Si on le trouve, on peut les briser.
- Est-ce que quelqu'un fait le guet ? - Oui, le Baron.
Sinon, pourquoi on l'aurait pris ? Fais, fais...
? Si faceva chiamare... ?
- C'est Sergio Bruni, la derni�re chanson. - On a trois minutes.
On devra sortir avant que les rues ne se remplissent de monde.
Rien � faire, elle ne se brise pas.
Je peux essayer ?
Si je n'y arrive pas, comment tu pourrais le faire ?
Essayons encore !
Mais je pourrais au moins essayer ! Qu'est-ce qu'on a � perdre ?
�a fait une heure que j'essaie, qu'est-ce que esp�res ?
Prenez-les d�licatement. Ne les cassez pas !
- Prends �a aussi. - Mettez-les ici.
Mets �a l�.
Donne-moi le sac.
Donne-moi le briquet ! C'est mon briquet !
Celui-l� !
Il y a encore �a.
- Il y a des perles ! - Allez, on y va !
- Les saphirs ! - Ils sont l�.
Allons-y !
Le tr�sor de San Gennaro dont la valeur s'�l�ve
au chiffre fabuleux de trente milliards.
Trente milliards. Trente milliards.
Ne t�inqui�te pas, le tr�sor reste � Naples.
Chut� !
Pourtant j'avais ferm� la porte.
Cacace a pris 5 000 lires pour le r�parer.
Il a vol� de l'argent � San Gennaro.
Ouvre le coffre !
- Tu as r�gl� l'accident ? - Le camion est � l'intersection de Foria.
Pour �couter la radio, ils ont d�charg� la batterie.
Sciasci, viens pousser !
- Tu lui as bien expliqu� ? - Oui, ils feront dispara�tre le tr�sor.
Courez, ils nous ont bais�s !
Sergio Bruni a gagn� !
Je crois qu'on a eu la m�me id�e. Les grands esprits se rencontrent.
Je ne suis pas tr�s bonne en maths.
Je n'ai jamais su diviser par trois !
Avec cette m�thode, je trouve �a beaucoup plus simple.
Cramponnez-vous !
Pourvu qu'ils ne prennent pas une autre route.
O� ils vont ? En bas de l'escalier ?
Vas-y... Plus vite...
Sciascillo, enl�ve �a !
Qu'est-ce qui arrive ?
- On arrive pr�s de l'intersection. - Esp�rons qu'ils ne s'�chappent pas.
Non, d�s que la voiture arrive, ils vont se jeter dessus.
Ils arrivent ! Ils arrivent !
- C'est bien la voiture o� se trouve Dud� ? - Oui.
Tiens-toi pr�t.
C'est la deuxi�me.
Allez !
Pasquale, c'est � cette heure-ci que tu rentres ?
D�crochez ce truc !
Je ne trouve pas le sac. O� vous l'avez mis ?
Cr�tin, dans l'autre voiture, celle que tu devais arr�ter !
Maintenant, on va o� ?
Au port, ils doivent �tre en train d'embarquer.
Bon, je pense qu'on les a sem�s. Ils ne nous suivent pas.
Allez, pourquoi tu t'arr�tes l� ?
D�sol�e, Jack, mais je ne sais m�me pas diviser par deux !
Maggie, tu es folle ?
Je t'ai dit que je n'avais jamais �t� bonne en maths.
J'ai toujours �vit� les divisions.
Maggie, attends une minute, ne fais pas �a !
- Comment c'est arriv� ? - J'ai entendu un bang.
J'ai vu flotter une robe de femme et j'ai donn� l'alerte.
Oh mamma mia ! Y a un mort � l'int�rieur !
Pauvre fille !
Maintenant, le tr�sor est mang� par les poissons.
Partons, ces choses-l� me font mal au c�ur.
C'est quoi, le num�ro de l'homme noy� ?
- Trente-six. - Alors jouons 36, 44 et 72.
�a ne peut pas �tre 72, ils n'ont pas trouv� la femme.
Mar�chal, ils n'ont pas trouv� la femme ?
- Non. - Alors, jouons seulement le 2.
Oh mamma mia, quelle honte !
Assassin ! Excommuni� ! Voleur de saints !
Tu as vol� San Gennaro. Quelle honte !
La honte de tout Naples !
Vous serez ch�ti�s. Peste, diarrh�e et malamorte !
En enfer, vous finirez tous en enfer !
J'avais l'autorisation du Saint et de Don Vincenzo.
Je l'ai �lev� comme un fils. Et toi, qu'est-ce que tu me fais ?
Je ne veux plus te voir !
Tu n'es pas un vrai Napolitain.
Ta m�re �tait autrichienne, et aussi une pute !
- La mienne aussi. - Ta m�re �tait autrichienne ?
Non, pute.
La main s�che doit s'abattre sur vous tous !
Ne maudissez pas.
C'est pas moi. C'est la mal�diction du Saint.
Vous allez avoir la danse de San Vito pour toute la vie.
Vous bougerez toujours, toujours.
L'ict�re vous rendra tout jaunes.
Arr�te, maman, tu exag�res !
San Gennaro ne te foudroie pas, parce que je suis un peu apparent� � lui.
Mais trois personnes sont d�j� mortes, et deux sont en prison.
San Gennaro ne pardonne pas !
Il ne pardonne pas, San Gennaro !
Je dois partir.
Baron, vous vous sentez mal ?
Non, j'ai un rendez-vous. Dites au revoir � Dud�.
Heureusement, je n'ai pas particip�.
Mais par pr�caution je rentre chez moi et je vais me coucher.
De nombreux indices en possession de la police,
et la d�couverte du cadavre d'un Am�ricain
noy� dans les eaux du port, font penser � une organisation criminelle...
Et maintenant, il se passe quoi ?
Concetti, mais tu �tais o� ? C'est � cette heure que tu rentres ?
O� tu �tais cette nuit ?
Je ne veux plus d'ennuis, Dud� me couvre d�j� assez de honte !
Il finira comme son p�re, mort dans un asile.
Je te renvoie chez toi ! Joli cadeau que ma soeur m'a offert !
C'�tait le journal radiophonique.
Tu n'as pas honte ?
Et je devrais �pouser quelqu'un qui passe toute la nuit dehors ?
Je n'ai rien fait de mal, Dud�, je te le jure !
Je t'ai attendu � la villa. Je sais que tu ne voulais pas.
Mais quand j'ai vu ce matin que l'Am�ricaine faisait ses valises,
j'ai eu peur que tu partes avec elle.
Tu es rassur�e, maintenant ?
C'est moi qui t'aime, Dud�, oublie cette fille.
Mais qu'est-ce que tu vas chercher ? Embrasse-moi.
Tu es contente ? Ah, elle est partie, maintenant !
- Elle est partie ? - Oui.
Et o� est-elle all�e ?
Je ne te le dis pas, sinon tu vas aller la rejoindre.
Moi ? Tu veux conna�tre la v�rit� ?
Ce matin, elle m'a invit� � partir avec elle.
Quand j'ai r�alis� qu'il y avait un int�r�t sentimental, tu sais ce que je lui ai dit ?
� Ma ch�re, mon c�ur est trop occup�. �
� Prends le premier train, et retourne en Am�rique. �
- En train ? - En train, en vaporetto...
Alors pourquoi est-elle all�e � l'a�roport ?
Pour prende l'avion, Concetti !
- Sciasci, appelle Capodichino. - Et pourquoi ?
Demande � quelle heure l'avion part.
Concetti, tu m'aimes ?
Pour toute la vie !
Dis � Totonno, le propri�taire du th��tre San Ferdinando,
que j'ai besoin d'une voiture immatricul�e au Vatican � l'a�roport de Capodichino.
Avec un chauffeur en uniforme, et un beau cardinal.
J'ai compris, un beau cardinal devant le th��tre San Ferdinando.
Non, � Capodichino !
Concetti, tout d�pend de toi.
- Dud�, embrasse-moi... - C'est pas le moment, vas-y.
- Et ne dis rien � maman Assunta ! - Non !
Trop tard, l'avion part dans dix minutes.
Appelons Don Vincenzo.
Non, je dis...
Arr�ter un avion n'est pas une chose facile.
Tu es s�r ?
Non, parce que m'expose, et je ne voudrais pas...
D'accord, je vois ce que je peux faire.
D'accord, Don Vincenzo.
Mais seulement une demi-heure, je ne peux pas faire plus.
Attention, attention !
Les passagers du vol 114 pour New York sont pr�...
�a ne passe pas !
Mias qu'est-ce qui arrive ? L'essence n'arrive plus. Pepino !
Pepi� !
Quoi ? Des vents contraires impr�vus ?
Mais nous avons re�u le bulletin il y a dix minutes !
D'accord, on vous rappellera.
- O� tu vas ? - C'est plus court par l�.
On d�colle dans cinq minutes. J'arrive tout de suite.
Bien, commandant.
Attention ! Le camion !
Tu as eu peur ?
Du calme, messieurs dames. Rien de grave.
Juste un petit contretemps. L'avion va bient�t d�coller.
- Putain de connard ! - Oui, vous avez raison, mademoiselle !
Attention, attention, les voyageurs du vol 114 pour New York
veuillez vous rendre � la porte 8 pour l'embarquement.
Gr�ce � San Gennaro, on est arriv�s.
- Le vol pour New York ! - Il est en train de partir, porte n�8.
- Eh bien ? - Excusez-moi.
- L�, l� ! - Votre carte d'embarquement.
Avancez...
- Mais o� tu vas ? - Les valises !
Les voil� !
- Tu les as trouv�es ? - Oui.
Les voil� !
Mais elles �taient blanches !
Il faisait sombre !
Comment on peut entrer ?
Ma veste. Prends ma veste.
Arr�tez avec vos blagues, qui a pris ma casquette ?
Donald, viens avec moi chez le commandant.
Ce monsieur doit sortir. On va voir si cette veste est la sienne.
Elles sont l� !
Rien !
Oh !
H� !
Tu perds tout, regarde ! �a fait une heure que je t'appelle.
- On doit prendre �a. - Ils montent dans l'avion !
D�croche les chariots.
- Vite, ils montent ! - Ce truc n'avance pas !
Vas-y !
Elle est descendue !
Sciasci, prends ce sac.
Non ! Laissez-moi !
- Voleurs ! Voleurs ! - Merci. Bonne chance Maggie.
Occupez-vous d'elle, c'est une folle ! Je vais chercher un m�decin.
Et maintenant, on va habiller Naples de nouveaux v�tements !
Tu as vu cette b�te ? � un poil pr�t...
Voil� la voiture.
Allons-y, Sciasci ! Cours !
Non, je ne viens pas. Le Saint ne veut pas !
- Allez, salopard ! - Je ne viens pas ! Je ne viens pas !
Vas-y, conduit tranquillement.
- Toi, comment tu t'appelles ? - Aloisio.
Aloi, donne-moi une cigarette.
Attention, il y a un barrage. Vas-y doucement, hein, normal.
Et toi, souris et b�nis. B�nis sans arr�t, tu as compris ?
- Tu as vu, c'�tait l'archev�que Aloisio. - Il vient d'o� ?
- On est pass�s ? - Oui.
D�s qu'on sort de la ville, prends l'autoroute.
On va en Suisse.
On va changer �a en devises fortes, et demain, on dormira � Naples.
�vite la circulation et baissons les rideaux.
Baisse, Aloisio.
Tu as tout mis ? Tu as l'air un peu... d�garni.
C'est l'habit...
Je voulais un gros cardinal, et toi, avec ce visage...
O� t'ont-ils pris ?
� l'archev�ch�.
Une femme d�vou�e est venue, Mamma Assunta.
Elle nous a parl� de tous les risques que vous avez pris pour r�cup�rer le tr�sor.
Merci, mon fils.
Les gars ! Dud� a trouv� le tr�sor !
Dud� a trouv� le tr�sor !
Le tr�sor de San Gennaro !
Dud�, mon fils, merci !
Tu es beau !
Vous avez vu ? Mon fils est un bon gar�on.
Votre �minence...
Maintenant, le tr�sor est vraiment celui de Naples.
Oui, mon fils, tu as raison.
Tiens, San Gennaro. C'est ton bien, San Gennaro !
Traduit de l'italien par eMartini
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