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Original subtitles

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1 LA MAISON D'ÂPRE-VENT d'après Charles Dickens

Silence dans la salle !

À présent, nous passons encore une fois

à l'affaire "Jarndyce contre Jarndyce".

Oui ?

Mr Tangle ?

Nous le savons, le problème

de "Jarndyce contre Jarndyce"

est qu'il y a plusieurs testaments, parfois partiels.

Tous différents et contradictoires.

Vous en avez pour longtemps ?

J'en ai bien peur.

Différents éléments... que je me dois d'évoquer.

Votre honneur.

Mr Brownlow, vous représentez Lady Dedlock.

Une urgence à nous soumettre ?

Non, votre honneur.

Mr Tulkinghorn nous flatte

de sa présence ce matin.

Votre honneur.

Pleut-il toujours ?

Oui, cher époux.

Étonnant.

Cela m'ennuie à mourir.

Cet endroit m'ennuie à mourir.

Ma vie m'ennuie à mourir.

Moi-même, je m'ennuie à mourir.

Que dites-vous ?

Rien... d'important.

Mr Tulkinghorn viendra bientôt

discuter de quelques détails juridiques.

Peut-être

une avancée dans "Jarndyce contre Jarndyce" ?

Rien n'avance jamais dans "Jarndyce contre Jarndyce".

À ma grande surprise,

il y a du nouveau dans l'affaire Jarndyce.

Il semble que les deux jeunes gens,

les pupilles de la Cour, au coeur de l'affaire,

sont ici aujourd'hui.

Vous devez juger mon affaire aujourd'hui !

Gridley, votre honneur.

J'ai droit à un jugement. J'ai tant attendu !

Une demande a été déposée

pour qu'ils habitent avec leur cousin.

Un certain John Jarndyce.

Si votre honneur le permet,

les deux jeunes gens sont là.

Il y a une troisième enfant.

Une troisième ? Une autre pupille ?

Non, votre honneur.

Elle tiendra compagnie

à cette jeune fille, avec votre accord.

Est-elle ici ?

Elle est en chemin.

Miss Barbary ?

Dites-moi, qui suis-je vraiment ?

Qui tu es ?

Tu n'es personne.

Tu n'es rien, moins que rien. On regrette ta naissance.

Pourquoi ?

Est-ce à cause de ma mère ?

Est-elle morte par ma faute ?

Ta mère, Esther,

a fait ta honte.

Et toi, la sienne.

Tu es différente des autres enfants.

Tu es à l'écart.

Esther Summerson ?

Je suis Guppy, de chez Kenge et Carboy.

Pemettez.

Déchargez les paquets et suivez mon employé.

Voulez-vous me prendre le bras ?

N'allez pas vous perdre. Donnez.

- Faites attention ! - Pardon !

Excusez-moi.

- Vous allez bien ? - Très bien, merci.

Alors tout va pour le mieux.

Oui.

Bonjour.

Bonjour Jo. Comment va ?

Vous savez, je suis un parmi d'autres.

Là, je n'ai rien pour toi.

Attends mon retour.

Vous êtes très gentil.

Très bien, Mr Nemo.

Très élégant,

si je puis me permettre.

J'aurai d'autre documents à copier demain, si vous voulez.

"Jarndyce contre Jarndyce".

Du travail pour nous tous.

Dépensez-les bien.

Que vous importe

comment je les dépense,

Mr Snagsby ?

Rien du tout.

Bonne journée.

Nous y sommes.

C'est le bureau de Mr Kenge.

- Asseyez-vous près du feu. - Merci.

Mr Kenge est au tribunal.

Il vous salue et vous offre

cette collation... ainsi que ce journal.

Merci Mr...

Guppy.

Merci, Mr Guppy.

Je vous en prie.

Vous allez voir le chancelier.

Un moment clé de "Jarndyce contre Jarndyce".

Je ne crois pas.

Mais Mr Jarndyce...

Voilà ! Mr Jarndyce. Vous voyez ?

Il est au coeur de l'affaire. Et quelle affaire !

La plus célèbre de la Cour, depuis des années.

On dit qu'elle ne finira jamais.

Il y a beaucoup d'argent en jeu.

Des centaines de milliers, des millions.

On m'en a parlé mais...

Je n'y comprends rien du tout.

Ça vient d'un testament.

De plusieurs, même.

Il y a longtemps, un dénommé Jarndyce a fait fortune.

Il aurait fait plus d'un testament.

Nul ne sait à qui l'argent revient et on se le dispute depuis lors.

De nombreux plaignants se sont succédés sur des générations.

Deux jeunes gens sont venus en séance.

Ils sont au coeur de l'affaire comme Mr Jarndyce.

On dit que l'un deux pourrait empocher beaucoup.

Mais qui sait ?

Vous pourriez hériter si Mr Jarndyce s'intéresse à vous.

Et je me permets de vous souhaiter la meilleure fortune.

Merci.

Il y a un miroir là,

au mur.

Oui ?

Si vous voulez vous rembellir suite au voyage

pour voir le chancelier.

Non pas que ce soit nécessaire.

Bien au contraire, si j'ose dire.

Je suis honteux.

Honteux.

Ce n'est qu'une tache d'encre.

Cela doit arriver souvent dans votre profession.

Ne vous affolez pas pour ça.

Vous êtes très gentille.

Plus gentille que je n'aurais...

Miss Summerson...

Mr Kenge.

Nous allons voir le chancelier ?

Honteux.

Miss Ada Clare ?

Eh bien...

Vous êtes pupille de la Cour. Savez-vous ce que c'est ?

Je n'en suis pas sûre.

Vous et Mr Carstone êtes orphelins.

Vous êtes donc sous tutelle judiciaire

et partie civile dans cette affaire

car descendants de John Jarndyce, résidant à la Maison d'Âpre-Vent,

décédé depuis longtemps.

Vous pourriez hériter

d'une très grosse somme d'argent.

L'un comme l'autre, une fois l'affaire jugée.

Entre temps,

votre cousin, aussi nommé John Jarndyce,

habitant aussi Âpre-Vent, a choisi de vous accueillir.

Voulez-vous aller à Âpre-Vent, Miss Clare ?

Oui, votre honneur.

Ça m'a l'air bien morne.

Pas en ce moment,

votre honneur.

Mr Richard Carstone. - Oui, votre honneur.

Croyez-vous

que vous serez heureux chez Mr Jarndyce à Âpre-Vent ?

J'en suis sûr.

Mais vous ne l'avez jamais vu ?

Mr Jarndyce est un homme de bonne composition, j'imagine ?

D'excellente. Et très bien vu en société.

A-t-il les moyens de s'occuper d'eux ?

Qu'importe l'issue du procès,

ses moyens sont considérables.

Est-il marié ?

Non, votre honneur.

Si je peux vous le rappeler,

Mr Jarndyce propose une camarade à Miss Clare.

La voici,

Miss Summerson.

Je vois.

Très bien.

Je vais signer l'ordre.

Quelle histoire !

Hier, j'étais étudiant médiocre en Français et Latin,

Aujourd'hui, je suis héritier d'une fortune.

Où allons-nous ?

Vous ne savez pas ?

Pas le moins du monde.

Je suis tel un nouveau-né.

Vous vous connaissez ?

Depuis peu.

On s'est rencontré une demie heure avant toi.

On est déjà amis.

Nous le serons tous trois.

Les pupilles Jarndyce !

Ravie d'avoir cet honneur.

Bon présage, tant de jeunesse, d'espoir et de beauté

réunis ici.

Peu importe l'issue.

J'étais pupille moi aussi.

Bien sûr, mon affaire était bien plus modeste.

Mais mon jugement approche

le jour du Jugement Dernier.

Laissez-nous, Miss Flite.

Soyez gentille.

Voilà votre fiacre.

Vous irez chez Mrs Jellyby ce soir.

Une femme gentille, très philantrope.

Guppy vous emmènera.

Exact.

Miss Clare, Mr Carstone.

Miss Summerson.

On monte.

Entrez. Moi, je grimpe.

Clamb ?

Ramenez les papiers de Jarndyce.

Vous descendez à Chesney Wold ?

Une belle maison, paraît-il.

Très belle maison.

Grande famille.

C'est un privilège de servir Sir Leicester Dedlock.

Et Lady Dedlock.

Très belle en son temps.

Belle, oui.

Pas bien née mais belle comme vous dites.

Ainsi va le monde.

Ramenez les papiers.

Bien, Mr Tulkinghorn.

Que se passe-t-il ?

Le petit Jelyby s'est coincé la tête dans la grille.

- Le pauvre ! - N'ayez crainte.

Je vais le tirer de là.

Réessayons.

Mr Guppy !

Mieux vaut pousser.

Si sa tête est passée, le reste peut suivre.

Excellente idée.

Tu as peur ?

Bouge les épaules sur le côté.

Voilà.

On le tient !

Miss Clare, Miss Summerson.

Mr Carstone.

Entrez donc.

Par ici.

Comme d'habitude, je suis très occupée.

Mes projets en Afrique prennent tout mon temps.

On espère qu'avant un an,

200 familles cultiveront le café

et qu'on aura instruit les Boriaboolaghis

Un superbe travail !

Mon mari, Mr Jellyby,

n'est pas là apparemment.

Ma fille aînée,

Caddy.

Mon mari de fortune.

Asseyez-vous pendant que je...

Où en étions-nous ?

Je suis sûre que vous pensez

souvent à l'Afrique, Miss Summerson.

Le pire climat du monde.

Caddy.

Mrs Jellyby présente

ses salutations à Mrs Swallow.

Maman !

Quoi encore ?

Non Peepy ! Pas question !

Maman est occupée.

Je sais que vous, Mrs Swallow,

partagez mes profondes convictions

sur l'Afrique

et l'essentielle

fraternité mondiale.

Et c'est...

dans ce sens... - Je n'arrive pas à suivre !

Ralentis.

Et...

c'est dans...

ce sens...

J'entre, une minute ?

Tu as travaillé tard.

Ça, je le sais !

Je voudrais que l'Afrique meure !

Mes doigts...

Ça ne part pas.

Elle est très belle.

Oui, c'est vrai.

Elle est orpheline, non ?

Oui.

J'aimerais l'être aussi.

Maman me fait honte.

Je voudrais mourir.

Que nous mourions tous.

Ce serait bien mieux pour nous. Ne le niez pas.

- Caddy... - Maman me rend furieuse.

Elle se ridiculise avec l'Afrique et papa ne fait rien.

Tu ne devrais pas parler de tes parents comme ça.

Je sais que je suis grossière.

Si vous m'appreniez les bonnes manières...

Je fais de mon mieux comme je suis.

Vous êtes choquée.

Je le suis aussi.

J'aimerais...

Ce n'est pas grave.

Bonne nuit.

Bonjour mes chéris !

Joie, Jeunesse...

Paix, Repos, Vie...

Poussière, Cendres, Désolation.

Besoin.

Ruine et Désespoir.

Folie.

Mort.

Ruse et Déraison.

Nous aurons notre jugement, le Jour du Jugement Dernier.

Pillage, Jurisprudence, Jargon

Lard Fumé et Épinard.

Et vous chanterez tout votre soûl, mes petits !

- Bonjour. - Vous partez, Miss Flite ?

Comme vous le voyez, Mr Krook.

Et le loyer ?

Très bientôt.

Le jour du Jugement ?

Bien avant, croyez-moi.

Ça va, Lady Jane.

Elle peut tailler quelqu'un en pièces.

On me l'a vendue pour son pelage.

Très beau, vous voyez.

J'ai pas pu la dépecer.

C'est pas comme la Cour, hein ?

Pas tant qu'on me paye.

Mr Krook,

J'ai vu les pupilles de l'affaire Jarndyce.

Les pupilles Jarndyce ?

Ils sont merveilleux.

Pleins de jeunesse, d'espoir, de beauté.

Pas pour longtemps.

"Jarndyce contre Jarndyce"

les dévorera.

Lentement, comme des grains dans un moulin.

Il s'y noieront, deviendront fous, petit à petit.

Comme Tom Jarndyce.

N'en parlez pas !

Il vient ici.

Là où vous êtes.

Un pistolet à la main.

Seigneur !

Mr Nemo.

Bonjour.

Mr Krook.

Pardon, je suis pressé.

Le loyer !

Ça fait six semaines.

Autant ?

- Vous l'aurez. - Oui, c'est bien beau.

Mais quand ?

Vous serez payé.

Vous avez ma parole.

Excusez-moi.

Quel gentleman !

Gentleman ?

Ça me fait une belle jambe.

Il aurait vendu son âme au diable.

Je sais pas où il cache l'argent !

Saluez bien

mon cher ami Mr Jarndyce.

Vous ne m'oublierez pas ?

Viens Caddy.

On a du travail.

Prêt, cocher ?

Nous avons une visite.

Voyez-vous qui c'est ?

Tulkinghorn.

- Mr Tulkinghorn. - Sir Leicester.

Très gentil de venir de si loin.

Encore une audience de l'affaire à la Cour ?

Oui, hier tout juste.

Madame.

Est-il utile de demander s'il s'est passé quoi que ce soit ?

Rien de ce que vous appelez "quoi que ce soit".

Ni maintenant ni jamais.

Les procès sont souvent longs à la Cour.

Sinon, ce ne serait pas des procès.

En effet.

Comme des dépositions ont été rajoutées,

j'ai jugé que mes clients devraient être

pleinement au courant

des nouveaux éléments.

Très bien.

J'ai...

J'ai là les papiers, si je peux...

Merci.

La Cour, dans l'affaire John Jarndyce...

Épargnez-nous ces horribles formalités.

Comme il vous plaira.

Qui a copié cela ?

À qui est cette écriture ?

Malheureusement, je n'en ai aucune idée.

Cela vient du "greffe" ?

Pourquoi cette question ?

Que ne ferais-je pas pour égayer cette monotonie ?

Continuez, je vous prie.

Très bien.

Pour le ou les testaments de John Jarndyce susmentionné.

Madame ?

Qu'y a-t-il ?

Ma chère, que se passe-t-il ?

Lady Dedlock se sent mal.

Aidez-la à regagner sa chambre.

Attention. Doucement.

La chaleur du feu peut-être...

Je suis sérieux !

Plus d'excuse !

Le loyer demain ou dehors !

Je t'aimerai toujours. James.

Merci.

Ces papiers que j'ai amenés à Lady Dedlock,

où les a-t-on copiés ?

Cela dépend.

Ils ont plusieurs origines.

Celui-ci.

Par exemple.

Je me renseignerai.

Ça peut prendre du temps.

Pour comparer l'écriture.

Merci.

Ada,

ma chère !

Et Esther. Bienvenue. Quelle joie de vous voir !

Entrez vous réchauffer.

Rick, je te serrerai la main dès que j'en aurai une de libre.

Entrez.

Entrez.

Voilà.

Mettez vous à l'aise près du feu.

Rick,

ma main est libre.

Un mot sincère vaut tous les discours.

Je suis ravi de te voir.

Tu es chez toi.

Très gentil, nous sommes reconnaissant.

Venez voir les chambres.

J'aimerais que vous évitiez cette fenêtre.

Prenez soin de vous.

Vous risquez d'autres malaises.

Je vais très bien.

Vous êtes encore pâle.

Est-ce étonnant ?

Tant de mois sans soleil.

Je devrais vous emmener en voyage.

Paris.

Ce changement de décor nous fera du bien.

Qu'en dites-vous ?

Vous êtes trop bon envers moi.

Non non.

Pas du tout.

Serons-nous heureux ici ?

On a beaucoup de chance.

Âpre-Vent n'est pas si âpre.

Tu aimes bien Mr Jarndyce ?

C'est un homme très original.

Est-ce bien ?

Je l'espère. On est ici pour de bon.

Pourquoi nous accueille-t-il ?

C'est peut-être par pure bonté.

Difficile de lui demander. Il nous traite comme de vieux amis.

C'est étrange.

Peut-être serons-nous amis ?

Tu le crois ?

J'en suis sûre.

Oui ?

Miss Summerson ?

Ceci est pour vous.

Les clés de la maison.

Monsieur vous les donne.

Demain, je dois vous montrer les salles

et à quoi elles servent.

Pour moi ?

C'est vrai ?

Merci. Vous êtes ?

- Harriet. - Merci Harriet.

Tu n'es personne.

Tu n'es rien, moins que rien. On regrette ta naissance.

Qu'y a-t-il ?

Rien.

Une telle confiance m'étonne quand on me connaît si peu.

Nous descendons ?

Pour le quotidien,

je ne suis qu'un enfant, un vrai enfant.

Notre fête est au complet.

Ada, Esther...

Je vais me présenter.

Harold Skimpole.

Ami et invité de Mr Jarndyce ici présent.

Ma profession ? Absolument aucune.

Je n'ai aucun talent pour la vie matérielle.

Voilà. Harold Skimpole en deux mots.

Comment allez-vous ?

Très bien.

Grâce à mes amis, dont Mr Jarndyce est le meilleur,

le plus gentil.

Nous y allons ?

Me ferez-vous l'honneur ?

Attendez un insant.

Je demande à l'intendante.

Mr Guppy ?

Jamais entendu parler.

Les maîtres sont partis à Paris.

Depuis cet après-midi. La maison est fermée.

Mon employeur m'a laissé une déposition pour Lady Dedlock.

Laissez-la moi, je la lui donnerai.

Bien.

Mes plates excuses pour être venu si tard.

Je me suis perdu, je connais mal la région.

Je crois que...

mon sort est entre vos mains.

Vous voulez rester cette nuit ?

En un mot, oui.

D'accord.

Si vous retirez vos bottes.

Accompagne-le, Rosa.

Je ne convoite rien. Les biens m'indiffèrent.

Je vis comme un enfant.

N'avez-vous jamais souhaité avoir une maison ?

Une femme, des enfants ?

Dieu vous bénisse, cher ami. J'ai une femme.

Et des enfants.

Une demie douzaine. Voire plus.

Et je les chéris. - Vous en occupez-vous ?

M'en occuper ?

Comment ?

Je n'ai aucun talent pour le travail.

Absolument aucun.

C'est mon ami

dont il faut s'occuper.

Comment vos enfants vivent-ils ?

Aucune idée.

Mais ils vivent. Apparemment.

Inutile de me demander comment. Je suis un enfant pour ces choses.

Votre vie doit être bien agréable.

Oui. On peut le croire.

Une si adorable créature.

Ne l'appelons pas

"orpheline".

C'est une enfant de l'Univers.

L'Univers est

un père indigne.

Je ne sais pas.

Moi, je le sais !

Ça, c'est quelque chose.

Le portrait de Lady Dedlock jeune fille.

On dit que c'est très ressemblant.

Le chef d'oeuvre du peintre.

Bon sang !

C'est Lady Dedlock ?

Je le jure, je ne l'ai jamais vue.

Mais je la connais.

Je le jure.

J'ai dû rêver de ce tableau.

S'il vous plaît,

Mr Carstone vous demande au salon.

Mr Skimpole a été emporté.

- Emporté ? - Oui, emporté.

Je vous croyais...

Vous n'êtes donc pas malade.

Pas le moins du monde.

On a besoin de ton conseil.

Cet homme est Mr Neckett.

Mr Skimpole est arrêté pour dettes.

Combien devez-vous ?

Je ne sais pas.

Des livres, shillings, et un demi-pence, apparemment.

24 livres, 16 shillings,

7 pence et demi en tout.

Et si on ne paie pas ?

La prison. Ou Coavinses.

- Pardon mais qu'est-ce que... - Coavinses ?

Une prison pour endettés.

J'ai pensé que Mr Carstone

ou sa cousine

donnerait une quittance,

un gage. - Pas question.

Du liquide ou Coavinses.

Décidez-vous.

Un instant, s'il vous plaît.

Pourquoi nous ?

Ça le gêne de demander à Mr Jarndyce.

Ça a déjà dû arriver.

Il n'a pas le droit.

Non mais que ferons-nous ?

Payons cet homme.

J'ai dix livres de Mr Kenge, ça ne suffira pas.

J'ai quinze livres

et quelques shillings.

Toutes mes économies.

Esther...

C'est la buanderie.

Merci Harriet.

Tout est à sa place.

Esther ?

Tu as un moment ?

Assieds-toi.

Cette pièce est le grognoir.

Quand je suis en colère, je viens grogner ici.

Ce doit être très rare.

Tu me connais mal.

Si je suis trahi, déçu,

si le vent est à l'Est...

Qu'y a-t-il eu entre toi, Rick et Mr Skimpole

cette nuit ?

Vous êtes fâché ?

Non. Bien sûr que non !

Mais vous prendre tous les deux,

vous presser comme des oranges, c'était très mal.

Que ça ne recommence pas.

Mon choix de l'aider ne concerne que moi.

15 livres ?

Les voilà.

Garde-les.

À l'abris d'amis impulsifs et sans expérience.

Merci.

Qu'y a-t-il ?

Je ne comprends pas votre bonté envers nous.

C'est simple.

Dans ton cas, je...

J'entends qu'une fille est sans tuteur.

Et je décide

d'être ce tuteur.

Et Richard et Ada ?

Ils ont vécu des horreurs, il fallait les en sortir.

À la Cour ?

J'aimerais les en éloigner.

L'affaire Jarndyce en a ruiné plus d'un.

Les années passent, les plaignants se suivent.

Aucun de nous ne peut en sortir.

Mon grand-oncle, Tom Jarndyce, en a désespéré et...

s'est tiré une balle dans la tête.

J'ai hérité.

C'était sa maison.

À mon arrivée, c'était vraiment âpre.

Quand j'ai ramené...

ce qui restait de lui,

ici,

je me suis dit que la tête de la maison

avait explosé

en mille morceaux.

Vous avez dû faire beaucoup de changements.

Oui. Moi-même, d'ailleurs, autant que j'ai pu.

Je ne participerai jamais à ce procès.

Ces faux espoirs, déceptions...

J'ai déjà du mal à aider les autres sans...

me rendre fou...

de rêves de...

C'est bien le grognoir, ici.

Ça suffit pour aujourd'hui.

Je suis très heureux

de t'avoir ici avec moi.

Toi et...

Rick et Ada.

Tu seras heureuse ici ?

Oui, je le crois.

Y a-t-il un moyen de t'en rendre plus sûre ?

On m'a dit

que j'ai fait la honte de ma mère.

Et réciproquement.

Sais-tu pourquoi ?

Je doit être née hors des liens du mariage.

Mais j'aimerais savoir qui était ma mère.

Et si elle est encore en vie.

Ça, je ne peux pas te le dire.

Ta tante a emporté son secret dans la tombe.

C'est peut-être mieux.

Ordre du Mérite,

Croix du Courage.

On en voit pas

très souvent.

Elles sont à vous ?

Combien ?

Au clou ou à vendre ?

À vendre.

Huit livres.

Les papiers,

ceux de Lady Dedlock, qui vous intéressent,

ils viennent de chez Snagsby.

Vous en êtes sûr ?

Une plainte à formuler ?

Pas du tout.

Bien au contraire.

C'est tout.

Mrs Pardiggle est là.

Elle vous veut pour sa ronde.

Quelle sorte de ronde ?

Une ronde de charité.

Serez-vous

du voyage, Mr Skimpole ?

Moi ?

Non.

Je n'ai rien à donner

sauf moi-même.

Et Mrs Pardiggle a plus de charme...

de loin.

Quelle bonne cause vous occupe aujourd'hui ?

Une famille qui fait des briques.

Le père est exécrable.

Mais je crois avoir déjà fait grosse impression.

J'aime ces pécheurs.

Entrez.

Mes amis.

Me revoilà.

Vous êtes encore nombreux ?

Vous ne me dissuaderez pas.

J'aime travailler dur.

Plus c'est dur, plus j'aime.

Avez-vous lu mon livre ? - Non.

J'ai été soûl trois jours.

Quatre, si j'avais eu de l'argent.

Suis-je allé à l'église ?

Non.

D'où vient le cocard de ma femme ?

Je le lui ai donné.

Si quelqu'un en veut.

Dites-le.

Si c'est ainsi...

peut-être devrions-nous partir.

D'autres méritent davantage

notre attention.

Que peut-on faire ?

Un docteur pour le bébé ?

Il est en visite.

On ne peut rien faire.

Chenapan !

- Désolé. - Tu peux !

Laissez-le !

Ou vous aurez à faire à moi.

Ça va, Jo ?

Merci.

Tiens.

Prends soin de toi.

Vous voilà.

La ronde vous a plu ?

Pas du tout.

Je n'aurais pas dû. Vous êtes bouleversés.

Qu'importe notre peine.

Quand on voit la leur... Ne peut-on les aider ?

Je pense qu'il le faut.

Esther.

Si tu peux, tu as de la visite

De la visite ? - Un certain Guppy.

Mr Guppy ?

De Kenge et Carboy ?

Ça nous concerne tous.

Il te demande

personnellement.

Miss Summerson !

Voulez-vous un rafraîchissement ?

Non merci.

Je vais prendre un verre de vin.

Miss Summerson...

Qu'y a-t-il ?

Mon salaire actuel est de deux livres par semaine.

Bientôt augmenté de 5 shillings.

Ma mère a un peu de bien sous forme de rente viagère

annuelle.

Je ne comprends pas...

En langage clair,

je suis fou de vous.

Auriez-vous l'obligeance

de me permettre une déclaration ?

De faire une offre ?

Levez-vous.

Je n'écouterai rien

si vous ne vous levez pas.

Par amour et honneur, j'obéis.

Je ne vous épouserai pas, c'est hors de question.

Je sais que, du point de vue matériel,

mon offre peut sembler modeste. - Ce n'est pas...

J'ai appris des choses de la vie

en rassemblant des preuves et préparant des procès.

Je ferai votre fortune si vous vous confiez à moi et m'encouragez.

- Cessez.. - J'ai fait les cent pas

devant la porte des Jellyby.

Je contemplais les briques qui vous abritaient.

Miss Summerson, guérissez-moi.

Je ne veux ni vous décevoir ni vous attrister.

Mais comprenez que je n'ai pas...

ni ne pourrais avoir...

d'amour pour vous.

Merci du bien que vous pensez de moi.

C'est votre réponse définitive ?

Oui.

Un instant.

Si vous changiez d'avis un jour,

mes sentiments ne sauraient être différents.

Mr Willam Guppy,

87 Peyton Place,

ça devrait suffire.

Ma carte.

Sans arrière-pensée.

Mon ange.

Que puis-je pour vous ?

Quelques mots, Snagsby.

"Jarndyce contre Jarndyce".

Notre travail vous satisfait, j'espère ?

Vous avez copié des dépositions pour moi.

Oui ?

L'une d'elles

a une écriture particulière.

Qui a copié ça ?

On l'a fait faire.

C'est dans le livre de compte.

Jarndyce...

Nous y voilà.

C'est un copiste qui habite en face.

Un nommé Nemo.

Nemo ?

Nemo veut dire "personne" en latin.

Il habite en face ?

Chez Krook, je vous accompagne.

Ça ne pose aucun problème.

Ce ne sera pas nécessaire.

J'étais juste curieux.

- Bonsoir, Snagsby. - Bonsoir.

Merci.

Ça va, Lady Jane.

Mr Krook ?

C'est moi.

Votre locataire est là ?

Homme ou femme ?

Homme.

Il y est.

Vous vouliez le voir ?

Oui.

Vous devriez monter.

2e étage.

Au fond à gauche.

Merci.

Mr Nemo ?

Vous êtes là ?

Opium.

Mr Nemo.

Bonsoir, l'ami.

Le dénommé Nemo,

a vendu des médailles le jour de sa mort.

gravées au nom

du capitaine Hawdon.

Hawdon ? Un débauché !

Un filou ! Un étron !

Il me doit une fortune et il crève !

Maudit ! Je le hais !

Petit ! Viens !

Viens !

J'ai rien fait.

Que fais-tu là ?

Laissez ce garçon.

Vous lui faites peur.

C'est le plus gentil des médecins.

Il sera récompensé, le jour du Jugement.

Je ne serai jamais importante.

Ah non ?

Permettez-moi de ne pas être d'accord.

Tu aimes beaucoup Mr Woodcourt, non ?

Oui.

Si la vie pouvait toujours être comme ça.

C'est possible, non ?

Peut-être.

Je l'aime tant.

Mon dieu.

Voilà son père.

Achevez-moi ! Achevez-moi !

Bienvenue dans notre profession, Mr Carstone.

Richard Carstone, docteur en médecine.

J'imagine qu'il y a...

beaucoup de sang.

Ne vous découragez pas.

Je me disais que le droit

me conviendrait.

Le droit ?

En fait, je n'y comprends rien.

Quel métier as-tu choisi cette fois ?

L'armée.

Je dépense et rien ne se passe !

On n'a rien sans rien, comme on dit.

Puis-je vous demander

ce que fait votre famille ?

Je ne connais ni ma mère ni mon père.

Il faut étouffer cela autant que possible.

Je ne suis pas sûre d'en être capable.

Il le faut.

Pour l'honneur familial.

Il le faut.

La Maison d'Âpre-Vent continue demain à 20h30.

Et suivez l'histoire tous les jeudis et vendredis soir sur BBC1.

Andrew Davies abordera son travail dans "Open Book" sur Radio 4.

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