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Pas mal, pas mal.
Merci, l'est.
J'ai beaucoup de peine pour toi, mais... ...cette fois c'est confirmé.
Le pharaon est considéré comme définitivement perdu.
Qui t'a dit ça?
Le pilote du port... Je ne le crois pas.
Je ne crois personne.
D'ailleurs, le pilote du port, depuis que sa
femme le trompe, il boit des malheurs partout.
Tout Marseille te le dira.
Oui, tu as beau faire.
J'ai confiance.
Dante se reviendra.
Qu'il revienne ou non, il y a une chose qui est certaine.
C'est que tu seras ma femme et pas la sienne.
Tu crois vraiment ?
J'en suis même sûr.
Je suis t'étude, moi, tu sais, comme tout le monde égo.
Moi aussi ?
Tu oublies qu'on est un peu cousins ?
Ce que je veux, je l'obtiens toujours, Mercélès.
Tiens, tu te souviens, il y a 18 mois quand je suis parti pour m'engager ?
J'avais un valuation sur l'épaule et les souliers percés.
Et bien, regarde-moi.
Je reviens en permission et je suis sous lieutenant.
Napoléon n'a pas commencé autrement.
Napoléon ?
Tu parles toujours de Napoléon ?
Non, parce que le mois dernier, tu as prêté serment à Louis XV.
Pourquoi pas ?
Le sous lieutenant Bonaparte a bien prêté serment à Louis XVI.
Réussir, c'est un chœ.
Et au chœ, il faut savoir changer de couleur.
Si tu es ambitieux et pousse d'engager une femme riche.
Non.
Je suis mis dans la tête de t'épouser et je t'épouserai.
Et tu verras, un jour, nous serons les maîtres de Paris.
Les maîtres de Paris ?
Mon pauvre Fernand, tu es toujours aussi fou.
Et toi ?
Tu te crois raisonnable de guetter des journées
entières à bateau qui ne reviendra jamais ?
Qui ne reviendra jamais ?
Tu n'entends jamais ?
En tout cas, laisse-moi te donner un conseil.
Ne regarde pas trop souvent de ce côté-ci de l'horizon.
Ces messieurs de la préfecture n'aiment pas beaucoup ça.
Commandant, on dit à vous dire quelque chose, quoi.
On est contents.
Pour rien, comme ça, on est contents.
Le commandant Nantes change des itinéraires.
Le commandant Nantes s'improvise des escaliers.
Oh, ça nous fait perdre 36 heures, pas plus.
Après tout le retard qu'on a déjà pris.
Enfin, les premiers lieutenant et moi -segon, alors j'abucle.
Discipline d'abord et salut à six pas.
Alors quoi ?
Vous trouvez des jambons pour aller au balle ?
Vous d'abord briquer le poids et faire l 'équipe.
Ah, je vous ferai rien.
Dès que monsieur Nantes est plus à bord, c 'est moi le commandant.
Insulte au commandant, qu'il y a un jour de faire.
C'est le tarif.
Vous tenez-moi ça, commandant.
Oh, fameux.
Tiens, je t'en paierai bien une bague, si tu pouvais
m'expliquer pourquoi on est venus juste mort lâcher ici.
Monsieur, mon maréchal vous attendait le
capitaine d'Arneville, commandant le pharaon.
En effet.
Il est mort, il vient aujourd'hui une semaine.
Un rade de tarant.
Il me reste fier.
Voici ce qu'il m'a changé de vos maîtres.
Ah, ce brave d'Arneville.
Elle a l'intention de lui demander un service.
Assurez-vous.
Pas de politique.
À Paris, on nous accuse de conspirer.
Et bien, nous ne conspirons pas, monsieur.
En vrai, c'est la preuve.
Monsieur, conformément à votre commande, les 50 barriques de vin blanc et les 50 de
vin rouge seront embarqués le 28 février par un armateur de Livour qui le fera
acheminé vers Paris où il compte les livrets vers le 20 mars.
Vous voyez, nous en sommes maréliers à faire du commerce.
Monsieur le Grand Maréchal.
C'est la lettre que je voulais demander au capitaine d'Arneville de faire à venir
notre correspondant.
Monsieur le Grand Maréchal, on m'a chargé de vous remettre une lettre.
Je l'ai remise.
La mission est terminée.
Soit.
N'en parlons plus.
Ne vous dérangez pas.
Monsieur l'officier, depuis que vos bateaux gratte-pavillon à fleur d'hélice,
il faut toujours un grand détour pour éviter l'île d'elle.
On dirait que je fais peur à tout le monde avec 1500 soldats et 4 canons.
Voilà pourquoi je suis heureux de boire ici à l'un d'un Français.
Présentez-vous.
Et demande d'Antès comment on le fera.
l'Antès.
J'ai connu un d'Antès.
Il était... Tambour major au 2e régiment de la garde.
C 'était mon cousin.
Le tambour du 2e régiment était le meilleur de l'armée.
Votre cousin était décoré?
Non, sire.
J'aurais dit.
Au revoir, Nantesque.
Vous avez de la chance de commander le faraon.
Je viens de le regarder, c'est un beau bateau.
Quel armateur.
M.
Morel, sire.
Vous lui ferez mes compliments.
M.
Grande-Marichal, je prends la lettre.
Mais vous ne mettez pas d'adresse?
On viendra l'apprendre chez vous.
On saura qu'elle est chez moi.
Bien sûr.
Puisque vous remplacez d'Arneville.
Et... Qui viendra?
Un certain monsieur Noir-Tier.
Noir-Tier.
D'ailleurs, le temps est beau.
On part tout de suite.
Ça y est!
Il arrive!
M.
Morel, il arrive!
Qui arrive?
Le faraon?
Le faraon arrive, je savais bien qu'il arriverait.
Ne fais pas d'un mauvais stade, viens avec nous.
Si tu n'y viens pas, on dirait que tu es jaloux.
Dis pas le temps.
M.
Nantesque!
M.
Nantesque!
Quoi, Qu'est-ce qu'il y a?
Pourquoi ne parle-tu pas?
C'est à cause de votre maladie du coeur.
Préparez-vous à une grande joie.
Ah, si, il est dans le port.
Vous allez venir, mais vous pouvez pas aller comme ça.
Le chapeau.
Et la travaque?
Heureusement que je sais où sont vos affaires.
Ah bien, non, non, il n'y a qu'à le mettre.
Mais vous l'avez à la main!
Le brave Dardeville.
Quel malheur, ce mec.
Il est marchandé, c'est pas d'avari?
Je réponds, puisque c'est toi le commandant.
Non, pas d'avari.
Voici les bordelots.
J'ai refait l'amantère, tout est en bon état.
Entrez.
M.
Nantesque, il y a votre opère sur le pont.
Eh bien, allez vite.
Je vous ai parmi le livre.
Vous m'habitez tout raconté, je n'ai plus besoin de l'éli.
Mais si, allez, allez.
Alors, le livre de bord?
Je le range?
Bien sûr, je le dirai plus tard, quand ça reviendrait des affaires.
Ça m'amusera.
Et même quelquefois, ça vous surprendra.
Tiens, pourquoi?
Quoi?
Qu'est-ce que je vois?
Avant-hier, vous avez fait relâche en plein de mire pendant deux heures?
En plein de mire, il y avait tout de même une petite île, pas très loin.
Il s'agit séparatif d'un paquet que M.
Darneville voulait qu'on remette là-bas.
Enfin, vous me comprenez?
Dante, ça a bien fait d'exécuter un ordre.
Discipline, d'abord, comme vous l'étiez bien.
Bien sûr.
D'ailleurs, tout ça n'a aucune importance,
mais tout de même, je suis pour la franchise.
Vous connaissez mon caractère mauvaise tête, mais bon cas.
Ne se trompez pas, M.
Ourel.
Passons aux choses sérieuses.
Dans huit jours, le mariage.
Je vais tout adorer la mairie pour la publication des banques.
Ecoute-le, elle entend un proiexilé qui se marie.
C 'est presque vrai, non.
Elle et moi, on ne se guide pas.
Oui, on parle de toi tout le temps.
Et aussi, naturellement, de Victor.
Victor?
Qui est Victor?
C'est le nom que j'ai choisi pour ton fils élève.
Parce que naturellement, j'en veux un garçon.
Il est d'inexigeant.
Il sera terrible ce garçon.
Je le vois d'ici.
Il commencera tout.
Sacré Victor.
Edmond, tu te rappelles ce que tu m'avais promis le jour de ton départ?
Bien sûr qu'on se fiancerait le jour de mon retour.
Et bien, si tu veux, ce soir, on va inviter tous nos amis.
Ah, de retaise, je vous cherchais.
Monsieur Montréal, je vous présente ma fiancée.
Vous ne nous connaissons déjà.
Il y a un homme qui parle au droit de ce familier de fiancé.
Et naturellement, je m'invite.
Il vous ramène en voiture.
Mais, il y a des tas de choses à régler, à bord.
La douane et... Cadrous se cuprode la douane.
Il n'est pas savant.
Une fois, ils passeront après.
Et puis, c'est honor.
Allons.
Hey, Cadrous!
On t'attend ce soir!
Il se met à bril!
Pas de doute.
Il y en a qu'en toutes les veines.
Toutes les veines, toutes les veines.
Évidemment, il ne reste pas un petit peu de ton petit vin blanc l'autre jour.
Ah non, mon vieux, maintenant, tout est bouclé.
D'ailleurs, voilà la douane.
Tu vas pouvoir jouer au commandant.
Il vous a serré la main?
Puisque je vous le dis.
Comment?
Mais comme ça, tout simplement.
Et il a remarqué le faraou.
Puisqu'il m'a chargé de vous en faire complément.
D'ailleurs, il vous connaît aussi?
Mais bien sûr, puisqu'il aimait me ajouter... M.
Morrell, excellent armaqueur.
Ce sont les mots qu'on n'oublie pas.
J'espère bien qu'un jour je pourrai créer.
Vive-le!
Vive le manier!
Une mauvaise nouvelle?
Non.
Fernand, tu sais ce cousin, je t'ai parlé.
Moi, qui me faisais une joie de le faire connaître.
Et bien?
Il part bousquement pour nous.
Il faut l'empêcher de prendre la diligence.
Viens vite, on a juste le temps.
Je reviens.
Monsieur le recureur du roi.
Vous écrivez avec une lenteur.
Mais forcément, j'ai fait de la main à gauche, on me l'avait dit.
Un ami du prône et de la religion.
Vous préviens que, dis-donc, c'est bien vrai
qu'on s'est encore fichus de moi tout à l'heure.
Eh?
Ce qui était assis là, il y en a qui a dit qu'Èdrus,
il serait capitaine quand les andouillons les aient.
Pfff!
Prends de savoir.
Vous préviens que... le nommé Edmond d'Antès, ce don du pharaon.
Amiral, quand vous taillez.
Non.
Relâche.
Avant-hier.
Me dites-donc.
Quoi?
Ce qu'on fait écrire là, c'est une lettre anonyme.
Peut-être, mais c'est la vérité, oui ou non?
Ah oui, ça, c'est la vérité.
Vous avez raison, la vérité, ça ne prend pas de signature.
La vérité, c'est sacré.
Jamais assez.
On dit que la vérité s'cage dans un pub, c'est pas vrai.
La preuve, s'il n'y a pas plus longtemps que les buveurs d'eau.
Relâche avant-hier.
Un, l'île, d'elle, d'eux.
Attention les voilà.
Avant d'est-ce que vous voudrez, moi je vais pas les voir.
Salut, commandant!
Il n'y a pas de commandant entre nous, voyant.
Dites-donc, Monsieur Cadrose, vous n'avez pas vu un
souliotement d'artillerie ferme d 'un monde dégo.
Vous le connaissez?
Ah oui, il vient justement de partir.
Il n'a pas voulu attendre la diligence, il a profité d'une voiture de l'armée.
Ah ça alors?
Tant pis, on se passera de lui.
Tu le regrettes?
Un peu, tout de même.
Vous ne se séyez pas le temps de prendre un verre.
Mais puisqu'on se reverrait tout à l 'heure.
Oui c'est vrai.
Mais on voudrait déjà te demander quelque chose.
Oui, d'être notre garçon d'honneur dans huit jours.
Dites-donc, on dirait que ça te t'ennuie.
Oh, Monsieur Cadrose.
Allons mon vieux, tu ne vas pas nous refuser ça.
Alors, c'est oui?
Bon Dieu, ça tombe mal.
Ah ben, c'est oui quoi.
Ah, merci, mon vieux.
Laissez-moi vous embrasser, Monsieur Cadrose.
Oui, tu peux.
À ce soir.
Non,
j 'ai écrit la moitié, j'irai pas plus loin.
Pourquoi?
Mais ça me gênerait, moi, je viens de lui serrer la main.
Ma droite.
Il faut toujours ignorer ce qui vient d 'éclairer la main gauche.
Ah, et puis elle me plaide cette petite moe.
C'est vrai, encore plus jolie qu'à un an.
Elle a de la veine, ma pense embêtée.
C'est vrai.
Ils sont allés du côté de la mer.
Je vais déjà être en train de l'embrasser.
À l'île d'Elbe.
Où il a eu... une entrevue.
Avec l'usurpateur.
Qui lui a remis...
une lettre.
Tu crois toujours ligne de la main?
Je t'ai dit que ce qui nous arrive est inscrit là.
Tout.
Absolument tout.
Même ça?
Oui, même ça.
Si tu m'embraches tout le temps, comment veux-tu que je laisse l'avenir?
Tu liras l'avenir demain.
Aujourd'hui, le présent nous suffit.
Tiens.
D'où te viennent ces cicatrices?
C'est rien.
Un accident?
Non.
Je m'interroge pas.
Non.
Comme tu veux.
Et non.
C'est moi.
Une nuit.
J'avais fait un rêve affreux.
Tu t'en allais.
Je sais pas où.
Et pour toujours.
Je me suis réveillant sur saut.
Tu sais que je suis superstitieuse.
Et pour conjurer ce mauvais rêve, je me suis fait une blessure au poignet.
Et tu vois, j'ai bien fait.
Puisque le rêve ne s'est pas accompli.
Puisque tu es là.
Écoute.
Tu reconnais?
C'est notre rêve.
Pendant ton absence, chaque fois que je l 'ai entendu, j'ai fermé les yeux.
Il me semblait être avec toi.
Il faut rentrer.
Pourquoi?
On n'est pas bien ici.
On est trop bien.
Je me méfie un peu.
On laissera passer l'heure et al dîner de fiancé.
Et si je t'enlevais avant?
On prendrait la diligence et on s 'installerait pendant 8 jours dans un croix perdu.
C'est ce que nous ferons tout à l'heure.
On prendra la diligence.
Vous ne fermez jamais votre porte mieux que ça.
Oui, jamais.
Je suis bien chez Monsieur Edmond d 'Antest, de nouveau commandant du pharaon.
Je vous l'ai parlé.
Mon fils vient de sortir.
Il a peut-être laissé une lettre.
Je suis Monsieur Noitier.
Il n'a rien laissé.
Merci d'être.
Qu'est-ce qu'il y a?
Il a laissé une lettre pour Monsieur Noitier.
Non, pas de lettre.
Vous le voyez, pas le plus petit bout de lettre.
Vous êtes bien guérés en cette maison.
Fiançaille!
Pour se financer en 1815, il faut un certain courant.
Parfait.
J'en passerai.
A tout à l'heure.
Monsieur!
Rappelez-moi dans votre nom.
Noitier.
52 ans, favoris roux.
Redingot noir vous donne jusqu'au menton.
Chapeau à large bord, aux aides de la légion de l'honneur.
Vous ne savez pas son nom.
Il en change tous les jours.
Et vous le suivez du Paris?
Il a sauté dans un cabriolet à la barrière de Montbouche.
Vous êtes sûrs que c'est arrêté à Marseille?
Absolument sûr.
Au relais, il n'a pas demandé de cheval de rechange.
Le maître de poste est un de nos indicateurs.
Et cet homme, ça va être?
Un agent de l'usurpateur.
Et depuis quelque temps, toutes les pistes se croissent à Marseille.
Le ministre en a fait lui-même l 'observation.
Le ministre?
J'ai vu son chef de cabinet.
Il sait que nous pouvons compter sur vous malgré vos origines révolutionnaires.
Monsieur votre père a bien été officiellement pire.
Je le vois presque plus.
Le savons.
En outre, je suis fiancé avec la fille du Marquis de Saint-Mérand.
Lequel vous le savez est un ancien émigré.
Nous savons ça aussi.
Oui, vous faites un mariage très apprécié en haut lieu.
Je me marie selon mon coeur, monsieur.
Et aussi selon mes opinions.
Je suis un homme d'honneur, l'un ne va pas sans l'autre.
Naturellement.
D'ailleurs, je tiens à le préciser.
J'ai suivi de corse comme tout le monde.
Moi aussi, hélas.
Mais tu n'es jamais créé vive l'Empereur.
Moi non plus.
Ça, jamais.
Voilà pourquoi nous pouvons compter l'un sur l'autre.
Mon père, je vous avais interdit d'entrer mon bureau.
Qu'est-ce que tu veux ?
Les rues de Marseille sont si mal fréquentes et qu'on cherche un refuge ou un peu.
Et où peut-on être mieux qu'au sein de sa famille ?
Ouf, je respire.
Car vous êtes suivi naturellement.
Oui, on s'intéresse à m'apprendre.
Lorsque j'ai aperçu ce bâtiment qu'on appelle encore Dieu, c'est pourquoi.
Le panais de justice.
Je me suis rappelé que j'avais un fils magistrat.
J'ai senti vibrer ma fibre paternelle.
Et me voici.
Chez monsieur, le substitut noir-quiets.
David Ford.
David Ford, si tu veux.
Décidément, je ne m'habituerai jamais à ce nom que tu as fait ajouter au mien.
J'évoluerai pour ne pas être votre passé bonapartiste.
Vous connaissez mes opinions.
Bien sûr.
Elles sont toujours conformes à la dernière édition du bulletin officiel.
Malheureusement, je connais aussi les vôtres.
Vous conspirez, monsieur.
Bien sûr.
Ne vous livrant pas, je me fais complice d 'une trahison.
Une trahison ?
Ne plaidons pas des mots dont personne ne connaît plus le sens.
Je vous le montre, monsieur, mais j'ai une conscience.
Une conscience ?
Mais ce n'est pas ça, c'est voyant.
À notre époque, un homme comme toi, ce doit d'avoir moins de conscience.
Une pour aujourd'hui et l'autre pour demain.
Et le principal pour toi, c'est que ton père ne
soit pas coffré le soir même de tes filles en salle.
Tu vois la tête d'une oble marquette s 'amérant, lisant dans son journal,
à restation du père de monsieur le substitut noirier.
Devillefort.
Devillefort.
Mais devillefort.
Est-ce que tu m'agaces avec ton devillefort ?
J'ai aujourd'hui ça peut nous servir.
Grâce à ce double nom, monsieur devillefort de sauver monsieur noirier.
Il le fera.
Parce que si l'empereur revient, le général noirier pourra rendre service,
monsieur devillefort.
Allons, décide-toi.
Genre.
Vous avez raison, la piste doit d'abord sauver son père.
Entrez-là.
Nous nous excusons, monsieur le substitut, de venir frapper chez vous à cette heure.
Nous sommes sur la piste de l'analyse du très suspect, et qui n'a rien trouvé de
mieux pour nous fousser compagnie que de se précipiter dans le bal de justice.
Tu le plaisanteries, monsieur ?
Vous êtes ici chez le substitut du procurant du roi.
N'oublions pas, monsieur le substitut, mais les ordres sont les ordres.
La porte ouvre son entrée personnelle de mon bureau.
Une entrée peut-être aussi une sortie.
Mais voici la clé, je la porte toujours sur moi.
D'ailleurs, cette porte donne sur le grève, qui a cette heure-ci fermée.
Pardon mon fils, je vois que tu as affaire avec ces messieurs.
Messieurs ?
Je vais te laisser.
Seulement, je vous en prie, monsieur, ne leur tenez pas trop longtemps.
Il faut tout le même qu'ils soient auprès de sa fille.
C'est tout à l'heure quand le préfet ouvre à l'balle.
Et toi, Gérard, n'oublie pas le mot de monsieur
de Thaléran, quand il apprime ministère.
Surtout, monsieur, patron de Zelle.
Fais mes amies qu'il y a ce bon monsieur de Saint-Mérand.
Messieurs, j'ai bien l'honneur.
Et surtout, patron de Zelle.
Vous êtes chez vous, messieurs ?
Fais de votre travail.
Vous voyez bien qu'il n'y a personne.
En effet.
Et bien, nous allons continuer nos charges dans les bureaux voisins.
Mais ça, messieurs, continuez.
Seulement, vous m'excuserez, je suis en retard.
S'il y a du nouveau, le secrétaire de garde au palais se chargera de frein de mire.
Je vous dis de fois, et que vous n'y vous.
Quand
j 'étais jeune fille, quand j'étais gentille, je mange de longtemps d'un vrai
regard qui brille, souris mon enchantement.
Alors aux mes enfants, alors aux mes enfants, risettes de neuf ans,
à le chef des Antilles.
Mon cher dentesse, le plus beau voilier de Marseille et la plus jolie fille du
quartier des Catalan, voilà ce que vous avez gragné à la grande loterie du bonheur.
Et bien aujourd'hui, j'aimerais m'appeler Edmond dentesse pour un quart d'heure.
Que saurait-vous-moi ce que c'est qu'un oeuvreux ?
Vous nous revois, vous voyez.
Ah, c'est encore un coup de paix de l'or !
Lequel d'entre vous, messieurs, est Edmond dentesse ?
Comment voulez-vous ?
Edmond dentesse, pour mon nom du roi, je vous arrête.
Vous m'arrêtez, mais pourquoi m'arrêtez -vous ?
Votre première interrogatoire vous la rendra.
Vous n'allez pas nous l'emmener.
Je suis obligé.
Nous avons trinqué assez souvent sur le port,
pour que vous nous disiez quoi il s 'agit.
Je... Hollons, monsieur Barbaro.
Quand je suis en service, il n'y a plus de monsieur Barbaro.
Il n'y a plus que monsieur le commissaire.
Bon, allons, commissaire.
Il y a sûrement méprise.
S'il y a méprise, monsieur Morel, croyez bien qu'elle sera promptement réparée.
Bien sûr, tout va s'expliquer.
Qu'est-ce que tu as vu à plus cher, mon pauvre petit ?
Mais rien du tout, papa.
Dépêchant.
Au revoir, monsieur Morel.
A tout à l'heure, mon garçon.
Au revoir, Carlos.
Je parie de tout ce qu'on voudrait, qui reviendra tout de suite.
Allez, allez, en route.
Et dansir ma tendance.
Oh, Gérard, ne me quitte pas, pas ce soir.
Mais René, mon devoir est d'aller immédiatement interroger cet homme.
Monsieur de Villefort, s'il ne préférait pas son
voir à son plaisir, ne serait pas digne de nous.
Surtout quand il s'agit d'étouffer un complot
de ses messieurs, les bonnes appartistes.
Sans doute.
Mais une jeune fille n'a jamais qu'un seul balle de filles en salle.
Ne m'habimez pas, cette soirée-là, mon père.
Oubliez-vous, ma fille, que votre grand -père ait monté à l'échafaud en 1992.
Et que nous sommes restés 15 années dans l 'immigration.
J'ai donné des leçons de piano, moi.
Les chafauds de grand-père et les leçons de piano de maman.
On ne parle que de ça dans cette maison.
Et moi, ce soir, je n'ai dansé qu'une seule fois.
J'espère que Monsieur de Villefort ne vous écoutera pas, malgré ses origines.
Vous savez bien, Madame, que chaque fois que j'ai pu requérir contre l'agent de l
'usurpateur, j'ai toujours demandé la panne de mort.
J'espère que vous n'y manquerez pas, cette fois-ci, non plus.
Oh, mon père.
René, tu l'es trop.
Ou de t'abandonner à tes sentiments humanitaires,
tu devrais inciter ton fiancé à être inexorable.
Tout à l'heure.
Allons-y, René.
Qu'est-ce qu'on t'indique de demander à Monsieur de Villefort ?
Gérard, soyez inexorable.
Mais par pour tout de même, n'oubliez pas que c'est le soir de nos filles en salle.
Et que c'est la première fois que je vous demande quelque chose.
T'es promis.
Oui, en salle, oui.
Le commissaire est là, avec un nom et d 'Antès.
Faises entrer l'Antès et laissez-nous.
Monsieur l'Antès.
Monsieur le substitut, comme il s'agit évidemment la
malentendue, je vous serai très obligé de le faire vite.
Mes invités m'attendent.
Vous invitez ?
Oui, je fais.
Vous êtes mes filles en salle.
Et vous savez, être dérangé un jour comme celui-là, c'est plutôt désagréable.
Vous ne pouvez pas vous en reconnaître.
Croyez-vous.
Je voudrais tout de même savoir de quoi on m'accuse.
Et bien, procédons par ordre.
Vous êtes bien fondant d'Antès, commandant du pharaon.
Oui.
Vous n'avez jamais été vos lapartistes ?
Je me suis engagé dans la marine à 16 ans.
Je fais le tour du monde.
Et la politie ?
Allez-vous des ennemis.
Pas que je sache.
C'est ton jamais.
Allez, voici la rède que j'ai reçue.
Et qui vous concerne.
Elle me paraît d'une écriture déguisée.
Je ne vous demande pas d'en recoller cette écriture,
mais de me déclarer que cette accusation est fausse.
Dites-moi que vous n'avez jamais rapporté aucune lettre de l'île d'Elbe.
Et je vous relâche immédiatement.
Elle vous répondait ?
Si, monsieur le substitut.
J'ai rapporté une lettre.
La voici.
Vous voyez une histoire de barric de vin.
Rien de politique.
Oui, mais cette lettre peut être chiffrée.
Monsieur le substitut.
Je ne sais pas l'antesse.
A l'île d'Elbe, on a dû trouver que vous aviez une figure loyale et honnête.
Et on s'est dit que personne ici ne se méfierait de vous.
Ensemble, votre seul crime est d'être un bras bierson.
Je ne peux pas vous mettre un prison pour ce crime.
Vous allez me faire relâcher.
C'est probable.
C'est même certain.
Et je m'en réjouis pour vous et pour moi.
Comment pour vous ?
Oui, figurez-vous que moi aussi, j'ai ce soir un bal de fiancé.
Une coïncidence qui m'amuse.
Et dont je vais vous profiter.
Alors je vais être libre.
Mais bien sûr.
Votre liberté sans le petit cadeau que je ramenerai ce soir à ma fiancé.
La mienne doit être très malheureuse.
Mais elle m'attend bien, non ?
La mienne doit s'impatienter aussi.
Ah, j'oubliais.
Une dernière question.
À qui deviez-vous porter cette lettre ?
On devait venir la chercher.
Qui ?
Un certain monsieur Noirty.
Vous deviez dire ?
Noirty.
Cette lettre, vous ne l'avez montrée à personne ?
Non, à personne.
Très bien.
Pour vous prouver ma bonne volonté.
Regardez ce que j'en fais.
Plus aucune trace de lettre, maintenant.
Vous êtes content ?
Merci, Monsieur le Substitut.
Après, vous et moi sommes seuls à Marseille à savoir cette lettre à exister.
Il y a de l'ancien Glandaard.
Il y a l'honneur Ardiment et vous êtes définitivement sauvés.
Soyez tranquilles, je nirai.
D'ailleurs, c'est très simple.
Il n'y a jamais de lettre.
Jamais.
Ni de Monsieur Noirty.
Ni de Monsieur Noirty.
Jurez-le.
Tenez, sur la Bible.
Je le jure.
Et maintenant, je peux m'en aller ?
On vous ramènera.
Je vous demande d'avoir encore un petit peu de patience.
Etiez confiance et laissez-vous conduire sans discussion.
Contez sur moi.
M.
Bardarou.
Voici l'ordre.
Regardez si tout est en règle.
Ordre d'incarcerer une mondantesse au château d'if, à tenir au plus grand secret
et sous la plus stricte surveillance.
Mais où me m'emmener-vous ?
On t'a douté.
Laissez conduire et offre.
On vous a dit de me relâcher.
Qu'est-ce que vous faites ?
Mais on m'attend, c'est moi.
Il faut me relâcher.
Vous prenez la route de Paris.
Si, même à l'Ildembe, on n'a pas fait rien, il reste dangereux.
Mais non, votre Majesté aurait bien tort de s'inquiéter.
Mais on apparte pas à se séjourner à Fermerie que chez Donl.
Vous le voyez, mon cher Blacas, notre ministre de la police est optimiste, lui.
Si, puisque vous ne m'en bayez pas, je vous demanderai au moins de vous leur
bien entendre ce qui magistra de Marseille.
C'est bien, M.
faites entrer.
C'est un cadeau de mon cousin, l'empereur d'Autriche.
Alors dépêchons-nous.
Je n'ai donc quitté un coup d'œuf sur ces dépêches.
Merci.
Si, les renseignements que j'ai réunis me font supposer que...
Sur le point de s'embarquer.
Et vous avez couru jusqu'à Paris pour me faire part d'une supposition.
Eh bien...
Retournez paisiblement à Marseille, monsieur.
Nous ferons un compliment au Marquis de Saint-Mérand.
Qu'est-ce qui vous prend ?
Je veux être évoqué dans 5 minutes.
Et pourquoi ?
Le jurbateur a débarqué le 1er mars.
Et le sable 3.
Comme toujours, vous êtes le dernier enseigné.
Un simple magistrat.
On savait plus long que vous avec toute votre police.
Monsieur, ne craignez pas de vous rappeler à notre souvenir.
Nous ne vous oublierons pas.
Je suis évoqué.
Vous savez bien que non.
Je n'aime pas les imbéciles.
Mais j'aime encore moins les figures nouvelles.
Merci.
D'ailleurs, la carte doit être arrêtée.
Nous le ferons danser devant ma majestine.
Avec une chaine au pied, comme un oeuvre dans une foire.
Et maintenant, au travail.
Tu as trouvé toujours que l'Empereur a débarqué.
Et c'est aujourd'hui seulement qu'on accorde son portrait.
C'est le service du mobilier, monsieur.
Et toujours en retard d'un régime.
Oui, c'est ce service-là.
Monsieur, le substitut de Villefort.
Appelez-moi le mortier.
Il s'agit toujours des demandantes.
Mais cette fois, j'ai suivi Eric Sorbet.
Sa fiancée, ma parents de celle-ci et quelques amis.
Une véritable délégation.
Vous nous en prie, messieurs.
La faire d'antesse.
Oui, je me rappelle bien.
Voyons d'antesse.
Accusé d'être un bon appartiste.
La justice du roi a peut-être fait son devoir en l'arrêtant, mais nous nous
adressons aujourd'hui à la justice de l 'empereur.
Monsieur, j'ai suivi le roi comme tout le monde.
Mais je n'ai jamais crié vive le roi.
Mon père vient de reprendre du service.
Vous le savons.
Vous voyez que vous me comptez sur moi.
Si on tarde à relâcher de l'hôpital, tous mes amis
du Cirque-la-Périate de Marseille nous aideront.
Ils reverront d'une pétition aux deux.
L'ennui, c'est qu'on a dû changer de prison plusieurs fois.
Mais on ne s'est pas oubliés.
J'envoie encore une note à la direction des prisons.
Oui.
Je les menace dans un peu au ministre.
Si avec tout ça, on ne leur lâche pas.
Merci, monsieur.
Le relâchera, mademoiselle.
J'en fais une affaire personnelle.
Merci, monsieur.
Merci pas.
Je fais simplement mon devoir, comme d'habitude.
Monsieur Morel, avez-vous été au Cirque-la -Périate aujourd'hui?
Jean-Lien.
Attends des nouvelles de cette bataille que le télégraphe nous annonce à hier soir.
Aucune.
Et c'est tombé, elle se livre.
Va-t-on dire le haut?
On va nous appoucher dehors.
Ce sera sûrement une bonne victoire.
Et bien, nous fêterons bientôt, et en même temps, la libération des non
-lentesses et la victoire de la guerre locale.
Ça aussi, c'est pour le courrier?
Non, pas encore.
J'attends demain.
Mais je me souviens pas d'être plus d'un.
C 'est encore toi, ta seule guerre.
Ah, vous pouvez m'insulter, je l 'habiteuse.
Écoute.
Je t'offre 100 pièces d'argent.
Vous avez de l'argent?
Oui, chez moi.
C'est tout ce que je possède, mais...
moi, je te le donnera si tu veux bien descendre jusqu'au quartier des Catalans.
Et remettre une naître à une jeune fille de mes
mercellesses, même pas une naître de ligne seulement.
Et si je perds ma place?
Écoute, si tu refuses, demain, je t'attends derrière la porte,
et je te crasse la tête avec cet escapot.
Ça me fera un mot d'hôpital et puis un mot de convalescent.
Mais vous, je vous préviens, on vous passera la camisole de force.
Et c'est plutôt désagréable.
Je veux voir les gouvernettes!
Ah, pourquoi, pour le peuple ou le bon dieu?
Quoi faire?
Attends-moi.
Je vais te passer ma vie à déménager.
Alors, comment ça va aujourd'hui?
Je me suis traînée jusqu'ici.
Je crois que la fin proche, monsieur Laurel.
Oh, oh, oh!
Sont pas vous des courage?
Voici votre bouillon.
Merci.
Je vous remercie, monsieur Laurel.
Et il a encore payé des fournisseurs.
Je ne veux pas, monsieur Laurel.
Vous êtes vous-même gênés.
Mais si, je le sais.
Vous avez vendu un beau bateau.
Rassurez-vous, je ne vendrai pas le fer à haut.
Vous voyez, j'ai confiance.
Voici une bourse que ma femme a brûlée pour vous.
Je veux bien la bourse, mais je ne veux pas de l'argent.
Je reporte le tout.
Ce qui est terrible, c'est que je m'en irai sans avoir revu le petit.
Maintenant que l'empereur repartit, personne ne nous écoutera.
Personne.
Monsieur Laurel, dites-lui de ne pas s 'agiter comme ça.
Dites-lui aussi qu'elle adore te casse piguer son temps à me soigner.
Et à attendre son fiancé.
Tant que votre fils sera vivant, je l'attendrai.
Il est temps, mon égo.
Je suis venu vous féliciter.
Vous êtes venu en délégation.
On ne parle plus de ça, monsieur le procureur, j'étais là contre mon prix.
Vous et je vis encore avant ce jour-là.
Une nuit de février 1815.
Ah oui.
Vous êtes venu en délégation.
Il y a des rencontres qu'il vaut mieux oublier.
Même quand elles ont rendu service à tout le monde.
À vous aussi.
Je veux dire, substitue du procureur dans l'exercice de ses fonctions.
Mais si je peux vous étruquile un jour, n'hésitez pas.
Merci.
Je vous envie, monsieur le procureur, à cause de ma nomination.
Non.
A cause de votre mariage.
J'aimerais pouvoir en faire autant.
Merci.
Vous avez biné ?
Dans mon bureau, vous aviez d'une certaine façon de ne pas la regarder.
Oui.
Ce mot merci d'est ne m'épousera pas tant qu'elle pourrait
supposer qu'elle m'ont denté, c'est encore vivant.
Vous me demandez tant.
Je le procureur, il n'est pas nécessaire de le fusiller, vraiment.
Il suffirait d'en laisser courir le bruit.
A la fin des 100 jours, il y a eu tant d 'exécutions sommaires.
Il y a eu tellement de morts qu'ils n'ont jamais eu d'âge de décès.
Il peut bien, pour une fois, y avoir un décès sans qu'il y ait eu de morts.
Après tout, il y a eu des gânes.
Et bien, c'est entendu.
Pour prudence.
Pour prudence.
Pour prudence.
Et maintenant, nous allons voir...
Numéro 27, monsieur l'inspecteur.
Un nommé.
Je ne peux pas dire.
L'humidité est passée, non.
Enfermée depuis 17 mois.
Et au secret ?
Oui.
Dans d'un sens, cette solitude absolue ne rend plus d'au service aux prisonniers.
Seulement pour deux ans.
Dentesse, monsieur l'inspecteur général des prisons qui vient vous interroger.
Mon ami, ne vous fatiguez pas à me répondre.
Vous répondez, je les connais d'avance.
Il y a 15 ans que je les entends dans toutes les prisons de France.
Vous êtes mal nourri et vous êtes innocent, n'est-ce pas ?
Oui.
La tradition continue.
D'ailleurs, ça m'est égal d'être mal nourri.
Pourquoi ?
Voilà quatre jours qu'il refuse toute nourriture.
Je veux être jugé.
Cet homme n'a pas été jugé ?
Un jugement fait tout ce que je demande.
Quelle crime j'ai commis ?
À quelle peine je suis condamné ?
Mon ami, je vous promets d'examiner votre dossier.
Alors, je peux...
je peux espérer.
Bien sûr.
Mais en attendant que diable nourrissez -vous.
Je ne dupe pas qu'on mange ici aussi bien
qu'au café anglais, mais j'ai goûté la soupe.
Elle est fort bonne.
En tout cas, j'espère bien qu'à mon prochain passage ici, je vous retrouverai jugé.
Et à s'agir.
Vous n'avez pas autre chose à me demander ?
Si, quelle date sommes-nous ?
Le 30 juillet 1816.
Merci, monsieur Aspecteur.
Et qu'est-ce qu'il y a dans son dossier ?
Je me rappelle maintenant une note de monsieur de Villefort.
Le nouveau procureur du roi ?
Oui.
Il a fait l'arrêt des sétommes.
La veille du débarquement de liseur de pâteur.
Alors, évidemment.
Il vaut mieux ne pas remettre ces choses -là.
Merci, monsieur Aspecteur.
Alors, ça va mieux ?
Qu'est-ce que vous avez fait, votre aiguille ?
Qu'a-t-il ?
Vous avez tourné qu'un jour, le cachot ?
J'y suis déjà.
C'est encore une chance pour vous.
Vous ne pensez tout le même pas que je m 'en vais vous en chercher une autre, non ?
180 d'arches à monter ?
C'est pas ce que c'est, vous.
Vous n'avez pas d'arches à monter ?
Vous devriez avec ça.
Rien à signérer.
M'entendez-vous ?
Vous n'êtes plus là ?
Vous avez peur de répondre, ou bien quoi ?
Ou bien...
Il n'y a...
Il n'y a personne de l'autre côté de ce mur,
en force d'être seul au sujet de l 'avenir fou.
Qui êtes-vous ?
Qu'est-ce que vous avez ?
Qui êtes-vous ?
Un prisonnier de numéro 27.
Moi, le numéro 34.
Tu as des outils ?
Oui, un morceau de fer.
Travail de mon côté.
Ici ?
Tu y es presque.
Ici ?
Oui, ça y est.
Je
suis, ou plutôt j'étais, l'abbé faria.
C 'est bizarre.
J'ai perdu l'habitude d'entendre prononcer mon nom.
C'est pourtant un bon nom, faria.
Un nom que tous les révolutionnaires d 'Italie ont accrallé.
Et toi, qui es-tu ?
Il m'en dentesse.
Et de m'en dentesse ?
Moi aussi, j'ai l'impression de l'entendre pour la première fois.
Pourtant, il n'y a sûrement pas longtemps que tu es prisonnier.
17 mois, 2 ans, je ne sais plus.
Les chiffres commencent à s'embrouiller de ma tête.
Et vous, il y a longtemps que vous êtes ici ?
10 ans.
J'ai été condamné à la prison perpétuelle, en France et en Italie.
Pour quel motif ?
Le même partout.
J'aime la liberté.
Vous conspirez ?
Oui, contre tous les tyrants.
Et je continue.
La haine, ça rend fort.
Ça empêche de vieillir.
Mais toi aussi, tu es prisonnier politique puisque tu es au château d'Iff.
Et bien, tu me parleras de tes ennemis et je te parlerai des miens.
Nous bâtirons ensemble des projets de vengeance.
Je n'aime pas la vengeance.
Quand la vengeance est au service de la justice,
il n'y a rien de plus beau sur la terre.
Et de qui pourrais-je me venger ?
Je n'ai pas d'ennemis.
Je n'ai même pas été jugé.
J'ai été amené ici sans explication.
Par ordre de qui ?
Personne ne veut me le dire.
J'ai beau chercher, je ne trouve pas.
Nous trouverons.
Et si tu ne m'en pas, et tu ne m'en pas, nous punirons les coupables.
J'ai usé mes forces à combattre l 'injustice.
Et bien, je reprendrai la lutte avec toi.
Et nous en aurons les moyens.
Car retiens bien ce que je te dis.
Ce prisonnier en rayons que tu as devant toi.
Et peut-être l'homme le plus riche du monde.
Tu me crois fou, toi aussi ?
Non, mais je voudrais vous ressembler.
Comment avez-vous fait pour rester si courageux après dix années ?
Je n'ai pas cessé un seul jour de travailler.
À quoi ?
À l'évasion.
J'ai tout essayé.
J'ai simulé des maladies, à sommer un gardien, offert ma fortune au directeur.
Tout a échoué.
Alors, j'ai réussi à fabriquer cet outil.
Et depuis trois ans, je creuse.
Trois ans pour déplacer quelques pierres.
Et pour échouer une fois de plus.
Car je me suis trompé dans mes calculs.
Je croyais des bouchées au-dessous de la terrasse et juste au-dessus des rochers.
Mais les rochers, c'est par là, je sais.
Quand on m'a fait descendre les escaliers, j'étais admis à sommer.
Mais j'ai tout le même pris mes repères et gardais
mon orientation, nous allons nous remettre au travail.
Seulement, même à deux, il nous faudra encore des années.
Quand on a retrouvé l'espoir, le temps est complet.
Et tu verras qu'il sera beau le jour où nous reverrons la mer.
La mer... Bon,
c 'est moi qui commande ici et personne d 'autre.
Je vous l'ai menée dure.
Tu m'aimes à bord, à bradieu.
Et encore si Dieu s'occupe plein de nous, je l'apprends ici.
Mais vous n'en plus.
On va voir la domination.
On a eu l'avancement assez rapide.
On m'a détaché avec ta majorité.
Je ne sais qui, c'est moi qui vous emmène à Constantinople.
Tout le même, c'est un poste important.
Comment l'avez-vous décroché ?
Un magistrat de mes amis qui est en ce moment l'oreille du roi.
Buvant la santé de ce magistrat.
Donc, j'habille de l'année.
Vous parlez trop.
Avec vous.
Je peux.
C'est autre prouve d'Antest, tout le même, qui a fini par être fusillé.
Oui.
C'est une fin regrettable.
Près regrettable.
Mais que voulez-vous, mon vieux, c'est la fatalité.
Mec, tout, comme disent des Arabes.
Personne n'a de reproche à se faire, c'était écrit.
Et même un peu écrit de la main gauche.
Vous aimez que vous parlez trop.
Même si notre sape n'aboutit pas, l'un de
nous deux pourra forcément s 'évader un jour.
Comment ça ?
Quand un prisonnier meurt, on glisse son corps dans un sac.
Et on jette le tout à la mer.
Et bien, à ce jour-là, il suffit de prendre la place du corps.
Mais dans un sac, on te peut pas boucher, une fois dans l'eau, ou la pique.
Pas si on ouvre très vite le sac avec un couteau.
Elle pourrait avoir un couteau.
J'ai un couteau.
J'ai mis longtemps à le fabriquer.
Tu peux vérifier la lame.
Tu vois, le survivant pourra s'évader.
Et comme c'est toi le plus jeune, mais est-ce que tu auras la patience d 'attendre?
Vous supposez que je pourrais avoir l'idée de vous tuer ?
Non.
Maintenant, je sais que tu n'as pas de mauvaise pensée.
Tu n'as pas détourné la tête.
Entre nous deux, c'est Dieu qui décidera.
Encore un dernier coup de sonde.
Et on remonte.
Mon père, vous êtes blessés ?
Répondez-moi, mon père.
Vous êtes blessés, mon père.
Je vais te casser.
Je vais appeler.
Non, il ne faut pas.
Ne parlez pas.
Ne parlez pas, gardez vos forces jusqu'à soi.
Ce soir, je serai mort.
Mais non, mon père, vous n'allez pas mourir.
Je vais mourir sans regret.
Mon expérien m'a pensé.
Mon oeuvre n'a rien perdu.
Je t'ai tout enseigné.
Tu es vivant et tu me continues.
Mon père, je suis insuppelable.
Il faut que je te révèle mon secret.
Écoute, Dantes, c'est toi qui vas devenir l'homme le plus riche du monde.
J'ai réussi à retrouver le trésor de César Spada.
Ce trésor, il est caché depuis deux siècles au large d'Orbettello,
dans l'île de Montécriston, sur le mur.
Oui, là, le dessin de l'île, le saut d 'Espada, dans une grotte.
Le trésor...
Ne vous agitez pas.
Le trésor, mais tu ne me crois pas.
Si, mais vous avez la fière.
Jure-moi, jure-moi que tu y as.
Ah, tu vois, Dieu a décidé.
Il veut que tu rendes la justice, que tu punisses les coupables.
Mais n'oublie pas...
n'oublie pas le...
Allez, écoute-toi.
Je prendrai votre place, s'il vous plaît.
Merci.
Vous
faites encore la grâce à Thier.
Je changerai bien ma place contre l'autre.
Ça va pas ?
Non.
Non.
Non.
Non.
Il va avoir frisqué.
Vous pourriez en être.
Un, deux...
Toujours arrompiés.
On devrait vous nommer gardien, si vous voulez.
Je vous remercie.
Je vais vous remercie.
Ça va pas ?
Je serai une ruise d'édouanier qui ne m 'étonnerait pas.
On va procéreter pour vrai.
La barre à bambord !
Les douaniers, ça n'aime jamais beaucoup se mouiller.
Et quoi ?
Je dis la barre à bambord !
Alors, t'as pris un bon bain ?
Allez, on ne reçoit pas tout le monde.
Notre bateau a connu contre les rochers, cette nuit.
Les rochers ?
Où ça ?
Là-bas.
On a passé devant tout à l'heure.
Et alors, on est venus, plus de bateaux, plus de mâclons, plus rien.
Mais dis-donc, tu te fous de nous.
Il n'y a pas de meilleure explication à nous donner ?
Non.
C'est le canard du château d'if ?
Peut-être un prisonnier qui vient de s 'évader.
Bien, c'est rien.
Ça fait sûrement une paix, que tu y as pas goûté.
Quel jour on est ?
28 février.
De quelle année ?
1833.
Non, vous me dites ça pour me faire une blague.
1833.
C'est pas possible.
18 ans.
Bon, un coup.
Et ne te preuves pas, visitez chez toi.
Nous, on est mieux les évadés que les douaniers.
Alors, vous avez compris.
Bien sûr.
Les évadés, on doit à la grande de salves.
12 coups de canon, comme les Amiros.
C'est moi si jamais ils te reprennent, t'auras plus loin que la petite salve.
12 balles dans la peau, comme les 2e places.
Mais ils ne te reprendront pas.
Je crois que pour l'instant, il vaut mieux nous séparer.
Dépose-moi dans une de ces petites îles où personne ne descend jamais.
Dans combien de temps passeras-tu dans ces parages ?
Dans 8 jours.
Alors, tu me reprendras quand tu passeras.
Comme tu veux.
Où est-ce qu'on te dépose ?
Dans l'île de Montecristo.
C'est sur ta route.
D'accord.
Il sera demain matin.
Dans 8 jours !
Et ça !
Attendez-vous !
1er.
3.
6.
7.
20, 20, 20, 20.
7.
Sous-titres réalisés par la communauté d 'Amara.
org Je crois que je tombe mal.
C'est-à-dire qu'aujourd'hui, n'est-ce pas... Je vais dire, j'ai peur ça.
Oui.
Prends-moi une question.
Qui est devenu M.
Dantes ?
Leur traité qui l'a jeté ici.
Attendez.
M.
Dantes, vous dites ?
J'ai entendu ce nom-là.
Ah, mais je crois qu'il est mort.
Oh, il y a longtemps.
Et...
Mademoiselle Errera.
Merci d'être Errera.
Je ne connais pas.
Tout ça doit remonter à très loin.
Oui, après 20 ans.
Ou alors, nous n'étions pas à Marseille.
Valentin !
Valentin !
Excusez-moi, vous l'avez entendue.
Ils sont un peu fous.
Qu'est-ce que vous voulez ?
On n'est pas heureux tous les jours.
Valentin !
Valentin !
Valentin !
Qu'est-ce qui se passe, M.
Morel, l'armateur ?
Pourquoi demandez-vous ça ?
Vous avez vu la fiche ?
Oui, à l'instant.
Ah !
Ce n'était pas aussi bon.
Il y a déjà longtemps qu'elle savait la fiche.
Ces créanciers ont tout fait pour le soleil.
Mais qu'est-ce que vous voulez de tout ça ?
On s'est mis contre lui.
Les concurrents, la préfecture... À cause de ses opinions.
Et surtout, la malchance.
Vous ne pouvez pas arriver avec moi.
C'est pas de refus.
Tous ces malheurs ont commencé avec nos frais du pharaon.
Le pharaon a coulé ?
Et par Bota, encore.
Il faut vous dire qu'il était commandé par un drôle de capitaine.
Un ivrone que vous n'avez sûrement pas connu.
Cadros.
Cadros ?
Oui.
Il a pris la place de notre commandé d 'arrêter pour une histoire de politique.
Un qui s'appelait...
Attendez.
Il navigue toujours ?
Non.
Après cette histoire de non-frages, il a tout le même durant ses galons.
Il s'est marié.
Il fait le cabaretier, maintenant.
Où ça ?
Au pont du gare.
Regarde-moi cette foule, un samedi soir.
Je me demande si tu m'as pris de t 'épouser.
Et si jamais je me remarie, ce sera sûrement pas dans la limonade.
Si n'y a plus personne ici, c'est ta faute.
Chaque fois que tu fais payer, tu voles le client.
Pas toujours.
Puis moi, je fais ça avec le sourire.
Le sourire, justement.
Tu n'as jamais qu'un déloge pas de rêve, le sourire.
Cal, première adjoint qui je vais emprunter.
Et bien, hier encore, tu t'es arrangé pour le vexer.
Figure-toi que je n'avais pas envie de te faire cocu.
Enfin, pas avec lui.
Et surtout pas pour te faire plaisir.
Tout de suite, les grands mots.
Oui, d'ailleurs, avec toi, c'est toujours la même chose.
Je pense que c'est d'un pauvre roulier qui vient me taquiner au comptoir.
Tu te faches tout rouge.
Mais quand c'est un riche, tu regardes par la fenêtre.
Mais non, parce que si on trouve pas 20 000 francs, on est mis au faillite.
On vend ta baraque, ma fille.
S'il t'étais pas un lâche, il y a longtemps
que tu les aurais trouvés tes 20 000 francs.
Et comment ?
Pour moi, dernier, c'est pas sûr de ta bête.
Ils voulaient planquer leur marchandise dans la cave et pas t'avais qu'accepter.
J'aime pas les rites qu'il utilise.
Bah, c'est bien ce que je te dis, t'as un lâche.
Mais tu veux me perdre ton vieux vieux vieux.
Et bah, essaye donc.
Espèce de lâche.
Tu vois, t'es pas un homme.
Excusez-moi, je suis le père Busani.
Je voudrais parler à monsieur Gaspar Katoos.
Je n'ai pas d'affaires pour les gosses.
Bonjour.
Oui, je ne t'aime pas.
Voilà, si vous montrez.
Vous dérangez pas, non ?
Ma femme.
Voyons, avez-vous connu en 1815 un officier au long cours qui s'appelait Dantes?
Si je l'ai connu, je pense bien que c 'était songement.
Et même à ses meilleurs amis.
Son emprisonnant m'a rendu malade.
C'est pour vous, Dantes, d'en même dire qu 'on l'a fusillé.
Fusillé, qui vous a dit ça ?
Fernand.
Fernand, mon dégo, vous connaissez pas ?
Si, Dantes, on a parlé, c'était le cousin de sa fille en s'émercédaise.
Oui.
Eh bien, Fernand nous a annoncés à tous en 1816 l'exécution des de mon Dantes.
Et Mercedes, la crue ?
La preuve, c'est qu'elle l'a épousée.
Je pense que vous pensez bien que...
Ah, sa crue, Fernand, c'était un malin, tout de même.
Alors, comme ça, Dantes, il n'a pas été fusillé ?
Non, il est mort, il n'y a pas longtemps, et c'est moi qui
suis venu lui offrir les derniers secours de la religion.
Mais il savait pourquoi on l'a emprisonné ?
Non.
Non, on vous a emprisonné, on vous dit même pas pourquoi qu'il y a l'époque.
Pfff.
Le prouve, il est mort dans les misères.
Pas tout à fait.
Il avait un compagnon de prison très riche qui a été
libéré l'année dernière et qui lui a fait don d'un diamant.
Un diamant ?
Oui.
Ah, vrai ?
Le voilà.
Et ça vaut ?
50 000 francs, même un peu plus avec la monture.
Et il nous a fait son héritier ?
Non, son exécuteur testamentaire.
Il m'a chargé de partager le prix de cette pierre
entre sa fiancée, son père et son ami Cadros.
Pour ce qui est de son père, il y a déjà plus que deux héritiers.
Je sais, vous aurez donc la moitié chacun.
Je peux le regarder ?
Oui, oui.
J'en ai jamais vu un aussi gros.
Et pourquoi seulement la moitié ?
Bon, t'as les copains de Jacques Mercedes ?
Avec Mercedes, alors ça c'est un peu fort.
Pourquoi ?
Par... pardon.
Oui, je sais, elle s'est mariée.
Mais à part ce mariage, son ancien fiancé aurait-il quelques reproches à lui faire ?
Eh bien oui.
Lesquels ?
Non mais d'ailleurs, elle a pas besoin de ça.
Mon déco a fait une carrière en oriant et a ramené une fortune.
Il s'appelle la poisson, donnez-vous bien.
Le compte de mort sert.
Ce n'est pas une raison pour l'écarté de l 'héritage.
Ah putain, puis je vais tout vous dire.
Si Dantès a été emprisonné, c'est à cause d'une dénonciation.
Pas possible.
Et cette dénonciation, Fernand, il n'est pas étranger.
Tu parles trop, c'est une supposition, pas plus.
Si c'est une supposition.
Mais non, c'est la vérité, voyons.
Mon mari était là.
Je sais que tu parles trop.
Et il a très bien vu Fernand prenant la plume et achever la lettre.
Celui-là avait donc commencé.
Oui, peut-être, par plaisanterie.
Moi, je sais plus.
Moi, j'étais ivre.
En tout cas, c'est Fernand qui a porté la lettre ou pas les justices.
Dans ce cas, évidemment.
Vous pouvez nous laisser aller.
Ce pauvre Dantès n'a jamais eu de meilleure amie de cadrose.
La preuve, c'est que je me suis occupé de l'enterrement de son paix.
Vous ?
Oui, je me vendais tous ces meubles.
Non, et le mal qu'on a eu à les transporter.
Donnez cette table.
Ça vient de chez lui.
Elle fait deux chaises aussi.
Cette suspension, cette habitable, est donnée.
Même cette vieille bourse que voici.
Vous voyez qu'on l'avait pas oubliée.
Mais il y a un J et un M.
Ce ne sont pas les initiales de M.
Dantès.
Ah non, ce sont les initiales de M.
Morel.
Je l'avais laissé chez M.
Dantès un jour avec un peu d'argent dedans.
Et bien, tout cela me paraît clair.
Et ce diamant vous revient de droit.
Il est tard et je dois avoir gagné mon cours.
Laissez-moi moi vous offrir quelque chose.
Un petit souvenir de notre amie Dantès.
Alors, oui, cette bourse.
Si elle est vive, bien entendu.
Signac, ça peut vous faire plaisir.
Pour vos pauvres.
Vous ne le croyez pas si bien d'hier.
Adieu.
Et que ce diamant vous profite.
Puisque vous l'avez si bien vérité.
Ah, pourrie qu'il soit vrai, au moins.
Il est forcément vrai, voyons.
Incuré.
Ou alors, j'irai plus à la messe.
Mais le meilleur moyen de le savoir, c'est de le demander à M.
Joannès, le Béjoutier de Paris.
Il est justement un boncaire, pour la fois.
Et puis il vaut mieux s'adresser à un parisien.
Les gens du pays sont tellement bavards.
Oui.
Allez, le temps de s'élargir, puis j'y vais.
Allez
à la messe, il est bon.
M.
Joannès, le 945 000 francs.
Seulement ?
Oui.
Et pourquoi votre mari n'a pas conclu ?
Il voulait vous demander votre avis.
Jean-Gret, mais nous ne sommes pas assez riches pour perdre 5 000 francs.
Ah, alors tant pis.
Vous avez pourtant apporté l'argent.
Non.
Nous trouvons un autre acheteur.
Qui pourrait peut-être trouver le bizarre qu'un
diamant ou soit tombé du ciel comme ça, busquement.
Et qui pourra même peut-être appeler la police.
Enfin comme vous le vrai, n'est-ce pas ?
Bah, donne le diamant.
Comme ça, on n'aura pas dérangé M.
Joannès pour rien.
Et 45.
Et maintenant, vous allez bien souffler avec nous, n'est-ce pas ?
Ah non, Jean-Gret.
Oh, M.
Joannès.
On se voit une fois par an.
Vous n'allez pas refuser, voyons.
À la bonne franquette, allez.
Ça nous ferait tellement plaisir.
Non, il faut que je rentre.
Attendez-moi la fin de l'orage.
Oh, mais c'est qu'elle a pour doute la nuit.
Justement, Tenez.
Vous feriez beaucoup mieux de coucher ici.
Non, mais j'ai encore une affaire à traiter.
Ah bah, il en a fait à traiter.
Non.
Merci.
Ah, vous ne dagez pas.
C'est où l'écurie ?
Bonne nuit.
Bonne... On n'y voit rien.
Toi, à droite.
On n'avait qu'à suivre le canal.
Toi, droit.
Bonne nuit.
C'est pas là que tu laissais repartir.
Tu n'as donc pas vu de l'argent que tu l 'avais sur lui.
Si j'ai cédé sur les Samu-Fonds, c 'est que j'avais
bien l'intention de les lui reprendre et le reste avec.
Ah, tais-toi.
Je suis sûre qu'on sait la même chose que moi.
Seulement, voilà.
T'es pas un homme.
Quoi ?
Mais si t'étais un homme, il serait pas sorti d'ici.
Je t'ai eu de terre.
45 000 francs, c'est pas une mauvaise journée.
Naturellement, t'es toujours content, quoi.
Mais d'abord, l'argent ici, c'est moi qui le garde.
Hey, donne-moi ça.
Là, il est à moi.
Donne-moi au moins la moitié tout de suite,
puisque tu me l'aies doit pour les dettes.
Fous -moi la paix.
Mais c'est le bon Dieu qui nous le renvoie.
On parait de vous, justement.
On se tourmentait de vous savoir sous la pluie.
Oh, ma foi.
Je me suis dit que tout de même, hein.
Vous seriez ici.
Viens, nous chauve.
Allez, que tout.
Cadrice, t'es bouche dans une bonne bouteille
pour fêter le retour de monsieur Joannès.
Dis -donc.
Quoi ?
Je crois que l'orage, ça s'arrête.
Il faut du tout, au contraire, ça refoie.
Oh, c'est pas que j'ai peur des voleurs,
mais tout de même, à pas une nuit aussi loin.
Oh, écoutez, il y a des gens qui sont là -bas.
Les malheureux.
Tandis que vous, vous aurez un bon feu et une bonne bouillette dans votre lit.
C'est trop.
Jamais trop pour les amis.
À quelle heure partez-vous ?
A vos petits jours.
On vous reverra.
Vous pouvez dormir sur vos deux oreilles.
En attendant, on va faire un bon petit repart.
Pardon, mademoiselle.
Vous êtes bien mademoiselle Julie Morel, la fille de l'armateur.
Oui.
Voulez-vous remettre ceci à votre père ?
De la part de qui ?
Mon nom n'a lui à prendre rien.
Mais, monsieur... Et ne m'interrogez pas.
Vous comprendrez plus tard.
Ainsi, nous disons demain, à dix heures précises.
Je sais combien il est pénible d'assister à la vente aux enchères de ses propres biens.
Aussi, je vous conseille de ne pas dire.
S'il vous plaît, bien entendu.
Si vous voulez en chérir, vous-même.
Si je pouvais en chérir, je danserais pas là.
Évidemment.
Père !
Père !
Père !
Quoi ?
Vous êtes sauvés.
Sauvés ?
Tenez ouvrez.
Mets ouvrez donc.
Viens de ce qu'il y a dedans.
Toutes vos traits sont là.
A quitté ?
Qu'est-ce que ça veut dire ?
M.
Morel !
M.
Morel !
Qu'est-ce qu'il y a encore ?
C'est le combo dans ma routine.
Il m'envoie à vous prévenir qu'à Batou, battant votre pavillon
et portant le nom du faraon, vient d'entrer dans le port.
M.
Morel.
Oui, mais... Pourquoi, mon pavillon ?
Ce navire vous appartient.
Les titres de propriété sont dans ma cabine.
Mais je ne vous comprends pas.
Et d'abord, douvez-vous.
De gêne, où Batou a été armé ?
Armé ?
Armé par qui ?
C'est une banque qui a versé l'argent.
Mais ni les constructeurs, ni moi, ne connaissons la personne qu'il y en a d 'autre.
C 'est un accogut.
Bonjour, mon brave Jacopo.
Eh bien, tu ne vas pas rire, t'es ton précédent métier.
Ah, pas la langue, ça devenait monotone.
Du tabac, du tabac.
J'avais envie de chanler.
Te voilà devenu l'intendant du comte de Montecristo.
Oui, c'est le titre que tu m'apportes à la part de son althès, le Duke de Tuscane.
Et qu'elle avait grand besoin d'argent.
Tu veux le comte ?
Non, pas toi.
Non, ne m'appelle jamais, monsieur le comte.
Montre, je t'expliquerai.
200 louis pour vous, si vous êtes devant l 'apport de Luxembourg, mardi avant midi.
Et maintenant, tu vas savoir pourquoi le comte
de Montecristo est si précédent entré à Paris.
Jacopo, il faut tout de même que tu apprennes qui
est l'inconnu que tu as appaché de l'eau, Liliana.
Écoute, à 20 ans, je me croyais le plus heureux des hommes.
J'étais premier officier à bord du phare.
Le faision voile vers Marseille où m 'attendait le comte de Montecristo.
Cadros, le second officier, vous laissez débarrasser de moi pour devenir capitaine.
Il a eu l'idée d'écrire une lettre anonyme
pour me dénoncer comme agente bonapartiste.
Le cousin de ma fiancé, Fernand, qui était un
mot redèle, a aidé Cadros à rédiger la lettre.
Puis il a été la portée lui-même au palais de justice.
Le soir même de mes fiancages, j'étais arrêté
et interrogé par le substitut du procureur, M.
Wilford.
Wilford m'a promis la liberté.
Mais en réalité, par crainte d'être lui -même
compromis, il donnait l'ordre contraire.
Et ce soir-là, au lieu de me ramener chez moi,
les soldats m'ont conduit au château d 'if.
J'ai demandé à être jugé, rien à faire.
J'étais au secret et pour la vie.
Je serais devenu fou si je n'avais réussi à communiquer avec un autre prisonnier,
la Bépharia.
Un jour, celui-ci se senti mourir.
Il m'a fait une grande révélation.
Il avait retrouvé dans l'île de Montécristos
un trésor qui était enfui depuis trois siècles.
Le jour suivant, j'ai réussi à me béler.
Je me suis glissé dans le sac des morts pour
être jeté à la mer, à la place de son calave.
Et c'est ainsi que tu m'as repêché, Jacopo.
Pas mal de monde, tu m'as déposé dans l 'île de Montécristos.
Et toute cette fortune, je la consacrerais à punir ces trois hommes qui m'ont pris l
'un à fiancer, l'autre mon navire et le troisième ma liberté.
J'ai commencé par Cadros.
Il y était en moins de je lui ai rendu visite.
Je lui ai remis un diamant.
Le soir même, affolé par l'argent, il a tenté
d'assassiner le bijoutier auquel il voulait le vendre.
Je voulais qu'il choisisse lui-même son destin.
Il l'a choisi.
Mais il reste encore deux comptes à régler.
Celui de Wilfort et celui de Fernand.
Wilfort est devenu procureur des rois à Paris.
Quant à Fernand, il s'appelle maintenant le général de Morserf.
Et il doit être reçu mardi, salanélement, à chambre les pères.
Avez-vous le droit de vous venger, après si longtemps ?
Ça, c'est une affaire entre Dieu et moi.
Présentez !
Reposez !
À droite !
Messieurs !
Vous avez reçu aujourd'hui, salanélement, monsieur le général, compte de Morserf.
Il vient d'être élevé à la dignité de Père de France.
Je ne vous rappellerai pas, les étapes d 'une
carrière entièrement consacrées au bien public.
Et je donne la parole à monsieur de Morserf, dans le brillant de Montiel à Trébu.
Messieurs, avant de vous remercier, permettez-moi d'offrir l'hommage de ma
reconnaissance et de ma fidélité à sa majesté, le roi Louis Philippe.
C'est vous qui faites le compte en Dieu pour le national ?
Oui, 50 lignes.
Qu'est-ce que vous crayonnez là ?
Madame de Morser, c'est écoutant le discours de son mari.
Elle sourit trop, elle se force, elle doit s'enduyer.
En France comme en Orient, je n'ai fait que suivre la ligne
droite, qui est toujours la plus simple et la plus claire.
Soldats obscurs, je n'ai jamais songeé à moi-même.
Mais à ce drapeau blanc dont j'étais le fidèle serviteur et j'espère...
Si tu m'embrasses tout le temps, comment veux-tu que je lise là-bas ?
Maintenant, je me sombre.
Vous allez ce soir au Bal de l'Opéra ?
Oui.
Je vous mène vous dire en poisseur à déguiser la belle, Madame de Morserf.
Nous avons la belle culture guerre.
Vous dites-le moi.
Si moi, tu fais comprendre du bal pour le national.
En jitane.
La belle jitane, cher, j'ai l'aide à faire tomber.
Tu vas bien le tourner.
Elle est sans vos supplices favoris.
Avec vous, le fond des sous-pires ne me dépierrait pas.
Il ne nous écoute même pas.
Mais pas le bourreau de venis, c'est le bourreau des queueux.
La belle jitane acceptera-t-elle de dire l 'avenir au bourreau de venis ?
L'avenir d'un bourreau, c'est d'être passionnant à connaître.
Voilà une main bien curieuse.
Cette ligne de droite.
Vous devez avoir de la suite dans les idées.
Je crois.
Tiens.
Cette ligne transversale.
Vous devez avoir quitté une femme qui vous aimait.
Oui, peut-être.
Vous la retrouverez ?
Oui.
Pourtant, vous n'arriverez pas à la rejoindre complètement.
J'ai l'impression d'avoir déjà vu cette main-là.
Je ne vous ai jamais lu l'avenir.
Si, peut-être.
Quand ?
À vous de deviner, puisque vous savez lire l'avenir.
Vous êtes un homme redoutable.
Vous avez bien choisi votre déguisement, monsieur le bourreau.
Qui vous dit que c'est un déguisement ?
Je suis peut-être un vrai bourreau qui surveille ses futurs victimes.
Qui sont au balle ?
Peut-être.
Je serai curieuse de les connaître.
Rassurez-vous, belgeitan.
Vous les connaîtrez un jour.
Qui êtes-vous ?
À quoi vous me le dire ?
Je l'ai l'impression d'avoir déjà entendu votre voix.
Où et quand ?
C'est ce que je cherche.
Si je croyais au fantôme, je dirais que vous êtes un fantôme.
Un fantôme qui vous rappelle de bon ou de mauvais souvenirs.
Répondez.
Moi aussi, j'ai peut-être des souvenirs ce soir.
Tenez cette musique.
Quand je l'entends, j'ai l'impression d 'avoir déjà entendu votre voix.
Je l'entends.
Vous aussi ?
Oui.
Amusons-nous à comparer nos souvenirs.
Dites-moi d'abord les vôtres.
Ils ne peuvent pas vous intéresser.
Croyez-vous.
Et puis vous profitez du balle masqué pour me faire parler.
Je ne sais même pas qui vous êtes.
Arrêtez-vous.
Sous votre masque, je vois vos yeux.
Ils sont pleins de larmes.
Ce n'est rien.
Il fait si chaud ici.
Qu'est-ce que vous regardez ?
Cette cicatrice, là, au bras gauche.
Elle est ancienne, presque effacée.
L'habitude, on ne la voit pas.
Les bourreaux de Venise ont de bonzières.
En Espagne, on se blesse parfois au bras gauche.
Oui, juste là.
Pour conjurer le sort.
Qui vous a dit ça ?
Seulement, ne le conjure pas toujours.
Accompagne-moi jusqu'à ma loge.
Pourquoi ?
Vous n'aimez pas lancer avec moi ?
Si.
Mais pour la première fois de ma vie, j 'ai l'impression d'être affidée d'un sourire.
Je vois votre succès d'aujourd'hui.
J'espère que ce sera bientôt à votre tour d'être nommé à la Chambre des Pères.
Pourquoi souriez-vous ?
Je remonte à 20 ans en arrière.
Oui.
Que le chemin parcouille depuis Marseille.
Et je vous vois beaucoup.
Si, si.
C'est grâce à vous que j'ai été nommé en Orient.
Mais à votre tour d'Orient, vous m'avez donné un sérieux coup de main.
Je ne sais pas.
Vous voyez, nous sommes inquiétés.
Au fond, un petit groupe d'hommes qui concluraient un
pacte d'alliance pourrait finir par conquérir le monde.
La condition qu'ils soient unis les uns aux autres par... enfin, je veux dire par...
par un cadavre.
Mais maintenant, Madame, il ne me reste plus qu'à prendre congé le veau.
Le général de Morcerf et le procureur de Villefort ne m'en voudront pas.
J'espère de vous avoir gardé si longtemps.
Comment avez-vous pu nous reconnaître ?
Le bourreau reconnaît tout le monde, puisque tout le
monde, un jour ou l'autre, peut avoir affaire au bourreau.
Eh bien, puisque vous connaissez nos noms, monsieur, dites-nous le vôtre.
Impossible, un bourreau n'a pas le nôtre.
Il n'est que d'un main droit du destin.
Un bourreau est d'avant tout aux ordres de la justice, monsieur.
Et je suis procureur de roi.
Au-dessus de la justice du roi, il y a la justice de Dieu.
Et je suis peut-être aux ordres de celle -là seulement.
Vous êtes bien romantiques, monsieur.
Je paris que vous applaudissez vos drames de monsieur Hugo.
Je ne les déteste pas.
Eh bien, nous ne nous rencontrerons certainement pas dans les mêmes théâtres.
Le monde entier est un théâtre, monsieur.
Et l'on ne choisit pas toujours la pièce dans laquelle on a son rôle à jouer.
Nous nous rencontrerons donc si... l'auteur le veut.
Mes amages, madame.
Mais ne vous inquiétez pas, nous partons.
Mais je serai rentré avant le jour.
Vous paraissez bien ingé, mon garçon.
Voulez-vous.
Nous allons râler dans un bouge au caparit de la cloche.
Vous pouvez verrez.
La réputation des bouges est très surfaite.
On y court plus aucun danger.
De bientôt, on y promènera des étrangers qui
péront à l'entrée, comme dans les musées.
Tiens.
On peut encore dégager de la haute qui viennent ici pour soutenir nous.
Oui, c'est très pittoresque.
On est tous nous même mieux si qu'à la paire, mon cher.
Moi, les ducs et les marquis, j'en ai souper.
J'aime les gens simples.
Ah là, les enfants.
Vous buvez un coup de rouge avec nous?
Non.
Il est 5h du matin.
La frime pour les caves et les parties.
Maintenant, c'est des vrais.
Vous t'est dit que c'est des vrais.
Et puis on veut qu'on essaye de gueuler un peu moins fort.
Non, on n'est pas venu ici pour vous vexer.
Patron, du champagne pour tout le monde.
T'as des sous au moins?
À cette heure-ci, on paye l'avance.
Bien sûr, j'ai pris mes précautions.
La prise est précaution.
Allez, monte les sous.
Albert, on finit de s'en aller.
Ici, on rentre quand on veut.
Mais pour sortir ce pédicine... Nous ne faisons que passer.
Nous cherchons quelqu'un.
Quand on me cherchons trop.
Ce n'est pas vous qu'on cherchait.
Mais c'est moi que vous trouvez.
Ça vient même.
Alors on vous visitez les bafons.
Et puis au petit jour, on retourne se plimer chez soi.
Là, on va vous apporter le chocolat à midi.
Laissez-nous passer.
Essayez un peu.
Je vous dois beaucoup, monsieur.
Puis, je vous demandais votre nom.
Je suis le comte de Montécriston.
Moi, je m'appelle Albert Morcer.
Ma mère sera sûrement très heureuse de vous remercier.
Elle reçoit le premier mardi de chaque mois.
Montécriston, mais cet nom italien, voyons.
Oui, mais en réalité, c'est un américain.
Il a des mines d'or dans le Colorado.
Est-ce possible ?
Si, si, c'est le groupier d'un cercle qui me l'a dit.
Un cercle où l'on a encore perdu hier soir près d'un million.
Mais non.
C'est le dernier descendant direct de des reliefs de Bagdad.
De Bagdad ?
Puis nous sommes en pleine mille et une nuit.
Ma mère, voici le comte de Montécriston.
Je vous remercie, monsieur.
Sans vous, je ne sais pas si j'aurais revu mon fils.
Et moi, je remercie votre fils.
Sans lui, je ne sais pas si j'aurais eu le grand
plaisir de me trouver devant vous aujourd 'hui.
C'est un grand plaisir pour moi aussi.
C'est une surprise.
Tout Paris ne parle que du comte de Montécriston.
Oui, on s'interroge sur ce personnage bizarre.
On voudrait savoir d'où il vient s'il a été marié.
Ou fiancé.
Bien sûr.
Mais que vous importe à vous.
Quand on est heureux et riche, on oublie facilement le passé.
On le voudrait, mais on ne peut pas toujours.
Albert, vous devriez vous occuper de nos invités.
Moi, je vais faire visiter la serre à Monsieur de Montécriston.
Vivant.
Vous êtes vivant.
L'autre soir, au bas, j'ai presque deviné que c'était vous.
Alors, pourquoi m'avez-vous quitté si brusquement ?
Si j'étais resté quelques minutes de plus, j'aurais pu jamais rejoindre mon mari.
Heureusement que je me suis reprise à temps.
Mon ami.
Mon pauvre ami.
Il est trop tard.
Non.
Si, nous avons vingt ans de plus.
Écoute, Mercélès, c'est vingt années de séparation.
Nous allons les effacer.
Nous partons ce soir.
Et personne ne pourra jamais retrouver nos traces.
Je te dis qu'il est trop tard.
Non, pas pour nous.
En prison, jour après jour, j'ai durci ma volonté.
Et maintenant que je suis libre et que j 'ai
une fortune immense, je t'expliquerai de lui.
Je crois que rien ne pourra plus me cister.
Mercélès, nous partons cette nuit.
Tu crois qu'il suffit de partir pour tout effacer ?
C'est trop beau.
Mais qu'est-ce qui te tient ?
J'ai un fils.
Oui, vous avez oublié ce détail.
Vous le voyez demain matin, en prenant que sa mère s'est enfui avec un amant.
D'ailleurs, il doit cette année de ne pas nous voir revenir au salon.
J'entends déjà les réflexions de nos invités.
Tes invités, ton salon, ton fils, j'ai l'impression d'être un étranger devant toi.
Est-ce ma faute s'ils t'ont fait passer pour mort, pour fusiller ?
Ce mensonge qui avait intérêt à le faire.
Tu as compris maintenant.
Oui, mais je ne peux pas quitter mon mari.
J 'étais pourtant décidé à oublier nos malheurs.
Vous ne l'avez pas permis tant pis pour ceux qui les ont causés.
Non, je ne veux plus écouter ce que vous dites.
C'est beau qu'il a rêvé.
Ma jamie, je suis en retard, comme toujours.
Pardonne-moi.
Albert m'a dit que le compte de Montécristo est devenu.
Oui, je viens de le reconduire.
Il était pressé.
Tant mieux.
Cette visite ne me plaît qu'à moitié.
Albert lui doit beaucoup ?
Peut-être.
Mais un père de France doit de choisir ses relations.
Et ce Montécristo doit être d'une noblesse très récente.
Nous aussi.
Raisonne plus pour être difficile.
Et puis il dépense trop.
Les vieilles maisons font moins de tapage.
Si à propos de maisons, il en a encore acheté une.
Un hôtel particulier sur les Champs -Élysées.
Monsieur de Morsef est mort.
Non, nous garderons Monsieur de Morsef pour la fin.
Il y a un proverb arable qui dit Le plus
coupable doit d'abord voir mourir les autres.
Les autres ?
C'est-à-dire Monsieur de Villefort ?
Vous avez l'intention de vous battre au pistolet avec Monsieur de Villefort ?
Je ne refuse jamais un duel.
Mais je le cherche jamais non plus.
Comme punition, c'est trop facile et trop rapide.
Avec un peu d'imagination, on peut trouver mieux.
Monsieur de Villefort ne me paraît invulnérable.
Vous avez lu le rapport de l'agence.
Magistre intègre, bon père de famille, un citoyen respecté,
n'a rien à signaler du côté de Monsieur de Villefort.
À part cette maison qu'il a louée il y a vingt ans sous
un nom d'emprunt et où il n 'a jamais remis les pieds.
Tu te rappelles l'adresse ?
Vingt-huit rue La Fontaine, à Haute-Eugne.
Alors, qu'est-ce que vous voulez à cette maison ?
Je vous l'ai dit, je suis acheteur.
Acheteur, acheteur.
Mais il y en a des tas dans le quartier qui sont à vendre.
Et plus belles que ça.
Oui, mais c'est celle-là que je veux.
Je voyage beaucoup.
Si j'achetais la maison, j'aurais besoin d 'une personne de confiance pour la garder,
une personne dans votre jambes.
J'ai bien l'adresse du noteur.
Mais c'est mademoiselle Picard des nouveautés dramatiques.
Vous l'avez vu jouer mademoiselle Picard ?
Non, mais j'en ai beaucoup entendu parler.
Et j'ai vu cette gravure dans des albums.
C'était moi.
Si, j'ai eu ma carrière brisée.
Un accident ?
Non.
Un usard de la garde.
On n'est pas de bois.
Il m'a fallu quitter le théâtre.
C'est dur tout de même.
Depuis vingt ans, je vivais ici, en rendant
des petits services de droite et de gauche.
Au début du temps de mademoiselle, je lui servais de dames de compagnie.
Elle se cachait tout le monde.
Je vivais dans le mystère.
C 'était encore du théâtre.
Elle n'était certainement pas seule.
Nous !
Lui, il se faisait taper le baron d'angle.
Elle, la pauvre petite, elle était un peu nerveuse sur tous les derniers temps.
Forcément, à cause de son état.
Ah, oui ?
Bien naturellement.
C'était une jeune fille du très grand monde.
C'était pour ça qu'il s'était caché ici.
Et, à l'heure d'épargne, ils ne vous ont pas emmené avec eux ?
Pensez-vous.
Ils se sentent enfouir une nuit comme ça, à la sauvette, comme des romanichelles.
Je dormais.
Et j'ai entendu tout en buménage dans le jardin et puis, plus rien.
La cage était vide.
Ils nous ont écrit.
Oh, pas mal.
Le lendemain matin, le monsieur le disait de garder la maison.
Ça se passait il y a longtemps ?
En 1817.
Dans la nuit du 27 au 28 septembre, 1817.
Quelle mémoire !
Que voulez-vous ?
C'est justement cet huit-là que mon dernier amour m'a plaqué.
Un corse.
Merde, tout le chiot qu'il s'appelait.
Ah, bel homme.
Et bien, cette nuit-là, il n'est pas venu.
Il y a des autres remis, non plus, d'ailleurs.
Ce sont des choses qu'on n'oublie pas, vous
pensez, quand on a eu tout pari, assez plus.
C'était jamais cherché à revoir.
Et pourtant, ce serait facile.
Je crois qu'il est toujours maître d'hôtel au café anglais.
Merci, monsieur le Compte.
Bonsoir, monsieur le Compte.
Bonsoir, monsieur le Compte.
Monsieur le Compte a oublié quelque chose ?
Oui, Bertuccio, ma montre.
Oh, je n'ai rien vu.
Monsieur le Compte est bien sûr de l'avoir eu en arrivant.
Tout à fait sûr.
Pourtant, elle n'est ni sur la table, ni dessus.
Cherchez donc dans la poche gauche de votre gilet.
Et comment, monsieur le Compte, peut-il savoir qu'elle
se trouve dans cette poche-là et pas dans une autre ?
Parce que c'est dans cette poche-là que je vous
ai vu glisser ma bourse en or l'autre jour.
Voici la montre.
Gardez-la et la bourse aussi.
Oh, monsieur le Compte est trop généreux.
Mais non, vous vous ferez beaucoup plus que
ça chez moi, quand vous serez à mon service.
À votre service ?
Oui, à partir d'aujourd'hui, vous êtes mon majeur d'homme.
Vous aurez un traitement de ministre et l 'autorisation
de doubler ce traitement par vos propres moyens.
C'est-à-dire ?
En me volant, Bertutcio.
Monsieur le Compte emploie de sainement.
Allons, monsieur Bertutcio, je vous attends.
Mais il faut que je prévienne la direction.
C'est fait.
Et où m'emmènerai-vous ?
Dans une maison que je viens d'acheter.
28 rue La Fontaine à Hauteuil.
Qu'est-ce qu'il y a ?
Vous n'aimez pas ce quartier ?
Non.
Je ne veux pas aller à Hauteuil.
Vous préférez que j'appelle la police ?
Pourquoi m'emmènez-vous ici ?
Pour que vous me racontiez ce qui s'est passé
dans la nuit du 27 au 28 septembre 1817.
C 'est la nuit où le couple qui logeait dans cette maison a disparu.
Et c'est aussi à la maison qu 'il y a à partir de cette
nuit-là que vous avez cessé de voir votre maîtresse.
Alors vous croyez que je voyais mademoiselle
Picard par intérêt pour voler ses maîtres ?
Eh bien vous vous trompez, monsieur.
Je n'ai rien volé.
Tiens.
Dis-en alors.
Essayez.
Essayez.
Et ça, je ne dis pas non.
Mais j'en ai fait assez tranquille.
C'était cette nuit-là ?
Oui.
J'avais été me poster au fond du jardin quand j'ai
aperçu un homme qui finissait d 'enfuir quelque chose.
Tenait là, au poids de cet arbre.
Je n'osais plus bouger.
Et puis cet homme m'est retourné à la maison.
Il en est ressorti en soutenant une femme qui avait du mal à avancer.
Un fiacre les a emmenés.
Alors, je me suis glissé jusqu'à l'arbre.
Je pensais trouver de l'or des bijoux.
C'était...
Un gosse.
Et il a poussé un cri.
Un tout petit cri.
Alors ?
C'est bête.
Je n'ai pas pu faire autrement.
J'ai pris le gosse et j'en suis sauvé.
C'était une fille, un garçon ?
Un garçon.
Qu'est-ce qu'il est devenu ?
J'avais mon petit projet.
Ça ne m'arrête pas de faire chanter un peu le papa.
Le baron anglais.
Oui.
Seulement, il n'y avait jamais eu de baron d'anglais.
Le père, c'était Monsieur de Villefort.
Procureur du roi.
Alors, il valait mieux ne pas insister.
Et j'ai porté le loupeau chez le professeur.
Qu'est-ce que c'est, ce professeur ?
C'est le nom qu'on lui donne.
Et où est son école, ce professeur ?
Dans le quartier de la goutte d'Or.
Allez à toi.
Doucement.
Doucement, recommence.
Vas-y.
Doucement.
Doucement.
Ne jamais forcez sur l'époche.
Attention de ne pas faire son élec.
Attention.
Professeur.
Alors, quoi ?
Tu ne reconnais pas Pertutio ?
Je suis moi il y a si longtemps.
20 ans.
Un ami.
Qui s'intéresse à un de tes anciens élèves.
Tu sais, ce gosse qu'on t'a porté, ma sœur et moi.
20 ans.
20 ans.
Ah, j'y suis.
On l'avait baptisé Bruno.
La con de charme.
Tu t'en rappelles ?
C'est le qui manquait devant sa suffice.
Elle avait fait fortune.
Avec lui.
Ah, c'était un bon élève.
Toujours premier en tout.
À dix ans, il avait barbaté les bretelles d'un sergent en ville.
Sans qu'il s'en a perçue.
Et qu'est-ce qu'il est devenu ?
Et le tombé amoureux fou.
Qu'on n'était plus les malheurs commences.
Surtout dans les métiers de précision comme l'un ou l'autre.
Il a été pitié au marché de la vilette.
Alors il a buté le gendarme qu'il arrêtait.
Pourtant, je le répète toujours au gosse.
Jamais de violence.
Jamais de violence.
Résulté dans l'après pour dix ans.
Il est au bâne.
Oui, à tout long.
Qu'est-ce que vous faites ici ?
Voulez-vous aller au travail ?
Et plus vite que ça.
Mon enfant, je suis sûr que le secret de votre naissance vous a souvent tourmenté.
Être un enfant trouvé, c'est jouer à colin maillard.
On cherche quelqu'un et on a un bandeau sur les yeux.
Et bien aujourd'hui, je vous apporte d'une nouvelle.
Mon père, c'est pas un lopteur, moi.
Rassurez-vous, mon ami.
Vous êtes d'une grande famille.
Ça vous fait plaisir ?
Je sais pas que j'aime spécialement les grandes familles.
Sauf toujours des avantages.
Qui s'appelle comment, le papa ?
Je dois vous laisser encore le bandeau sur les yeux.
Vous serez le nom plus tard.
Je m'y attendais.
Les arrises, c'est bon pour vous faire la morale,
mais pour lâcher les sous, ils sont pas là.
Cette fois, c'est le contraire.
On ne vous fera pas de morale et on vous donnera beaucoup d'argent.
C'est pour manger à la cantine ?
Vous n'aurez plus besoin de manger à la cantine, mon enfant.
La nuit prochaine, il y aurait une voiture
arrêtée au 1er croisement de route à gauche.
Vous savez pas ce que c'est qu'une évasion.
Il y a les sentinelles qui tirent à vue.
Le poste de garde va recevoir une bonne devin.
Et la porte de la chambrée ?
On nous attache avec une chaîne, la nuit.
Votre chignon sera à moitié l'e-mail.
Il vous suffira d'achever le travail.
Tenez mon enfant.
Voici un pain que j'ai eu la permission de vous apporter.
Je vais être obligé de le partager avec mes compagnons de chaîne.
C 'est l'habitude de la maison.
Je sais.
Vous vous arrangez pour garder la moitié que voici.
Vous y trouverez une ligne.
Et maintenant, allez, mon enfant.
Vos gardiens vont s'impatienter.
Il ne faut pas leur faire de peine.
C 'est votre dernier jour.
Vous êtes un drôle de moine, quand même.
Et t'archez de vous montrer dignes à l 'avenir
de la chance que vous avez aujourd 'hui.
Comment qu'ils appellent ton curé?
Comment qu'ils appellent?
C'est pas bisonné, c'est pas bisonné.
Laisse-vous-moi l'appeler.
Allez passe, qu'il y a un matériel.
Je gueule.
On est deux.
Je voulais profiter de la voiture.
Si on me renvoie, je gueule.
Si on le renvoie, il gueule.
Ils sont deux.
J'ai vu, j'ai reconnu l'autre.
Je voudrais
parler à monsieur l'inspecteur général des prisons, s'il vous plaît.
Étivez, on vous répondra.
C'est vous qui lisez tous ces livres?
Non.
Annoncez monsieur l'inspecteur.
Non, c'est sa femme.
Elle a déjà dévoré trois cabinets de lecture.
Pouvez-vous annoncer à monsieur l 'inspecteur monsieur Honoré de Balzac.
Monsieur Honoré de Balzac, désirez pour vous.
Monsieur Honoré de Balzac.
Entrez, monsieur.
Vous êtes bien, monsieur de Balzac, le romancier?
Oui, mais je vous demanderai de ne parler de ma visite à personne.
J'ai quelques amis à Marseille.
Et je crains d'être à câble et d 'invitation.
Je vous le promets.
Je suis ravi de vous connaître, monsieur.
Et que puis-je pour votre service?
Voilà, je voudrais écrire un roman.
Dans les premiers chapitres se passera dans une grande prison.
Vous allez me parler du château d'if.
Et là, monsieur, la règle est formelle.
On ne visite pas le château d'if.
Oui, mais vous pouvez m'enseigner.
Les prisonniers y mènent d'une vie austère, sans doute, mais saine.
Je sais, je sais.
D'ailleurs, je vais les voir souvent.
Et je note soigneusement toute leur réclamation.
Oui, on me l'a dit.
Et ils ne cherchent jamais à s'évaluer?
Oui, quelquefois, pour maintenir la tradition.
On m'a parlé d'un personnage curieux, l'abbé...
...Faria.
1833.
Quelle mémoire vous avez?
Mais c'est que la mort de ce pauvre diable
fut accompagnée d'une circonstance singulière.
Oui, un de ses voisins de Gachot, un nommé.
Attendez, un nommé...
Dantes, oui, un homme dangereux d 'ailleurs.
avait réussi à communiquer avec Faria.
À sa mort, il est parvenu à se substituer à lui dans son sac...
...et à se faire jeter à la mer.
Et il a pu s'évaluer?
Non, non, il n'est jamais remonté à la surface.
Il ne se doutait sans doute pas...
...qu'on lui attacherait au pied un bon petit boulet de 36.
Merci.
J'aurais voulu voir sa figure à ce moment -là.
Oui, moi aussi.
Nous en avons beaucoup ri avec le directeur.
Il a eu ce jour-là un mot charmant.
Ce Faria.
Je savais bien qu'il n'avait plus d'un tour dans son sac.
Je vois que vous avez beaucoup d'esprit dans les prisons.
Je crois même que le mot est de moi.
Vous permettez?
Bien sûr, Monsieur de Valzac.
Quand les prisonniers sont morts, les dossiers n'ont plus de secrets.
J'ai quelques lettres assignées.
Vous permettez aussi.
Tiens.
Une lettre anonyme.
Oh, ça n'est pas ce qui vole dans nos archives.
Il ne cherchait pas à savoir qu'il les écrit?
Si, quelques fois.
D'ailleurs, le moyen est bien simple.
Il suffit de savoir à qui la lettre a profité.
Naturalement.
Tiens, une note signée de Villefort et Noirtyé.
Et les deux signatures sont la même écriture.
Monsieur Noirtyé de Villefort est maintenant procureur du roi à Paris.
Vous devez sûrement le connaître.
Oui, je l'ai rencontré une fois, il y a longtemps.
Si je le revois, je lui parlerai de l 'affaire d'Anthès.
Ils sont là?
Oui, excellente.
Il vient de l'arriver par le bateau.
Excellent.
Voici la idée.
La jeune esclave dont le Seigneur Elcobir vous a parlé dans ses lettres.
Le Seigneur Elcobir ne parle pas français.
Vous êtes.
Je m'appelle Fatima.
J'étais au service du pâche à dejanina.
Je suis vieil à aider dans son esclavage.
Je suis au service du pâche à dejanina.
Je suis vieil à aider dans son esclavage.
Quel est votre âge?
Quel vous dise bonjour?
Qu'est-ce que vous avez à dire?
Il est qu'il a la santé.
Je suis heureux que ce soit vous qui achetez à aider.
Il l'a batté quelquefois.
Vous avez les papiers?
Un déquel au boudre.
Voici l'art de vente précédente.
Il date d'il y a 13 ans.
Au reçu du marchand d'Esclave Elcobir, 1500 livres au Turc, en paiement de la
petite Haïdée, âgée de 6 ans et fille du
Seigneur Alitéblin, qui fut pâche à dejanina.
Et c'est signé Fernand Mandégo.
Et voici l'art de naissance d'Haïdée, attestant ses origines.
Parfait.
Mon attendant va l'héverser la salle pour mes papiers.
Haïdée, tu ne seras jamais obligé de me sourire si tu ne le veux pas.
Ni de me parler.
Tu entends?
Tu crois qu'on va pouvoir devenir amis tous les deux?
Je...
Je crois...
Excellent, votre voiture est avancée.
Bien, merci.
Alors, je t'emmène.
Je t'emmène à Paris.
Tu as déjà entendu parler de Paris?
Ma mère, c'est pour la fin d'être à Paris.
Il faut ne voir que ça.
T'as pourtant assez gueulé pour qu'on t'y amène.
Peut-être, ma toulon, on en respirait.
Moi, un ancien marin, je suis pour le grand air.
Il n'y a pas qu'un jour qu'on s'est tiré du bague.
Il faut laisser couler la flotte sous les peaux, non?
La flotte?
Ici, elle coule de partout.
On n'a que ça à boire.
Et même on l'a reçu sur la gueule.
Et bien mon chien, elle a porté grande ouverte.
On ne retient personne.
Non, si je me fais piquer par la roue, ce serait trop content.
Mais bien sûr que tu t'en fous.
Tu prépares pour la grande scène de leur connaissance?
Mon père, j'attendais ce jour depuis vingt ans.
Ce moment-là, ce jour-là, qu'elle rouche franchement
dans le paysage, c'est pour appasser la monnaie.
Et puisqu'on est d'accord... Parce que je suis bavard, moi.
T'as compris?
Oh oui.
Et puis je mets la saoute.
Alors ton compère, ça mène pas avec la vectence.
C'est pourtant l'heure, non?
Juste comment Vlaxa vient, tu vois.
Alors, qu'est-ce qu'il m'a se collé dans le buffet?
À s'en faire péter la sous-ventrière.
Vous dîlez à votre patron que son petit festin est le bienvenu.
Une liquette.
C'est pour monsieur.
C'est quoi, donc?
C'est pour monsieur.
C'est pour monsieur.
La cravate aussi.
Les gants et le chapeau et la carte.
Alors et moi?
Monsieur, veux-tu ce que je l'aide à passer son avis?
Merci, mon ami.
Alors et moi?
Je n'ai pas reçu d'ordre en ce qui vous concerne.
Et on bouffe même pas?
Si.
Monsieur, vos bras sont déjeunés dans ce dernier petit paquet.
C'est tout?
C'est tout.
Moi, j'aime pas le pincek.
Monsieur pourra ajouter quelques oignons.
Un papeau pour deux, c'est maigre.
Mais non, ce pincek, c 'est pour vous tout seul ou je n'ai pas.
Ben, et lui?
Monsieur déjeunera en ville.
Non, mais vous foutez de moi.
Alors, c'est carte qui est libre aujourd 'hui?
Pour moi aussi.
Je n'aime pas tout.
Qu'a de monsieur?
Monsieur frappe au bisous d'orpe.
Oh, merde.
Modérer vos expressions, mon cher.
Non, ben, non.
Tu prends pour le prince de gueule.
Cadros, tâchez donc d'être un peu intelligent, voyons.
Si ça va pour moi, ça ira pour vous, puisque c'est convenu.
Bien, ouais.
Paroles d'honneur.
Ouais, paroles d'honneur, je n'ai pas confiance.
Dis-moi, paroles d'homme, tout simplement.
Paroles d'homme.
Décidément, nous ne sommes pas du même monde.
Ne essayez pas de me consommer, c'est inutile.
Cette fois, mon chagrin est trop grand.
Je sens que je vais me tuer.
Un peu de champagne vous fera du bien.
Je veux bien un peu de champagne.
Je me tuerai quand même.
Emiliaire.
Rassurez-vous, je ferai ça sans bruit.
Personne ne le saura.
Je me laisserai mourir de longueur.
Comme la dernière fois.
La dernière fois, c'était pas l'herbe.
Et puis c'était pour un petit prince de rien du tout.
Tandis qu'aujourd'hui, c'est le duc de Saxe.
Je lui reproche pas de se marier.
Il le faut.
Question dynastie, n'est-ce pas?
Ça ne fait rien.
Je ne survivrai pas.
Elle m'a dit qu'il a très bien fait les choses.
Oh, trois rangs de perle seulement.
Et vous partez aujourd'hui?
Vous oubliez que je danse ce soir en opéra comique?
On fera mon champ de signe.
Emiliaire, vous tenez absolument à mourir.
Que voulez-vous?
Il le faut.
Vous avez raison, Emiliaire.
Dans un grand chagrin comme le vôtre, il n'y a que deux solutions.
Mourir un apes, ou bien?
Ou bien?
Prendre un nouvel amant.
Je ne donnerai jamais de successeur, Duke de Saxe.
Jamais.
Sauf bien entendu, c'est de s'agir de vous.
Les souvenirs me reviennent.
Si tu voulais.
Non, aujourd'hui, il ne s'agit plus de moi.
Hein?
De qui alors?
D'un petit viconte qui nous arrive tout droit de Florence.
Andrea Cavalcanti.
Cavalcanti?
C'est pas grand nom?
Disons...
Un nom suffisant.
Une très grande fortune.
Une très grande fortune?
Tiens, c'est curieux.
Je n'ai jamais entendu parler.
C'est qu'il en dispose que depuis quelques jours seulement.
Ce garçon a été pour ainsi dire abandonné par ses parents.
Et levé... Dieu sait par qui.
Mais alors, il n'a aucun usage du monde?
Il s'agirait justement de lui en donner.
Mon cher, vous me prenez pour une gouvernante.
Tant pis.
Je le présenterai à Armandine.
Vous ne ferez pas ça?
Le viconte a déjà les plus beaux équipages de Paris.
Le matin, quand Armandine fera son tour au bois, elle ne regardera plus qu'elle.
Vous ne sangez qu'à me tourmenter.
Et pendant ce temps-là, vous vous en irez au bout du monde.
Mes chers amis, ce qui compte pour les Parisiens, c'est ce qui se passe à Paris.
Un bel équipage au bois.
Ça se voit beaucoup plus qu'un suicide à l 'appel.
C'est vrai.
Vous le verrez tous mes projets.
Entrez.
Monsieur le Comte, vous t'y recevoir?
C'est lui.
Alors, oui ou non?
Oui, bien sûr.
Mais c'est affreux comme ça, sans préparation.
J'ai encore tout mon chagrin sur la figure.
Il faut que je m'arrange un peu.
Je passe à côté pour un instant.
Non, non, non.
Je connais le chemin.
Écadrose, furieux.
Il ne comprend pas ce qui lui arrive.
Parfait.
Mon père, j'attends ce jour depuis 20 ans.
Très mauvais.
Vous forcez le temps et vous remettrez les bras.
Ah, c'est que... Avouez que vous répétez cette phrase depuis qu'un jour.
Comment le savez-vous?
Oh, je ne vous reproche rien.
Mais je voudrais vous donner un conseil.
Votre destin vous accorde aujourd'hui la plus grande chance de votre vie.
Tâchez-le en être dignes.
Et surtout, ne simulez jamais des sentiments que vous ne pouvez pas.
Enfin, pas encore.
C'est fini la leçon, oui?
Oui.
Et maintenant, laissez-moi vous regarder.
Oui, après tout, vous pourrez peut-être faire la bonne figure dans le monde.
À condition d'avoir un nom.
Bien entendu.
Un nom qui est peut-être le vôtre, M.
de Montécristaux.
Non, j'ai le plaisir de vous annoncer que vous n'êtes pas mon fils.
Je connais très bien votre père.
J'ai des sentiments pour lui que je m 'efforcerai de lui prouver bientôt.
Si j'ai un nom à Tyroir, il faut me le dire tout de suite, ça sert toujours.
Je vous le dirai le jour venu.
Pour commencer, vous vous installerez dès ce soir dans votre nouveau domicile.
28 roues la fontaine à Ottawa.
Mais sous quel nom, alors?
Vous vous appellerez pour le moment le vic -compte Andrea de Cavalcanti.
Comme il n'importe que vous soyez pas ridicule, voici déjà
un manuscrit qui relâche les aventures de vos ancêtres.
Je n'ai pas de dans la famille.
A la dernière page, vous avez votre arbre généalogique.
Et où je suis là-dedans?
La troisième branche à gauche, tout en haut.
Je supporte tout ça.
Un vic-compte de Cavalcanti, ça doit pouvoir les lâcher.
Vous les pépètes, moi?
Justement, monsieur.
Chaque mois, je vous remettrai la somme de 15 000 francs.
C'est vous qui versez le fric ou ses papas?
Pour l'instant, c'est moi.
Mais n'ayez aucun scrupule.
Je dois beaucoup à votre père.
Comment ça?
Oui, j'ai considérablement augmenté ma fortune au cours d'un certain voyage.
Il m'a fait faire qui a duré plus de 15 ans.
Plus de 15 ans?
Vous avez dû en voir du pays.
Pas tant que ça.
C'est mademoiselle Émilienne de Beaujancis.
Non, ne dites pas que vous n'êtes pas là.
Je ne fais qu'entrer sortir.
Et promettez-moi bien que ce soit à l 'opéra comique.
Et là, ce soir, ma chère amie, je suis invité.
Et voici le vic-compte de Cavalcanti qui rêve de vous voir danser.
Oh!
Mais c'est qu'un tout petit bout de rôle dans le balai de ce soir.
De fois rien.
Mais tout de même, j'en sais déjà tout est mu.
Je vais faire un tour au bois.
Le vic-compte vous imménage.
Il a justement sa calèche en bas.
Bah, calèche-moi.
Bien sûr.
Ah bon.
Décidément, ce garçon est aussi ignoble que son père.
Mon Seigneur.
Haidez.
Mais si, dans mon cœur, vous êtes vraiment mon Seigneur.
Alors, permettez-moi de vous appeler ainsi.
C'est même mon premier plaisir quand vous venez me voir.
Et quel est le second ?
Vous préparez votre narguilet.
Et y mettre beaucoup de tabac.
Beaucoup.
Et pourquoi beaucoup ?
Hum ?
Tu ne dois pas me le dire.
Parce que s'il y a beaucoup de tabac dans le narguilet, vous restez plus longtemps.
Haidez, tu es heureuse.
Oui et non.
Heureuse d'être avec vous.
Mais peu heureuse d'être à Paris.
Et pourquoi ?
Pourquoi Fatima ?
Parce que le fils de 18 ans, c'est déjà une femme en Orient.
Ici, c'est encore une autre femme.
Nous irons en Orient.
Et tu seras bientôt une femme.
Et pour l'instant, nous devons rester à Paris.
Pourquoi ?
Qu'est-ce qui vous retient à Paris ?
Une autre femme.
Vous ne voulez pas me le dire, mais j'en suis sûre.
Elle sera là cette grande soirée que vous allez donner.
Répondez.
Elle sera là ?
Si nous nous étions mariés il y a 20 ans.
Nous avions été ainsi sur les marches de l 'Église.
On nous donnait le bras.
Comme maintenant.
On n'aurait pas fait un trouvillein coup, vous ne trouvez pas.
Enfin, tâchons d'oublier ce que nous n 'avons pas vu.
Attention, on les observe.
Vous allez rester longtemps à Paris, mon cher con ?
Tout dépendra de mes projets.
Je prépare une grande fête dont je veux encore garder le secret.
Aussitôt après, je m'en irai très loin.
C'est vrai que vous partez ?
Tout seul ?
Non, avec ma petite protégée.
Que vous ne voulez pas nous faire connaître ?
Pas encore.
Quel mystère, mes compliments ?
J'ai l'impression que vous vous êtes consolés assez vite.
Ne plaisantez pas.
C'est encore une enfant.
Les garçons parfois sont des enfants.
Les filles, jamais.
C'est tout de suite des femmes.
Seriez-vous jalouse ?
Peut-être un peu.
Vous n'avez qu'un mot à dire.
Et demain, je renvoie cette petite dans son pays.
Non.
Vous savez bien que c'est impossible.
Pourquoi tu couvres-tu le visage quand j 'arrive ?
Aïdée est malheureuse.
Vous n'est quitté pas cette femme.
Je lui parlais de toi.
Aïdée n'est pas seulement malheureuse, elle est au français.
Pourquoi ?
Regardez.
Cet homme, c'est Fernand Montdégo, l'officier
français qui a trahi son père il y a 12 ans.
Calme-toi, Aïdée.
Cet homme est mon ennemi comme il est le tien.
Et si pour m'aider à le punir, je t'ai fait venir en France.
Et c'est pour que tu le reconnaisses, que je l'ai invité ce soir.
Tu peux me croire ?
Aïdée.
Et cette enquête, elle est terminée.
La signature du comte de Montdé-Cristaud est
acceptée dans toutes les banques de rode.
Vous voyez bien que ce n'est pas un escrore.
Je regrette.
Moi aussi.
Ce n'aurait pas des plus de le faire arrêter.
Parce qu'on est bien obligés de venir chez lui
et on y rencontre le tout Paris en cette saison.
Monsieur de Montdé-Cristaud, nous étions en train de dire beaucoup de mal de vous.
On se fait ramener pour vous des ans de
milliers, je vais vous présenter à quelqu 'un.
Un procureur.
Un procureur, c'est pas très marrant.
Enfin, ça peut toujours servir.
Monsieur le procureur, laissez-moi vous présenter le vicom de Cavalcanti.
Il s'amuse souvent à parler rarement.
Pour être la mode.
Vous n'imaginez pas le plaisir que j'ai à vous mettre en présence.
À tout à l'heure.
Je connais votre nom, Cavalcanti.
Noblet de l'Arnaissance.
Nous avons deux pâtes dans la famille.
Ça fait si sérieux.
Mais moi aussi, je connais votre nom.
C'est même vécu dans un milieu où l'on parle de vous tous les jours.
Je sais que j'ai mon public.
Monsieur le procureur, vous connaissez la loi.
Oh mon Dieu.
Eh ben vous allez m'affranchir.
J'ai un copain qui est enfant naturel et qui voudrait retrouver son père.
Noblet sentiment.
Surtout que le père est bourré de fric, paraît-il.
Et mon copain a des soupçons sur quelqu 'un.
Qu'est-ce qu'il peut faire ?
Un procès me paraît délicat.
Et vous croyez que s'il essayait un peu de chantage, il aurait des embêtements ?
Un rôle de question, monsieur.
Non, pas mon cul.
Bon, je suis pressé.
J 'ai une voiture en bas et une danseuse qui m'attend l'opéra comme il calore.
Il serait temps que je me tire.
Maintenant si ça vous amuse de venir faire
un tour dans les coulisses, tu vous emmènes?
Vous je n'ai pas ?
Non, merci, sans façon.
Monsieur le procureur.
Alors, on a de petites nouvelles.
On a pu confier dans les copains.
Pas ce soir, mon vieux, je suis pressé.
Antoine, l'après-venu, mademoiselle Émilienne de Beaujancers
a l'opéra comique et dit-lui que j'arriverai en retard.
On va au cabaret de la cloche.
Allez.
On soit mieux pour causer.
Écoute, Cadrose.
Des picaillons, j'en mets pas.
Tu te fous de moi ?
Tu dois claquer dans les vavilles et par moi.
On paie mes factures directement, je te dis.
Ah ouais ?
Et ta voiture, et ta maison d'hôtel ?
Rien, mais ta moi, je te dis, c'est rien.
Je l'airai pas comme ça, mais je suis aussi hâte que toi.
Toi, tu es seulement dormi.
Mais fais gaffe.
Si dans une semaine je suis pas tiré d 'affaires, je gueule.
Écoute, j'ai une idée.
Ah.
C'est un tuyau en or.
Seulement après, tu vas me foutre la paix, d'accord ?
On parle d'abord.
Tu as vu la maison où je suis sortie, soir ?
Elle appartient à un des hommes les plus riches de Paris.
Et tous les vendredis soir, il s'en va dans son château avec ses domestiques.
Et la maison reste vide.
Et dans son bureau, il y a un secrétaire.
Tout plein de fric.
C'est moi le plan de la maison.
Tu vois là, c'est l'entrée, hein.
Que fais-tu, mon trésor ?
Une étreine amie pour lui rendre service.
Dis donc.
Qui vous veut, ça prend un S ou un T.
Un X, mon trésor.
Il va être 11h30.
Tout est prêt.
Si mes calculs sont justes, le cambriolard
sera suivi d'un individu qui l'attendra dehors.
Tu vas te poster au premier étage et me prévenir immédiatement.
...
Le
second vient d'arriver.
...
Bonsoir, Tados.
... Je savais bien que je vous reverrai.
Je vous ai rencontré deux fois.
La première fois, je vous ai apporté la fortune.
Elle a fait de vous un assassin.
La seconde fois, j'ai favorisé votre évasion.
Elle a fait de vous un voleur.
Voilà vous en êtes, Tados.
Voilà ce que vous avez fait.
De ces deux grandes chances que j'ai mises entre vos mains.
Oui, c'est vrai.
J'ai eu ma chance deux fois grâce à vous.
Donnez-moi une troisième fois ma chance.
Je vous en prie, je vous en supplie.
Je recommencerai plus.
Mais n'appelez pas, ne me le voyez pas, la police.
Mais et toi, Cadrose, n'as-tu jamais donné personne à la police?
N'as-tu jamais fait emprisonner autrefois?
Elle a mis 900 chateuners.
Vous saviez ça?
C'est dantesque à parler.
Eh ben oui, chez moi.
Je le reconnais.
J'étais une grapule, une ordure.
Mais cette fois ça y est, j'ai compris.
Est-ce bien vrai?
Juré, juré, craché.
Bon, Cadrose.
Je te donne ta troisième chance.
Qu'est-ce que vous attendez?
C'est par l'habitude d'appeler la police, moi.
Allez, va-t'en.
Va-t'en, mais à où tu es venu?
C'est vrai, je peux partir?
Oui, mais fais attention.
Tâche cette nuit de rentrer chez toi, sain et sauf.
Eh, va-t'en.
Pourquoi me regardes-tu au lieu de t'en aller?
Je ne sais pas, vous me faites peur.
Quand j'étais gosse, je croyais au revenant.
Va-t'en.
Laisse-le passer.
Adieu, mon père.
Adieu, Cadrose.
Vous l'avez laissé s'échapper?
Vous lui pardonnez?
C'est Dieu qui décidera.
C'est Bruno.
Bruno, un échappé du bâne.
Je vais appeler... l'équande.
Caralcante.
Caralcante.
Caralcante.
Monsieur, l'équande de Montécrisso.
Je m'excuse de déranger un homme, mais je n'ai pas le droit.
Monsieur, vous vous inquiétez.
Mais le crime a été commis devant votre porte.
Et les traces des factions ont été relevées sur le nez.
Je suis donc obligé de vous entendre copter moins.
Bon, à faire banal, d'ailleurs.
Et si j'étais lié à me l'occuper moi-même, c'est parce
qu'il n'y a pas d'autre assassinat dans ma session.
Quelque chose a-t-il été dérobé chez vous?
De l'argent et l'œuvre d'âge?
Non, absolument rien.
L'assassinat a donc eu lieu avant et non après qu'en voyallage.
Discussion d'intérêt, probablement.
Te dis-moi, ce caval quanti.
Vous le connaissiez depuis longtemps?
Depuis son arrivée à Paris.
Il est très jeune.
Je demande pour lui votre indulgence.
Ah, n'y comptez pas.
Vous avez déjà rencontré?
Là, chez vous, il t'en est.
Il m'a toujours donné l'impression d'une parfaite panaye.
Il a tout de même une circonstance atteignante.
Son véritable père l'a abandonné à sa naissance.
Vous savez, nous connaissons la musique.
C'est peut-être vrai.
Peu importe.
La gueuleur, j'ai l'intention de récupérer la panne demain.
Accuser le dégoût.
Dites-nous vos noms, réelons.
Agile Dieu de naissance.
Mon nom, M.
le Président, lequel j'indue tellement?
On m'a d'abord appelé Bruno, Bruno Tocour.
Et quand on m'envoyait au bain, les copains m'appelaient Tipoine.
Après, on m'a demandé de m'appeler Viconte de Cavalcanti.
Viconte, hein?
Pourquoi pas?
J'en ai vu l'autre.
Allez, va pour le Viconte.
Alors choisissez vous-même, M.
le Président.
Moi, je suis pas bêcheur, je m'en fous un peu.
Passons, passons, nous reviendrons à Dieu.
Vous êtes né le... M.
le Président, l'accuser est un enfant trouvé.
Ces réponses seront forcément approximatives.
Soit.
Accuser.
Vous nous avez déclavés.
Vous vous avez demandé de vous faire appeler le Viconte de Cavalcanti.
La cour aimerait savoir qui est ce.
Bruno répondait.
Le Compte de Montécristaux.
La déclaration, bien surprenant.
Il ne tient qu'à vous de la vérifier.
M.
Compte de Montécristaux est parmi les témoins.
Huissier, faites entrer le Compte de Montécristaux.
Je suis obligé, M.
de vous demander vos noms, prénoms et dates de naissance.
Compte et nom de Montécristaux.
Néan Marseille, 21 septembre 1723.
Vous jurez de dire la vérité, toute la vérité, rien que la vérité.
Levez la main droite, dit Je le jure.
Je le jure.
L'accuser prétend que c'est à votre instigation
qu'il s'est fait appeler Viconte de Cavalcanti.
C'est l'exacte vérité, M.
le Président.
Mais alors, M.
vous vous reconnaissez pour complice de l 'accuser ?
En ce qui concerne la dissimulation d 'identité, certainement.
Mais ma complicité, comme vous dites, s'arrête là.
Et avec quelle intention avez-vous agi d 'une façon aussi singulière ?
Je voulais éviter le discrédit et peut -être le
déshonneur à une famille honorable et honorée.
Quelle famille ?
Ne m'interrogez pas davantage, M.
le Président.
Ma réponse provocerait un scandale.
Et ce scandale rejahirait jusqu'au sommet de la magistrateur.
Pour étistance, M.
sont encore plus scandaleuses que ne pourraient l'être la vérité.
Si vous connaissez la véritable identité de l'accuser, je vous sommes de nous la dire.
Le dénommé Bruno est né dans la nuit du 27 au 28 septembre 1817.
À Hauteuil, 28 rue Lafontaine.
Vous paraissez bien renseigné.
Comment pouvez-vous connaître ces détails ?
Convertu de vos pouvoirs discrétionnaires, je vous prie, M.
le Président, de bien vouloir interroger.
La Défense associée à la requête du témoin.
Il s'agit de M.
Bertuchio, de Mme Picard et de M.
Mireille.
Soit que les personnes désignées viennent à la barre.
Vous vous appelez ?
Bertuchio est mille.
Né le 14 avril 1790, c'est Abastia, maître d'hôtel.
Actuellement au service de M.
le Comte, de Montécrist.
Dites ce que vous savez de la naissance de l'accuser.
J'étais dans le parc de la maison d'hôtel dans la nuit du 27 au 28 septembre 1817.
Qui faisiez-vous ?
J'étais venu pour cambrioler la maison.
Pour étayer ces affirmations fantaisies, c 'est à trouver qu'un cambrioleur.
Si il n'y avait que des cambrioleurs comme moi, vous ne gagneriez pas votre vie, M.
le procureur.
Car même cette fois-là, je n'ai rien qu'à envoyer du tout.
Dans le jardin, j'ai surpris un homme qui était occupé à enterrer un enfant nouveau
-né et vivant que j'ai emporté une fois cet homme disparu.
M.
le Président, je crois qu'il est inutile de te continuer.
M.
le Président, j'étais au service de cet homme dont vient de parler, M.
le Président.
Cet homme-là était en effet le père de l 'enfant.
Il se faisait appeler le Baron d'Anglard.
Le Baron d'Anglard n'a jamais existé.
L'homme qui se faisait appeler ainsi, c'est M.
de Villefort, procureur du roi.
M.
de Villefort, c'est à vous de faire cesser cette abominable accusation.
M.
le Président, ce que c'est, j'en viens de dire, est exact.
Je me reconnais coupable.
Il me tient dès à présent à la disposition du procureur du roi.
Mon succès seul.
Maintenant, je suis sûr de sauver votre affaire.
Une assion synthétique.
Regarde.
On me dit que c'est...
Pourquoi poursuivez-vous?
Que vous êtes faite?
Vous ne vous souvenez pas d'un marin à qui vous aviez promis
la liberté et que vous avez envoyé à la prison perpétuelle.
Pourtant, c'était le soir de vos fiançailles et des siennes.
Tenez.
Voici une note signée de votre main.
Et du monde ordre.
Adieu, M.
de Belfort.
Monsieur le procureur de Belfort est devenu fou.
On vient de l'emmener.
Je crois que nous ne l'enverrons plus.
Et c'est le Compte de Montécristo qui est l'auteur de tout ce scandale.
Qu'est-ce que vous avez?
On dirait que ce malheur vous touche personnellement.
Ce n'est rien.
Je suis nerveuse, fatiguée.
Oubliez Paris, oubliez tout.
Albert, nous devrions passer quelques semaines à la campagne.
Mais c'est impossible.
Père a une session à la chambre.
Et puis nous n'allons tout de même pas quitter
Paris parce qu'un malté, il fait scandale.
Nous n'avons rien à craindre de lui, non?
Rien.
Tu as raison.
Je veux vous assister à cette séance-là.
Je veux le voir descendre dans l'impostor.
Monsieur de Villefort.
Monsieur de Villefort, c'était hier, c'est des histoires anciens.
Aujourd'hui, il s'agit de Monsieur de Morcerf.
Bertrand, passe-moi l'appartiel.
Monsieur de Morcerf, nos raciants n'ont pas pris.
Ce n'est pas que de quoi.
Ce n'est pas que de quoi.
Mon cher, laissez-moi vous dire au nom de nos
amis que toutes nos sympathies vous sont acquises.
Ce campagne de presse est absolument scandaleux.
Dis-moi de parole, on se peut arrêtant en République.
Je demande la parole au sujet d'une campagne de
presse qui met en cause l 'honneur de cette assemblée.
Je voudrais savoir quelle réponse Monsieur de Morcerf a
entendue aux accusations portées contre lui par l'inversal.
Mais peut-être, Monsieur de Morcerf, n'est-il pas encore prêt à répondre?
Si, Monsieur!
Ce n'est pas sans demandant des délais qu 'on repousse une attaque comme celle que
dirige dans ce moment contre moi des ennemis qu'ils ne sont pas tous des inconnus.
C 'est pourquoi je demande la discussion immédiate.
La chambre est à l'accord.
Monsieur de Morcerf, vous avez la parole.
Monsieur!
Général à 36 ans, blessé deux fois, j'ai consacré
ma vie entière à la grandeur de notre pays.
Et voilà que le journal osa attaquer mon honneur.
Mais nous savons tous que derrière ce journal, il y a un
homme, un étranger dont la fortune immense reste un mystère.
Monsieur, entre cet homme et moi, vous n'hésiterez pas.
On m'accupe de trahison au prétent que j 'ai livré à ses
ennemis le pachat de Janina auprès de qui j'avais été détaché.
Mais pour vous prouver combien la confiance du pachat était grande,
il me suffira de vous dire qu'en mourant, il
m'avait confié son épouse et sa fille a aidé.
Ils sont intervenus.
Et là, celles sont mortes au cours des derniers combats.
Et leur mort est restée pour moi un des plus grands chagrins de ma vie.
Ces événements sont loin et les témoins ont disparu.
Pas tous, Monsieur de Marseille, il en reste un qui demande à être entendu.
Ce témoin, nous n'en doutons pas, est appelé à
prouver la parfaite innocence de notre collègue.
Je propose donc de l'entendre.
Messieurs, êtes-vous d'accord ?
Oui.
Monsieur de Marseille, de hier gagner votre place.
Ici, maintenant traitez-moi.
Mais c'est un imposteur.
Il n'existe qu'un témoin.
Madame, veuillez nous dire votre nom.
Aider.
Fille d'Alithé Bélin par chat de Jadina.
Vous pouvez vous trouver votre identité ?
Oui.
Voici mon acte de naissance.
Ainsi que l'acte de vente qui fut faite de
la princesse par l'officier Fernand Mondégo.
Monsieur de Marseille, reconnaissez-vous, Madame, pour la fille du pâcha de Jadina ?
Non !
Eh bien, moi heureusement, je le reconnais.
C'est toi qui a trahi mon père, c'est toi qui l'a fait mourir,
c'est toi qui m'a vendue.
Regardez-le !
Il est encore sur le front le sang de mon père.
Une enquête !
Une enquête !
C
'est une insulte !
Alors, sugeon, vous vous condamnez vous -même !
Je l'ai partisan d'une enquête, lève le bras.
Madame, vous pouvez vous retirer.
La commission d'enquête vous entendra demain.
Je
vous demande d'une explication.
Une explication à l'opéra.
Vous savez que tout Paris sache que vous !
Votre maîtresse et vos journaux avez menti !
Un conseil.
Ne faites pas tant de tapage.
Le tapage ne va pas à tout le monde, Monsieur de Marseille.
Vous êtes un imposteur et la nace !
Vos amis me trouveront chez moi, après le spectacle.
Monsieur, je ne vous retiens plus.
C'est entendu à Victor au Bois de Vincennes.
Au pistolet, à 20 pas.
Tira volonté.
Je vous attendais.
Vous ne pouviez pas ne pas venir cette nuit.
Vous venez me supplier d'épargner votre fils demain matin, n'est-ce pas ?
Oui.
Vous allez pleurer et maintenant, vous en aurez des souvenirs.
Je voudrais bien.
Vous allez même m'annoncer que vous acceptez enfin de partir avec moi.
Maintenant, il est trop tard.
J'ai donné rendez-vous sur le terrain.
J'y serai.
Mais enfin, pourquoi vous acharnez sur nous ?
Bien sûr.
Fernand a menti autrefois quand il m'a rapporté la nouvelle de votre exécution.
Et je ne lui parlerai jamais ce mensonge -là.
Mais de toute façon, nous étions perdus là pour l'autre puisque vous étiez en prison.
Et par la faute de qui ?
Tenez, luisé.
C'est à cause de ces dix lignes d'écriture
que j'ai passé toute ma genèse dans un cachot.
Que mon père ait mort de misère.
Et que celle que j'aime aimerait un autre.
Mais c'est une lettre anonyme.
Et même doublement anonyme.
Les premières lignes sont de cadrous.
Et les dernières sont de fernand Mandégo.
Votre mari.
Alors, t'es perdu.
Tout.
Vous ne pardonnerais jamais.
On m'a fait trop de mal.
Pourtant, il y a pire.
Oui.
Toute cette nuit que je passe à me répéter que mon fils va être tué.
Toute cette nuit à attendre le petit jour.
Qu'elle aurait-il ?
Deux heures.
Encore six heures.
Moi, je voudrais vous pardonner.
Je ne crois pas que je pourrai.
Mercedes.
Vous avez gagné.
Je vous promets que votre fils vous reviendra demain matin vivant.
Et en même temps, vous serez débarrassés de moi.
Oui, si je le rate, il y aura parier qu'il ne me rattrape pas.
Il tient le second.
Mais vous me promettez qu'il ne sera ni tué ni blessé.
Je vous le promets.
Merci.
M.
Morsef nous a fait prévenir qu'il viendra nous rejoindre sur le terrain.
D'ailleurs, le voici.
Quelle imprudence venir à ce fall pour se battre au pistolet.
Avec un abîme ouvert, il est fou.
Je voudrais parler à Monsieur le Compte de Montécristaux.
Mais c'est contraire à tous les usages.
Vous désirez le voir en particulier ?
Non, devant tout le monde.
Monsieur de Montécristaux, lorsque je vous ai provoqué
hier soir, je ne connaissais que la moitié de la vérité.
J'ai appris l'autre moitié cette nuit seulement.
Et je viens vous présenter mes excuses pour la trahison envers
vous du sous-lieu tenant Fernando Montego il y a 23 ans.
J'espère que mes témoins ne me tiendront pas pour un large.
Mais en tout cas, si on se trompait sur mon
compte, je tâcherais de redresser les opinions.
Mon cher de Montserf, je crois que nous pouvons nous quitter ici.
Je rentre avec vous, de vrai.
Entrez.
Monsieur de Montserf désire parler à Monsieur le Compte.
Monsieur, mon fils a refusé de se battre avec vous.
J'espère que vous ne refuserez pas de vous battre avec le père.
Oui, mais alors tout de suite, et ici-même.
Merci.
Regardez-moi.
Maintenant vous saurez que c'était une monde en thèse que vous avez armé.
Une monde en thèse.
Reconduisé, Monsieur de Montserf.
Ma porte lui sera désormais condamnée.
Je le ferai.
Tout de suite.
Merde, ça y est.
Vous n'avez pourquoi d'être triste.
L'engagement est signé.
Votre fils devient officier au long cours.
Et c'est bien le diable si je ne décroche pas
dans quatre ou cinq ans le commandement de bateau.
Quel jour embarque-tu ?
Mardi.
Pour où ?
L'Egypte, par Bastia Malt et Tripoli.
Oui, l'éthinéraire n'a pas changé.
Et moi, qu'est-ce que je ferai pendant ce temps-là ?
Vous m'attendrez ?
Tenez.
Vous vous maitrez ici, à cette fenêtre.
J'ai l'habitude.
J'ai passé toute ma jeunesse à attendre quelqu'un.
On regarde dans la mer.
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