All language subtitles for Le Comte de Monte Cristo (1954) generated from audio

af Afrikaans
ak Akan
sq Albanian
am Amharic
ar Arabic
hy Armenian
az Azerbaijani
eu Basque
be Belarusian
bem Bemba
bn Bengali
bh Bihari
bs Bosnian
br Breton
bg Bulgarian
km Cambodian
ca Catalan
ceb Cebuano
chr Cherokee
ny Chichewa
zh-CN Chinese (Simplified)
zh-TW Chinese (Traditional)
co Corsican
hr Croatian
cs Czech
da Danish
nl Dutch
en English Download
eo Esperanto
et Estonian
ee Ewe
fo Faroese
tl Filipino
fi Finnish
fr French
fy Frisian
gaa Ga
gl Galician
ka Georgian
de German
el Greek
gn Guarani
gu Gujarati
ht Haitian Creole
ha Hausa
haw Hawaiian
iw Hebrew
hi Hindi
hmn Hmong
hu Hungarian
is Icelandic
ig Igbo
id Indonesian
ia Interlingua
ga Irish
it Italian Download
ja Japanese
jw Javanese
kn Kannada
kk Kazakh
rw Kinyarwanda
rn Kirundi
kg Kongo
ko Korean
kri Krio (Sierra Leone)
ku Kurdish
ckb Kurdish (Soranî)
ky Kyrgyz
lo Laothian
la Latin
lv Latvian
ln Lingala
lt Lithuanian
loz Lozi
lg Luganda
ach Luo
lb Luxembourgish
mk Macedonian
mg Malagasy
ms Malay
ml Malayalam
mt Maltese
mi Maori
mr Marathi
mfe Mauritian Creole
mo Moldavian
mn Mongolian
my Myanmar (Burmese)
sr-ME Montenegrin
ne Nepali
pcm Nigerian Pidgin
nso Northern Sotho
no Norwegian
nn Norwegian (Nynorsk)
oc Occitan
or Oriya
om Oromo
ps Pashto
fa Persian
pl Polish
pt-BR Portuguese (Brazil) Download
pt Portuguese (Portugal)
pa Punjabi
qu Quechua
ro Romanian
rm Romansh
nyn Runyakitara
ru Russian
sm Samoan
gd Scots Gaelic
sr Serbian
sh Serbo-Croatian
st Sesotho
tn Setswana
crs Seychellois Creole
sn Shona
sd Sindhi
si Sinhalese
sk Slovak
sl Slovenian
so Somali
es Spanish Download
es-419 Spanish (Latin American)
su Sundanese
sw Swahili
sv Swedish
tg Tajik
ta Tamil
tt Tatar
te Telugu
th Thai
ti Tigrinya
to Tonga
lua Tshiluba
tum Tumbuka
tr Turkish
tk Turkmen
tw Twi
ug Uighur
uk Ukrainian
ur Urdu
uz Uzbek
vi Vietnamese
cy Welsh
wo Wolof
xh Xhosa
yi Yiddish
yo Yoruba
zu Zulu

Original subtitles

Merci, d'est.

J'ai beaucoup de peine pour toi, mais cette fois, c'est confirmé.

Le pharaon est considéré comme définitivement perdu.

Qui t'a dit ça ?

Le pilote du port.

Je ne crois pas.

Je ne crois personne.

D'ailleurs, le pilote du port, depuis que sa

femme le trompe, il voit des malheurs partout.

Tout Marseille te le dira ?

Oui, tu as beau faire.

J'ai confiance.

Dante se reviendra.

Qu'il revienne ou non, il y a une chose qui est certaine.

C'est que tu seras ma femme, et pas la sienne.

Tu crois vraiment ?

J'en suis même sûr.

Je suis t'es-tu, moi, tu sais ?

Comme tous les monde égaux.

Moi aussi.

Tu oublies qu'on est un peu cousins ?

Ce que je veux, je l'obtiens toujours, merci d'est.

Tiens, tu te souviens, il y a 18 mois, quand je suis pas là.

Je suis parti pour m'engager.

J'avais un balluchon sur l'épaule et des souliers percés.

Et bien, regarde-moi.

Je reviens en permission et je suis sous -lieu tenant.

Napoléon n'a pas commencé autrement.

Napoléon, tu parles toujours de Napoléon.

Non, parce que le mois dernier, tu as prêté serment à Louis XVI.

Pourquoi pas ?

Le sous-lieu tenant Bonaparte a bien prêté serment à Louis XVI.

Réussir, c'est un jeu.

Et au jeu, il faut savoir changer de couleur.

Si tu es ambitieux et pousse dans une femme riche.

Non.

Je suis mis dans la tête de t'épouser et je t'épouserai.

Et tu verras, un jour nous serons les maîtres de Paris.

Les maîtres de Paris ?

Mon pauvre Fernand, tu es toujours aussi fou.

Et toi, tu te crois raisonnable de guetter des

journées entières à Bâteau qui ne reviendra jamais ?

Qui ne reviendra jamais ?

Tu n'entends jamais ?

En tout cas, laisse-moi te donner un conseil.

Ne regarde pas trop souvent de ce côté-ci de l'horizon.

Ces messieurs de la préfecture n'aiment pas beaucoup ça.

Commandant, on dirait à vous dire quelque chose.

Quoi ?

On est contents.

Contents, pourquoi ?

Pour rien.

Comme ça, on est contents.

Le commandant d'Antest change des itinéraires.

Le commandant d'Antest s'improvise des escales.

Oh, ça nous fait perdre 36 heures, pas plus.

Après tout le retard qu'on a déjà pris.

Enfin, il est promis de tenir les moins secondes, alors j'abucle.

Discipline d'abord et salut à six pas.

C'est les belles vies.

Alors, quoi ?

Vous pliez des jambons pour aller au balle ?

Vous d'abord briquer le poids, faire l'équipe.

Ah, je vous prie bien.

Dès que monsieur l'Antest s'est plus à bord, c'est moi le commandant.

Assulte au commandant qu'il y a un jour de faire.

C'est le tarif.

Vous n'aimez pas ça, commandant ?

Oh, fameux.

Tiens, je t'en paierai bien une barique si tu pouvais

m'expliquer pour qu'on est venu justement relâcher ici.

Présentez.

Monsieur, grand-mère et chale, vous attendiez le capitaine d'Arneville.

Commandant le pharaon.

En effet.

Il est mort, il y a aujourd'hui une semaine.

En rate de ta rente.

Vous le resterez fier.

Voici ce qu'il m'a changé de vos maîtres.

Ah, ce brave d'Arneville.

Belle intention de lui demander un service.

Oh, rassurez-vous.

Pas de politique.

À Paris, on nous accuse de conspirer.

Eh bien, nous ne conspirons pas, monsieur.

En voici la preuve.

Dis-y.

Si, si, dis-y.

Monsieur, conformément à votre commande, les 50 barriques de 20 blancs et les 50 de

20 rouges seront embarqués le 28 février par un armateur de Livaux qui le fera

acheminer vers Paris, où il compte les livrets, vers le 20 mars.

Vous voyez, vous en sommes en réduit à faire du commerce.

Monsieur le grand-mère et chale.

C'est la lettre que je voulais demander au capitaine

d'Arneville de faire ta venir à notre correspondant.

Monsieur le grand-mère et chale, on m'a chargé de vous remettre une lettre.

Je l'ai remise.

La mission est terminée.

Soit.

M'en parlons plus.

Ne vous dérangez pas.

Monsieur l'officier, depuis que vos gâteaux grattent pavillon à fiandélis,

il faut toujours un grand détour pour éviter l'huile d'aile.

On dirait que je fais peur à tout le monde avec mes 500

soldats, mes quatre canons, et mandra pour tricolore.

Sire, je dois vous dire.

Voilà pourquoi je suis heureux de boire ici.

Maintenant, un Français.

Présentez-vous.

Aide-moi d'Antèse commandant le pharaon.

L'Antèse.

J'ai connu un d'Antèse.

Il était... Il était... Tembeau major au deuxième régiment de la garde.

C 'était mon cousin.

Je me rappelle.

Le tembeau du deuxième régiment était le meilleur de l'armée.

Votre cousin était décoré?

Non, Sire.

J'aurais dit.

Au revoir, d'Antèse.

Vous avez de la chance de commander le pharaon.

Je viens de le regarder.

C'est un beau bateau.

Quel armateur.

M.

Morel, Sire.

Excellente armateur.

Vous lui ferez mes compliments.

Monsieur le Grand Maréchal, je prends la lettre.

Mais vous ne mettez pas d'adresse?

On vient de l'apprendre chez vous.

On saura qu'elle est chez moi.

Bien sûr.

Puisque vous remplacez d'Arneville.

Qui viendra?

Un certain monsieur Noir-Tier.

Noir-Tier?

D'ailleurs, le tembeau?

On part tout de suite.

Vous êtes à Marseille après le matin.

Ça y est!

Il arrive!

M.

Morel!

Il arrive!

Qu'est-ce qui arrive?

Le pharaon?

Le pharaon arrive.

Je savais bien qu'il arriverait.

Ne fais pas d'un mauvais stade.

Viens avec nous.

Si tu ne viens pas, on dirait que tu es jaloux.

On se moque à de toi.

Je n'ai pas le temps.

M.

Dantès!

M.

Dantès!

Qu'est-ce qu'il y a?

Mais pourquoi ne parle-tu pas?

C'est à cause de votre maladie du coeur.

Préparez-vous à une grande joie.

Non!

Ah, si!

Il est dans le port.

Vous allez venir, mais vous pouvez pas aller comme ça.

Le chapeau.

Oui, oui.

Allez-vous!

Et la cravate?

Heureusement que je sais où sont vos affaires.

Ah, bien.

Non, non, non, il n'utilise jamais.

Oh, ma cave!

Et vous avez à la main!

Le brave Darnoville.

Quel malheur, tout le monde.

Il est marchandé, c'est pas de la varie?

Mais répond, puisque c'est toi le commandant.

Non, pas de la varie.

Voici les bordelots.

J'ai refait l'amantère.

Tout est en bon état.

Entrez.

Sédantesse, il y a votre affaire sur le pont avec une dame.

Eh bien, allez vite.

Je vous ai parmi le livre de bord.

Vous m'habitez tout raconté.

Je n 'ai plus besoin de l'élite.

Mais si, allez, allez.

Alors, le livre de bord, je le rense?

Bien sûr, je le dirai plus tard quand ça revire des affaires.

Ça m'amusera.

Et même quelquefois, ça vous surprendra.

Tiens, pourquoi?

Quoi?

Qu'est-ce que je vois?

Aventir, vous avez fait râche en plein de mire pendant deux heures?

Oh, en plein de mer.

Il y avait tout de même une petite île, pas très loin.

Il s'agit séparé-t-il d'un paquet que M.

Darneville voulait qu'on remette là-bas?

Enfin, vous me comprenez?

Denté, ça vous a bien fait d'exécuter un ordre.

Discipline, d'abord, comme vous l'étiez bien.

Bien sûr.

Oh, d'ailleurs, tout ça n'a qu'une importance.

Mais tout de même, je suis pour la franchise, moi.

Vous connaissez mon caractère, mauvaise tête, mais bon qu'un.

Je ne te le fais pas, monsieur Aurélien.

Passons aux choses sérieuses.

Dans huit jours, le mariage.

Je vais tout adorer la mairie pour la publication des bons.

Ah, écoute-le, elle entendant croire que c 'est le vieil qui se marie.

C'est presque vrai, donc il y a un an, elle et moi, on ne se quitte pas.

Oui, on parle de toi tout le temps.

Et aussi, naturellement, de Victor.

Victor qui est Victor?

C'est le nom que j'ai choisi pour ton fils et les garçons.

Parce que naturellement, je veux un garçon.

Il est d'inexigeant.

Il sera terrible ce garçon.

Je le vois d'ici.

Il passera tout.

Sacré Victor.

Edmond, tu te rappelles ce que tu m'as fait promis le jour de ton départ?

Bien sûr qu'on se fiancait le jour de mon retour.

Et bien, si tu veux, ce soir, on va inviter tous nos amis.

Ah, de retaise, je vous cherchais.

Monsieur Montréal, je vous présente ma fiancée.

Vous ne nous connaissons déjà.

Il y a un homme, nous parlons tous les droits de sa famille dîner de fiancée.

Il est naturellement, je m'invite.

Il vous ramène en métier.

Mais, il y a des tas de choses à régler, à bord.

La douane et... Quatre rousses s'occupera de la douane.

Il n'est pas savant.

Pour une fois, ils passent en près.

Et puis, c'est honor.

Allons.

Toi, il se met à brer.

Pas de doute, il y en a quand toute l 'éven.

Toutes les veines, toutes les veines.

Hé, dis-donc, n'est-ce pas un petit peu de ton petit vin blanc de l'autre jour?

Ah non, mon vieux, maintenant, tout est bouclé.

D'ailleurs, voilà la douane.

Tu vas pouvoir jouer au commandant.

Et il vous a serré la main?

Puisque je vous le dis.

Comment?

Mais comme ça, tout simplement.

Et il a remarqué le faraou.

Puisqu'il m'a chargé de vous en faire complément.

Alors, il me connaît aussi.

Bien sûr.

Puisqu'il aime me jouter.

Monsieur Morel, excellent armateur.

Voilà.

Ce sont des mots qu'on n'oublie pas.

J'espère bien qu'un jour je pourrai créer.

Vive le maillet.

Une mauvaise nouvelle?

Non.

Fernand, tu sais ce cousin, je t'ai parlé.

Moi qui me faisais une joie de te le faire connaître.

Eh bien?

Il part brusquement pour nous.

Il faut l'empêcher de prendre la diligence.

Viens vite, on a juste le temps.

Je reviens.

Monsieur le recureur du roi.

Vous écrivez avec une lenteur.

Mais forcément, j'ai que d'un dame à gauche.

On me l'avait dit.

Un ami du prône et de la religion.

Vous préviens... Que... Dis-donc.

C'est bien vrai qu'on s'est encore fichu, moi, tout à l'heure.

Eh?

Oui.

Ce qui était assis là.

Il y en a qui a dit... Qu'est-ce?

Qu'est-ce?

Il serait capitaine quand les andouillons les aident.

Prends le second.

Vous préviens que... Le...

Nommer... Aide-moi... Dantesse...

Ce... Don... Du... Par...

Amiral, on vous taille.

Ah...

Fait...

Relâche... Avant... Hier...

Mais dit-donc.

Quoi?

Je compte faire écrire là, c'est une lettre anonyme.

Peut-être, mais... C'est la vérité, oui ou non?

Ah oui, ça, c'est la vérité.

Alors... Vous avez raison, la vérité, ça n'a pas besoin de signature.

La vérité, c'est sacré.

Vous avez un c'est plus comme ça.

Jamais assez.

On dit que la vérité se cache en un plus, mais c'est pas vrai.

La preuve, c'est qu'il n'y a pas plus menteur que les bubeurs d'eau.

Fais relâche avant-tier.

Un...

Lille... Del...

De... Attention, les voilà.

Avant, est-ce que vous voudrez?

Moi, je vais pas les voir.

Salut, commandant.

Il n'y a pas de commandant entre nous, voyant.

Dignan, Monsieur Cadrous, vous n'avez pas vu un

sous-lieu tenant d'artillerie ferme dans mon dégo.

Vous le connaissez?

Ah oui.

Il vient justement de partir.

Il n'a pas voulu attendre la diligence.

Il a profité d'une voiture de l'armée.

Oh, sale, hein?

Tant pis, on se passera de lui.

Tu le regrettes?

Un peu, tout de même.

Vous ne se séyez pas le temps de prendre un verre.

Mais puisqu'on se reverrait tout à l 'heure.

Oui, c'est vrai.

Mais on voudrait déjà te demander quelque chose.

Oui.

D'être notre garçon d'honneur dans huit jours.

Dis donc, on dirait que ça t'ennuie.

Oh, Monsieur Cadrous.

Allons, mon vieux, tu ne vas pas nous refuser, ça.

Alors, c'est oui?

Ah, bon dieu de bon dieu, ça t'en malle.

Ah ben, c'est oui, quoi.

Ah, merci, mon vieux.

Laissez-moi vous embrasser, Monsieur Cadrous.

Et oui, tu peux.

À ce soir.

Oh, bon dieu de bon dieu de bon dieu.

Non, j'ai écrit la moitié, j'irai pas plus loin.

Pourquoi?

Mais ça me gênerait, moi, je viens de lui serrer la main.

Ma droite.

Il va toujours ignorer ce qui vient d 'éclairer la main gauche.

Ah, et puis, elle me plaît cette petite, moi.

C'est vrai, elle est encore plus jolie qu 'à un an.

Elle a de la reine, mais elle va pas s 'embêter.

C'est vrai.

Sont allées du côté de la mer.

On est déjà en train de l'embrasser.

À l'île d'Elbe.

Où il a eu une entrevue.

Avec l'usurpateur...

qui lui a remis...

une... lettre.

Tu crois toujours ligne de la main?

Je t'ai dit, tout ce qui nous arrivait à t 'inscrire, là.

Tout.

Absolument tout.

Même ça?

Oui, même ça.

Si tu m'embasques tout le temps, comment veux-tu que je laisse l'avenir?

Mais tu liras l'avenir demain.

Aujourd'hui, le présent ne suffit.

Tiens.

D'où te vient cette cicatrice?

C'est rien.

Un accident?

Non.

M'interroge pas.

Non.

Comme tu voulais.

Edmond.

C'est moi.

Une nuit.

J'avais fait un rêve affreux.

Tu t'en allais, je sais pas où.

Et pour toujours.

Je me suis réveillant sur saut.

Tu sais que je suis superstitieuse.

Et pour conjurer ce mauvais rêve, je me suis fait une blessure au poignet.

Et tu vois, j'ai bien fait.

Puisque le rêve ne s'est pas accompli.

Puisque tu es là.

Écoute.

Tu reconnais?

C'est notre air.

Pendant ton absence, chaque fois que je l 'ai entendu, j'ai fermé les yeux.

On me semblait être avec toi.

Il faut rentrer.

Pourquoi?

On n'est pas bien ici.

On est trop bien.

Je me méfie un peu.

On les sera passés l'heure et Yaldine est de fiançaille.

Et si je t'enlevais avant?

On prendrait la diligence et on s 'installerait

pendant huit jours dans un coin perdu.

C'est ce que nous ferons tout à l'heure, amie-mie.

On prendra la diligence.

Merci.

Vous ne fermez jamais votre porte mieux que ça, hein?

Oui, jamais.

Un tort.

Je suis bien chez Monsieur Edmond d 'Antest, de nouveau commandant du pharaon.

Oui, en effet.

Je vous l'a lui parlé.

Je regrette, mais mon fils vient de sortir.

Alors il a peut-être laissé une lettre.

Je suis Monsieur Noir-Tier.

Non, non, il n'a rien laissé.

Vous êtes sûr?

Absolument sûr.

Un fils que je veux le dire.

Merci d'est.

Merci d'est.

Qu'est-ce qu'il y a?

Elle monta-t-il laissé une lettre pour Monsieur Noir-Tier?

Non, pas de lettre.

Eh ben vous le voyez, pas le plus petit bout de lettre.

Hein?

Vous êtes bien guéant, cette maison.

Fiançaille, fiançaille.

Pour se financer en 1815, il faut un certain courage.

Enfin, bon, parfait.

Je repasserai.

C'est ça, vous repasserai.

À tout à l'heure.

Monsieur!

Monsieur!

Rappelez-moi dans votre nom.

Noir-Tier.

52, en favoris roux.

Redingote Noir, vous donnez jusqu'au menton.

Chapeau à large bord, vous êtes de la légion d'honneur.

Vous ne savez pas son nom.

Il en change tous les jours.

Et vous le suivez du Paris?

Oui.

Il a sauté dans un cabriolet à la barrière de Mont-Bouge.

Vous êtes sûr que c'est arrêté à Marseille?

Absolument sûr.

Au relais, il n'a pas demandé nos chevales de rechange.

Le maître de poste est un de nos indicateurs.

Oui, je sais.

Il a sauté dans un cabriolet Et cet homme saurait?

Un agent de l'usurpateur.

Encore un?

Oui.

Et depuis quelque temps, toutes les pistes se croisent à Marseille.

Le ministre en a fait lui-même l 'observation.

Le ministre?

J'ai vu son chef de cabinet.

Il sait que nous pouvons compter sur vous malgré vos origines révolutionnaires.

Ces origines révolutionnaires?

Monsieur votre père a bien été officier de l'empire.

Je le vois presque plus.

Le savons.

En outre, je suis fiancé avec la fille du Marquis de

Saint-Mérand, lequel vous le savez d'un ancien émigré.

Nous savons ça aussi.

Oui, vous faites un mariage très apprécié en haut lieu.

Je me marie selon mon coeur, monsieur.

Et aussi selon mes opinions.

Je suis un homme d'honneur.

L'un ne va pas sans l'autre.

Naturalement.

D'ailleurs, je tiens à le préciser.

J'ai suivi le corps comme tout le monde.

Moi aussi, hélas.

Mais tu n'es jamais créé vive l'empereur.

Moi non plus.

Ça, jamais.

Voilà pourquoi nous pouvons compter l'un sur l'autre.

Mon père.

Je vous avais interdit d'entrer mon bureau.

Qu'est-ce que tu veux ?

Les rues de Marseille sont si mal fréquentées qu'on cherche au refuge ou au peu.

Et où peut-on être mieux qu'au sein de sa famille ?

Ouf.

Je respire.

Car vous êtes suivi naturellement ?

Oui, on s'intéresse à m'apprendre nade.

Aussi lorsque j'ai aperçu ce bâtiment qu 'on appelle encore Dieu, c 'est pourquoi,

le palais de justice, je me suis rappelé que j'avais un fils magistrat.

J'ai senti vibrer ma fibre paternelle.

Et me voici.

Chez monsieur le substitut noir-quiets.

David Ford.

David Ford, si tu veux.

Décidément, je ne m'habituerai jamais à ce nom que tu as fait ajouter au mien.

J'évoulerai au point que votre passé bon appartiste.

Vous connaissez mes opinions.

Bien sûr.

Elles sont toujours conformes à la dernière édition du bulletin officiel.

Malheureusement, je connais aussi les vôtres.

Vous conspirez, monsieur ?

Bien sûr.

Ne vous livrant pas, je me fais complice d 'une trahison.

Une trahison ?

Non, pendant pas des mots dont personne ne connaît plus le sens.

Je vous demande pardon, monsieur, mais j'ai une conscience.

Une conscience ?

Mais ce n'est pas ça, c'est voyant.

À notre époque, un homme comme toi se doit d'avoir moins de conscience.

Une pour aujourd'hui et l'autre pour demain.

Et puis le principal pour toi, c'est que ton père ne

soit pas coffré le soir même de tes filles en salle.

Tu vois la tête du noble Marquis de Saint -Mérand lisant dans son journal

arrestation du père de monsieur le substitut noirier.

David Ford.

David Ford.

David Ford.

Est -ce que tu m'agaces avec ton David Ford ?

Mais aujourd'hui, ça peut nous servir.

Grâce à ce double nom, monsieur David Ford de sauver monsieur Marquis.

Il le fera.

Parce que si l'empereur revient, le général noir

qui est pour à rendre service monsieur David Ford.

Allons, décide-toi.

D'accord.

Vous avez raison, la piste doit d'abord sauver son père.

Entrez-là.

Allo, voilà.

Nous nous excusons, monsieur le substitut, de venir frapper chez vous à cette heure.

Nous sommes sur la piste d'un individu très suspect et qui n'a rien trouvé mieux

pour nous fousser campagnie que de se précipiter dans le pêle justice.

C'est une plaisanterie, monsieur.

Vous êtes ici chez le substitut du procureur du roi.

N'oublions pas, monsieur le substitut, mais les ordres sont les ordres.

Voyons.

Cette porte ouvre sur l'entrée personnelle de mon bureau.

Une entrée peut-être aussi une sortie, naturellement.

Mais voici la clé, je la porte toujours sur moi.

D'ailleurs, cette porte donne sur le grève qui a cette heure si fermée.

Bon, pardon mon fils.

Je vois que tu as affaire avec ces messieurs.

Messieurs.

Messieurs.

Je vais te laisser.

Seulement, je vous en prie, messieurs, ne leur tenez pas trop longtemps.

Il faut tout de même qu'ils soient auprès de sa fiancée

tout à l'heure quand le préfet vous verra le bal.

Et toi, Gérard, n'oublie pas le mot de monsieur de

Thalerin l'autre jour, quand il a pris ministère.

Surtout, messieurs, patrode Zelle.

Fais mes amies qu'à ce bon monsieur de Saint-Mérand.

Messieurs, j'ai bien l'honneur.

Et surtout, patrode Zelle.

Vous êtes chez vous, messieurs.

Fais de votre travail.

Vous voyez bien qu'il n'y a personne.

En effet.

Et bien, nous allons continuer nos charges dans les bureaux voisins.

Mais ça, messieurs, continuez.

Continuez.

Seulement, vous m'excuserez.

Je suis en retard.

S'il y a du nouveau, le secrétaire de garde au palais se chargera de première.

Je suis vite fort.

Et que vous voulez-vous?

Les

jeunes filles, pas que j'ai des gentilles.

Je m'enlègue de longtemps.

Un frère, un quart qui brille.

Souriront dans le chemin.

Alors aux mes enfants, alors aux mes enfants.

Grisette, ne nageant, pas que j'ai des gentilles.

Mon cher dentesse, le plus beau voilier de Marseille et la plus jolie fille du

quartier des catalans, voilà ce que vous avez gragné à la grande loterie du bonheur.

Et bien, aujourd'hui, j'aimerais m'appeler et de mon dentesse pour un quart d'heure.

Je saurais ou moi ce que c'est qu'un homme heureux.

Ah, c'est encore un coup de paix de l'an.

Ah, c'est encore un coup de paix de l'an.

Lequel d'entre vous, messieurs, est-elle mon dentesse?

Comme voulez-vous.

Êtes mon dentesse, au nom du roi, je vous arrête.

Vous m'arrêtez, mais pourquoi m'arrêtez -vous?

Votre première interrogatoire vous la prendra.

Vous n'allez pas nous l'emmener.

J'apprends maintenant tout de même.

Je suis obligé.

Nous avons trinqué assez souvent ensemble sur le

port pour que vous nous disiez de quoi il s'agit.

Hollons, monsieur Barbaro.

Quand je suis en service, il n'y a plus de monsieur Barbaro.

Il n'y a plus que monsieur le commissaire.

Oh, allons, commissaire.

Il y a sûrement... Mes prises.

S'il y a mes prises, monsieur Morel, croyez bien qu'elle sera promptement réparée.

Mais bien sûr, tout va s'expliquer.

Est-ce que tu as bien pu chère, mon pauvre petit?

Mais rien du tout, papa.

Non, non, non, débêchons.

Au revoir, monsieur Morel.

À tout à l'heure, mon garçon.

Au revoir, Carlos.

Ah, attends tout de suite.

Je parie tout ce qu'on voudrait, qui reviendra tout de suite.

Allez, allez, en route.

Et d'anciens, maintenant.

Oh, Gérard, ne me quittez pas.

Pas ce soir.

Mais renez mon devoir et d'aller immédiatement interroger cet homme.

Monsieur de Villefort, s'il ne préférait pas son

devoir à son plaisir, ne serait pas digne de nous.

Surtout quand il s'agit d'étouffer un complot

de ses messieurs, les bonnes impartistes.

Sans doute.

Mais une jeune fille n'a jamais qu'un seul balle de filles en salle.

Ne m'avimez pas cette soirée-là, mon père.

Oubliez-vous, ma fille, que votre grand -père est montée à l'échafaud en 1992.

Et que nous sommes restés quinze années dans l'immigration.

J'ai donné des leçons de piano, moi.

L'échafaud de grand-père et les leçons de piano de maman.

On ne parle que de ça dans cette maison.

Et moi, ce soir, je n'ai dansé qu'une seule fois.

J'espère que Monsieur de Villefort ne vous écoutera pas malgré ses origines.

Vous savez bien, madame, que l'échafaud que j'ai pu requérir contre l'agent de l

'usurpateur, j'ai toujours demandé la peine de mort.

J'espère que vous n'y manquerez pas cette fois-ci non plus.

Oh, mon père.

Renée, tu lis trop.

Ou, de t'abandonner à tes sentiments humanitaires,

tu devrais inciter ton fiancé à être inexorable.

Tout à l'heure.

Alors, Renée, qu'est-ce qu'on t'a dit de demander à Monsieur de Villefort ?

Gérard, soyez inexorable.

Mais pas pour tout de même.

N'oubliez pas que c'est le soir de nos fiancels et que

c'est la première fois que je vous demande quelque chose.

T'es promis.

Oui, entrez, oui.

Le commissaire est là avec un nom et l 'antesse.

Faises entrer l'antesse et laissez-nous.

Monsieur l'antesse.

Monsieur le substitut, comme il s'agit, évidemment, de la malentendue,

je vous serai très obligé de le faire vite.

Mais invitez-moi attendre.

Vous invitez ?

Oui, je fête mes fiançailles.

Et vous savez, être dérangé un jour comme celui-là, c'est plutôt bien.

Vous ne pouvez pas vendre compte.

Croyez-vous.

Je voudrais tout de même savoir de quoi on m'accuse.

Et bien, procédons par ordre.

Vous êtes bien de bon d'antesse, commandant du faraon.

Oui.

Vous n'avez jamais été vos lapartistes ?

Je me suis engagé dans la marine à 16 ans.

Je n'ai presque fait le tour du monde.

Alors là, la politique.

Allez-vous les ennemis.

Pas que je sache.

C'est ton jamais.

Allez, voici le rède que j'ai reçu et qui vous concerne.

Elle me paraît d'une écriture déguisée.

Je ne vous demande pas de recoller cette écriture,

mais de me déclarer que cette accusation est fausse.

Dites-moi que vous n'avez jamais rapporté aucune lettre

de l'île d'Elbe et je vous relâche immédiatement.

Alors, répondez.

Si, M.

le Substitut, j'ai rapporté une lettre.

La voici.

Vous voyez une histoire de barric de vin.

Rien de politique.

Oui, mais cette lettre peut-être chiffrée.

M.

le Substitut.

Vous n'avez pas le choix d'hanteuse.

À l'île d'Elbe, on a dû trouver que vous aviez une figure loyale et honnête,

mais on s'est dit que personne ici ne se méfierait de vous.

Ensemble, votre seul crime est d'être un brave garçon.

Je ne peux tout de même pas vous mettre en prison pour ces crimes-là.

Ce serait vraiment exagéré.

Alors, vous allez me faire relâcher.

C'est probable.

C'est même certain.

Et je m'en réjouis pour vous et pour moi.

Comment pas vous?

Oui, figurez-vous que moi aussi, j'ai ce soir un bal de fiançaille.

Une coïncidence qui m'amuse et dont je veux vous profiter.

Alors, je vais être libre.

Mais bien sûr.

Votre liberté sans le petit cadeau que je remènerai ce soir à ma fiancée.

Pas la mienne.

En ce moment, il doit être très malheureuse.

La mienne doit s'impatienter aussi.

Ah, j'oubliais.

Une dernière question.

À qui deviez-vous porter cette lettre?

On devait venir la chercher.

Qui?

Un certain monsieur...

Noitier.

Vous avez dit?

Noitier.

Cette lettre, vous ne l'avez montré à personne?

Non, non, à personne.

Très bien.

Pour vous prouver ma bonne volonté, regardez ce que j'en fais.

Plus aucune trace de lettre, maintenant.

Vous êtes content?

Merci, monsieur le substitut.

Après, vous et moi, sommes seuls à Marseille, à savoir cette lettre à exister.

Il y a de l'eau si on l'entare.

Il y a l'heure diment, et vous êtes définitivement sauvés.

Soyez tranquilles, je nierai.

D'ailleurs, c'est très simple, il n'y a jamais de lettre.

Jamais.

Ni de monsieur Noitier.

Ni de monsieur Noitier.

Jurez-le.

Tenez, sur la Bible.

Levez la main droite et dites.

Je le jure.

Et maintenant, je peux m'en aller?

On vous ramènera.

Je vous demande d'avoir encore un petit peu de patience, ayez confiance,

et laissez-vous conduire sans discussion.

Contissons-moi.

Monsieur Bardarou, voici l'ordre.

Regardez si tout est en règle.

Ordre d'incarcerer et de mondantesse au château d'if, à tenir au plus grand

secret, et sous la plus stricte survie de la surveillance.

Mais où m'emmener-vous?

On t'a dit que tu allais se conduire.

Allez hop.

On vous a dit de me relâcher.

Vous n'avez pas compris qu'est-ce qu'on fait.

Mais on m'attend, c'est moi.

Il faut me relâcher.

Vous prenez la route de Paris.

Si, même à l'Hildembe, ou un appartre reste dangereux.

Mais non, mais non.

Votre majesté aurait bientôt de sécurité.

Mais on appartre pas à se séjourner à Ferdierry, comme chez Donald.

Vous le voyez, mon cher Blacas, notre ministre de la police est optimiste de lui.

Si, puisque vous ne me croyez pas, je vous demanderai au moins de vous leur

bien entendre ce petit magistrat de Marseille.

C'est bien, monsieur, faites entrer.

C'est un cadeau de mon cousin.

N'empereur d'Autriche.

Alors dépêchons-nous.

Ce n'est d'en vrai.

J'étais donc un couloir sur ces dépêches qu'on vient d'amener.

C'est-à-dire ?

Si, les renseignements que j'ai réunis me font supposer que l'usure n'était...

Mais sur le point, le s'embarquait.

Et vous avez couru jusqu'à Paris pour me faire part d'une supposition.

Eh bien, retournez paisiblement à Marseille, monsieur.

Vous ferez mes compliments au marquis de Saint-Mérand.

Sire !

Qu'est-ce qui vous prend ?

Je veux être évoqué dans cinq minutes.

Et pourquoi ?

Le surpateur a débarqué le 1er mars.

Et nous sommes le 3.

Comme toujours, vous êtes le dernier enseigné.

Un simple magistrat en s'amène plus long que vous avec toute votre police.

Monsieur, ne craignez pas de vous rappeler à notre souvenir.

Nous ne vous oublierons pas.

Je suis évoqué.

Vous savez bien que non.

Je n'aime pas les imbéciles.

Mais j'aime encore moins les figures nouvelles.

Merci.

D'ailleurs, à l'heure actuelle, ce but à la carte doit être arrêté.

Nous le ferons danser devant votre majesté.

Avec une chaine au pied, comme un ours dans une foire.

Et maintenant, au travail.

92 jours que l'empereur a débarqué.

Et c'est aujourd'hui seulement qu'on accorde son portrait.

C'est le service du mobilier, monsieur le substitut.

Il est toujours en retard d'un régime, ce service-là.

Monsieur, le substitut de Villefort.

Appelez-moi le martier, tout simplement.

Il s'agit toujours d'aide mondiales.

Mais cette fois, je suis venu avec son paix.

Monsieur.

Sa fiancée.

Appellant de celle-ci et quelques amis.

Une véritable délégation.

Nous vous en prie, messieurs.

La faire dentesse.

Oui, je me rappelle bien.

Voyons, dentesse, accusé de... d'être bon appartiste.

La justice du roi, peut-être, on fait son devoir en l'arrêtant, mais nous nous

adressons aujourd'hui à la justice de l 'empereur.

Monsieur, j'ai subi le roi comme tout le monde.

Hélas.

Mais je n'ai jamais créé vivre le roi.

D'ailleurs, mon père vient de reprendre du service.

Nous le savons.

Vous voyez que vous pouvez compter sur moi.

Si on tarde à relâcher de rotesses, tous mes amis du Cirque-la-Périale de

Marseille nous aideront et revéront une pétition en haut lieu.

L'ennui, c'est qu'on a dû le changer de prison plusieurs fois.

Mais qu'on ne sait plus où il est.

J'envoie encore une note à la direction des prisons.

Oui.

Je les menace dans la peau ministre.

Si avec tout ça, on ne leur lâche pas.

Merci, monsieur.

Bon, le relâchera, mademoiselle.

J'en fais une affaire personnelle.

Merci, monsieur.

Merci, mademoiselle.

Je vais simplement mon devoir, comme d'habitude.

Monsieur Morelle, avez-vous été au Cirque -la-Périale aujourd'hui?

Je n'ai rien.

Attends des nouvelles de cette bataille que le télégraphe nous a annoncées hier soir.

Ok.

Et c'est tombé le seul livre.

Ah, va-t-on... va-t-en-là?

On a un nom à coucher dehors.

Ça, ça, sûrement une grande victoire.

Ah, sûrement.

Eh bien, nous fêterons bientôt, et en même temps,

la libération des mondes en thèse et la victoire de

la victoire de la victoire.

Ça aussi, c'est pour le courrier?

Non, pas encore.

J'attends demain.

C'est encore toi, ta seule gueule.

Ah, vous pouvez m'insulter.

J 'ai l'habitude.

Écoute, je t'offre 100 pièces d'argent.

Vous avez de l'argent?

Oui, chez moi.

C'est tout ce que je possède, mais on te le donnera assez.

Si tu veux bien descendre jusqu'au quartier des Catalans et remettre une

naître à une jeune fille de mes mercellesses, même pas une naître de ligne seulement.

Et si je perds ma place?

Écoute, si tu refuses, demain, je t'attends derrière

la porte et je te crasse la tête avec cet escabeau.

Ça me fera un mot de putole et puis un mot de convalo.

Mais vous, je vous préviens.

On vous passera la camisole de force et c 'est plutôt désagréable.

Je veux voir les gouvernettes!

Ah, pourquoi?

Pour le pape ou le bon dieu?

Quoi faire?

Attends.

Ouf!

J'aurais pensé ma vie à déménager.

Alors, comment ça va aujourd'hui?

Je me suis traîné jusqu'ici.

Je ne veux pas que la femme approche monsieur Moral.

Ah, bonjour.

Ils ne sont pas vous écrasés.

Voici votre bouillon.

Merci.

Je vous remercie, monsieur.

Monsieur Moral.

Et il a encore payé des fournisseurs.

Le loyer.

Bon, je ne veux pas, monsieur Moral.

Vous êtes vous-même gênés.

Mais si, je le sais.

Qui vous l'a dit?

Vous avez vendu un beau bateau.

Rassurez-vous, je ne vendrai pas le fer à eau.

Il attend dans votre fils.

Vous voyez, j'ai confiance.

Tais, voici une bourse que ma femme a brandé pour vous.

Je veux bien la bourse, mais je ne veux pas de l'argent qui entende.

Bon, bon, bon, bon.

Je remporte le tout.

Ce qui est terrible, c'est que je m'en irai sans avoir revu le petit.

Maintenant que l'empereur partit, personne ne nous écoutera.

Personne.

Monsieur Moral, dites-lui de ne pas s 'agiter comme ça.

Dites-lui aussi qu'elle adore de gaspiller son

temps à me soigner et à attendre son fiancé.

Tant que votre fils sera vivant, je l'attendrai.

Il est en mon dégo.

Je suis venu vous féliciter.

Voyons, vous avez vu.

Ah oui?

Vous êtes venus en délégation.

Vous ne parlons plus de ça.

Monsieur le procureur, j'étais là contre mon prix.

Vous vous avez vu encore avant ce jour-là?

Une nuit de février 1815.

Ah oui?

Il y a des rencontres qu'il vaut mieux oublier.

Même quand elles ont rendu service à l

'hôpital, c 'est un peu comme ça tout le monde.

Tiens.

À vous aussi?

Enfin, je veux dire, au substitut du procureur dans l'exercice de ses fonctions.

Mais si je peux vous être qui, d'un jour, n'hésitez pas.

Merci.

Je vous envie, Monsieur le procureur, à cause de ma nomination?

Non.

A cause de votre mariage.

J'aimerais pouvoir en faire autant.

Merci d'être.

Vous avez vigné?

Dans mon bureau, vous aviez une certaine façon de ne pas la regarder.

Oui.

Seulement Mercedes ne m'épousera pas tant qu'elle pourra

supposer qu'elle ne m'ont denté, c'est encore vivant.

Vous me demandez pas.

Je le procureur, il n'est pas nécessaire de le fusiller, vraiment.

Il suffirait d'en laisser courir le bruit.

À la fin des 100 jours, il y a eu tant d 'exécutions sommaires.

Il y a eu tellement de morts qu'ils n'ont jamais eu d'âge de décès.

Il peut bien, pour une fois, y avoir un décès sans qu'il y eut de morts.

Après tout, il les gagne.

Eh bien, c'est entendu.

Pour prudence.

Pour prudence.

Pour prudence.

Et maintenant, nous allons voir...

Numéro 27, Monsieur l'inspecteur.

Un nommé.

Eh... Je ne peux pas dire.

L'humidité est pas cela, non.

Qu'on fasse.

Enfermé depuis 17 mois.

Et... Au secret?

Oui.

Oui.

Dans d'un sens, cette solitude absolue n 'aura plutôt service aux prisonniers.

C'est les renfours de les hommes.

Eh... Et une fois de l'humidité, ils souffrent plus.

Dantes, voici Monsieur l'inspecteur général des prisons qui vient vous interroger.

Mon ami, ne vous fatiguez pas à me répondre.

Vos réponses, je les connais d'avance.

Il y a 15 ans que je les entends dans toutes les prisons de France.

Vous êtes mal nourri et vous êtes innocent, n'est-ce pas?

Oui.

La tradition continue.

D'ailleurs, ça m'est égal d'être mal nourri.

Ah, pourquoi?

Voilà quatre jours qu'ils refusent toute nourriture.

Je veux être jugé.

Cet homme n'a pas été jugé?

Un jugement fait tout ce que je demande.

Savoir au moins quel crime j'ai commis, à quelle peine je suis condamné.

Eh, mon ami, je vous promets d'examiner votre dossier.

Alors, je peux...

je peux espérer.

Bien sûr.

Mais j'en attendant que diable, nourrissez-vous.

Ah, je ne dis pas qu'on mange ici aussi bien qu'au

café anglais, mais j'ai goûté la soupe avec fort bon.

En tout cas, j'espère bien que mon prochain passage ici, je vous retrouverai

jugé et assagis.

Vous n'avez pas autre chose à me demander?

Si, quelle date c'est-à-me-nous?

Le 30 juillet 1816.

Merci, M.

Aspecteur.

Et qu'est-ce qu'il y a dans son dossier?

Je me rappelle maintenant une note de monsieur de Vivor.

Le nouveau professeur du roi?

Oui.

Il a fait arrêt des symptômes.

La veille du débarquement de visur pâteurs.

Voilà.

Évidemment.

Il vaut mieux ne pas remettre ces choses -là.

Ah!

Ah!

Ah!

Ah!

Ah!

Ah!

Ah!

Ah!

Ah!

Alors, ça va mieux?

Qu'est-ce que vous avez fait votre actuel?

Cassez.

Vous avez tourné 15 jours de cachot?

Je suis déjà.

C'est encore une chance pour vous.

Vous ne pensez tout le même pas que je m 'en vais vous en chercher une autre, non?

180 $ à monter?

C'est pour ce que c'est.

Vous devez vous dire avec ça.

Rien à signaler.

Rien à signaler.

M'entendez-vous?

Vous n'êtes plus là?

Vous avez peur de répondre, ou bien quoi?

Il n'y a...

Il n'y a personne de l'autre côté de ce mur,

force d'être seul, si peut-être devenue foule.

Qui êtes-vous?

Mes rêves vont être qui êtes-vous?

Et toi, qui es-tu?

Un prisonnier de numéro 27.

Moi, le numéro 34.

Tu as des outils?

Oui, un morceau de fer.

Travail de mon côté.

Ici?

Tu y es presque.

Ici?

Oui, oui, ça y est.

Je suis, ou plutôt j'étais, la Béfaria.

La Béfaria?

C'est bizarre.

J'ai perdu l'habitude d'entendre prononcer mon nom.

C'est pourtant un gros nom, Faria.

Un nom que tous les révolutionnaires d 'Italie ont acclamé.

Et toi, qui es-tu?

Il m'en dentes.

Il m'en dentes.

Moi aussi, j'ai l'impression de l'entendre pour la première fois.

Pourtant, il n'y a sûrement pas longtemps que tu es prisonnier.

17 mois, 2 ans, je ne sais plus.

Les chiffres commencent à s'embrouiller ma tête.

Et vous, il y a longtemps que vous êtes ici?

10 ans.

J'ai été condamné à la prison perpétuelle en France et en Italie.

Pour quel motif?

Le même partout.

J'aime la liberté.

Vous conspirez?

Oui.

Contre tous les tyrants.

Et je continue.

La haine, ça rend fort.

Ça l'empêche de vieillir.

Mais toi aussi, tu es prisonnier politique puisque tu es au château d'Iff.

Eh bien, tu me parleras de tes ennemis et je te parlerai des miens.

Nous bâtirons ensemble des projets de vengeance.

Je n'aime pas la vengeance.

Quand la vengeance est au service de la justice,

il n'y a rien de plus beau sur la terre.

Et de qui pourrais-je me venger?

Je n'ai pas d'ennemis.

Je n'ai même pas été jugé.

J'ai été amené ici sans explication.

Par ordre de qui?

Personne n'a voulu me le dire.

J'ai beau chercher, je ne trouve pas.

Nous trouverons.

Et si tu ne mens pas et tu ne mens pas, nous punirons les coupables.

J'ai usé mes forces à combattre l 'injustice

et viens je reprendrai la lutte avec toi.

Et nous en aurons les moyens car retiens bien ce que je te dis.

Ce prisonnier en rayons que tu as devant toi

est peut-être l'homme le plus riche du monde.

Tu me crois fou, toi aussi?

Non, mais je voudrais vous ressembler.

Comment avez-vous fait pour rester si courageux après dix années?

Je n'ai pas cessé un seul jour de travailler.

À quoi?

À l'évasion.

J'ai tout essayé.

J'ai simulé des maladies, assommé un gardien, offert ma fortune au directeur.

Tout a échoué.

Alors, j'ai réussi à fabriquer cet outil.

Et depuis trois ans, je creuse.

Trois ans pour déplacer quelques pierres et pour échouer une fois de plus.

Car je me suis trompé dans mes calculs.

Je croyais déboucher au-dessous de la terrasse et juste au-dessus des rochers.

Mais les rochers, c'est par là, je sais.

Quand on m'a fait descendre les escaliers, j'étais admis à ce mai, mais j'ai tout de

même pris mes repères et gardais mon orientation.

Nous allons nous remettre au travail.

Seulement, même à deux, il nous faudra encore des années.

Quand on a retrouvé l'espoir, le temps est complet.

Et tu verras qu'il sera beau le jour où nous reverrons la mer.

La mer.

Le

fou de l'horizon, c'est moi qui commande ici.

Et personne d'autre.

Vous l'aimenez dur, hein?

Tu m'aimes à bord.

À bras Dieu.

Et encore, si Dieu s'occupait de nous, je le prends ici.

Mais vous non plus.

On va voir votre domination.

J'ai eu l'avancement assez rapide.

Vous m'avez détaché à l'état-major du jour.

Je ne sais qui, je te remets, puisque c 'est moi qui vous emmène à Constantinople.

Tout le même, c'est un poste important.

Comment l'avez-vous décroché?

Un magistrat de mes amis qui est en ce moment l'horizon roi.

Ah, buvant la santé de ce magistrat.

Donc je devine le nom.

Vous parlez trop.

Avec vous.

Je peux.

Ah, ce pauvre d'Antest, tout le même, qui a fini par être fusillé.

Oui.

Tu n'es d'une fin regrettable.

Près regrettable.

Mais que voulez-vous, mon vieux, c'est la fatalité.

Mec-toub, comme bise des arabes.

Personne n'a de reproche à se faire, c'était écrit.

Et même un peu écrit, de la main gauche.

Vous aimez que vous parlez trop.

Même si notre sap ne boutit pas, l'un de

nous deux pourra forcément s 'évader un jour.

Comment ça?

Quand un prisonnier meurt, on glisse son corps dans un sac.

Et on jette le tout à la mer.

Et bien, ce jour-là, il suffit de prendre la place du mort.

Mais dans un sac, on ne peut pas bouger, une fois dans l'eau, coup la pique.

Pas si on ouvre très vite le sac avec un couteau.

Je pourrais t'avoir un couteau.

J'ai un couteau.

J'ai mis longtemps à le fabriquer.

Tu peux vérifier l'alarme.

Tu vois, le survivant pourra s'évader.

Et comme c'est toi le plus jeune.

Mais est-ce que tu auras la patience d 'attendre?

Vous supposez que je pourrais avoir l'idée de vous tuer?

Non.

Maintenant, je sais que tu n'as pas de mauvaise pensée.

Tu n'as pas détourné la tête.

Entre nous deux, c'est Dieu qui décidera.

On voit encore un dernier coup de sonde.

Et on remonte.

Mon père, vous avez blessé?

Répondez-moi, mon père.

Vous avez blessé, mon père.

Je dois avoir quelque chose de cassé.

Là, je vais appeler.

Non, non, il ne faut pas.

Ne parlez pas.

Ne parlez pas, gardez vos forces jusqu'à soi.

Ce soir, je serai mort.

Mais non, mon père, vous n'allez pas mourir.

Mais je vais mourir sans regret.

Mon expérience, ma pensée.

Mon oeuvre, rien n'est perdu.

Puisque je t'ai tout enseigné.

Tu es vivant.

Et tu me continues.

Mon père, je vous insulte.

Il faut que je te révèle mon secret.

Écoute, Dantes.

C'est toi qui va devenir l'homme le plus riche du monde.

J'ai réussi à retrouver le trésor de César Spada.

Ce trésor, il est caché depuis deux siècles au large d'Orbettello.

Dans l'île de Montécristo va voir là, sur le mur.

Oui, là, le dessin de l'île.

Le saut de Spada dans une grotte.

Le trésor...

Ne vous agitez pas.

Le trésor, mais tu ne crois pas.

Si, mais vous avez la fière.

Jure-moi, jure-moi que tu iras.

Je vous le jure.

Tu vois, Dieu a décidé.

Il veut que tu rendes la justice, que tu punisses les coupables.

Mais n'oublie pas, n'oublie pas le...

Allez, écoute-toi.

Je prendrai votre place si vous mourrez.

Merci.

Vous faites encore la grâce, Mathieu.

Vous en avez de la veine.

Je changerai bien ma place contre la haute.

Ça va pas ?

Il va avoir frisqué.

Vous pourriez en être.

Toujours arroupillé.

On devrait vous nommer gardien.

Ça va pas ?

Je serai une ruisse dédouanée, mais ça ne m'étonnerait pas.

On va s'arrêter.

Il n'y a pas un peu d'un.

Il n'a jamais laissé croire.

Enfin, pas pour de vrai.

Et quoi ?

Je dis à part.

Alors, tu as pris un bon bain ?

Allez, répond.

Nous, on reçoit pas tout le monde.

Notre bateau a cogné contre les rochers.

Oui, cette nuit.

Et rocher ou ça ?

Là-bas.

On a passé devant tout à l'heure.

Et alors, on est venus.

Plus de bateaux, plus de matelots, plus rien.

Mais dis-donc, tu te fous de nous.

Il n'a pas de meilleure explication à nous donner.

C'est le cadente du château-diff ?

C'est peut-être un prisonnier qui vient de s'évader ?

Ça fait sûrement une paix.

Tu n'as pas goûté.

Quel jour on est ?

28 février.

De quelle année ?

1833.

Non.

Vous me dites ça pour me faire une blague.

1833.

C'est pas possible.

18 ans.

Allez-moi un coup.

Et ne te presse pas.

Visitez chez toi.

Nous, on est mieux les évadés que les douaniers.

Alors, vous avez compris.

Bien sûr.

Les évadés ont le droit à la grande salve.

12 coups de canon comme les amirons.

Je crois que pour l'instant, il vaut mieux nous séparer.

Dépose-moi dans une de ces petites îles où personne ne descend jamais.

On m'oublia peut-être.

Dans combien de temps repassera-tu dans ces parages ?

Dans 8 lourds.

Alors, tu me reprendras quand tu passeras.

Comme Dieu.

Où est-ce qu'on te dépose ?

Dans l'île de Montecristo.

C'est sur ta route.

D'accord.

Il sera demain matin.

Dans 10 jours !

Déjà, attendez-vous !

Sous-titres réalisés par la communauté d 'Amara.

org Vous désirez ?

Je crois que je tombe mal.

C'est-à-dire qu'aujourd'hui, n'est-ce pas ?

Je vais déranger personne.

Et pourtant une question.

Qui est devenue M.

Dantes ?

Leur traité qui l'a jeté ici.

Attendez.

M.

Dantes, vous dites ?

J'ai entendu ce nom-là.

Je crois qu'il est mort.

On vous l'a dit.

Il y a longtemps.

Et...

Mademoiselle Errera.

Merci d'être Errera.

Je ne connais pas.

Tout ça doit remonter à très loin.

Oui, après 20 ans.

Nous n'étions pas à Marseille.

Valentin !

Valentin !

Excusez-moi.

Vous les entendez.

Ils sont un peu fous.

Qu'est-ce que vous voulez ?

On n'est pas heureux tous les jours.

Valentin !

Valentin !

Qu'est-ce qui se passe, M.

Morel, l'armateur ?

Pourquoi demandez-vous ça ?

Vous avez vu la fiche ?

Oui, à l'instant.

Bien.

Ce n'était pas aussi bravo.

Il y a déjà longtemps qu'elle savait la fiche.

Ces créanciers ont tout fait pour le souhait alors.

Mais qu'est-ce que vous voulez que tout s 'est mis contre lui ?

Les concurrents, la préfecture... Quoi, la préfecture ?

Bien, à cause de ses opinions.

Mais surtout, ou la malchance.

Vous pouvez voir, il vient de la vérifier, moi.

C'est pas de refus.

Tous ces malheurs ont commencé avec le naufrage du pharaon.

Le pharaon a coulé ?

Et par Bota, encore.

Il faut vous dire qu'il était commandé par en drole le capitaine.

Un ivrone que vous n'avez sûrement pas connu, Cadros.

Cadros ?

Oui.

Il a pris la place de notre commandé d 'arrêter pour une soirée politique.

Un qui s'appelait... Attendez.

Et il navigue toujours ?

Non.

Après cette histoire de naufrage, il a tout le même durant dans ses galons.

Il s'est marié.

Il fait le cabaretier, maintenant.

Où ça ?

Au pont du gare.

Regarde-moi celle fou, là, un samedi soir.

Oh, là, là.

Je me demande si il m'a pris de t'épouser.

Si jamais je meurs Marie, ce sera sûrement pas dans la limonade.

Là, s'il n'y a plus personne ici, c'est ta faute.

Chaque fois que tu fais payer, tu voles le client.

Moi aussi.

Pas toujours.

Dis-moi, moi, je fais ça avec le sourire.

Le sourire, justement.

Tu n'as jamais connu la fradrine, le sourire.

Cal, le premier adjoint qui je vais emprunter.

Et bien, hier, encore, tu t'es arrangé pour le vexer.

Figure-toi que j'avais pas envie de te faire coq-suit.

Enfin, pas avec lui.

Et surtout pas pour te faire plaisir.

Eh, tout de suite, les gros mots.

Oui, d'ailleurs, avec toi, c'est toujours la même chose.

C'est d'un fou, vous rouliez qui viennent d'aquiner au comptoir.

Tu te faches tout rouge.

Mais quand c'est un riche, tu regardes par la fenêtre.

Mais non, parce que si on trouve pas 20 000 fois, on est mis au faillite.

On vend ta barrette, ma fille.

Si t'étais pas un lâche, Essaye.

Essaye donc.

Espèce de lâche.

Tu vois, t'es pas un homme.

Excusez-moi, je suis le père Busani.

Je voudrais parler à monsieur Gaspar Cadoss.

Je n'ai pas d'inferment pour les mots.

Aujourd'hui, je ne perds pas.

Asseyez-vous, mon père.

Vous dérangez pas, non?

Ma femme.

Voyons.

Avez-vous connu en 1815 un officier au long cours qui s'appelait dentesse?

Si je l'ai connu, je pense bien que c 'était son jean.

Et même à ses meilleurs amis, son emprisonnant m'a rendu malade.

Je trouve dentesse donc même dire qu'on l 'a fusillé.

Fusillé, qui vous a dit ça?

Fernand.

Fernand, mon dégo, vous connaissez pas?

Si, dentesse, m'en a parlé.

C'était le cousin de sa fiancé, Myrcellès.

Oui.

Eh bien, Fernand nous a annoncés à tous en 1816 l'exécution des de mon dentesse.

Mais Myrcellès l'a cru?

La preuve, c'est qu'elle l'a épousée.

Je sais que vous pensez bien que...

Ah, ça crée fait un an.

C'était un malade, tout de même.

Alors comme ça, dentesse, il n'a pas été fusillé?

Non, il est mort.

Il n'y a pas longtemps.

Et c'est moi qui suis venu lui offrir les derniers secours de la religion.

Mais il savait pourquoi on l'a emprisonné?

Non.

Non, on vous emprisonne et on vous dit même pas pourquoi qu'il y a l'époque.

Le prouve, il est mort dans la misère.

Pas tout à fait.

Il avait un compagnon de prison très riche, qui a été

libéré l'année dernière et qui lui a fait don d'un diamant.

Un diamant?

Oui.

Ah, vrai?

Le voilà.

Et ça vaut?

50 000 francs, même un peu plus, avec la monture.

Et il vous a fait son héritier?

Non, son exécuteur testamentaire.

Il m'a chargé de partager le prix de cette pierre entre sa fiancée, son père et...

son ami Cadros.

Pour ce qui est de son père, il y a déjà plus que deux héritiers.

Je sais, vous aurez donc la moitié chacun.

Je peux le regarder?

Oui, oui.

J'en ai jamais vu un aussi gros.

Et pourquoi seulement la moitié?

Bon, t'as les copentages avec Mercedes?

Avec Mercedes, alors ça c'est un peu fort.

Pourquoi?

Par... pardon.

Oui, je sais, elle s'est mariée.

Mais à part ce mariage, son ancien fiancé aurait-il quelques reproches à lui faire?

Eh bien, oui.

Lesquels?

Non, mais d'ailleurs, elle a pas besoin de ça.

Mon dégou a fait une carrière en oriant et a ramené une fortune.

Il s'appelle, à présent, tenez-vous bien.

Le compte de mort, serf.

Ce n'est pas une raison pour l'écarté de l 'héritage.

Oh putain, puis je vais tout vous dire.

Si Dante, ça a été emprisonné, c'est à cause d'une dénonciation.

Possible.

Et cette dénonciation, Fernand n'est pas étranger.

Tu parles trop, c'est une supposition, pas plus.

Si c'est une supposition.

Mais non, c'est la vérité, voyons, mon mari était là.

Je sais que tu parles trop.

Et il a très bien vu Fernand prenant la plume et achouant la lettre.

Quelqu'un avait l'en commencée.

Oui, peut-être, par plaisanterie.

Je ne sais plus, moi, j'étais ivre alors.

En tout cas, c'est Fernand qui a porté la lettre ou pas les justices.

Dans ce cas, évidemment.

Vous pouvez nous laisser aller.

Ce pauvre Dante, ce n'a jamais eu de meilleur ami de cadrose.

La preuve, c'est que je me suis occupé de l'enterrement de son paix.

Vous ?

Oui, je m'ai vendu tous ces meubles.

Non, et le mal qu'on a eu à les transporter, tenez cette table.

Ça vient de chez lui.

Il fait deux chaises aussi.

Cette suspension, cet habitable, et tenez.

Même cette vieille bourse que voici.

Vous voyez qu'on l'avait pas oublié.

Mais il y a un J et un M.

Ce ne sont pas les initiales de Monsieur Dante.

Ah non, ce sont les initiales de Monsieur Morel.

Il l'avait laissé chez Monsieur Dante un jour avec un peu d'argent dedans.

Eh bien, tout cela me paraît clair.

Et ce diamant me revient de droit.

Il est tard et je dois le gagner mon coup.

Laissez-moi à moi vous offrir quelque chose.

Un petit souvenir de notre amie Dante.

Alors, oui, cette bourse.

Si elle est vive, bien entendu.

S'il n'y a que ça pour vous faire plaisir.

Pour vos couvres.

Vous ne croyez pas si bien d'hier.

Adieu.

Et que ce diamant vous profite puisque vous l'avez si bien mérité.

Ah, pourriez qu'il soit vrai ou moins.

Il est forcément vrai, voyons.

Incuré.

Ou alors, je n'irai plus à la messe.

Mais le meilleur moyen de le savoir, c'est de

demander à Monsieur Joannès, le bijoutier de Paris.

Il est justement un broquer pour la foire.

Et puis, il vaut mieux s'adresser à un parisien.

Les gens du pays sont tellement bavards.

Le temps de s'élérer un cheval, puis j'y vais.

Il

n 'y a que 45 000 francs.

Seulement ?

Oui.

Et pourquoi votre mari n'a pas conclu ?

Il voulait vous demander votre avis.

Jean-Jacques, mais nous ne sommes pas assez riches pour perdre 5 000 francs.

Ah, alors tant pis.

Vous avez pourtant apporté l'argent.

Non.

Nous trouvons un autre acheteur.

Qui pourrait peut-être trouver bizarre qu 'un

diamant ou soit tombé du ciel comme ça, boschement.

Et qui pourra même peut-être appeler la police ?

Enfin, comme vous voudrez, n'est-ce pas ?

Bah, donne le diamant.

Comme ça, on n'aura pas dérangé, Monsieur Joannès, pour rien.

Et 45.

Et maintenant, vous allez bien souffler avec nous, n'est-ce pas ?

Ah non, Jean-Jacques.

Oh, Monsieur Joannès.

On se voit une fois par an.

Vous n'allez pas refuser, voyez.

À la bonne franquette, allez.

Ça nous ferait tellement plaisir.

Non, il faut que je rentre.

Attendez-moi à la fin de l'orage.

Oh, c'est qu'elle a pour doute la nuit.

Justement, tenez.

Vous feriez beaucoup mieux de coucher ici.

Non, mais j'ai encore une affaire à traiter.

Oh, bah, il a une affaire à traiter.

Non.

Merci.

Ah, vous ne déranger pas.

Je sais où elle est curie.

Bonne nuit.

Bon... On n'y voit rien.

Toi, à droite.

Ne les cassez le canal.

Toi, droit.

Bonne nuit.

C'est pas là que tu laisses repartir.

Tu n'as donc pas vu de l'argent qu'il avait sur lui?

Si j'ai cédé sur les 5 000 francs, c'est que

j'avais bien l'intention de les lui reprendre.

Il reste avec.

Oh, tais-toi.

Je suis sûre qu'il a pensé la même chose que moi.

Seulement voilà.

T'es pas un homme.

Quoi?

Mais si c'était un homme.

Il serait pas sorti d'ici.

Si c'était un homme.

45 000 francs, c'est pas une meilleure journée.

Naturalement, t'es toujours content, quoi.

Mais d'abord, l'argent ici, c'est moi qui le garde.

Hey, donne-moi ça.

Il est à moi.

Donne-moi en moi la moitié tout de suite.

Puisque tu me les dois pour les dettes.

Fous-moi la paix.

Mais c'est le bon dieu qui nous le renvoie.

On parait de vous, justement.

On se tourment en tête, vous savoir, sous la pluie.

Oh, ma foi.

Je me suis dit que tout le même.

Vous s'agui ici.

Viens, nous choppe.

Allez que nous.

Cadros, t'es bouche dans une bonne bouteille

pour fêter le retour de monsieur Joannès.

Tiens.

Quoi?

Je crois que l'orage, ça s'arrête.

Il faut du tout.

Au contraire, ça reprend.

Oh, c'est pas que j'ai peur des voleurs,

mais tout le même, à par une nuit aussi loin.

Oh, écoutez, il y a des gens qui sont morts, hein.

Mais malheureux.

Tandis que vous, vous aurez un bon feu et une bonne bouillette dans votre lit.

Oh, c'est trop.

Jamais trop pour les amis.

À quelle heure partez-vous?

Au petit jour.

On vous révéra.

Vous pouvez dormir sur vos deux oreilles.

En attendant, on va faire un bon petit repart.

Pardon, mademoiselle.

Vous êtes bien mademoiselle Julie Morel, la fille de l'armateur.

Oui?

Voulez-vous remettre ceci à votre père?

De la part de qui?

Mon nom ne lui apprendrait rien.

Mais monsieur... Et ne m'interrogez pas.

Vous comprendrez plus tard.

Ainsi, nous disons demain, à 10 heures précise.

Je sais combien il est pénible d'assister à la vente aux enchères de ses propres biens.

Aussi, je vous conseille de ne pas rire.

Sauf bien entendu, si vous voulez enchérir vous-même.

Si je pouvais enchérir, je n'en serais pas là.

Évidemment.

Père!

Père!

Père!

Quoi?

Vous êtes sauvée.

Sauvée?

Tenez ouvrez.

Mets ouvrez donc.

Regardez ce qu'il y a dedans.

Toutes vos traits sont là.

Équité?

Équité!

Qu'est-ce que ça veut dire?

Monsieur Morel!

Monsieur Morel!

Qu'est-ce qu'il y a encore?

C'est le commandant maritime.

Il m'en va vous prévenir qu'un bateau bat en votre pavillon

et portant le nom du pharaon vient d'entrer dans le port.

Monsieur Morel.

Oui, mais... Pourquoi mon pavillon?

Ce navire vous appartient.

Les titres de propriété sont dans ma cabine.

Mais je ne comprends pas.

Et d'abord, douvez-vous.

De gêne où le bateau a été armé.

Armé?

Armé par qui?

C'est une banque qui a versé l'argent.

Mais ni les constructeurs ni moi ne connaissons la personne qu'il y en a donné lors.

C 'est un inconnu.

Bonjour, mon brave Jacopo.

Eh bien, tu ne vas pas gratter ton précédent métier.

Ah, pas la langue, ça devenait monotone.

Du tabac.

Toujours du tabac.

J'avais envie de changer.

Te voilà devenu l'intendant du comte de Montécristaux.

Oui, c'est le titre que tu m'apportes de la part de son althès, le Duc de Toscade.

Et qu'elle avait grand besoin d'argent.

Monsieur le comte?

Non, pas toi.

Non, ne m'appelle jamais M.

le comte.

Montre, je t'expliquerai.

200 louis pour vous si vous êtes devant l 'apport de Luxembourg, mardi avant midi.

Et maintenant, tu vas savoir pourquoi le comte de

Montécristaux est si pressé de rentrer à Paris.

Jacopo, il faut tout de même que tu apprennes

qui est l'inconnu que tu as prêché de l'eau.

Il y a un an.

Écoute, à 20 ans, je me croyais le plus heureux des hommes.

J'étais premier officier à bord du phareau.

Nous faisions voile vers Marseille où m 'attendait ma fiancé, Marcel S.

Cadros, le second officier, vous laisse débarrasser de moi pour devenir capitaine.

Il a eu l'idée d'écrire une lettre anonyme pour me dénoncer comme agent bonapartiste.

Le cousin de ma fiancé, Fernand, qui était un

mot redèle, a aidé Cadros à rédiger la lettre.

Puis il a été la portée de lui-même au palais de justice.

Le soir même de mes fiancages, j'ai été arrêté

et interrogé par le substitut du procureur, M.

de Villefort.

Villefort m'a promis la liberté.

Mais en réalité, par crainte d'être lui -même

compromis, il donnait l'ordre contraire.

Et ce soir-là, au lieu de me ramener chez moi,

les soldats m'ont conduit au château d 'if.

J'ai demandé à être jugé, rien à faire.

J'étais au secret et pour la vie.

Je serais devenu fou si je n'avais réussi à communiquer avec un autre prisonnier,

la Bépharia.

Un jour, celui-ci se senti mourir.

Il m'a fait une grande révélation et l 'avait retrouvé dans l'île de Montécristo

un trésor qui était enfui depuis trois siècles.

Le jour suivant, j'ai réussi à m'ébaler.

Je me suis glissé dans le sac des morts pour

être jeté à la mer, à la place de son cadavre.

Et c'est ainsi que tu m'as repêché, Jacopo.

Pas malment, tu m'as déposé dans l'île de Montécristo.

Et toute cette fortune, je la consacrerais à punir ces trois hommes qui m'ont pris l

'un à fiancer l'autre mon navire et le troisième ma liberté.

J'ai commencé par Cadros, mais ils étaient en moins de je lui ai rendu visite.

Je lui ai remis un diamant.

Le soir même, affolé par l'argent, il a tenté

d'assassiner le bijoutier auquel il voulait le vendre.

Je voulais qu'il choisisse lui-même son destin.

Il l'a choisi.

Mais il reste encore deux comptes à régler.

Celui de Wilfort et celui de Fernand.

Wilfort est devenu procureur du roi à Paris.

Quant à Fernand, il s'appelle maintenant le général de Morserf.

Et il doit être reçu mardi salanélement à la chambre des pères.

Avez-vous le droit de vous vinger après si longtemps ?

Ça, c'est une affaire entre Dieu et moi.

Présentez, à vous !

Reposez, à vous

!

Messieurs, nous allons recevoir aujourd 'hui, solennellement, monsieur le général

Compte Morserf, qui vient d'être élevé à la dignité de Père France.

Je ne vous rappellerai pas les étapes d 'une

carrière entièrement consacrée au bien public.

Je donne la parole à M.

de Morserf dans la brillante mondiale attribue.

Messieurs, avant de vous remercier, permettez-moi d'offrir l'hommage de ma

reconnaissance et de ma fidélité à sa majesté, le roi Louis-Philippe.

De vrai, c'est vous qui faites le compte -rendu pour le national ?

Oui, 50 lignes.

Qu'est-ce que vous crayonnez là ?

Mme de Morserf, écoutant le discours de son mari.

Elle sourit trop.

Elle se force.

Elle doit s'enduyer.

Si tu m'embrasses tout le temps, comment veux-tu que je lise là ?

Maintenant, je me semble.

Vous allez, ce soir, au Bal de l'Opéra ?

Oui.

Je vais vous dire en quoi sera déguisé la belle Mme de Morserf.

Nous avons la même culture.

Vous dites-le moi.

C'est moi qui fais le compte-rendu du Bal pour le national.

En citane.

M.

Bourreau-de-Venis, cher.

Je vais d'être à faire tomber.

Oui, bien tourner.

Sans vos supplices favoris.

Avec vous, le fond du souper, même des pierres.

Il ne nous écoute même pas.

Mais pas le Bourreau-de-Venis, c'est le Bourdique.

La Vélgitane acceptera-t-elle de dire l 'avenir au Bourreau-de-Venis ?

L'avenir d'un bourreau, ça doit être passionnant à connaître.

Voilà une main bien curieuse.

Cette ligne de droite devait avoir de la suite dans les idées.

Tu crois ?

Tiens.

Cette ligne transversale.

Vous devait avoir quitté une femme qui vous aimait.

Oui, peut-être.

Vous la retrouverez ?

Oui.

Pourtant, vous n'arriverez pas à la rejoindre complète.

J'ai l'impression d'avoir déjà vu cette main-là.

Je ne vous ai jamais lu l'avenir.

Si, peut-être.

Quand ?

À vous de deviner, puisque vous savez lire l'avenir.

Vous devez aussi savoir lire le passé.

Vous êtes un homme redoutable.

Vous avez bien choisi votre déguisement, M.

Bourreau.

Qui vous dit que c'est un déguisement ?

Je suis peut-être un vrai bourreau qui surveille ses futurs victimes.

Qui sont au bal ?

Peut-être.

Je serai curieuse de les connaître.

Rassurez-vous, Vélgitane.

Vous les connaîtrez un jour.

Qui êtes-vous ?

À quoi bon vous le dire ?

J'ai l'impression d'avoir déjà entendu votre voix.

Où est camp ?

C'est ce que je cherche.

Si je croyais au fantôme, je dirais que vous êtes un fantôme.

Un fantôme qui vous rappelle de bon ou de mauvais souvenirs.

Répondez.

Moi aussi, j'ai peut-être des souvenirs ce soir.

Tenez cette musique.

Quand je l'entends, j'ai 20 ans.

Vous aussi ?

Oui.

Amusons-nous à comparer nos souvenirs.

Dites-moi d'abord les vôtres.

Ils ne peuvent pas vous intéresser.

Braillez-vous.

Et puis vous profitez du bal masqué pour me faire parler.

Je ne sais même pas qui vous êtes.

Arrêtez-vous.

Sous votre masque, je vois vos yeux.

Ils sont pleins de larmes.

Ce n'est rien.

Il fait si chaud ici.

Qu'est-ce que vous regardez ?

Cette cicatrice, là, au bras gauche.

Elle est ancienne, presque effacée.

D'habitude, on ne la voit pas.

Et que vous redeveniez dans de bons yeux.

En Espagne, on se blesse parfois au bras gauche.

Oui, juste là.

Au conjurer le sort.

Qui vous a dit ça ?

Seulement, elle ne conjure pas toujours.

Accompagne-moi jusqu'à ma loge.

Pourquoi ?

Vous n'aimez pas lancer avec moi ?

Si.

Mais pour la première fois de ma vie, j 'ai l'impression d'être affilée à la souris.

Je vois votre succès d'aujourd'hui.

J'espère que ce sera bientôt à votre tour d'être nommé à la chambre des pères.

Pourquoi souriez-vous ?

Je remonte à 20 ans en arrière.

Oui.

Que de chemin parcouru depuis Marseille.

Et je vous vois beaucoup.

Si, si.

C'est grâce à vous que j'ai été nommé en Orient.

À votre tour d'Orient, vous m'avez donné un sérieux coup de main.

Vous voyez, nous sommes à éguetter.

Au fond, un petit groupe d'hommes qui concluraient d'un pacte d'alliance

pourrait finir par conquérir le monde.

La condition qu'ils soient unis, les uns aux autres, par...

enfin, je veux dire par... par un cadavre.

Et maintenant, madame, il ne me reste plus qu'à prendre congé le veau.

Le général de Morcerf et le procureur de Villefort ne m'en voudront pas.

J'espère de vous avoir gardé si longtemps.

Comment avez-vous pu nous reconnaître ?

Le bourreau reconnaît tout le monde, puisque tout le

monde, un jour ou l'autre, peut avoir affaire au bourreau.

Eh bien, puisque vous connaissez nos noms, monsieur, dites-nous le vôtre.

Impossible, un bourreau n'a pas le noc.

Il n'est que la main droite du destin.

Un bourreau est avant tout aux ordres de la justice, monsieur.

Et je suis procureur du roi.

Au-dessus de la justice du roi, il y a la justice de Dieu.

Et je suis peut-être aux ordres de celle -là seulement.

Vous êtes bien romantiques, monsieur.

Je parie que vous appolissez vos drames de monsieur Hugo.

Je ne l'ai déteste pas.

Eh bien, nous ne nous rencontrerons certainement pas dans les mêmes théâtres.

Le monde entier est un théâtre, monsieur.

Et l'on ne choisit pas toujours la pièce dans laquelle on a son rôle à jouer.

Nous nous rencontrerons donc si... long terme.

Mes amages, madame.

Je viens de vous inquiéter pas, nous partons.

Mais je serai rentré avant le jour.

Eh bien, vous parliez bien, gay, mon garçon.

Nous allons râle dans un bouge, au caparit de la crache.

Vous pouvez verrez, la réputation des bouges est très surfaite.

On n'y compte plus aucun danger.

Bientôt, on y promènera des étrangers qui péront à l'entrée, comme dans les musées.

Tiens, on a encore des gars de la haute qui viennent ici pour soutenir nous.

Oui, c'est très bidoresque.

On est tous de même mieux si qu'à la paire à mon cher.

Moi, les ducs et les marquis, j'en ai souper.

J'aime les gens simples.

Alors, les enfants, vous buvez un coup de rouge avec nous ?

Non, il est 5h du matin.

La frime pour les caves et les parties.

Maintenant, c'est des vrais.

Des vrais quoi ?

On t'est dit que c'est des vrais.

Et puis on veut qu'on essaye de gueuler un peu moins fort.

Non, on n'est pas venu ici pour vous vexer.

Patron, du champagne pour tout le monde.

T'as des sous au moins ?

À cette heure-ci, on paye d'avance.

Bien sûr, j'ai de premiers précautions.

La prise est précaution.

Allez, monte les sous !

Albert, on ferait mieux de s'en aller.

Ici, on rentre quand on veut.

Mais pour sortir, c'est pénitieux.

Nous ne faisons que passer.

Nous cherchons quelqu'un.

Eh ben, moi, quand on me cherchons de trop.

Ce n'est pas vous qu'on cherchait.

Mais c'est moi que vous trouvez, ça revient au même.

Alors, on veut visiter les bafons, hein.

Et puis au petit jour, on retourne se plimer chez soi.

Et là, là-bas, on vous apporte le chocolat à midi.

Laissez-nous passer.

Essayez un peu !

Je vous dois beaucoup, monsieur.

Puis-je vous demander votre nom ?

Je suis le con de Montécristo.

Moi, je m'appelle Albert Morcer.

Ma mère sera sûrement très heureuse de vous remercier.

Elle reçoit le premier mardi de chaque mois.

Montécristo, mais c'est un nom italien, voyons.

Oui, mais en réalité, c'est un américain.

Il a des mines d'or dans le Colorado.

Est-ce possible ?

Si, si, c'est le groupier d'un cercle qui me l'a dit.

Un cercle où l'a encore perdu hier soir, près d'un million.

Mais non, c'est le dernier descendant direct de des raliles de Bagdad.

De Bagdad ?

Et nous sommes en pleine bilée une nuit.

Ma mère, voici le con de Montécristo.

Je vous remercie, monsieur.

Sans vous, je ne sais pas si j'aurais vu mon fils.

Et moi, je remercie votre fils.

Sans lui, je ne sais pas si j'aurais eu le grand

plaisir de me trouver devant vous aujourd 'hui.

C'est un grand plaisir pour moi aussi.

C'est une surprise.

Tout Paris ne parle que du con de Montécristo.

Oui, on s'interroge sur ce personnage bizarre.

On voudrait savoir d'où il vient s'il a été marié...

ou fiancé.

Bien sûr.

Mais que vous importe à vous.

Quand on est heureux et riches, on oublie facilement le passé.

On le voudrait, mais... on ne peut pas toujours.

Albert, vous devriez vous occuper de nos invités.

Moi, je vais faire visiter la serre à monsieur de Montécristo.

Vivant.

Vous êtes vivant.

L'autre soir, au bas, j'ai presque deviné que c'était vous.

Alors pourquoi m'avez-vous quitté si brusquement?

Si j'étais resté quelques minutes de plus, je n'aurais plus jamais rejoint mon mari.

Heureusement que je vous le surprise à tant.

Mon ami, mon pauvre ami, il est trop tard.

Non.

Si nous avons vingt ans de plus.

Ecoute, Mercedes, c'est vingt années de séparation.

Nous allons les effacer.

Nous partons ce soir.

Et personne ne pourra gemmer retrouver notre trace.

Je te dis qu'il est trop tard.

Non, pas pour nous.

En prison, jour après jour, j'ai durci ma volonté.

Et maintenant que je suis libre et que j 'ai une

fortune immense, je t'expliquerai de mes liens.

Je crois que rien ne pourra plus m 'insister.

Mercedes, nous partons cette nuit.

Tu crois qu'il suffit de partir pour tout effacer.

C'est trop beau.

Mais qu'est-ce qui te tient ?

J'ai un fils.

Oui, vous avez oublié ce détail.

Vous le voyez demain matin, en prenant que sa mère s'est enfui avec un amant.

D'ailleurs, il doit cette année de ne pas nous voir revenir au salon.

J'entends déjà les réflexions de nos invités.

Des invités, ton salon, ton fils.

J'ai l'impression d'être un étranger devant toi.

Est-ce ma faute s'ils t'ont fait passer pour mort, pour fusiller ?

Ce mensonge qui avait intérêt à le faire.

Tu as compris maintenant.

Oui, mais je ne peux pas quitter mon mari.

J'étais pourtant décidé à oublier nos malheurs.

Vous ne l'avez pas permis tant pis pour ceux qui les ont causés.

Non, je ne veux plus écouter ce que vous dites.

C'est vous qui l'avez voulu.

Ma jamie, je suis en retard, comme toujours.

Pardonnez-moi.

Albert m'a dit que le compte de Montécristaux était venu.

Oui, je viens de le reconduire.

Il était pressé.

Tant mieux.

Cette visite ne me plaît qu'à moitié.

Albert lui doit beaucoup ?

Peut-être.

Mais un père de France doit de choisir ses relations.

Et ce Montécristaux doit être d'une noblesse très récente.

Nous aussi.

Raison de plus pour être difficile.

Et puis le dépense trop.

Les vieilles maisons font moins de tapage.

Et à propos de maisons, il en a encore acheté une.

Un hôtel particulier sur les Champs -Élysées.

Monsieur de Morserfe est mort.

Non, nous garderons Monsieur de Morserfe pour la fin.

Il y a un proverbe arable qui dit le plus

coupable doit d'abord boire mourir les autres.

Les autres ?

C'est-à-dire Monsieur de Villefort ?

Vous avez l'intention de vous battre au pistolet avec Monsieur de Villefort ?

Je ne refuse jamais à duel.

Mais je le cherche jamais non plus.

Comme punition, c'est trop facile et trop rapide.

Avec un peu d'imagination, on peut trouver mieux.

Monsieur de Villefort me paraît invulnérable.

Vous avez lu le rapport de l'agence.

Magistrate intègre, grand-père de famille, citoyen respecté.

Rien n'a signalé du côté de Monsieur de Villefort.

À part cette maison qui l'a louée il y a vingt ans sous

un nom d'emprunt et où il n 'a jamais remis les pieds.

Tu te rappelles l'agresse ?

Vingt-huit rue La Fontaine, à Haute-Eugne.

Alors, qu'est-ce que vous lui voulez à cette maison ?

Je vous l'ai dit, je suis acheteur.

Acheteur ?

Acheteur.

Mais il y en a des tas dans le quartier qui sont à vendre et plus belles que ça.

Oui, mais c'est celle-là que je veux.

Je voyage beaucoup.

Si je jeteais la maison, j 'aurais besoin d'une personne

de confiance pour la garder, une personne dans votre genre.

J'ai bien l'adresse du noteur.

Mais c'est mademoiselle Picard des nouveautés grammatiques.

Vous l'avez vu jouer, mademoiselle Picard ?

Non, mais j'en ai beaucoup entendu parler et j'ai vu cette gravure dans des albums.

C'était moi.

Non.

Si.

J'ai eu ma carrière brisée.

Un accident ?

Non.

Un usard de la garde.

Que voulez-vous ?

On n'est pas de bois.

Il m'a failli lui quitter le théâtre.

C'est dur, tout de même.

Depuis vingt ans, je vivais ici, en rendant

des petits services de droite et de gauche.

Au début du temps de mademoiselle, je lui servais de dames de compagnie.

Elle se cachait tout le monde.

Je vivais dans le mystère.

C'était encore du théâtre.

Elle n'était certainement pas seule ?

Nous.

Lui se faisait taper le baron d'anglais.

Elle, la pauvre petite, elle était un peu nerveuse sur tous les derniers temps.

Forcément, à cause de son état.

Ah oui ?

Bien naturellement.

C'était une jeune fille du très grand monde.

C'était pour ça qu'il s'était caché ici.

Et, à l'heure départ, ils ne vous ont pas emmené avec eux ?

Pensez-vous.

Ils se sentent enfouis une nuit comme ça, à la sauvette, comme diront Manichel.

Je dormais.

J'ai entendu tout un buménage dans le jardin et puis, plus rien.

La cage était vide.

Ils vous ont écrit ?

Pas à mettre.

Le lendemain matin, ce monsieur me disait de garder la maison.

Ça se passait il y a longtemps ?

En 1817.

Dans la nuit du 27 au 28 septembre 1817.

Quelle mémoire.

Que voulez-vous ?

C'est justement cette nuit-là que mon dernier amour m'a plaqué.

Un corse.

Bien, tout de suite, au qu'il s'appelait.

Ah, bel homme.

Et bien, cette nuit-là, il n'est pas venu.

Bien, ils ont remis non plus, d'ailleurs.

Ce sont des choses qu'on n'oublie pas, vous pensez.

Quand on a été au Paris, assez plus.

C'était jamais cherché à le revoir.

Et pourtant, ce serait facile.

Je crois qu'il est toujours maître d'hôtel au café anglais.

Merci, monsieur le Compte.

Bonsoir, monsieur le Compte.

Bonsoir, monsieur le Compte.

Monsieur le Compte.

Monsieur le Compte a oublié quelque chose ?

Oui, Bertudcio.

Ma montre.

Oh, je n'ai rien vu.

Monsieur le Compte est bien sûr de l'avoir vu en arrivant.

Tout à fait sûr.

Pourtant, elle n'est ni sur la table, ni dessus.

Cherchez donc dans la poche gauche de votre gilet.

Et comment, monsieur le Compte, peut-il savoir qu'elle

se trouve dans cette poche-là et pas dans une autre ?

Parce que c'est dans cette poche-là que je

vous ai glissé ma bource en or l'autre jour.

Voici la montre.

Gardez-la et la bource aussi.

Oh, monsieur le Compte est trop généreux.

Mais non, vous vous ferez beaucoup plus que ça chez moi, dont vous serez à mon service.

À votre service ?

Oui, à partir d'aujourd'hui, vous êtes mon majeur d'homme.

Vous aurez un traitement de ministre et l 'autorisation

de doubler ce traitement par vos propres moyens.

C'est-à-dire ?

En me volant, Bertudcio.

Oh, monsieur le Compte emploie de ses mots.

Allons, monsieur Bertudcio, je vous attends.

Mais il faut que je prévienne la direction.

C'est fait.

Et où m'emmènerai-vous ?

Dans une maison que je viens d'acheter.

28 rue La Fontaine à Hauteuil.

Qu'est-ce qu'il y a ?

Vous n'aimez pas ce quartier ?

Non.

Je ne veux pas aller à Hauteuil.

Vous préférez que j'appelle la police ?

Pourquoi m'amenez-vous ici ?

Pour que vous me racontiez ce qui s'est passé

dans la nuit du 27 au 28 septembre 1817.

C 'est la nuit où le couple qui l'a jet dans cette maison a disparu.

Et c'est aussi à partir de cette nuit-là que vous avez cessé de voir votre maîtresse.

Alors vous croyez que je voyais mademoiselle

Picard par intérêt pour voler ses maîtres ?

Eh bien vous vous trompez, monsieur.

Je n'ai rien volé.

Tiens.

Dis-en alors.

Essayez.

Essayez, et ça je ne dis pas non.

Mais j'aurais mieux fait de ça, c'est tranquille.

C'était cette nuit-là ?

Oui.

J'avais été me poster au fond du jardin quand j'ai

aperçu un homme qui finissait d 'enfouir quelque chose.

Tenez-la au poids de cet arbre.

Je ne l'osais plus bouger.

Et puis cet homme est retourné à la maison.

Il en est ressorti en soutenant une femme qui avait du mal à avancer.

Un fiacre les a emmenés.

Alors je me suis glissé jusqu'à l'arbre.

Je pensais trouver de l'or des bijoux.

C'était... C'était... C'était quoi ?

Un gosse.

Et il a poussé un cri.

Un tout petit cri.

Alors ?

C'est bête.

Je n'ai pas pu faire autrement.

J'ai pris le gosse et j'en suis survie.

C'était une fille, un garçon ?

Un garçon.

Qu'est-ce qu'il est devenu ?

J'avais mon petit projet.

Ce ne m'aurait pas été plus de faire chanter un peu le papa.

Le Baron d'Anglard.

Oui.

Seulement il n'y avait jamais eu de Baron d'Anglard.

Le père, c'était Monsieur de Villefort, procureur du roi.

Alors ?

Il valait mieux ne pas insister.

Et j'ai porté le loupio chez le professeur.

Qu'est-ce que c'est, ce professeur ?

C'est le nom qu'on lui donne.

Et où est son école, ce professeur ?

Dans le quartier de la goutte d'Or.

Allez à toi.

Doucement, doucement, recommence.

Vas-y.

Doucement, ne jamais forcez sur l'épauche.

Attention de ne pas faire sonner avec le chancre.

Attention.

Professeur.

Alors, quoi ?

Tu ne reconnais pas Pertutio ?

Je suis moi il y a si longtemps.

20 ans.

Un ami.

Qui s'intéresse, hein, de tes anciens élèves ?

Tu sais, ce gosse qu'on t'a porté, M.

et moi.

20 ans.

20 ans.

Ah, j'y suis.

On l'avait baptisé Bruno.

La grande charlotte.

Tu t'en rappelles ?

C'est le qui manguait de bon sens sur le piste.

Elle avait fait fortune.

Avec lui.

Ah, c'était un bon élève.

Toujours premier en tout.

À dix ans, il avait barbaté les bretelles d'un sergent de ville.

Sans qu'il s'en a perçue.

Et, qu'est-ce qu'il est devenu ?

Il est tombé amoureux fou.

Quand la tête y est pu, les malheurs commencent.

Surtout dans les métiers de précision comme l'un autre.

Il a été piquet au marché de la vilette.

Alors, il a buté le gendarme qu'il arrêtait.

Pourtant, je le répète toujours au gosse.

Jamais de violence.

Jamais de violence.

Réjelter dans l'après pour dix ans.

Il est au bâne.

Oui, à tout long.

Qu'est-ce que vous faites ici ?

Voulez-vous aller au travail ?

Et plus vite que ça.

Pour l'enfant, je suis sûr que le secret de votre naissance vous a souvent tourmenté.

Je dis pas.

Être un enfant trouvé, c'est jouer à colin maillard.

On cherche quelqu'un et on a un bandeau sur les yeux.

Et bien aujourd'hui, je vous apporte d'une nouvelle.

Mon père, c'est pas un opteur, moi.

Rassurez-vous, mon ami.

Vous êtes d'une grande famille.

Ça vous fait plaisir ?

Je sais pas que j'aime spécialement les grandes familles.

Sauf toujours des avantages.

Qui s'appelle comment, le papa ?

Je dois vous laisser encore le bandeau sur les yeux.

Vous serez le nom plus tard.

C'est mieux attendé.

Les riches, c'est bon pour vous faire la morale,

mais pour lâcher les sous, ils sont pas là.

Cette fois, c'est le contraire.

On ne vous fera pas de morale et on vous donnera beaucoup d'argent.

C'est pour manger à la cantine ?

Vous n'aurez plus besoin de manger à la cantine, mon enfant.

La nuit prochaine, il y aurait une voiture

arrêtée au premier croisement de route à gauche.

Vous savez pas ce que c'est qu'une évasion.

Il y a les sentinelles qui tirent à vue.

Le poste de garde va recevoir une bombeonne de vin.

Et la porte de la chambrée ?

Elle sera ouverte.

On nous attache avec une chaîne, la nuit.

Votre chignon sera à moitié lime, mais il vous suffira d'achever le travail.

Tenez, mon enfant.

Voici un pain que j'ai eu la permission de vous apporter.

Je vais être obligé de le partager avec mes compagnons de chaîne.

C 'est l'habitude de la maison.

Je sais.

Vous vous arrangerez pour garder la moitié que voici.

Vous y trouverez une ligne.

Et maintenant, allez, mon enfant.

Regardez à mon sympathiante.

Il ne faut pas leur faire de peine.

C'est votre dernier jour.

Vous êtes un drôle de moine, quand même.

Et tâchez de vous montrer dignes à l 'avenir de la chance que vous avez aujourd 'hui.

Comment qu'ils s'appellent, ton curéli, comment qu'ils s'appellent?

Oui.

C'est tout un peu de chute.

C'est pas visionné, son nom.

C'est pas visionné.

Fous-moi la paix.

Octariel.

Skull.

Skull.

On est deux.

Oui, c'est Kaldrus.

Je voulais profiter de la voiture.

Si on me renvoie, je gueule.

Si on le renvoie, il gueule.

Bien.

Vous partagez les vêtements, venez.

Ils sont deux.

J'ai vu.

J'ai reconnu l'autre.

Tant pis pour lui.

Je voudrais parler à monsieur l'inspecteur général des prisons.

S'il vous plaît.

Écrivez, on vous répondra.

C'est vous qui lisez tous ces livres?

Non.

Annoncez monsieur l'inspecteur.

Non.

Chez sa femme.

Elle a déjà dévoré trois cabinets de lecture.

Voulez-vous annoncer à monsieur l 'inspecteur?

Monsieur Honoré de Balzac.

Monsieur Honoré de Balzac, désiré pour vous.

Monsieur Honoré de Balzac.

Entrez, monsieur.

Vous êtes bien, monsieur de Balzac, le romancier?

Oui, mais je vous demanderai de ne parler de ma visite à personne.

J'ai quelques amis à Marseille.

Et je crains d'être à câble et d 'invitation.

Je vous le promets.

Je suis ravi de vous connaître, monsieur.

Et que puis-je pour votre service?

Voilà, je voudrais écrire un roman.

Dans les premiers chapitres se passera dans une grande prison.

Vous allez me parler du château d'iffres.

Et là, monsieur, la règle formelle, on ne visite pas le château d'iffres.

Oui, mais vous pouvez m'enseigner.

Les prisonniers, ils mènent une vie austère sans doute, mais saines.

Je sais, je sais.

D'ailleurs, je vais les voir souvent.

Et je note soigneusement toute leur réclamation.

Oui, on me l'a dit.

Et ils ne cherchent jamais à s'évaler?

Si, quelques fois, pour maintenir la tradition.

On m'a parlé d'un personnage curieux, d'abbé...

Faria.

1833.

Quel mémoire vous avez?

Mais c'est que la mort de ce pauvre diable

fut accompagnée d'une circonstance singulière.

Oui, un de ses voisins de Gachot, un nommé... Attendez.

Un nommé...

Dante, un homme dangereux d'ailleurs, avait réussi à communiquer avec Faria.

À sa mort, il est parvenu à se substituer à

lui dans son sac et à se faire jeter à la mer.

Et il a pu s'évader?

Non, il n'est jamais remonté à la surface.

Il ne se doutait sans doute pas qu'on lui

attacherait au pied un bon petit boulet de 36.

Merci.

J 'aurais voulu voir sa figure à ce moment -là.

Oui, moi aussi.

Nous en avons beaucoup ri avec le directeur.

Il a eu ce jour-là un mot charmant.

Ce Faria.

Je savais bien qu'il avait plus d'un tour dans son sac.

Je vois que vous avez beaucoup d'esprit dans les prisons.

Je crois même que le mot est de moi.

Vous permettez?

Bien sûr, Monsieur de Valzac.

Quand les prisonniers sont morts, les dossiers n'ont plus de secrets.

J'ai quelques lettres à signer.

Vous permettez aussi.

Tiens.

Une lettre anonyme.

Oh, ça n'est pas ce qui vole dans nos archives.

Il ne cherchait pas à savoir qu'il les écrit?

Si, quelquefois.

D'ailleurs, le moyen est bien simple.

Il suffit de savoir à qui la lettre a profité.

Naturalement.

Tiens, une note signée de Villefort et Noirthier.

Et les deux signatures sont de la même écriture.

Monsieur Noirthier de Villefort est maintenant procureur du roi à Paris.

Vous devez sûrement le connaître.

Oui, je l'ai rencontré une fois, il y a longtemps.

Si je leur vois, je lui parlerai de l 'affaire d'Anthès.

Qu'ils sont là?

Oui, excellent.

Ils viennent d'arriver par le bateau.

Excellent.

Voici à Idée.

La jeune esclavage dont le Seigneur Elcobir vous a parlé dans ses lettres.

Le Seigneur Elcobir ne parle pas français.

Vous êtes?

Je m'appelle Fatima.

J'étais au service du pâche à dejanina.

Je suivis à Idée dans son esclavage.

Je vois de quel bas.

Que lui va-t-il?

Que lui va-t-il?

Que lui va-t-il?

Que lui va-t-il?

Que lui va-t-il?

Que lui va-t-il?

Je suis heureuse que ce soit vous qui achetez à Idée.

Il l'a batté quelquefois.

Vous avez les papiers?

Un dackel ou boudre.

Voici l'acte de vente précédente.

Une date d'il y a 13 ans.

Reçu du marchand d'esclavage Elcobir, 1500 livres au Turc, en paiement de la

petite à Idée, âgée de 6 ans et fille du Seigneur Alithéblin.

Qui fut pâche à dejanina.

Et c'est signé Fernand Mandégo.

Et voici l'art de naissance d'Aidée, attestant ses origines.

Parfait.

Mon attendant va lui verser la somme qu'on met.

Aidée.

Tu ne seras jamais obligé de me sourire si tu ne le veux pas.

Ni de me parler.

Tu entends?

Tu crois qu'on va pouvoir devenir amis tous les deux?

Je...

crois.

Excellent, votre voiture est avancée.

Bien, merci.

Alors je t'emmène.

Je t'emmène à Paris.

Tu as déjà entendu parler de Paris?

Bah merde, c'est pour la fête d'être à Paris pour ne voir que ça.

T'as pourtant assez gueulé pour qu'on t'y amène.

Peut-être, ma douleur, moi, on respirait.

Moi, un ancien, je suis pour le gronter.

Il n'y a pas 15 jours qu'on s'est tiré du bain.

Il faut laisser couler la flotte sous les ponts, non?

La flotte?

Ici, elle coule de partout.

On n'a que ça à boire.

Et même on l'a reçue sur la gueule.

Et bien mon chien, elle a porté grande ouverte.

On ne retient personne.

Non.

Si je me fais piquer par la roue, je serai trop content.

Mais bien sûr que tu t'en fous.

Tu ne prépares pas pour la grande scène de la reconnaissance?

Mon père, j'attendais ce jour depuis 20 ans.

Sinon, voilà ce jour-là, qu'elle roue sur encore

dans le paysage et faudra passer la monnaie.

Et puis, ce qu'on est d'accord... Parce que je suis baba à moi.

T'as compris?

Oh, oui.

Et puis, je mets la saoupe.

Alors, ton compas, ça mène pas avec l 'abectance.

C'est pourtant l'heure, non?

Jusqu'à mon blague, ça vient.

Alors, qu'est-ce qu'on va se coller dans le buffet?

À s'en faire péter la sous-ventrière.

Vous direz à votre patron que son petit festin est le bienvenu?

Bah, une liquelle.

C'est pour monsieur.

Les croqueaux.

C 'est pour monsieur.

Un costard.

C'est pour monsieur.

La cravate aussi.

Les gants et le chapeau et la cave.

Alors, et moi?

Monsieur, veux-il que je l'aide à passer son avis?

Merci, mon ami.

Merci.

Donc, alors, et moi?

Je n'ai pas reçu d'ordre en ce qui vous concerne.

Et on bouffe même pas?

Si.

Monsieur trouvera son déjeuner dans ce dernier petit paquet.

C'est tout?

C'est tout.

Bah, je me pollue pas, sèque.

Monsieur pourra ajouter quelques oignons.

Un papeur de cémègres.

Mais non, ce pain, c'est pour vous tout seul ne vous gênez pas.

Bah, et lui?

Monsieur déjeunera en ville.

Non, mais vous foutez de moi!

Alors, c'est quartier libre aujourd'hui?

Pour moi aussi.

Je ne m'occupe qu'à de monsieur.

Monsieur fera comme il vous doit.

Oh, merde.

Des rêves aux expressions, mon cher.

Non, on va dire que tu prends pour le prince de gueule.

Cadrous, tâchez donc d'être un peu intelligent, voyons.

Si ça va pour moi, ça ira pour vous, puisque c'est convenu.

Bien, ouais.

Paroles d'honneur.

Ouais, paroles d'honneur, je ne suis pas confiance.

Dis-moi, paroles d'homme, tout simplement.

Paroles d'homme?

Décidément, nous ne sommes pas du même monde.

Ne essayez pas de me consoler, c'est inutile.

Cette fois, mon chagrin est trop grand.

Je sens que je vais me placer.

Un peu de champagne vous fera du bien.

Je veux bien un peu de champagne.

Je me tuerai quand même.

Émilienne.

Oh, rassurez-vous.

Je crois ça sans bruit.

Personne ne le sera.

Je me laisserai mourir de longueur, Anna.

Comme la dernière fois.

Non, la dernière fois, c'était pas l 'herbe.

Et puis c'était peu, pour un petit phrase de rien du tout.

Tandis qu'aujourd'hui, c'est le duc de Saxe.

Je lui reproche pas de se marier.

Il le faut.

Question dynastie, n'est-ce pas?

Ça me fait rien.

Je ne survivrai pas.

Je m'as dit qu'il a très bien fait les choses.

Oh, trois renfermes seulement.

Et vous partez aujourd'hui?

Oh!

Vous oubliez que je danse ce soir le péracomique?

On fera mon champ d'ucine.

Émilienne.

Vous tenez absolument à mourir.

Que voulez-vous?

Il le faut.

Vous avez raison, Émilienne.

Dans un grand chagrin comme le vôtre, il n'y a que deux solutions.

Mourir en apes?

Ou bien?

Ou bien?

Prendre un nouvel amant.

Je ne donnerai jamais de successeur au duc de Saxe.

Jamais?

Sauf bien entendu, s'il s'agit de lui.

Les souvenirs me reviennent.

Si tu voulais.

Non, aujourd'hui, il ne s'agit plus de moi.

Hein?

De qui alors?

D'un petit viconte qui nous arrive tout droit de Florence.

Andrea Cavalcanti.

Cavalcanti?

C'est pas grand nom?

Disons... un nom suffisant.

Et une très grande fortune.

Une très grande fortune?

Tiens, c'est curieux.

Je n'ai jamais entendu parler.

C'est qu'il n'en dispose que depuis quelques jours seulement.

Ce garçon a été pour ainsi dire abandonné par ses parents.

Et levé... Dieu sait par qui.

Mais alors...

il n'a aucun usage du monde.

Il s'agirait justement de lui en donner.

Mon cher, vous me prenez pour une gouvernante.

Tant pis.

Je le présenterai à Armandine.

Vous ne ferez pas ça.

Le viconte a déjà les plus beaux équipages de Paris.

Le matin, quand Armandine fera son tour au bois, on ne regardera plus qu'elle.

Vous n'en sangez qu'à me tourmenter.

Et pendant ce temps-là, vous vous en irez au bout du monde.

Mes chers amis, ce qui compte pour les Parisiens, c'est ce qui se passe à Paris.

À belle équipage au bois.

Ça se voit beaucoup plus qu'un suicide à l 'appel.

C'est vrai.

Vous voulez verser tous mes projets.

Entrez.

Monsieur le compte, peut-il en recevoir?

C'est lui.

Alors, oui ou non?

Oui, bien sûr.

Mais c'est affreux, comme ça, sans préparation.

J'ai encore tout mon chagrin sur la figure.

Il faut que je m'arrange un peu.

Je passe à côté pour un instant.

Non, non, non.

Je connais le chemin.

Écadrose.

Furieux.

Il ne comprend pas ce qui lui arrive.

Parfait.

Mon père.

J'attends ce jour depuis 20 ans.

Très mauvais.

Vous forcez le temps et vous remettrez trop les bras.

Ah, c'est que... Ah oui, vous répétez cette phrase depuis qu'un jour.

Comment le savez-vous?

Oh, je ne vous reproche rien.

Mais je voudrais vous donner un conseil.

Votre destin vous accorde aujourd'hui la plus grande chance de votre vie.

Tâchez-le en être dignes.

Et surtout, ne simulez jamais des sentiments que vous n'éprouvez pas.

Enfin, pas encore.

C'est fini la leçon, oui?

Oui.

Maintenant, laissez-moi vous regarder.

Oui, après tout, vous pourrez peut-être faire bonne figure dans le monde.

À condition d'avoir un nom.

Bien entendu.

Un nom qui est peut-être le vôtre, monsieur de Montécristaux.

Non, j'ai le plaisir de vous annoncer que vous n'êtes pas mon fils.

Je connais très bien votre père.

J'ai des sentiments pour lui que je m 'efforcerai de lui prouver bientôt.

Si j'ai un nom à Tyroir, il faut me le dire tout de suite, ça sert toujours.

Je vous le dirai le jour venu.

Pour commencer, vous vous installerez dès ce soir dans votre nouveau domicile.

28 rue La Fontaine à Hauteuil.

Mais sous quel nom, alors?

Vous vous appellerez pour le moment le vic -compte Andrea de Cavalcanti.

Comme il n'importe que vous soyez pas ridicule, voici déjà

un manuscrit qui relate les aventures de vos ancêtres.

Fiches-t'en!

J'ai deux pattes dans la famille!

À la dernière page, vous avez votre arbre généalogique.

Et où je suis là-dedans?

La troisième branche à gauche, tout en haut.

Ben, c'est pas tout ça.

Un vic-compte de Cavalcanti, ça doit pouvoir les lâcher.

Vous les pépèques, moi?

Justement, monsieur.

Chaque mois, je vous remettrai la somme de 15 000 francs.

C'est vous qui versez le fric ou ses papas?

Pour l'instant, c'est moi.

Mais n'ayez aucun scrupule.

Je dois beaucoup à votre père.

Comment ça?

Oui, j'ai considérablement augmenté ma fortune au cours d'un certain voyage.

Il m'a fait faire et qui a duré plus de 15 ans.

Plus de 15 ans?

Vous avez dû en voir du pays.

Pas tant que ça.

C'est mademoiselle Émilienne de Beaujancis.

Non, ne dites pas, vous n'êtes pas là.

Je ne fais qu'en trés sortir.

Et promettez-moi bien, ce soir, à l'opéra comique.

Et là, ce soir, ma chère amie, je suis invitée.

Et voici le vic-compte de Cavalcanti qui rêve de vous voir danser.

Oh, mais j'ai qu'un tout petit bout de rôle dans le balai de ce soir.

De voir rien.

Mais tout de même, j'en sais déjà tout ému.

Je vais faire un tour au bois.

Le vic-compte, vous y ménage.

Il a justement sa calèche en bas.

La calèche, moi?

Bien sûr, voyons.

Décidément, ce garçon est aussi ignoble que son père.

Mon Seigneur.

Haider.

Mais si, dans mon coeur, vous êtes vraiment mon Seigneur.

Alors, permettez-moi de vous appeler ainsi.

C'est même mon premier plaisir quand vous venez me voir.

Et quel est le second?

Vous préparez votre narguilet, et y mettre beaucoup de tabac.

Beaucoup.

Et pourquoi beaucoup?

Tu ne dois pas me le dire.

Parce que s'il y a beaucoup de tabac dans le narguilet, vous restez plus longtemps.

Haider, tu es heureuse.

Oui et non.

Heureuse d'être avec vous.

Mais peu heureuse d'être à Paris.

Et pourquoi?

Pourquoi Fatima?

Parce que le fils de 18 ans, c'est déjà une femme en Orient.

Ici, c'est encore une enfant.

Nous irons en Orient.

Et tu seras bientôt une femme.

Et pour l'instant, nous devons rester à Paris.

Pourquoi?

Qu'est-ce qui vous retient à Paris?

Une autre femme.

Vous ne voulez pas me le dire, mais j'en suis sûre.

Elle sera là cette grande soirée que vous allez donner.

Répondez.

Elle sera là.

Si nous nous étions mariés il y a 20 ans, nous

aurions été ainsi sur les marches de l 'église.

On nous donnait le bras.

Comme maintenant.

Nous n'aurions pas fait un trovillein coup.

Vous ne trouvez pas.

Enfin, tâchons d'oublier ce que nous n 'avons pas vu.

Attention, on nous observe.

Vous allez rester longtemps à Paris, mon cher compte?

Tout dépendra de mes projets.

Je prépare une grande fête dont je veux encore garder le secret.

Aussitôt après, je m'en irai très loin.

C'est vrai que vous partez?

Tout seul?

Non, avec ma petite protégée.

Que vous ne voulez pas nous faire connaître?

Pas encore.

Que le mystère, mes compliments.

J'ai l'impression que vous vous êtes consolés assez vite.

Ne plaisantez pas.

C'est encore une enfant.

Les garçons parfois sont des enfants.

Les filles, jamais.

C'est tout de suite des femmes.

Seriez-vous chaleuse?

Peut-être un peu.

Vous n'avez qu'un mot à dire.

Et demain, je renvoie cette petite dans son pays.

Non.

Vous savez bien que c'est impossible.

Pourquoi tu couvres-tu le visage quand j 'arrive?

À idée malheureuse, vous n'équitez pas cette femme.

Je lui parlais de toi.

À idée n'est pas seulement malheureuse.

Elle est aux Français.

Pourquoi?

Regardez.

Cet homme, c'est Fernand Mondeig, l'officier

français qui a trahi son père il y a 12 ans.

Calme-toi, à idée.

Cet homme est mon ennemi comme il est le tien.

Et si pour m'aider à le punir, je te fais venir en France.

C'est pour que tu le reconnaisses, que je l'ai invité ce soir.

Tu me crois?

À idée.

Et cette enquête, vous devriez faire.

Elle est terminée.

La signature du comte de Montécristaux est acceptée dans toutes les banques d'Europe.

Vous voyez bien que ce n'est pas un escrore.

Je le regrette.

Moi aussi.

Ça ne m'aurait pas les plus de le faire arrêter.

En fait, je connais bien obligé de venir chez lui

et on y rencontre le tout Paris en cette saison.

Monsieur de Montécristaux, nous étions en train de dire beaucoup le mal de vous.

Mon cher ami, pour vous désemmiller, je vais vous présenter à quelqu'un.

Un procureur.

Un procureur?

C'est pas très marrant.

Enfin, ça peut toujours servir.

Monsieur le procureur, laissez-moi vous présenter le vicom de Cavalcanti,

qui s'amuse souvent par les rargots.

Pour être en amode.

Vous n'imaginez pas le plaisir que j'ai à vous mettre en présence.

À tout à l'heure.

Je connais votre nom, Cavalcanti.

Noblet de l'Arnaissance.

Nous avons deux pâtes dans la famille.

Ça fait sérieux.

Mais moi aussi, je connais votre nom.

J'ai même vécu dans un milieu où l'on parle de vous tous les jours.

Je sais que j'ai mon public.

Monsieur le procureur, vous connaissez la loi?

Mon Dieu.

Eh ben vous allez m'affranchir.

J'ai un copain qui est enfant naturel et qui voudrait retrouver son père.

Noble sentiment.

Surtout que le père est bourré de fric, paraît-il.

Et mon copain a des soupçons sur quelqu 'un.

Qu'est-ce qu'il peut faire?

Pas un procès me paraît délicat.

Et vous croyez que s'il essayait un peu de chantage, il aurait des embêtements?

Un drôle de question, monsieur.

Non, pardon.

Bon, je suis pressé.

J'ai une voiture en bas, une danseuse qui m'attend à l'opéra-comique.

Alors, il serait temps que je me tire.

Maintenant, si ça vous amuse de venir faire un tour

dans les coulisses, tu vous emmènes, vous génez pas?

Non, merci, sans façon.

Monsieur le procureur.

Alors, on a de plus de ces nouvelles.

On a plus confiance dans les copains.

Pas ce soir, mon vieux.

Je suis pressé.

Ah oui.

Antoine, va prévenir mademoiselle Émilienne de bourgentie

à l'opéra-comique et dis-lui que j'arriverai en retard.

On va au cas barré de la cloche.

Allez.

On sent mieux pour causer.

Tu es fou de moi?

Tu dois claquer dans les vingbilles et par moi.

On paye mes factures directement.

Et ta voiture, et ta maison d'hôtel.

Rien.

Et ta moi, je te dis que je n'ai rien.

Je l'ai arrêté pas comme ça, mais je suis aussi à d'carte que toi.

Toi, tu es seulement dormi.

Mais fais grave.

Si dans une semaine je ne suis pas tiré d 'affaire, je gueule.

Ecoute, j'ai une idée.

Ah.

C'est un tuyau en or.

Seulement après, tu vas me foutre la porte.

Qu 'est -ce que tu as à la paix, d'accord ?

Tu as vu la maison où je suis sorti ce soir ?

Elle appartient à un des zones les plus riches de Paris.

Et tous les vendredis soir, il s'en va dans son

château avec ses domestiques et la maison reste vide.

Et dans son bureau, il y a un secrétaire... tout plein de fric.

Fais-moi le plan de la maison.

Tu vois là, c'est l'entrée.

Que fais-tu, mon trésor ?

Une lettre à un ami pour lui rendre service.

Des dons qui vous veulent, ça prend un essouin de tête.

Un nique, c'est mon trésor.

Il va être 11h30.

Tout est prêt.

Si mes calculs sont justes, le cambriolaire

sera suivi d'un individu qui l 'attendra dehors.

Tu vas te poster au premier étage et me prévenir immédiatement.

Le second vient d'arriver.

C'est parti.

Bonsoir, Tadros.

Je savais bien que je vous reverrai.

Je vous ai rencontré deux fois.

La première fois, je vous ai apporté la fortune.

Elle a fait de vous un assassin.

La seconde fois, j'ai favorisé votre évasion.

Elle a fait de vous un voleur.

Voilà où vous en êtes, Tadros.

Voilà ce que vous avez fait.

De ces deux grandes chances que j'ai mises entre vos mains.

Oui, c'est vrai.

J'ai eu ma chance deux fois grâce à vous.

Eh ben, donnez-la moi une troisième fois, ma chance.

Je vous en prie, je vous en supplie, je recommencerai plus.

Mais n'appelez pas, ne me libèrez pas la police.

Mais et toi, Tadros, n'as-tu jamais donné personne à la police?

N'as-tu jamais fait emprisonner autrefois?

Elle a 1900, je te le dis.

Vous savez ça?

J'ai dantesque à parler.

Eh ben oui, c'est moi.

Je le reconnais.

J'étais une grapule, une ordure.

Mais cette fois, ça y est, j'ai compris.

Est-ce bien vrai?

Juré, juré, craché.

Bon, Tadros.

Je te donne ta troisième chance.

Impeissie!

Qu'est-ce que vous attendez?

Appelez la police!

Ce n'est pas l'habitude d'appeler la police, moi.

Allez, va-t'en.

Va-t'en, mais à où tu es venu?

C'est vrai, je peux partir.

Oui, mais fais attention.

Tâche cette nuit de rentrer chez toi, sain et sauf.

Et va-t'en.

Pourquoi me regardes-tu au lieu de t'en aller?

Je ne sais pas, vous me faites peur.

Quand j'étais gosse, je croyais au revenu.

Attends.

Laisse-le passer.

Adieu, mon père.

Adieu, Tadros.

Vous l'avez laissé s'échapper?

Vous lui pardonnez?

Ah, c'est Dieu qui décidera.

Monsieur Kimato, c'est Bruno.

Bruno, un échapeux d'Ubagne.

Je vais appeler les campes.

Caralcandes.

Caralcandes... Caralcandes, vis.

Monsieur Elcando, dons-le.

C 'est Christophe.

Je m'excuse de déranger un homme aussi occupé que vous.

Mais le crime a été commis devant votre porte.

Les traces des fractions ont été relevées sur le nez.

Je suis donc obligé de vous entendre copter moins.

Bon, à faire banal, d'ailleurs.

Et si j'étais liant à me l'occuper moi -même, c'est

parce qu'il n'y a pas d'autre assassinat dans ma session.

Quelque chose a-t-il été dérobé chez vous ?

De l'argent, une oeuvre d'art ?

Non, absolument rien.

Ah, l'assassinat a donc eu lieu avant et non après le cambriolage.

Discussion d'intérêt, probablement.

Dis-moi, ce cavalcantil.

Vous le connaissiez depuis longtemps ?

Depuis son arrivée à Paris.

Il est très jeune.

Je demande pour lui votre indulgence.

Ah, n'y comptez pas.

Vous avez déjà rencontré ?

Là, chez vous, t'es mec.

Il m'a toujours donné l'impression d'une perfaite panneille.

Il a tout de même une circonstance aténante.

Son véritable père l'a abandonné à sa naissance.

Bruno, vous savez, nous connaissons la musique.

C'est peut-être vrai.

Pas importe.

D'ailleurs, j'ai l'intention de répliquer la panne de main.

Accuser le débat.

Dites-nous vos noms, réel nom.

Ah, j'ai une gueule naissance.

Mon nom, monsieur le Président, lequel ?

J'en ai eu tellement.

On m'a d'abord appelé Bruno, Bruno Toucourt.

Et quand on m'a envoyé aux dagues, et quand on a fait de petites poignes.

Après, on m'a demandé de m'appeler Viconte de Cavalcanti.

Viconte, hein.

Pourquoi pas ?

J'en ai vu d'autres.

Allez, va pour le Viconte.

Alors choisissez vous-même, monsieur le Président.

Moi, je suis pas bêcheur, je m'en fous un peu.

Passons, passons.

On vient de ramasser.

Vous êtes né le... Monsieur le Président, l'accuser est un enfant trouvé.

Ces réponses seront forcément approximatives.

Soit.

Accuser.

Vous vous avez déclaré qu'on vous avait demandé

de vous faire appeler le Viconte de Cavalcanti.

L'accuser aimerait savoir qui est ce on.

Bruno répondait.

Le Compte de Montécristaux.

Une déclaration bien surprenante.

Il ne tient qu'à vous d'avérifier.

Monsieur le Compte de Montécristaux est parmi les témoins.

Luissier, faites entrer le Compte de Montécristaux.

Je suis obligé, monsieur, de vous demander vos noms, prénoms et dates de naissance.

Conte et demande Montécristaux.

Néan Marseille, 21 septembre 1723.

Vous jurez de dire la vérité, toute la vérité, rien que la vérité.

Levez la main droite, dites, je le jure.

Je le jure.

L'accuser prétend que c'est à votre instigation

qu'il s'est fait appeler Viconte de Cavalcanti.

C'est l'exacte vérité, Monsieur le Président.

Mais alors, monsieur, vous vous reconnaissez pour qu'on plie de l'accuser.

En ce qui concerne la dissimulation d 'identité, certainement.

Mais ma complicité, comme vous dites, s'arrête là.

Et avec quelle intention avez-vous agi d 'une façon aussi singulière ?

Je voulais éviter le discrédit et peut -être le

déshonneur à une famille honorable et honorée.

Quelle famille ?

Ne m'interrogez pas davantage, monsieur le Président.

Ma réponse provocerait un scandale.

Et ce scandale rejahirait jusqu'au sommet de la magistratude.

Vos réticences, monsieur, sont encore plus

scandaleuses que ne pourraient l'être la vérité.

Si vous connaissez la véritable identité de l'accuser, je vous sommes de nous la dire.

Le dénommé Bruno est né dans la nuit du 27 au 28

septembre 1817, à Hauteuil, 28 rue Lafontaine.

Vous paraissez bien renseigné.

Comment pouvez-vous connaître ces détails ?

Par trois personnes qui se trouvent dans la salle et convertues de vos pouvoirs

discrétionnaires, je vous prie, monsieur le Président, de bien vouloir interroger.

La défense associée à la requête du témoin.

Il s'agit de monsieur Bertoucho, de Madame Picard et de monsieur Miller.

Soit que les personnes désignées viennent à la barre.

Vous vous appelez ?

Bertoucho est mille.

Né le 14 avril 1790, dans l'indice à Bastia Mette d'Hôtel, actuellement au

service de monsieur le Comte de Montécriston.

Dites ce que vous savez de la naissance de l'accusé.

J'étais dans le parc de la Maison d 'Hôteuil

dans la nuit du 27 au 28 septembre 1817.

Qui faisiez-vous ?

J'étais venu pour cambrieler la maison.

Vous aussi pour étudier ces affirmations fantaisies,

ce que la défense a trouvé qu 'un cambrioleur.

S'il n'y avait que des cambrioleurs comme moi, vous

ne gagneriez pas votre vie, monsieur le procureur.

Car même cette fois-là, je n'ai rien cambriélé du tout.

Dans le jardin, j'ai surpris un homme qui était occupé à enterrer un enfant nouveau

-né et vivant, que j'ai emporté une fois cet homme disparu.

Monsieur le Président, je crois qu'il est inutile de continuer.

Monsieur le Président, j'étais au service de cet homme, dont vient de parler,

monsieur.

Cet homme-là était en effet le père de l 'enfant.

Il se faisait appeler le Baron d'Anglard.

Bon bon, le Baron d'Anglard maintenant.

Le Baron d'Anglard n'a jamais existé.

L'homme qui se faisait appeler ainsi, c'est Monsieur de Villefort, procureur du roi.

C 'est à vous de faire cesser cette abominable accusation.

Monsieur le Président, je sais que ce que j'en viens de dire est exact.

Je me reconnais coupable.

Il me tient dès à présent à la disposition du procureur du roi.

Mon succès seul.

Maintenant je suis sûr de sauver votre tête.

Pourquoi poursuivez-vous ?

Que vous êtes faits ?

Vous ne vous souvenez pas d'un marin à qui vous aviez promis

la liberté et que vous avez envoyé à la prison perpétuelle.

Pourtant c'était le soir de vos fiançailles et des siennes.

Tenez.

Voici une note signée de votre main.

Et de mon ordreuse.

Adieu Monsieur de Villefort.

Monsieur le procureur de Villefort est devenu fou.

On vient de l'emmener.

Je crois que nous ne le reviendrons plus.

C'est le Compte de Montécristaux qui est l 'auteur de tout ce scandale.

Qu'est-ce que vous avez ?

On dirait que ce malheur vous touche personnellement.

Ce n'est rien.

Je suis nerveuse, fatiguée.

Oubliez Paris, oubliez tout.

Albert.

Nous devrions passer quelques semaines à la campagne.

C'est impossible.

Père a une session à la chambre.

Et nous n'allons tout de même pas quitter Paris.

Parce qu'un malté fait scandale.

Nous n'avons rien à craindre de lui, nous.

Rien.

Tu as raison.

Moi,

je veux assister à cette séance-là.

Moi aussi, je veux le faire descendre dans l'impose.

Monsieur de Villefort.

Monsieur de Villefort, c'était hier, c'est de l'histoire ancienne.

Aujourd'hui, il s'agit de Monsieur de Morserf.

Bertrand, passe-moi l'appartiel.

Monsieur de Morserf n'osera certainement pas pire.

Ce serait manqué de quoi.

Je ne savais que pas.

Monsieur, laissez-moi vous dire au nom de nos

amis que toutes nos sympathies vous sont acquis.

Ce temple de presse est absolument scandaleux.

Qui m'a parlé ?

On se parait dans la République.

Monsieur.

La séance est du Bertrand.

Je demande la parole au sujet d'une campagne de

presse qui met en cause l 'honneur de cette assemblée.

Je voudrais savoir quelle réponse Monsieur de Morserf a

entendue aux accusations portées contre lui par l'impartial.

Mais peut-être, Monsieur de Morserf, n'est-il pas encore prêt à répondre ?

Si, Monsieur !

C'est pas en demandant des délais qu'on repousse une attaque.

Comme celle que dirige dans ce moment contre moi

des ennemis qui ne sont pas tous des inconnus.

C'est pourquoi je demande la discussion immédiate.

La chambre est à l'accord.

Monsieur de Morserf, vous avez la parole.

Monsieur.

Général à 36 ans.

blessé deux fois.

J'ai consacré ma vie entière à la grandeur de notre pays.

Et voilà qu'un journal rose à taquer mon honneur.

Mais nous savons tous que derrière ce journal, il y a un

homme, un étranger dont la fortune immense reste un mystère.

Monsieur, entre cet homme et moi, vous n'hésiterez pas.

On m'accuse de trahison.

On prétend que j'ai livré à ses ennemis le pachat

de Janina auprès de qui j'avais été détaché.

Mais pour vous prouver combien la confiance du pachat était grande,

il me suffira de vous dire qu'en mourant, il

m'avait confié son épouse et sa fille aïdée.

Ils sont intervenus.

Et là, elles sont mortes au cours des derniers combats.

Ils leur mordent et restent pour moi un des plus grands chagrins de ma vie.

Ces événements sont loin et les témoins ont disparu.

Pas tous, Monsieur de Morserf.

Il en reste un qui demande à être entendu.

Ce témoin, nous n'en doutons pas.

Il est appelé à trouver la parfaite innocence de notre collègue.

Je propose donc de l'entendre.

Messieurs, êtes-vous d'accord ?

Monsieur de Morserf, veuillez gagner votre place.

Ici, faites-en traiter moi.

Monsieur de Morserf, il n'existe qu'un témoin et l'âge.

Madame, veuillez nous dire votre nom.

Haïdé, fille d'Alithé Bélin, Pachat de Janina.

Voici mon acte de naissance, ainsi que l 'acte de vente qui fut faite de la

princesse à aider au marchand d'esclaves Elcobir par l'officier Fernand Montdego.

Monsieur de Morserf, reconnaissez-vous Madame pour la fille du Pachat de Janina ?

Non !

Eh bien, moi heureusement je le reconnais.

C'est toi qui a trahi mon père, c'est toi qui l'a fait mourir,

c'est toi qui m'a vendu.

Regardez-le !

Il est encore sur le front, le sang de mon père.

Une enquête !

Oui, une enquête.

Une enquête, une insulte.

En leur suivant, vous vous condamnez vous -mêmes !

Je l'ai partisan d'une enquête, lève le bras.

Madame, vous pouvez vous retirer.

La commission d'enquête vous entendra demain.

Je vais vous demander l'explication.

L'explication à l'opéra ?

Nous savons que tout Paris sache que vous.

Votre maitresse et vos journaux avaient menti.

Un conseil.

Ne faites pas tant de tapage.

Le tapage ne va pas à tout le monde, M.

de Morser.

Vous êtes un aposteur et la lâche !

Aux amis me trouveront chez moi après le spectacle.

Messieurs, je ne vous retiens plus.

C'est entendu à 8h au Bois de Vincennes.

Au pistolet, à 20 pas.

Tira volonté.

Je vous attendais.

Vous ne pouviez pas ne pas venir cette nuit.

Vous venez me supplier d'épargner votre fils de même matin, n'est-ce pas ?

Oui.

Vous allez pleurer et m'attendrez à les souvenirs.

Je voudrais bien.

Vous allez même m'annoncer que vous acceptez enfin de partir avec moi.

Oui.

Maintenant, il est trop tard.

Merci.

J'ai donné rendez-vous sur le terrain.

J'y serai.

Mais en fin de pourquoi vous acharnez sur nous ?

Bien sûr.

Fernand a menti autrefois quand il m'a rapporté la nouvelle de votre exécution.

Et je lui pardonnerai jamais ce mensonge -là.

Mais de toute façon nous étions perdus là pour l'autre, puisque vous étiez en prison.

Et par la faute de qui ?

Tenez.

Lisez.

C'est à cause de cette ligne d'écriture que j'ai passé toute ma genèse dans un cachot.

Que mon père est mort de misère.

Et que celle que j'aime est mariée à un autre.

Mais c'est une lettre anonyme.

Et même doublement anonyme.

Les premières lignes sont de cadrous.

Et les dernières sont de Fernand Mandégo.

Votre mari.

Alors, tout est perdu.

Tout.

Vous ne pardonnerai jamais.

On m'a fait trop de mal.

Pourtant il y a pire.

Oui.

Toute cette nuit que je passe à me répéter que mon fils va être tué.

Toute cette nuit à attendre le petit jour.

Que l'aurait-il ?

Deux heures.

Encore six heures.

Moi, je voudrais vous pardonner.

Je ne crois pas que je pourrai.

Merci d'être.

Vous avez gagné.

Je vous promets que votre fils vous reviendra demain matin vivant.

Et en même temps, vous serez débarrassé de moi.

Oui, si je le rate, il y a groin parier qu 'il ne me retrape pas.

Il tire le second.

Mais vous me promettez qu'il ne sera ni tué ni blessé.

Je vous le promets.

Merci.

M.

Morsef nous a fait prévenir qu'il viendra nous rejoindre sur le terrain.

D'ailleurs, le Wessi.

Quelle imprudence venir à ce fal pour se battre au pistolet.

Avec un abîme ouvert, il est fou.

Je voudrais parler à M.

le Compte de Montécristot.

Mais c'est contraire à tous les usages.

Vous désirez le voir en particulier ?

Non, devant tout le monde.

Monsieur de Montécristot, lorsque je vous ai provoqué

hier soir, je ne connaissais que la moitié de la vérité.

J'ai appris l'autre moitié cette nuit seulement.

Et je viens vous présenter mes excuses pour la trahison

vers vous du sous-lieu tenant Fernand Montego il y a 23 ans.

J'espère que mes témoins ne me tiendront pas pour un lâche.

Mais en tout cas, si on se trompait sur mon

compte, je tâcherais de redresser les opinions.

Mon chère de Morsef, je crois que nous pouvons nous quitter ici.

Je rentre avec vous de vrai.

Entrez.

Monsieur de Morsef désire parler à monsieur le Comte.

Monsieur, mon fils a refusé de se battre avec vous.

J'espère que vous ne refuserez pas de vous battre avec le père.

Oui, mais alors tout de suite, et ici même.

Regardez-moi.

Maintenant, vous saurez que c'était une monde en thèse qui vous a désarmé.

Une monde en thèse.

Reconduisé, monsieur de Morsef, ma porte lui sera désormais condamnée.

Vous êtes prête ?

Tout de suite.

Nez, ça y est.

Vous n'avez plus quoi d'être triste.

L'engagement est signé.

Votre fils devient officier au long cours.

Et c'est bien le diable si je ne décroche pas

dans quatre ou cinq ans le commandement de bateau.

Quel jour embarque-tu ?

Mardi.

Pour où ?

L'Egypte.

Par bastia mal des Tripoli.

Oui, l'éthinéraire n'a pas changé.

Et moi, qu'est-ce que je ferai pendant ce temps-là ?

Vous m'attendrez ?

Tenez.

Vous vous mettrez ici, à cette fenêtre.

J'ai l'habitude.

J'ai passé toute ma jeunesse à attendre quelqu'un.

On regarde dans la mer.

Can't find what you're looking for?
Get subtitles in any language from opensubtitles.com, and translate them here.