All language subtitles for Lultima volta che siamo stati bambini Fr

af Afrikaans
ak Akan
sq Albanian
am Amharic
ar Arabic
hy Armenian
az Azerbaijani
eu Basque
be Belarusian
bem Bemba
bn Bengali
bh Bihari
bs Bosnian
br Breton
bg Bulgarian
km Cambodian
ca Catalan
ceb Cebuano
chr Cherokee
ny Chichewa
zh-CN Chinese (Simplified)
zh-TW Chinese (Traditional)
co Corsican
hr Croatian
cs Czech
da Danish
nl Dutch
en English
eo Esperanto
et Estonian
ee Ewe
fo Faroese
tl Filipino
fi Finnish
fr French
fy Frisian
gaa Ga
gl Galician
ka Georgian
de German
el Greek
gn Guarani
gu Gujarati
ht Haitian Creole
ha Hausa
haw Hawaiian
iw Hebrew
hi Hindi
hmn Hmong
hu Hungarian
is Icelandic
ig Igbo
id Indonesian
ia Interlingua
ga Irish
it Italian
ja Japanese
jw Javanese
kn Kannada
kk Kazakh
rw Kinyarwanda
rn Kirundi
kg Kongo
ko Korean
kri Krio (Sierra Leone)
ku Kurdish
ckb Kurdish (Soranî)
ky Kyrgyz
lo Laothian
la Latin
lv Latvian
ln Lingala
lt Lithuanian
loz Lozi
lg Luganda
ach Luo
lb Luxembourgish
mk Macedonian
mg Malagasy
ms Malay
ml Malayalam
mt Maltese
mi Maori
mr Marathi
mfe Mauritian Creole
mo Moldavian
mn Mongolian
my Myanmar (Burmese)
sr-ME Montenegrin
ne Nepali
pcm Nigerian Pidgin
nso Northern Sotho
no Norwegian
nn Norwegian (Nynorsk)
oc Occitan
or Oriya
om Oromo
ps Pashto
fa Persian
pl Polish
pt-BR Portuguese (Brazil)
pt Portuguese (Portugal) Download
pa Punjabi
qu Quechua
ro Romanian Download
rm Romansh
nyn Runyakitara
ru Russian
sm Samoan
gd Scots Gaelic
sr Serbian
sh Serbo-Croatian
st Sesotho
tn Setswana
crs Seychellois Creole
sn Shona
sd Sindhi
si Sinhalese
sk Slovak
sl Slovenian
so Somali
es Spanish
es-419 Spanish (Latin American)
su Sundanese
sw Swahili
sv Swedish
tg Tajik
ta Tamil
tt Tatar
te Telugu
th Thai
ti Tigrinya
to Tonga
lua Tshiluba
tum Tumbuka
tr Turkish
tk Turkmen
tw Twi
ug Uighur
uk Ukrainian
ur Urdu
uz Uzbek
vi Vietnamese
cy Welsh
wo Wolof
xh Xhosa
yi Yiddish
yo Yoruba
zu Zulu

Original subtitles

L'attaque contre Rome, Alma Mater du christianisme

et de la civilisation du monde, a été déclenchée par les Anglo-Américains.

Par vagues successives, les Libérateurs s'emparent de la ville éternelle

qui se trouve aujourd'hui en première ligne

aux côtés des autres villes de l'Italie meurtrie.

Les zones les plus touchées se trouvent dans les quartiers Tiburtino, Prenestino

et San Lorenzo.

Elle a commencé sous les bombes la plus grande amitié du monde.

Pourquoi tu craches sur moi ?

Parce que tu es juif !

Mais je suis Riccardo, on se connaît !

Il ne peut pas cracher sur les juifs qu'il ne connaît pas.

C'est pour toi !

- Tu m'as fait mal. - Moi aussi !

C'est pas de ma faute si je suis juif, mes parents m'ont fait comme ça.

J'ai rien fait de mal.

Non, les Juifs sont des ennemis de la patrie.

Pas moi ! J'adore l'Italie !

Quand je serai grand, je veux entrer dans l'armée de l'air, pour pouvoir mitrailler ceux qui nous bombardent.

Ta-ta-ta-ta! Boom!

C'est donc un Balilla juif ?

Je ne comprends pas.

C'est aussi un Aryen !

Qu'est-ce que ça veut dire ?

Mais tu connais rien !

Aryen signifie blond, grand et parfait !

Il n'est jamais malade !

Vraiment ? Pas même une toux, un rhume, rien ?

- Oui. - Mince !

Très bien, rejoins le peloton.

Nous combattons la perfide Albion

tous les après-midi dans la cour de Cosimo à 16 heures.

Garde à vous !

Peloton, assaut à la baïonnette ! Pa-pa-pa-pam!

Pa-pa-pa-pam!

Allez, allez! Pam, pam!

- Tu es mort ! - J'ai une infinité de vies !

Attaquants ! Attaquez !

Plongeurs, rassemblement !

Tu fais bien la sirène.

Les bombes ! Les bombes, allez !

Mais c'est la vraie, pas celle-là !

Ils nous bombardent pour de vrai ! A vos postes !

- Je l'ai touché ! - C'est impossible.

Non, non, c'est vrai ! Je l'ai vu.

Il l'a touché comme ça.

Il est 17 heures, il est temps de fusiller le vil subversif.

Chargez,

En joue, feu !

Incroyable ! Comme un vrai mort, mais comment t'as fait ?

Mes parents ont une mercerie, c'est des élastiques industriels.

Mais c'est une super fronde !

C'est comme l'arme secrète d'Hitler qui nous fera gagner la guerre !

Toi, qu'est ce que tu regardes ?

Quand je serai grande, je serai infirmière.

Et alors ?

Si vous faites la guerre, je peux soigner les blessés.

Non, les femmes doivent rester à la maison pour avoir des enfants pour le Duce.

Les femmes allemandes vont au front.

Ânes !

Quel boulet.

Les enfants ne parlent pas l'allemand. Une fille alors !

A l'orphelinat, on nous apprend à cuisiner et à coudre

et puisqu'il y a Sœur Madeleine, qui est allemande,

ils nous l'apprennent aussi.

- Test de courage. - Allez, allez !

Si tu manges ça, on te prendra.

- Je t'ai eu ! - Regarde-moi cette tête !

- Tu crois qu'elle va le manger ? - Non, elle peut pas.

J'en suis.

Avec une gousse d'ail et du persil

C' est comme le guanciale. On en fait de l'amatriciana.

Tu peux me faire goûter un petit morceau ?

Moi aussi !

- C'est dégoûtant ! - Tu es rusée !

C'est presque un garçon.

Qualifiée et enrôlée.

Ma fronde ! Ils l'ont volée !

C'est sûrement les subversifs !

Mais quels subversifs, je sais qui l'a fait.

Piscialetto, tu as pris la super frtonde ?

Non, j'espionnais.

Pourquoi espionner ? T'es avec les Britanniques ?

Non, car vous ne me laissez pas jouer.

La guerre n'est pas un jeu d'enfant.

Et vous pensez que ce sont des boutons ?

Oui.

- Je peux les prendre ? - Bien sûr.

Prends ça aussi pour Piscialetto.

Et toi, tu veux quoi ?

Allez, ne sois pas timide.

J'aimerais beaucoup ce bouton en nacre

pour mon pull rose.

celui là?

Quel beau chemisier, c'est toi qui l'as fait ?

À mon avis, les nattes t'iraient bien.

Tiens.

- Vous voulez un en-cas ? - J'aimerais bien !

- Bonsoir. - Bonsoir.

- Venez avec moi. - Bonsoir.

- Tout est arrivé. - C'est une bonne chose.

Du sabayon avec des biscuits ! T'as été bien malin de pas venir.

Les enfants sans reproche c'est une chose,

mais les parents ont choisi d'être juifs.

Non, mes parents avaient aussi des parents juifs

et mes grands-parents et les grands-parents de mes grands-parents étaient juifs.

Pas de chance !

Un char britannique ! Attaquez !

Arrêtez, venez ici, arrêtez ! Bon sang de bonsoir !

Vous ne devez pas quitter la cour, c'est la guerre ! Tu comprends ça ou pas ?

Viens ici, mais qu'est-ce que je dois faire quand je vais travailler ?

Je dois vous enfermer dans la maison ?

Maintenant, je vais chez tes parents et je leur raconte tout.

Vous devez restez tranquilles !

Les garçons, la guerre est finie,

Ici, ils nous font tous prisonniers dans la maison.

Qu'est-ce qui va pas, maman ? Tu ne peux pas laisser sortir les filles !

Les orphelins autour de Rome,

c'est dangereux, c'est la guerre, il faut les garder sous clé !

Je les garde enfermées, mais comment faire avec ce mur ?

Vanda me raconte tout,

celui qui les remonte c'est le fils de Barocci.

Tu dois parler à ton père.

Barocci ? Mais je ne veux pas d'embrouilles, avec des tricheurs, par pitié !

Il faut plutôt fermer cette brèche,

y mettre deux planches, nous ne sommes pas à Porta Pia.

Encore vous !

Mon père est occupé, il ne peut pas parler de futilités.

"Futilités" ? Votre frère ne pense qu'à la guerre.

Quel est le problème ? La guerre n'est mauvaise que si on perd.

De quoi parlez-vous ? C'est un enfant !

S'il s'amuse à tirer sur les gens, il fera quoi quand il sera grand ?

Il sera un bon soldat. Maintenant, excusez-moi.

Heil Hitler!

Suivez-moi.

Anacleto Barocci.

Membre du Grand Conseil fasciste et du cabinet de guerre.

Conseiller et ami personnel du Duce.

Ancien maire de Varèse, décoré d'une écharpe Littoria,

médaille de la marche sur Rome et Croix du mérite de guerre.

Général Lann.

Que me vaut l'honneur de cette visite, camarade ?

Votre armée a fondu comme la neige au soleil.

Les soldats désertent et se rebellent. À quel jeu jouez-vous ?

Pas de jeux, Général.

Nous venons de fonder la République de Salò que je m'apprête à rejoindre,

mais les Italiens, malheureusement, ne sont pas comme les Allemands.

Chacun fait ce qu'il veut.

Pendant trop de siècles, ce lieu a manqué...

d'un leader viril.

"Un leader viril".

Les déserteurs seront punis.

L'axe Rome-Berlin est un pacte forgé dans l'acier le plus pur.

" un pacte forgé dans l'acier le plus pur".

Le soldat italique est voué au combat depuis l'Empire romain.

- Comme mon jeune fils... - C'est moi !

Vittorio, héros de guerre,

a sauvé un camarade prisonnier armé seulement d'un poignard

contre les forces britanniques écrasantes... Qu'est-ce que tu fais ici, petit Ballila ?

J'ai entendu "jeune fils" et je suis venu tout de suite.

"Jeune fils" et non "fils jeune".

Adjectifs, noms, chacun a sa place,

comme des soldats en marche.

Combien de fois t'ai-je dit qu'on ne dit pas "je suis là maintenant" ?

"Je suis arrivé tout de suite.

Les doubles, les consonnes, toutes les syllabes.

2 heures de grammaire et 50 pompes, c'est parti !

Comme ça il perdra du poids.

Italo?

Il s'appelle Italo.

Et toujours de la force... ?

- Allez... - Toujours la force... ?

Milan.

Allez, je recommande les pompes.

D'une manière générale, je suis un peu strict, mais la langue est importante.

L'italien d'abord !

Après l'allemand, bien sûr.

Je fléchis, tu fléchis, il fléchit, nous fléchissons...

Nous avons besoin de votre soutien, mais vous avez disparu !

C'est un transport important !

Les rails sont cassés, les trains s'arrêtent.

Pourquoi l'Italie ne fait pas de maintenance ?

C'est la faute des lâches attaques rebelles.

Mais où les prendre ?

Nous avons organisé un train qui va de Tiburtina

et va directement dans les camps.

Quel type de camps ?

Des camps de travail.

- Parce que le travail rend libre. - Bien sûr, le travail.

Si vous voulez, nous pouvons vous aider.

Le commissaire Larazza a les noms et adresses de chacun.

Mais trêve de tristesse !

Pouvons-nous prendre une belle photo pour la presse, Général ?

Moi, toi et mon fils, le héros de guerre.

Les Italiens, toujours à prendre des photos.

Renforcer le pacte Rome-Berlin.

Papa-papa-papa!

Qu'est-ce que c'est que ce truc ?

Oui ! Allez !

Bombardiers ! A vos postes !

Enfin ! L'ennemi nous tire dessus !

Mais quel ennemi ? Ce sont nos pierres qui tombent.

- Oh, mon Dieu ! - Je le pense aussi.

Il faut recoudre la plaie.

Il faut d'abord l'endormir. Il faut une flasque de vin, vous en avez?

Mieux vaut une matraque, un bon coup sur la tête.

C'est bon, je fais confiance à Vanda.

Mais elle la perce ?

L'aiguille pénètre dans la peau ?

Oui, ça fait tellement mal ! Aah !

Doucement, doucement !

Je n'aurais pas hurlé.

Femmellette !

Fini.

Nous devons toujours nous sauver les uns les autres.

Faisons un pacte de sang comme...

- Cousins ! - Quels cousins ! Comme des Audacieux !

C'est quoi le pacte des Audacieux ?

Il faut se couper la main avec une baïonnette.

Non, un pacte de crachat suffit, à mon avis.

Comment on fait ?

Je pense que c'est mieux.

Allez !

- Comme des cousins. - Mais audacieux.

Cousins audacieux ?

Cousins audacieux !

Vanda, viens !

Regarde ces cheveux, qu'as tu fait ?

Si tu avais été un garçon, tu aurais déjà été adoptée.

Mais chez les femmes, ils n'examinent pas le cerveau,

Ils veulent juste que tu sois bien propre.

Te laves-tu au moins ?

J'ai dit quelque chose de mal ?

Tu as l'air heureuse quand ils en choisissent une autre.

Ils t'ont vue hier.

Tu t'es encore enfuie.

Je ne me suis pas enfuie.

Si on marche, on ne court pas.

Tu promets de ne pas t'enfuir aujourd'hui ?

Peut-on le faire demain ?

J'ai déjà dit 4 Ave Maria.

Pour me faire avancer.

Je t'en prie, j'aime beaucoup mes amis, ils sont comme ma famille.

Alors ne marche pas, cours !

Cet été-là, grâce à l'échelle de Riccardo,

notre guerre a continué.

Nous avons mis en déroute des armées, conquis des empires,

Nous avons tiré sur des Anglais et des loups-garous

jusqu'à ce qu'une nuit...

ça fait 4 jours que Ricardo n'est pas venu,

Il n'est pas malade, hein ?

Impossible, il est aryen.

A mon avis, ses parents ont découvert qu'il avait volé l'échelle

et l'ont enfermé à la maison, comme toi.

Alors, il faut aller le libérer.

Nous avons un pacte de crachat, c'est pas des nèfles !

Ils sont partis en voyage ?

Non, ce sont des Juifs, ils ne pensent qu'à gagner de l'argent.

Comment tu as su que les clés étaient là ?

Vous savez, les clés sont soit sous le paillasson ou sous le pot de fleurs.

Tu vois un paillasson ?

"Un : ensemble avec votre famille

"et avec les autres Juifs de ta maison, tu seras transféré".

"Deux : vous devez emporter : a) des provisions pour au moins 8 jours, des cartes de rationnement".

"c) la carte d'identité,"

"d) lunettes, mallette avec effets et linge personnel, bijoux".

"Verrouillez l'appartement."

"Cinq : même les personnes gravement malades ne peuvent en aucun cas être laissées."

"Six : 20 minutes après la présentation de ce billet"

"la famille doit être prête pour le départ".

Les Allemands l'ont pris.

Quand pensez-vous qu'ils le ramèneront ?

Il faut reprendre l'Afrique,

tuer tous les Russes et les Américains.

ça prendra du temps.

Au moins, on sait où il se trouve.

Il faut laisser les Juifs tranquilles.

Ils sont encore plus chiants que ton père.

Mais je me dis que c'est une misère,

il a pas pu attendre la mort de sa mère pour avoir des ennuis avec la politique,

Quel crétin !

J'ai seulement demandé où ils les emmenaient.

En Allemagne, je crois.

C'est loin ?

- Un peu. - Comment ?

Mais pas trop.

Ne t'inquiétes pas, Riccardo s'en sortira.

Mes amis, j'ai la carte !

Je sais où ils ont emmené Ricardo ! Il suffit de suivre les voies.

- Mais c'est loin ? - Non, non.

Sœur Agnès a répondu : Un peu.

Alors nous pourrons aller le voir.

Mais le trouver ?

- Allons le libérer ! - Oui, et comment fait-on ?

Comment faire...

Nous leur expliquerons qu'ils se sont trompés.

Ils pensent que c'est un juif normal,

mais si nous lui disons qu'il est un Balilla comme nous,

qu'il est un juif aryen, ils le libèreront

et ils nous donneront même la médaille du héros.

- Je sais pas si je vais aller en Allemagne. - Pourquoi ?

Parce que quand je reviendrai, grand-père me battra à mort.

J'en suis.

J'en suis aussi !

Oui, mais tu ne peux pas, tu sais que la femme est un boulet.

Et si vous êtes blessé, qui vous soignera ?

Si vous avez faim, qui vous fera la cuisine ?

Si les Allemands vous disent : "Auf wiedersehen", que répondez-vous ?

C'est vrai.

Il est facile pour les Allemands de parler en allemand, ce sont des Allemands !

D'accord, viens.

Mais seulement comme embusquée.

Nous sommes les héros et je suis le chef.

Qui a dit ça ?

Petit pisseur sournois, on t'aura cette fois-ci !

Je ne dirais rien ! Je le jure, je le jure et je le jure !

Si tu parles, je t'enverrai en prison comme ton père !

Ils te donneront de l'huile de ricin qui fait tomber ton zizi

et te fais pousser 2 seins comme ça.

Non !

Mais prévoyez des chaussettes et des sous-vêtements de rechange

car on transpire en marchant.

Les soldats en marche ne changent pas d'uniforme.

Mais les chaussettes et les sous-vêtements oui.

Si tu pues, j'irai pas avec toi.

D'accord.

Mais personne ne doit savoir qu'en mission nous changeons de sous-vêtements.

Rendez-vous au pied des marches demain matin.

- Lesquelles ? - Celles de la gare de Tiburtina.

Ramenons Riccardo chez lui.

Caporal !

Vous êtes en retard.

Allez, on y va !

Mais comment es tu habillé ?

On part en mission en uniforme, surtout le chef.

Odeur de pain !

- On prend d'abord le petit déjeuner... ? - Arrêtez !

Cette fois, c'est pas un jeu ! Allons libérer Riccardo.

En avant.

Ne soyez pas stupides, aidez-moi !

Allez, on y va !

Soyez sérieux, soyez sérieux !

Allez!

Un, deux, trois, partez !

Elle n'était même pas à la prière du matin ! ça ne s'est jamais produit !

- Je crains que ... - Ma sœur, nous n'avons pas le temps.

- Il y a une attaque de rebelles. - Mais c'est une enfant !

Je vous ferai transférer, Je suis le fils...

- Ne me dites pas qu'Italo a disparu lui aussi. - Oui, il s'est enfui avec ma tente.

- Pourquoi ? L'orpheline aussi? - Vanda aussi.

Celui qui touche les pierres est un fou.

Attendez-moi ! Le chef doit rester en tête !

Idiot !

Quel jeu stupide !

Mais qu'y a-t-il là-dedans ?

Tout ce dont on a besoin pour une mission : tente, couvertures,

nourriture, baïonnette, divers. Tout.

Parce tu as tout ça ?

J'ai la carte sacrée de Saint-Nicolas qui protège les enfants, et toi ?

- 2 poires. - Comment "2 poires" ?

J'avais ordonné la perquisition de la maison.

Je l'ai fait, il n'y avait que ça.

Au fait, quand est ce qu'on mange ?

Seulement quand on est épuisés.

Italo, quelque chose coule du sac à dos.

Les œufs ont dû se casser.

Je veux que vous soyez plus martiaux.

L'œil du Duce brille

Je vis dans son balilla

Nous sommes l'étincelle d'amour

Qu'un jour, il a sorti de son grand cœur, oui, oui!

Mais si les Allemands ne croient pas que Riccardo est un vrai Balilla?

Ils me croieront, j'en ai la preuve secrète.

- Et quelle est cette preuve ? - Elle est secrète.

- Comme les services secrets, vous savez ? - Non.

Bien sûr, s'il s'agit de secrets.

Peu importe, j'ai pas compris. Au fait, quand est-ce qu'on mange ?

Le soldat italien ne s'arrête jamais.

Oh, mince !

- Un carrefour. - Impossible !

Il n'y a pas de fourche dans ta carte, elle est erronée.

La carte ne peut pas se tromper,

c'est pas correct, il ne devrait pas y avoir de bifurcation.

Regardez, la voie va tout droit jusqu'en Allemagne.

- Selon vous, quelle direction ? - Par là !

C'est moi le chef, alors on fait comme ça.

- Tu l'as inventé. - Toi aussi !

- Mais tu ne vois pas que c'est droit ? Regarde ! - Prions.

- Mais quel est le rapport ? - Il y a tout à voir.

Sœur Agnès dit que si on prie bien, Dieu nous envoie un signe.

10 Ave Maria.

Ainsi que 10 Notre Père, pour qu'aucun de vous ne soit offensé.

Ave Maria, gratia plena, dominus tecum,

benedicta tu in mulieribus, et benedictus fructus ventris tui.

Putain de merde de cette sale vache !

C'est une façon de parler à une religieuse ?

La police ne fait rien, mon père est dans le nord et je ne peux pas le contacter.

Les lignes téléphoniques sont coupées à cause des foutus bombardements.

Vous n'aimiez pas tellement la guerre ?

Je dois retrouver un frère fugueur, je n'ai pas le temps de vous parler.

Monsieur Trivia...

Je sais à qui demander.

Qui ça?

Pour moi, il y a 3 enfants disparus.

Il posait des questions sur les Juifs, c'est tout ce que je sais.

Viens ici.

Vanda a dit que tu écoutais leurs discours, c'est vrai ?

Pas cette fois, je le jure, je le jure encore et je le jure.

Si tu ne dis pas la vérité, je te ferai arrêter et tu iras en prison.

Mais que vous dit votre tête ?

Ne t'inquiétes pas, personne ne te fera quoi que ce soit.

Si je dis ça, Italo m'enverra en prison comme papa.

Alors, c'est de famille.

Aucun enfant n'a jamais été enfermé.

Mais Riccardo, si.

Ils vont en Allemagne pour voir Riccardo. Ils disent qu'il suffit de suivre les rails.

Et tu ne m'a rien dit ?

Tu sais ce quels rails c'est, non ?

Ceux où se trouve l'escalier.

Je sais lesquels c'est, ceux de Tiburtina, j'y vais.

- Vous venez ? - Mais qui peut venir ?

Je suis tout endolori. J'ai une sciatique.

C'est le moment de se reposer, savez-vous pourquoi ?

Parce que j'ai été très généreux.

- C'est donc non ? - Suis-je en train de parler en l'air ?

Bien.

Je viens avec vous.

Non, vous seriez un boulet, pour maintenir le rythme.

Comment ça ? Si je n'y arrive pas, laissez-moi là.

Pas si vous êtes avec moi, je dois protéger votre vie.

Ma vie appartient à Dieu et il la prendra quand il voudra.

Avec ou sans vous.

Je serai utile. Je connais Vanda et je crois qu'elle les dirige.

Moi, par contre, je connais mon frère et il ne se laissera pas mener par une femme.

C'est vous qui le dites.

Priez, priez, mais ici Dieu n'envoie aucun signe.

Il est très occupé. Il doit s'occuper de tout l'univers.

Italo ! Il y a quelque chose ici.

- Il est mort. - C'est le signe.

Oups !

Si Dieu tue un chien pour nous dire que c'est la bonne voie,

nous avons bien prié.

- Cherchez des bâtons. - Pourquoi ?

Nous avons besoin d'une croix, non ?

Peu importe !

Si je dis que c'est la bonne voie, personne ne me croit,

si Dieu le dit, tous derrière.

Attendez-moi, le commandant doit rester en tête !

- Les gars ! - Qu'est-ce que tu fais ?

Si on ne mange pas, je ne marcherai plus.

Non ! C'est une grève. Nous devons te fusiller.

Mais j'ai aussi faim.

Les femmes... Très bien.

Oui, allez !

- Pourquoi si peu ? - Le soldat italien a faim.

Mon frère en Afrique mangeait des lézards.

Oui, il mangeait des lézards

parce qu'il n'avait pas de salami dans son sac à dos

et s'il en avait, il était aussi bête que toi.

Cosimo, tais-toi ! Italo est le patron et c'est lui qui décide.

Par exemple, tu peux décider de goûter une petite tranche.

Pense à la douceur, au goût, au gras...

En effet...

Le saucisson sec des camarades de Parme donne de la force à la marche.

Mais seulement une petite tranche.

J'ai pas mangé comme ça depuis des années.

- Combien de temps ? - Des années !

De toute façon, vous êtes nuls !

Bien sûr, ce salami et ce fromage m'ont donné soif.

Mais il n'y a plus d'eau.

Cette fois, la troupe a raison, j'ai soif moi aussi.

Halte, recherche d'eau.

Rien au nord,

- à l'est rien, à l'ouest... - Italo !

Il y a une flaque d'eau.

Je suppose que ces jumelles ne marchent pas.

C'est vraiment dégoûtant !

On peut pas la boire, elle est pleine de boue et d'insectes.

On peut mourir.

Je vais juste boire.

Si je ne meurs pas, vous buvez ce soir.

Le commandement, c'est le courage.

Non, ça signifie que le chef boit et que les autres gardent leur soif.

Laisse-les répliquer,

petites, mais douloureuses pour qu'ils s'arrêtent

et que nous les ramenions sains et saufs.

Une petite réplique, petite, mais douloureuse.

C'est quoi cette grogne ?

Je prie Dieu, qu'il nous envoie au moins un signe.

Votre Dieu est silencieux, ne doutez-vous pas qu'il n'existe pas ?

Votre père n'existe pas parce qu'il ne répond pas à la radio ?

- Vous parlez trop. - Je parle autant que vous.

Quelle est la voie à suivre ?

Où allez-vous ?

Voilà le signe ! Ils sont allés par là !

Je ne crois pas aux signes de Dieu, je continue comme ça.

Vous voyez ? J'ai appris à Vanda à faire des croix comme celle-ci

et voilà son ruban.

Vous allez dans l'autre sens.

Si je vois Italo, je lui dirai bonjour ?

J'ai jamais vu autant de caca de toute ma vie.

Aah!

Mais pourquoi changer d'endroit ?

C'est une puanteur si forte que même lui peut pas la supporter.

Italo, comment monte-t-on la tente ?

Il y a 12 mouvements.

Tout d'abord, ouvrir la tente,

deuxièmement, prendre les crochets métalliques

et puis...

T'as compris ce qu'il a dit ?

Nous allons déployer la tente.

Qu'est-ce qu'il y a ?

Papa me manque.

Au moins, tu as un papa.

Vous voyez ? C'était les miens.

Il les a tous finis.

Des fourmis.

Assez, mais pas trop.

ça fait pas longtemps, on les rattrapera avant la nuit.

Mais vous boitez !

Oui, j'ai une jambe blessée, c'est pourquoi je ne suis pas au front.

Je me demande d'où leur vient l'idée de marcher vers l'Allemagne.

- Ils ne savent pas ce qu'ils font. - Ils le savent bien, c'est là le problème.

- Ils veulent retrouver leur ami. - Qui ? Le juif ?

Bien sûr, ces derniers n'apportent que des problèmes.

Qu'avez-vous à la place du cœur ? C'est un enfant !

Ils l'emmènent avec des centaines de personnes et vous les accusez.

Pas pour lui, pour sa race.

Et vous pouvez parler, votre église les a enfermés dans un ghetto.

Quel est le rapport avec moi ? C'était au Moyen-Âge.

Aujourd'hui, les Juifs sont des Italiens comme nous et beaucoup sont aussi des fascistes.

Les vendre aux Allemands n'était pas une bonne chose.

Pour ces mots, je pourrais vous faire arrêter.

Faites-le, parce qu'elles seront vraies de toute façon.

Cependant, nous ne sommes pas obligés de parler.

Là, je suis enfin d'accord avec vous.

Mon aide vient du Seigneur

Mais le chant non plus.

- Italo, nous rentrons à la maison. - Non !

L'Allemagne est trop loin.

La capitulation est une lâcheté, il n'y a pas de retour ! Obéissez au chef !

Il n'y a plus de chef. La mission est terminée.

- Cosimo, aide-moi ! - Un instant !

Attendez-moi !

Je ne peux pas aller en Allemagne tout seul, et puis il fait nuit !

Espérons que les enfants seront prudents.

J'ai appris à Vanda que lorsque le le tramway passe, on est à 5 pas.

4 et 5.

Pourquoi il s'arrête ? Il est cassé ?

Ne dis pas de bêtises, Les trains italiens sont les meilleurs du monde.

Ils ne se cassent jamais.

Peut-être qu'il va chez Riccardo, peut-être est-ce un signe du Seigneur.

C'est un signe du Duce ! C'est parti !

Allez, les femmes et les enfants d'abord. On monte.

- Aah ! - Quoi ?

Je suis une fille, tu ne peux pas toucher mes fesses.

Et comment te faire monter là-haut ?

J'ai une idée.

- Asseois toi. - Attend.

Allez, Italo, dépêche-toi.

Aah, attend, faisons l'inverse.

Allez, mets ton pied ici. Allez, viens.

Allez, allez, allez, allez.

Allez, allez !

Laisse-moi donc monter.

Vas-y, tu l'as fait.

Allez, allez !

Prenez le sac à dos !

Plus haut, lance-le. OK, je l'ai.

Je l'ai ! Allez, allez !

Allez, monte, il part bientôt.

Le fez, le fez, qui tombe !

Allez !

A l'aide ! A l'aide !

Cosimo, détache l'échelle !

Pousse-toi, Italo, pousse-toi !

Allez, Italo, monte !

- Dépêche toi, il part bientôt ! - Aidez-moi !

Allez, Italo !

Quelle cacade !

Mon père avait raison.

La plus belle chose dans la vie, c'est la liberté.

- Puis vient le temps de manger ! On dîne ? - Bien sûr !

Nous n'avons plus rien à manger, nous avons tout fini.

- Qu'avez-vous ? - J'ai mes deux poires.

J'ai la nappe.

Mais la nappe ne se mange pas.

Non, mon cher, c'est l'inverse.

On ne mange pas sans nappe.

Bon, j'ai compris. Dîner léger.

Je me sens chez moi.

Que faites-vous ? Je suis la pauvre petite orpheline ?

Oui.

- C'est fait, allons-y. - La nuit va tomber.

C'est la pleine lune. Si vous avez peur, vous pouvez aller dedans.

Bonne nuit.

Bonne nuit.

Camarades. Camarades !

Oh, réveillez-vous !

- On ne dort pas beaucoup en mission ! - Tu es fou ?

Heureusement, j'avais des des sous-vêtements de rechange.

Il faisait si froid la nuit dernière !

Mais depuis combien de temps on roule ?

A votre avis, combien de kilomètres on a fait ?

A mon avis, au moins une centaine à pied et 1000 en train.

Eh bien, alors on est en Allemagne.

Bien sûr, tu ne vois pas le soleil germanique comme il est grand ?

L'embusquée, tu connais l'hymne allemand ?

- Bien sûr. - Allez, chante.

Deutschland, Deutschland Über alles

Plus fort, pour que le peuple germanique puisse nous entendre !

Deutschland, Deutschland Über alles, über alles, über alles

Les gars, qu'est-ce que vous faites là ?

Descendez du train, allez !

Mais il comprend bien l'allemand.

Mais quel Allemand ! Nous sommes toujours en Italie.

Nous partons pour l'Allemagne. Au revoir !

Mais il s'arrête !

- Les pauvres ! - Foutons le camp d'ici.

Allez, descendez !

Les gars, allez ! En bas !

Pour la patrie et pour Riccardo !

Je n'ai pas été blessé.

Excellente idée ! Marcher toute la nuit.

Pour moi, on les a dépassé, c'est pas possible qu'on les ait pas trouvés.

- Où allez vous ? - M'asseoir.

- Où ? - M'asseoir !

Vous vous dépêchez ? Je risque un frère, pas n'importe quel orphelin.

Vanda n'est pas n'importe qui. Elle est dotée d'une intelligence particulière.

Elle a donc dû les rassembler.

Elle devait avoir le béguin pour le Juif.

Ou peut-être qu'Italo l'a eu.

- De quoi ? - Le béguin pour Riccardo.

- Qu'est-ce que vous insinuez ? - Rien, je vous taquine.

L'évasion est l'idée de votre frère.

Qu'en savez-vous ?

le petit frère de Cosimo me l'a dit .

Italo veut être un héros pour obtenir la médaille comme vous.

Quand je l'attraperai, je lui donnerai de ces coups de ceinture...

Mais alors vous ne comprenez rien !

La violence ne fera qu'empirer les choses. Seul l'amour éduque.

L'amour et le pardon.

Je vois que votre orpheline est bien éduquée.

Elle s'échappe avec 2 hommes pour chercher un troisième,

dans quelques années, elle sera prête pour le trottoir...

Vous êtes folle.

Chut !

Regardez ! Notre déjeuner.

Oh, mais c'est la fronde de Riccardo !

- Non, non, c'est la mienne. - C'est n'importe quoi ! Laisse-moi voir.

Si vous ne me croyez pas, vous n'êtes pas mes amis.

Fais-moi voir cette fronde.

C'est vrai.

Je lui ai d'abord volé.

Ensuite, j'ai voulu la rendre,

mais je disais toujours : "Demain, demain". parce que j'avais honte.

C'est pour ça que je veux aller le libérer.

C'est ma faute s'il s'est fait prendre.

De quoi ta faute ? Qu'est-ce que ça a à voir ?

C'est ma faute parce que Riccardo, avec cette fronde,

il envoyait 2 ou 3 pierres au visage des Boches.

Allez, viens.

Tu la rendras quand on sera en Allemagne.

Pensez à sa joie,

libéré et avec sa fronde, quoi de plus beau ?

Voilà, tout ce bavardage et le lièvre a disparu.

Vous savez ce qu'on fait ?

Une belle "réquisition" de nourriture.

C'est quoi la réquisition?

réquisition ça signifie que si on est un soldat,

on peut aller chez les gens pour avoir ce dont on a besoin.

Même les femmes, si elles sont grandes.

Ah, le confort d'aujourd'hui !

Bon sang, c'est mauvais !

Comment "réquisitionner" un ogre ?

ça fait 300 lires, je les ai pris dans le portefeuille de mon frère.

T'es bonne en maths ?

Bien sûr, j'ai des éloges, mais je ne touche pas à ce qu'il y a dans ton pantalon.

Les femmes !

Les mâles !

Fais l'orpheline affamée, tu auras plus de choses.

Bon sang, je vois pourquoi tu l'as volé !

- Mangeons ! - Il était temps !

Allez, j'ai faim.

Ensuite ?

300 lires pour si peu ?

Tu t'es fait avoir ! Tu es nule en maths.

Non, c'est faux !

Je n'ai pas de parents pour m'envoyer faire des courses,

Je ne sais pas ce que ça vaut.

Pourquoi tu l'as pas dit ?

J'avais honte.

Je vais m'en occuper. Je vais aller là-bas et récupérer mon argent.

Qu'est-ce qu'il fait ?

Ça suffit, je m'en occupe.

Des bouzeux.

Je leur ai laissé tout l'argent. J'ai eu pitié d'eux.

Il a pris une poule !

La vieille le poursuit, prenons les choses.

Les gars, je l'ai !

Courrez !

- Vanda, tu as tout pris ? - Oui, bien sûr.

Cette ordure m'a eu ! Allez, les gars !

Que faites-vous là ?

D'accord, je serai clémente.

Je vais là-bas, je lui présente mes excuses.

Je suis désolée. Je suis allée trop loin.

Mais vous êtes un imbécile ? Cette plaie est infectée.

- Non, qu'est-ce que vous faites ? - Je suis infirmière. Je sais à quoi ressemble une infection.

Il faut nettoyer et inciser.

Je sais pas, j'en suis pas si sûr.

Désolé, je vais devoir vous faire un peu mal.

- Non, non ! C'est assez ! - Priez, priez !

Mais quelle prière !

Je l'ai pris, c'est à toi de faire le poulet rôti.

Oui, mais d'abord nous devons la tuer. Vanda, tu es la cuisinière.

Tu es fou ? Tiens !

J'ai une idée.

- Faisons-lui peur. - Pourquoi ?

Elle mourra de peur.

C'est vrai!

Rien .

Quel génie ! crier sur une bête sans oreille.

Nous pouvons l'emporter avec nous. Nous aurions des œufs frais tous les jours.

Vanda a raison, ce sera notre porte-bonheur.

Nous l'appellerons Riccarda.

Bon, allons sauver Riccardo avec Riccarda.

Chantons pour oublier la faim.

Non, c'est moi le patron et on fait ce que je dis.

Et alors ?

Allons libérer Riccardo avec Riccarda

- chanter et oublier la faim. - Et qu'avons-nous dit ?

Je vis dans votre balilla

Nous sommes l'étincelle d'amour qui, un jour

est sortie de son grand cœur , oui!

J'aime être en mission, Je serai un héros quand je serai grand.

- Est-ce un travail ? - Pas maintenant, mais quand la paix reviendra, oui.

Qui veut sauver un ami, un parent, appelez-moi

et payez moi.

Pour ma part, j'aimerais faire un travail

où on voit beaucoup de monde, où on visite le monde...

Comme le facteur ?

J'aimerais bien !

Regardez !

Le dernier arrivé a peur du noir !

On dirait une grotte de pirate.

Sandokan!

Il y a un écho ! Une meute de loups !

Troupeau de poules.

Troupeau de moutons.

Je le savais ! C'est mon père qui nous cherche.

Nous nous rendons !

Tais toi ! Tu crois que ton père t'aurait fait tirer dessus ?

- C'est pas lui ! - Courons !

J'ai passé un mauvais quart d'heure.

Heureusement, tout s'est bien passé.

- Comment va la jambe ? - Mieux.

Vous avez vu ça ? Il a fallu le purger.

Oui, mais nous marchons depuis 30 heures,

vous devez vous reposer ou vous n'y arriverez pas.

Moi ?

Allons demander à ce hameau s'ils nous donnent quelque chose à manger.

Qui vous dit qu'ils nous nourriront ici ?

Trattoria ! Femme de peu de foi.

- Mais non ! - "Femme de peu de foi" ? Moi ?

S'il vous plaît, après vous.

Bonsoir. Qu'y a-t-il à manger ?

Ce qu'il y a ! 20 lires par personne.

On dit que les nazis avec les fascistes

ils veulent attraper Pizzocchi.

Mais je te crois ! Lui et Radiavola ont tué un officier !

Espérons qu'ils ne l'attraperont pas !

Vive Pizzocchi!

Désolée, je déteste la violence.

On ne dirait pas, puisque vous m'avez donné un coup de pied dans la plaie.

Le couteau vous avait fait plus mal.

Buvez à volonté.

C'est un repaire de rebelles.

Non, ce sont des paysans.

Vous ne comprenez pas combien de douleur et de colère votre guerre a engendré.

Vous avez perdu, mais pas sur le front,

vous avez perdu ici, dans les auberges.

Mais êtes-vous antifasciste ?

Je suis chrétienne

et je ne vous pardonne pas l'alliance avec ce démon d'Hitler.

Eh bien, le pardon est votre credo.

Même les religieuses pèchent.

Pécheresse.

Pas dans ce sens.

- C'est bien sorti, non ? - Oui, bien, allez.

Pourquoi elle ne pond pas d'œufs ? Elle est constipée ?

Si j'avais de l'huile de ricin, elle chierait des oeufs comme de la chevrotine.

Pa-pa-pa-pa!

Mais vous n'avez amené qu'une seule tente ?

Où est-ce que je dors ?

Ici, avec nous.

Vous rendez les choses faciles ! Je ne me compromet pas avec les hommes.

Excusez-moi, épouseriez-vous une femme qui a déjà couché avec un autre ?

Je n'ai déjà plus de père ni de mère, si je reste aussi sans mari, tout va bien.

A mon avis, pour se compromettre il faut le lit, la tente ne compte pas.

- En effet. - Mais qu'en savez-vous ?

Tu restes en uniforme.

Sœur Agnès dit que si une fille couche avec un soldat, elle est perdue.

Eh bien, si Sœur Agnès le dit !

C'est la deuxième nuit.

Comment est-il possible qu'ils ne se rentrent pas chez eux ?

On voit qu'ils ne sont pas très bien.

Italo est bien chez lui, il ne manque de rien.

S'il s'enfuit, c'est peut-être qu'il manque quelque chose.

Depuis combien de temps n'avez-vous pas joué avec lui ?

Je ne parlais pas de votre frère.

Je parlais de Vanda.

Vous savez.

il y a bien longtemps,

une nuit, j'ai prié Dieu

pour envoyer des cadeaux à l'école.

Le lendemain, il m'a fait trouver un manteau

avec Vanda à l'intérieur.

Maintenant, elle veut partir

et elle trouvera une famille, c'est vrai, c'est juste.

Je pensais qu'avec des vœux j'épargnerais la douleur de l'amour non partagé

et au lieu de ça...

Tout va bien ?

C'est vous qui me faites boire !

Entre, tu ne peux pas dormir dehors.

Si les soldats reviennent ?

En effet.

Regardez, voici les esprits, les fantômes.

Il y a le "sorcier", qui vous attrape et vous emmène.

Ne vous inquiétez pas, j'ai Riccarda qui me protège.

Une poule !

Mais que fait une poule au "sorcier" ?

Il l'attrape, je ne vous dirai pas ce qu'il fait. Il a de tels crocs.

Mais quels crocs ! Il a des griffes !

Quelles griffes ? Il rampe, on ne le voit pas.

Il s'enfonce dans l'eau et en ressort,

Il vole vers toi, il t'enlève. Puis il a des grandes ailes !

Il vous dévorera d'une seule bouchée !

D'accord, d'accord, je dormirai dans la tente,

mais tu ne dois pas le dire aux parents de Riccardo.

Je le savais ! Vous êtes fiancés ?

- Quels fiancés ? Beaucoup plus ! - Mariés ?

On se voyait seuls.

Il me rendait visite à l'orphelinat.

Je t'aime, mais pas en tant qu'amie, plus.

Je voudrais te demander...

en bref,

si tu veux devenir ma...

- Ta? - Ma sœur.

J'ai dit quelque chose de mal ?

C'est la plus belle chose que j'ai entendue de ma vie.

- Mais c'est dangereux ? - Non.

Au ghetto, nous avons donné aux Allemands tout l'or que nous avions : 50 kilos.

Les miens ont donné même les alliances.

En retour, ils nous ont promis qu'ils ne nous feraient rien.

Mais tu voudrais avoir 2 parents juifs ?

Beaucoup !

Si tu avais été adoptée,

Maintenant, tu serais aussi en Allemagne.

Le "sorcier" ! Oh mon Dieu, je l'ai vu !

Courez vers la tente, courez !

- Bougez ! - Fermez-la !

Nous devons nous reposer. Aubergiste, 2 chambres.

Je n'en ai qu'une et il y a aussi des citrouilles à mûrir.

- 20 lires. - Bon, on se débrouillera.

Comment ça s'arranger ? Je ne me met pas avec un soldat !

Vous avez compris quoi ?

Vous aussi, que faites-vous comme geste ?

Vous avez compris quoi ?

Où allez-vous seule ? C'est dangereux.

Je connais les dangers.

Ne vous inquiétez pas, je respecte la soutane, je dors par terre, pas de problème.

C'est pas de l'eau !

Maudits salopards !

Qu'est-ce que vous faites ?

Qu'est-ce qui vous fait rire ?

Qu'est-ce qui vous fait rire ?

- Aubergiste, 2 bains chauds ! - 5 lires pour un.

Pour 10, Maria lave aussi vos vêtements. Demain, ils seront secs.

Très bien.

Vos vêtements sont un peu courts.

C'est seulement pour la nuit. De quoi ?Vous allez à un bal ?

La chambre est à l'étage. Suivez l'odeur des citrouilles.

Oui. Allez, laisse-les tranquilles.

- Sommes-nous d'accord ? - Oui, ne vous inquiétez pas.

Les amis ?

Vanda? Cosimo?

- Réveillez-vous ! - Qui est là ?

J'ai entendu quelque chose.

Qu'est-ce que c'était ?

Ave Maria gratia plena dominus tecum...

C'est terminé. C'était un peu de vent.

Non, non, c'est les soldats !

Santa Maria, Santa Maria Maddalena!

Mais quels soldats ? C'est le sorcier !

Taisez vous, taisez vous !

Non, non ! J'allais payer.

- C'est vide ! - Comment ça vide ?

- Il y avait 300 lires dedans. - Qu'est-ce qu'on fait ?

- Fuyons ! - S'enfuir ?

Allez, on y va !

Que faites-vous ? Vous regardez ? Fermez les yeux.

Comment pouvez vous m'attraper avec les yeux fermés ?

- Alors je les ouvre ! - Gardez-les fermés.

J'ai pas compris, je dois les laisser ouverts ou fermés ?

Ouvrez-les, mais sans regarder !

Riccarda!

Je savais que le sorcier la mangerait !

Elle s'est sacrifiée pour que le sorcier ne nous prenne pas.

Hé, Riccarda!

On a jamais vu une poule qui fait "cocorico".

En fait, c'est pas une poule, c'est un coq.

C'est pour ça qu'il ne pond pas d'œufs !

Mais on ne peut pas l'appeler Riccarda.

Il sera...

Riccardo!

Un porte-bonheur appelé Riccardo apporte encore plus de chance, non ?

Comme tu veux !

Je ne peux pas contacter mon père.

Nous pourrions avoir l'aide de la milice, mais...

Ils ont pris le train.

Ce cheminot les a vus descendre ici hier matin.

C'est une excellente nouvelle, pourquoi le dites-vous ainsi ?

Parce que sans soutane, je me sens nue, tout le monde me regarde.

Allez, bersagliera, à la tombée de la nuit, nous les rattraperons.

Espérons que les enfants ne les ont pas vus.

Je ne dors plus dans la tente avec vous.

- Parce que tu te compromets ? - Non, parce que vous puez la chèvre.

Le dernier arrivé est une chèvre puante !

Attendez-moi !

Arrêtez, c'est gelé !

Pour se laver, il faut se mouiller.

Les amis !

J'ai fait une lance ! J'attrape un thon et nous le mangeons !

Tu es fou ? Le thon il est dans la mer.

Vraiment ?

Imaginez qu'ils nous donnent la médaille du Duce !

Mon père sera fier de moi.

Je ne connais pas le mien.

Pourquoi l'ont-ils renvoyé ?

Une nuit, il était ivre et a dit quelque chose de mal.

De quoi ?

Il a honte de le répéter.

Il a dit que Mussolini est un seau de merde.

Désolé, Duce.Désolé, Duce.

Peu importe, mais les ivrognes sont connus pour dire des bêtises.

Ils l'ont envoyé sur une île juste pour ça ?

Qu'est-ce que je peux dire ?

Ils ont dû se tromper. Comme pour Riccardo.

Mais ils se trompent souvent !

Eh bien, essayez de commander un empire entier.

On verra si vous ne vous trompez pas.

Mort aux fascistes ! Vive Pizzocchi !

Mon uniforme !

- J'ai mis du millepertuis. - C'est bon.

N'y touchez pas. Laissez-le au moins agir.

Pendant ce temps, je me rafraîchis.

Oui, merci.

Il faut faire demi-tour.

Vous voyez comment vous êtes ?

J'y pensais pas, mais si vous me le dites, ça me donne envie de regarder.

J'ai toujours pensé que c'est votre église qui induit le péché.

Trop froid. Je ne me lave plus.

Je vais me rincer, alors.

Mon aide vient du Seigneur Mon aide vient du Seigneur

Des hommes armés.

Repos !

Donnez-moi ce pistolet.

Nous t'avons eu, Pizzocchi.

Pizzocchi ? Capitaine Vittorio Barocci, ou plutôt centurion, pour être précis.

Nous avons un gros bras, un centurion.

Comment se fait-il que tu te promènes comme ça ?

Parce que l'uniforme avait un problème.

Pourquoi êtes-vous seul ? Où se trouve votre compagnie ?

Je suis à la maison depuis 3 mois en raison d'une blessure.

- Un embusqué, donc. - Non !

Je suis en convalescence, une blessure de guerre.

Bien sûr, c'est une blessure de guerre.

Lieutenant, ce centurion a beaucoup de problèmes.

L'uniforme, la blessure, la convalescence.

En attendant, emmenons-les au camp.

Quel Pizzocchi ? Contactez mon père, Anacleto Barocci.

Je veux les noms de la bande, Pizzocchi !

- Je suis le fils de Barocci. - Il a raison.

Je suis religieuse au couvent de Santa Venusta sur la Piazza Sant'Apollonia à Rome.

Est-ce qu'elle ressemble à une nonne, ou à une diablesse qui fait se lever même les morts ?

Que disent les communistes ? A chacun selon ses besoins, non ?

Quelqu'un a-t-il besoin d'une belle femme ici ?

Moi, moi !

Si tu y touches, je te coupe la gorge.

Bravo, Pizzocchi. Défend ta partenaire.

Je vous laisse la nuit pour réfléchir, au matin, vous donnerez des noms ou nous vous abattrons.

Emmenez-les à l'étable.

Lieutenant, pourquoi ne l'avez-vous pas donné aux Allemands ?

- Ils savent comment les faire parler. - La fille a plus de chances de le convaincre.

Seigneur, pardonne-leur, ils ne savent pas ce qu'ils font.

Non, ils le savent très bien, c'est le problème.

Les rebelles peuvent être fusillés sans procès.

Maintenant, nous allons dans ces maisons et confisquons toute la nourriture qu'ils ont.

Suivez-moi !

Les paysans ne souffriront plus.

Je vous recommande de faire de mauvaises grimaces.

Plus vilain, Vanda, allez. Allez, Italo !

Aah!

Nous avons faim !

Nous aussi, nous avons faim.

Ma fille n'a même plus de lait.

Bouillon ?

Non, nous ne pouvons pas manger Riccardo.

En bons frères, à tous...

un morceau de peau.

Tiens.

Ma fille peut-elle en avoir deux ?

La graisse fait le lait, vous comprenez ?

Tiens.

Je rentre chez moi.

Quoi ? Nous devons libérer Riccardo.

Tu crois que les Allemands nous écouteront dans cet état ?

Si tu reviens en arrière, tu es un lâche, comme le maréchal Bagage.

- Qui est ce bagage ? - J'en sais rien.

C'est un qui fuit, comme cette mauviette.

Tais-toi, fils de subversif.

Non, papa était juste bourré.

Foutaises, c'est un communiste, c'est pour ça qu'il est en exil.

Ton père t'a vieillit parce que le Duce veut des familles nombreuses.

Menteur, je vais te tuer !

- Non, arrêtez ! - Arrêtez !

Mais qu'est-ce que ça a à voir ? Les Allemands sont là.

Il y a le sorcier. Il pleut, il faut monter la tente.

Finies les excuses !

Seigneur, je te remercie de ne pas m'avoir abandonné.

Il nous fait fusiller et vous l'en remerciez.

Que sait une religieuse des projets de Dieu ?

Peut-être que notre mort sert à sauver les enfants.

Arrêtez de dire des mensonges.

C'est votre dernière nuit, dites-moi la vérité, avez vous peur ?

Vous, en ce moment haïssez votre Dieu.

Dieu est amour.

Pourquoi dites-vous cela avec tant de colère ?

Oui, je suis en colère contre lui,

mais pas pour moi. Parce qu'il a laissé l'église ne rien faire.

Mais tous ces enfants innocents forcés de fuir.

Pourquoi, Seigneur, pourquoi ?

Bravo, enfin !

Vous n'avez pas peur de mourir ?

Je suis un soldat, J'ai vécu des années avec la mort à mes côtés.

Et ça vous plait ?

Moi...

Je ne veux pas d'un père subversif,

Les subversifs, on les fusille.

C'est mauvais de pas avoir de parents,

mais c'est pire si on les a et qu'ils meurent.

Je rêve de ma mère toutes les nuits.

Et de quoi rêves-tu pour ta maman ?

Qu'elle m'embrasse.

Vous avez de la fièvre.

C'est l'infection, vous risquez votre jambe.

Qu'est-ce que j'en ai à faire, on nous fusillera demain de toute façon.

Cependant, avant de mourir, il y a une chose que je veux dire à quelqu'un.

Un jour, en Afrique, j'ai trouvé un camarade qui était perdu.

Le moral de la troupe était brisé,

morts, blessures, nourriture de mauvaise qualité,

et le major aussi,

pour leur remonter le moral, il a inventé l'histoire du prisonnier

héroïquement arraché aux Britanniques.

C'était pas vrai ? Tout n'était que mensonge ?

Je suis un embusqué, pas un héros.

Ensuite, j'ai voulu mériter la médaille,

mais j'ai été blessé et mon père ne m'a pas permis de retourner au front.

- Méprisez-moi si vous voulez. - Je ne vous méprise pas du tout.

Je préfère de loin les embusqués aux héros.

Mais pourriez-vous me serrer dans vos bras ?

Je ne demande pas de choses interdites,

c'est que je ressens ce froid que...

C'est pas grave.

On m'a traité de "trouillard".

Quand il y avait une bagarre, je m'enfuyais.

Mon père en a eu vent.

Un soir, lors d'un dîner avec tous les membres de la famille, il a dit :

"Deux frères

"L'un d'entre eux devient un héros

"et un trouillard".

Quand ils m'ont donné l'uniforme de ballila,

J'ai senti le courage fasciste dans mes veines, j'en ai tabassé quelques-uns,

mais il a maintenant été volé,

Retour à la case départ.

Personne n'aime les trouillards,

pas même son père.

Quand on aura les médailles, on te les donnera toutes,

ton père sera fier.

Non.

Je ne peux pas le faire sans uniforme.

Je rentre chez moi.

Présentez armes !

Le peloton vous veut comme commandant.

Voici votre uniforme.

Mais c'est une nappe.

Oui, mais c'est celle des plongeurs de la balilla.

Je l'ai vu sur la revue illustrée, n'est-ce pas, Vanda ?

Oui, je l'ai vu aussi et tu as l'air plus grand avec.

Vraiment ?

Je les ai fais hier soir avec des ciseaux, un par un.

J'ai mal aux mains !

Je m'en fiche Je ne sais pas si je m'explique bien

Je m'en fiche, je fais ce que je veux!

Soldats !

C'est mon frère ! Il nous cherche !

Sœur Agnès est aussi là.

Mais comment est-elle habillée ?

Ils ont l'air de prisonniers.

Cosimo.

- Allons-y, allons-y ! - Où ?

Si je n'étais pas presque mort

et que vous n'étiez pas une nonne, je vous inviterais à dîner.

Chargez !

- Voulez-vous venir ? - En joue !

Oui .

Non !

Commandant Italo !

Tu es des nôtres ! Italo !

J'ai trébuché, je ne suis pas mort.

Maudite soit cette branche !

Halte ! Arrêtez, ne tirez pas ! Ce sont des enfants !

Ave Maria...

Cours !

Lâchez-moi !

- Attrapez-le ! - A l'aide ! A l'aide !

- Fuis, Italo! - Cosimo!

Vous ne m'attraperez jamais, tas de merde !

Maintenant, vous et moi faisons le calcul.

Oh, lâchez-moi !

- Italo! - Vanda!

Vanda, Italo, sont les enfants de Pizzocchi.

Dommage qu'on ne puisse pas les tuer lorsqu'ils sont enfants.

En fait, on l'a fait à quelques reprises.

Lieutenant, ce sont des enfants.

Ce sont des enfants, mais à 13 ans, ils deviennent des rebelles.

Rebelles à qui ? Je suis plus fasciste que toi. Tu ne vois pas l'uniforme du plongeur ?

- Hé, Hitler ! - Qu'est-ce que tu as dit ?

Hé, Hitler.

Arrêtez de rire.

Je suis le fils du général Barocci et voici mon frère, un héros de guerre.

Je l'ai déjà dit !

Tu es le frère du héros de guerre ?

- Et qui est-ce ? - C'est Sœur Agnès.

Du couvent de Santa Beata Venusta.

Et pourriez-vous me dire où se trouve ce couvent ?

Oui, sur la Piazza Sant'Apollonia 5, Rome.

Est-il possible que les enfants racontent les mêmes mensonges que les adultes ?

Quels mensonges ? J'ai la preuve secrète.

Voyons donc quelle est cette preuve secrète.

- Qu'est-ce que c'est ? - Il a eu un petit problème.

Mais cette famille Pizzocchi est pleine de problèmes.

Ils sont tous chez Barocci, les photos ne mentent pas.

Le général Lann est là aussi ! Pourquoi les Italiens se trompent-ils toujours ?

Libérez-les !

Rendez-moi la preuve secrète.

Vanda, Vanda!

C'est une erreur de vos camarades.

Lieutenant, nous devons maintenant partir vite,

Si ce n'est pas le cas, ces gens nous donneront du fil à retordre.

La quinine a fait effet, ça va mieux.

Et ce limoncello ? Ce sont les citrons de mon pays.

Assez, vous êtes tous les deux des connards.

Vous êtes donc peut-être de bons soldats.

Je pensais qu'il n'aimait pas le limoncello !

Je dois retourner à Rome.

Nous vous accompagnons, nous allons à la gare.

Nous devons avoir un transport spécial. De quoi avons-nous l'air ?

Allez, les gars, venez !

Je mérite les coups de ceinture, je le sais.

Mais quelle ceinture ! Tu mérites une belle médaille, comme la mienne.

Tu as sauvé la vie d'un camarade.

- A qui ? - Comment à qui ? A moi !

Papa sera fier de toi.

Tu m'as tellement manqué.

Moi aussi.

Je ne veux pas que 2 parents m'adoptent.

Je veux que tu sois ma mère, pourquoi pas ?

Mais oui, c'est possible !

Mais ne le dis pas à la Supérieure.

Et qu'en est-il de Dieu ? Il voit tout.

Le Dieu que je connais veut des enfants heureux.

Qu'est-ce que tu fais là ? Viens ici !

Nous sommes donc prêts, on y va ?

Attention, tout le monde dans le fourgon ! Un, deux...

Ils suivent tous le commandant des plongeurs.

Bien sûr, c'est le commandant !

En avant!

Il faut attendre. Le train pour Rome passe dans 3 heures.

Allez, allez, s'il nous voit, il nous battra !

- Ne vous éloignez pas ! - Oui, ne vous inquiétez pas.

Je le savais, la preuve secrète a fonctionné.

Comme ça on va ramener Riccardo à la maison.

Tu as raison,

Maintenant, ce serait dommage de revenir en arrière.

Et alors ?

Gardez le samedi.

- Quoi ? - Le dîner.

Mais quel dîner ? Mais qu'avez-vous compris ?

J'ai dit oui par charité chrétienne.

- Mais vous m'avez dit un mensonge ! - Quel mensonge ?

Je voulais que vous mourriez heureux. Vous vous souciez de ces choses-là.

Cela dit, puisqu'il faut manger

et si vous n'avez pas d'arrière-pensée, j'accepte volontiers une invitation à dîner.

D'accord. Nous verrons alors.

Nous verrons quoi ?

Mais c'est notre train ?

Je leur demande.

Que se passe-t-il ?

C'est un train de Juifs, ils doivent en charger d'autres.

C'est pas le vôtre, ne bougez pas.

C'est fou. Ce train va au camp de Riccardo.

Nous pouvons lui envoyer une carte.

J'ai une meilleure idée.

Où vas-tu ?

Qu'est-ce qu'il fait ?

Il va libérer Riccardo !

Montre-leur la preuve secrète !

On rentre avec Riccardo !

Oui ! Oui !

Dès que le frère d'Italo s'est rendu compte de ce qui s'était passé,

ils ont fait tout, mais les trains des Juifs, personne ne pouvait les arrêter.

Nous avons découvert plus tard que lorsque nous sommes partis de Rome, Riccardo était déjà mort.

La date de la mort d'Italo, nous ne la connaissons pas.

Il ne figurait pas sur les listes.

Parmi les 2091 personnes de religion hébraïque déportées de Rome, il y avait 281 enfants. Aucun d'eux n'est rentré.

Allo ?

Oui, maman, je suis avec les grands-parents.

Oui, je sais que c'est aujourd'hui l'anniversaire.

Oui, je sais que grand-père a eu une crise cardiaque.

Oui, nous sommes devant la TV.

Très bien, au revoir.

C'est donc la dernière fois que vous avez été des enfants.

Sous titres: Picard 60.

Can't find what you're looking for?
Get subtitles in any language from opensubtitles.com, and translate them here.