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Original subtitles

Précédemment...

- Marie pourrait-elle prendre le pouvoir ? - Marie passe

presque toute son enfance avec nous une fois fiancée à notre fils aîné.

Ruggieri a disparu.

On n'a pas vu Montmorency depuis des années.

Vous connaissez Antoinette de Guise ?

Elle est de retour à la cour après la mort prématurée de son mari.

Mes chers cousins saisissent les domaines des riches protestants.

Le cardinal de Guise s'est emparé de Chenonceau.

On devrait pouvoir s'entraider.

Encore au lit ensemble ?

L'or peut empoisonner l'esprit. À faibles doses, il préserve la jeunesse.

Tu placeras cette femme intelligente dans ton Conseil.

- Installe une garnison à la frontière. - Ça suffira ?

Voici votre roi.

J'ai un message de l'empereur du Saint-Empire.

Vous êtes bien silencieuse.

La lettre que j'ai reçue hier soir apporte la preuve

que la reine Marie conspire avec sa cousine,

- la reine Elizabeth, contre moi. - Je croyais qu'elles se détestaient.

Elles se détestent, mais elles ne supportent pas de me voir,

moi, une roturière, sur un trône européen.

Il y a peut-être d'autres lettres dans les appartements de Marie.

J'irais fouiller moi-même, mais je risque d'attirer l'attention.

Tu pourrais peut-être m'aider.

Vous voulez que je fouille chez Marie ?

Si je te demande ça, c'est parce que la situation est grave.

Un homme nous observe.

- Où ? - Là, dans les arbres.

- Je ne vois personne. - J'ai bien vu un homme.

La forêt est pleine de créatures. Tu as dû te méprendre.

Je te demande juste de réfléchir.

Le destin du pays est en jeu,

sans parler du mien, et du tien.

Nos fortunes sont imbriquées.

Je continue mon histoire ?

La mort du roi François a fait de moi une reine, mais en apparence seulement. La mort du roi François a fait de moi une reine, mais en apparence seulement.

Majesté, je fais monter le petit-déjeuner ?

Ça va aller ?

Regarde. Il y a deux C. Ça représente Catherine.

Et un H entrelacé qui représente Henri. C'est romantique, non ?

Mais si tu regardes ça ainsi, le C devient un D, comme Diane.

On me respecterait davantage si Ruggieri était ici.

C'est le seul qui ne m'a jamais sous-estimée.

Il vous dit ce que vous voulez entendre. C'est son seul et unique talent.

Peut-être.

Et je suis peut-être tombée enceinte par un heureux hasard.

- Comme tu as fait une fausse couche. - Peu importe.

Il demande beaucoup trop en retour.

Pas si ça vaut le coup.

J'aimerais être seul avec la reine.

Tu avais raison au sujet de l'empereur.

La garnison n'a pas empêché son attaque.

Tu avais raison à ce propos aussi.

Je partirai avec mon armée demain matin.

Que Dieu te protège.

Quelqu'un va devoir gérer le royaume pour moi.

Il s'agit juste de faire en sorte

que le gouvernement fonctionne.

J'ai donc décidé de te nommer régente.

Mais c'est Antoine de Bourbon qui est censé devenir régent.

Si on suit les règles de succession, oui, mais je préfère que ce soit toi.

Et comme c'est moi qui détiens le pouvoir,

je décide que c'est toi qui dirigeras le royaume.

Jusqu'à mon retour.

Parce que je sais que je peux me fier à toi.

Il a raison. Il peut se fier à moi en tant que régente.

Même s'il ne peut pas m'aimer en tant que femme.

Vous désirez me voir ? Vous désirez me voir ?

- J'en veux plus. - Comme vous voudrez.

Laisse le flacon.

Si on en prend trop, ça rend fou.

- Mon père a fait des trucs affreux. - Et tu as souffert ?

- Je l'ai mis hors d'état de nuire. - Tu sais te protéger.

Je trouve ça admirable.

Je ne peux plus venir ici.

Si la reine découvre notre relation, sa punition sera sévère.

Tu dois choisir un cheval. Et il n'y aura qu'un seul gagnant.

Je n'ai pas écrit les règles. En fait, je les méprise.

Mais elles sont ce qu'elles sont.

Pas de sentiments.

- Deux fois par jour, pas plus. - Merci beaucoup.

Il me faudra plus d'or pour vous approvisionner. Il me faudra plus d'or pour vous approvisionner.

Il y en aura toujours. Tu n'as qu'à demander.

Ensemble, on va accomplir de grandes choses, Angelica.

Merci d'accepter le titre de régente.

Oui, c'est gentil à vous... d'entrer en jeu.

Reviens sain et sauf.

Je ferai de mon mieux.

Mettez de côté vos désaccords

et secondez la régente pendant la guerre, compris ? et secondez la régente pendant la guerre, compris ?

- Nous restons vos fidèles serviteurs. - Bien.

- Connasse. - Connard.

- Pédophile. - Zoophile.

- Puéril. - Merci.

Un jour, c'est toi qui iras te battre.

- Selon Marie, je devrais me spécialiser. - Dans quelle discipline ?

L'étude de la Bible.

Comme la plupart des handicapés, François est très pieux.

Certains voient ça comme une faiblesse, mais pour moi, c'est une force, Majesté.

Ça peut pas faire de mal.

Soyez impitoyable, mon père.

Nous prierons pour vous.

Diane, que fais-tu ?

J'ai décidé de vous accompagner pour vous porter chance sur le front.

- Diane... - Je monte mieux que vos cavaliers.

Pourquoi me tourner les pouces quand je peux me rendre utile ?

J'espère que le duc de Guise tiendra le rythme.

Vous pouvez compter sur moi.

Très bien.

- Je peux te demander un truc ? - Bien sûr.

Pourquoi as-tu accepté

de céder la régence à Catherine pendant l'absence du roi ?

C'était une requête du roi. J'étais censé faire quoi ?

Tu étais censé dire non.

Ça ne m'embête pas que mon mari ait emmené Diane avec lui.

Avec un peu de chance, ils seront capturés,

et je prendrai mon temps pour payer la rançon.

Ce qui compte, c'est que je puisse enfin gouverner. Ce qui compte, c'est que je puisse enfin gouverner.

Régente de toute la France. Pas mal pour une roturière.

L'empereur du Saint-Empire a plus de soldats que nous.

Notre seul avantage, c'est la géographie.

Il faut les prendre par surprise en dévalant la pente...

et les pousser dans la forêt.

Ils seront surpris.

Envoyez la moitié de nos hommes dans la pénombre de la forêt,

puis dévalez la pente en simulant une grande attaque.

Ils choisiront la retraite et tomberont dans notre piège.

Oui, si nos cavaliers font un boucan considérable,

l'ennemi se précipitera dans les fossés qu'on aura creusés.

- Et on les taillera en pièces. - Exactement.

- Comme madame vient de le dire. - Excellent plan, Majesté.

Montmorency approuverait.

C'est lui qui nous a tout appris, pas vrai ?

On anticipe la réaction de l'ennemi pour mieux le contrer. On anticipe la réaction de l'ennemi pour mieux le contrer.

- Je savais pas que tu l'écoutais. - Toujours.

- Vous êtes la couturière de la reine ? - Pourquoi ?

- J'ai faim. - Va dans la cuisine.

J'ai travaillé pour une couturière.

Je pourrais travailler pour vous. Je veux juste un endroit où dormir.

J'ai pas besoin d'aide. Va te faire foutre.

- Catherine te cherchait. - Pas possible ?

Tu es introuvable en ce moment.

Je suis débordée.

Tu as quoi dans ta main ?

- Rien. - Rien ?

Montre.

C'est un cadeau pour toi en fait. Je voulais te faire une surprise.

Tu leur as dit que je voulais une réunion ?

Bien sûr.

Où vas-tu ?

La régente demande une réunion du conseil.

La fille des marchands ?

Un Guise ne répond pas à ce genre de convocation.

Tu lui obéis comme un chien ?

Très bien, mère. Que voulez-vous que je fasse ?

Je fais partie du conseil du roi.

Oui, le conseil du roi. Fais-la venir à toi.

Dis que je suis souffrant.

- La réunion du conseil. - Assieds-toi, Antoine.

- Le cardinal y va ? - Il a été convoqué.

Pas sûr qu'il viendra. Fais ton enquête.

On va pas l'attendre là-bas comme deux imbéciles.

Non, ça lui ferait trop plaisir.

Oui, parce qu'on paraîtrait faibles et incapables d'atteindre notre but. Oui, parce qu'on paraîtrait faibles et incapables d'atteindre notre but.

Bien sûr.

Et c'est quoi, notre but ?

Finir notre repas sans nous soumettre

aux caprices d'une régente illégitime.

D'accord.

Mais pour moi...

c'est quand même dommage de ne pas l'aider à gouverner la France.

On doit agir comme des Bourbon, Antoine.

Si ça te plaît pas, va aider notre père dans les jardins de notre mère.

Je savais qu'on me testerait,

mais je n'imaginais pas que ça viendrait si tôt.

Majesté, vous venez vous confesser ? Majesté, vous venez vous confesser ?

Pas besoin.

Je vous en prie.

Je ne vous ai pas vu à la réunion.

- J'ai dû secourir un paroissien. - J'ai reçu un message du roi.

Il a besoin d'argent pour continuer à se battre.

Votre manque d'expérience est flagrant.

Le conseil ne peut pas vous aider.

Il faut vous adresser au Trésor.

Mais malheureusement, la trésorerie est vide.

Comment est-ce possible ?

Majesté, vous ne connaissez pas l'avarice des protestants ?

Vous pouvez demander des fonds au parlement,

mais on y trouve en majorité

des marchands plutôt que des nobles ou des prêtres.

- Vous y serez à l'aise. - Pardon ?

Vous êtes tellement sympathique.

C'est un faux compliment.

Comment les convaincre ? Comment les convaincre ?

Dans le Tiers État, on compte une moitié de catholiques

qui observent toujours mes consignes de vote

et une moitié de fanatiques

- traîtres et déloyaux. - Je peux compter sur votre soutien ?

Tout dépend de ce que vous pouvez faire pour moi.

Certains protestants détiennent des propriétés

qui seraient mieux gérées par l'Église catholique.

Votre frère risque sa vie, et vous voilà en train de marchander.

On ne s'inquiète pas pour François. Il sait se défendre.

Pas vrai, mère ?

Pas de traitement de faveur pour mes garçons.

- Le pays passe en premier. - J'admire votre patriotisme.

- Rien n'est plus important. - À part mon boulot. Dieu, bien sûr.

Je veux bien réunir les fonds,

mais protégez-moi de ce cardinal et de son frère.

Pourquoi construire des navires Pourquoi construire des navires

si un homme vêtu d'une robe peut me les voler ?

Montrez-moi à nouveau ces croquis.

C'est fascinant, n'est-ce pas, Antoine ?

- Quoi ? - Ceci.

- Oui, absolument. - Et on obtiendra quoi en échange ?

Un quart des bénéfices.

- La moitié. - La moitié ?

Vous voulez qu'on vous protège. C'est pas gratuit.

Vous valez pas mieux.

Ah, Majesté.

Je vous présente Pierre Marques.

- Mes hommages. - Je ne veux pas vous interrompre.

Non, nous allions partir. On reste en contact.

Majesté.

Nous sommes vraiment navrés d'avoir raté la réunion du conseil.

On est débordés en ce moment. Pas vrai, Antoine ? On est débordés en ce moment. Pas vrai, Antoine ?

Oui, c'est épuisant. Ça n'arrête jamais.

- Vous savez ce qui m'amène. - La guerre. Cette sale affaire.

Il faudrait le soutien des protestants,

mais après les saisies et les impôts,

c'est un peu dur à digérer.

On vient de saisir le château de cet homme

juste parce qu'il est protestant.

Mais je pourrai peut-être réunir les voix nécessaires

- si vous consentez à faire un geste. - Quel genre de geste ?

Inclure un membre du clergé catholique

dans le conseil du roi... ça fait un peu vieillot, non ?

Vous me demandez d'exclure le cardinal ?

Pour commencer.

Les protestants ne s'intéressent pas aux doléances et aux guerres.

Ils veulent travailler et gagner de l'argent. Comme moi.

Comme vous ?

Je vous vois surtout utiliser votre nom de famille

pour atteindre vos objectifs. pour atteindre vos objectifs.

Elle n'a pas tort.

Lâchez votre bite. Préparez-vous. On va massacrer les Espagnols.

Charmant.

- Il pleut toujours. - Pas possible ?

- On ne peut plus attendre. - Autant y aller.

Très bien.

Majesté, vous n'allez pas combattre.

Bien sûr. Je suis le leader.

Je vais mener mes hommes au combat.

Vous êtes plus que ça. Vous êtes le roi.

Que deviendront les Français si vous mourez ?

Diane, mon père menait ses troupes.

Pardon, mais votre père n'était pas aussi intelligent que vous.

Je l'aimais autant que vous, mais...

le duc pourra le confirmer, ce n'était pas un stratège.

Capturé à Pavie, il a choisi de vous laisser en otages à sa place. Capturé à Pavie, il a choisi de vous laisser en otages à sa place.

Votre fils n'aurait pas survécu.

Je n'infligerais jamais un truc pareil à mon fils.

Bien sûr que non.

Vous ne voulez pas refaire les erreurs de votre père.

Ce n'est pas à coups d'épée que vous ferez un grand roi.

- Diane... - La guerre, ce n'est pas un jeu.

Vous n'avez rien à prouver. Des hommes vont mourir.

Ne pensez pas à moi.

Ne songez pas à ce que je deviendrai

si vous disparaissez. Pensez à la France.

François.

Qu'en dites-vous ?

Madame voit la situation clairement.

Je mènerai l'armée en portant fièrement vos couleurs.

Il me prend pour un lâche ! Il me prend pour un lâche !

Pour devenir un grand roi, tu dois être prêt à prendre des décisions

impopulaires ou peu flatteuses.

François ne pourrait jamais faire un tel sacrifice.

Il ne sera jamais un vrai leader.

Toi seul a cette sagesse.

Les Guise et les Bourbon ne m'aideront pas.

Je dois donc trouver une autre voie.

Pourquoi donc ai-je accepté de siéger au Parlement ?

Ça ne m'apporte jamais rien de bon.

Ça marchera peut-être cette fois.

Apparemment, la régente est une femme indépendante.

Personne n'est indépendant. Surtout pas une femme.

Tu te débrouilles bien. Tu comprends les subtilités Tu te débrouilles bien. Tu comprends les subtilités

et les caprices de la cour mieux que ton père.

Mère...

vous ne croyez pas qu'en le critiquant sans cesse

vous avez peut-être sapé sa confiance en lui ?

Si vous l'aviez mieux aimé, il aurait peut-être excellé.

Non, c'était bien un imbécile. Pauvre homme.

Mais toi, tu ressembles davantage à ma propre famille.

Je suis presque fière de toi.

Tu penses qu'elle va marcher ?

- Elle n'a pas le choix. - C'est la reine.

Elle peut faire tout ce qu'elle veut.

Elle n'a pas envie de dire au roi

qu'elle ne peut pas financer sa guerre.

On l'a déjà remplacée dans son lit.

Elle veut éviter ça à tout prix.

Pour comprendre les gens, il faut découvrir leurs désirs et leurs peurs.

C'est comme ça qu'on les manipule. Le monde fonctionne ainsi. C'est comme ça qu'on les manipule. Le monde fonctionne ainsi.

Ils vous attendent.

Je vous ai réunis parce que notre France est en guerre.

En ce moment précis, le roi Henri et ses soldats

risquent leur vie pour défendre notre souveraineté.

Pour vaincre, ils ont besoin de nourriture,

d'armes, de chevaux et d'armures.

Tout cela coûte de l'argent.

Vous, les catholiques, sachez

que le roi apprécie plus que jamais votre loyauté.

Quant à vous, les protestants, Quant à vous, les protestants,

rien ne devrait vous empêcher de prospérer.

Personne ne devrait pouvoir prendre ce que vous avez vous-mêmes construit.

Pour vous remercier de votre soutien, un représentant de votre choix

obtiendra une audience privée avec le roi.

Vous pourrez ainsi présenter vos doléances

sans intermédiaires en quête de profit.

Le roi aimerait que la tolérance règne sur la France.

Il souhaite l'entente de tout son cœur.

Et si vous connaissez aussi bien que moi

sa générosité, sa gentillesse, sa loyauté...

vous n'hésiterez pas à répondre à l'appel de votre souverain.

La France a besoin de votre aide.

L'armée aura notre soutien, Majesté.

- Mais nous aimerions parler au roi. - Et merde.

Les gens ont juste envie d'être entendus.

Elle est douée, tu trouves pas ?

Cette femme est un putain de problème, Antoine.

Elle a obtenu le soutien des protestants sans notre aide

et sans rien nous donner en retour. On passe pour quoi à ton avis ?

- Deux imbéciles ? - Exactement. - Deux imbéciles ? - Exactement.

- Tu es de retour. - Oui, grâce à toi.

Diane.

Ravie de te revoir indemne.

Des problèmes pendant mon absence ?

- Rien d'important. - Pas de nouvelles blessures, mon frère ?

- Pas autant que je sache. - Viens.

En l'honneur de votre victoire, cher duc.

Merci, mon enfant. Mais donne plutôt ce bouquet au roi.

Tu dois célébrer ton triomphe, François.

C'est votre triomphe, Majesté. Votre stratégie. Et celle de madame.

François.

Pourquoi ton père combat-il l'empereur ?

Pour défendre la souveraineté de la France.

Oui, mais ils vénèrent le même dieu. Ne vaudrait-il pas mieux

qu'ils s'allient pour combattre leurs adversaires religieux ?

- Mon père sait ce qu'il fait. - Bien sûr.

- Doucement, putain. - Écoutez-le.

Il part se battre contre la terre entière. Il part se battre contre la terre entière.

- Mais c'est une vrai mauviette. - Quand tu auras fini de me torcher,

je t'apprendrai la politesse.

Allez-y, je vous attends.

- Bonjour, mère. Je sors dans une minute. - Te presse pas.

- Je n'interromps rien, j'espère. - Bien sûr que non.

- Plus on est de fous... - Tu m'as rapporté un cadeau ?

J'allais ramener une Belge plantureuse

pour tes longues nuits,

mais je me suis souvenu de ton vœu de chasteté.

C'est plus une suggestion qu'un vœu. Et tu sais quoi ?

Si je fais un écart, je peux me pardonner moi-même.

Ton frère n'a pas eu le temps

de s'ennuyer pendant ton absence.

Pas vrai, Charles ? Tu peux disposer.

- Non, il a presque fini. - Je peux très bien m'occuper de mon fils.

Ton frère se fait berner

par l'idiote qui a épousé le roi

pendant que tu portes ses couleurs pendant que tu portes ses couleurs

sur le champ de bataille à sa place.

- Grâce à Diane. - Elle me le paiera.

C'est Catherine qu'il faut surveiller.

- Ça suffit maintenant. - Excuse-moi. Je suis injuste ?

Je dis des choses inexactes ? La reine voulait quelque chose,

et au lieu d'obtenir ton dû, tu l'as laissée te contourner.

Et tu représentes quoi maintenant ?

Vas-y, dis-le.

- Plus rien. - Exactement.

Ton grand frère musclé, par contre...

Pourquoi vous agissez ainsi ? Il n'aime pas ça du tout.

C'est son problème. Au moins, il a toujours été clair. C'est son problème. Au moins, il a toujours été clair.

Pas comme toi, dans tes jolies petites robes.

- Je n'ai pas choisi cette vie. - Quel dommage.

Tu veux verser une petite larme ? La vie est trop injuste ?

Il y a deux façons d'élever ses enfants.

On peut aimer son enfant sans réserve

en espérant en vain que le monde fera la même chose.

Ou bien on peut briser ses enfants avant que le monde ne les broie.

On sait quelle façon vous avez choisi.

Je vous ai préparés pour la vraie vie,

pas pour une illusion perdue d'avance.

Tu dois te rendre essentiel au gouvernement de ce pays.

- Mais comment ? - Tu ne réalises pas ?

Tu as déjà la clé.

Ta nièce, Marie Stuart, se croit chargée d'une mission divine.

Un dévouement aussi singulier, c'est rare.

Tu dois juste canaliser sa vocation,

et elle t'offrira le trône. et elle t'offrira le trône.

- Le roi ne veut pas être dérangé. - Je ne le dérange jamais.

Personne n'entre.

- Même moi ? - Il a été très spécifique.

Je vois.

- C'est ainsi que tu salues ton roi ? - Majesté.

- Je vais prévenir la reine. - Vas-y.

- Bonjour. - Bonjour. - Bonjour. - Bonjour.

Pourrais-tu faire une balade à cheval avec moi ?

Salut.

J'ai un boulot pour toi.

- Quoi ? - Tu vas suivre quelqu'un.

Encore.

Vous en prenez trop.

Tu n'imagines pas.

- Je sais d'où tu viens. - Et tu es jalouse ?

- Tu sais ce que dirait Catherine. - Je m'en fiche.

Il faut choisir son cheval. Je ne fais pas de sentiments.

Elles te détruiront pour mieux s'entretuer.

- Au moins, Diane est honnête. - Tu veux savoir ce que je pense ?

Tu dois savoir qu'il n'est pas impossible

que je sois amoureuse de toi.

Alors tu fais tout pour empêcher que ça se concrétise.

On m'a dit une fois

que quand on aime quelqu'un, on perd sa liberté.

Je préfère donc l'or à l'amour.

Alors tu peux reprendre ça.

C'est magnifique, non ?

C'est le château que les Guise ont volé à un protestant.

Je l'ai rencontré.

Apparemment, il est à moi désormais. Un cadeau.

Pour acheter les faveurs du roi. Je fais quoi à ton avis ?

J'accepte ? Je montre qu'on peut m'acheter ?

Ou je refuse en risquant d'offenser les Guise ?

- Tu prendras la bonne décision. - Peut-être.

Tu as toujours vu en moi quelque chose...

qui pour moi n'existe sans doute pas.

Pareil avec Diane.

Je peux te poser une question ?

Est-il trop tard pour nous ?

Il n'est jamais trop tard.

Une fois de plus, je m'imagine qu'il peut m'aimer.

Quand j'étais sur le front, tel un soldat de plomb enrobé de coton,

tu remplissais tes devoirs de régente.

Je te le donne.

Pour te remercier.

J'ai pas besoin de récompense.

Mais j'ai un petit service à te demander.

- Vous avez tenu parole. - C'est ma seule arme.

Je suis impressionné. Et je pourrai parler librement ?

Absolument.

Ma famille s'est élevée comme la vôtre. Grâce au travail et au commerce.

Vous pouvez me faire confiance.

Me sentant enfin en terrain sûr,

je veux donner un coup de main à un individu moins fortuné que moi.

Majesté, félicitations pour votre victoire.

On vous doit beaucoup, apparemment.

- Votre loyauté sera récompensée. - C'est votre femme qu'il faut remercier. - Votre loyauté sera récompensée. - C'est votre femme qu'il faut remercier.

- Elle est très persuasive. - Tout à fait.

Et vous avez quelque chose à me dire ?

C'est vrai.

J'ai commencé apprenti chez un tailleur. Je n'ai pas fait d'études.

En travaillant dur, j'ai racheté l'affaire.

J'ai jamais rien demandé à personne.

Mais dès que j'économise quelques sous,

la noblesse ou le clergé me les reprennent.

Comme ils ont pris mon château.

Ils disent que je me trompe de dieu.

Mais la vraie raison, c'est que je suis un roturier.

Et quand je me tourne vers mes soit-disant alliés,

ils me pillent eux aussi. Parce que je suis un roturier.

N'oubliez pas à qui vous vous adressez.

Je sais que je suis un rustre, mais vous devez m'écouter, Je sais que je suis un rustre, mais vous devez m'écouter,

car si les hommes libres ne peuvent plus s'en sortir,

tôt ou tard, ils s'en prendront à vous.

À vous tous.

Et ils mettront vos jolies têtes sur des piques.

Vous le savez aussi bien que moi.

Vous espérez juste que ça arrivera après vous.

Vous vous donnez en spectacle, avec vos rituels et votre raffinement,

mais vous savez que ça ne durera qu'un temps.

Tôt ou tard, les gens comprendront

que vous n'êtes pas différents de nous autres !

Comment osez-vous ?

Le roi vous accorde une audience, et vous le menacez ?

C'est un avertissement.

- Pas une menace. - Ça va.

- Ça va aller. - Non, ça ne va pas !

Votre père n'aurait jamais supporté une telle faiblesse !

Un tailleur qui se permet de menacer le roi ? Un tailleur qui se permet de menacer le roi ?

Il faudrait vous fouetter

pour vous remettre à votre place !

Vous êtes mal placée pour intervenir.

La maîtresse du roi est censée rester discrète et invisible.

Mais vous vous pavanez sans la moindre honte !

Et pendant le couronnement ? Vous avez cru qu'on vous acclamait ?

On se moquait !

- Ça suffit. - De vous deux !

Un roi qui reste planqué ?

- Ça suffit ! - Car il préfère

- baiser sa putain ! - Il reste votre roi !

Dieu l'a choisi ! Il m'a donc choisie aussi !

- Moi, sa putain ! - Ce n'est pas mon Dieu.

Maintenant veuillez m'excuser.

J'en ai assez.

Vite !

Pardonne-moi.

J'ai fait ça pour toi. Il fallait le faire.

Tu es mon roi.

Bien sûr.

Évidemment que je te pardonne.

Tu es pardonnée.

Voulant fuir le tumulte de la cour, je me rends à Chenonceau,

le château où tout a commencé.

Bonjour, cousine.

Cousine.

Henri et moi avons choisi Chenonceau comme résidence de campagne

pour remplacer Chaumont. Ravissant, n'est-ce pas ?

Qui me débarrassera de cette femme ?

- Je vous reconnais. - Vous dites la bonne aventure.

C'est un tour facile. C'est un tour facile.

Dites la mienne.

Dans quelques heures, vous serez ivre. Bien plus que maintenant.

Vous allez vous battre,

mais vous vous en sortirez sans problème.

Aujourd'hui, en tout cas.

Car vous allez vieillir et vous irez de moins en moins vite.

Tôt ou tard, vous finirez mort dans un fossé.

Ou dans une auge. Comme moi.

Alors que vous avez sacrifié votre vie

pour un roi et une société qui se moquent bien de vous en fait.

Ce n'est pas un tour.

Vous dites bel et bien la bonne aventure.

Ça va aller ?

Ça va.

- Je peux vous aider ? - Ça va aller.

Je peux vous offrir un abri pour la nuit.

- C'est un geste de charité ? - Une tradition chrétienne.

Combien pour la fille ?

- C'est ma fille. - Et alors ? Combien ?

Vous m'insultez.

Ça suffira ?

Laissez-moi lui parler. Elle est jeune, mais elle peut apprendre.

Elle fera une bonne épouse tôt ou tard.

Comment peut-on vendre sa propre fille ?

- C'est un malentendu. - J'ai très bien compris.

J'aimerais penser que c'est pas la vôtre,

que vous l'avez trouvée

et que vous l'avez ramassée,

mais je me fais des illusions, pas vrai ?

Ça vous fait quoi de savoir que dans un instant,

quand vous cesserez d'exister, personne ne protestera,

personne ne pleurera, personne ne réagira ?

- Je vous en prie. - Vous fatiguez pas.

J'ai tué pour le roi. J'ai tué pour de l'argent.

Mais ce que je préfère, c'est tuer un type qui me dégoûte.

Épargnez-le !

- Il ne mérite pas de vivre. - Vous n'avez pas tort.

- Mais c'est mon père. - C'est ce que tu veux ?

Ce n'est pas tout.

Je ne suis pas le père Noël.

Je veux partir avec vous.

- Je ne sais pas où je vais. - Je sais.

Tout bien réfléchi, un danger en présage toujours un autre.

C'est d'accord. Je vais fouiller la chambre de Marie.

Tu es une véritable amie.

Après tout, il faut être un renard pour trouver les collets Après tout, il faut être un renard pour trouver les collets

et un lion pour effrayer les loups.

Ma chère belle-mère, vous désirez faire une promenade avec moi ?

J'aimerais parler avec vous d'un passage de la bible.

Il m'aide beaucoup

depuis la mort du roi François.

C'est gentil de votre part.

"Vous pleurerez, mais vos pleurs deviendront bonheur.

Vous vous lamenterez, et le monde se réjouira. Vous vous lamenterez, et le monde se réjouira.

Vous serez dans la tristesse, mais votre tristesse se changera en joie."

Oui. Jean. Chapitre 16, verset 20.

Exactement.

Je vois pourquoi vous pensez que ça pourrait me consoler.

Vous semblez frigorifiée.

- Ça va. - Allez lui chercher un châle.

Qu'est-ce que tu fabriques ici ?

Sous-titres : Mikaël Jehanno

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